Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée : Oscar Wilde

Titre : Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée

Auteur : Oscar Wilde
Édition : Grasset Les Cahiers Rouges (14/09/2016)
Édition Originale : The Picture of Dorian Gray (1891)
Traduction : Anatole Tomczak

Résumé :
L’art n’a pas à être moral, l’artiste n’a pas à s’occuper des conséquences sociales de son chemin vers le beau.

Oscar Wilde y laissera la vie. Aura de scandale qui le poursuit toujours.

Paru en 1891 dans le Lippincott’s Monthly Magazine, c’est une version épurée par la morale d’époque qui paraît en roman, et qui sera traduite en français dès 1895. Il était temps de rebattre les cartes.

Un roman du désir. Mais avant tout un conte fantastique, et qui fait mal: le portrait que réalise du jeune Dorian Gray le peintre Basil Hallward serait un tel idéal de la beauté que le tableau devient insupportable à celui qui en fut le modèle.

Et s’il était possible que ce soit le tableau qui vieillisse, et que lui, Dorian Gray, garde à jamais ce visage tel qu’il a été transcendé et fixé ? L’incroyable puissance du récit tient à ce nœud, jusqu’au coup de couteau final.

Il était temps, plus que temps, de présenter le livre en français dans sa version originale, celle du Lippincott’s Monthly Magazine, avant les coupes subies par le roman – le monde anglophone a fait aussi cette révision.

L’occasion pour Christine Jeanney de reprendre entièrement un récit universel, et l’aiguiser pour la langue d’aujourd’hui, en exclusivité.

Critique :
Heureusement qu’il est noté que c’est la version non censurée, parce que sinon, je ne l’aurais pas cru si cela avait été ma première lecture de ce roman.

Il existait donc, au fond d’un tiroir, la version originale que Wilde donna à Stoddart, rédacteur de la revue américaine du Lippincott’s pour sa publication en 1890 ??

Encore eut-il fallusse qu’on le susse. Qu’on le sussasse ?

Anybref, on avait ressorti la vraie version, l’intégrale et je ne le savais pas !

Mais où est le shocking ? Je dois être moins cul béni et cul serré que les Anglais de l’époque, qui s’offusquèrent du roman de Wilde lorsqu’il sortit en roman (paru en 1891).

Ils ne savaient pas que cet oeuvre avait déjà subi le caviardage au Lippincott’s et que les choses les plus tendancieuses (les allusions homosexuelles, autrement dit) avaient été passée par pertes et profits (500 mots, au bas mot) ???

Sans doute que non, ou alors, leurs culs étaient serrés à mort car, après un épurage réalisé par ceux du Lippincott’s, les Anglais puritains ont de nouveau demandé à Wilde de censurer son texte, déjà caviardé… Ça caviardait fort.

Wilde reprend son texte, atténue ses aspects les plus sulfureux et y ajoute six chapitres afin de donner au roman une couleur plus mélodramatique. Ce sera celle que nous connaissons et que j’ai déjà lu deux fois (dont en juin 2019).

Pire, en 1895, le marquis de Queensberry s’appuya sur la version épurée parue dans le Lippincott’s afin de prouver la perversité de Wilde. Mon dieu, s’il avait su qu’il existait une version non censurée…

Mais bordel de cul, il est où le sulfureux ?? Je m’attendais à des scènes sensuelles entre mecs, des attouchements du service trois-pièces, des hommes se réveillant au petit matin, nus et puant le stupre et la fornication !

Cherchez pas, ce que les puritains ont vu et enlevé ne nous « en fera même pas bouger une » à notre époque…

Tout est suggéré, à demi-mot, même si on se doute qu’il se déroule des trucs pas net, dans la seconde résidence de Dorian Gray et que des gens jouent à tchik-y-boum, mais ces hypothèses sont le fait de mon cerveau, de mon imagination grivoise, un puritain n’aurait pas pu y lire autre chose… Apparemment, si !

Le marquis de Sade a fait bien pire et lui, au moins, c’était expliqué noir sur blanc, les scènes de cul !

Evidemment, Wilde avait du talent, de l’humour, de la répartie, et ça, ça ne pardonne jamais, les gens sont jaloux et il faut que vous tombiez dans la disgrâce la plus totale.

La loi condamnant l’homosexualité masculine y était pour beaucoup aussi, même si on a moins fait de scandale pour le petit-fils de la rein qu’on avait attrapé dans un bordel pour hommes… Le petit-fils de la reine peut jouer à des jeux entre hommes, ça passe mieux que Wilde, sans doute.

J’ai beau avoir relu la version censurée et caviardée, l’année dernière, j’aurais bien été incapable de dire qu’elles phrases se trouvaient en plus dans cette édition, si la préface n’en avait pas dévoilé quelques unes.

