Mon Ami Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moens

Titre : Mon Ami Sherlock Holmes

Auteur : Martine Ruzé-Moens
Édition : du Net (14/01/2016)

Résumé :
LE CARNET : Cette vieille aventure qui s’était déroulée fin 1888, n’aurait jamais dû sortir de Baker Street, s’il n’y avait pas eu, six années plus tard, ce noyé repêché dans la Tamise, toutes mes notes et mes documents dormiraient encore paisiblement au fond de ma vieille cantine.

Mais Sherlock Holmes n’avait eu aucune difficulté à identifier Alfred Miller, une ancienne connaissance de Whitechapel…

Deux journalistes téméraires, une étrange disparition, un poème diabolique, une cliente très particulière, un carnet égaré, un amoureux éconduit, l’ombre des victimes de Jack l’Éventreur, l’incompétence des polices locales et l’ambiance populaire des pubs londoniens, tels sont les principaux ingrédients de cette aventure qui nous entraîne dans le sordide quartier de Whitechapel, à la fin du 19è siècle.

Sherlock Holmes, aux prises avec ses démons, va y mener une enquête difficile, au surprenant dénouement.

En bonus, SANTA CLAUS, une enquête sous forme de conte de Noël holmésien.

Critique :
Régulièrement, je passe fouiner sur le site de la SSHF afin de voir les nouvelles sorties holmésiennes…

Hélas, ces derniers temps, le site n’était plus tout à fait à jour à ce niveau-là et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu’un nouveau titre était apparu (on passe du 19/01/2017 au 11/04/2018, c’est vous dire le trou).

L’auteure n’est pas une inconnue pour moi puisqu’elle m’avait séduite avec son  précédent titre, « Les vacances de Sherlock Holmes » dont je vous parlerai un autre jour (faudra que je le relise).

Ici, nous allons nous aventurer dans les crimes sordides de 1888, mais sans trop y entrer, Holmes se trouvant à ce moment là sur d’autres enquêtes et Watson dans ses préparatifs de mariage, mais les protagonistes vont tous se trouver à un moment donné au Ten Bell Pub et croiser Mary Jane Kelly.

N’espérez pas une résolution de l’affaire de Jack The Ripper, mais l’auteur joue brillamment sur le meurtre en chambre de Mary Jane et sur le fait que l’Éventreur a changé son modus operandi puisqu’il a pris son temps et à massacré à l’intérieur et non à l’extérieur.

La théorie de Holmes est plausible dans l’enquête qu’il a mené et des informations qu’il a obtenue.

Le portrait du détective est assez fidèle à l’original, mis à la sauce de l’auteure (madame Hudson sur le For’holmiste de la SSHF) et Watson est vraiment le compagnon fidèle mais qui a son mot à dire et intervient parfois vertement s’il n’est pas d’accord avec une théorie du maître.

À noter que ce tome comporte des références à leurs aventures publiées dans le fameux  « Les vacances de Sherlock Holmes » car si nous faisons une incursion dans l’année 1888, c’est en 1994 que nos amis se trouvent, après le Grand Hiatus, donc.

Un roman holmésien qui se boit comme du petit lait et qui se lit les doigts de pied en éventail tant le plaisir est présent lors de la lecture.

Certes, l’enquête ne révolutionnera pas le genre, ne vous attendez pas à un truc de malade à la sauce Thilliez, le but n’est pas non plus de nous sortir une solution à la Agatha Christie, mais de faire revivre le grand détective de Baker Street aux travers d’aventures sans prétention mais travaillées.

Un roman que je ne regrette pas d’avoir commandé sur un grand site de vente en ligne avec livraison gratos.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

 

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Satanas : Mario Mendoza

Titre : Satanas

Auteur : Mario Mendoza
Édition : Asphalte (08/02/2018)
Édition Originale : Satanás (2002)
Traducteur : Cyril Gay

Résumé :
Bogota, années 1980. Lasse de vivre d’expédients, María décide de prendre sa revanche sur la société en dépouillant les clients des clubs chics de la ville.

Artiste à succès, Andrés découvre que ses portraits prédisent les maladies dont ses modèles vont souffrir. Prêtre dans un quartier populaire, Ernesto voit sa foi mise à rude épreuve quand son chemin croise celui d’un assassin refusant tout repentir.

Qui peut bien relier ces trois âmes tourmentées qui errent dans les rues de la capitale colombienne ?

La réponse, c’est Campo Elías, vétéran du Vietnam hanté par ses souvenirs de guerre et obsédé par le thème du double maléfique.

L’ancien soldat ne connaît qu’une seule façon de régler ses problèmes : la violence. Et il n’hésitera pas à y recourir.

Critique :
Quoi ? Satanas sans Diabolo ? Mais c’est une hérésie !

Autant commencer sa chronique par un petit trait d’humour parce que tout le reste de ce roman noir ne se prête vraiment pas à rire.

Ici, on aurait plutôt envie de chanter ♫ Oui, je suis Belzébuth, je suis un bouc, je suis en rut ♪ et encore, c’est trop festif pour aller avec ces pages sombres de chez sombres.

Nous sommes dans les années 80. Il y a quelque chose de pourri à Bogotá, capitale de la Colombie pour ceux qui se sont endormis aux cours de géographie.

Comme si un démon avait ensorcelé les gens, les poussant vers le côté obscur du la Force et du Mal. Le Démon serait-il à Bogotá ? Satan l’habite ?

