Bilan Livresque Mensuel : Avril 2021

Si l’année dernière à la même époque nous étions confinés sous le soleil, les températures de cette année sont nettement moins hautes et mon bronzage laisse à désirer.

J’avais réussi à lire 18 romans en 2020 et ce beau score n’est pas au rendez-vous pour Avril 2021 ! Mais au moins, nous ne sommes plus autant confiné qu’il y a un an, c’est plus cool, si j’ose dire (enfin, chez nous, dans les autres pays, on ne se marre pas vraiment). Mais le schmilblick n’a pas fort évolué.

En tout et pour tout, j’ai réussi à lire 13 romans (dont un pavé de plus de 1.100 pages) et 8 bédés = 21 lectures. Oui, je peux mieux faire .

Minou, lui, continue son petit bonhomme de chemin, jonglant entre l’appel aux câlins ou la fuite. Même si ça va beaucoup mieux qu’il y a 1 an (niveau fuite en avant) et qu’il y a deux ans.

Toujours in love de la véranda, toujours en adoration pour le vieux torchon troué sur lequel il se vautre et surtout, accro totalement à la brosse ! Il adore tellement ça, que je le brosse trois fois par jour et croyez-le ou non, mais je viens toujours avec des poils (le sac à poils était rempli !).

Monsieur exige des câlins à mon réveil, se fait brosser avant de recevoir ses croquettes du matin (qu’il mangera après), vient quémander des gratouilles lorsque je bois mon café, s’impatiente lors de mon petit déjeuner pour que je remonte avec lui afin qu’il puisse venir se vautrer sur mes genoux (addict aux câlins, je vous dis !).

Après, il est fatigué et monsieur chat reste dormir sur le divan ou alors, il redescend avec moi et joue avec le pauvre torchon ou sa souris. Ça dépend des jours. Mais on voit qu’il aime passer du temps avec nous (surtout avec moi parce que quand mon mari disparaît, ça ne lui en touche même pas une, alors qu’avec moi, oui).

Avant, il me fichait la paix avec ses demandes de câlins jusque 15h30 mais ces derniers jours, il était là à faire le siège près de mon PC dès 13h30 !

Sa mère a toujours aimé m’emmerder lorsque j’étais devant le PC, me sautant dessus et monopolisant l’un de mes bras et son fiston fait presque le même, le saut sur les genoux en moins, mais les miaulements plaintifs en plus. Impossible de résister…

Intelligente comme je suis (arrêtez de rire), j’avais remarqué que si je me mettais à la véranda, il me fichait la paix puisqu’il passait du temps près moi (couché à mes pieds). Je pouvais lire, siester, lui se contentait de pieuter sur le torchon.

Le système a parfois ses limites s’il veut vraiment des câlins… J’étais toute contente d’avoir réussi à le caresser dans la véranda lorsqu’il a poussé son miaulement de pauvre chat en manque… Ok, j’ai compris, le chat, je vais aller te brosser ! Il aura ma mort !

Bizarrement, lorsqu’il m’invite à le suivre, il ne fuit pas dans les escaliers, il  prend son temps, me montrant le chemin… Faut que je lui donne ses 1.356 coups de brosse réglementaire, que je lui gratouille le cou, assise sur le lit (le livre est permis) et monsieur s’endort ensuite, roulé en boue à mes côtés, la conscience tranquille… et moi je peux bouquiner en paix !

Et lorsque je redescends, il me suit et va s’installer devant la porte-fenêtre de la véranda, regardant les oiseaux, s’offusquant qu’un autre chat puisse passer sur SA terrasse ou sciant des bûches durant des heures, attendant que sa possession (moi) remonte en haut à l’heure du repas du soir (17h30) pour encore recevoir des coups de brosse.

Comme tous les chats, il considère l’humain comme son esclave et il a bien compris le fonctionnement… Mais je ne lui en veux pas, je râle juste pour qu’il n’abuse pas.

Ma nièce est en pleine forme aussi, à même pas 16 mois, cette petite chose pleine d’énergie a plus d’un tour dans son sac.

La dernière fois, elle est allée décrocher son petit manteau de la chaise et me l’a apporté pour me faire comprendre qu’elle voulait aller dehors et ensuite, une fois dehors, elle m’a guidé vers son petit vélo à trois roues… Alors j’ai été la promener… Comme les chats, elle a tout compris !

Passons maintenant au récap du bilan lectures mensuelles !

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La Pierre du remords – Konrad 03 d’Arnaldur Indriðason est le troisième tome avec Konrad, mais je n’ai pas eu de soucis pour me couler dans l’histoire et apprécier le personnage qui n’est pas très éloigné d’Erlendur : taciturne, blessures d’enfance, ne lâche rien, prenant le temps de bien faire les choses. C’est lent mais c’est bon.

Jusqu’à présent, les romans de Sandrine Collette m’avaient tous plu, certains devenant même des coups de coeur marquants. Son roman de 2021, Ces orages-là, restera dans ma mémoire parce que je suis passée à côté de l’histoire, de son personnage principal. C’est l’histoire d’une rencontre qui n’a pas eu lieu entre nous, mais je vous invite à vous faire votre propre avis car je suis à contre-courant des opinions majoritaires.

Le dernier de Stephen King est un recueil de quatre nouvelles. Si ça saigne réussi à proposer des nouvelles qui ne lèsent pas le lecteurs, qui ne le laissent pas sur sa faim et où la patte du King se reconnaît sans soucis.

Pour se refroidir, ou tout simplement relativiser, il faut lire Lëd de Caryl Férey. Ce roman noir de l’extrême (on est en Sibérie, dans la ville la plus pollué du monde) dont les crimes mystérieux ne servent qu’à dénoncer les systèmes pourris du pays (Russie) est brut de décoffrage mais possède une certaine poésie dans ses personnages, cabossés, vivant dans un lieu qui n’accorde aucun répit. Un régal littéraire.

Erectus – 02 – L’armée de Darwin de Xavier Müller [LC Bianca] est le genre de roman à faire dresser… les poils sur les bras ! Le virus fait régresser des Humains en homo erectus et l’home sapiens ne rêve que les éradiquer (ou parquer dans des réserves). Évitant une resucée du premier tome, l’auteur est parti sur un autre terrain et les surprises étaient au rendez-vous. Dommage que le Méchant ait été si manichéen alors que tous les autres personnages étaient travaillés.

Il y des jours comme ça… Vous ouvrez le dernier roman d’une auteure que vous appréciez et rien ne se passe… La chair de sa chair de Claire Favan m’a donné l’impression de regarder un film (série) mal joué ou mal doublé, un film où les acteurs avaient été mal castés ou mal dirigé par le réalisateur. Si on ne croit pas au récit que l’on lit, tout s’écroule et on ne l’apprécie pas, comme un plat insipide.

Au bal des absents de Catherine Dufour est inclassable car il mélange le roman fantastique avec le policier, le roman noir, le feel-good (oui, j’ai ri malgré tout), l’épouvante, l’horreur… Classement dans les coups de cœur de l’année ! Une lecture comme j’aimerais en faire plus souvent. Addictif à tel point que j’ai tout dévoré d’un coup.

Direction la Russie avec Les Disparues du tableau de Daria Desombre. Plaisir de retrouver le duo Macha Karavaï et Andreï Yakovlev, de plus, c’est une lecture qui comblera les fans de romans policiers qui souhaitent lire autre chose que leur came habituelle, se dépayser et de se frotter à un tueur qui n’a rien d’un colonel Moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque. zdorov’ye !

Non, l’exode de 1940 n’a rien de drôle, la drôle de guerre non plus, pourtant, avec le Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre [LC Bianca], l’auteur arrive à nous donner des émotions sans pour autant en oublier l’humour, qu’il distille avec pertinence dans son récit flamboyant aux personnages travaillés, qui évoluent. J’ai adoré !

Comment tenir en haleine des lecteurs durant 1.176 pages ? Avec Les Somnambules, l’auteur Chuck Wendig y arrive sans soucis, sans pour autant la jouer blockbuster, sans jamais devenir redondant, sans jamais lasser son lecteur tant son récit est intelligent, ses personnages réalistes et son récit ancré dans notre monde, bien qu’ayant été écrit avant la pandémie covid19. Un putain de super roman apocalypse.

Friday Black de Nana Kwame Adjei-Brenyah est un recueil de nouvelles dont la première m’a touché en plein cœur, me le retournant comme une chaussette. Si le reste était du même acabit, il allait finir en coup de cœur, en jouissance littéraire, en plat dont on se relèche les babines. Hélas, si l’entrée était magnifique, d’une justesse douloureuse, violente, montrant parfaitement le mépris des Blancs envers les Noirs, les suivantes m’ont déroutées en partant dans d’autres univers comme la dystopie, le fantastique et l’horreur. Je n’ai même pas terminé le roman…

En commençant à lire Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie, j’ai cru que j’allais de nouveau planter ma lecture. La cause ? La manière dont est écrit ce roman : dialogues inclus dans les phrases, peu de ponctuation et une manière de tourner ses phrases bizarrement. Puis j’ai compris… Le narrateur est un taulard peu instruit qui nous raconte son enfance. Accrochez-vous parce que c’est d’une violence insoutenable si vous ne vous blindez pas un minimum. Mais putain, que c’est beau comme roman !

