Le bazar des mauvais rêves : Stephen King [LC avec Stelphique]

Titre : Le bazar des mauvais rêves

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (12/10/2016)

Résumé :
Un recueil de nouvelles auscultant les paradoxes de l’Amérique et abordant des thèmes tels que les souffrances individuelles et collectives, la vieillesse et la mort, la culpabilité, etc

Critique :
Le King reste toujours le King ! Qu’il écrive des histoires fantastique ou d’épouvante pour me faire dresser les cheveux sur la tête ou qu’il écrive « à la manière de », rien à faire, on retrouve sa patte bien à lui.

20 nouvelles, des plus courtes, des plus longues, sur tout les sujets que l’on pourrait penser car ici, les histoires ne servent pas qu’à nous faire peur ou à nous empêcher de dormir le soir.

Le King s’est fait plaisir et le plaisir transparaît dans son écriture car l’animal s’est essayé à plusieurs sortes de récits dans lesquels on n’a pas l’habitude de le voir.

De plus, moment orgasmique, le King s’adresse à nous, lecteur, au début de chaque histoire afin de nous en raconter la genèse, ce qui lui a donné l’idée de l’écrire, ou des moments de sa vie à lui qui ont fait que cette nouvelle est née.

C’est orgasmique parce que en le lisant, j’avais l’impression qu’il ne s’adressait qu’a moi seule ! Comme si lui et moi avions un petit aparté devant une bonne tasse de café (pour moi) et une autre boisson pour lui. Le pied !!

Mile 81 m’a collé la frousse, je l’avoue, car elle avait un petit air de Christine et j’en ai eu des sueurs froides. Le petit dieu vert de l’agonie m’a aussi collé des frissons sur la fin, quant à Nécro, elle m’a emportée et  je me suis surprise à rêver du même pouvoir durant un moment.

Par contre, beaucoup d’émotions avec Batman et Robin ont un accrochage que j’ai adorée, il en a été de même avec Sale Gosse qui est terriblement émouvante elle aussi, tout comme  À la dure où j’avais deviné le truc, mais malgré tout, ça m’a retourné.

La Dune m’a emballée, elle aussi, et le final m’a fait me décrocher ma mâchoire parce que je ne m’attendais pas à ça du tout ! Excellent ! Une mort avait tout d’un récit de Elmore Leonard et j’ai adoré le fait que le King s’essaie à l’exercice d’écrire à la manière de…

Une qui est terrible aussi, c’est Ur, avec la Kindle de couleur rose ! Depuis, je regarde ma Kobo d’un autre œil, même si elle ne vient pas de la même boite et est de couleur noire. On n’est jamais trop prudente !

Je ne les citerai pas toutes, il n’y en a qu’une que j’ai zappée, c’est Église d’ossements, sinon, j’ai pris mon pied avec les récits du King, récits qui se veulent différents et qui explorent aussi bien les gens qui tirent le diable par la queue que les problèmes d’alcoolisme, de la morale, de la vie après la mort, de l’apocalypse, du base-ball (magnifique Billy Barrage) et bien d’autres.

La plume du King, que ce soit celle des années 2000 ou celle antérieure, qu’il écrive selon son genre ou tente de rendre hommage au style des autres, cela reste malgré tout sa patte bien à lui et ses talents de conteur sont toujours aussi en forme.

En peu de pages, il arrive à donner vie à différents personnages et à nous donner un morceau de leur vie, même si, à la fin, le lecteur est toujours frustré que cela se termine.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Pourquoi je l’ai choisi :
*Chut, c’est un secret….Ma binomette fait de mauvais rêves en lisant le King, alors la gentille fée que je suis, aime bien lui tenir la main, surtout que dans un Bazar, on a tôt fait de se perdre…*Oui, on adore se faire des LC Kingiesques !!!!!

Synopsis :
«J’ai écrit ces nouvelles rien que pour vous.
Mais attention ! Les meilleures ont des dents…»
Stephen King

Un homme qui revit sans cesse sa vie (et ses erreurs), un journaliste qui provoque la mort de ceux dont il prépare la nécrologie, une voiture qui dévore les badauds… 20 nouvelles pour la plupart inédites, précédées chacune d’une introduction du maître sur les coulisses de leur écriture.

Ce que j’ai ressenti : …Des cauchemars, à dévorer des yeux…
J’aime beaucoup l’incipit de ce synopsis, et finalement, ce qui rend cette lecture si intime avec cet auteur grandiose, ce sont toutes ses introductions qu’il nous livre juste avant, ces petits plaisirs de lecture délicieuses et qui accompagnent merveilleusement nos pires peurs…

En effet, on apprend que le King était stressé de venir au Grand Rex devant ses fans, pendant que nous , nous trépignions d’impatience, de cette venue exceptionnelle à Paris…*ah ♫souvenir, ♫souvenirs♫*

Des jolis clins d’œil, des infos inédites, des instants partagés, cela rend cette ballade dans ce Bazar plus immersive dans l’imaginaire de cet écrivain génialissime !

Si je ne devais me rappeler que d’une seule, je choisirai Ur… J’aimerai bien justement trouvé ce Kindle rose et lire tous les inédits réels et fictifs de Stephen King justement !!!! Je pense que c’est le plus joli pouvoir qu’il est donné à un objet, et cette nouvelle m’a, non seulement plu, mais donné envie de découvrir Hemingway…  Et sincèrement si je l’avais eu, moi je me serai contentée de garder jalousement ce secret, et de partager mes lectures d’un autre monde, avec ma binomette chérie (mais qu’elle est chou, ma Stelphique ! ©Cannibal)

Qui a dit qu’au Bazar des Mauvais Rêves, on ne pouvais pas rêver tout court ???!!!

Stephen King nous régale toujours de mettre en scène Objet ou Personnages exceptionnels, pour toujours repousser plus loin les limites de nos peurs.

Que ce soit la voiture dévoreuse de Mile 81, Une Dune de sable devin , ou les enfants de Sale Gosse ou de Billy Barrage, son imagination nous emmène toujours plus loin.

D’un rien, il refait un monde rempli d’ombres et de prédateurs à l’image de À la dure et Une mort ou Un Bus est un autre monde.

Tout est fait pour qu’on ne voie plus le quotidien comme il se doit, mais comme il pourrait devenir (Premium Harmony, Morale, Après vie, Nécro, Le tonnerre en été).

Il est aussi un fin connaisseur de la nature humaine et de ses travers, et nous donne tout en douceur des reflets de notre société malade (Batman et Robin ont un accrochage, Feux d’artifice imbibés, Hermann Wook est toujours en vie, Tommy, Le petit dieu vert de l’agonie).

Bref, vous l’aurez compris, c’est un grand panache de bonnes nouvelles et de jolis moments de lecture…

Et là, je suis juste agréablement surprise de savoir que le King écrit de la poésie ! (Église d’ossements) !!Il est donc parfait cet auteur à mes yeux !!! Je vous l’avais bien dit !!!!

Maintenant allez zou, piochez votre nouvelle préférée avant que des dents ne se referment sur vous…

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

L’Ange de l’abîme : Pierre Bordage [LC avec Stelphique]

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Titre : L’Ange de l’abîme

Auteur : Pierre Bordage
Édition : Le Livre de Poche (2006)

Résumé :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

warskullCritique du Cannibal (Stelphique en bas) :
Attention, cette dystopie, ce roman de SF pourrait vous retourner les sangs et vous donner des sueurs froides !

Moi, je serais d’avis qu’on lui colle ce bandeau-titre sur la couverture pour prévenir les gentilles petites âmes qu’elles peuvent en ressortir essorées et lessivées !

Pas « lavées », mais « lessivées » et la différence est énorme… Et cette petite précision linguistique est pour une personne de ma connaissance.