En tout cas, c’est la question que se pose un prêtre, Ernesto face à tous ces gens qui se transforment en assassins ou devant cette jeune fille qui n’est pas loin de crier « baise-moi » comme dans L’Exorciste.

Destins croisés de plusieurs personnages qui, de prime abord, n’ont rien en commun : le prêtre Ernesto, le peintre Andrés qui fait des portraits prophétiques, María la pulpeuse jeune fille qui irait bien sur #balance-tous-ces-porcs et qui prendra sa revanche ensuite avant de se faire tacler bien salement et Campo Elías, un vétéran du Vietnam qui a du mal à trouver sa place dans cette société.

Rien en commun entre ces personnages… Pourtant, ces destins fracassés vont se croiser avant de se rejoindre dans un restaurant, pour une bouffe mémorable dont tout le pays se souviendra.

Ce roman, je l’ai dévoré, je me suis immergé dedans, j’ai plongée toute habillée et j’avais du mal à en sortir, tant les destins et les vies des personnages m’avaient emportées dans cette Colombie qui est loin des cartes postales.

Le final m’avait laissé groggy, mais là où j’ai eu des sueurs froides, c’est lorsque j’ai lu la postface et appris que ces événements avaient eu lieu réellement ! Là, ça te glace encore plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018),le Mois Espagnol chez Sharon (Mai 2018).Le Challenge et « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°44 – L’Aventure du Pied du Diable : lire un livre comportant des démons).

Iboga : Christian Blanchard

Titre : Iboga

Auteur : Christian Blanchard
Édition : Belfond (25/01/2018)

Résumé :
Pire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité… 28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes.

Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la « Louisette ».

Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour. Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.

Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…

Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois… Un homme trop jeune pour mourir.

Critique :
Des romans traitant de l’univers carcéral, j’en ai lu quelques uns et je suis toujours ressortie nauséeuse de ces histoires.

Non pas que je sois contre l’enfermement des criminels, violeurs et autres personnes ayant commis des méfaits graves, juste que j’y ai toujours ressenti une inhumanité crasse.

Pas de faux suspense dans ce roman, Jefferson Petitbois est coupable, il méritait la réclusion, sans aucun doute et même la peine de mort (même si je ne suis pas pour).

Mais Jefferson méritait aussi les circonstances atténuantes ! Abandonné à sa naissance, ses débuts dans la vie n’ont guère été brillants. Ensuite, la faute revient sans doute à une administration trop lente, trop froide, trop archaïque et au manque de moyens, qu’ils soient financiers ou humains.

Et on se retrouve ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil…

La faute aussi à Jefferson car môssieur s’indigne que ce soit toujours à lui de faire des efforts pour être poli, gentil, alors qu’on n’exige pas cela des gens qui se trouvent en face de lui, que ce soient les familles d’accueil ou des matons, bien plus tard.

Le récit est prenant, poignant, un huis-clos qui se déroule sous la musique des chaînes qui entravent les poignets et les chevilles de Jefferson.

Jefferson, notre jeune narrateur, nous raconte sa vie dans les murs de deux prisons différentes, son passé, sa rencontre avec Max, ses crimes et le comportement affreux de certains matons (je ne jetterai pas la pierre à toute la profession, leur boulot n’est pas une sinécure non plus).

C’est un récit poignant, mais l’émotion attendue n’était pas au rendez-vous… Non pas que j’aie un coeur de pierre ou que je manque d’empathie, non, juste que j’avais ressenti des tonnes d’émotions dans d’autres livres du même genre et que je désirais les ressentir à nouveau dans celui-ci.

Pourtant, des émotions, il y en a, même si pour moi, elles ont un goût de trop peu. Sans doute aussi la faute au fait que l’on se retrouve avec l’habituel maton sympa et le détestable, comme souvent.

Ou alors était-ce parce que le récit était trop réaliste, comme réellement écrit par un assassin qui laisserait une trace de sa vie sur 21 carnets ?

Là où l’auteur a bien bossé, c’est dans son personnage car on devrait mépriser Jefferson, surtout à la lumière de ses crimes, mais je ne suis pas arrivée à le détester tout à fait, j’ai même eu de la peine pour lui, un comble lorsque l’on pense que c’est un criminel !

Iboga est un roman qui, comme les douze alcaloïdes tirés des racines de cet arbre, a un goût acre et amer particulièrement fort dans la bouche. Le milieu carcéral n’est pas celui des Bisounours et si la rédemption est toujours possible, l’espoir, lui, est aux abonnés absents.

Malgré le manque d’émotions ressenties (je suis peut-être la seule responsable), Iboga est un roman fort, profond, où l’on ressent très bien la sensation d’étouffement dans ces 10m2 que font la cellule.

Un roman bourré d’humanité mais aussi d’inhumanité.

Si vous voulez les noms des romans qui m’ont émotionné, je vous citerai « Papillon de nuit » de R.J. Ellory, « Meurtres pour rédemption » de Karine Giebel, « La ligne verte » de Stephen King, « Oscar Wilde et le mystère de Reading » de Gyles Brandreth et « En ce lieu enchanté » de Rene Denfeld.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

 

Nains – Tome 8 – Sriza du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 8 – Sriza du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (23/08/2017)

Résumé :
Sriza est un exorciste du temple, un cognar ayant fait voeu de combattre les démons et de protéger ses paroissiens.

Mais alors qu’une terrible tempête de neige recouvre la vallée, l’isolant ainsi du reste du monde, une horde de possédés attaque les villages enclavés. Sriza doit découvrir ce que cherchent les démons pour avoir une chance de les arrêter.