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Pierre du remords – Konrad 03 : Arnaldur Indriðason
  2. Ces orages-là : Sandrine Collette
  3. Si ça saigne : Stephen King
  4. Lëd : Caryl Férey
  5. Erectus – 02 – L’armée de Darwin : Xavier Müller [LC avec Bianca]
  6. La chair de sa chair : Claire Favan
  7. Au bal des absents : Catherine Dufour
  8. Les Disparues du tableau : Daria Desombre
  9. Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre [LC Bianca]
  10. Les Somnambules : Chuck Wendig  (1.174 pages)
  11. Friday Black : Nana Kwame Adjei-Brenyah
  12. Le démon de la colline aux loups : Dimitri Rouchon-Borie
  13. La Fureur des hommes : Charles O. Locke

Bilan Livresque Mensuel : 8 Bédés

  1. Wild west – Tome 2 – Wild Bill : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  2. Nains – Tome 20 – Svara du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  3. Blanc autour : Wilfrid Lupano et Stéphane Fert
  4. Imbattable – Tome 1 – Justice et légumes frais : Pascal Jousselin
  5. Héroïc’ Pizza – Tome 1 – Pepperoni power : Augustin
  6. 109, rue des soupirs – Tome 1 – Fantômes à domicile : Mr Tan et Yomgui Dumont
  7. Sherlock Fox – Tome 1 – Le chasseur : Jean-David Morvan et Du Yu
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – Tome 3 – Le voleur aux cent visages : Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Gess

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2021

Quoi d’neuf docteur pour ce mois de Janvier 2021 ? Rien de neuf sous le soleil (ou sous la pluie), juste des nouvelles lectures, une PAL qui monte plus souvent qu’elle ne descend et des nouveautés qui arrivent avec la rentrée littéraire et qui vont encore venir exploser mon compteur PAL.

Mon Bilan Livresque de Janvier est honorable. Je suis dans la normalité, ni plus, ni moins et pas de démarrage en trombe car qui veut voyager loin ménage sa monture, ou qui veut lire un max sur l’année ne commence pas par se fatiguer.

Pour le moment, j’ai lu plus de livres qu’il n’y a de vaccinés, c’est-à-dire 11 Romans, 16 Bédés et 1 Manga (= 28 lectures). Attention, dans mes romans, j’avais deux pavés énormes : un de 1050 pages et l’autre de 900…

Si j’additionne mes pages lues, ça fait un sacré nombre (5104 pages lues). Non, je ne suis pas dopée, même pas à l’insu de mon plein gré. Juste au café…

Minou de son côté continue de progresser. Il passe sa journée dans le divan en haut, pendant que nous sommes en bas, mais depuis le nouvel an, mon mari sait remonter les escaliers et donc, au soir, il se pose dans le divan de Minou.

Si au départ le poilu n’a pas osé monter sur mes genoux et s’est contenté de se vautrer sur le gros coussin à mes côtés, il a été s’acheter une dose de courage et depuis quelques temps, il n’hésite plus à sauter sur mes genoux, à s’y installer (tout en dardant sur mon homme son regard de braise qui doit vouloir dire « casse-toi d’là »), à ronronner et dernièrement, à y pieuter !

Lorsque mon mari monte se coucher, le chat court se planquer sous la table (des fois qu’il voudrait le tuer) et revient ensuite reprendre son dodo là où il l’avait terminé. Non mais, des fois !

Dernièrement, il a même osé aller se coucher à sa place, au fond du divan, à côté de mon mari. Que de progrès.

Dans les escaliers, lorsque le chat et moi, nous nous croisons, c’est toujours la fuite en avant (comme si j’allais lui shooter dedans) mais ça cavale moins vite, il prend des risques, ne s’enfuit qu’au dernier moment (il aime la vie dangereuse), tout en vérifiant que je suis dans son sillage, si c’est l’heure de manger…

Ne déviez pas du chemin pour brancher la bouilloire électrique pour votre café, le Minou viendra vous rappeler d’un miaulement que ce n’est pas l’heure pour ça mais pour les croquettes… Hé ho, le café, ça attendra, moi je veux mes croquettes !

C’est grâce à la chronique de Sharon que j’ai enfin sorti de ma biblio Dans la vallée de l’ombre de la mort de Kirk Mitchell, roman policier historique qui se déroule durant la guerre de Sécession. C’est un récit qui prend son temps, qui nous plonge dans un bain de sang, sans jamais virer au glauque, sans jamais devenir lourd et qui nous expédie, avec un réalisme glaçant, dans la Guerre de Sécession.

À cause de Dealer De Lignes, j’ai acheté Le Voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson, qui est totalement en dehors de mes sentiers battus, même si c’est tout de même une enquête sur un vol… Un vol particulier dans un musée : des plumes d’oiseaux rares afin de monter des mouches pour la pêche. Non, ne soupirez pas d’ennui car le roman est super intéressant et je n’avais pas envie de reposer le livre qui m’a tenu en haleine durant tout le temps.

Je me devais de terminer la trilogie de Don Winslow et je me suis attaquée à La Frontière – Art Keller 03, roman sur la drogue, les cartels, la D.E.A, les prisons, mais pas que… C’est un roman sombre, glaçant, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule. Bref, un putain de coup de coeur !

La loi des hommes de Wendall Utroi [LC avec Bianca] n’est pas qu’un roman policier historique, c’est aussi un roman noir car les conditions sociales sont mises en avant par l’auteur à tel point qu’on se croirait dans un Dickens rythmé. Dans ce roman, les gens mentent, cachent des choses et il faudra de la persévérance à l’enquêteur pour démêler le vrai du faut. Un récit sombre mais non dénué d’émotions.

Depuis le temps que je me dis qu’il est temps que je découvre les auteurs Coréens, c’est maintenant chose faite avec Eté, quelque part, des cadavres de Yeon-Seon Park qui est un roman policier bourré de fraîcheur, de sourires, tout en restant sérieux car nous avons 4 jeunes filles disparues le même jour. Une enquête menée par une jeune fille, sa mémé bourrue et un gamin de 14 ans beau comme Apollon. Une belle découverte.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan se déroule en 1985 mais pourrait avoir lieu de tout temps et vu le comportement de certains, on pourrait même croire que ce récit vient tout droit de l’époque victorienne. Hélas, il n’en est rien. Ce roman court met en avant un contexte social de crise économique et l’omniprésence de la religion dans cette Irlande catholique. Les bonnes soeurs bouffent du Bon Dieu et chient du Diable. Un roman bourré d’émotions qui se termine un peu trop vite, malheureusement.

Si on voulait absolument classer Le Sanctuaire de Laurine Roux quelque part, la tentation serait grande de le mettre en dystopie et post-apo, mais ne vous fiez pas aux étiquettes ! Deux adultes et leurs deux enfants vivent reclus après une pandémie…  Voilà un récit de survie qui m’a emporté loin dans les airs, là où je ne m’y attendais pas, me taclant violement à certains moments. L’auteure fait évoluer ses personnages, certains remettant en question l’ordre établit, se rebellant. J’étais en terres inconnues et je me suis laissée porter par le récit et la belle plume de l’auteur.

Depuis des années que je veux le lire… Là, cela faisait 1 an qu’il était entré dans ma biblio et que je ne me décidais toujours pas. L’Archipel du Goulag – Version abrégée de Alexandre Soljenitsyne est une sacré montagne à escalader, elle fait très peur puisque l’on va descendre dans les cercles de l’enfer, côtoyer des pauvres hères et des salopards sans états d’âmes. Jamais Soljenitsyne ne fait pas un réquisitoire politique. Sa plume, magnifique, nous explique les choses sans fard mais à aucun moment je n’ai passé des passages trop éprouvants ou eu envie de caser ce livre dans le freezer, comme le furent certains sur les camps de concentration. N’allez pas croire que c’est une balade de santé, jamais de la vie, mais l’auteur a eu manière de raconter qui fait que l’on va jusqu’au bout du périple. Un vrai coup de ❤️ 

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen est accusé d’un meurtre et il va mener l’enquête afin de s’innocenter. La Mort d’une sirène de Thomas Rydahl & Kazinski n’est pas un polar historique qui va à toute vitesse, le récit prend son temps de nous immerger dans la Copenhague de l’époque et, une fois de plus, il ne manquait que les odeurs pour s’y croire vraiment. Ici, j’ai sauté quelques passages horribles (dont une fois de plus un avec un pauvre chat).

Le lièvre d’Amérique de Mireille Gagné était court, c’était un conte et je suis passée à cent lieues de lui, le lisant, mais sans jamais accrocher vraiment. C’est un roman atypique, surprenant à plus d’un titre, captivant par certains moments, qui dénonce les conditions de travail dans certains bureaux où les employés bossent au-delà des heures et qui met en scène d’une manière originale le mythe algonquien du lièvre Nanabozho, mais voilà, la rencontre n’a pas eu lieu entre lui et moi. Dommage.