Ce qui fait peur dans les dystopies, c’est qu’un jour, elles pourraient se révéler juste et nous tomber sur le coin de la gueule…

Et dans le roman de Pierre Bordage, tout y est d’une justesse qui fiche la trouille, plus qu’avec les monstres de Stephen King planqués dans les placards de notre enfance.

Je m’attendais à trouver la suite du premier tome, mais il  n’en est rien : on fait table rase des personnages précédents, sans savoir à un seul moment ce qu’ils sont devenus, ni comment on se retrouve dans une France (et surtout une Europe) en guerre contre le Moyen-Orient.

La France en guerre a de furieux airs de la France en 39-44 :  les soldats de la Légion de l’Archange Michel sont habillés de noir (comme les SS), on manque de tout et la délation est devenu un sport national. Bien que ici, ce ne sont pas les Juifs que l’on dénonce et que l’on parque dans des camps de concentration avec fours derniers cris incorporés : mais des musulmans !

Oui, des camps de concentration sur les terres françaises, sur les terres de la Grande Europe démocrate d’après 2001, là où on avait juré, la main sur le cœur que « Non, non, plus jamais ça !! ». Et on s’en donne à cœur joie, dans ces camps, pour liquider les ousamas (c’est comme ça qu’on les nomme).

Roman de SF, dystopie plus que réaliste, roman choral alternant les récits de nos deux jeunes nouveaux personnages attachants – Pibe et Stef – et les autres chapitres décrivant, à travers différents personnages, la vie horrible sous le joug des fanatiques religieux catholiques qui nous ont tout supprimé : les journaux, la télé, le Net, la pilule…

Oui, les fanatiques religieux sont dans notre camp à nous, pas de bol les filles, on va bouffer notre pain noir sous le règne de celui qui s’est autoproclamé Archange Michel (et qu’on aimerait voir terrassé par le dragon, pour une fois) et pondre des gosses pour qu’ils aillent grossir les rang de l’armée et se faire dézinguer dans la boue et la merde.

Si l’Homme apprenait de ses erreurs du passé, ça se saurait, si l’Homme comprenait les mises en garde qu’on met en scène dans les dystopies, ça se saurait aussi…

Ici, bien entendu, on a rien retenu des leçons de passé et on reproduit 39-44 en oppressant notre propre peuple et on se refait la 14-18 en s’enlisant dans une guerre de tranchées et d’immobilisme.

L’auteur tire à boulets rouges sur nos sociétés, sur notre imbécilité à suivre des meneurs qui ne veulent pas notre bien, sur ces hommes toujours prêts à partir la fleur au bout du fusil avant de chier dans son froc une fois sur le front, sur les politiques qui nous divisent pour mieux régner et sur le Grand Satan Américain qui aime voir deux nations se battre pour mieux en profiter ensuite.

Ce qui est éprouvant dans ce roman, c’est son réalisme et le fait que ce genre de situation pourrait arriver en mettant au pouvoir les mauvaises personnes, en se laissant manipuler par les médias qui nous disent ce qu’elles veulent bien nous dire, en ne réfléchissant pas plus loin que le bout de notre nez, en ayant peur de l’autre, en ne voulant pas en savoir plus sur lui, en ne nous renseignant pas plus loin que ce que nous dit la télé, en répétant bêtement le dernier âne que l’on a entendu braire et en le diffusant massivement sur la Toile….

L’auteur tire aussi sur les religions, au travers de certains personnages, mais vient ensuite rectifier le tir en signalant que ce ne sont pas les religions ou Dieu les responsables, mais les Hommes qui préfèrent se faire la guerre pour prendre les richesses du voisin. Mais tout le monde ne l’a pas encore assimilé…

Il comprenait que le malheur n’était pas dû à l’islam ou au christianisme, mais à l’homme qui transformait les religions en d’implacables machines de guerre, à ce mal mystérieux qui rongeait l’humanité depuis la nuit des temps.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

Un roman qui m’a pris aux tripes, qui met un peu de temps à s’installer, mais une fois qu’il démarre, accroche-toi bien parce que tu vas t’en prendre plein la gueule et finir K.O dans ton divan, le livre étalé au sol car tu l’auras lâché, épuisé que tu seras du périple et des événements que l’auteur te fera vivre sans te laisser respirer.

D’ailleurs, moi, c’est décidé, je vais relire mes Petzi ou mes Picsou Magazine, ça me fera du bien.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme a empêché un jour le soleil de se lever ?

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

BILAN - Minion Les bras m'en tombe - un putain de livre OK

Pourquoi je l’ai choisi (Par Stelphique) :
J’avais hâte de poursuivre cette trilogie de Pierre Bordage, avec ma chère binôme de lecture…

Synopsis :
Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, l’auteur raconte le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout-puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine. Dans une ambiance crépusculaire fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Les personnages :
C’était drôle de voir mon diminutif mis en scène: Stef ,en plus, est un personnage lumineux, et j’ai adoré voir la douceur de ce duo qu’elle forme avec Pibe.

« Merde, voilà qu’il pensait comme Stef. »

C’était réjouissant de voir une bande de gamins, tenir le rôle de mini-héros, combattre les injustices dans l’ombre.

Tous ces personnages qu’on rencontre au détour d’un nouveau chapitre nous offre une vision plus large, plus intense d’un conflit gigantesque qui nous plonge dans les plus profond des abimes…

Adultes, enfants jouent sur la grande scène de ce nouveau monde ravagé, et si des fois, une lueur d’espoir est présente, elle apparait quand même, très faiblement…

Ce que j’ai ressenti : …
Voilà tout à fait le style de roman que je n’aime pas lire… Mais j’adore sortir de ma zone de confort, explorer d’autres sensations, voir d’autres univers, et surtout partager autour de la lecture.

Donc, sans cette Lecture Commune, j’aurai sans doute laissé tomber cette lecture.

Les hommes croient que le monde se réduit à leurs petites affaires, à leurs petites pulsions, à leurs petites colères. Est-ce que le désespoir d’un homme à empêcher un jour le soleil de se lever ?

Oui, ma sensibilité s’en est pris un bon coup ! Alors, c’est pour cela que j’évite à tout prix des livres parlant de Guerre : la Méchante, la Dévastatrice, l’Effroyable…

Je crains plus que tout, ses scènes qui raconte un enfer d’immondices, de violence et d’horreur de tous les instants. Je vomis toute cette cruauté humaine qui ressort dans ses tranchées, je meurs de voir les camps de concentration, je pleure de constater que, en l’Homme, il y est, tant de Mal.

« Foutons la paix à Dieu, il n’est en rien responsable de la connerie humaine. »

J’admire par contre, la vision presque prophétique, clairvoyante de cet auteur. Sa façon de dénoncer les pires actions du passé, de les remettre en scène pour prédire un avenir possible, palpable, monstrueusement réaliste.

Mais forcement, avec un tel livre, mon moral est tombé dans mes chaussettes, ce fut une lecture éprouvante, plus que ce que j’aurai pensé.

Je ne saurais dire si je l’ai aimé ou pas. Je suis au delà de cette appréciation subjective. J’ai été tourmentée, parce qu’elle me touche dans mon Intime et qu’elle est le trop fatal reflet de notre actualité.

J’ai vraiment du mal à poser mes mots, mes ressentis, c’est beaucoup trop brûlant, trop intense, trop horrible, trop déstabilisant…

Quoi que tu fasses, tu émets une note dans le chœur de la Création. Une note unique reconnaissable entre toutes. Il me suffit de rester à son écoute pour remonter ta piste.