Mais ce n’est pas aux amours masculines que je m’attache dans ce roman, c’est aux personnages, fouillés, travaillés, bien développés, surtout Dorian, qui passe par tous les affres de la culpabilité ou du je m’en-foutisme, qui se perverti sous nos yeux et sur cette société coincée qui pense que si un homme est mauvais, cela se voit sur son visage…

Lord Henry et ses aphorismes, sa manière de jouir de la vie, me fait penser à un avatar de Wilde lui-même. Un avatar sombre puisqu’il pousse Dorian, tel un Méphisto, à passer du côté obscur de la Force.

Troisième relecture et le roman n’a rien perdu en force, j’ai même eu l’impression que je le découvrais pour la première fois (les miracles d’Alzheimer) et à nouveau, j’ai assistée, impuissante, à la chute de Dorian vers tout ce qui est laid, futile et mal.

Au fait, la bonne société de l’époque, celle au cul si serré, pourquoi ne s’est-elle pas offusquée du côté misogyne de leur société ? Ni de la manière dont ils traitaient leurs domestiques ?

Ils auraient mieux fait de donner plus de droits à leurs épouses et à leurs domestiques au lieu de débattre sur les allusions homosexuelles du roman… Sans doute ces dernières étaient plus croustillantes et sans danger pour cette société.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°247 et Le Mois Anglais chez Lou, Titine et Lamousmé (Juin 2020 – Saison 9).

 

Le tableau du maître flamand : Arturo Perez-Reverte

Titre : Le tableau du maître flamand

Auteur : Arturo Perez-Reverte
Édition : Le Livre de Poche Thriller (1994/2007/2010))
Édition Originale : La tabla de Flandes (1990)
Traduction : Jean-Pierre Quijano

Résumé :
Sur la toile, peinte il y a cinq siècles, un seigneur et un chevalier jouent aux échecs, observés depuis le fond par une femme en noir.

Détail curieux: le peintre a exécuté ce tableau deux ans après la mort mystérieuse d’un des joueurs et tracé l’inscription « Qui a pris le cavalier ? », également traduisible par: « Qui a tué le cavalier ? »

Tout cela n’éveillerait que des passions de collectionneurs si des morts violentes ne semblaient continuer la partie en suspens sur la toile.

Et c’est ainsi que l’histoire, la peinture, la logique mathématique viennent multiplier les dimensions d’une intrigue elle-même aussi vertigineuse que le jeu d’échecs…

Critique :
Quis necavit equitem ? Et pour ceux et celles qui n’ont pas écouté pendant les cours de latin (moi en premier), la traduction veut dire « Qui a pris le cavalier ? », ou plus simplement, « Qui a tué le cavalier ? ».

Omar n’a pas « tuer » et il semblerait que Dupont de Ligonnès soit innocent aussi.

Mais alors, QUI a zigouillé le cavalier ?

Cette inscription latine et énigmatique a été inscrite sur la toile « La Partie d’échecs », peinte en 1471 par Pieter van Huys, flamand de son état et sans les rayons X, jamais elle n’aurait été mise à jour puisque recouverte par la peinture.

Il est trop tard pour passer les menottes au coupable, sauf à arrêter un squelette. Il semble que la prescription jouerait pour celui qui assassina le cavalier de la toile… Malgré tout, il y a là un petit mystère qui ne déplaît pas à Julia, restauratrice de cette toile.

Tout le monde pourrait penser que l’amant (le cavalier/chevalier) de l’épouse (la dame en noir en arrière-plan) aurait été assassiné par le mari cocu et jaloux (un grand classique), son adversaire dans cette partie d’échec.

Plausible mais banal, bien que la théorie du rasoir d’Ockham nous la souffle. Mais ce serait trop simple, beaucoup trop simple !

La solution était moins simple mais nom de Zeus, pour arriver à comprendre le raisonnement, qui est long et obscur j’ai dû avaler des aspirines afin de calmer mes maux de tête !

On est loin des déductions à Holmes ou Poirot, loin des indices faciles à repérer car la résolution est dans les échecs, jeu hermétique pour mon pauvre et simple esprit. C’est trop mathématique, trop abscons pour moi.

En plus, j’ai trouvé les différents personnages assez plats, sans relief, hormis pour le vieux César qui nous gratifiait de touches d’humour de temps en temps. Lui, il a relevé le niveau des autres qui eux, pouvaient retourner au vestiaire.

L’écriture est simple, à la portée de tous, les complications venant dans la partie consacrée aux échecs.

Par contre, malgré le fait que je me suis perdue, j’ai apprécié quand l’auteur nous parlait de l’art et de ses trafics nombreux, des manières de restaurer des peintures et de la fabrication des couleurs à une époque lointaine.

Vous vous en doutez, j’ai sauté des passages entiers et des pages et des pages tant le roman ne me passionnait guère. Je suis allée jusqu’au bout tout de même car « Le polar pour les Nuls » en parlait en bien, tant au niveau de sa construction que de sa résolution.

Ouf, je suis arrivé dans les chapitres des révélations ! Et patatras, lorsque Munoz, le « détective », prodige aux échecs, dévoilera le nom du coupable « tadaaaa », j’en suis restée baba tant ça me semblait lourd, déjà vu, déjà fait, coup classique… Le coup que je déteste qu’on me fasse. Le coup de pute.

Sinon, c’était vachement alambiqué, c’était recherché d’incorporer la solution de l’énigme dans des parties d’échecs, mais tout ça m’a perdu. En plus, avec des personnages sans trop de saveur et de goût, ça m’a achevé.

Je vais l’oublier et le ranger sur mes étagères.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°226 et le Mois Espagnol et Sud-Américain chez Sharon – Mai 2020 [Lecture – 14].

 

Le portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde

Titre : Le portrait de Dorian Gray

Auteur : Oscar Wilde
Édition : Folio Classique (2014)/ Livre de Poche -Les Classiques (2016) / Gloriana (2016) / Pocket Classiques (2019)
Édition Originale : The Picture of Dorian Gray (1891)
Traducteur : Vladimir Volkoff

Résumé :
Alors qu’il rend visite à son ami peintre Basil Hallward, Lord Henry rencontre le jeune Dorian Gray.

Émerveillé par sa jeune beauté et sa naïveté, il se lie rapidement d’amitié avec lui et dit, en plaisantant, qu’une fois le portrait terminé, seul celui-ci gardera à jamais cette beauté tandis que Dorian vieillira peu à peu.

Le jeune homme déclare alors qu’il donnerait son âme pour que ce portrait vieillisse à sa place. À ces mots, tous rirent… sur le moment.

Effrayé par ce portrait si parfait, Dorian le laissera chez lui, protégé de la vue de tous, cachant honteusement le secret de son âme…

Le Portrait de Dorian Gray a été rédigé en 1890 puis complété en 1891. Ce roman fantastique est à la fois un manifeste esthétique et un récit moral.

Bien qu’Oscar Wilde y développe l’idée d’un art dégagé de toute éthique, le jeune Dorian Gray va faire face à sa conscience morale à travers son portrait qui porte à sa place les traces de sa perversité et la décadence que le temps inflige aux esprits les plus purs.

Critique :
Toutes les stars en ont rêvé, l’Oréal a essayé de le faire, Botox y est presque arrivé, mais en ce qui concerne la meilleure crème anti-vieillissement, c’est une peinture avec le portrait de Dorian Gray dessus.

Un p’tit coup de pouce du diable, sans aucun doute… Mais au moins, ça fonctionne et vous ne vous ruinerez pas en crème en tout genre ou en opération botox loupée.

Oscar Wilde, je le connais plus aux travers de ses enquêtes qu’aux travers de ses romans, c’est pour cela que j’avais, en 2012, découvert ce roman.

Punaise, quel coup de pied au cul, quelle plaisir de lecture, qu’elle plume que celle de Wilde ! Je ne pouvais pas juger sur ses autres romans, mais celui-ci avec un ton qui m’avait bien plu et qui me plait toujours autant.

Cynique, pince-sans-rire, les répliques sont cinglantes, elles fusent de toutes part, c’est savoureux, ça se déguste avec savoir mais sans sagesse car le roman ne fait pas grossir, malgré le fait qu’il est une friandise plus que gourmande.

Dorian Gray… Rhââ, il est beau, sexy, sensuel, bourré de fric, un vrai dandy qui a plus de présence qu’un fade Mister Grey, celui des 50 nuances… Même le Portrait a une présence, dans ce roman.

Par contre, niveau action, on doit plus en avoir dans les 50 nuances que dans Le Portrait car ce dernier a plus du suspense psychologique et des bons mots, des aphorismes que du roman bourré d’action.

Toute réussite nous attire un ennemi. C’est la médiocrité qui entraîne la popularité.

Le seul moyen de se délivrer de la tentation, c’est d’y céder. Résistez-y, et votre âme languira, tourmentée.

De toute façon, on ne lit pas le Portrait pour le côté thriller mais pour l’écriture de Wilde qui avait dû aussi passer un contrat avec Méphistophélès pour en arriver à un tel niveau. Ça pique et tape sous la ceinture.

Aujourd’hui les gens connaissent le prix de tout et la valeur de rien.

La chose la plus banale devient délicieuse dès l’instant qu’on la dissimule.

— Les bonnes influences n’existent pas, monsieur. Toute influence est immorale. 

— L’humanité se prend beaucoup trop au sérieux ; c’est le péché originel du monde. Si les hommes des cavernes avaient su rire, l’Histoire serait bien différente. 

Le culte de la beauté et de la jeunesse éternelle, l’égo, la perversion de ce jeune mondain (par un autre homme) pour qui ce culte de la beauté et de la jeunesse vont devenir une priorité et donc, précéder sa chute.

Il n’y a que deux sortes d’êtres qui soient véritablement fascinantes : ceux qui savent absolument tout, et ceux qui ne savent absolument rien.

Le portrait de Dorian Gray a une saveur plus particulière pour moi, holmésienne du dimanche car il rappelle un dîner offert par un américain à deux auteurs anglais bien connu : Conan Doyle et Wilde.

Nos deux auteurs avaient reçu une avance d’un américain nommé Joseph Stoddart, le directeur du Lippincott’s Monthly Magazine, publié simultanément à Londres et à Philadelphie, excusez du peu.

Une avance pour quoi ? Pour écrire chacun un roman, pardi, pas pour participer à Top Chef !

Wilde, écrivit « The picture of Dorian Gray » qui allait scandaliser le Londres littéraire et mondain et Conan Doyle, lui, s’était vu réclamer, non pas un roman historique, mais une autre aventure de Sherlock Holmes ! Ce fut « Le signe des quatre ». Moi je dis qu’on devrait le sanctifier, le Stoddart en en faire un Saint-Stoddart pour que je puisse aller lui brûler un cierge !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

Les visages : Jesse Kellerman [LC avec Bianca]

Titre : Les visages

Auteur : Jesse Kellerman
Édition : Sonatine (15/10/2009)

Résumé :
La plus grande œuvre d’art jamais créée dort dans les cartons d’un appartement miteux. Ethan Muller, un galeriste new-yorkais, décide aussitôt d’exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé, d’innocents visages d’enfants.

Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages : ceux d’enfants victimes de meurtres irrésolus…

Critique :
Si nous écoutons le 4ème de couverture, nous devrions être face au thriller de l’année !

Donc, qui dit thriller, dit sueurs froides, ou du moins, une tension à son comble, un suspense à couper au couteau et des mains moites serrant le roman.

Hem, les 4ème ne sont pas toujours vrais et racontent souvent des « Cracke » (jeu de mots pour les lecteurs du roman).

Attention, je ne dis pas que ce « thriller » est mauvais, loin de là… Il est plaisant, mais on est tout de même loin d’une lecture avec une tension oscillant au-dessus de 18 et pourvue d’un suspense insoutenable.

Pourtant, il y a tout de même un truc dans ce roman, qui a plus du policier pépère que du thriller survolté (ou de l’année) : j’ai lu les 100 premières pages d’une traite, parce que je voulais savoir où tout cela allait m’emmener, puis j’ai fait les 100 suivantes le lendemain et le surlendemain, j’ai avalé les 274 pages restantes.

Alors quoi ? Il y a un charme dissimulé dans ces pages qui fait que l’on a envie de les dévorer d’un coup ? Ou alors, on est tellement à la recherche de ce qui a fait de lui le thriller de l’année qu’on le dévore afin de trouver cette pépite cachée, telle une fève dans un gâteau…

Sans doute ai-je ressenti une sorte d’alchimie avec le narrateur, Ethan Muller, le galeriste qui a mis au jour cette étrange collection de dessins.

Ethan ne se mouche pas du coude, car ce jeune trentenaire est le dernier rejeton d’une famille de New-Yorkais pétés de thunes. Il déteste son père, à raison ou à tort, et, ma foi, il aurait besoin d’une thérapie chez un psy pour vider l’abcès de ce pus purulent.

Son enquête est intéressante car, partant de rien il remonte petit à petit la piste du dessinateur, mais rien de transcendant, une enquête tranquille, entrecoupée de petits flashback pour nous éclairer sur la famille Muller, parfaite incarnation du rêve américain, mais pas de suspense non plus car à un moment donné, j’ai eu le tilt qui a déclenché dans ma tête.

Alors ? Et bien, malgré le fait que ce n’est pas le thriller de l’année (pour moi), ni du mois, la lecture a été agréable et j’ai tracé dans les 274 dernières pages.

Intrigant, quand on y pense bien, pour un thriller qui n’a rien du nom.

Malgré tout, ce roman sera vite oublié dans ma mémoire et je n’en garderai pas un souvenir ému. Si j’arrive déjà à garder un souvenir de lui…

À lire éventuellement si votre médecin vous a diagnostiqué cardiaque et qu’il vous a prescrit des lectures calmes.