Appalaches, le retour ! Nous sommes au fin fond de la Virginie où le criminel en cavale, Rice Moore, a trouvé refuge dans une réserve…  Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin n’est pas un roman qui va à un train d’enfer, l’auteur prenant le temps de poser ses personnages, de faire des retours en arrière, d’explorer la nature sauvage des Appalaches et de certains de ses habitants bas de plafond. À lire sans se presser.

Bilan Livresque Janvier 2021 : 11 romans (5104 pages lues)

  1. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell (528 pages) ❤️
  2. Le Voleur de plumes : Kirk Wallace Johnson (488 pages) ❤️
  3. La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow (1024 pages) ❤️❤️❤️
  4. La loi des hommes : Wendall Utroi (398 pages) [LC avec Bianca] ❤️
  5. Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park (327 pages) ❤️
  6. Ce genre de petites choses : Claire Keegan (112 pages) ❤️
  7. Le Sanctuaire : Laurine Roux (147 pages) ❤️
  8. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne (899 pages) ❤️❤️❤️
  9. La Mort d’une sirène : Thomas Rydahl & Kazinski (560 pages) ❤️
  10. Le lièvre d’Amérique : Mireille Gagné (184 pages)
  11. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin (437 pages)

Bilan Livresque Janvier 2021 : 16 Bédés / 1 mangas = 17

  1. Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso (Manga)
  2. Lincoln – Tome 9 – Ni Dieu, ni maître ! : Olivier & Jérôme Jouvray
  3. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 13 – Glèbe la Singulière : Arleston & Floch
  4. Le Detection Club : Jean Harambat
  5. Mafalda – Tome 02 – Encore Mafalda : Quino
  6. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti
  7. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti
  8. Regarde dans la jungle : Emiri Hayashi
  9. Les Indes fourbes : Alain Ayroles et Juanjo Guarnido
  10. Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  11. Grands anciens – Tome 2 – Le Dieu Poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  12. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  13. Agatha Christie – T18 – Cinq petits cochons : Miceal O’Griafa et David Charrier
  14. Grimmy – Tome 4 – Je me lave les dents après chaque poubelle : Mike Peters
  15. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  16. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  17. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori

 

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2020

Et voilà déjà Décembre, avec le tout dernier Bilan Livresque de l’année 2020 avant de passer, demain, au Bilan Annuel et ensuite aux coups de cœur de l’année.

L’année 2020 fut merdique en tout point, uniquement éclairée, au début, par la naissance de ma nièce que je suis déjà en train de dévoyer en lui apprenant à passer la langue avant de, plus tard, lui apprendre à réciter l’alphabet en rotant, sans oublier les chansons paillardes et les blagues cochonnes…

C’est l’unique lumière de cette année où le covid a frappé, où nous avons été confinés, stressés, où je n’ai pas vu beaucoup ma famille proche, ni pu monter mes chevaux comme je le voulais, ni promener la p’tite Louloute autant que je l’aurais souhaité, où Chouchou a fait une chute qui l’a envoyé à l’hosto (pire qu’un confinement) et puis en chaise roulante, en déambulateur et maintenant en béquilles (le bout du tunnel est proche).

2020 sera pourtant l’année record niveau lecture, sauf si je pulvérise ce chiffre en 2021 (avec moi, tout est possible).

Allez, laissons les emmerdes de côté et parlons des bonnes choses… J’ai lu beaucoup, ça c’est un fait certain (habituel, même) et Minou a bien progressé dans son apprentissage de la vie de chat apprivoisé puisque mes genoux sont devenu son point de mire au matin avant sa bouffe, après sa bouffe, après la vaisselle et au soir, avant mon dodo.

Bref, il est addict de mes jambes et il s’encourt moins vite lorsque je monte les escaliers et qu’il y est assis à m’attendre. On progresse toujours à petits pas mais au moins, on avance. En mars, il y aura deux ans qu’il est chez nous à se faire choyer.

Mais passons maintenant au Bilan Livresque de ce mois de Décembre ! Clôturant le mois un peu avant le 31 (afin d’établir les bilans), j’ai lu 12 romans, 15 bédés et 1 magazine America (28 lectures).

Mon total de lectures de 2020 est de 385 lectures alors qu’en 2019, j’en étais à 365… Oui, sans le vouloir, sans chercher à battre le record, j’y suis arrivée ! 20 de plus, rien que ça.

Il y a des cosy-mystery qui sont neuneu et d’autres qui volent plus haut, ce qui est le cas pour Les détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman qui arrive à me faire sourire, enquêter, frissonner, avoir peur et parfois, trouver le fin mot de l’histoire avant le détective Samson ! Une série de cosy mystery réfléchie, bien écrite, avec du suspense, des mystères, des secrets, des personnages intéressants et très attachants. À découvrir au plus vite, et dans l’ordre.

Clore une trilogie n’est jamais facile car il ne faut pas sombrer dans le facile ou la conclusion expédiée en deux coups de cuillère à pot. Heureusement, avec L’heure du Diable – Chris Kovak 03, l’auteur, Patrick Bauwen n’a pas coulé sa trilogie. Il nous offre, en apothéose, un thriller addictif, réfléchi, engagé, possédant de multiples pistes.

L’exercice du True-Crime n’est pas aisé non plus, mais avec Les lumières de l’aube, notre auteure enquêtrice, Jax Miller, nous plonge dans un trou perdu de l’Oklahoma et nous glacera avec le récit de l’enquête réalisée par les flics du coin. Patiemment, elle remontra les indices, recueillera des témoignages et nous livrera sa théorie quand aux coupables. Hélas, il y a profusion de détails et parfois, cela nuit à la lecture, la rendant plus lourde. Un portrait de l’Amérique peu flatteur…

Si on a envie d’évasion au fond de son canapé, L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag de Sylvain Tesson est LE roman idéal !

Envie d’audace littéraire ? Jetez-vous sur L’Anomalie de Hervé Le Tellier qui mixe le roman noir, la SF, l’anticipation, la littérature blanche dans un roman décoiffant qui sort clairement des sentiers battus. C’est époustouflant, brillant, copieux sans être indigeste. Une sacrée belle découverte qu’il aurait été dommage de louper.

Un gros flop avec La disparue de Noël de Rachel Abbott que nous avons lu en LC, Bianca et moi. Un thriller qui aurait pu être addictif car l’auteure a choisi de prendre des petits sentiers au lieu du boulevard devant elle. Hélas, on a des personnages fades, peu étoffés, des situations peu réalistes, zéro émotions et zéro bouleversements. L’idée de départ était bonne mais l’auteure n’a pas su cuisiner les ingrédients et nous a servi une soupe fade.

Un nouvel apocryphe avec Sherlock Holmes ? Je me jette dessus. Le cinquième cœur de Dan Simmons est presque un pavé et l’auteur en profite pour étaler sa science et nous montrer qu’il a potassé le sujet en nous endormant avec beaucoup trop de documentations, là où Holmes est bien plus efficace en format Nouvelle. Une lecture assez lourde et en demi-teinte.

Une dystopie qui sent la grosse multinationale de livraison mondiale ? MotherCloud de Rob Hart a des relents de Ha, Ma Zone. Hélas, il y a beaucoup de blablas on rendu la lecture somnolente et je n’ai ressenti aucune attache avec les deux personnages principaux. La dystopie reste glaçante car elle nous parle d’esclavagistes modernes, de ces gens qui vous collent des outillages soi-disant pour vous faciliter la vie, la tâche, le boulot, mais qui au final, ne servent qu’à vous traquer.

Un peu de douceur dans ce monde de brute avec les enquêtes de Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse de Faith Martin que j’ai lu en LC. Enfin, douceur est un euphémisme ! Dans les années 60, les droits de la Femme sont minimes et sa place est dans la cuisine, dans son foyer, à choyer mari et enfants…

Toutes les techniciennes de surface ne sont pas les mêmes. Prenons par exemple Madame B qui est une nettoyeuse hors-pair… De scènes de crimes et pour les malfrats ! Sandrine Destombes met en scène une nettoyeuse qui n’a rien d’une Tomb Raider, que l’on devrait haïr mais à laquelle on s’attache (pourtant, les taches, elle les fait disparaître).

Si l’envie d’un rural noir se fait sentir, il y a Ces montagnes à jamais de Joe Wilkins qui va nous plonger dans le Montana, dans les Bull Mountains, plus précisément. Une fois de plus, c’est l’Amérique rurale, celle des gens peu intellectualisés, peu scolarisés, qui perdent leurs terres, qui triment pour survivre et qui sont hyper armés. Il m’a fallu du temps pour entrer dans l’histoire et sympathiser avec les personnages principaux. Mais une fois la moitié passée, je ne voulais plus les quitter.

Pour finir l’année 2020 en beauté, j’avais envie de sortir de mes habitudes, envie de légèreté très légère et donc, j’ai choisi une romance… joyeuse ! Enfin, gay avec Un chocolatier pour Noël de Hope Tiefenbrunner remplit le contrat en offrant des personnages sympathiques, avec de la profondeur, une présence, de l’humour. Oui, tout est couru d’avance mais putain, qu’est-ce que ça fait du bien de finir l’année ainsi !