L’ange de l’abime est une lecture effrayante aussi bien que palpitante, elle te ravage un peu plus dans tes croyances, te torture l’esprit autant que le cœur, il transpire de ses pages toute une horreur que tu préfères ne plus voir mais que l’auteur te fait revivre sous couvert de fiction, et là, quand tu reposes ce roman d’anticipation percutant, tu aimerais juste imaginer un avenir plus radieux avec des anges un peu moins noirs que ceux entrevus par Pierre Bordage.

Le vice, Monsieur l’auxiliaire de la légion , se tient toujours dans l’ombre de la vertu.

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 8/10

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L’Ange de l’abîme : Pierre Bordage [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : On fait table rase des anciens personnages et on rencontre les nouveaux.
Fort déroutée en commençant la lecture car on commence avec des nouveaux personnages, on fait table rase de ceux du précédent roman, on ne sait ce qu’ils sont devenus.

On plonge dans une guerre de religion et dans une France que l’on ne reconnaît pas. Froid dans le dos de voir comment l’Homme peut régresser. Il ne m’a pas fallu longtemps pour m’attacher à Steph et à Pibe, je les ai adoré, je les ai suivi dans leur périple et tremblé pour eux, tremblé pour la France, pour l’Europe devant ce que des fanatiques pouvaient faire. Et les fanatiques étaient chez nous !

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : What’s ?
Mais ils sont où les personnages du premier tome ??? Il est où le petit Jésus ?!!! Un peu déstabilisée de pas retrouver l’ambiance de la première partie des Prophéties, mais contente de lire toujours une jolie plume, incisive et particulière. Oh une Stef, en personnage principal, si c’est pas une lecture formidable tout ça !!! 😉

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 201 à 477) : Quel périple mes amis !
Putain, quel voyage en enfer je viens de faire ! Quelle aventure, mes amis ! Je n’en suis pas ressortie indemne, j’ai aperçu des vieux spectres, des nouveaux, et, qui sait, des probables futurs et putain de merde, ça fout les chocottes et le trouillomètre à zéro. Bon, ils sont où déjà, mes Petzi ??

Impressions de Stelphique (page 201 à 477) : Déstabilisée…
Je ne m’attendais pas du tout à cette violence, et la direction de ce second opus… Très noir, il m’aura laissée un peu déstabilisée. C’était très dur, moralement, d’assister aux horreurs de ce monde de chaos, pour une petite fée trop émotive…. En même temps, j’ai hâte d’en connaitre la suite, car je suis addict à cet auteur et à son œil avisé sur notre monde.

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L’Ange de l’abîme – Les Prophéties II : Pierre Bordage [LC avec Stelphique – Intro]

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— « Le lyon jeune le vieux surmontera, En champ bellique par singulier duelle, Dans cage d’or les yeux luy creuera, Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. (1) »
— Qu’est-ce que tu racontes, Cannibal ??
— Ils entreront dans les Tuileries où cinq cents le couronneront d’une mitre. Il sera trahi par quelqu’un doté d’un titre de noblesse du nom de Narbone, Et par un autre dénommé Saulce, Qui aura de l’huile en barils » (2).
— S’il te plaît, arrêtes de parler en Belge et utilises le français correct parce que là, je ne comprends rien !
— Mais je parle bien la France ! Je citais des quatrains extraits des prophéties de Nostradamus ! Celui avec la prédiction de la mort de Henri II et celui sur la Révolution française !
— Gné ? Le rapport avec la LC ??
— Il avait même prédit votre Napoléon !! « Un empereur naîtra près de l’Italie. De simple soldat, il deviendra Empereur. Il instaurera le contrôle absolu sur l’Église. Il se maintiendra quatorze ans au commandement. (3) »
— Ok, Cannibal, restes calme, tu sautilles partout et ça me donne le tournis ! Maintenant, explique-moi le rapport entre les prophéties de Nostradamus et notre LC ??
— Et bien, on avait dit qu’on lirait le tome 2 des Prophéties, non ???
— Alzheimer si jeune, si c’est pas malheureux ! Grande bête, les prophéties que l’on doit lire, ce ne sont pas celles de Nostradamus, mais la suite de « L’évangile du serpent »… Souviens-toi ! Yvan comparé au serpent Kaa et le fameux « Aie confianssssse »….
— Ah oui, merde…. Oublié ! Je me suis laissée emportée, une fois de plus… Ouf, tu me rassures, déjà que j’ai pas tout compris aux prophéties que j’ai déclamées…
— Tu liras tes propres explications en bas de page ! Les autres aussi, on dira que c’est la minute de culture… Bon, on se le fait, « L’ange de l’abîme », pour notre LC ???
— Heu, mais tu venais de me parler du tome 2 des Prophéties ?? Tu as changé d’avis ??
— Donnez-moi une bonne raison de ne pas la tuer, cette Belette Cannibal !!!
— Quelqu’un pourrait m’expliquer ce que je dois lire, pour finir ?? Stelphique, reviens ! Reviens, Stelphique, c’était pour rire !!! REVIENS !!!!!

La critique « Les prophéties 1 – L’Évangile du serpent »
L’intro de la LC sur « Les Prophéties 1 – L’Évangile du serpent »

Le pitch ? Dans une Europe d’apocalypse ruinée par la faillite des OGM, enlisée dans la guerre contre le Moyen-Orient, en proie au fanatisme religieux et au racisme, le voyage initiatique de Stef et Pibe, deux adolescents à la recherche de l’archange Michel, le dictateur tout puissant qui gouverne le vieux continent depuis sa forteresse roumaine.

Dans une ambiance crépusculaire, fascinante car terriblement proche et crédible, un grand roman épique d’une actualité brûlante.

Elle ne lui avait jamais fourni d’explication sur ses disparitions ni sur ses motivations.

Elle se contentait de répéter en riant qu’elle était son ange gardien, qu’elle lui ficherait la paix après avoir parcouru un bout de chemin en sa compagnie.

Il ne voulait pas qu’elle sorte de sa vie.

Un jour pourtant, elle se tirerait parce que « chacun doit descendre seul dans les abîmes de son âme, chacun doit apprendre à se dresser vers les cieux sans autre soutien que ses propres racines.

La trilogie des Prophéties

La trilogie des Prophéties

(1) En juin 1559, le roi Henri II affronta le Comte de Montgomery dans un tournoi de chevalerie. Ils portaient tout deux un lion comme insigne. Henry II reçut la lance de son adversaire dans un casque en or et a l’œil transpercé. Il mourut dix jours plus tard, en maudissant la prophétie de Nostradamus qu’il venait de comprendre.

(2) Le 20 juillet 1792, dans le palais des Tuileries, 500 marseillais obligent le roi Louis XVI à mettre, comme moquerie au roi déchu, un bonnet phrygien (mitre), symbole révolutionnaire. Le Comte de Narbone-Lara, ex-ministre de la guerre, avait démissionné, après n’avoir pu contrôler l’armée, pour trahir le roi. L’autre traître, dénommé Saulce, arrêta Louis XVI quand celui-ci essayait de fuir pour rejoindre des troupes loyales. Curieusement, comme l’indique Nostradamus, Saulce était vendeur d’huile, de graisse et de savon.

(3) Napoléon est né en Corse, en face du Golfe de Gênes, en Italie. Du grade de sous-lieutenant d’artillerie, il accéda à la fonction d’Empereur. Il contrôlait l’Église : en 1809, il donna l’ordre au Pape d’annuler son mariage avec Joséphine.

Source : http://www.touteslespropheties.net/nostradamus/

Jamais je ne ferais pareille chose, Ô Saigneur de la Jungle ! dit Yvan le Serpent à la ténébreuse tigresse Cannibal. « Mon cul », lui répondit-elle tout de go.

