Les premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 1 – L’ombre de la mort : Andrew Lane

Titre : Les premières aventures de Sherlock Holmes – Tome 1 – L’ombre de la mort

Auteur : Andrew Lane
Édition : Flammarion (2011)
Édition Originale : Young Sherlock Holmes, book 1: Death Cloud (2010)
Traducteur : Marie Hermet

Résumé :
« Il ne faut pas se mêler de tous les combats que l’on rencontre sur son chemin, Sherlock. Choisis ceux qui te semblent importants, et laisse le reste aux autres. »

Quand Sherlock s’est retrouvé embarqué dans l’enquête, il ne pensait pas frôler la mort d’aussi près. Une course poursuite haletante s’engage alors…

Critique :
Un super opus !! Pour de la littérature « enfantine », il est superbement bien écrit, pas trop complexe, pas trop neuneu non plus. Je l’avais commandé par Internet et je ne fus pas déçue de mon choix.

Nous nous retrouvons avec Sherlock, 14 ans, et il a hâte d’aller retrouver sa maison pour les vacances scolaires.

Stupeur, c’est son frère Mycroft qui vient le chercher et lui annoncer que suite au départ de leur père à la guerre en Inde et de l’état de santé fragile de leur mère, il devra passer ses vacances chez le frère de leur père : Sherrinford Holmes. C’est peu de le dire, mais Sherlock n’est guère enchanté par l’idée.

Notre pauvre garçon se retrouve coincé entre gouvernante qui ne cache pas son animosité envers lui, un oncle qui ne parle que de religion, rédemption et d’une tante qui a l’air plus « shootée » qu’autre chose.
Sherlock sent qu’il va s’ennuyer, n’ayant même pas accès à la bibliothèque. Heureusement, il va croiser un orphelin de son âge, Matthew

Afin d’éviter que son cadet ne remplisse pas son cerveau, Mycroft fera en sorte qu’il ait un précepteur et lui adjoindra un certain monsieur Crowne.

Cet Amyus Crowe est plus intéressant qu’il ne l’aurait pensé, assez excentrique en plus. du genre un couteau planté dans la correspondance, sur le manteau de la cheminée et des cigares dans le seau à charbon. Cela ne vous rappelle rien ?

C’est lui qui va lui apprendre les bases de son futur métier (même si Sherlock ne sait pas encore que ce sera son futur métier) : l’observation, la déduction, le calcul différentiel, la logique, l’écoute, etc.

« Tu viens d’apprendre que la déduction est importante, mais qu’elle ne sert à rien sans connaissances. Ton intelligence ressemble à un métier à tisser : elle tourne à vide et ne peut rien produire sans que tu lui fournisses un fil de trame » lui dira-t-il.

De plus, il a une fille, Virginia… Et Sherlock est intrigué par la jeune fille qui, du fait qu’elle a vécu en Amérique, est assez « libre » dans ses manières. Amour ? Amitié ? En tout cas, il l’apprécie fort et elle aussi… Les premiers émois de notre futur détective…

L’affaire prendra un tournant lorsque, se promenant avec Crowe pour observer les champignons, Sherlock trouve un cadavre avec des pustules. Variole ? Peste bubonique ? Sherlock s’ennuyait ? Plus maintenant !!

De plus, au début de l’histoire, Matthew avait été le témoin d’un étrange phénomène : en passant devant une maison où un homme venait de mourir, une bien étrange fumée noire, semblant douée d’une vie propre, s’échappait de la fenêtre…

Le final du livre est assez dynamique et c’est avec regret que je l’ai terminé. Un goût de trop peu.

 

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La faucheuse – Tome 1 : Neal Shusterman

Titre : La faucheuse – Tome 1

Auteur : Neal Shusterman
Édition : Robert Laffont (16/02/2017)
Édition Originale : Arc of the Scythe – Book 1 – Scythe (2016)
Traducteur : Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 2017

Résumé :
Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté. « MidAmérique, milieu du 3e millénaire.

Dans un monde où la maladie a été éradiquée, on ne peut plus guère mourir qu’en étant tué aléatoirement (« glané ») par un faucheur professionnel.

Citra et Rowan sont deux adolescents qui ont été sélectionnés pour devenir apprentis-Faucheurs ; et, bien qu’ils aient cette vocation en horreur, ils vont devoir apprendre l’art de tuer et comprendre en quoi cette mission est bel et bien une nécessité.