Bilan Livresque Mensuel : 12 Romans

  1. Détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère : Chapman
  2. L’heure du Diable – Chris Kovak 03 : Patrick Bauwen
  3. Les lumières de l’aube : Jax Miller
  4. L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag : Sylvain Tesson
  5. L’Anomalie : Hervé Le Tellier
  6. La disparue de Noël : Rachel Abbott [LC Bianca]
  7. Le cinquième cœur : Dan Simmons
  8. MotherCloud : Rob Hart
  9. Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse : Faith Martin [LC Bianca]
  10. Madame B : Sandrine Destombes
  11. Ces montagnes à jamais : Joe Wilkins
  12. Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner

Bilan Livresque Mensuel : 15 Bédés + 1 America  = 16

  1. Nains – Tome 17 – Gurdan du Malt : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  2. Wild West – Tome 1 – Calamity Jane : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  3. Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  4. Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  5. Le Scorpion – Tome 13 – Tamose l’Égyptien : Stephen Desberg
  6. Mages – Tome 04 – Arundill : Nicolas Jarry et Bojan Vukic
  7. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Arleston et Floch
  8. Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge : Jean-Luc Istin et Giovanni Lorusso
  9. Murena – Tome 9 – Les épines : Jean Dufaux et Delaby
  10. Murena – Tome 10 – Le Banquet : Jean Dufaux et Theo
  11. Murena – Tome 11 – Lemuria : Jean Dufaux et Theo
  12. Sapiens – Tome 1 – La naissance de l’humanité : Yuval Noah Harari
  13. Les naufragés de la Méduse : J-Sébastien Bordas et J-Christophe Deveney
  14. Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 1 – Blackchurch : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  15. Rendez-vous avec la mort – Tome 02 – Hercule Poirot (BD) : Didier Quella-Guyot, Marek et Agatha Christie
  16. America n°09 : L’Amérique indienne (oui, j’ai un retard considérable)

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2020

Mois de Novembre doux, avec du beau temps, des passages ensoleillés et pas vraiment l’impression qu’on m’a reconfinée puisque j’ai le droit de sortir et d’aller quasi où je veux (mais je n’ai pas abusé, je reste prudente).

L’énergie est revenue avec le retour de Chouchou et j’ai pu aménager de longues phases de lectures durant toutes mes soirées avec Minou couché sur moi, se faisant câliner avant de pieuter comme un veau.

Oui, maintenant, il a pris le pli et il vient sur mes genoux dès que je pose mon prose dans le canapé (celui au deuxième, pas au rez-de-chaussée, ne rêvons pas !). Par contre, le matin, il a une sale manie : il me pétrit !! Heureusement, moins fort que sa mère, il ne met pas trop de griffes, mais mon foie et mon estomac sont massés tous les matins (ça aide à la digestion, vous croyez ??).

Einstein parlait de relativité et j’en ai fait l’expérience avec mes lectures… Si en Octobre, j’avais eu l’impression de me traîner comme une limace écrasée dans mes lectures (seulement 10 romans lus), Novembre m’avait donné la sensation que j’avais pulvérisé les records et tout compte fait, non… Un mois normal pour les scores.

J’ai lu plus qu’en octobre, mais pas au point de faire péter le champagne. Au Bilan comptable, j’ai lu 14 Romans, 17 bédés + 1 magazine = 32 lectures. Octobre comptait 22 lectures (10 romans, 12 bédés)… 10 de plus, pas de quoi sauter au plafond (mdr).

Par contre, niveau Bilan Annuel, j’en suis déjà à 357 lectures, tout confondu, en ce 30 novembre !!

En 2019, j’avais 365 lectures tout confondu et je ne pense pas m’avancer trop en certifiant que j’arriverai à dépasser ce score en 2020 ! Plus que 8 lectures à faire et vu ce que notre gouvernement nous a pondu pour les fêtes de fin d’année, sûr que j’aurais du temps pour lire et pulvériser mon score de 2019 !

Parfois, je devrais fermer ma gueule… Moi qui me plaignais chaque années que j’aimerais avoir des fêtes de fin d’année plus calmes, avec moins de bouffe, moins de travail (pour celles qui sont debout dans la cuisine) et bien me voici exaucée puisque pour les fêtes, nous devrons les passer avec ceux qui vivent sous notre toit, exclusivement.

Autrement dit, mon homme, le chat et moi. Mes parents passeront Noël leur deux et ma soeur fêtera de son côté, avec son homme et le petite pioupioutte. Entre nous, je me fiche de Noël, mais j’apprécie le côté repas en famille, les plaisanteries qu’on échange et c’était le premier Noël de la petite de ma soeur. Ah, putain de covid de mes deux !

Privée de restaurant aussi pour mon vieillissement de cette fin de mois et mon arpentage du marché de Noël. On mangera à la maison, tant pis… Malgré tout, je relativise, nous ne sommes pas si mal lotis que ça, comparé à certains…

Voilà, je l’ai enfin fait… Pourtant, j’avais juré que jamais de ma vie je ne lirai un Marc Levy. Si j’ai décidé d’y passer, c’est parce que C’est arrivé la nuit était un techno-thriller qui parlait de hacking et de scandales dévoilés par des lanceurs d’alertes qui naviguent dans l’illégalité tout en risquant plus que les criminels en cols blancs.

Je ne pensais lire une nouvelle fois un roman de Romain Puértolas, vu que son dernier annonçait un peu trop fort une astuce et que je l’ai trouvée de suite… Curieuse tout de même, j’ai lu Sous le parapluie d’Adélaïde et bien que j’aie une nouvelle fois découvert l’embrouille, elle n’a rien gâché du plaisir de l’enquête. Moi qui pensais avoir une lecture gentillette, je me suis fourvoyée, il y avait de la profondeur et des émotions.

Si vous désirez vous prendre un gros missile sur la gueule, je vous conseille Impact de Olivier Norek qui nous parle d’écologie, mais pas que… Un roman prenant, angoissant, difficile à lâcher et malheureusement plus à charge qu’à décharge, alors qu’un peu de nuance dans le procès des pollueurs n’aurait pas fait de mal, surtout que nous sommes coupables aussi à notre échelle. Malgré tout, il reste un sacré coup de pied au cul.

À croire que j’aime me prendre des claques, moi ! L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 de Nicolas Beuglet m’en a collé quelques unes, même si le deuxième roman était plus puissant que celui-ci. Nous sommes sur un thriller addictif, assez court et il vaut mieux avoir l’estomac accroché pour certaines scènes. Il me reste des questions sans réponses sur la fin et plus de pages auraient été utiles afin de refermer toutes les questions en suspens.

Pour ceux qui voudraient enquêter en Alsace, Sherlock Holmes et le pont du diable de Christine Muller est une bonne solution pour voyager dans le temps et l’espace sans sortir de chez soi. 200 pages d’enquête qui ne manquent pas de peps, de dialogues savoureux et si les comparaisons sont un peu trop légions, ça n’entame pas le plaisir de découvrir le détective ailleurs qu’à Londres.

Quand on commence les séries en retard, on ne doit pas trop attendre pour la suite… Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02 de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]. Le premier était punchy et le deuxième est différent, plus calme, si je puis dire. Toujours aussi intéressant de par son côté historique que la Révolution Française, sans jamais devenir insipide ou indigeste. Un régal niveau historique et des personnages, fictifs ou réels. Je suis juste fâchée avec l’auteur pour ce qu’il a fait à un personnage. Kill list !!!

Oui, j’ai un faible pour les romans Noirs se passant en Afrique du Sud, même si je n’en lis pas assez à mon goût. Avec La proie – Benny Griessel 06 de Deon Meyer commence comme une enquête banale, mais l’auteur est un malin, il sait glisser dans son récit du mystère, de la politique, du social, bref, il nous parle de son pays sans que cela n’enlève rien au récit. Que du contraire, ça lui donne de la couleur et de la saveur. Un grand roman Noir !

Avais-je déjà lu un tel livre ? Non, je n’en ai pas souvenir… Les monstres de Maud Mayeras est atypique mais il vaut mieux ne pas manger en le lisant. Sans jamais sombrer dans le glauque ou la violence gratuite, l’auteure développe un roman angoissant au possible, malsain, dérangeant.  Sans juger, elle nous plonge dans un terrier en compagnie de monstres et nous laissera pantelant à la fin de son roman puissant.

Ken Follett est un incroyable conteur et l’Histoire qu’il déroule dans Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 [LC avec Bianca] est, une fois de plus, intéressante, puissante, détaillée sur la vie en l’an 997 en Angleterre, sans jamais devenir indigeste. Sauf que l’auteur fait toujours preuve de manichéisme envers ses personnages et que ce pré-quel est moins punchy que les suivants. Malgré tout, j’ai eu mon plaisir à le lire.