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The end of the world – Running Club : Adrian J. Walker [WRC – Chronique d’une autopsie littéraire annoncée]

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Par THE WOMEN’S READING CLUB (WRC)

Conception et idée originale : Stelphique, Mon féérique blog littéraire !!!
Direction logistique : Belette, The Cannibal Lecteur 
Direction artistique : Nathalie, Sous les pavés la page

Chronique autopsie annoncée

Je soussigné, docteur Jack The Reader, Chef du Service de Médecine Légale; certifie avoir procédé à ce jour, en vertu de la réquisition du Cannibal Lecteur, à l’examen médico-légal du roman « The end of the world – Running Club » de Adrian J. Walker

Dossier n°2 du WRC

Madame Ia Belette Cannibal Lecteur, Suite à votre réquisitoire du 22 septembre 2016, en cause j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’accepte la mission que vous m’avez confiée.

Je jure de remplir ma mission en honneur et conscience avec exactitude et probité.

the-end-of-the-world-running-club

Nous avons accompli notre mission et consignons dans le présent rapport, les résultats de nos examens, observations et investigations.

Nous reprenons les éléments importants relevés au cours des examens externes et internes du roman.

Nous les commentons et tentons d’en tirer des hypothèses et/ou conclusions logiques.

Silence on autopsie un livre

Lieu où le roman se trouvait : Épicerie bien connue de moi-même

Endroit exact : placé entre une boite de cassoulet et un paquet de pâtes en promotion. Sa silhouette a été délimitée par l’équipe des sciences forensics. Le cadavre était fort blanc…

Description du roman : à température ambiante et après quelques temps, il se révèle assez lourd, la prise en main n’est pas facile, la crampe survient assez vite. Sa couverture blanche est salissante mais agréable au toucher, titre en lettrage noir, comme réalisé au pochoir et sur la couverture, une ville qui a tout d’une ville américaine.

L’objet sent bon le papier frais, les pages font un beau bruit lors de la manipulation, pas de raideurs mal placées.

L’auteur de cet acte est un certain Adrian J. Walker (note pour plus tard : vérifier une quelconque patentée avec un Texas Ranger bien connu), aidé en cela par un dénommé Hugo Thriller, grand inconnu au bataillon de mes éditions.

Nous devrons l’ouvrir afin d’en savoir plus sur le sujet. Ou demander un complément d’enquête à Sherlock !

Note du Detective Consultant : Hugo est une maison d’éditeurs ! Une maison d’éditeurs avec un S… Diantre, ils sont plusieurs à réaliser leurs crimes ! Déjà que leur collection de romans porte sur des trucs un peu chaud comme « After » ou « Beautiful bastard ».

Taille du sujet étudié : 13cm de large pour 20cm de haut (mesdames, on reste calme). Le tout fait 500 pages. Un bon gabarit, en quelque sorte, d’où les crampes lorsqu’on le manipule longtemps.

Date du crime d’édition : juin  2016, le corps commence à sentir.

Coût de l’intervention du service : 22,70€ pour la Belgique, moins de 20€ pour la France. Ai rédigé une note de service pour me plaindre des coûts prohibitifs des sujets d’autopsie dans mon Royaume.

Arme du crime : Objet littéraire identifié, composé de papier blanc et de mots constitués à l’encre noire, sans oublier une numérotation des pages, en bas. L’arme utilisée semble être des météorites ou tout autre objet volant non identifié.

Traumatismes : L’épisode de la cave est fortement déconseillé aux personnes souffrant de claustrophobie aiguë !!

Suspects : Météorites… Les services de police vérifient si ce sont les mêmes qui causèrent la destruction des dinosaures, ancienne peuplade exterminée il y a un certain temps, je dirais même plus, un temps certain !!

Note du Detective Consultant : Même l’inspecteur Lestrade serait moins con !

Arme du crime probable : Une imagination potentiellement destructrice pour imaginer pareil scénario catastrophe ! Sans oublier une personne qui n’a pas foi en l’Humain puisque tout le monde devient égoïste et ne pense plus qu’à lui ou à sa petite famille.

Modus operandi du crime : Au début, était le calme avant l’arrivée du chaos…

Edgard, Homo Sapiens Sapiens spécialisé dans le zapping télé grâce à ses pouces opposables, champion toutes catégories de l’affaissement du corps dans un divan, médaille de bronze dans la vidange de bouteilles de vin le week-end va se transformer en quelques minutes en écureuil agité dans le but de sauver sa petite famille, n’hésitant pas à défoncer la porte de l’épicerie du coin, amenant de ce fait le chaos chez cet homme égoïste qui voulait garder toutes ses provisions du magasin pour lui.

MAIS, notre brave Edgard qui fut, durant quelques minutes, le roi de la cambriole, ferme vite barrières et portes à ses voisins alléchés par l’odeur d’une cave protectrice qu’eux ne possèdent pas. Là, déjà, un premier crime est commis…

Mon épicier (étranger) n’a pas le droit d’être égoïste, mais moi, oui ! ♫ Comme d’habitu…de ♪

Le cave se rebiffe (humour de légiste)…

Cet épisode en cave-close sera traumatisant pour sa fille et elle en portera des séquelles.

Quand au sujet étudié – Edgard – s’il avait été plus sportif, moins égoïste, plus papa impliqué et moins buveur, il aurait pris les devants pour la chute des météorites !

Les autres parties de l’affaire ne seront plus en huis clos, on est dehors, au grand air, on s’affronte entre Homo Sapiens Sapiens (les bons) et ce qui semble avoir régressé au stade de l’Homo Animalus Brutalicus, sorte d’humains vivant sous terre comme des lapins mais agressifs comme des Sher-Kan affamés (les méchants, donc).

Puisqu’il faut fuir et retrouver se femme et ses deux enfants, Edgard, Homo Sapiens Divan Mal Bouffe Panse À Bière n’aura d’autre choix que de marcher et… courir durant plus de 800km tout de même. ♫ Voyage, voyage ♪

Le sujet étudié montre bien une musculature bien fichue depuis qu’il a arrêté la mal-bouffe et qu’il a bougé plus pour manger moins.

Belette légiste

Verdict du médecin légiste Jack ? Jamais je n’aurais dû commencer la découpe de ce cadavre épais en plein mois de septembre alors que j’ai toujours, durant ce mois de la rentrée, un amoncellement de cadavres à analyser pour le Challenge Américain du Dr Titine.

De plus, hérésie suprême, j’ai découpé un anglais alors que je ne devais manger que de l’amerloque… faute professionnelle grave !

Obligé de faire le rush, j’ai cavalé durant la première partie de lecture avant de ralentir le rythme pour en assurer une découpe correcte avec un rythme de croisière calqué sur la course de notre Edgard et de ses collègues d’infortune.

Certains personnages avaient plus de poids, plus de matière que d’autres, et c’est bien dommage parce que la jolie sergent Grimes aurait mérité d’être plus étoffée. Au final, elle a le rôle de préparatrice de la popote et c’est assez réducteur.

Verdict du détective Cannibal ? Signes suspects : nos personnages sont avec l’armée mais celle-ci ne possède pas le système de purification d’eau que les soldats emmènent avec eux dans les conflit (tu fais pipi dedans et à la fin, tu obtiens de l’eau pure !).

De plus, alors que l’eau est rationnée (puisqu’ils ne peuvent pas en emporter des masses dans leurs sacs à dos), le sergent Grimes fait des pâtes ! Heu ?? Non mais allo quoi ?

Hormis ces choses suspectes, le reste est addictif, un vrai page turner avec des personnages attachants (Edgard, Bryce et Harvey) mais dont certains manquaient de profondeurs (Richard et le sergent Laura Grimes).

L’auteur n’a que peu de foi en l’être humain et hélas, je ne lui donne pas tort… Tout le monde craint tout le monde et ceci est bien amené dans le récit.