Critique :
— Ta mère suce des bites en enfer !

Non, non, rassurez-vous, je n’insulte pas votre mère et je n’insinue rien, mais vu que notre Sriza est un exorciste, il aurait pu tomber une fois dans sa longue vie sur ce genre de démon hurlant des insanités sur sa pauvre mère !

Mais au fait, je connais, moi, Sriza ! Bon sang, mais c’est bien sûr : on avait croisé sa route dans le tome 17 des Elfes ! Quelle bonne surprise.

Après avoir chassé les Démons, notre ami a une vie un peu plus calme en tant que prêtre dans la cité d’Ark’öm. Un prêtre qui n’hésite pas à foutre son poing dans la gueule de ses ouailles qui ne respecteraient pas les règles.

Sriza ne sera pas le seul nain dont j’ai déjà croisé la route avant, car nous retrouverons aussi Aral, celui du tome 3, déclaré Grand Traître de sa Race, et à qui on va faire la chasse car sur son chemin, on retrouve des villages entiers décimés !

Qui a fait ça ? Vous le saurez en lisant cette bédé et en chassant le Démon avec Sriza et sa team de guerriers plus fermiers que combattants, et pas toujours des Sherlock Holmes !

Heureusement que Sriza a un cerveau et un passé qui fait de lui en homme compétent dans la chasse au serial-killer de masse.

Mêlant habillement les moments du présent avec ceux de l’enfance de Sriza, ce tome ne vous laisse que peu de temps pour respirer et vous entraine dans une chasse à l’Homme (au Nain ? Au Démon ?) endiablée où il faudra être le plus rapide si on ne veut pas crever comme une bête dans les montagnes enneigées.

Dans ce tome, il y a l’histoire de deux jeunes enfants, au destin semblable, mais l’un est allé vers la lumière et l’autre vers l’obscurité, l’un sera Yoda et l’autre Dark Vador, jusqu’à l’ultime affrontement.

Les dessins ne sont pas aussi superbes que certains autres albums, mais ils se défendent bien et les décors sont d’une majesté qui donne envie d’aller s’y recueillir, s’il n’y faisait pas aussi froid.

Le final est dantesque, perfide, démoniaque. Bref, j’ai adoré !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

 

Les aventures de Mary Russel et Sherlock Holmes – Tome 3 – Le Testament de Marie Madeleine : Laurie R. King

Titre :  Les aventures de Mary Russel et Sherlock Holmes – Tome 3 – Le Testament de Marie Madeleine

Auteur : Laurie R. King
Édition : Michel Lafon (2006)

Résumé :
Eté 1923. Mary Russell et son époux, l’illustre Sherlock Holmes, reçoivent la visite de Miss Dorothy Ruskin, tout juste revenue de Terre sainte.

Elle leur fait part d’une découverte fascinante : un testament rédigé sur rouleau de papyrus datant de l’an 70 et dont l’auteur, qui ne serait autre que Marie Madeleine, se désigne comme « apôtre du Christ ».

Mais l’archéologue amateur trouve la mort dans un accident suspect dès son arrivée à Londres. L’a-t-on tuée en raison de ses opinions politiques ?

A-t-on précipité sa disparition pour voler le papyrus, porteur de vérités susceptibles d’ébranler les fondements du christianisme ?

Le Testament de Marie Madeleine : l’enquête la plus inquiétante de Mary Russell et Sherlock Holmes.

Critique : 
ÇA c’est l’enquête la plus inquiétante de Mary Russell et de Sherlock Holmes ?? Laissez-moi rire !

Mais bon, je ne devrais plus être surprise des 4ème de couverture menteurs, prometteurs de beaux jours, de rasage gratis…

Déjà rien que le titre était prometteur d’ésotérisme et d’enquête palpitante.

Pschitttt, une fois de plus.

Le fameux testament de Marie-Madeleine dont on nous cause est peu présent dans l’histoire, si ce n’est au début et à la fin, le milieu étant centré sur l’enquête que mèneront de concert Holmes et sa femme Mary Russell pour trouver l’assassin de Dorothy Ruskin.

Cette dernière avait de la suite dans les idées lorsqu’elle fit en sorte que Holmes mène l’enquête après sa mort (elle se savait menacée).

Une « enquête mortelle » disait aussi le titre ? Je ne me suis pas trop inquiétée, merci et  bien que l’histoire n’était pas trépidante, pas de quoi me tuer, si ce n’est d’ennui car il y avait moyen de mieux faire (selon mon avis personnel, qui ne vaut pas grand-chose).

La lecture est juste bonne pour un après-midi de détente, sans se casser la tête, sans user de ses neurones et Holmes fait moins « vieux con » que dans le tome 2 (pardon à LUI).

Comme quoi… On descendait en niveau au fil des tomes, mais celui-ci ne va pas labourer la terre six pieds dessous, mais la frôler.

Leur enquête est longue lente, mais je ne me suis pas endormie sur le livre pour autant.

Holmes montre peu son affection pour sa femme, juste par des petits gestes lorsqu’ils sont seuls. Avec un homme tel que lui, ça vaut toutes les démonstrations romantiques du monde !

Sinon, j’aurais mieux aimé un peu plus de détails croustillants. On est obsédée ou on ne l’est pas…

En tout cas, cela se lit facilement, ça mange pas de pain, ça ne cassera pas trois pattes à un canard, une lecture détente en laissant son cerveau au repos, mais j’ai tout de même connu mieux.

Mais comme je m’attendais à pire…

Je me demande ce que donnerait la traduction des autres titres de cette collection. Comme je suis maso, je les achèterais et je les lirais !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

Sherlock Holmes – L’affaire du chien des Baskerville : Deborah Kespert

Titre : Sherlock Holmes – L’affaire du chien des Baskerville

Auteur : Deborah Kespert
Édition : Tourbillon (24/11/2011)

Résumé :
Grâce à la progression proposée dans le livre, le lecteur aide Sherlock Holmes et son fidèle Watson à résoudre la plus fameuse énigme de leur carrière !

A côté du livre la pochette du dossier personnel contient les fac-similés des documents nécessaires à la résolution de l’enquête. Les cartes d’identité des suspects, les rapports de police, le plan de la scène du crime, les articles de journaux et bien d’autres documents mettront le lecteur sur la piste du coupable.

Les astuces de Sherlock Holmes feront enfin de lui un parfait détective !

Critique :
Le genre de livre à offrir à un enfant qui aimerait découvrir l’univers de Sherlock Holmes, où si vous avez l’intention de passer le virus à vos enfants…

Pour un adulte qui connaît le canon holmésien, le livre n’apporte rien d’autre que de jolies illustrations, des indices dans une enveloppe, des articles de journaux,… bref, tout ce qu’il vous faut pour résoudre l’enquête.

Le hic, c’est qu’elle est la même que le livre, donc, si vous l’avez lu, vous connaissez l’assassin…

Mais l’ouvrage est très bien réalisé et l’adulte que je suis est redevenue enfant en jouant avec…

Le genre de livre à offrir à un enfant qui aimerait découvrir l’univers de Sherlock Holmes, où si vous avez l’intention de passer le virus à vos enfants…

Et vous savez que j’aime jouer avec.

© Parfum des livres – Blog

Le brouillard tombe sur Deptford : Ann Granger [Lizzie Martin & Ben Ross – Tome 6]

Titre : Le brouillard tombe sur Deptford [Lizzie Martin & Ben Ross – Tome 6]

Auteur : Ann Granger
Édition : 10-18 (04/05/2017)

Intro (par Ida): Une bourgeoise est retrouvée le crâne défoncé et accessoirement morte dans un terrain vague et forcément immonde du quartier de Deptford.

Ce n’est pas ce soir que l’inspecteur Benjamin Ross et son adjoint Moriss pourront rentrer chez eux, après une longue journée passé à Cambridge pour une autre affaire !!!

Parce que le chef de la police de Deptford soi-disant en sous-effectif avait d’autant plus besoin que quelqu’un se coltine ce boulot à sa place qu’il promettait d’être délicat et casse-gueule…

Ne croyez pas que son épouse, Lizzie Martin épouse Ross soit en reste… Ann Granger a fait ce qu’il fallait pour que l’un et l’autre courent après le même lièvre comme à l’accoutumée.

Résumé (par Ida) :
Or donc Ben Ross qui se réjouissait de pouvoir enfin rentrer dîner avec sa femme après sa longue journée de procédure à Cambridge, se voit réquisitionné au moment de partir pour aller sur les lieux de la découverte d’un cadavre, celui d’une femme bien nourrie, bien habillée gisant dans la boue d’un terrain vague.

Un peu plus tôt dans la journée Lizzie était allée prendre le thé avec son obèse tante Parry que son médecin a refilé à un confrère pour qu’il la mette au régime. Un véritable drame victorien au cours de laquelle, Lizzie va croiser la fiancée d’un neveu de Tante Parry, devenu représentant à la Chambre…

Or le frère de la dite fiancée semble s’enfoncer dans de sombres affaires de dettes de jeux qui risquent d’embarrasser la réputation de son futur époux qui doit rester sans tâche.

Et dieu sait qu’avoir un beau-frère qui a des dettes de jeux est le genre de scandale qui doit contraindre un homme politique à la démission…

La fiancée implore l’aide de Lizzie pour convaincre son frère d’aller humblement demander de l’aide à leur père afin qu’il règle ses dettes et que son frère cesse de lorgner sur son héritage…

Or, le lendemain, la bonne d’une certaine usurière de Deptford vient annoncer la disparition de celle-ci au poste de police, et reconnaît de cadavre la veille comme celui de sa patronne… et le frère de la fiancée du neveu de tante Perry comme le dernier visiteur de sa maîtresse !

Évidemment le gandin proteste de son innocence ! Et voilà, bingo la boucle est bouclée !

Voici Lizzie et Ben à nouveau réunis dans une ténébreuse affaire. L’un devant trouver le coupable d’un meurtre et l’autre veiller à protéger la fiancée du neveu de sa marraine d’un scandale qui pourrait empêcher le mariage tant attendu !

Critique (réalisée par Ida) :
J’ai eu un drôle de pré-sentiment en découvrant le volume, ou tu du moins le titre de celui-ci. En effet, j’étais habituée à des titres plus mystérieux et poétiques de la part de l’auteur.

Depuis « Un intérêt particulier pour les morts », et avec « La curiosité est un défaut mortel », j’avais toujours apprécié l’originalité des titres des romans de cette série.

Et là… Ce titre qui relève de la simple banalité d’un communiqué météo m’a paru tomber un peu à plat…Bof…

Je n’allais pas m’arrêter à si peu ! Les aventures de Lizzie et Ben, personnages sympathiques, dans une atmosphère victorienne par ailleurs toujours bien rendue par l’auteur devaient suffirent à mon ravissement…

La magie a presque opéré cette fois ci encore… Oui… je dis bien presque.

Parce que cette fois ci le roman me semble pécher quelque peu…

D’une part, parce qu’il peine à se mettre en route. L’intrigue n’est clairement posée qu’au terme du premier tiers du roman, ce qui dans un roman de 260 pages confine à un démarrage plutôt poussif.

Et généralement qui dit démarrage longuet dit souvent dénouement (proportionnellement) précipité…

Ensuite… Une chose m’a profondément gênée.

Ce roman a un parfum de déjà lu assez entêtant qui vous assaille dès les trente premières pages et reste là, bien tenace, jusqu’à ce l’affaire soit déjà très avancée, c’est à dire suffisamment pour que soient définitivement écartés les soupçons de plagiat que ne pouvait manquer d’avoir une lectrice de la série d’Anne Perry mettant en scène le couple Pitt, lui-même également composé d’une jeune femme de bonne famille mariée à un inspecteur de la police londonienne.

Car en effet, l’une des premières aventures du duo Pitt d’Anne Perry porte justement sur une affaire de meurtre d’usurier qui aime à faire chanter ses clients, dont un proche du couple…

Et si le fait qu’Ann Granger se soit inspirée d’Anne Perry pour créer un duo assez similaire échappait au parfum du plagiat parce que sa narration y était plus légère, je trouve extrêmement maladroit qu’Ann Granger ait également réutilisé comme intrigue de roman, une intrigue déjà utilisée par Anne Perry pour son jeune couple victorien.

Je dois avouer que cela m’a profondément perturbée et dérangée pendant toute ma lecture.

Si le Londres victorien est toujours au rendez-vous, et si Lizzie et Ben me sont toujours aussi sympathiques…

C’est leur créatrice qui l’est aujourd’hui nettement moins à mes yeux.

Si elle veut faire du couple Ross une copie du couple Pitt… le mieux serait tout de même qu’elle évite de leur écrire des aventures qui se ressemblent ne serait-ce qu’un peu ! Elle évolue avec ce couple là, sur une crête instable qui mériterait plus de prudence.

Impossible pour moi de noter les qualités intrinsèques de ce roman. Pas de cotation « sherlocks » aujourd’hui…

Juste un carton rouge. Parce que là, il y a faute… Et pas qu’un peu.

PS : La tenancière du blog rappelle à ses aimables abonnés ou autres, que l’inestimable Ida n’est pas rémunérée pour la rédaction de ses chroniques littéraires chez Cannibal Lecteur. Ni en argent, ni en nature, ni en poste de travail hautement rémunéré pour ne rien faire !!

[SÉRIES] Rillington Place : La série qui te place dans La Place !

La chaine britannique nous propose une mini-série, « Rillington Place » qui se penche sur l’histoire du tueur en série John Christie qui a sévi durant les années 1940 et le début des années 1950.

Ce tueur est déjà bien installé dans la culture populaire, avec le film « L’Étrangleur de la place Rillington » sorti en 1970. Il est aussi le personnage principal du roman (et de son adaptation) « Thirteen Steps Down ». Sans oublier qu’une reconstitution concernant Christie est visible dans la Chambre des Horreurs au musée de Madame Tussaud à Londres.

Cette histoire vraie est donc maintenant au cœur de Rillington Place, minisérie en trois épisodes scénarisée par Ed Whitmore et Tracey Malone. Chaque épisode nous relate les faits selon une perspective différente.

Synopsis : Le titre fait référence à l’adresse où a vécu au début des années 40 jusqu’en 1953 John Reginald Christie (Tim Roth), le tristement célèbre tueur en série qui a au moins sept meurtres de femmes à son actif.

Chaque épisode nous offre un point de vue différent : le premier étant celui de son épouse Ethel (Samantha Morton), le second celui de Timothy Evans (Nico Mirallegro), une victime collatérale de Christie, lequel occupe le devant de la scène au troisième épisode.

Ce que j’en ai pensé : Pensez à vous munir d’un chandail épais pour visionner cette série car elle donne froid partout !

John Reginal Christie a tout d’un looser, d’un homme « on l’voit, on l’voit plus »… Il est insignifiant et vous ne vous en méfierez pas.

Vous auriez tort et se sera sans doute la dernière chose que vous ferez de votre vie car le Christie en question n’est pas une salle de vente, ni une auteure à succès de romans policiers, mais un serial killer.

Tim Roth est parfaitement crédible dans le rôle, méconnaissable, son regard est froid, ses manières doucereuses, il marche doucement, les mains derrière le dos, la bouche un peu entrouverte, avec les jambes écartées, comme s’il avait fait un gros paquet dans son slip ou comme s’il possédait une grosse paire de couilles…

Sa femme, la pauvre, est effacée, sous sa coupe, la parfaite femme qui s’occupe de son mari et qui baisse les yeux devant lui. Pourtant, elle l’aime ! Et elle ne se pose pas trop de questions.

Nous sommes fin des années 30, début des années 40 et on continuera après la Seconde Guerre Mondiale à suivre cet homme qui fait froid dans le dos.

L’atmosphère est aussi responsable du froid qui m’a envahi les os : leur rez-de-chaussée est miteux, sombre, avec un papier peint qui cloque, des portes qui grincent, des clinches qui couinent, le jardin en friche, peu de lumières, des meubles dont la déchetterie n’en voudrait pas.

Et notre Christie qui se déplace dans son rez-de-chaussée avec lenteur, comme s’il avait du mal à bouger… Il est effacé ! On le voit, on le voit plus, on ne le remarque pas, ou si peu, on l’oublie vite, ou alors, on lui fait confiance.

Parlons un peu d’Ethel, voulez-vous… Madame Christie. Je ne saurais dire si elle est coupable à 100% car la pauvre avait le cul entre deux chaises : elle croyait son mari et le jour où elle s’est opposée à lui, il a tenté de l’étrangler.

Ok, après être partie, elle est revenue chez lui, la queue entre les jambes. Mais gardons en tête le contexte et l’époque : à ce moment là, l’épouse ne la remmenait pas, elle croyait son mari et quand elle a voulu parler de son mari qui avait un comportement étrange, on lui a suggéré de mieux s’occuper de lui !

Oui, il y avait des indices ou du moins, des trucs vachement mouches, mais Ethel passe à côté, elle n’additionne pas, ou si elle le fait, elle se garde bien d’afficher la réponse de peur de comprendre.

Si la 1ère partie était glaçante à être aussi proche du tueur, la deuxième le sera encore plus car là, on descend encore plus bas dans l’abject et j’ai mis mes mains devant ma bouche pour ne pas hurler lorsqu’on a découvert la petite Geraldine et que l’on a pendu Tim, innocent des crimes dont on l’accuse.

Un innocent pendu… L’horreur absolue !

Par contre, lorsque passera la corde autour du cou de Christie, là, je me suis dis que la mort était trop douce et qu’il aurait fallu le pendre, l’écarteler, le guillotiner, le sodomiser, l’éventrer, le fusiller, l’électrocuter et plus, si affinités.

Lorsque le mot fin apparaît en bas de l’écran, on est sur les genoux. Pas à cause du rythme trépidant, mais à cause des atmosphères rendues dans cette série de 3 épisodes qui prennent aux tripes.

Sans nous la jouer avec des effets dignes des films d’horreur, le réalisateur nous offre quelques heures d’angoisses absolues et une fois terminé, on a envie de regarder « Le monde de Dory » ou tout autre animé joyeux !

Le pire est que c’est tiré d’une histoire vraie… Et que personne n’a rien vu !

Rillington Place est une série dérangeante, hypnotisante à cause de sa putain de mise en scène anxiogène et des trois points de vue proposés. C’est foutrement efficace !

Je ne peux pas lui mettre 5 Sherlock et un coup de cœur car ceci n’était pas une fiction… Ce serait limite morbide. Pourtant, je ne peux que vous la recommander… 

Si vous vous sentez prêts à pénétrer dans une atmosphère glauque et sombre…

Question : Et vous, que préférez-vous ? Un coupable en liberté  ou un innocent au bout d’une corde ? Parce que de mon côté, c’est toujours pour cette raison que je suis contre la peine de mort : on a déjà pendu/électrocuté/… des innocents.

Le retour de Jack l’Eventreur : J.B Livingstone

Titre : Le retour de Jack l’Eventreur

Auteur : J.B Livingstone (pseudo de Christian Jacq)
Édition : Les Éditions du Rocher (1989)

Résumé :
A la fin du siècle dernier, une affaire tristement célèbre, la plus mystérieuse de l’histoire criminelle, devait bouleverser l’Angleterre : plusieurs meurtres de femmes de petite vertu étaient commis dans un quartier sordide de Londres par celui que l’on appela sans jamais déceler son identité, Jack l’Éventreur.

Plus d’un demi-siècle plus tard, les mêmes faits atroces se reproduisent à Whitechapel.

La date des meurtres, les crimes eux-mêmes, les affreuses blessures, les mutilations… Tout porte la marque du héros maudit.

La surprise confine à la stupéfaction lorsque les huit suspects repérés par le super-intendant Marlow apparaissent comme les inquiétantes réincarnations de ceux de l’année 1888… Il y a de quoi devenir fou…

Jack l’Éventreur, par la grâce d’un élixir de jouvence, serait-il de retour ? Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour reprendre ses sinistres activités ? Un dément aurait-il ourdi cette œuvre noire ?

Mais mû par quel mobile ? Une fois de plus la perspicacité de Higgins est mise à rude épreuve.

Critique :
Mais quel est l’imbécile qui a établi ma liste de lecture pour le Mois Anglais de juin 2017 ? Ah mince, c’est moi…

Niveau nombres de lectures pouraves mensuelles, je ne sais pas si j’ai déjà réussi à faire pire…

Victor Pivert, déguisé en Rabbi Jacob, m’aurait dit : « Et bien, fallait pas jouer le mauvais chameau ! ».

Parce qu’ici, nous sommes face à la toute grande littérature… de gare ! Attention, pas d’une grande gare, une toute petite gare paumée dans le trou du cul du monde.

Si les écrits de monsieur Christian Jacq (J.B Livingstone c’est lui) m’ont emporté à un moment de ma vie de lectrice, il n’en serait plus rien maintenant et la preuve m’est apportée sur un plateau d’argent.

Je vais sortir mon scalpel pour l’autopsie sauvage de ce truc littéraire.

Déjà une grosse erreur dans le résumé où l’on nous dit que nous sommes « plus d’un demi-siècle plus tard » : un gros demi-siècle plus tard, oui ! Parce que 1888 + 50 nous donnerait l’année 1938, hors, on nous parle de police scientifique et d’ordinateurs !

Nous nous trouvons clairement dans la moitié des années 80… Autrement dit, presque un siècle plus tard que les événements de 1888.

J’assassine qui maintenant ? Les dialogues et la narration à la limite du neuneu ? Où l’on se demande si c’est un grand auteur qui les a écrit où s’il a délégué la tache à son p’tit neveu ?

Il y avait de quoi devenir fou. Certains ne tarderaient pas à croire que Jack l’Éventreur n’était pas mort et qu’après de trop courtes années de répit il avait décidé de se lancer dans une nouvelle croisade meurtrière contre les dames de petite vertu de Whitechapel. Cela ne se pouvait pas…

Les personnages qui sont stéréotypés, clichés et poussifs au possible ?

Comme les chats, l’ex-inspecteur-chef voyait dans l’obscurité.

L’ex inspecteur-chef Higgins est bourré de qualités, sans défauts aucun, de plus, il parle aux suspects comme si c’était des gosses que l’on gronde !

— Pouvez-vous jurer que vous n’aviez pas l’intention d’assassiner cette femme ? demanda Higgins avec gravité.
— Oui, inspecteur. Mais j’ignore si ma parole possède une quelconque valeur à vos yeux.

Higgins se fit sévère.
— Je vous interdis bien de vous en servir ailleurs que dans votre boucherie. [En parlant d’un couteau sacrificiel].

Quand au super-intendant Marlow, je ne sais pas où Scotland Yard l’a péché, mais bon sang, quel crétin fini !

Nous sommes dans les années 1980 et ce petit monsieur ne veut pas importuner les aristocrates parce que selon lui, les gens de la haute ne peuvent pas être le coupable des crimes atroces !

Higgins crut que le superintendant était sur le point de défaillir.
— Higgins… Si vous éprouvez un peu d’amitié pour moi, laissez le duc à l’écart ! Comment un homme de cette qualité pourrait-il avoir massacré des femmes de mauvaise vie ?
— Il rodait bien dans Whitechapel le 31 août et le 8 septembre, et il figure bien sur votre liste.

De plus, ce trouillard rêve depuis toujours d’intégrer la garde rapprochée de la reine Elizabeth II, la plus belle femme du royaume, selon lui.

Depuis son enfance, Marlow était amoureux de la plus belle femme du monde, la reine Élisabeth II. Il rêvait d’appartenir au corps d’élite qui formait sa protection rapprochée. Encore fallait-il présenter d’impeccables états de service.

Rien qu’à entendre certaines de ses réflexions et on comprendra qu’il est coincé de chez coincé et limité intellectuellement. Bref, pas crédible pour un sous, ce super-intendant.

— […] C’est dur, l’existence, loin de son pays… Alors, il me faut des compensations. Quand mon âme souffre trop, je viens à Whitechapel. Normal, non ?
Scott Marlow était révolté. Comment l’Angleterre morale et rigoriste de la reine Victoria, le modèle de la civilisation, pouvait-elle s’en aller ainsi à vau-l’eau ? Comment l’establishment pouvait-il accepter que des mœurs aussi dissolues dénaturassent ainsi un quartier de la capitale de l’Empire ? S’il n’avait tenu qu’à lui, il aurait immédiatement mis sous les verrous cet ivrogne dont les vêtements étaient imprégnés d’une détestable odeur d’alcool à bon marché.

Attendez, je suis tombée sur pire ! Quand notre Higgins, ancien inspecteur-chef à Scotland Yard (à la retraite), accepte d’enquêter sur le meurtre horrible, il va se faire aider par une jeune prostipute qui assistera – à la demande expresse d’Higgins – aux interrogatoires des suspects, réalisés dans une vieille boutique de Whitechapel, cachée derrière un rideau. Non mais j’hallucine, moi !

— Je vous propose d’être mon assistante, mademoiselle. Je dois procéder au premier interrogatoire d’un certain nombre de suspects. Consentiriez-vous à m’aider ?
La jolie blonde tapa dans ses mains et sautilla sur place.
— Aider le Yard ? C’est formidable ! J’en ai toujours rêvé !

— Soyez remerciée pour votre parfaite collaboration, mademoiselle. Sans doute serons-nous appelés à nous revoir.
La jolie blonde offrit à Higgins son plus délicieux sourire.
— Avec plaisir, inspecteur.

Autre GROSSE incohérence : je veux bien admettre qu’il serait possible qu’un Copy Cat nous refasse les crimes de 1888… Mais quelle est la probabilité pour que Scotland Yard se retrouve face à une liste de suspects ressemblant à celle de 1888 ou que l’on retrouvait dans les fantasmes complotistes de certains ?

Non mais allo quoi ? On aurait plus de chance de se faire mordre par une chauve-souris enragée alors qu’on habite au 30ème étage, sans ascenseur, avec porte blindée, que de réunir tout ce petit monde : un boucher juif, un chirurgien, un noble attaché à la famille royale, un avocat (qui se nomme Montague aussi), un russe, une sage-femme et un peintre !!

Je vous passerai le final, bête à manger du foin, avec un coupable aux motifs simplistes, pas réalistes pour deux sous et totalement injustifiés.

Anybref ! Une lecture morne, sans joie, un roman sans profondeur, sans rien d’intéressant, avec des personnages fades, clichés, des enquêteurs dont un est un grand dadais qui voit le coupable chez tout le monde, sauf chez les nobles et qui arrêterait n’importe qui sans preuves.

Je m’y suis emmerdée, mais emmerdée, dans cette histoire !

Sans le Mois Anglais 2017, ce bouquin aurait terminé sa vie par la fenêtre ou sous un meuble bancal, arrêté dès la page 10 (ou même avant).

— Il n’existe que trois solutions, sir. La première relève de l’irrationnel le plus absurde : Jack l’Éventreur utiliserait un élixir de jouvence qui lui permettrait de continuer à frapper. Mais, en ce cas, pourquoi aurait-il attendu si longtemps avant de reprendre ses sinistres activités ? La seconde est exigée par la raison la plus obtuse : nous serions en présence de simples coïncidences. Vouer un tel culte au hasard, après tant d’indices troublants, me paraîtrait plutôt léger. Aussi suis-je partisan de la troisième solution : le retour de Jack l’Éventreur.

Heureusement qu’il ne m’avait rien coûté… Allez, au suivant !

 

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Autopsie – Tome 1 – Whitechapel : Kerri Maniscalco

Titre : Autopsie – Tome 1 – Whitechapel

Auteur : Kerri Maniscalco
Édition : Milan (18/01/2017)

Résumé :
Audrey-Rose a toujours vécu dans l’opulence et le bonheur jusqu’à la mort de sa mère. Depuis, malgré la compagnie de sa tante et ses robes en soie, la jeune fille mène une vie secrète.

Contre l’avis de son père et les attentes de la haute société, Audrey-Rose passe beaucoup de temps dans le laboratoire de son oncle pour étudier la médecine légale, en compagnie de Thomas, un apprenti charmant, intelligent mais méprisant.

Elle passe ainsi ses après-midi à disséquer et à lire à travers les corps humains. Mais une série de meurtres perpétrés par un certain Jack l’Éventreur à Whitechapel vont l’accaparer.

Chaque corps est mutilé et les crimes sont de plus en plus horribles. Audrey-Rose et Thomas vont enquêter afin de découvrir le meurtrier…

Critique :
Comment arriver à écrire un roman rempli de fraicheur lorsque l’histoire se déroule dans une morgue où arrivent les victimes du célèbre Jack The Ripper ?

On pourrait penser que les pages vont être remplies de relents de corps en décomposition et d’odeurs de putréfaction des viscères…

Il n’en fut rien, et je me suis même surprise à pouffer de temps de rire avec les pensées ou répliques de l’héroïne, Audrey Rose Wadsworth, jeune fille qui, contrairement à ce que pourrait penser la gent masculine, possède un cerveau et sait l’utiliser.

Elle, sa difficulté est de concilier ses envies de découper des corps dans le cabinet de médecine légale de son oncle, alors qu’elle est une jeune fille de bonne famille et que son paternel a d’autres projets pour elle.

Ajoutons aussi la difficulté de se concentrer lorsque son tonton travaille avec un de ses étudiants, Thomas, un beau brun ténébreux qui a tout du fils de Sherlock Holmes tant il est aisé avec l’art des déductions et surprendra plusieurs fois la belle Audrey Rose en lui donnant l’impression qu’il a lu dans ses pensées.

Et pendant qu’elle ne sait pas trop si il lui fait de l’effet ou pas, un sinistre personnage s’en prend aux prostituées, les mutile, avant qu’elle ne se fassent découper dans la morgue de Tonton Wadsworth, aidé de sa charmante nièce.

Si l’écriture est assez simple, elle n’a rien de simpliste et on s’immerge très vite dans le Londres de 1888, même sans devoir avoir recours au bon vieux smog et autres phénomènes climatologiques qui font le charme de Londres.

Par contre, pour ce qui est de la description des toilettes de ses dames, nous en avons pour nos sous, sans pour autant que Audrey Rose et les autres ne nous parlent que de chiffons et de robes à la mode dans les salons de thé.

Les personnages sont agréables à suivre, on se pique d’amitié pour eux, surtout pour Thomas qui, sous ses dehors de vaniteux et de prétentieux cache quelques blessures. J’avoue que j’aurais bien craqué pour lui aussi, mais moi, n’étant pas sous le joug des principes de la bonne société victorienne, je lui aurais sauté dessus !

Niveau crimes de celui que la presse surnomma Jack The Ripper (après réception de lettres dont nous n’aurons jamais la certitude qu’elles étaient de sa main), ils sont presque copies conformes des vrais, l’auteur ayant pris quelques libertés avec la réalité pour qu’elle colle avec son récit de fiction (il s’en explique à la fin).

Sans devenir LE romans de l’année, ce polar victorien avait tout pour me plaire et il a rempli son office en me donnant quelques heures de lecture qui m’ont emportées ailleurs, dans un Londres qui souffrait aussi dans sa chair, comme celui de notre époque contemporaine, vu les dernières actualités tragiques de ce mois de juin.

Mais au moins, durant ces heures, je ne pensais plus qu’à l’enquête d’Audrey Rose et de Thomas, arpentant, en leur compagnie, quelques ruelles sombres ou de beaux parcs lumineux, ou carrément l’asile de Bedlam, portant des jolies toilettes à la mode, buvant du thé avant de disséquer un cadavre, me laissant séduire par le beau jeune homme tout en prenant des cours de médecine légale.

Si l’on veut un récit policier bien ficelé (même si j’avais compris qui était le tueur), qui n’a rien de glauque, en apprendre plus sur les balbutiements de la médecine légale, du féminisme, de la place de la femme dans cette société où nous avions autant de droit qu’un enfant de 12 ans… Alors, ce roman est fait pour vous !

Lorsque le tome 2 sortira, je foncerai à la librairie pour me l’offrir car je ne m’étais pas trompée en tombant dessus au détour d’un rayon.

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.