Nicolas Beuglet aime les thématiques qui sortent de l’ordinaire et il le prouve une fois encore dans Le dernier message qui est un thriller ambitieux, avec des messages forts, justes, véridiques, le tout avec un côté scientifique intéressant, mais hélas, le roman est court et tout va très vite, trop vite. Alors oui, on a de la profondeur mais avec plus de pages, on aurait pu aller plus loin, plus profond et donner plus de corps aux personnages et au contexte.

J’avais pensé au départ trouver un recueil de nouvelles apocryphes de mon détective préféré. Las, Sherlock Holmes – Détective de l’étrange de Xavier Mauméjean n’est pas un recueil d’enquêtes frôlant le fantastique, mais un petit ouvrage qui parle du Holmes canonique, de ses enquêtes. C’est bien fait, mais il n’y avait rien de neuf sous le soleil.

Un peu de SF angoissante pour lire sous le plaid, au soir et frissonner de peur. Avec La Chose de John Wood Campbell, c’est chose faite, si je puis dire ! Le côté psychologique est bien traité et on sent la paranoïa monter entre les hommes de la base : qui est infecté et qui ne l’est pas ? Horrifiant !

Par contre, je n’ai pas accroché du tout avec Les abysses de Rivers Solomon et j’ai fini par tourner les pages mécaniquement, sans vraiment voir ce que je lisais, zappant jusqu’au bout avant de le refermer. Ce n’était pas pour moi, on va oublier et passez au suivant.

Un rendez-vous traditionnel que je n’ai pas envie de rater, celui avec les beaux yeux de Paul Cleave et bien qu’il n’écrive plus sur mon serial-killer préféré, bien que je n’ai pas super accroché avec son précédent roman, j’avais des Intuitions que cette fois-ci, ça allait matcher entre nous. En effet, ça a bien pris ! On commence doucement dans son nouveau roman, on pense qu’on va suivre un boulevard et bardaf, l’auteur nous dépose en pleine campagne et l’angoisse monte. Bravo !

Bilan Livresque Novembre : 14 Livres lus

  1. C’est arrivé la nuit : Marc Levy
  2. Sous le parapluie d’Adélaïde : Romain Puértolas
  3. Impact : Olivier Norek
  4. L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 : Nicolas Beuglet
  5. Sherlock Holmes et le pont du diable : Christine Muller
  6. Le mystère de la main rouge – Loup des Cordeliers 02 : Loevenbruck [LC avec Bianca]
  7. La proie – Benny Griessel 06 : Deon Meyer
  8. Les monstres : Maud Mayeras
  9. Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 : Ken Follett [LC avec Bianca]
  10. Le dernier message : Nicolas Beuglet
  11. Sherlock Holmes – : Détective de l’étrange : Xavier Mauméjean
  12. La Chose : John Wood Campbell
  13. Les abysses : Rivers Solomon
  14. Intuitions : Paul Cleave

Bilan Livresque Novembre : 17 Bédés lues + 1 magazine (=18)

  1. La Franc-maçonnerie dévoilée : Philippe Bercovici et Arnaud de La Croix
  2. Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial : José-Luis Munuera et Béka
  3. Atom Agency – Tome 2 – Petit hanneton : Yann & Olivier Schwartz
  4. Elfes – Tome 27 – Les Maîtres Ogham : Nicolas Jarry et Gianluca Maconi
  5. Elfes – Tome 28 – Au royaume des aveugles : Olivier Peru et Stéphane Bileau
  6. Nains – Tome 18 – Ararun du Temple : Nicolas Jarry et Paolo Deplano
  7. Nains – Tome 19 – Tadgar des Errants : Nicolas Jarry et Jean-Paul Bordier
  8. Aventures de Lucky Luke – T08 – Un cow-boy à Paris : Jul et Achdé
  9. Aventures de Lucky Luke – T09 – Un cow-boy dans le coton : Achdé et Jul
  10. Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe : Arleston et Floch
  11. Orcs & Gobelins – Tome 09 – Silence : Stéphane Créty, Peru et Olivier Héban
  12. Orcs & Gobelins – Tome 10 – Dunnrak : Olivier Peru et Stéphane Créty
  13. Preacher, livre 2 : Garth Ennis
  14. Les vieux fourneaux – Tome 6 – L’Oreille bouchée : Lupano et Cauuet
  15. Astérix – HS 07 – Le Menhir d’or : René Goscinny et Albert Uderzo
  16. 50 nuances de grecs – T01 – Encyclopédie des mythes et des mythologies : Jul et Charles Pépin
  17. West legends – Tome 3 – Sitting Bull, Home of the braves : Peru et Luca Merli
  18. Sang froid thématique n°3 : Les 100 meilleurs polars américains (magazine)

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Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2020 [Mois Américain]

Septembre… Une rentrée mouvementée avec le covid qui prenait son cartable, quelques beaux jours ensoleillés et un Mois Américain où je me suis déchaînée… Vous vous en doutiez ??

Au bilan de la rentrée, j’affiche au compteur 28 romans lus, 39 bédés et 2 comics = 69 lectures. Tiens, bizarre, ce chiffre me fait penser à un truc sexuel…

Ce qui me donne 302 lectures (233 + 69) tout compris depuis le 1er janvier 2020. Mon record est à 365.

Puisque je ne vais plus à l’école, septembre n’a plus cette saveur amère et, covid oblige, le télétravail reste la norme ce qui fait que les métros qui se retrouvent bondés à la rentrée des classes ne me concernent pas vraiment cette année… Cool quoi !

Enfin, c’était chouette… Puis Chouchou a glissé à la mi-septembre, bardaf l’hôpital et ils vont me le garder quelques semaines, immobilisé dans un lit. Le confinement était long et dur ? Celui qu’il vit pour le moment est mille fois plus chiant…

Devinez qui est heureux de la situation ? Minou, bien sûr… Il a toute la place dans le divan à mes côtés, personne pour le déranger quand il se fait câliner au matin ou au soir… Le contraire l’aurait sans doute emmerdé mais mon mari qui disparaît et c’est un chat qui en profite !

Au soir, il s’installe à côté de moi dans le canapé. Si je suis couchée en chien de fusil, il prend place contre mes pieds et il s’endort avec les narines sur mon pied nu (va falloir consulter). Des fois il monte sur le dossier du divan et il s’installe pour sa sieste, bref, pour lui, c’est que du bonheur.

Problème c’est qu’avec les travaux qui ont commencé dans la maison (les emmerdes volent en escadrille), Minou est confiné la journée dans ses pièces, là, il rigole moins parce que les ouvriers font du bruit.

Moi je suis moins heureuse que lui de l’absence de mon chéri… J’ai même eu une baisse significative dans mes lectures durant deux jours (chez moi, c’est significatif), heureusement que j’avais carburé avant.

Faudra prendre son mal en patience en attendant le retour de mon mâle adoré (et non castré, lui). Preuve que Minou est content, dimanche, il a pieuté toute la matinée et une partie de l’après-midi sur le gros coussin du divan. J’étais à table avec le PC et Minou a passé sa journée avec moi (en dormant, bien entendu).

J’en suis donc réduite à causer avec le chat au soir… Pas de panique, Chouchou reviendra et devra se faire revalider.

Mais causons livres… Vu mon bilan de lecture de dingue en septembre (comme pour un Mois Anglais), il m’est impossible de détailler chaque livre comme je le fais habituellement, donc, comme en juin, vous aurez les petits ♥ à côté des titres ou des 😞 si je n’ai aimé.

La tête 😕 intervient si je suis restée dubitative devant cette lecture car il y avait du potentiel pour faire quelque chose de bien, mais c’est parti en couille… Ou bien l’ouvrage était sans audace, sans profondeur, tiré par les cheveux…

Bilan Livresque Septembre : 28 romans

  1. Le régiment noir : Henry Bauchau 😞
  2. L’agent Indien : Dan O’Brien 😞
  3. La mort du petit coeur : Daniel Woodrell 😞
  4. Butcher’s crossing : John Edward Williams ♥♥♥
  5. La Culasse de l’enfer : Tom Franklin ♥♥♥♥
  6. L’hiver dans le sang : James Welch 😞
  7. Enquêtes de Leaphorn et Chee – 01 – Porteurs de peau : Hillerman ♥♥♥
  8. De beaux jours à venir : Megan Kruse ♥♥
  9. Fais-moi danser beau gosse : Tim Gautreaux ♥♥♥
  10. Sur les pas de Geronimo : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo ♥♥♥♥
  11. L’insigne rouge du courage : Stephen Crane ♥♥
  12. Un livre de martyrs américains : Joyce Carol Oates ♥♥♥♥
  13. Les larmes noires : Julius Lester ♥♥♥
  14. Bohemian flats : Mary Relindes Ellis ♥♥♥♥
  15. L’aventurier du Rio Grande : Tom Lea ♥♥♥
  16. Nickel Boys : Colson Whitehead ♥♥♥♥
  17. Cherry : Nico Walker (chronique Babelio) 😞
  18. Sanctuaire : William Faulkner 😞
  19. Le cercle brisé – Meurtres en pays Navajo : Rodney Barker 😞
  20. Coup de vent : Mark Haskell Smith ♥♥♥♥
  21. Red Grass River : James Carlos Blake ♥♥♥♥
  22. La vallée des poupées : Jacqueline Susan ♥♥♥ [LC avec Bianca]
  23. Indian creek : Pete Fromm ♥♥♥♥
  24. Walt Longmire – 06 – Molosses : Craig Johnson ♥♥♥
  25. The Big Sky 1 – La Captive aux yeux clairs : AB Guthrie ♥♥♥
  26. Le gang des rêves ‭:‬ Luca Di Fulvio ♥♥♥♥ [LC avec Bianca]
  27. Les animaux : Christian Kiefer 😞
  28. Un autre tambour : William Melvin Kelley ♥♥♥♥

Bilan Livresque Septembre : 39 bédés et 2 comics = 41 !