Plus de règles, plus de lois, seule la survie prime et certains ne se sont pas privés de créer LEURS lois qu’ils appliquent à tous ceux qui vivent sous leur coupe. Là encore, j’ai apprécié la manière dont ce fut amené.

Dans dans ce voyage-ci, on peut dire que nos amis ont croisé des cas plus qu’étranges, de gens ayant très vite régressé au stade de la Bête Sans Empathie.

Ce qui nous fait nous interroger sur ce que nous ferions, nous, dans cette situation là.

Si la première partie est un horrible moment à passer pour les claustrophobes, la suite pourra donner quelques frissons dans la nuque, mais pas autant que « Black-out demain il sera trop tard » de Marc Elsberg qui lui foutait vraiment la trouille car plus fouillé, plus profond, plus scientifique.

Malgré tout, pas de regrets de lecture car elle n’était pas mauvaise, mais aurait gagné en qualité avec plus de profondeur dans certains personnages importants du groupe.

Edgard n’est pas un homme parfait, mais il tente de devenir un meilleur père, un meilleur homme, et c’est une bonne chose, même si elle arrive trop tard.

Je  jure avoir rempli ma mission en honneur et conscience, avec exactitude et probité.

Jack The Reader, médecin légiste pour cette autopsie littéraire et Belette Cannibal Lecteur, consultant detective.

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Veuillez trouver ci-joint le rapport de mes autres collègues :

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LOGO-STELPHIQUE-3« Alors comme ça, c’est la fin du monde et vous autres, vous lancez un running club ? Ça mérite un toast… »

La Gazette Elfique vous invite à son cocktail The End Of the World… Les baskets seront de rigueur pour rentrer…

Et faites attention les vigiles elfiques auront les moyens de vous repousser si la tenue exigée n’est pas adéquate !

Le Running Club sera mis à l’honneur, et que les invités n’hésitent pas à se servir du cognac…

Entrez, entrez, prenez place et admirez l’exposition au parfum de fin du monde… Nous espérons que les stocks de nourriture seront suffisants, et de bons goûts….

asteroid-night-hardyL’astéroïde… Où comment des objets venus du ciel, détruisent une civilisation…

Beaucoup d’humains regardent vers le ciel, certains y voient une charmante toile illuminée, quand d’autres y voient une menace permanente… La théorie de l’Astéroïde a la côte parmi les humains, et ici, ce n’est pas un bloc qui s’abat sur le monde, mais tout un tas…

Alors L’humanité va t-elle se relever de cette grande catastrophe maintes fois, mise en scène dans l’Art ?…

En tant que journaliste elfique, j’ai eu plaisir à voir cette théorie mise en page: ces décors explosés, ses vallées réinventées, les canyons sortant de l’ombre…

Un monde de chaos, une redistribution des paysages, des édifices effacés… L’esprit s’éveille sur une planète ravagée, certaines zones interdites seront à éviter, les pièges ne seront pas où vous les pensiez…

Faites gaffe aux gouffres fraichement formés, quand vos marcherez sur cet imaginaire…

hqdefaultLa Fin du Monde… Où comment l’humanité se révèle après la catastrophe…

À son réveil, après s’être terrés comme des cafards dans des abris improbables, le monde sort de sa cachette. Malheureusement, ce n’est pas souvent le meilleur de l’humanité qui en ressort…

L’Humain est capable du pire comme du meilleur, mais dans cette situation, il est plus souvent proche de l’animalité…

Les Lapins sortent de leurs terriers, mais aussi de bons gentleman, avec un peu de chance, au détour d’un chemin…

Nous aurons donc une approche psychologique et comportementale des derniers Terriens, les derniers Survivants…

Vous toucherez sans doute du doigt, pas que les débris du genre humain, mais des êtres un peu cabossées, justes attachants dans leur faiblesse…

La cerise sur le gâteau, c’est de pas avoir de Héros, héroïquement admirable, aux actions héroïques : Juste du réel. Juste un groupe d’êtres humains vivants, survivants, jetés sur une planète dévastée…

4961545_origRunning Club…ou comment courir devient un mode de vie et de pensée…

La force de ce livre tient à son dynamisme. Il faut trouver son souffle, savoir placer ses mouvements… Ffff… Inspiration... Tout un rituel a intégrer pour appartenir à ses groupes de courses à pied qui deviennent un moteur de vie. La souffrance, comme route de conduite… Ffffff… Expiration …
Former un groupe de Running, c’est se sentir vivant ! Ouvrir un club après l’apocalypse, c’est défier la vie même…
Quand certains créent des groupes de lecture, comme notre bel WRC, d’autres créent des groupes de Running…

Le Women’s Readind Club vous conseille juste de courir…oui, courir lire ce livre ! N’oubliez pas de bien respirez entre chaque foulée…

« Les vivants couraient dans la poussière des morts, comme ils l’avaient toujours fait. »

dreamstime_xs_24739984Plaidoirie de la partie civile

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Madame le Juge, Mesdames et Messieurs les jurés,

Qui accusons-nous aujourd’hui ?

Un homme délaissant sa famille pour quelques verres de whisky, s’empâtant devant la télévision à l’aube de l’achèvement de la première moitié de sa vie… et pourtant un homme combattant, courageux et dévoué !

Comment peut-on accepter que cet homme, qui a eu le bonheur de connaître une vie si paisible soit aujourd’hui traîné devant nos tribunaux ? Et pourquoi ? Pour une horrible accusation de manquement à ses devoirs de mari et de père !

En vérité je vous le dis : cet homme ne mérite pas tant de vindicte car qui sommes-nous pour juger des interrogations qui le tourmentent? Qui sommes-nous pour jeter la première pierre alors que ces questionnements nous taraudent également ?

Je vous rappelle Monsieur le juge, que l’Homme, de par sa nature et son évolution, ne cesse de s’interroger sur son devenir et sa place dans la société. Que le bonheur n’est qu’un fil ténu qui peut céder à tout instant et que le sens de la vie qui obsède l’accusé n’est que le reflet de nos propres vicissitudes !

Qui n’a pas, un jour, pensé à tout quitter pour partir vers une autre existence ? Qui n’a pas, une nuit, rêvé à une vie différente, loin de tout ce que nous avons mis tant d’années à construire ?

La vie est une quête. Le chemin que nous suivons est jalonné d’écueils. Sommes-nous si insensibles que nous ne soyons pas à même de le comprendre ?

Cet homme que vous voyez là, Mesdames et Messieurs les jurés, est un homme brisé. Brisé d’avoir tant couru. Brisé d’avoir combattu la folie humaine. Brisé par ce combat inégal perdu d’avance : Un combat contre lui-même et contre un cataclysme. Un combat que nous n’aurions su, nous non plus, remporter…

Alors, me direz-vous… qui doit être jugé aujourd’hui ? Qui devons-nous placer dans le box des accusés afin de satisfaire notre soif de justice ? Pas cet Armageddon qui n’est, somme toute, qu’un événement mineur dans l’univers.

La réponse est simple…nous la connaissons tous, elle est en nous…

C’est l’Humanité que nous devons accuser ! Je vous parle de l’Humanité et de la vacuité de ses vies. Je vous parle du prix que nous donnons à notre existence. Je vous parle de cette course perpétuelle sur une route qui nous mène inéluctablement vers une fin certaine. De cet acharnement que nous mettons à vivre, coûte que coûte. De cette volonté de remporter la bataille alors que nous ne sommes que poussière dans une équation trop complexe !

Je veux un monde qui comprenne l »importance de notre insignifiance. Je veux un monde qui soit conscient de sa fragilité et qui oublie son trop grand orgueil !

Le jour où ce vœux sera exaucé, ce jour là, Madame le Juge, Mesdames et Messieurs les jurés… l’Homme aura remporté la bataille.

