Sur les pas de Geronimo : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo

Titre : Sur les pas de Geronimo

Auteurs : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo
Édition : Pocket (2014)

Résumé :
Combattant légendaire, Geronimo (1829-1909) fut l’un des derniers chefs indiens à déposer les armes après avoir tenu en échec près de la moitié de l’armée des Etats-Unis.

Malgré les promesses qui lui ont été faites, il ne reverra jamais sa terre natale : les restes du vieux guerrier chiricahua seront ensevelis dans le cimetière militaire de Fort Sill, en Oklahoma.

Aujourd’hui, Harlyn Geronimo, son arrière-petit-fils, engagé dans la défense des droits de son peuple, continue de se battre pour honorer la mémoire de son aïeul et pour que soit réalisé son ultime souhait.

Né de la rencontre entre une Française, Corine Sombrun, et Harlyn Geronimo, ce livre présente le portrait croisé du héros indien et de son descendant.

Au fil d’un voyage vers la Gila River, mêlant le récit intime et l’histoire d’un peuple, les auteurs évoquent la « mémoire apache » mais aussi les défis auxquels cette communauté doit faire face de nos jours.

Critique :
Que sait-on de Geronimo ? Pas grand-chose en somme, hormis qu’il était un grand guerrier Apache…

Nous croyons savoir, nous pensons savoir, moi même je pensais savoir et tout compte fait, je ne savais pas grand-chose.

Il était temps que cette biographie arrive dans mes mains afin d’augmenter mon savoir sur cet Amérindien dont tout le monde connait le nom mais pas vraiment l’homme derrière.

Corine Sombrun, chamane en Mongolie, nous raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, arrière-petit-fils du célèbre guerrier Apache et medicine-man.

Alternant les chapitres où l’auteure nous raconte son périple au côté de Harlyn Geronimo et ceux parlant de Geronimo, cette biographie se lit toute seule et je l’ai trouvée ni trop copieuse, ni trop concise. Un bel équilibre qui évite de devenir indigeste au bout d’un moment.

Le récit consacré à Geronimo le guerrier est en fait raconté par son arrière-petit-fils, Harlyn, comme s’il s’adressait à lui au travers du texte. Il nous parle des croyances Amérindiennes (des Apaches), de leur mode de vie, de leur culture, tout en gardant des choses secrètes (sur les plantes médicinales entre autres).

C’est tout un pan de la culture Apache que j’ai découvert et que Harlyn voudrait faire revivre, afin que les siens cessent de s’empiffrer et de grossir devant la télé, les pubs et qu’ils reviennent à une vie plus saine, plus proche de la Nature.

Parlant de son combat pour récupérer les os de son aïeul, Harlyn nous racontera toutes les fausses promesses que les Hommes Blancs firent au peuple de Geronimo, leur placement dans des réserves humides qui provoquera la tuberculose, la famine, l’interdiction de pratiquer ses rites, sa culture…

C’est un récit fort émouvant à certains moments car Geronimo ne s’est jamais battu que pour son peuple, pour ses droits les plus primaires, pour sa terre, pour retourner vivre avec les siens aux sources de la Gila.

Le gouvernement Américain, l’armée, les Blancs, ont fait de lui un assassin sanguinaire et n’ont jamais compris que la plupart des Apaches voulaient vivre en paix mais décemment, comme tout être humain qui se respecte. Mais ils gênaient…

Un très beau récit entre le descendant direct de Geronimo et son ancêtre, un parallèle intéressant entre le peuple Mongol et les Apaches, un voyage fantastique aux sources des traditions des Apaches chiricahuas et un échange des plus instructifs entre Corine Sombrun et Harlyn Geronimo.

Le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

La Culasse de l’enfer : Tom Franklin

Titre : La Culasse de l’enfer

Auteur : Tom Franklin
Édition : Livre de Poche (2007)
Édition Originale : Hell at the Breech (2003)
Traduction : François Lasquin et Lise Dufaux

Résumé :
1897. Dans un coin reculé de l’Alabama, un homme est assassiné dans d’étranges circonstances. Pour le venger, ses proches forment une société secrète, « La Culasse de l’enfer », décidée à rendre sa propre justice.

S’engage dès lors, entre les métayers blancs et les propriétaires fonciers des villes voisines, une guerre fratricide où il n’y a ni innocents ni coupables, mais du sang et de la douleur…

À partir d’un fait historique, Tom Franklin déploie une magnifique fresque romanesque, sociale, policière et humaine. Un récit âpre qui explore les replis obscurs de l’âme.

Critique :
Comment une connerie de gamins peut dégénérer en tuerie généralisée…

Une attaque qui tourne mal, un coup qui part tout seul et l’homme, un marchand prospère, s’effondre sous les yeux atterrés des deux gamins.

Le cousin de l’épicier prospère monte alors un gang, composé des métayers du coin car, pour lui, les coupables sont ceux de la ville, les notables, ceux qui les regardent de haut, qui les font crever à petit feu, qui les saignent par toutes les veines.

Une fois de plus, nous sommes loin de La petite maison dans la prairie.

Pas envie de chanter ♫ Sweet home Alabama ♪ car si l’Alabama n’est pas tendre, ses habitants ne le sont pas non plus.

Tom Franklin est un excellent conteur, il prend le temps de placer l’action, ses personnages, de planter les décors, le tout avec des faits de la vie de tous les jours.

Sans même que l’on s’en rende compte, on a l’impression, au fil de notre lecture, de tout savoir sur les habitants « cul-terreux » du bled de Mitcham Beat, comté de Clarke, Alabama.

Les notables tiennent leurs métayer par la peau de la bourse car chaque année les paysans doivent emprunter de l’argent pour arriver à mener à bien leurs récoltes. Un cercle vicieux.

L’auteur s’est servi des faits réels pour son roman, tout en les transformant : il situe son action plus tard et ajoute ses propres personnages, mêlés à ceux qui ont réellement existé.

Le drame se jouera sous nos yeux et il faudra attendre la fin du roman pour en voir toute l’étendue sordide. C’était déjà glauque et là, ça le deviendra encore plus. On en ressort lessivé et essoré.

Sans que l’auteur ait porté un jugement sur tel ou tel personnages ! Non, lui il s’est contenté de nous les présenter, de leur donner vie, de leur donner une profondeur, même dans les personnages secondaires. Tous sont ambigus, personne n’est tout blanc, ni tout noir. Tout le monde est réaliste.

Ce qui est le plus glaçant, ce n’est pas tellement le braquage de l’épicier qui vire au drame, ni même son cousin qui monte un gang pour se défendre, mais la manière dont cela va tourner au vinaigre, à la vendetta personnelle car dès qu’un homme a un fusil ou un revolver entre les mains, ça dégénère.

Comme dans les bonbons Kiss Cool, il y aura un double effet glaçant lorsque le juge réunira des anciens soldats, des notables, pour se mettre en chasse de la bande qui met la région à feu et à sang… À se demander qui sont les salopards dans tout cela, les métayers ou les notables…

Nous avions vécu des injustices, dans ce récit, elles continueront, prouvant que les notables, une fois armés, n’ont pas plus de discernement que les culs-terreux et mêmes les innocents feront les frais de leur fausse justice au vrai airs de vendetta.

Ce roman western arrive à jongler habillement avec l’action et la sociologie, nous offrant un récit glaçant, réaliste, où le lecteur aura sans cesse le cul entre deux chaises tant les personnages sont ambigus mais pas toujours dépourvu d’humanité.

Un roman brut, une plume magnifique et des événements qui vont s’enchaîner lentement mais inexorablement, comme après la chute d’un premier domino qui va avoir des conséquences terribles pour tous ceux qui les touchent de près ou de loin.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°59] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

L’agent Indien : Dan O’Brien

Titre : L’agent Indien

Auteur : Dan O’Brien
Édition : Points (2010)
Édition Originale : The Indian Agent (2004)
Traduction : Aline Weil

Résumé :
Après l’assassinat en 1877 du chef de guerre des derniers Sioux rebelles Crazy Horse, Washington décide de nommer dans le Dakota du Sud le jeune docteur Valentine McGillycuddy comme agent indien de l’agence des Sioux oglalas, bientôt rebaptisée réserve de Pine Ridge.

L’homme, honnête et sans détours, va connaître les pires années de sa carrière au service du gouvernement. Ses nouvelles fonctions vont le confronter au chef oglala Red Cloud, une forte personnalité, retors, autoritaire, à l’esprit insaisissable et dont le pouvoir et l’ascendant sur les siens, que les Blancs pensaient briser après son enfermement dans la réserve, demeurent plus fort, que jamais.

Dans un style envoûtant, convaincant de par l’exactitude des faits, l’authenticité des personnages, O’Brien décrit minutieusement les circonstances de la politique et des tensions des premiers jours de la réserve, au moment où McGillycuddy, le fonctionnaire qui fit l’objet du plus grand nombre d’enquêtes en Amérique, presse les Sioux d’adopter une économie agricole.

Le jeune agent va en effet devoir affronter, outre la corruption et les prébendes, une opposition larvée, parfois rude et menaçante qui va pendant plusieurs années le mettre dans une position difficile vis-à-vis de ses collègues du bureau de Pine Ridge, des rares Indiens qui se sont mis de son côté, et du gouvernement dont l’un des enjeux des prochaines élections présidentielles concerne la politique du ministère de la Guerre quant à l’administration des réserves indiennes et notamment l’aigu problème sioux que pose Red Cloud à Washington.

Le face-à-face entre les deux hommes restera unique dans l’histoire d’un agent de réserve et son dénouement s’achèvera dans un déchirement qui incarnera à jamais le terrible symbole de la tragédie des Grandes Plaines d’Amérique.

Critique :
Ce roman historique parle d’une réalité que l’auteur a romancée.

Valentine McGillycuddy a réellement existé et il se destinait à une carrière de médecin dans l’armée.

Mais le gouvernement lui proposa d’occuper le poste d’agent dans la toute nouvelle réserve de Pine Ridge où étaient stationnés les Sioux et notamment Red Cloud.

Pas le poste le plus facile. Pourtant, Valentine est un homme honnête et droit, pas un magouilleur comme le furent bon nombre d’agent Indien chargé de l’intendance des réserves.

Ce roman nous plonge dans une partie de l’Histoire des États-Unis, pas la plus glorieuse puisqu’elle concerne des êtres humains placés dans des réserves et sommés de ne pas en partir, tant pis si les conditions de vie y sont misérables et à l’opposé de leur mode de vie.

Nous sommes dans un contexte pas facile non plus : Crazy Horse a été assassiné, Sitting Bull résiste encore toujours et Red Cloud est dans la réserve de Pine Ridge et ses rapports avec Valentine sont de l’ordre du bras de fer car si notre homme est incorruptible, il a l’idée folle de transformer les Indiens en brave petits fermiers cultivant leur terres.

Passer de chasseurs-cueilleurs à agriculteurs, ça ne se fait pas en quelques jours et il est difficile de faire plier des gens contre leur gré.

Ce roman, je voulais le découvrir depuis longtemps, hélas, je n’ai pas vraiment vibré avec l’écriture de l’auteur, le récit a été long et laborieux et pour ce qui est des émotions ressenties, ce ne fut pas le feu d’artifice, ni même un pétard, sauf mouillé.

Un comble vu que je me trouvais confrontée à un peuple qui crève de misère, privé de son moyen de subsistance qu’est le bison, vu comme des sauvages par les Blancs ou, au mieux, comme des enfants. Peuple qu’on a placé sur des terres infertiles, sauvages, ou rien ne pousse et où il fut défait de sa dignité. Les vibrations auraient dû être telluriques. Et rien…

Je retiendrai de cette lecture le fonctionnement des réserves, la corruption, les détournements des rations, la famine, l’indignité et le bras de fer entre deux hommes fiers, que tout oppose, notamment la vision des choses puisqu’ils ont chacun un idéal  et leur propre vision du futur indien.

Personne n’est tout à fait bon, personne n’est tout à fait méchant, mais chacun prêche pour sa chapelle et son peuple. Sans jamais prendre parti pour l’un ou pour l’autre, l’auteur nous livre un récit où les manigances politiques, culturelles et les coups-bas sont monnaie courante entre des adversaires.

Ce qui aurait dû être pour moi, une magnifique immersion dans les coulisses des réserves, du pouvoir politique des Blancs et des Indiens, s’est soldé par une déception littéraire. Et pour la nation Indienne, elle s’est soldée par le massacre du 29 décembre 1890, à Wounded Knee (Dakota du Sud).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°45] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Le régiment noir : Henry Bauchau

Titre : Le régiment noir

Auteur : Henry Bauchau
Édition : Babel (2000)

Résumé :
Révolté par l’opposition de ses parents à sa vocation d’officier, Pierre s’embarque pour l’Amérique et s’engage dans l’armée nordiste au début de la guerre de Sécession.

II rencontre Johnson, jeune esclave noir en fuite, avec lequel il va fonder le régiment noir, qui jouera un rôle important dans la guerre.

Au-delà des somptueux panoramiques de batailles dignes des plus prestigieux romans d’aventures, ce grand « western de l’inconscient » frappe surtout par sa dimension initiatique, et par la mise en place d’une épopée intérieure.

Le Régiment noir, publié par Gallimard en 1972, avait fait l’objet en 2000, chez Actes Sud, d’une nouvelle édition revue et corrigée par l’auteur.
C’est cette dernière version qui est ici proposée.

Critique :
Ce roman se trouvait dans ma biblio depuis 2015 et là, il était plus que temps que je le découvre enfin, surtout que les critiques sur Babelio étaient élogieuses.

Le récit commence avec notre personnage principal, Pierre, qui nous parle de son enfance auprès de son grand-père, ancien officier de l’Empire et possédant une forge.

Déjà, j’ai eu quelques soucis avec la plume de l’auteur, composée de phrases courtes et qui me donnait l’impression de partir dans tous les sens.

Pierre grandit et part aux États-Unis pour s’engager dans la guerre de Sécession, chez les Nordistes.

De mon côté, je me demandais pourquoi certains auteurs décidaient de balancer leurs dialogues en paquet, sans faire un « à la ligne ». Pour économiser quelques pages en bout de roman ? En tout cas, ça ne favorise pas la lisibilité, même en ajoutant les tirets cadratins.

Le récit aurait été plus addictif à lire si l’auteur avait fait des phrases un peu plus longues, sans se disperser un peu partout et sans incorporer des dialogues au milieu du texte…

Ce qui aurait dû être une super lecture s’est révélée être un calvaire et j’ai usé de mon droit de sauter des pages, ne lisant que les paragraphes les plus intéressants et les moins chargés (les plus lisibles, donc).

Dommage pour moi, j’attendais beaucoup de cette lecture mais les seules émotions ressenties furent de la frustration. Nous n’étions pas fait pour cette rencontre, il va retourner sagement dans la biblio et moi je vais aller voir ailleurs.

Le Mois Américain – Septembre 2020 – Chez Titine et sur Fesse Bouc.

West Legends – Tome 1 – Wyatt Earp’s Last Hunt : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Titre : West Legends – Tome 1 – Wyatt Earp’s Last Hunt

Scénariste : Olivier Peru
Dessinateur : Giovanni Lorusso

Édition : Soleil (16/10/2019)

Résumé :
Hiver 1890. Des années après la fusillade d’O.K. Corral et la vendetta meurtrière qui l’a rendu célèbre, Wyatt Earp se rend à San Francisco.

Bien décidé à y faire enfin fortune grâce à Lucky Cullen, un vieil ami chasseur de primes qui y est devenu riche. Ce dernier l’a invité à le rejoindre pour mener à bien une grosse affaire.

En arrivant dans cette ville nouvelle qui ne cesse de produire des millionnaires, Earp déchante rapidement car il apprend que son ami a été assassiné.

Critique :
O.K. Corral, ça vous parle ? Les frères Earp aussi ? Non, rassurez-vous, nous n’aurons pas droit à une énième reconstitution de ce fameux massacre.

Les auteurs nous proposent ici une histoire mettant en scène Wyatt Earp qui va enquêter dans les rues de San-Francisco, sans Karl Malden et Michaël Douglas, bien entendu.

Pas dans une maison bleue adossée à la colline, non plus…

Lucky Cullen, un ancien pote l’a appelé mais quand Wyatt arrive, ce dernier est mort. Pas de bol, en effet. Mais Wyatt va se transformer en Sherlockk Holmes et enquêter dans les ruelles sombres de San-Francisco où il y a quelque chose de pourri.

Un cow-boy en ville, ça détonne. La majorité fixant la normalité vestimentaire, notre tueur de légende ne passe pas inaperçu et les gens le voient comme un cul terreurs, un vestige de la Frontière.

Si ces bien habillés allaient du côté de la Frontière, vu leurs beaux vêtements, on les traiteraient de pied-tendre et on les plongerait dans du goudron et des plumes.

Trêve de rigolade, notre chasseur de primes, notre tueur, n’est pas habitué à évoluer dans un tel décor urbain et là, il chasse un clone de Jack The Ripper, mais en version plus trash car lui a tué sur plusieurs états, à tué des hommes riches et les a fait souffrir à a manière des guerriers Comanches.

C’est glauque, gore et violent. On oublie le Wyatt Earp de Lucky Luke, ici, on je joue pas dans le même registre. Les dessins, qui sont dans le réalisme, sont bien exécutés, privilégiant les gros plans par rapport aux arrières-plans.

Vu comme une Légende vivante, les gens ne connaissent pas vraiment Wyatt Earp, le voient comme un homme à la taille gigantesque et comme la légende était plus belle que la réalité, on a imprimé la légende et il en est souvent victime.

L’enquête va révéler un foutu panier de crabe et le scénariste a été assez intelligent que pour brouiller nos pistes à tel point que l’on ne sait pas trop qui suspecter d’être l’assassin sanguinaire.

Avec 64 pages, on n’est pas volé sur le récit ! L’auteur peut prendre la peine de le mettre en place, de nous montrer la ville de San-Francisco, de faire enquêter Wyatt sans que cela tourne à 24h chrono.

Les scènes d’actions sont punchy, l’album a un bon rythme, oscillant entre le calme et le plus agité. Le tout avec un certain équilibre, afin de nous ménager des temps de pause pour récupérer. Les pages finales, elles, sont bourrées d’action et de rebondissements.

Cette bande dessinée est un western sans en être un puisque nous sommes en ville, un thriller puissant, une enquête policière menée par un chasseur de primes qui comprend vite que les forces de l’ordre ne cherchent jamais des poux dans la tête des nantis (rien n’a changé).

Nantis qui font ce qu’ils savent faire de mieux : magouiller plus pour obtenir toujours plus d’argent sans se salir les mains.

Une bédé sombre, très sombre. Bref, j’adore et j’ai grande envie de découvrir les albums suivants, consacrés, eux aussi, à une grande figure de l’Ouest et où on ne verra pas Billy The Kid manger des bonbons.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°39] et Le Mois Américain – Septembre 2020 – Chez Titine et sur Fesse Bouc.

Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) : Brandon Sanderson

Titre : Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1)

Auteur : Brandon Sanderson
Édition : Le Livre de Poche (2017)
Édition Originale : The Stormlight Archive, book 1: The Way of Kings, part 1 (2010)
Traduction : Mélanie Fazi

Résumé :
Sur les traces des grands maîtres. Roshar, monde de pierres et d’orages. D’étranges tempêtes de pouvoirs balaient les terres accidentées tellement souvent, qu’elles ont influencé l’écologie et la civilisation.

Les animaux se cachent dans des coquillages, les arbres rentrent leurs branches et l’herbe se rétracte dans le sol. Les cités sont construites uniquement où la topographie offre une protection.

Des siècles ont passé depuis la chute des dix ordres consacrés connus sous le nom de Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers quasi invincibles, sont toujours là.

Des royaumes sont échangés contre ces objets, des guerres sont menées en leur nom et gagnées grâce à eux. Une de ces guerres se déroule sur le paysage dévasté qu’on appelle les Plaines Brisées.

Là, Kaladin, qui a abandonné ses études de médecine contre une arme pour protéger son petit frère, a été réduit en esclavage.

Dans une guerre insensée, où dix armées combattent séparément contre un unique ennemi, il lutte pour sauver ses hommes et pour apaiser les chefs qui les considèrent comme quantité négligeable.

Le Clarissime Dalinar Kholin commande une de ces armées et, comme son frère feu le roi, il est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. Hanté par des visions des temps anciens et par les Chevaliers Radieux, il commence à douter de sa santé mentale.

De l’autre côté de l’océan, une jeune femme appelée Shallan cherche à devenir apprentie de l’éminente et hérétique Jasnah Kholin, la nièce de Dalinar.

Bien qu’elle aime apprendre, ses motivations ne sont pas pures, et alors qu’elle planifie un vol audacieux, elle commence à découvrir certains secrets des Chevaliers Radieux, et des informations sur la vraie raison de la guerre.

Critique :
Les critiques allaient toutes dans le même sens : ce roman de fantasy est génial. Moi, je tenais le tuyau de ma Fée préférée qui l’avait adoré.

990 pages, quand on rame au départ et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long, je vous le dis.

Pourtant, il y a du bon dans ce roman car l’univers est riche et détaillé, parfois un peu trop détaillé dans les vêtements et pas assez pour d’autres choses importantes, comme les différents peuples de ces terres.

Les animaux qui peuplent le monde dévasté qu’est Roshar sont multiples, même si je me demande toujours ce que leurs montures broutent, vu qu’il n’y a que peu de végétation.

Pour les êtres fantastiques, c’est bien imaginé aussi dans le concept des Sprènes. L’auteur a vraiment créé un autre monde qui ne ressemble en rien au nôtre, puisque habité de magie.

Le côté roman choral est intelligent, cela permet au lecteur de suivre plusieurs personnages, aux antipodes l’un de l’autre : Kaladin, le jeune guerrier devenu esclave ; Shallan, jeune fille qui est envoyée chez la clarissime Jasnah dans le but de sauver sa famille ; Dalinar, un général, frère du roi assassiné ; et Szeth, un ancien assassin bien énigmatique.

Si certains récits sont fluides et se dévorent (notamment ceux consacrés à Kaladin), d’autres sont très lourd, en particulier ceux consacrés à Shallan. Là, j’ai fait du sur-place tant je n’avançais pas.

Malgré tout, à un moment donné, ça s’est débloqué et j’ai senti que j’avançais dans le récit, trouvant même dans l’histoire des similitudes avec notre Histoire à nous.

Si j’ai eu du mal avec ce premier tome, si j’ai patiné dans cet univers à cause de l’écriture un peu trop descriptive de l’auteur et qui rendait le texte lourd car pas nécessaire, je compte tout de même me pencher sur le deuxième tome car l’auteur a su développer un univers riche et détaillé et que je voudrais bien savoir ce qu’il va arriver aux différents personnages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°XX] et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (de 17 mars au 10 mai) et saison 2 (du 20 juin au 22 septembre) chez Mez Brizées [Lecture N°08 – 987 pages LP].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (08/06/2018)

Résumé :
A bord de l’Arcadia, le chef mécanicien Maji se retrouve face à Zoll, guerrier tokarguien envoyé par les Sylvidres et qui s’est introduit dans le vaisseau !

Alors qu’un violent combat éclate, l’Arcadia se retrouve soudainement prisonnier de l’attraction de la planète Derazer située dans les Sargasses de l’univers.

Mais, fort heureusement, Queen Emeraldas n’est pas loin !

Critique :
♫ Goldorak go, rétrolasers en action
♪ Goldorak go, va accomplir ta mission
♪ Dans l’infini des galaxies
♫ Poursuit ta lutte infernale, du bien contre le mal ♪

Zut, j’ai mis le mauvais disque…

♫ Capitaine Flam tu n’es pas
♪ De notre voie lactée
♫Mais tu as traversé (Capitaine Flam)
♪ Cent mille millions d’années
♫ Pour sauver de ton bras Les gens de Mégara ♪

Mille excuses, ce n’est pas encore le bon générique…

♪ Albator, Albator, capitaine au cœur d’or
Albator, Albator, bien plus fort que la mort
Tu es toujours au rendez-vous n’importe quand, n’importe où
Tu es toujours au rendez-vous, toujours avec nous ♫

Parfait, ceci était enfin le bon. Maintenant que je vous ai collé ces génériques de notre enfance dans la tête pour toute la journée, je peux commencer ma chronique.

Albator, c’est une partie de mon enfance, comme Goldorak, Capitaine Flam et bien d’autres. Lire cette série manga (Capitaine Albator – Dimension Voyage), c’est revenir aux sources puisque ça ressemble à une version d’Albator 78 (de ce que je me souviens du dessin animé).

Une fois de plus, j’ai l’impression qu’on est face à un tome de transition, les histoires commencées dans les tomes précédents se poursuivent, notamment l’enquête de Daiba sur les Sylvidres (aidé par Zéro et Maya), les élections doivent avoir lieu sur Terre, les Sylvidres continuent de foutre le bordel partout et on a la suite de la tentative de sabotage de la part d’un Tokarguien nommé Zoll.

Zoll est un saboteur, il met tout l’équipage dans la merde et on le soigne quand même et l’auteur pousse le pathos jusqu’à en faire un saboteur sympathique qui n’a pas eu le choix, victime qu’il est, ainsi que sa famille et son peuple, du joug des Sylvidres.

Malgré tout, on a de l’action et du suspense avec l’Arcadia qui n’arrive pas à éviter une planète à la force gravitationnelle énorme qui l’attire comme un aimant le fait avec un morceau de fer.

Notre capitaine sexy s’en sort toujours, vous le savez, Queen Emeraldas est comme Zorro, elle arrive au galop, mais j’ai dû faire fumer mon cerveau pour la rattacher à des souvenirs de la série animée.

L’univers de Leiji Matsumoto est grand et le manga manque parfois de précision, comme si ses lecteurs devaient avoir révisés leur « Albator Sans Peine » avant d’entamer la série manga…

Même si ce que je lis suffit à ma compréhension générale, j’aurais aimé avoir plus de détails dans le manga afin de pouvoir appréhender cet univers dans ses moindres détails et savoir d’où les personnages viennent et comment ils en sont arrivés là, sans devoir me refaire tout l’univers de Leiji Matsumoto et de son capitaine Harlock (vrai nom d’Albator, qui fait moins sexy et très capitaine Haddock).

Hors cela fait des années que je n’ai plus vu les épisodes de l’animé Albator, et déjà, à l’époque, je trouvais qu’il n’y avait pas toujours de logique entre l’Albator 78 et le 84 et pour finir, j’en étais arrivée au fait que les deux séries devaient se regarder tranquillement, sans se donner mal au crâne en tentant de faire des liens.

Malgré les quelques bémols, ce tome 6 est loin d’être mauvais, il a de l’action, du suspense et on a droit à des révélations sur notre sexy baby Albator… Non les filles, ce n’est pas la taille de son engin… Juste qu’on se demande s’il est bien humain, le capitaine…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°28].

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition Originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 5 (2016)

Résumé :
Albator arrive sur Vénus, la base de première ligne des Sylvidres, où il va devoir affronter la reine Sylvidra !

Pendant ce temps, Tadashi Daiba, qui s’est rendu sur Terre pour percer le mystère des Sylvidres, va se retrouver face à un arbre géant qui semble exister depuis la nuit des temps…

Critique :
Les Hommes viennent de Mars et les Sylvidres de Vénus…

Le face-à-face entre Jojibel, la reine des Sylvidres et Albator est repli d’action, de tension, de suspense et de mystère.

Que veut-elle dire par « les graines que nous avons semées » ? Est-ce que ça signifie ce que je crois ?

Si oui, que les amateurs de la théorie du créationnisme passent leur chemin car la théorie émise par ce cinquième tome ne va pas leur plaire.

Ce qui suit ne devrait pas plaire aux Humains non plus puisque Tadashi Daiba découvre que les Sylvidres avaient mis leurs pieds sur Terre bien avant l’Homme. Mais alors, elles ne sont pas les envahisseuses, si elles étaient là avant nous ??

Si le tome 4 avait des airs foutraque, le tome 5 est bien agencé et apporte des réponses sous forme de théories même si on a l’impression de ne pas avoir beaucoup avancé depuis le premier tome, malgré tout, ça bouge doucement.

Le graphisme est toujours excellent, l’Albator du manga étant plus stylisé que l’Albator de la série animée.

Un tome 5 bien meilleur que le précédent, moins foutraque, avec de l’action, des révélations et un cliffhanger pour nous donner encore plus envie de lire le suivant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°25].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 4 (2016)

Résumé :
Afin d’en apprendre plus sur les mystérieuses Sylvidres, Daiba se rend sur Terre et va être confronté à une bien choquante révélation !

Pendant ce temps, la menace du gouvernement terrien se rapproche dangereusement de Mayu, la fille de Tochirô.

Quant à Albator, il met le cap sur Vénus où se trouve la base de première ligne des Sylvidres.

Critique :
Ce tome de transition fait intervenir bien des personnages qu’il n’est pas toujours aisé de différencier, vu que les visages sont similaires, tout en finesses dans les traits.

Alors que pour d’autres visages, ceux de la foule par exemple, c’est tout à l’opposé puisqu’ils sont ronds.

Tadashi Daiba, quant à lui, cherche à percer les secrets des Sylvidres et se rend compte qu’elles étaient déjà sur Terre depuis très longtemps.

La tension monte partout, autant sur Terre entre les entres humains et androïdes que dans l’espace entre les Sylvidres et Albator.

Les envahisseuses sont perturbées par ce qu’elles lisent dans les pensées des membres de l’équipage de l’Arcadia et Albator, lui, met le cap sur Vénus.

C’est assez confus, on part dans tous les sens et cette relecture m’a permis de me remettre les événements dans la mémoire avant d’entamer la lecture des tomes suivants.

Ce tome 4 n’est pas mon préféré car il donne un sentiment de confusion vu qu’il part dans plusieurs directions.

Par contre, il nous permet d’en apprendre plus sur les Sylvidres (sauf pour les fans de la série animée qui savent déjà de quelle matière elles sont faites) et sur d’autres personnages qui faisaient partie de l’univers d’Albator.

Je m’en vais relire le tome 5 avant de poursuivre la découverte des autres tomes que je n’avais pas encore acquis.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°23].

Le Livre de M : Peng Shepherd

Titre : Le Livre de M

Auteur : Peng Shepherd
Édition : Albin Michel Imaginaire (17/06/2020)
Édition Originale : The Book of M (2018)
Traduction : Sylvie Homassel

Résumé :
Que seriez-vous prêt à sacrifier pour vous souvenir ?

Un jour, en Inde, un homme perd son ombre – un phénomène que la science échoue à expliquer. Il est le premier, mais bientôt on observe des milliers, des millions de cas similaires. Non contentes de perdre leur ombre, les victimes perdent peu à peu leurs souvenirs et peuvent devenir dangereuses.

En se cachant dans un hôtel abandonné au fond des bois, Max et son mari Ory ont échappé à la fin du monde tel qu’ils l’ont connu. Leur nouvelle vie semble presque normale, jusqu’au jour où l’ombre de Max disparaît…

Critique :
Extrait de la cassette audio retrouvée sur une personne sans ombre…

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Mon ombre a disparu, comme pour bon nombre d’êtres humains sur la Terre.

Je sais que d’ici quelques temps, je commencerai à oublier des choses importantes, comme si j’étais atteinte d’Alzheimer mais en pire puisque je ne saurai plus lire, ni que je dois manger, ni que je dois boire et pire, j’oublierai de respirer.

Avant le grand Oubli, je voudrais dire merci à certaines personnes qui m’ont accompagnées depuis que les ombres ont commencé à disparaître… Et comme notre mémoire était contenue dans nos ombres, l’Oubli commence peu à peu. Je suis la Belette Cannibal Lecteur et je tenais un blog avant que nos civilisations ne s’effondrent.

Ory (Orlando Zhang), tu m’as agacée au départ, avec ton air paternaliste, d’ailleurs, j’ai eu un peu de mal à te constituer un visage et tes contours sont restés flous durant une partie de notre voyage de malade. Sous la carapace se cachait une belle personne, obstinée, têtue, mais solidaire là où l’humanité ne l’était plus.

Maxine, ma chère Max, suivre ton périple en écoutant tes enregistrements sur cassette audio fut éprouvant car tu as enduré tellement de choses depuis la perte de ton ombre et de tes souvenirs. Comme moi, tu as compris les tentations d’utiliser ce don, quitte à perdre un peu plus ce que tu étais.

Ma chère Naz (Mahnaz Ahmadi), mon archère iranienne, des couilles, tu en as ! Un des plus beaux portraits selon moi.

Je suis contente d’avoir eu une partie de l’histoire à rebours, de me retrouver, dès le départ, plongée dans ce monde post-apocalypse, post-pandémie (même si ce n’est pas dû à un virus), sans le recul nécessaire, sans préparation, même si j’ai mis un peu de temps à m’adapter.

Après quelques tâtonnements, après avoir renoncé au confort de l’électricité et de tout ce que j’ai l’habitude d’avoir, les différents personnages m’ont expliqués les débuts de ce qui fut le commencement de la fin du Monde. Glaçant, même si de prime abord, l’homme sans ombre à fait le buzz. J’aurais été comme la majorité : curieuse.

Le roman choral se prêtait bien à ce genre de récit, il m’a permis de mieux comprendre ce qu’il se passait et d’avoir une vision globale de l’horreur de devenir un sans-ombre, de se voir tirer dessus par de ceux qui avaient encore la leur…

Notre périple m’a montré la ville de Boston, New-York et Washington en proie à des dégénérés sanguinaires qui, sans leurs souvenirs, redevenaient parfois des bêtes sauvages. Ma tension est montée d’un cran car moi aussi, je pouvais devenir ÇA, un jour prochain.

Mon incorporation dans une troupe de combattants a été bénéfique pour ma survie, mais vous m’excuserez si j’ai froncé les sourcils à la vue des grades. Quand on est dans la merde et qu’on se regroupe pour survivre, on ne s’amuse pas à nommer un Général ! Un chef, un responsable, un meneur, oui, mais un Général, sans blague ?

Oui, désolée, j’enregistre tout cela en vrac, avant que j’oublie tout…

Cette aventure avait beau être folle, reprendre une partie des codes du post-apo tout en développant les siens et ne pas se contenter de faire des scènes de batailles pour un sac de riz ou un paquet de PQ, j’ai peur depuis que j’ai perdu mon ombre car je sens que des souvenirs s’effacent… Qui suis-je, déjà ? Ou vais-je ? Ma mémoire devient gruyère et je ne sais même plus ce qu’est le gruyère. Vite, faut terminer avant l’Oubli !

Ce roman post-apo n’est pas exempt de petits défauts, mais ils sont noyés dans l’énormité de l’oeuvre, de l’histoire qui, sans jamais se perdre, nous prend par la main et nous entraîne dans un Monde violent, où la solidarité est souvent un gros mot, où la magie n’est pas celle de Harry Potter (tiens, qui c’est, lui ?) car sans baguettes et avec un prix à payer est énorme.

Un Monde où un prophète inattendu pourrait émerger sous une forme encore plus inattendue… Et où la solidarité pourrait arriver, malgré tout. Il faut juste espérer que Celui Qui Rassemble, Celui Qui A Un Milieu Mais Pas De Commencement, ne soit pas une chimère.

Un très bon roman post-apo qui au lieu de prendre l’autoroute habituelle est passé par des chemins plus sinueux, moins connus afin de nous conduire à la Nouvelle-Orléans d’une manière plus qu’inhabituelle.

Ceci est la fin de mon message parce que je ne sais même plus pourquoi j’ai ce truc en main… L’Oubli commence, mes souvenirs s’effacent et je vais tout oublier, même de vivre…

STOP ◼

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°15].