  1. West Legends – Tome 1 – Wyatt Earp’s Last Hunt : Peru et Lorusso ♥♥♥
  2. Aventure du lieutenant Blueberry – 01 – Amertume apache : Sfar et Blain ♥♥
  3. Shelton & Felter – Tome 3 – Billy Bowman a disparu : J. Lamontagne ♥♥♥
  4. Walter Appleduck – 01 – Cow-boy stagiaire : Fabcaro et Erre ♥♥♥♥
  5. Walter Appleduck – 02 – Un cow-boy dans la ville : Fabcaro et Erre ♥♥♥♥
  6. Six-coups – 02 – Les marchands de plomb : Thibault-Jouvray et Jouvray ♥♥♥♥
  7. Gunfighter – Tome 1 : Christophe Bec ♥♥♥♥
  8. Badlands – Tome 1 – L’enfant-Hibou : Eric Corbeyran et Piotr Kowalski 😞
  9. Marshal Bass – Tome 1 – Black & White : Darko Macan & Igor Kordey ♥♥♥
  10. Marshal Bass – Tome 2 – Meurtres en famille : Macan & Kordey ♥♥♥
  11. Marshal Bass – Tome 3 – Son nom est personne : Macan et Kordey ♥♥♥
  12. Marshal Bass – Tome 4 – Yuma : Darko Macan et Igor Kordey ♥♥♥
  13. Marshal Bass – Tome 5 – L’Ange de Lombard Street : Macan et Kordey ♥♥♥
  14. Blueberry – Tome 07 – Le cheval de fer : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  15. Blueberry – Tome 08 – L’homme au poing d’acier : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  16. Blueberry – Tome 09 – La piste des Sioux : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  17. Blueberry – Tome 10 – Général « tête jaune » : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  18. Blueberry – Tome 19 – La longue marche : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  19. Blueberry – Tome 20 – La tribu fantôme : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  20. Blueberry – Tome 21 – La dernière carte : Charlier et Giraud ♥♥
  21. Blueberry – Tome 22 – Le bout de la Piste : Charlier etGiraud ♥♥♥♥
  22. Duke – Tome 1 – La boue et le sang : Yves H. et Hermann 😕
  23. Duke – Tome 2 – Celui qui tue : Yves H. et Hermann 😕
  24. Duke– Tome 3 – Je suis une ombre : Yves H. et Hermann 😕
  25. Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  26. Le train des orphelins – Tome 4 – Joey : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  27. Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon : ♥♥♥♥
  28. Le train des orphelins – Tome 6 – Duels : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  29. Le train des orphelins – Tome 7 – Racines : Charlot et Fourquemin ♥♥♥
  30. Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux : Charlot et Fourquemin ♥♥♥
  31. Jeunesse de Blueberry – 20 – Gettysburg : Corteggiani et Blanc-Dumont ♥♥
  32. Jeunesse de Blueberry – 21 – Le convoi des bannis : Corteggiani 😕
  33. Wanted – Tome 1 – Les frères Bull : Rocca et Giraud (relecture) 😕
  34. Wanted – Tome 2 – Le canyon de la muerte : Rocca et Giraud 😕
  35. Wanted – Tome 3 – Le Shérif de la ville sans loi : Girod et Rocca 😕
  36. Wanted – Tome 4 – L’or sous le scalp : Girod et Rocca 😞
  37. Wanted – Tome 5 – Superstition Mountains : Girod et Rocca 😞
  38. Bouncer – Tome 1 – Un diamant pour l’au-delà : Jodorowsky et Boucq ♥♥
  39. Bouncer – Tome 2 – La pitié des bourreaux : Jodorowsky et Boucq ♥♥♥
  40. Fondu au noir : Ed Brubaker et Sean Phillips ♥♥♥♥ [COMICS]
  41. Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon ♥♥♥♥ [COMICS]

Bilan Livresque Mensuel : Août 2020

Le Mois d’Août fut caniculaire et ça a fait fondre un peu ma PAL. Juste un peu, elle est plus épaisse que la calotte glaciaire, rassurez-vous.

Mon Bilan Livresque est donc correct pour ce mois de 31 jours puisque j’ai lu 12 romans (dont 2 pavés), 3 bédés, 3 comics et 5 mangas = 23 lectures (233 lectures tout compris depuis le 1er janvier 2020).

Au moment de dresser mon bilan, je n’aurais pas imaginé avoir réussi à lire tout ça car j’ai tout de même eu deux gros pavés, une putain de migraine qui m’a cloué une journée, ainsi que la chaleur horrible qui ne me donnait qu’une seule envie : me terrer à la cave et ne plus en bouger.

Minou a eu du mal, comme nous tous, durant les jours les plus chauds. Pas de jeux avec ses souris, pas de courses dans les escaliers mais il est resté près de nous, jusque 12h30 parfois avant de monter faire la sieste à l’endroit le plus chaud de la maison (imbécile, va !).

Le chat était content, j’étais en télétravail super light, donc présente dans la maison. Il a donc pieuté à la frontière entre la salon et la salle à manger. Affalé au maximum pour que la plus grande surface de son bidou soit au sol.

Une nuit (celle du 13 au 14) où je crevais encore plus de chaud, je suis redescendue m’étendre dans le divan, laissant la porte de notre étage ouverte, pour tenter d’avoir un peu d’air. Minou est arrivé super vite, le sourire aux lèvres et à particulièrement aimé le fait de dormir sur le sol, non loin de moi qui était couchée dans le divan.

Le matin, j’ai senti un truc tout doux contre mes jambes et comme mon épilation ne remontait pas à si loin que ça, j’ai capté que Minou était venu se coucher contre ma jambe. Pourtant, il ne venait jamais se coucher lorsque j’étais allongée. De nouveau un palier de franchi.

À ce moment-là, il faisait un tout petit plus frais dans la pièce (alléluia), ça a rendu Minou un peu fou et il a rampé sur le divan avant de sauter sur sa pauvre souris (celle qui fait du bruit) et de jouer comme un malade, à 5h du mat’, puis de rejouer le remake de la charge des cavaliers de Napoléon dans les escaliers, qui sont en bois. 5h du mat’, tu n’as pas bien dormi et lui, il joue avec toutes ses souris et sans discrétion aucune… Merci Minou !

J’avais lu le premier volet durant le confinement, il était plus que temps de terminer Le Fléau – Tome 2/2 de Stephen King. Mon bémol sera pour un final qui n’est pas digne du King car il se déroule trop vite, trop facilement… C’est un peu court, jeune homme ! Alors qu’on s’est farci 1.500 pages parlant de l’arrivée du virus, de l’annihilation des êtres vivants, de l’exode et d’une tentative de rebâtir quelque chose…

Un petit tour dans les bayous de Louisiane, cela faisait une paie que je n’avais pas continué la saga de James Lee Burke et de son Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues. À ne pas lire si vous voulez de l’action qui pulse car ici, on prend son temps, on mange, on déguste les phrases, on mène l’enquête sans courir mais en foutant des coups à bien des gens.

Si vous aimez le fantastique et que le mélange Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles (Loïs H. Gresh) ne vous dérangent pas, préférez-lui la trilogie de Lovegrove qui offre des personnages plus conformes au canon holmésien. Pour ce roman, j’ai apprécié la première partie mais la seconde était lourde et fort longue. Sentiment mitigé pour ce premier tome.

Pour ceux ou celles qui ont envie d’un peu de fraîcheur, je ne pourrais que leur conseiller de découvrir un personnage hors-norme avec Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin. L’enquête ne sort pas des sentiers battus, mais l’enquêteur, oui et c’est ce qui fait tout le piment de ce polar.

Le personnage principal n’a rien pour plaire, de prime abord, mais au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans le récit Terres fauves de Patrice Gain, notre homme acquiert une autre dimension, évolue après avoir échappé à la mort et va se révéler être une épine dans le pied de celui qui pensait se débarrasser de lui. Un roman sur la survie en milieu froid et hostile qui n’a qu’un défaut : la rapidité du récit fait qu’il manque parfois de vraisemblance.

Le boucher de Chicago de Robert Bloch ne vous parle pas de la Boucherie Sanzot qui aurait déménagée à Chicago mais de G. Gordon Gregg qui ressemble à s’y méprendre à H.H. Holmes, le tueur en série. Un polar historique addictif car, entre les manigances d’un séducteur qui tue pour de l’argent et l’enquête d’une jeune journaliste qui rêve de faire un scoop, on n’a pas trop le temps de s’ennuyer.