Je vous laisse méditer sur ces quelques mots, Mesdames et Messieurs les jurés. J’en appelle à votre discernement… et à votre humanité.

Article de Nathalie

Article de Stelphique

Une pluie sans fin : Michael Farris Smith

Titre : Une pluie sans fin                                                     big_2-5

Auteur : Michael Farris Smith
Édition : Super 8 éditions (2015)

Résumé :
Après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land.

Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois.

Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin.

Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne.

Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l’espoir d’une humanité peut-être retrouvée.

Petit plus (ou la Brosse à Reluire) : Prophétique, sans concession, portée par une langue incantatoire, cette histoire de rédemption aux accents post-apocalyptiques révèle un auteur de tout premier ordre. Une pluie sans fin est de ces romans qui continuent de hanter leur lecteur bien après la dernière page.

« De temps à autre apparaît un auteur amoureux de son art, du langage écrit […] et des grands mystères qui résident de l’autre côté du monde physique. Il y avait William Faulkner, Cormac McCarthy ou Annie Proulx. Vous pouvez maintenant ajouter Michael Farris Smith à la liste. » James Lee Burke

Critique : 
— Mais qu’est-ce que c’est toute cette flotte ?? On patauuuuge ! Monsieur Ouille, pas avec votre ponchoooo !

En effet, la terre est tellement imbibée d’eau que le poncho de Jacquouille la Fripouille ne saurait l’esponger.

Ici, ça fait au moins 5 ans qu’il pleut sans arrêt et que les tempêtes sont légions, à tel point que le gouvernement américain à tracé une frontière virtuelle et déclaré le Sud des États-Unis « No Man’s Land ».

Apocalypse ? Now ! Et dire qu’il y a des gens qui sont resté dans ces terres balayées sans cesse par des pluies torrentielles et des vents violents. Une zone sans droit… C’est là qu’habite toujours Cohen, notre personnage principal.

Verdict de la lecture ? Il y a boire et à manger. Le début est un peu lent et j’ai eu quelques envies de baffer Cohen qui s’est laissé aller depuis la perte de sa femme et du polichinelle qu’elle avait dans le tiroir. Ses souvenirs des jours heureux sont même un peu lourds, à la longue.

Crevons l’abcès directement : ce qui m’a dérangé, dans ce roman c’est que malgré les pluies incessantes (et ce, depuis quelques années), jamais une jeep ne s’embourbe, personne n’a de la boue jusqu’aux genoux et ne perd de bottines dans cette gadoue ou n’a de la flotte jusqu’au dessus de la taille… Le cheval de Cohen arrive même encore à brouter de l’herbe.

C’est comme si tous les fleuves étaient restés dans leur lits, que les chemins étaient encore praticables dans la majorité des cas, que jamais aucun de nos protagonistes ne roulait ailleurs que sur des routes goudronnées et non recouvertes de flotte et que les prairies n’étaient pas devenues des étangs à poissons.

Autre bémol : Aggie, le prédicateur qui avait du potentiel pour faire un excellent Méchant et qui se retrouve mis hors d’état de nuire facilement. Niveau salaud, je m’attendais à ce qu’il nous colle aux basques, mais non. Paf, fini.

D’ailleurs, bien que nous nous trouvions dans une zone de non droits, on ne peut pas dire qu’on ait eu souvent du fil à retordre avec d’autres bandits. Limite promenade de santé, alors que tout est dévasté. On paye encore avec de l’argent, et notre Cohen a des billets de 100$ dans les poches. Et personne ne se pose des questions, là ?? Moi, j’avais capté.

Tant que je suis à râler, je causerai aussi du bébé qui les accompagne. Il est malade, il braille à s’en faire péter la gueule, les femmes qui s’en occupent disent qu’il est bouillant de fièvre à son front. Et ? Rien… il a l’air de s’en sortir facilement alors qu’il n’a que quelques jours et que personne n’a rien fait pour tenter de faire baisser sa fièvre d’enfer.

Hormis ces défauts assez gros à mon sens, la lecture est plaisante, ça bouge assez bien après 100 pages, les personnages évoluent, mais il est dommage que celui de Mariposa perde sa hargne sur la fin.

Le roman est centré sur le périple de nos personnages pour arriver à la Limite et non sur l’écologie (ou son manque, plutôt) qui a amené la dévastation du Sud.

On dirait en fait un Mad Max pour les enfants, ce roman. Pas de traumatismes lors de ma lecture comme avec le film, en son temps.

Quant à sa comparaison avec « La route » de Cormac McCarthy, ce n’est qu’un effleurement, limite un toucher rectal et rien de plus. Ça se compare même pas.

Par contre, niveau de l’écriture, rien à redire, mais l’auteur aurait pu faire plus court et éviter les passages longs, lents et redondants.

Bref, pas la lecture du siècle, mais un bon dépaysement littéraire qui fait du bien, à conditions de ne pas se focaliser sur les incohérences ! Elles vont me hanter, ces incohérences !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et Le« Challenge US » chez Noctembule.

Dernier meurtre avant la fin du monde : Ben H. Winters

Dernier_meurtre_avant_la_fin_du_mondeTitre : Dernier meurtre avant la fin du monde      big_3

Auteur : Ben H. Winters
Édition : SUPER 8 Éditions (2015)

Résumé :
À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ?

Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête.

Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre.

Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui la réduira en cendres. Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il au pire à sa façon.

Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des employés ont abandonné leur travail, où des dizaines de personnes se livrent à tous les excès possibles alors que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer.

Et rien, même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de résoudre son affaire.

nh_concord_statehouseCritique : 
Ça y est ! La malbouffe a encore frappé chez MacDo… On a retrouvé un homme mort, pendu par sa ceinture dans les W.C de cet établissement de haute gastronomie industrielle.

Je savais que leur cuisine était infecte, mais de là à aller se pendre, il y a une marge. À la limite, pendre le dirigeant du fast-food, oui !

Mais en ces temps de fin du monde annoncée, les suicides sont nombreux. La fin du monde ? Oui, dans 6 mois, un astéroïde de six kilomètres de long va percuter la terre, réduisant l’espèce humaine et tout le reste comme à l’époque des dinosaures.

Tous les flics veulent classer l’affaire. Tous ? Non, un inspecteur résiste encore et toujours. Son nom ? Hank Palace qui, lui, est persuadé que c’est un crime déguisé en suicide.

Si vous êtes à la recherche d’une enquête trépidante, passez votre chemin et allez manger chez Quick, se sera plus rapide (jeu de mot facile) car ici, le temps qui leur reste à vivre à beau être compté (on connait la date de l’impact), notre inspecteur va tout de même mettre une semaine pour résoudre cette affaire.

Patiemment, il va remonter les pistes, se tapant régulièrement la main sur le front en s’exclamant « Bon sang, mais c’est bien sûr ! » et en se disant que sur ce coup là, il a été un crétin fini.

Hank Palace n’a rien à voir avec un Sherlock Holmes, lui, c’est un ancien policier patrouilleur monté en grade. Il n’est pas le meilleur mais il est tenace.

L’atmosphère de ce roman est étrange, nous sommes dans une ambiance pré-apocalyptique. La fin du monde est prévue pour le mois d’octobre et les gens ont un peu tendance à devenir zinzin. Bref, le récit est teinté de mélancolie et quelques grains de folie venant de la part de certains personnages (dont les collègues de Palace). Mais jamais l’auteur ne pousse le bouchon trop loin, tout est amené par petites touches.