Je m’estime heureuse, car Bianca, ma binôme de LC, n’a pas aimé du tout et m’a confié que sans notre LC, elle aurait abandonné le roman. Vous ne me croyez pas ? Allez lire sa chronique, alors !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez NoctembuleetLe Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°30 – L’Entrepreneur de Norwood – un livre se passant dans une grande ville, avec beaucoup d’immeubles ).

Inavouable : Zygmunt Miłoszewski

Titre : Inavouable

Auteur : Zygmunt Miłoszewski
Édition : Fleuve Editions (14/09/2017)

Résumé :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, une peinture est volée dans le musée de Cracovie.

De nos jours, à Varsovie, le gouvernement envoie une équipe de quatre personnes pour la récupérer.

Ils vont aux États-Unis, sur l’île Sainte-Catherine, en Suède et ailleurs. Ils découvrent des secrets dont la divulgation pourrait nuire aux grandes puissances mondiales.

Critique :
Depuis que les aventures du procureur Szacki, c’est fini, je ne croyais pas que je m’en remettrais un jour (si Hervé Vilard chante dans votre tête, c’est tout à fait normal).

Et pourtant, pourtant… (Aznavour aussi, tiens, chante dans votre tête) Je dois dire que Zygmunt Miłoszewski a réussi à me plaire avec un roman tout à fait différent des enquêtes de mon procureur Szacki chéri.

Ce que j’apprécie chez cet auteur, c’est qu’il me parle de son pays, la Pologne, sans concession, sans prendre des gants, c’est brut de décoffrage, sans prendre de gants et s’il faut critiquer le pouvoir ou les habitants, il ne s’en prive pas.

La toile n’est pas signée, mais le diplomate y a fait attention parce qu’une seule nation au monde se complaît dans les représentations de cavalerie lasse et sale, pataugeant dans la neige, et c’est la nôtre [Pologne].

Et en Pologne, en plus, tout est parti en fumée. Les Allemands brûlaient les archives avec une grande application parce qu’ils savaient qu’ainsi, ils détruisaient la mémoire d’une nation.

Malgré tout, je découvre des pans de son pays avec toujours le même plaisir renouvelé, surtout lorsqu’il va gratter dans les pages sombres de l’Histoire, celles qui se sont déroulées entre 39-45. Et tout le monde ne fut pas droit dans ses bottes…

— Et côté USA ? demanda Anatol. Est-ce qu’il pourrait s’agir de la preuve que la guerre a profité aux Américains ?
— La guerre profite à tous les empires, c’est une loi immuable de l’Histoire. Les milieux d’affaires et les industriels trépignaient d’impatience à l’idée que les États-Unis s’engagent dans le conflit mondial. Pour eux, cela équivalait à une pluie de dollars, à des milliards en commandes gouvernementales. Une guerre mondiale engrangeait des profits pour tous, à l’exception des soldats envoyés au front et de leurs familles. Tout le monde y trouvait son compte, depuis l’économie nationale, en passant par les fabricants de chars d’assaut et les laboratoires scientifiques, jusqu’aux couturières qui cousaient les lanières des casques. Sans parler des banques, les banques gagnent toujours, et au cours d’une guerre, elles gagnent sur tous les fronts parce qu’elles financent d’ordinaire l’ensemble des belligérants. Pour les États-Unis d’Amérique, aucun investissement n’a jamais été aussi rentable que la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, personne ne le crie sur les toits, il vaut mieux chanter les louanges des héros tombés sous les drapeaux, mais les mécanismes qui relient la guerre, l’économie et le monde des affaires ont été décrits des millions de fois.

Anybref, le sujet n’est pas là, il se trouve plutôt dans la spoliation des œuvres d’art par les uniformes noirs à tête de morts – les nazis – qui ne se sont pas privés et ont vidés les musées et les maisons privées de tout ce qu’elles comportaient comme peintures ou autres objets d’art.

— Il ne s’agit pas seulement de l’œuvre d’art la plus importante volée à la Pologne durant la guerre, c’est tout simplement le tableau le plus important et le plus précieux jamais perdu et recherché dans le monde. Je ne crains pas de le qualifier de version masculine de la Joconde [Le Portrait de jeune homme de Raphaël]. 

La Pologne ne fut pas épargnée et voilà que son gouvernement désigne 4 personnes pour aller récupérer un Raphaël dans une maison privée aux États-Unis… « Ocean Eleven » à quatre pour jouer aux « Monument Men »…

— Quelle… misérable créature a accroché un Raphaël à côté d’une télé ? 

L’auteur, sous le couvert de l’Histoire et de faits réels, nous offre un thriller punchy, avec des personnages sympathiques, pas toujours très clean eux aussi, mais qui ont tous en comment l’Art, que ce soit un marchand, une spécialiste des œuvres volées, une voleuse ou un espion.

On pourrait se croire dans une grosse production hollywoodienne et pourtant, l’auteur a soigné son histoire, faisant en sorte que si fiction il y a, elle se glisse adroitement dans la réalité et ne vire pas non plus à du non-sens, même si, les personnages sympathiques qui constitue ce quatuor a tout de même beaucoup de chance en survivant à tout ceux qui sont lancés sur les traces.

De plus, en lisant ce thriller qui pulse sans pour autant être trop rapide, on apprend des tas de choses sur les œuvres d’art volées, sur les petites magouilles des États, et rien qu’en Art, on a de quoi briller durant les prochains repas en famille.

— Mais ils n’exposaient que les vieux maîtres ! Jamais les impressionnistes, et certainement pas Gauguin ou Van Gogh. Ces dirigeants ne les mettaient peut-être pas au même niveau de bizarrerie que les Picasso, Chagall ou Klee, mais on ne pouvait certainement pas classer ces toiles dans la peinture réaliste et académique. Officiellement, ces œuvres appartenaient à « l’art dégénéré » et aucun cacique nazi sain d’esprit ne se serait vanté d’y prendre goût. Himmler aurait débarqué aussi sec avec son obsession de la puissance germanique brute et aurait chuchoté à l’oreille du Führer que l’un de ses prétoriens était tombé amoureux des impressions et des expressions juives.

— Les nazis ne s’intéressaient vraiment qu’au réalisme ? demanda Anatol.
— Loin de là. Les Allemands savaient ce qui était bon. Officiellement, ils dénigraient l’épouvantable modernité pour lécher les bottes du grand chef. Officieusement, ils extrayaient les meilleures toiles impressionnistes des collections de Juifs français comme les pépites d’or d’un lit de rivière, le tout sous prétexte d’actions aryennes. Mais ils ne s’affichaient pas avec leurs prises.

Les fêtes de fin d’années sont proches, pensez-y… Si la conversation s’enlise, plutôt que de raconter une blague cochonne, embrayez sur la disparition de toutes ces peintures de grands maîtres.

Au final, une brique qui se lit toute seule, au coin du feu, avec un sourire béat devant les répliques qui fusent, les pensées remplies d’humour cynique.

Il s’était dit que c’était dommage pour tous ces gens si sympathiques. C’était dommage qu’ils soient nés dans ce pays qui n’avait jamais eu de bol [Pologne]. Vraiment, on avait de la peine à croire qu’ils avaient vécu ici toutes ces années en compagnie des Juifs. Les deux peuples les plus malchanceux du monde côte à côte, comme dans une putain de réserve naturelle de perdants. Si Dieu existait, son sens de l’humour manquait de finesse.

Le sage qui affirmait que le pouvoir absolu corrompt absolument avait raison. Les dirigeants américains avaient fini par croire qu’ils étaient au-dessus des lois, qu’ils étaient les maîtres de l’univers et ils se comportaient en tant que tels.

On se prend de sympathie pour les 4 personnages principaux, on tremble avec eux, on conduit pied au plancher, on tente de s’en sortir par tous les moyens, on transpire, on a froid, et on tente surtout de découvrir quel est l’horrible mystère qui se cache derrière tout ça, en toile (hahaha) de fond et qui pourrait faire des gros dégâts s’il venait à être révélé.

— Tu sais que je ne peux pas te le dire, Martin. Mais, puisque nous sommes entre vieux amis, je te dirai simplement qu’il y a des vieilleries, certaines vraiment vieilles, dont l’émergence menacerait bien plus la sécurité nationale que des bombes atomiques en vente par correspondance avec livraison gratuite à n’importe quelle adresse du globe. Tu comprends ?

Pas de baisse de régime dans le cadre de ce nouveau roman, on a perdu un procureur cynique et on se retrouve avec deux baroudeurs et deux experts qui en possèdent autant que Theodore Szacki.

Un vrai plaisir de lecture grâce à un scénario excellent et des dialogues au top. Sans compter qu’il tape toujours sous la ceinture, là où ça fait le plus mal.

Bien sûr qu’il comprenait. Des armes, c’était des morts, mais quelques cadavres supplémentaires ne faisaient pas une grande différence. Une propagande bien menée pouvait faire d’un mort le prétexte d’une guerre, ou d’un millier de morts un incident sans importance. Mais le savoir… le savoir, c’était le pouvoir.

PS : j’ai pouffé de rire avec le prénom d’un personnage secondaire : « Jerzy Majewski ». J’ai pensé directement au porc Jerzy de Gotlib dans un de ses calembours célèbre « Et père y colle au zoo ce porc Jerzy ».

— C’est comment dans ta taule en Pologne ? demanda-t-il. T’en as pas marre de bouffer du chou pourri ?
— Y a de jolies détenues, je suis devenue la reine des lesbiennes.
— Cool. Tu m’enverrais une photo ou deux ?
— À toi ? Mais tu as accès à tout le porno de la planète !
— Je sais, mais une connaissance, tu vois, c’est jamais pareil.
— Tu éplucherais une adresse pour moi ?
— Bien sûr. Et tu me rendras visite, un jour ?

Elle était loin d’être une sainte nitouche : une semaine plus tôt, elle avait couché avec l’un d’entre eux avant de rompre, et avant cela, elle avait sucé plus de bites qu’aucune femme à la ronde, et plus souvent que les mères du coin n’embrassaient leurs enfants pour dormir.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] ou sur le forum de Livraddict (N°51 – Environnement montagneux).

Nains – Tome 1 – Redwin de la forge : Nicolas Jarry & Pierre-Denis Goux

Titre : Nains – Tome 1 – Redwin de la forge                              big_4

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Un adolescent nain, Redwin, de l’ordre de la Forge, malmené régulièrement par un sale gosse Rom, veut devenir contre vents et marées un seigneur des runes.

Un seigneur des runes a l’honneur de se battre pour son clan contre le champion adverse. En cas de conflit, cela évite un bain de sang, uniquement deux combattants, un vainqueur et le conflit est réglé. Le père de Redwin s’oppose à cette ambition.

Mais Redwin qui souffre que l’on traite souvent son père de lâche, décide de devenir seigneur des runes par ses propres moyens et quitte définitivement son père. S’en suit alors une initiation tant à l’art de forger des armes qu’à celui de se battre.

Pour devenir un seigneur des runes, Redwin affrontera mille guerriers, dont Rom qui partage son ambition. Il y perdra beaucoup, son âme et son père…

Critique :
Même principe que pour la magnifique série « Elfes » : un scénariste et un dessinateur différents pour chaque album, album qui doit avoir une fin, mais pas trop fermée pour que l’on puisse faire une suite en cas de succès.

Dans cette série des Nains, le scénariste sera le même pour les 5 tomes. La seule différence.

Bon, l’autre différence sera de taille puisque l’on passe des oreilles pointues à des Gimli (le nain du Seigneur des Anneaux).

Ulrog est un nain curieux… Il est le plus grand forgeron nain de sa génération, il pourrait forger des armes puissantes, il est un orfèvre en la matière, il connait les runes puissantes à graver dessus, il sait comment leur donner vie, mais il refuse de mettre son art au service de la guerre et ne forge donc aucune arme. Les autres nains l’ont bannis, presque et personne ne le respecte.

Ulrog s’en torche le cul de ce que les autres pensent ou pas, lui, il est en ordre de conscience, mais pour son fils, Redwin, être traité de lâche ou de fils de lâche, c’est un calvaire, une torture, surtout qu’il voudrait bien forger des armes, lui, afin de devenir le Seigneur des Runes de leur ordre.

Voici une histoire classique d’un fils qui voudrait plus, alors qu’il ne manque de rien, un gamin qui voudrait laver tous les affronts que lui a fait subir Rom, un nain de son âge. Un fils qui va trahir son père, le renier, afin d’accomplir son rêve et pouvoir se vautrer dans le luxe et fourrer pieutard dans le joufflu des filles.

Classique, mais servi par des dessins magnifiques, des décors à couper le souffle, des couleurs et des ambiances à vous trouer le cul.

Il y a de la profondeur, dans tout cela. Même si on a affaire au problème éternel du fils qui se rebelle contre le père (tuer le père, pour Freud) parce qu’il croit que papa est un lâche.

Les personnages sont attachants, même Redwin, même quand on le voit s’enfoncer dans l’entêtement le plus crétin. On a mal avec lui, on a envie de lui crier qu’il s’est gouré de chemin, mais on sait qu’il ne nous écoutera pas, trop enfoncé qu’il est dans sa bêtise qu’il ne voudrait même pas se l’avouer à lui-même.

Parti de chez son père pour aller vivre chez son oncle Jarsen afin d’apprendre l’art de la forge et l’art du combat, Redwin n’aura de cesse de forger des armes afin de les exploiter au cours de combats. Il a du talent et son oncle espère bien réaliser un retour sur investissement lorsque son neveu arrivera au faîte de sa gloire.

Voilà un garçon qui ne savait pas se battre et qui, après des heures et des heures d’entrainement, mettra sa mauvaise science à son service en combattant dans les arènes de la cité des sang-mêlé, apprenant la haine et la violence…

Un scénario au poil, des combats sanglants, des arènes où se mêlent les remugles de chair perdues, la sueur et le vomi. Des personnages travaillés, attachants, qui évolueront avec l’âge.

Sans oublier le langage « spécial nains » utilisé dans le récit. La plupart des mots sont facilement compréhensibles, pour les autres, un lexique vous tend les bras en fin d’ouvrage, avec le cahier des dessins.

Un parcours initiatique où Redwin apprendra que le courage n’est pas celui dont on fait preuve durant un combat dans une arène, que l’or et la richesse n’apporte pas le bonheur et lui démontrera tout l’amour que son père avait pour lui. Et son talent !

Le côte Obscur de la Force est toujours à éviter…

Une putain de bien belle histoire avec des nains teigneux comme on les aime. Mais y’a de l’amour, dans tout ça…

Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde

Titre : Le Portrait de Dorian Gray

Auteur : Oscar Wilde
Édition: Livre de Poche (2005)

Résumé :
Par la magie d’un voeu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira.

Le jeune dandy s’adonne alors à toutes les expériences, s’enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés. « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais », « il faut guérir l’âme par les sens, guérir les sens par l’âme ».

Oscar Wilde voulut libérer l’homme en lui donnant comme modèle l’artiste. Pour se réaliser, il doit rechercher le plaisir et la beauté, sous toutes ses formes, bien ou mal.

Petit plus : L’art n’a rien à voir avec la morale. Dans une langue raffinée, l’auteur remet en question la société, le mariage, la morale et l’art. Ses propos sont incisifs et humoristiques.

Ce livre scandalisa l’Angleterre victorienne, Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu’il écrivait.

Au siècle suivant, Proust, Gide, Montherlant, Malraux ont contribué à la célébrité du génial écrivain.

Critique :
Dialogue imaginaire :
– Belzébuth ? Méphisto ? Hadès ? Est-ce que quelqu’un pourrait me répondre ? Y a quelqu’un ? demanda Dorian Gray.

– Que veux-tu, petit homme ? répondit une voix sépulcrale.

– Je souhaiterais vivre longtemps mais sans vieillir… Pouvez-vous m’aider, monsieur le Seigneur des Ténèbres ?

– Nous avons des excellentes crèmes anti-rides : de l’Huile Ofolaz, de l’Oré-Al de chez Bête En Cours ou de la Diader Mine. Au choix.

– Maître des Ténèbres, je ne suis pas prêt à vous vendre mon âme pour une quelconque crème anti rides ! Je refuse de vieillir, point !

– Tu rigoles ou quoi ? s’esclaffa le diable. Jane Fonda semble avoir 20 ans dans ses spots publicitaire !

– S’il vous plaît, Votre Ténébreuse majesté ? Qui est cette Jane Fonda ?

– Oublie, c’est dans le futur ! Fais-toi tirer le portrait, mon cher Dorian et laisse-moi faire le reste ! rugit le diable dans un rire démentiel.

Et voilà comment, par la magie d’un voeu (ou d’un pacte avec le Diable, nul le sait), Dorian Gray conservera la grâce et la beauté de sa jeunesse. Seul son portrait vieillira.

Mais à tout pacte, il y a une contrepartie et Dorian laissera plus que son âme dans ce petit arrangement !

Durant tout le roman, nous le voyons s’avilir, à défaut de vieillir, n’hésitant pas à tuer pour que son petit secret soit aussi bien conservé que sa jeunesse. Et point de vue conservateur, c’était du costaud !

Au départ, je n’avais pas l’intention de lire ce roman d’Oscar Wilde, même en sachant que c’était CE livre qu’il avait écrit tandis que Conan Doyle écrivait « Le signe des quatre ».

Nos deux auteurs avaient reçu une avance d’un américain nommé Joseph Marshall Stoddart, qui venait d’être nommé directeur du Lippincott’s Monthly Magazine, publié simultanément à Londres et à Philadelphie.

Une avance pour quoi ? Pour écrire chacun un roman…

Wilde, écrivit « The picture of Dorian Gray » qui allait scandaliser le Londres littéraire et mondain et Conan Doyle, lui, s’était vu réclamer, non pas un roman historique, mais une autre aventure de Sherlock Holmes ! Ce fut « Le signe des quatre ».

Honte à moi… Si une connaissance ne m’avait pas conseillé, séance tenante, de me procurer ce livre et de le lire, je ne l’aurais jamais lu. Et je serais passée à côté d’un grand moment de lecture !

La descente de Dorian dans un abîme de noirceur est tout simplement magnifique. On lit et on est impuissant devant ce qui se trame.

Excellent !

Lu dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma » de Kabaret Kulturel, du challenge « Romans Cultes » de Métaphore et « I Love London » de Maggie et TitineParticipe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.

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