De temps en temps, j’aime revenir à la fantasy et puisque Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) de Brandon Sanderson était bien cotée, je me suis plongée dans ce pavé. Problème : 990 pages à lire, quand on rame sur plus des cent premières pages et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long. Lorsque le récit s’est débloqué, ce fut un plaisir à lire car l’univers de l’auteur est très riche. Je poursuivrai donc la suite.

Si, si, dans Dortmunder – 02 – Comment voler une banque de Donald Westlake, Dortmunder et sa bande de voleurs vont nous expliquer comment voler une banque en l’emportant avec soi. Si vous connaissez le personnage, pas besoin de vous en dire plus, et pour ceux qui ne savent pas, sachez que Dotmunder et sa bande sont souvent victimes de malchance caractérisée. Un petit bijou d’humour, un excellent moment de détente littéraire.

Arrive un vagabond de Robert Goolrick aurait pu se nommer « Chronique d’un drame annoncé » car il n’y a que dans les Harlequin que les histoires d’amour interdites se terminent bien. Roman d’amour, roman noir, la frontière est mince entre les deux, mais une chose est sûre : pas de guimauve ni de grandes envolées lyriques dans ce texte. Sobriété, émotions, amour, drame. Un récit magnifique.

Quand c’est trop court, ça ne laisse pas vraiment le temps à l’auteur de donner de la profondeur à ses personnages et même si le scénario n’est pas mal, Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre de Pierre Pelot ne permet pas non plus de développer toutes les subtilités des esprits qui s’échauffent lors d’une poursuite d’un pauvre Noir par un posse composé de Blancs.

Voilà un roman noir plus que glaçant. Atlanta, 1948, des policiers Noirs accèdent à la fonction de policiers. Oui, mais, ils n’ont quasi aucun droits. Darktown de Thomas Mullen, sous le couvert d’une enquête sur le meurtre d’une jeune fille Noire, va nous expliquer toutes les horreurs que les Noirs ont vécu à cette époque et avant.

Puisque j’étais déjà dans la ville, j’ai poursuivi avec Meurtres à Atlanta de James Baldwin qui parle aussi de ségrégation raciale, de racisme, d’injustices, d’intégration, de meurtres,… 28 enfants ont été assassinés, tous étaient Noirs et issus de la classe sociale pauvre et de ces horribles meurtres vont servir de base à l’auteur pour décortiquer la société américaine Blanche.

Quand une connerie de gamins débiles se transforme en une folie meurtrière… La Culasse de l’enfer de Tom Franklin est tirée d’un fait réel, que l’auteur met en scène en changeant les personnages. La soif de pouvoir, d’argent, la vanité, l’impunité, le plaisir des armes à feu et le sentiment de se sentir inférieur par rapport aux notables locaux, tout cela donnera naissance à un déferlement de violence d’une intensité folle.

James Welsh excelle dans les descriptions des grands espaces et dans celle des âmes humains. L’hiver dans le sang nous conte la vie quotidienne des habitants d’une réserve, le travail au ranch, le mépris des Blancs. Les dialogues sont taillés au cordeau, pas un mot de plus, sont empreints d’une justesse qui me fait dire qu’il n’en fallait pas plus. J’ai moins aimé les passages où le narrateur erre de bar en bar. Mitigée je suis.

J’ai clôturé mon bilan littéraire ce 26 août afin de me consacrer à fond au Mois Américain qui se profile, en lisant quelques bédés/romans et en préparant quelques fiches car je ne suis pas en vacances en Septembre.

Même si ces romans et bédés seront lus fin août, ils compteront pour le bilan du mois de Septembre.

Ce n’est pas dans mes habitudes, je suis maniaque dans mes bilans mais puisque j’avais des fiches de programmées jusque fin août et que je ne voulais pas faire de double publication (je laisse ça pour septembre et son Mois Américain), me voici en train de déséquilibrer volontairement un bilan. Shame on me !

Bilan Livresque Août : 12 romans

  1. Le fléau – Tome 2/2 : Stephen King (790 pages)
  2. Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues : James Lee Burke
  3. Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles : L.H. Gresh (480 pages)
  4. Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry : J-Ch. Rufin
  5. Terres fauves : Patrice Gain
  6. Le boucher de Chicago : Robert Bloch
  7. Archives de Roshar – 01 – La voie des rois (1/2) : B. Sanderson (990 pages)
  8. Dortmunder – 02 – Comment voler une banque : Donald Westlake
  9. Arrive un vagabond : Robert Goolrick
  10. Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre : Pierre Pelot
  11. Darktown : Thomas Mullen (500 pages en poche)
  12. Meurtres à Atlanta : James Baldwin

Bilan Livresque Août : 3 bédés, 3 comics et 5 mangas (11 lectures)

  1. American Vampire Legacy – Tome 01 – Sélection naturelle :  Snyder et Murphy
  2. American Vampire Legacy – Tome 2 – Le réveil du monstre : Snyder et Nguyen
  3. Astérix – Tome 01 – Astérix le gaulois : René Goscinny et Albert Uderzo
  4. Bloodborne – Tome 1 – La fin du cauchemar : Kot, Kowalski et Simpson
  5. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Matsumoto et Shimaboshi
  6. Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Matsumoto et Shimaboshi
  7. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Matsumoto et Shimaboshi
  8. Six-coups – Tome 1 – Le crash de monsieur Crunch : Jouvray et Thibault-Jouvray
  9. Pinkerton – Tome 1 – Dossier Jesse James – 1875 : Rémi Guérin et Damour
  10. Vinland Saga – Tome 22 : Makoto Yukimura
  11. Vinland Saga – Tome 23 : Makoto Yukimura

Bilan Mensuel Livresque – Juin 2020 [Mois Anglais – Saison 9]

Quoi de neuf, docteur, en Juin ? Un Bilan Livresque hors norme, gargantuesque, cannibalesque, dantesque ou comment occuper son temps lorsqu’on a eu l’autorisation de prendre ses congés, qu’on n’est pas parti en vacances (parce que trop dangereux) et qu’on avait rien de mieux à faire que de lire, lire, lire… et lire.

J’ose le dire, pour certains romans, j’ai diagonalisé, pas toujours parce que je n’accrochais pas, mais parce que ces livres ne se prêtaient pas à une lecture de toutes les pages. Ça fait gagner du temps de lecture. Rentabilité, comme on dit au travail.

Faut aussi alterner entre ceux qui lisent vite (car guère épais) et les autres plus épais et là, on peut enchaîner plusieurs lectures sur sa journée sans même se fatiguer.

Voilà pourquoi je peux présenter un bilan de malade mentale qui se compose de 46 romans, 28 bédés et 1 manga = 75 lectures. Sur les rotules je suis, mais heureuse aussi.

En 6 mois, Babelio me dit que j’en suis à 190 lectures (130 romans – 53 BD – 2 mangas – 5 America Magazine) et mon objectif de lecture était 200… Nous sommes à la moitié de l’année et l’objectif est quasi atteint (faudra que je monte le chiffre).

Le but serait d’atteindre les 365 lectures (tout compris) de 2019 ou de dépasser les 175 romans lus de 2019. Comme je suis une grande malade… Oui, je tente bien de pulvériser mon record.

Comme Juin rime avec Mois Anglais, le plaisir de lire était double.

Cette année, j’ai enfin lu des romans que je sortais chaque année pour juin et que je n’avais jamais le temps de lire (Moriarty et le chien des d’Uberville / Bas-fonds de Londres – Crimes et prostitution sous le règne de Victoria).

Alléluia, j’ai aussi sorti 4 livres de ma PAL Noire, celle qui date de l’époque du crétacé (L’épopée de Gengis Khan, 02 – Le seigneur des steppes / Troie, 02 – Le Bouclier du Tonnerre / Sherlock Holmes une vie / Jack l’Éventreur, les morts).

J’avais commencé le challenge « PAL Noire à zéro » en septembre 2012, peu de temps après la naissance de mon blog et après l’avoir bien fait diminuer, j’avais retiré certains livres dont je savais que je ne les lirais jamais.

Dans le rayon bédé, j’ai fait de belles découvertes, des moins bonnes aussi, des passables, sans oublier un retour aux sources avec un Alix, un Tintin et Blake & Mortimer. Hormis deux relectures, tout le reste fut de la découverte.

Je me suis aussi occupée de mes chevaux, les pauvres sont toujours contentes de me voir et on reprend l’entrainement en douceur, on transforme le gras en muscle ou en rempli les creux de l’hiver. Comme il faut toujours rester prudente, je ne vais qu’un jour semaine chez mes parents, mon père s’occupant de longer les cocottes en semaine.

Quand je vous dis que j’avais du temps pour lire !

Minou, après 4 mois de confinement (lui il confine toute l’année, nous pas) & déconfinement, il continue sa progression. Vu de loin, on pourrait penser que rien n’a évolué mais quand on regarde en détail, ces 4 mois où j’étais là tous les jours, ont été bénéfiques pour lui.