Un roman étrange de par la perspective de l’astéroïde, des personnages simples et une enquête qui réserve son lot de surprise parce que si Palace n’avait rien vu venir et a mit du temps pour comprendre, moi, j’avais vu que dalle alors que tous les éléments étaient sous mes yeux.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

[Série] Sleepy Hollow : La série qui va te faire cavaler sans tête…

Sleepy Hollow est une série télévisée américaine créée par Alex Kurtzman, Roberto Orci, Phillip Iscove et Len Wiseman, une version moderne de « La Légende de Sleepy Hollow », diffusée depuis le 16 septembre 2013 sur le réseau Fox et en simultané au Canada sur le réseau Global.

Au Québec, la série est diffusée depuis le 25 août 2014 sur Ztélé3, et en France, depuis le 21 septembre 20144 sur W95. Néanmoins, elle reste inédite dans les autres pays francophones.

1. Synopsis :

Ichabod Crane, espion pour le compte de George Washington durant la guerre d’indépendance se réveille au XXI

Abbie Mills, ex-partenaire du shérif, se retrouve à faire équipe avec Crane pour résoudre les crimes et les mystères qui entourent le cavalier sans tête.

2. Distribution :                                                                                     big_3-5

Acteurs principaux

  • Tom Mison (VF : Rémi Bichet) : Ichabod Crane
  • Nicole Beharie (VF : Élisabeth Ventura) : Lieutenant Grace Abigail « Abbie » Mills
  • Orlando Jones (VF : Franck Gourlat) : Capitaine Frank Irving
  • Katia Winter (VF : Anneliese Fromont) : Katrina Crane
  • Lyndie Greenwood (VF : Géraldine Asselin) : Jenny Mills
  • John Noble : Henry Parrish / Jérémy Crane

3. Épisodes :

Première saison (2013-2014)

  1. Le Cavalier sans Tête (Pilot)
  2. Lune de Sang (Blood Moon)
  3. Le Marchand de Sable (For the Triumph of Evil)
  4. La Petite Clé de Salomon (The Lesser Key of Solomon)
  5. La Colonie Perdue (John Doe)
  6. Le Mangeur de Pêchés (The Sin Eater)
  7. La Chevauchée de Minuit (The Midnight Ride)
  8. Dialogue avec la Mort (Necromancer)
  9. Le mal en la demeure (Sanctuary)
  10. Le Golem (The Golem)
  11. Possession (Vessel)
  12. Le tombeau oublié (The Indispensable Man)
  13. Au purgatoire (Bad Blood)

Cette série, j’en avais entendu parler, mais je ne m’y étais pas attardée. Le film avec Johnny Deep fait partie de mes préférés, mais je ne voyais pas l’utilité de regarder une série qui allait transposer tout ça dans notre monde moderne… Première erreur !

C’est un blogueur dont je ne citerai pas le nom qui, il n’y a pas si longtemps que ça, m’a conseillé fortement de la regarder. Bof, toujours pas tenté malgré le fait qu’il vendait bien sa marchandise, le bougre ! Mdr. Le temps me manquait et j’avais déjà tant et tant de séries en retard !

Sentant que j’étais pas tout à fait conquise mais sur le point de l’être, il m’a alors conseillé d’en télécharger… acquérir juste quelques épisodes, afin de me faire ma propre idée.

— Hé, pas si bête que ça, l’idée de Lord Arsenik ! (oups, j’ai cité son nom !). Allons télécharger, acheter quelques épisodes.

Mais vu que je suis une fille prudente (et sans morale, je l’avoue), j’ai pompé toute la saison 1, me disant « On ne sait jamais qu’ils couperaient tout »… Hé, on m’a fait le coup avec mon regretté « M. Upload » lorsqu’ils ont arrêté le gars manu militari, comme s’ils attrapaient un redoutable terroriste… enfin, dreft ! J’avais la saison 1, me restait plus qu’à trouver du temps.

La Force fut avec moi… Non, la Chance ! Une bien nommée pharyngite ainsi qu’un mot de mon médecin : repos, au chaud, à la maison, dans le divan, pas bouger, rien faire, aérosols, antibios, sirop et beaucoup sucer !

Bref, le temps, je l’avais et j’ai donc commencé à regarder la série.

Premières impressions (vu la saison 1) :

Mon avantage fut sans nulle doute ma mémoire de poisson rouge qui, bien qu’ayant retenu que l’action se passait de nos jours, avait tout à fait occulté le fait qu’Ichabod Crane venait tout droit de la guerre d’Indépendance des États-Unis ! Oui, le gars arrive de fin des années 1780 ! Il était mort et il sort de terre, en 2013…

Pour les néophytes qui n’auraient pas révisé leurs cours, la guerre d’indépendance des États-Unis fut celle qui vit s’opposer les Treize colonies d’Amérique du Nord au Royaume de Grande-Bretagne. Le conflit eu lieu de 1775 à 1783.

Alors là, les petits enfants, va falloir réviser votre Histoire parce qu’elle est tout de même omniprésente dans la série. Avantage pour moi qui avait lu une partie de l’article sur le sujet dans « Guerre et Histoire » de Science & Vie… Ok, j’avais oublié des tas de trucs, mais pas le coup de la taxe sur le thé et de ce qui devint la « Tea Party », c’était encore frais.

Avec toutes ces considérations historiques, je m’éloigne un peu – mais de peu – de ce que j’ai pensé de la série.

Jamais je n’aurais imaginé qu’elle me plairait et qu’un autre pouvait remplacer le joli Johnny Deep… Tom Mison, le Ichabod de la série, est à croquer ! Même avec les cheveux sales, il reste lovely sexy baby… Je m’égare.

Ce que j’aime, chez cet acteur, c’est son phrasé : il est issu de la noblesse anglaise, a combattu contre les américains avant de retourner sa veste et de passer du côté des yankee.

De temps en temps, avec sa belle diction (je regarde en VOSTFR), il me fait penser à Holmes ou même à Sheldon Cooper de la série The Big Bang Theory, surtout quand il s’offusque des taxes sur les beignets ou sur le fait que le lieutenant Mills est un représentant de la loi et que bon, les autres n’ont qu’a obtempérer.

Petit côté sherlockien aussi dans ses déductions. L’homme savait pister des renards, il est capable de mettre ses connaissances et ses déductions au service d’une enquête policière. L’homme manie bien les langues aussi…

Le pitch est original puisque Ichabod a décapité le cavalier (qui était du côté des Tuniques Rouges, donc, des anglais) avant d’être touché aussi, leurs sangs se mêlant entre eux, ce qui nous fait penser automatiquement à Harry Potter dont le sort, jeté par sa mère, l’avait lié à Voldemort. Bref, si l’un revient à la vie, l’autre suit automatiquement.

Et puisque Ichabod était mort mais est revenue à la vie, le cavalier, sans sa tête, est revenu aussi. CQFD.

Il y a du suspense, j’ai sursauté plusieurs fois, et chaque épisode voit un problème apocalyptique tenter d’arriver, et nos deux personnages principaux auront fort à faire afin d’éviter que notre monde ne soit perdu à tout jamais. Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, ça vous dit ? Et bien, ces fils de leur mère veulent détruire le monde, rien que ça.

Par contre, les personnages manquent peut-être de profondeur. J’aurais aimé plus de travail sur eux, qu’ils soient moins lisses, parfois.

Point de vue des effets spéciaux, ils tiennent la route.

En ce qui concerne la musique, elle a un petit air de parenté avec celle de la série « Ripper Street », qui elle même avait tout de la B.O du film « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie et sans oublier quelques notes dont on dirait qu’elles sont sorties de la série de la BBC : Sherlock.

Niveau scénario, il est riche (vu l’apport de tous les Démons), mais j’aurais aimé qu’ils prennent plus le temps de traiter les problèmes qui surviennent. Un épisode, un problème, comme dans une série policière normale, ça va trop vite pour ce genre de série fantastique.

