Imitation Game [FILMS]

Titre : Imitation Game                                                                 big_4-5

Imitation Game est un film biographique américano-britannique réalisé par Morten Tyldum, sorti en 2014. Il s’agit de l’adaptation de la biographie Alan Turing ou l’énigme de l’intelligence (Alan Turing: The Enigma) d’Andrew Hodges.

Le film est inspiré de la vie du célèbre mathématicien et cryptanalyste britannique Alan Turing, notamment pendant la seconde Guerre mondiale où il a travaillé à Bletchley Park.

Le titre du film est une référence à l’introduction de l’article écrit par Turing en 1950 pour présenter ses recherches sur l’intelligence artificielle et notamment ce qui est devenu par la suite le test de Turing.

Celui-ci est brièvement évoqué dans le film, mais n’est pas le sujet principal du film, qui se concentre sur son travail sur Enigma.

Réalisation : Morten Tyldum

Scénario : Graham Moore, d’après Alan Turing ou l’énigme de l’intelligence (Alan Turing: The Enigma) d’Andrew Hodges

Résumé : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Sortie : États-Unis : 29 août 2014 / Royaume-Uni : 14 novembre 2014 / France : 28 janvier 2015.

Distribution :

  • Benedict Cumberbatch (VF : Stéphane Roux) : Alan Turing
  • Keira Knightley (VF : Marie-Eugénie Maréchal) : Joan Clarke
  • Matthew Goode (VF : Jean-Christophe Dollé) : Hugh Alexander
  • Rory Kinnear (VF : Xavier Fagnon) : L’Inspecteur Robert Nock
  • Mark Strong (VF : Eric Herson-Macarel) : Stewart Menzies
  • Charles Dance (VF : Philippe Catoire) : Commandant Denniston
  • Allen Leech (VF : Yannick Blivet) : John Cairncross
  • Matthew Beard (VF : Hugo Brunswick) : Peter Hilton
  • Steven Waddington (VF : Loïc Houdré)  : Le Super intentant Smith
  • Tom Goodman-Hill (VF : Luc-Antoine Diquéro)  : Le Sergent Staehl
  • Tuppence Middleton : Helen

Ce que j’en ai pensé :
Bon, vous le savez, dès que l’on parle de Sherlock, je perds toute impartialité et tout mon être ne se sent plus…

Ça marche aussi avec son interprète anglais, Benedict Cumberbatch.

D’Enigma, je ne connaissais que les grandes lignes, mais je ne savais pas qui avait craqué le code, no comment…

Je savais que la pomme du géant des I-MachinBrol était peut-être en rapport avec un homme qui s’était suicidé, mais jamais je n’avais fait le rapprochement entre Allan Turing et le casseur d’Enigma.

Ce que certains critiques pensent du film, je m’en torche le popotin, parce que pour moi, ce fut un moment de grande émotion. Benedict-Sherlock est tout simplement parfait et le côté « autiste » du mathématicien ressemble assez fort à celui de Sherlock.

Monsieur Turing ne se prend pas pour de la merde, il connait sa valeur et n’a pas l’intention d’être modeste.

Son côté asocial est aussi un peu sherlockien par bien des abords. Le travail en équipe n’est pas son fort et il faudra l’intervention de la belle Keira Knightley pour lui donner un coup de pouce.

Pour les côtés historiques et les largesse prise avec l’Histoire, voyez plus bas ce que j’ai trouvé sur le Net, ici, je ne vous parlerai que de l’émotion que j’ai ressentie en suivant les souvenirs de monsieur Turing, arrêté par un flic et auquel il lui raconte sa fabuleuse histoire.

Pas de courses-poursuites, mais un récit haletant tout de même : la machine va-t-elle fonctionner, ou pas ?

Beaucoup de tensions entre les protagonistes et des acteurs au top de leur forme.

Le regardant en V.O-stfr, j’avais vraiment l’impression de me trouver au milieu du groupe et d’assister à la naissance de cette fabuleuse machine, précurseur de nos PC, en beaucoup plus gros et plus bruyant.

Je ne vous révèlerai rien de plus, sauf que ce film m’a émue, retournée, émotionnée.

CHALLENGE - Mois anglais 2015 flag

Les événements historiques :

Le film suggère que le travail à Bletchley Park a reposé sur un petit groupe de cryptologues enlisés durant les premières années de la guerre, jusqu’à la percée soudaine qui leur a permis de casser le code d’Enigma : des progrès ont été en réalité accomplis dès 1939 et des milliers de personnes travaillaient sur le projet à la fin de la guerre.

Durant toute cette période, il y eut des percées et des revers, comme lorsque les Allemands ont modifié l’utilisation des machines Enigma, et que les casseurs de code de Bletchley Park ont dû revoir leur système.

Turing, que le film fait apparaître alors complètement marginalisé, est censé écrire une lettre à Churchill pour obtenir le contrôle de l’équipe et des fonds pour la machine de décryptage : Turing a en réalité fait une démarche avec plusieurs de ses collègues, dont Hugh Alexander, à Churchill (qui avait auparavant visité Bletchley Park) ; ils cherchaient à obtenir davantage de ressources administratives pour le projet, ce que Churchill a fait immédiatement.

Dans le film, Turing baptise sa machine électromécanique « Christopher » du nom de son ami d’enfance : elle s’appelait en réalité « Victory ». Victory s’inspirait de la « Bombe » conçue en 1938 par le cryptanalyste polonais Marian Rejewski. La bomba kryptologiczna de Rejewski exploitait une faille temporaire dans les procédures d’exploitation allemandes.

Une nouvelle machine reposant sur une autre stratégie a été conçue en 1940 par Turing (avec une contribution clé du mathématicien Gordon Welchman, passé sous silence dans le film). Plus de 200 Bombes britanniques ont été construites sous la supervision d’Harold Keen de la British Tabulating Machine Company.

L’équipe Hut 8 décide dans une scène peu crédible de ne pas exploiter le décryptage du premier message, annonçant une attaque allemande sur le navire où sert le frère d’un des casseurs de codes (Peter Hilton), parce que cela révèlerait aux Allemands qu’ils ont cassé le code d’Enigma : Hilton n’avait pas de frère, et les décisions prises sur la façon et le moment d’utiliser les résultats de l’équipe l’étaient naturellement à des niveaux beaucoup plus élevés.

Le film décrit l’arrestation de Turing en 1951, suite aux soupçons d’un policier qui le croit un espion soviétique puis aux informations fournies par le cambrioleur à propos de l’ex-amant de Turing. En réalité elle a lieu en 1952. La scène de l’interview, où Turing raconte l’Imitation Game au policier est fictive.

Joan Clarke apprend dans le film le procès de Turing après coup et lui rend visite durant sa peine : il n’y a toutefois aucune trace d’une visite de Joan Clarke à cette époque, mais Turing était resté en contact avec elle après la guerre et l’avait informée de son procès à venir.

Le film montre Turing incapable de penser clairement ou de faire tout travail après la castration chimique qu’il a subi : malgré sa faiblesse physique et ses changements physiques (y compris gynécomastie) sous l’effet du traitement hormonal, Turing produisait à cette époque un travail novateur sur la morphogenèse, d’ailleurs inspiré par les modifications corporelles dues à la castration chimique.

Le film parle du suicide de Turing au bout d’un an de traitement hormonal : la cause de la mort de Turing fait en réalité débat. La période de castration chimique s’est achevée quatorze mois avant sa mort.

Une sous-intrigue d’espionnage met en cause Turing dans le film : il aurait un temps cédé au chantage de son collègue John Cairncross, ne révélant pas qu’il était un espion moyennant le silence sur son homosexualité ; or Turing et Cairncross travaillaient dans des unités différentes de Bletchley Park et rien ne dit qu’ils se soient rencontrés.

L’historien Alex Von Tunzelmann juge sévèrement cette mise en cause : « La liberté de création est une chose, calomnier la réputation d’un grand homme – tout en reprenant le préjugé hostile des années 1950, selon lequel les gays représentaient automatiquement un risque pour la sécurité – en est une autre.

Publicités