Critique :
Imaginez un monde où plus personne ne meurt… Les maladies n’existent plus, les crimes non plus.

Et si par le plus grand des malheurs, vous passiez sous les roues d’un trente tonnes, des ambudrones (les robots ambulanciers) vous enverront de suite en résurrection !

Comptez 4 jours si l’accident était grave.

Ben comment on va mourir, alors ?? Tout simplement grâce aux Faucheurs qui, sans l’aide d’une faux, vous glaneront et vous enverront, pour de bon, six pieds sous terre.

Aucune arme ou manière n’est prohibée pour vous glaner (tuer). On leur demande juste de respecter des quotas, de ne pas cibler des groupes particuliers, d’avoir de l’empathie et de ne pas vous faire souffrir.

Vous voulez savoir ? C’était jubilatoire cette lecture où la Mort n’existe plus, où des êtres supérieurs doivent la donner et où les gens, alors qu’ils ont accès au Thunderhead (sorte de Wiki puissance 1.000 avec une A.I), préfèrent regarder des hologrammes de chats. Tiens, on dirait notre société !

Les personnages sont bien traités, travaillés, ambigus, même si certains méchants sont vraiment des méchants et que rien ne pourra plaider en leur faveur.

Malgré ce petit manichéisme, j’ai apprécié que nos deux ados soient des jeunes pleins de perspicacités, de ruses, sachant jouer avec les règles et les retourner dans la figure de certains. Ils m’ont été sympathique tout de suite.

L’auteur nous dépeint une société qui a tout de la société parfaite : plus de guerres, plus de chômage, plus de maladies graves, l’immortalité (quasi) et pourtant, on dirait que sous le vernis de la perfection se dissimule quelques imperfections.

En effet, comment arriver à jouir pleinement de la vie quand la mort est quasi inexistante et que vous pouvez rajeunir si vous en avez marre de vos soixante ans ?

De plus, comment être sûr que certains Faucheurs ne prennent pas leur pied en donnant la mort et n’abusent pas de leurs prérogatives, façon petit tyran ?

Pas de temps mort dans ce roman qui ne conviendra peut-être pas au plus jeunes car certaines scènes de massacres sont assez violentes, du suspense, du mystère, de la compétition, un suicide suspect et une société de faucheurs gangrénée par l’envie de pouvoir de certains.

Un roman difficile à lâcher, une véritable tuerie au niveau du scénario que de ses personnages, ainsi que dans la structure et l’élaboration de son récit avec le poil à gratter qui parsème la description de la nouvelle société.

Un final super qui vous laisse devant deux choix : poursuivre l’aventure avec le tome 2 ou vous arrêter là.

Moi je continue, en espérant que le deuxième tome soit aussi brillant que le premier.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°31 – Les Hommes Dansants – lire un livre appartenant au genre « Jeunesse »).

Río negro : Mariano Quiròs

Titre : Río negro

Auteur : Mariano Quiròs
Édition : La Dernière Goutte (17/04/2014)

Résumé :
Le río Negro, dont les flots autrefois sauvages inspiraient toutes sortes de légendes, n’est plus à présent que l’ombre de lui-même : ses eaux polluées se contentent de charrier péniblement déchets et cadavres.

Un couple d’intellectuels reconnus est pourtant parvenu, durant une vingtaine d’années, à vivre paisiblement aux abords de cette rivière encombrée de secrets.

Mais un jour, à vouloir « faire l’éducation » de leur fils, un adolescent aussi apathique qu’introverti, le père de cette petite famille sans histoire découvre que la mort peut surgir de sources étonnamment proches…

Les deux hommes se trouvent alors pris dans un engrenage sanglant digne d’un film noir des frères Coen. Macabre et burlesque.

Critique :
J’avais entendu dire que c’était un petit bijou d’humour noir, on me parlait de burlesque, de macabre, et donc, j’avais de grandes attentes en commençant ma lecture, attentes qui, vous vous en doutez, n’ont pas été comblées.

Nous sommes face à une petite famille somme toute normale : un écrivain, sa femme chérie et leur neuneu de fils car plus léthargique que lui, c’est le Paresseux (l’animal) ! De plus, à 18 ans, le fiston ne semble pas intéressé par les filles ou le sexe, pleurniche et fait des caprices comme un petit enfant à sa maman. Ça fait chier grave son père !

Un jour, cela fait quelques années, j’ai lu un article dans la revue Gente qui parlait des jeunes et des prémices de la vie sexuelle. L’article affirmait que les jeunes d’aujourd’hui font leurs premières expériences entre quatorze et quinze ans. Ça ne m’a pas surpris ; ça m’a même permis de vérifier qu’il n’y avait pas eu le moindre progrès. Moi, à treize ans, j’avais réussi à mettre Blanquita Margoza dans mon lit, et à seize, je partouzais avec deux filles du lycée Itatí. Elles étaient impressionnantes, les filles d’Itatí. Particulièrement dessalées. L’article de la revue Gente m’a donc persuadé que, effectivement, mon fils aurait ses premières relations sexuelles entre quatorze et quinze ans. Mais maintenant, en voyant Miguel qui suçote son Coca-Cola à la paille, je comprends que j’ai fait l’erreur de placer ma confiance et ma tranquillité dans des statistiques de pacotille.

Ils mènent une vie paisible et tranquille, ce ne sont pas des cas sociaux, mais des gens instruits et intelligents. Papa fume des joints régulièrement, n’hésite pas à boire un coup et le fiston est plutôt porté sur la télé et le PC, le tout dans une position assise ou couchée.

Une fois maman partie pour quelques jours, ça va tourner mal car en voulant bien faire, le mère va se foutre dans une merde pas possible et même commettre l’indicible, l’ignominie suprême !

Alors oui il y a de l’humour noir, du cynisme, du burlesques, des retournements de situation et une cohorte de morts, mais est-ce dû à l’écriture de l’auteur ou à ses personnages, mais je n’ai pas gloussé de plaisir devant nos deux personnages, père et fils, qui se retrouvant avec un cadavre sur les bras, s’enfonçaient de plus en tentant de s’en défaire.

Certes, c’est immoral, et j’adore ce genre de situation où tout fout le camp, où un personnage prend tout ça de haut, mais dans ce roman-ci, la magie n’a pas eu lieu.

Un roman noir qui nous présente une situation classique, mais autant j’avais gloussé de plaisir avec « Pottsville, 1280 habitants » qui lui, est un vrai bijou de noirceur, de cynisme, d’humour noir et de burlesque, ici, je suis restée de marbre quasi tout le temps, souriant juste quelques fois, mais pas assez à mon goût.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et le Challenge du « Mois Espagnol » chez Sharon (Mai 2017) – Auteur Argentin.

La Colline des potences : Dorothy Marie Johnson

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Titre : La Colline des potences

Auteur : Dorothy Marie Johnson
Édition : Gallmeister (2015)

Résumé :
Les histoires de Dorothy Johnson dressent le tableau d’une époque où il n’était pas rare qu’un homme rentre d’une journée de chasse pour retrouver sa maison en flamme, sa femme et ses enfants disparus.

Ces histoires de captures et d’évasion, d’hommes et de femmes décidant de quitter la Frontière et de revenir au pays tandis d’autres font le choix de rester au milieu des tribus hostiles, mettent à nu l’Ouest américain du XIXe siècle avec une vivacité réjouissante.

Les nouvelles de Dorothy Johnson sont d’une vigueur et d’une sincérité hors du commun, car elles savent aussi bien épouser le point de vue de pionniers désireux de construire leur vie en territoire sauvage, que celui de guerriers sioux ou crow qui luttent désespérément pour préserver leur liberté.

colline-des-potences-aff-02-gCritique :
Tout les auteurs ne peuvent pas exceller comme Dorothy M. Johnson dans l’art de la nouvelle !

Elle, elle y arrive magistralement, nous donnant en peu de pages de la profondeur dans le scénario et dans les personnages, sans en faire trop, sans abuser des mots, avec une plume maniée au cordeau.

Certes, une fois parvenu au bout de la nouvelle, il en est qui ont un goût de trop peu parce que nous aurions bien continuer un bout de chemin avec les personnages magnifiques, mais puisque tout à une fin.

Ici, l’auteur de « Contrée indienne » nous propose 9 nouvelles et un court roman (ou une nouvelle plus longue ?) dénommé « La colline des potences » et qui donne le titre à l’ouvrage.

Si vous cherchez des ambiances western mais avec un côté plus profond qu’un western de gare, je vous conseille de lire ses deux recueils de nouvelles car nous sommes dans la haute gastronomie western !

Oublions les bagarre de saloon ou les duels dans la rue ou au milieu d’un cimetière, laissons de côté les merveilleuses musiques d’Enio Morricone et plongeons plutôt dans l’âme humaine des personnages et essayons de trouver le lumière dans toute cette sombritude (néologisme) qui habite les colons du Nouveau-Monde.

La place de la femme n’est pas facile dans ces contrées non loin de la fameuse Frontière, dans ces Territoires durs, hostiles, au climat qui n’a rien d’un pied-tendre… Sans l’homme, la femme aurait du mal à survivre, à garder sa réputation, mais l’inverse est vrai aussi et sans les femmes, les hommes ne seraient rien.

Celui qui aurait encore un doute le perdra en arrivant à la dernière nouvelle, la plus longue, celle qui donne le titre au roman et dont on en tira un film.

Oui, en peu de mots, avec une concision extrême, sans pour autant avoir une plume extraordinaire, l’auteur utilise les mots avec justesse, sans en faire trop dans les émotions et en nous donnant des descriptions au plus juste des conditions de vie de cette époque.

Conditions de vie qui se sont un peu améliorée depuis quelques années… Bien que ce ne soit toujours pas le Club Med, je vous rassure.

Alors oui, on peut sans aucun doute dire que Dorothy Johnson est une grande écrivaine de westerns, et qu’en plus, c’est une grande écrivaine tout court.

Un roman qui, telle une musique d’Enio Morricone, fait naître en toi des tas de frissons de plaisir. Alors, immerge-toi sans plus tarder dans l’univers de l’auteur car elle est au western ce que « La tour d’argent » est à la gastronomie : du haut de gamme (mais le roman coûte moins cher !).

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Une année avec Gallmeister : les 10 ans chez LeaTouchBook et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE - Gallmeister 10 ans CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur

Hôtel Transylvania 2 [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 1/52]

Hôtel Transylvanie 2 (Hotel Transylvania 2) est un film américain d’animation réalisé par Genndy Tartakovsky, sorti en 2015.

C’est la suite du film Hôtel Transylvanie, sorti en 2012.

1. Synopsis :
Dracula et sa bande de monstres déjantés sont de retour ! À l’hôtel Transylvanie, beaucoup de choses ont évolué : Dracula a enfin accepté de dégeler son cœur et d’ouvrir la porte aux humains.

Mais il se fait du souci pour son petit-fils, Dennis : mi-humain mi-monstre, ce gamin est bien trop adorable à son goût, et il risque de faire un piètre vampire !

Alors, quand les parents du petit, Mavis et Johnny, s’absentent, Drac fait appel à ses amis Frank, Murray, Wayne et Griffin pour apprendre à Dennis à devenir un monstre, un vrai.

Personne ne s’attendait à ce que Vlad, le père de Drac – un vampire très grincheux et très vieille école – choisisse ce moment pour débarquer à l’hôtel. Et quand il découvre que son arrière-petit-fils a du sang humain, rien ne va plus…

2. Fiche technique :

  • Titre original : Hotel Transylvania 2
  • Titre français : Hôtel Transylvanie 2
  • Réalisation : Genndy Tartakovsky
  • Scénario : Adam Sandler et Robert Smigel
  • Direction artistique : Catherine Apple
  • Montage : Catherine Apple
  • Musique : Mark Mothersbaugh
  • Production : Michelle Murdocca
  • Budget : 80 millions de $
  • Société de production : Sony Pictures Animation
  • Pays d’origine : États-Unis

Ce que j’en ai pensé :
J’avais adoré le 1er et c’est avec un mélange de crainte et de bonheur que j’ai accueilli la suite.

Bonheur de retrouver la troupe qui m’avait fait tant rire dans le premier, crainte que mes amis ne soient pas aussi drôles que la fois d’avant.

— Verdict, docteur Cannibal ?

Qu’elle meilleur manière d’entamer le Challenge du Film De La Semaine 2016 [LFDLS 2016] que par ce film d’animation ?? Retrouver mes vieux copain Franck, Drac, Griffin l’homme invisible, Wayne le loup-garou et Murray la momie…

Oui, c’est un plaisir de les retrouver tous en train de faire le pitre.

— Verdict, docteur !!

Oh, vous excitez pas, les gars et les filles, on y arrive de suite !

La suite est bonne, la trogne de Dennis, le fils de Mavis et Jonathan est à bouffer toute crue tant il est minouche avec ses boucles rousse; Drac est toujours aussi névrosé et archi impatient de voir les dents de vampires pousser dans la bouche de son petit-fiston; Wayne, le loup, est toujours aussi foufou et il me fait toujours rire.

Oui, la suite est extra, même si elle m’a fait un peu moins rire que le premier opus. Non pas que j’aie tiré la gueule, je suis bon public dans ces cas-ci, mais malgré mon sourire banane tout au long du film, je n’ai pas vraiment eu d’éclat de rire comme pour le premier qui avait un rythme assez soutenu dès l’entrée en lice de Jonathan dans l’hôtel.

Il y avait dans le premier une fraicheur que je n’ai pas tout à fait retrouvé dans le suivant. Je dois dire que dans le premier, la scène de l’arrivée dans le hall de l’hôtel était magique et je ne savais plus où donner de la tête tant il y avait des petits détails comique qui tuaient un peu partout.

Je trouve aussi que l‘arrivée de Vlad, le papa de Dracula, aurait pu être exploitée un peu plus car il y avait de l’idée dedans dans le sens où il est le déclenchement de tout… C’est ironique, en fait.

Ironique dans le sens où quand vous ne voulez pas qu’une chose se produise, elle se produit néanmoins de par votre fait.

Si Mavis avait demandé l’autorisation à son père d’inviter son grand-père pour les 5 ans de Dennis, Drac aurait refusé et on en serait resté là, mais Mavis l’a invité toute seule, sans rien dire et les conséquences feront qu’elle sera responsable, en quelque sorte, de ce qu’elle ne voulait pas qu’il arrive. Vous suivez toujours ??

Bref, j’ai trouvé que Vlad était sous-exploité, que ça allait trop vite sur la fin et que c’était même un peu gros, la bataille car certains personnages n’avaient pas la force d’accomplir certains K.O.

Malgré tout, j’ai souri durant tout le film des pitreries de Dracula, de son impuissance à utiliser un smartphone, de son énergie mise en œuvre pour faire de son petit-fils un vampire, de ses acolytes qui feront de leur mieux pour tenter de l’aider, sabotant par là même tout le reste (un loup-garou qui ne sait plus chasser, faut l’faire !) et une maman Mavis qui a du mal à lâcher du lest envers son fils.

Plus quelques leçons sur l’acceptation de la différence pour les plus petits et les plus grands aussi, ça ne fait jamais de mal, même si les grands acceptent plus la différence dans les films et les livres que dans la réalité.

À voir pour passer un bon moment cinéma sans se prendre la tête.

Étoile 3,5

Le « Challenge US » chez Noctembule et Le Film De La Semaine 2016 (#LeFilmDeLaSemaine2016).

Le dernier apprenti sorcier – Tome 1 – Les rivières de Londres : Ben Aaronovitch

Titre : Le dernier apprenti sorcier – Tome 1 – Les rivières de Londres

Auteur : Ben Aaronovitch                                                                   big_4
Édition : J’ai Lu (2014)

Résumé :
L’agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu’au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel… S’il n’était mort depuis plus d’un siècle !

Et Peter n’est pas au bout de ses surprises : recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale, il intègre l’unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles.

Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; faire respecter les divers accords passés entre les forces occultes de Londres ; réconcilier les divinités qui se partagent la Tamise, sans devenir esclave de leurs charmes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d’incantations bizarres et pour le moins rébarbatives.

Peter doit en passer par là, s’il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres…

Critique : 
« Hakuna matata ! » Oups, pardon, je me suis trompée de formule : « Avada Kedavra ! » Voilà qui ira mieux pour entrer dans le monde de la magie…

Ah ben non, bien que l’on cite mon vieux copain Harry Potter, la magie présente ici est un peu différente et moins tapageuse au niveau « sorts en tous genres ». On range sa baguette magique, Harry !

Une fois de plus, j’ai commencé un roman à l’aveugle et bardaf, comme le précédent, je tombe sur du fantastique, mêlé à de la sauce policière. Sauf qu’ici, le côté fantastique est plus présent que dans « L’Ombre ».

Je pourrais qualifier ce roman policier fantastique de « Feel Good » tant je me suis amusée à le lire, pouffant sur les bons mots et les réflexions que nous lâche Peter Grant, notre narrateur et jeune inspecteur de police à la Metro de la ville de Londres.

— Résolution des conflits. C’est bien ce qu’on vous enseigne à Hendon, maintenant ?
— Oui, monsieur. Mais ne vous inquiétez pas, on continue à apprendre comment frapper un suspect avec un annuaire téléphonique, et les dix meilleures façons de dissimuler des preuves sur lui pour l’incriminer.
— C’est bon de savoir que les anciennes techniques ne se perdent pas.

Sur place pour garder les lieux d’un crime « étrange », Peter est tombé sur un témoin… Mais son témoin est un ectoplasme (et c’est pas une injure du capitaine Haddock ici) vieux d’un siècle au moins. Embêtant…

Notre pauvre ami, qui après sa période d’essai de 2 ans, rêvait d’incorporer la Criminelle n’a pas de bol car le voici recruté par l’énigmatique inspecteur Nightingale qui lui fait intégrer l’unité de la police londonienne chargée des affaires… surnaturelles.

Pour cette raison, chaque agent de police fraîchement sorti de l’académie se voit imposer deux années de période d’essai sur le terrain, dans les rues, comme un poulet ordinaire – sans distinction de diplôme. Rien ne forge autant le caractère que de se faire insulter, cracher ou vomir dessus par la population.

Fox Mulder notre Peter Grant ?? Non, pas tout à fait. Ici, pas de E.T ou autres bonhommes verts de la Zone 51 à la sauce MIB, mais la vérité est ailleurs, assurément.

Le pitch sera troublant pour tout réfractaire au fantastique ou à la magie, moi, en tout cas, j’ai adoré. Ça ne vaudra jamais un Pulitzer à l’auteur, mais il mérite le prix de la lecture qui rend heureux et qui fait pousser un sourire en forme de banane tant l’humour et l’ironie sont présents dans les pages. Et je ne vous parle même pas des métaphores !

Aucun flic londonien n’aime pénétrer dans un campement de gens du voyage sans être appuyé par un fourgon rempli de collègues en tenue antiémeute – sinon, c’est considéré comme un manque de respect.

Puis Lesley se déshabilla et se coucha dans mon lit. Je la rejoignis et passai mes bras autour d’elle. Avec un soupir, elle se pressa contre moi. J’eus une érection, mais elle était bien trop polie pour s’en formaliser.

Enquête de police il y a, mais notre suspect sera, comment dire, un peu différent de ce à quoi nous avons l’habitude. Oubliez le traditionnel Colonel Moutarde dans la biblio avec son chandelier, car ici, rien n’est tout à fait habituel.

— Qu’est-ce que tu comptes faire ?
— Je vais pirater HOLMES pour voir si mon fantôme a dit vrai.
Chaque poste de police dans le pays a au moins une salle HOLMES, la base de données qui permet à des flics fâchés avec l’informatique de mettre un pied dans le XXe siècle. Pour le XXIe, on verra plus tard.

Urban fantasy, magie, humour, tensions, meurtres, petits problèmes de territorialités entre différentes divinités se partageant la Tamise, personnages qui sont loin d’être médiocres, énigmes, suspense, questions sans avoir toutes les réponses (la suite aux prochains épisodes), ironie, mystères, le tout donnant un cocktail détonnant qui donne envie d’en boire un autre car tout ça se boit cul sec, sans aucun soucis.

Comme je le disais, ce n’est pas le prochain Pulitzer mais qu’est-ce que ça fait du bien au moral ce genre de lecture.

Je me méfiais un peu – notamment parce qu’elle et sa mère semblaient capables de provoquer une érection chez un mort si l’envie les en prenait.

La population a besoin d’une police à injurier, et sur laquelle cracher et vomir ; pour ma part, j’applaudis ces hommes et ces femmes assez courageux pour accepter de remplir ce rôle.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et « A year in England » chez Titine.