Bon sang, un peu moins de précipitation, les gars ! Traiter les fléaux sur deux épisodes n’aurait pas fait de tort à la qualité de la série, que du contraire.

Les flash-back sont nombreux, ils nous en apprendront plus sur le parcours d’Ichabod et sur celui de sa femme. Inconvénient, si les flash-back durent un peu trop, les scénaristes iront plus vite afin de résoudre le problème à la fin de l’épisode.

Grosse pierre d’achoppement : Ichabod ! Nous avons un gars qui est propulsé de la fin des années 1780 dans notre monde actuel, et il n’est pas plus ébahi que ça…

D’accord, il joue bien un peu avec l’interrupteur, nous refaisant – en moins hilarant – le coup du « jour, nuit, jour, nuit », mais il se débrouille très vite avec le distributeur de café, ne se pose pas de questions sur les voitures – je ne demandais pas qu’il en casse une en hurlant « un sarrasin dans une chariote du diable », mais bon – arrive à comprendre l’américain contemporain des autres, aucun ne fait d’effort pour lui parler en phrases plus courtes, il ne pose que très peu de question sur l’environnement qui l’entoure et pire, alors que le capitaine de police parle de « twilight zone », il ne relève pas…

Notre cavalier sans tête s’est lui aussi bien adapté à notre monde, passant d’une hache à une panoplie d’un combattant de jeu vidéo… la cartouchière en bandoulière, le fusil à pompe ou à répétition…  Hé, aux victimes, faut leur couper la tête, pas les déchiqueter à la manière d’un Rambo-Stallone ! En plus, il n’est pas seul, le bougre !

Bon, malgré ces petits détails – importants – la série se laisse regarder avec plaisir si on prend le pari de rire de ces petites incohérences et du fait que les scénaristes nous font le grand remake du « complot planétaire » mais à l’échelle des Démons.

Allez, je ne vais pas bouder mon plaisir, mais au moins, j’ai fait ma petite critique… ça ne va pas m’empêcher de finir la saison 1, et, de plus, j’ai déjà pompé la saison 2 !

Ben oui, la saison 1 se terminait sur un clifhanger dément !

Les 4 As au Bal Costumé ?

CHALLENGE - US

Les loups de Fenryder : Alec Covin

Titre : Les loups de Fenryder

Auteur :  Alec Covin
Édition : J’ai Lu (2006)

Résumé :

Tu n’aurais pas dû. Oh non ! Tu n’aurais pas dû faire ce que tu as fait. La voix hante Stanley Holder, l’auteur d’innombrables best-sellers, réduit à l’état d’épave depuis le meurtre de sa fille.

Cette mort atroce, il en est responsable. Il sait qu’en accordant cette interview à Newsweek, il a ouvert les portes de l’enfer. Il avait pourtant juré de ne jamais révéler leur existence, mais il n’a pu s’empêcher de raconter au journaliste le monstrueux carnage auquel ils se sont livrés en 1933.

Et ils se sont réveillés. Par sa faute. Ils ? Les loups de Fenryder.

Critique : 

Bienvenue dans l’enfer des Loups de Fenryder ! Bienvenue dans ce livre qui ne vous laissera aucun répit, ou si peu…

Entrez dans la danse et faites connaissance avec des personnages profonds, couverts de cicatrice. Très dense…

Mettez les pieds en plein dans l’horreur, elle côtoie un joli cottage « Bed and breakfast » et on a l’impression que l’Apocalypse s’est invitée dans la petite bourgade de Tusitala, le Diable donnant son grand bal dans la villa, ancien domaine de la famille Mc Neice (avant qu’ils ne soient tous exterminés par un gigantesque barbecue, heu, autodafé, en 1933).

Plongez dans la piscine de l’effroi et découvrez les attractions variées offerte par la ville. On organise, au cimetière du coin, un truc super  : « Violation de sépulture », ou encore : « Offrez donc un crâne ! ».

Attention amis lecteurs, si vous êtes allergique au fantastique, si les sueurs froides que vous tolérez sont uniquement celles due à la grippe, si vous êtes hostile à l’effroi version Stephen King, si vous êtes cartésien jusqu’au bout des ongles, si vous aimez les récits rationnels avec de la logique à tous les étages, si « Fox Mulder » évoque pour vous une vague ressemblance avec un Navigateur Internet, si « Dana Scully » vous fait penser à un nom dans un catalogue de meuble d’un géant suédois et si vous avez vaguement entendu un « La vérité est tailleur » et que vous ne l’avez pas compris, bande d’ignares, alors ce livre n’est pas fait pour vous !

Parce que oui, la vérité est ailleurs !

Amis du fantastique et non cartésiens, bonjour !

En passant, je voudrais remercier Gruz de m’avoir conseillé ce suspense teinté d’angoisse où l’auteur, au lieu de nous distiller du whisky pur malt, a préféré nous distiller de l’effroi mélangé à quelques scènes horribles dans une piscine (oui, plus horrible que celle avec Loana de Loft Story 1), le tout sans verser dans l’excès parce qu’un alcool tel que celui-là, se déguste lentement.

Ajoutons deux doigts de scène macabres, on the rock, telles que pouvait nous écrire le grand Stephen King dans ses meilleures années.

D’ailleurs, au début, j’ai même pensé que King avait écrit ce livre sous un nouveau pseudo, suite à un exil fiscal dans l’Hexagone, chez les Money-Gasques. Mais non, ce n’est pas lui.

L’atmosphère et le style de ce livre ressemblent au King, Ça à la couleur du King, mais ce n’est pas le King (en référence à l’entité maléfique connue sous le nom de « Ça » qui prenait la forme de vos peurs les plus profondes).

Entre nous, bien que ce livre soit un « thriller fantastique » et bien qu’il m’ait donné envie de regarder sous mon lit (on n’est jamais trop prudent), ce n’est pas pour autant qu’il faut le cataloguer dans les romans d’épouvante ou d’horreur pure.

Non, non, pas de monstre tout vert sortant des marais (ou d’une usine de chewing-gum « Le Yankke »). Oh non, c’est bien plus subtil que ça.

Attendez, je vous parle de pur malt, moi, pas de piquette à 2°C qu’on oublie une fois qu’on l’a pi**ée.

Pour tout vous dire, la peur s’infiltrera même dans votre corps comme si elle était en baxter, l’aiguille fichée dans votre bras et Ça coule goutte à goutte. Oui, Ça vous pénètre par tous les pores de la peau, Ça vous fiche l’angoisse, les sueurs froides.

Et cette peur, on se la crée sois-même à cause de l’atmosphère oppressante qui est tapie dans tous les coins sombres du roman, dans le lac, dans la forêt, dans les secrets de Rose ou d’Arthur, prête à vous sauter dessus, tel un loup sur un petit agneau que vous êtes. On lit et on imagine la chose tapie derrière un arbre.

Mais gaffe, comme le whisky,  faut savoir doser « la peur » car trop de peur tuerait la peur du lecteur. On n’y croirait plus.

Le barman Covin nous a mitonné ce cocktail comme un pro, alternant les couches d’alcool, mêlant le tout avec de l’humour grinçant.

Là, pour l’humour, c’est de la vodka martini, médium dry, au shaker et non à la cuillère (comme celle de James Bond). C’est fort et pour le petit parasol, vous repasserez. Ce n’est pas un bar pour les Bisounours, ici. On ne sert que des alcools forts. Et pas avec le dos de la cuillère.

Moi, j’ai tout bu et je vais me resservir un verre !

Allez, un dernier verre… ?

PS : Une mention spéciale au deux flics de la DEA, Teigneux et Super Teigneux, qui bouffent du Freud au petit-déj et vous le ressortent à tout bout de champ. Hilarant.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba.