Drenaï – 10 – Loup Blanc : David Gemmel

Titre : Drenaï – 10 – Loup Blanc

Auteur : David Gemmel
Édition : Milady Fantasy (21/01/2015) – 600 pages
Édition Originale : White Wolf (2004)
Traduction : Rosalie Guillaume

Résumé :
Skilgannon le Damné a disparu des pages de l’histoire. Il a quitté les terres de Naashan, emportant avec lui les légendaires Épées de la Nuit et du Jour. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver.

Trois ans plus tard, loin de là, une foule déchaînée se rassemble autour d’un monastère. Elle est accueillie par un prêtre désarmé. Mais en quelques terrifiantes secondes, la situation bascule, et la rumeur se répand à travers les terres de l’Est : Skilgannon est de retour.

Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d’un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Toujours poursuivi par des tueurs et une armée d’ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.

Mais il ne voyage pas seul. L’homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende.

Critique :
Dans ce roman, David Gemmel fait du Gemmel, comme d’habitude. Ce n’est pas une critique, juste une constatation.

Je veux dire par-là que la trame ressemble aux autres : un guerrier compétent, torturé par son passé, en rédemption, qui a du sang sur les mains, qui n’a peur de rien.

Olek Skilgannon, qui n’a pas hésité à massacrer tous les habitants d’une ville (femmes et enfants compris), sur les ordres de sa reine, est aussi un homme respectueux des femmes (il ne viole pas les femmes, est respectueux, pas de #metoo avec lui). Hé, il a des valeurs.

Il vivait tranquille, peinard, puis les gens du village ont commencé à accuser les prêtres de tous les maux : famine, maladies et autres trucs. L’effet de meute a commencé et on a assisté à des passages à tabac de prêtres qui avaient soignés les gens durant une épidémie. Même dans la fantasy, l’humain reste le même.

Alternant les récits au présent avec ceux du passé qui éclairent la vie de quelques protagonistes (Skilgannon en tête), on suit nos personnages, fuyant l’avancée des envahisseurs, le récit se portant sur plusieurs d’entre eux.

Outre le guerrier aux épées de légendes, on croisera aussi un vieux guerrier de 50 ans, armé d’une hache mythique, elle aussi : Druss la légende. Comme Skilgannon, il est sans pitié sur un champ de bataille, a du sang sur les mains, mais respecte les femmes. Druss, je l’adore.

Les personnages sont comme souvent dans les romans de Gemmel : des guerriers terribles avec des codes moraux. Uniquement chez les héros, bien entendu, les autres, ce sont des crapules finies.

Autre chose, dans l’univers de Gemmel, on a toujours une quête qui paraît impossible à réussir ou une citadelle à défendre… Ici, ce sera la quête impossible. Comme je vous le disais, Gemmel fait du Gemmel, il y a une marque de fabrique reconnaissable entre toutes. Bizarrement, cela ne m’a jamais dérangé.

La première moitié du récit est assez lente, l’auteur pose ses décors, installe ses héros, les figurants, déroule son récit, nous propose des combats épiques (sa marque de fabrique aussi) et raconte le passé (et le passif) des personnages principaux.

La marque reconnaissable de Gemmel, c’est qu’il est aussi capable de captiver ses lecteurs dès les premières lignes.

Son style d’écriture est sans fioritures, simple, sans être simpliste. Il sait décrire le monde qu’il a créé, les différents peuples qui l’habitent (on retrouve des inspirations du nôtre) et habiller ses personnages, faisant en sorte qu’on ait l’impression de déjà les connaître.

Mélangeant habilement l’action au présent, les escarmouches, les souvenirs du passé, les événements qui se déroulent ailleurs, mettant un brin d’humour, Gemmel nous balade dans son monde imaginaire sans que l’on souffre de l’ennui.

On marche aux côtés de grands hommes, et même si ce sont des guerriers sans pitié et que Skilgannon ait massacré, avec son armé, une ville entière, on sent la rédemption sous la cuirasse, les remords, l’envie de changer les choses.

Nos guerriers, surtout Druss, ne sont pas avares de petites pensées philosophiques. Pas de la grande philosophie, pas de celle de comptoir non plus. Juste des pensées claires, nettes, précises, véridiques, poussant même le vice à se livrer à des discussions plus poussées.

Mon bémol ira pour le Grand Méchant qui est méchant jusqu’au bout des ongles (oups, il aime couper des doigts) : il aime torturer les gens, les faire souffrir longtemps, les faire hurler, mutiler, assassiner, frapper, battre,… Bref, rien pour équilibrer le portrait, ce qui est dommage.

David Gemmel applique, une fois de plus, la recette qu’il a mis au point et qu’il reproduit dans tous ses romans. Comme d’autres… Et bizarrement, ça marche à tous les coups ! Ses univers et ses personnages sont riches, c’est ce qui fait toute la différence. Les femmes dans ses romans sont fortes, ce ne sont pas des petits choses fragiles et c’est toujours appréciable.

J’étais resté quelques années sans lire du Gemmel, je m’y étais remise dans le cadre du Mois Anglais en 2020 et à chaque mois de juin, j’ai sorti de ma biblio ses romans que je n’avais pas encore lus. Cela m’a fait un bien fou.

Ce n’est pas de la grande littérature, mais j’apprécie les héros torturés qu’il met en scène, j’aime certaines de leurs valeurs (pas les massacres), leurs pensées, leur philosophie, la psychologie de certains.

Et puis, avec Gemmel, c’est l’évasion et le souffle de la grande aventure assurées.

#MoisAnglais2022
Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book). Dernière fiche…  Et Le pavé de l’été 2022 (Sur mes Brizées).

Tranchecaille ‭:‬ Patrick Pécherot [LC avec Bianca]

Titre : Tranchecaille

Auteur : Patrick Pécherot
Édition : Gallimard Série noire (2008) / Folio Policier (2010/2015)

Résumé :
Chemin des Dames, 1917, l’offensive du général Nivelle tourne à l’hécatombe. Dans l’enfer des combats, un conseil de guerre s’apprête à juger le soldat Jonas, accusé d’avoir assassiné son lieutenant.

Devant l’officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d’un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ?

Le capitaine Duparc n’a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.

Critique :
Ce polar historique, qui aura pour cadre les tranchées de la Première Guerre Mondiale, commence un peu à la Columbo…

Dès les premières lignes, nous assistons à l’exécution d’un soldat accusé d’avoir planté, non pas le bâton, mais la baïonnette dans le dos de son lieutenant.

Tout ça pour un uniforme trop grand… Tout ça pour une prise de bec qui a eu lieu entre lui et le nouveau lieutenant ? Purée, ça fait cher le tissu en trop et le froc qui descend lorsque l’on charge les tranchées des casques à pointes.

Ce polar historique ne commence pas comme un autre, n’a pas un terrain d’enquête habituel et sa manière de nous narrer l’enquête du capitaine Duparc n’est pas commune du tout.

En effet, la narration de l’enquête, les faits et gestes du capitaine Duparc, du soldat Jonas (l’accusé), ainsi que des autres protagonistes de l’histoire (témoins, gradés, soldats de l’unité et j’en passe) est racontée au travers de chapitres assez courts qui sont en fait des témoignages en direct ou rapportés, des interrogatoires menés par le capitaine (ou son greffier), des discussions qui ont lieu sur place ou ailleurs, a moyen de lettres, de scènes rapportées….

Déstabilisant au départ, ce récit, monté comme un journal de bord. Pourtant, une fois dans le bain, on se sent très vite à l’aise, même si nous sommes dans un endroit où je n’aurais pas aimé traîner à cette époque.

D’ailleurs, l’auteur ne se contente pas de nous conter l’enquête, dans les chapitres, il y a aussi des scènes de la vie quotidienne dans les tranchées, notamment les milliers de morts, pour quelques mètres de pris et dont les quotidiens titreront que c’était une percée importante.

Si je ne me suis attachée à aucun personnage, cela n’a pas entamé mon plaisir de lecture, puisque les 300 pages ont été avalées en une seule journée (sorry ma Bianca).

Cela était sans doute dû au fait que l’on ne sait jamais vraiment qui est le soldat Jonas, l’accusé : un vrai benêt ou un type intelligent qui jouait au con ? Un vrai traumatisé par ce qu’il a vécu durant les 3 années, ou un comédien ? Un soldat qui est vraiment crétin ou un qui se moque des gradés ? Un débile, un âne ? Ou un simulateur de génie ? Cet homme est une énigme à lui tout seul.

En tout cas, c’est addictif, cette enquête et elle n’a rien de banal.

Un polar historique sur fond de Première Guerre Mondiale, sous le régime de la censure, celui de la langue de bois, celui où la justice était arbitraire et inique puisque, pour un galonné assassiné, on veut exécuter un soldat, mais qu’on n’exécutera pas de galonné pour tous les soldats qu’ils ont envoyé à la boucherie.

Une LC avec Bianca réussie et que je ne regrette pas d’avoir faite, ce roman traînait depuis trop longtemps dans mes étagères et il ne méritait pas ça !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°213].

Les dragons de la frontière – Tome 2 – Cuerno verde : Gregorio Muro Harriet et Iván Gil

Titre : Les dragons de la frontière – Tome 2 – Cuerno verde

Scénariste : Gregorio Muro Harriet 🇪🇸
Dessinateur : Iván Gil 🇪🇸

Édition : Glénat (13/10/2021)

Résumé :
Un Ouest mythique. Des cavaliers de légende. 1779. Les séries de raids meurtriers menés par le chef Tavibo Narigant, que les espagnols surnomment Cuerno Verde, ont fini de convaincre le gouverneur Juan Bautista de Anza de s’attaquer à ce dangereux chef de guerre comanche.

De Santa Fe au Nouveau-Mexique, il rassemble quelques 150 dragons accompagnés de 450 miliciens espagnols et indiens avant de pénétrer dans la comancheria.

En parallèle, dans le camp comanche, Madeline n’espère même plus être sauvée. Elle a embrassé son rôle de protectrice des femmes prisonnières du camp. Mais très bientôt, la guerre, le chaos et la mort viendront bouleverser le triste quotidien auquel elle s’était accoutumée.

Western espagnol plein de sang, de drames et d’héroïsme, Les Dragons de la Frontière réussit le tour de force de respecter les codes du genre tout en y apportant un nouveau souffle, et nous replonge dans les décors mythiques de la légende de l’Ouest américain.

Critique :
Suite et fin du premier tome… Il y aura peut-être une suite, mais en attendant, avec ces deux albums, on a une histoire qui est clôturée.

Le western qui n’en est pas un continue d’être agréable à lire, sans pour autant arriver à devenir exceptionnel. Il ne manquait pas grand-chose à cette bédé pour arriver à me conquérir tout à fait, hélas, elle n’y est pas arrivée vraiment.

Malgré tout, j’ai apprécié de découvrir ce pan méconnu de la colonisation de l’Amérique par les Espagnols et de voir que leurs actes, leurs pensées, n’étaient pas si différentes de celles des Européens qui sont venus ensuite.

Les Indiens avaient déjà dû subir bien des avanies avec les Espagnols, mais ce fut pire ensuite.

Dans ce second tome, le gouverneur Anza a réussi à intégrer les pacifiques Hopis dans ses troupes afin qu’ils l’aident à combattre les terribles guerriers Comanches dirigés par Cuerno Verde.

On ne s’ennuie pas durant sa lecture, le scénariste s’est documenté sur le sujet, on sent qu’il le maîtrise et que nous lisons une page d’Histoire, même si elle est romancée. Plusieurs personnages se détachent du lot, on en apprend un peu plus sur leur histoire, ce qui les rend plus attachants.

Maintenant, j’en sais un peu plus sur cette période de colonisation espagnole dans ce qui deviendra le Mexique et une partie des États-Unis.

Finalement, si ce diptyque ne m’a pas entièrement conquise, j’en ressors tout de même contente de l’avoir découvert, car il m’a éclairé sur une période méconnue de l’Histoire.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°209], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°113] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°23).

Les dragons de la frontière – Tome 1 – La piste de Santa Fe : Gregorio Muro Harriet et Ivan Gil

Titre : Les dragons de la frontière – Tome 1 – La piste de Santa Fe

Scénariste : Gregorio Muro Harriet 🇪🇸
Dessinateur : Ivan Gil 🇪🇸

Édition : Glénat (17/02/2021)

Résumé :
Un Ouest mythique. Des cavaliers de légende. Mai 1774. Miguel, jeune vétérinaire, est membre d’un convoi de bétail mené par une troupe de dragons de Cuera, ces fameux cavaliers lanciers espagnols chargés de garder la frontière nord-américaine de l’empire espagnol.

Mais à l’issue d’une attaque de leur caravane par des Apaches, Miguel est capturé avec Madeleine, une religieuse. Adoptés par le chef de la tribu, les jeunes gens n’auront d’autre choix que de s’adapter à la rude vie de leur nouvelle  » famille « .

Malgré eux, ils seront pris au cœur d’une tourmente guerrière opposant Apaches, Comanches et dragons de Cuera…

Western espagnol plein de sang, de drames et d’héroïsme, Les Dragons de la frontière réussit le tour de force de respecter les codes du genre tout en y apportant un nouveau souffle, et nous replonge dans les décors mythiques où s’est écrite la légende de l’Ouest américain.

Critique :
Voilà un western comme j’en ai peu vu dans ma vie de lectrice ! Nou sommes en 1774, alors, exit les cow-boys, vive les Lanciers Espagnols des Dragons.

Enfin, on se comprend… Cela reste des colonisateurs et ils auront déjà bien massacrés les Amérindiens avant l’arrivée des suivants qui poursuivront les tueries commencées.

Attention, les Apaches Mescaleros ne sont pas des moutons que l’on envoie à l’abattoir sans qu’ils restent sans rien faire. Ce sont de terribles guerriers et les Comanches sont encore pires.

Les Apaches ont enlevés une jeune nonne, à la mission et Miguel, un jeune lancier, se lance à leur poursuite pour tenter de récupérer la jeune épouse du Christ (qu’on se demande s’il ne voudrait pas qu’elle divorce pour l’épouser lui).

Miguel, c’est une tête brûlée, il fonce sans réfléchir, il a des soucis avec les ordres, n’écoute pas la hiérarchie, mais c’est aussi un homme intelligent, sorte de MacGyver sans couteau suisse.

L’album est rythmé, composé aussi de cases sans paroles, notamment dans une attaque du camp des Apaches et dans la course-poursuite. Les dessins sont bien exécutés, les couleurs sont chaudes, agréables, elles reflètent bien les tons des plaines arides où règne la sécheresse.

Les Apaches sont décrits comme impitoyables et pourtant, le chef sera assez gentil avec Madeleine, la jeune nonne (bon, tout est relatif, il l’a enlevé pour en faire sa femme, sans lui demander son avis).

Les Dragons Espagnols ne sont pas des anges non plus, bien que, dans ce premier album, ils semblent être plus « gentils » que les Apaches. À voir l’évolution dans le deuxième tome.

Difficile de juger après un seul album, mais je garde en tête que les dessins sont bien exécutés, que le scénario ne manque pas de dynamisme, d’aventures, de rebondissements, mais, pour le moment, il manque un peu de profondeur.

En tout cas, cela change des westerns classiques se déroulant post 1850 puisque nous sommes en plein dans conquête espagnole du XVIe siècle et que c’est un sujet peu souvent traité dans les romans du genre.

Une bédé qui explore une autre époque de l’Ouest Mythique, qui se place à la frontière avec les États-Unis, côté Mexique et qui nous montre la dure vie des colons dans ces contrées hostiles, sous un soleil implacable.

Il me faudra lire la suite pour me faire une opinion tranchée, mais si je ne suis pas super conquise par ma lecture, j’ai tout de même passé un bon moment de détente et elle avait du bon.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages), Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°110] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°05). ).

 

La renaissance des héros Marvel – Tome 9 – Wolverine : Mark Millar, John Romita Jr et Jason Aaron

Titre : La renaissance des héros Marvel – Tome 9 – Wolverine

Scénaristes : Mark Millar et Jason Aaron
Dessinateur : John Romita Jr

Édition : Panini Comics – Panini Family (2019)

Résumé :
Cet album présente deux sagas d’exception mettant en scène le mutant griffu. Dans Ennemi d’Etat, écrite par Mark Millar, le scénariste de Civil War et de Kick-Ass), Wolverine devient le redoutable adversaire des super-héros Marvel.

Sous l’emprise de la Main, Wolverine accomplit sa mission à coups de griffes… Un X-Man y laissera même la vie ! Une saga menée tambour battant.

Puis Logan fait face à la terrible Mystique dans une course poursuite impitoyable.

Contient les albums US Wolverine (2003) 20 à 25: « Enemy of State », Wolverine (2003) 62 à 65: « Get Mystique ! ».

Critique :
Une fois de plus, j’ai fait une bonne pioche dans cet album de la collection « Marvel – La Renaissance », acheté 2,99€, pour plus de 200 pages d’action rythmée.

Wolverine, je l’avais surtout découvert dans les films et depuis le début, j’ai eu un faible pour ce personnage (pas que pour lui) qui n’est pas lisse, qui possède des zones d’ombres et qui n’a rien d’un boy-scout.

Moins causant et moins blagueur que Deadpool, ces deux super-héros possèdent pourtant tous les deux un facteur auto-guérisseur important.

Dans cet album, en voulant aider une personne dont le fils à été enlevé par erreur, Logan se fait piéger et après un lavage de cerveau (plus fort que de lui faire visionner la saga des anges de la télé), le voici devenu l’ennemi numéro Un !

Ce n’est pas la première fois que des scénaristes nous pondent ce genre de récit : un super-héros qui se trouve du côté des gentils, se fait retourner et le voici passé du côté des méchants, s’attaquant à tout le monde, tuant des super-héros, des civils, des innocents…

Dans le cas de Wolverine, cela donne un récit qui se déroule pied au plancher et durant tout cet épisode, le suspense sera toujours présent et le rythme ne diminuera jamais.

Le dessinateur offre aux lecteurs des planches agréables à regarder, assez sombres, et les scènes de combats sont très bien exécutées. Et des combats, il va y en avoir beaucoup.

La seconde histoire concerne Wolverine et la Schtroumpfette : Mystique ! On va apprendre où ils se sont connus, comment, ainsi que la traque de Logan afin de retrouver la belle bleue et de mettre fin à ses jours. Amusant et violent, tout de même.

En bref, un bon album pour ceux et celles qui aiment l’homme aux griffes en adamantium, son caractère irascible, qui veulent le découvrir en grand méchant, mettant toute sa violence pour contrer les autres super-héros (les bons), lui qui est tout de même une arme et le meilleur dans sa partie.

Parfois, on retourne votre arme contre vous et c’est un autre que votre doigt qui presse la gâchette…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°197].

Airborne 44 – Tome 1 – Là où tombent les hommes : Philippe Jarbinet

Titre : Airborne 44 – Tome 1 – Là où tombent les hommes

Scénariste : Philippe Jarbinet
Dessinateur : Philippe Jarbinet

Édition : Casterman – Ligne d’horizon (23/09/2009)

Résumé :
Décembre 1944: La bataille des Ardennes fait rage depuis plusieurs jours. Dans une forêt figée par la neige et le gel, d’ultimes détonations parviennent encore aux oreilles d’un GI Airborne abattu dans la neige.

Face à lui, deux enfants impuissants tentent de l’empêcher de mourir. Mais dans son dos, une tache de sang s’agrandit inexorablement…

Critique :
Certains pourraient penser : encore une bédé sur la Seconde Guerre Mondiale. Encore une bédé à la gloire des G.I’s américains.

Et bien non, ce n’est pas une énième bédé, c’est plus profond que ça, plus élaboré, plus recherché…

Les planches du départ sont superbes : on se retrouve plongé dans les Ardennes enneigées.

L’auteur plonge déjà ses lecteurs dans le mystère, car on se demande quel soldat est couché au sol avec les deux enfants qui lui demandent de ne pas mourir.

La suite sera tout aussi remplie de mystères : on repart en arrière et on met face à face un soldat Américain face à un Allemand. Le mystère est de comprendre pourquoi la forêt grouille d’uniformes des Waffen SS et de nazis galonnés. Et pourquoi ils recherchent un soldat allemand qui a déserté ?

Lorsque la Grande Histoire est ramenée à une petite histoire, à hauteur d’Homme, cela permet de mieux toucher le public. Bien entendu, les soldats que nous croiserons n’ont jamais existé, du moins, pas leurs noms ou leurs faits, mais ce que l’histoire raconte, c’est une partie de la Grande Histoire.

Les enfants juifs ayant échappé à une rafle et cherchant leurs parents, les hommes engagés contre leur gré dans l’armée allemande (les « Malgré Nous »), les soldats américains (d’origine allemande), perdus dans la neige, trouvant refuge dans une ferme isolée, les faits des Einzatsgruppen, le génocide par balles, ce sont des faits qui ont eu lieu.

Incorporés au scénario de ce diptyque, ils permettent de nous donner une vision globale de ce que fut cette période de guerre, de nous donner des personnages à qui s’attacher, à suivre et pour qui on croisera les doigts pour qu’ils s’en sortent (pas le chef nazi).

Cela faisait longtemps que j’avais lu ce diptyque, mais je ne m’en souvenais plus. Comme quoi, ranger une de ses biblios, cela permet de retrouver des trésors enfouis depuis trop longtemps (oui, une fois de plus, j’ai lu au lieu de ranger).

L’avantage de cette magnifique bédé, c’est qu’elle est complète en 2 albums. Ensuite, on peut soit s’arrêter là, soit poursuivre avec les autres tomes parus. Le scénario est élaboré, l’auteur ayant fait un travail de fou, afin de ne pas faire d’erreur dans les uniformes.

Le suspense est présent, les dessins sont magnifiques, les personnages bien campés, avec ces soldats américains, descendant de colons allemands, qui se battent sous l’uniforme des G.I’s et tenter de s’en sortir dans cette neige froide, alors qu’il y a des nazis et des soldats allemands dans le coin.

Un bien bel album, incorporé dans un joli coffret cartonné. Encore une fois, j’ai bien fait de remettre de l’ordre dans cette biblio et de ressortir cette pépite, dont j’ai lu le deuxième album de suite.

Batman vs Bane : Tom King, Mikel Janin et David Finch

Titre : Batman vs Bane

Scénariste : Tom King
Dessinateur : Mikel Janin et David Finch
Édition : Urban Comics (16/07/2021)
Édition Originale : Batman Rebirth #9-13 + #16-20
Traduction : Jérôme Wicky

Résumé :
Après avoir enlevé le Psycho-Pirate de la prison de Santa Prisca, Batman apparaît plus que jamais comme l’homme à abattre pour son ennemi juré, Bane.

Bien décidé à briser le héros une fois pour toutes, Bane l’attaque sur son point faible : sa famille recomposée, Nightwing, Red Hood et Robin !

Critique :
Le personnage de Bane ne me disait rien, lorsque j’avais vu cet album (à 4,90€, on fait une affaire), mais comme je voulais découvrir, j’avais porté mon choix sur celui-ci et un autre, avec Deathstroke.

Après avoir lu celui avec Deathstroke, il était temps de revoir la sale tête de Bane, que j’avais revu dans le dernier film de la trilogie de Nolan : The Dark Knight Rises.

Bon sang, mais c’est bien sûr ! La mémoire était revenue, comme Mathilde.

Franchement, pour le prix, les lecteurs (et lectrices) ne sont pas volés ! Les albums possèdent des couvertures souples, très agréables et les dessins ont de la gueule !

Des tons sombres, parfois éclairés par des fonds colorés en jaune ou dans des couleurs très chaudes. Très beaux ! On lit les textes et ensuite, les yeux reviennent vers les images afin d’en profiter encore une fois. Les scènes de combat sont superbes, les gestes clairs, les actions aussi.

Ce récit est plus simple à comprendre que celui contre Deathstroke, où mes connaissances (maigres), n’avaient pas suffit à la compréhension de tout le scénario.

Ici, ce n’est pas le cas, un néophyte de la chauve-souris n’aura aucun soucis à tout comprendre.

Le scénario ne se contente pas d’offrir des scènes de bastons, il y a un scénario derrière, quelques surprises scénaristiques aussi et assez bien de suspense.

Pour résumer le tout, c’est un excellent album qui procure bien du plaisir durant sa lecture, autant par ses dessins excellents, que par son scénario qui possède du punch et n’a rien de basique.

Il pourrait parfaitement convenir à quelqu’un qui souhaiterait découvrir Batman et son univers, ou juste pour passer un bon moment de lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°190].

Batman vs Deathstroke : Christopher Priest, Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava

Titre : Batman vs Deathstroke

Scénariste : Christopher Priest
Dessinateurs : Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava

Édition : Urban Comics DC Rebirth (2019) / Urban Comics Editions (2021)

Résumé :
Au cours d’une enquête sur le vol de documents illégaux, Batman apprend une terrible nouvelle : Damian ne serait pas son véritable fils. Les tests ADN semblent indiquer qu’un autre redoutable combattant serait son géniteur : Deathstroke, l’exterminateur !

Décontenancé par cette révélation, le Chevalier Noir va devoir retrouver Slade Wilson et le forcer à avouer la vérité sur ce retournement de situation.

Critique :
Damian, je ne suis pas ton père ! Damian, ton père est un autre que moi…

Ah, les tests ADN ! Quel bordel ils peuvent foutre dans les vies des gens. Ici, un test ADN indique que Damian, le fils de Batman, ne serait pas son fils, mais celui de Deathstroke. La bombe !

Je connais une femme qui est heureuse qu’on ait prouvé que l’amant de sa mère était bien son père biologique… Il est un ancien roi qui ne fut sans doute pas content que ses dénégations soient mises à mal, la preuve affichée noir sur blanc : il était son père.

Bref, ça doit la foutre mal aux réunions de famille, ce genre de test. Pour moi, c’était l’occasion de découvrir un album de Batman pour pas cher (4,90€) et de faire la connaissance avec Slade Wilson, dit Deathstroke, celui qui a inspiré Deadpool (Wade Wilson).

De Deathstroke, je ne connaissais rien, de Batman, un peu plus. Tous les deux sont des combattants hors pair et cet antagonisme sur leur paternité supposée ou non, va les faire s’affronter dans quelques combats très esthétiques.

J’aurais dû prévoir des aspirines car la vie familiale et privée de Deathstroke est des plus complexe, digne d’une série américaine des années 80. Entre son ex-femme, ses divers enfants, les vivants et le décédé, ses anciennes conquêtes, j’ai parfois perdu pied.

Pas facile non plus de replacer dans le fil de l’histoire les interventions de Robin sur son passé, sur ses griefs contre Batman… J’avoue avoir dû faire quelques allers-retours afin de tout bien intégrer. Les ellipses ne m’ont pas facilitées la tâche non plus.

Cet album ne se déroule pas de manière linéaire et il faut rester concentré, comme le lait du même nom.

N’ayant pas non plus de grandes connaissances de l’univers de Batman (je connais le principal), je me suis parfois perdue dans les différents Robin qui l’ont épaulé.

Toutes ces choses m’ont un peu empêché de profiter pleinement de cette lecture, obligée que j’étais de faire des pauses, de revenir en arrière, de réfléchir.

Non, ce n’était pas une lecture facile, mais au moins, j’en ai eu pour mon argent ! Les dialogues n’étaient pas de pacotille, il y avait de l’action, du suspense, des mystères, le tout porté par des dessins superbes, dont ceux des combats entre Batman et Deathstroke.

Néanmoins, c’est un album à réserver aux fans de comics, de Batman ou de Deathstroke. Vu la complexité des personnages et des multiples intrigues, il faudra que je le relise plus tard, pour le plaisir et pour tenter de comprendre plus.

Avant, je réviserai mon « Petit Deathstroke sans peine ».

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°149] et Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°31].

Ira dei – Tome 4 – Mon nom est Tancrède : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Titre : Ira dei – Tome 4 – Mon nom est Tancrède

Scénariste : Vincent Brugeas
Dessinateur : Ronan Toulhoat

Édition : Dargaud (12/02/2021)

Résumé :
Pour Tancrède, c’est l’heure de tous les dangers. Capturé par Hugues, le voilà entre les mains de Guillaume de Hauteville, le chef des troupes normandes. Celui-ci voit en lui un redoutable soldat dont il aimerait se faire un allié.

Afin d’inciter Tancrède à réveiller son âme guerrière, depuis longtemps en sommeil, Guillaume l’oppose en combat singulier à plusieurs prisonniers, auxquels il promet la liberté en cas de victoire.

« Tu t’apprêtes à faire sortir le diable », lui glisse Étienne, le représentant du pape. Aucun homme ne saura vaincre Tancrède. Même Hugues périra au fil de son épée…

Vivant, Tancrède reste une menace pour l’Église. Pourtant, Étienne décide de lui offrir sa liberté : seul Tancrède est en mesure de l’aider à retrouver sa sœur.

Ce quatrième tome marque la fin du cycle italien. Il confirme les qualités d’une saga qui explore un cadre – la Méditerranée du XIe siècle – peu traité par la bande dessinée et qui allie la rigueur de ses sources historiques à un dessin évoquant autant la poésie de Moebius que la puissance de Jack Kirby.

Critique :
Si dans la chanson, elle voulait revoir sa Normandie, Tancrède, lui, ne veut pas la revoir du tout, ni reprendre son véritable nom de Robert, duc de Normandie.

Guillaume de Hauteville, lui, voudrait bien que Tancrède redevienne Robert, mais ce dernier n’a absolument pas envie d’aller affronter son fils, toutes ces guerres des trônes, ça le fait chier…

Dans ce dernier tome de cette saga (4), nous sommes une fois de plus plongés dans l’Histoire, les guerres, les magouilles politiques, les invasions et les luttes intestines (et pas intestinales).

Étienne (le représentant du pape), de son côté, le tien toujours bien et on ne sait pas trop de quel côté il va tirer. Jusqu’au bout, ce personnage m’aura intriguée, étonnée et là, il va continuer de me trouer le cul, cet Étienne ! Un comble pour un homme d’Église.

Ça magouille de tous les côtés, ça s’embrouille, ça bidouille des complots, l’un joue avec les nouilles de l’autre (restons poli, mais vous voyez de quoi je veux parler).

Bref, dans ce récit, personne n’est tout à fait blanc, ni tout à fait noir, ni vraiment bon ou méchant, tout est nuance de gris, les personnages sont complexes et nous sommes loin du manichéisme affiché dans d’autres bédés.

Les dessins sont dynamiques et les scènes de combats sont bien détaillées : mouvements, expressions… Le découpage de certaines planches ajoute aussi des claques monumentales au lecteur. Là, ça dépote !

Mon bémol sera pour le final qui arrive un peu trop vite, comme un cheveu dans la soupe, laissant un goût d’inachevé, comme si j’avais été plantée au milieu du chemin et que les auteurs foutaient le camp en vacances. L’impression d’être un chien abandonné sur le bord de la route.

Attendez les mecs, c’est tout ? C’est fini ? Tout ça pour en arriver à cette fin un peu bancale ? Tout ce machiavélisme, toutes ces guerres entre les différents seigneurs, entre leurs armées, tout ce suspense, toute cette psychologie et ce travail des personnages pour finir ainsi ?

Ben merde alors… Dommage, car ce final bancal et brutal (je sens l’âme d’une poétesse) casse tout le plaisir de lecture ressenti jusqu’à présent et fout en l’air cette série que j’avais apprécié d’entrée de jeu.

 

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°96] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 54 pages).

La renaissance des heros Marvel – Tome 2 – Black Panther : Christopher Priest & Reginald Hudlin

Titre : La renaissance des heros Marvel – Tome 2 – Black Panther

Scénaristes : Christopher Priest & Reginald Hudlin
Dessinateurs : Collectif

Édition : Panini Comics (04/06/2019)

Résumé :
T’Challa, la Panthère Noire, règne sur le Wakanda éternel. Ororo, alias Tornade, est la X-Woman considérée comme une déesse au Kénya.

Les deux héros se connaissent depuis l’adolescence et forment l’un des couples les plus puissants de l’univers Marvel.

Critique :
Black Panther faisant partie de mes chouchous, j’ai profité de l’offre à 2,99€ pour m’offrir cette anthologie regroupant plusieurs aventures de T’Challa.

La première histoire, « Sturm und drang : une histoire d’amour et de guerre » était des plus intéressantes à lire.

Le scénario ne manquait pas de profondeur avec cette guerre qui menaçait, T’Challa qui devait jouer au diplomate (mais ne l’étais pas) et ces complots entre plusieurs puissances pour foutre le chaos.

Mon seul bémol ira pour le narrateur qui avait tendance à m’embrouiller plus qu’autre chose avec ses commentaires.

Les dessins étaient très agréables pour les yeux.

L’autre histoire importante, c’est celle du mariage entre T’Challa et Tornade, dont j’avais déjà lu une partie de l’histoire dans « Je suis Black Panther ». Ce ne fut pas un soucis de relire l’histoire, cela m’a permis de mieux l’ancrer dans ma mémoire.

Là aussi les dessins sont agréables, les couleurs vives et on n’a pas le temps de s’embêter car ce mariage n’est pas un mariage ordinaire : deux personnages super-héros qui vont convoler ensemble, deux personnages puissants, deux personnages apparentant à des groupes différents, le tout sur fond de pré-Civil War puisque Iron Man est pour le recensement et le Captain, contre. Ça fume déjà entre eux deux !

Anybref, ce recueil est à réserver aux fans de Black Panther, ou à ceux et celles qui voudraient découvrir le personnage sans vouloir se farcir les anthologies.

Pour le prix vendu en magasin (en neuf !), on n’est pas volé sur la marchandise : il y a de quoi lire durant un bon moment et occuper ses longues soirées d’hiver pendant que la pluie tombe dehors.