Minou et sa tête d’halluciné ! mdr

Déjà, quand il est sur un escalier plus haut que moi, il ne me crache plus dessus (un réflexe qui devait lui rester, sans doute, parce qu’après, il faisait sa tête de con, celle de celui qui ne sait pas pourquoi il a fait ça).

Il passe de plus en plus de temps avec nous et quand il redescend de sa sieste, il ne se contente plus de passer faire l’inspection et d’aller dormir ailleurs. Non, maintenant, monsieur reste près de nous et se couche soit sur le sol (et dodo), soit non loin du divan, à mes pieds ou plus loin (l’odeur sans doute).

Mieux, il est venu quelques fois se coucher sur le gros coussin qui se trouve à ma droite sur le divan : soit quand il était seul avec mon mari et l’autre jour, alors que nous étions dans le divan, mon chéri et moi. Et pour y accéder, Minou est passé entre nos cuisses, puis dans mon dos (je n’étais pas avachie) et ensuite, siesta.

Le Graal fut atteint un après-midi lorsque, sur ce même gros coussin, il a poussé mon bras droit de sa tête, me signifiant qu’il était dans le chemin. J’ai soulevé mon bras et monsieur est venu se coucher sur moi (les pattes de devant, le cul étant toujours sur le gros coussin) alors que mon mari était là aussi ! Une grande première.

Après, il s’est tourné un peu et boum, tout son corps était couché sur moi (j’étais un peu affalée, il a pris possession de mon ventre plat et musclé). 5 minutes de silence absolue et de sourire de triomphe car si Minou vient sur mes genoux au matin, c’est parce que nous ne sommes seuls dans le divan. Là, on venait de passer un nouveau palier.

Au rayon des bizarreries, s’il me suit partout, quand il me croise dans les couloirs, il me fuit. Plus comme au début, mais il trottine pour se mettre à l’abri.

Autre truc bizarre, quand un chat se couche près de vous et s’endort, c’est qu’il a confiance en vous mais malgré le fait qu’il ait fait des siestes près de nous dans le divan, au moindre mouvement, il en descend vite fait. Cherchez pas docteur.

Revenons au bilan livresque… Habituellement, je vous fais un topo en quelques lignes sur ce que j’ai pensé de chaque roman lu, mais là, comme le chantait Michel Fugain ♫ je n’aurai pas le temps, pas le temps ♪

En fait, le morceau est trop gros à rédiger, vu mon score stakhanoviste. Donc, pour une fois, vous aurez droit à des petits émoticones ou des cœurs. Plus il y a de cœur et plus j’ai aimé, bien entendu, mais attention, un seul cœur ne veut pas dire que le roman est merdique… Juste un peu moins bon que les autres.

Bilan Livresque : 46 romans

  1. A comme arsenic – Les poisons d’Agatha Christie : K. Harkup 😞
  2. Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et G. Lebeau ♥♥
  3. Sacrées sorcières : Roald Dahl ♥♥♥
  4. L’héritier de Dracula : Sam Stall ♥♥♥♥
  5. L’Importance d’être constant : Oscar Wilde ♥♥♥♥
  6. Bas-fonds Londres – Crimes/prostitution sous règne Victoria : Chesney ♥♥♥
  7. La nuit qui ne finit pas : Agatha Christie ♥♥♥
  8. Miss Marple – T13 – La dernière énigme : Agatha Christie ♥♥♥
  9. Hercule Poirot – Tome 34 – La troisième fille : Agatha Christie ♥
  10. Les deux gredins : Roald Dahl ♥♥
  11. Charlie et la chocolaterie : Dahl Roald ♥♥
  12. Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée : Oscar Wilde ♥♥♥♥♥
  13. Londres Express : Peter Loughran 🤮
  14. Grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : Zimmermann ♥♥♥
  15. Le temps fut : Ian McDonald ♥♥♥
  16. Mauvais garçon : Michaël Morpurgo ♥
  17. Les contes du whisky : Jean Ray 😞
  18. Peste Noire – Grandes peurs et épidémies (1345-1730) : Naphy et Spicer 😞
  19. Sherlock,‭ ‬Lupin‭ & ‬moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬8‭ ‬-‭ ‬Le secret de l’oeil d‭’‬Horus :‭ ‬Irene Adler ♥♥♥
  20. Les chroniques de St Mary’s – Tome 2 – D’écho en échos : Jodi Taylor ♥♥♥
  21. Détectives du Yorkshire – T02 – Rendez-vous avec le mal : Chapman ♥♥♥
  22. Enquêtes extraordinaires Newbury & Hobbes – T1 – Les revenants de Whitechapel : G. Mann ♥♥♥
  23. Jacks – Pour qui sonne le glas à Londres ? : Benoit Chavaneau 😞
  24. Sherlock Holmes et les disparus des Cornouailles : Martine Ruzé-Moens ♥♥♥
  25. L’épopée de Gengis Khan – T02 – Le seigneur des steppes : Iggulden ♥♥♥♥
  26. London noir : André-François Ruaud ♥♥♥
  27. 3 minutes pour comprendre les multiples visages de Londres : Denison ♥
  28. Blackwing – Tome 2 – Le Cri du corbeau : Ed McDonald ♥♥♥
  29. Enquêtes de Frère Athelstan – T01 – La galerie du rossignol : Doherty ♥♥♥
  30. Sherlock Holmes – Une vie : Ruaud et Mauméjean ♥♥♥♥
  31. Jack l’Éventreur, le secret de Clifford Harrington : Patrice Dumas ♥♥♥
  32. Son Espionne royale mène l’enquête – Tome 1 : Rhys Bowen ♥♥
  33. La ferme du bout du monde : Sarah Vaughan [LC Bianca] 😞
  34. Inspecteur Pekkala – Tome 1 – L’oeil du Tsar Rouge : Sam Eastland ♥♥♥♥
  35. Troie – T02 – Le Bouclier du Tonnerre : David Gemmell [Pavé de l’été] ♥♥♥♥
  36. Lizzie Martin – Tome 7 – L’orpheline de Salisbury : Ann Granger ♥♥♥
  37. Le jour où Kennedy n’est pas mort : R. J. Ellory ♥♥♥
  38. Jack l’Éventreur, les morts : Ruaud & Bétan ♥♥♥♥
  39. Loveday & Ryder- Tome 1 – Le corbeau d’Oxford : Faith Martin ♥♥♥
  40. Un parfum de mort : Andrew Taylor [LC Bianca] 😞
  41. Le Samouraï : David Kirk ♥♥♥♥
  42. Cuits à point : Élodie Serrano
  43. Dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : James Lovegrove ♥♥♥♥
  44. Moriarty et le chien des d’Urberville : Kim Newman [Pavé de l’été] 😞
  45. Burton & Swinburne – T01 – L’Étrange affaire de Spring Heeled Jack : Mark Hodder ♥♥♥♥
  46. La chair du limier : Stéphane Belmont 😞

Bilan Livresque : 28 bédés + 1 manga = 29 lectures

  1. Baker Street – T5 – Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes : Barral et Pierre Veys ♥♥♥
  2. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T1 – Chien des Baskerville : Edginton et Culbard 😕
  3. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T2 – Une étude en rouge : Ian Edginton et Ian Culbard 😕
  4. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T3 – Le signe des quatre : Ian Edginton et Ian Culbard ♥
  5. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur : Ian Edginton et Ian Culbard ♥♥
  6. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T2 – Club de la mort : Marniquet ♥
  7. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T3 – Marque de Kâli : Marniquet 😞
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – T01 – Empire mécanique (1/2) : Duval, Pécau et Subic 😕
  9. M.O.R.I.A.R.T.Y – T02 – Empire mécanique (2/2) : Duval, Pécau et Subic 😞
  10. Blake et Mortimer – T06 – La Marque jaune : Edgar P. Jacobs 😕
  11. Blake et Mortimer – T13 – L’affaire Francis Blake : Van Hamme & Benoît  ♥♥
  12. Blake et Mortimer- T21 – Le Serment des Cinq Lords : Sente & Juillard  ♥♥♥
  13. Les aventures de Tintin – T07 – L’Île Noire : Hergé ♥
  14. Basil et Victoria – Tome 1 – Sâti : Edith Grattery et Yann ♥♥
  15. Alix – Tome 33 – Britannia : Mathieu Bréda, Marc Jailloux et Jacques Martin 😞
  16. Maudit sois-tu – Tome 1 – Zaroff : Philippe Pelaez & Carlos Puerta ♥
  17. Mystères de Whitechapel – Terreur sur Londres : Marniquet & Chanoinat 😞
  18. Le club des prédateurs – Tome 1 – The Bogeyman : Mangin et Dupré ♥♥♥
  19. Le club des prédateurs – Tome 2 – The party : Mangin et Dupré ♥♥♥
  20. Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo ♥♥♥
  21. Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo 😞
  22. Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  23. Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  24. Special Branch – Tome 3 – L’éveil du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  25. Special Branch – Tome 4 – Londres rouge : Roger Seiter et Hamo ♥
  26. Le magicien de Whitechapel – Tome 2 – Vivre pour l’éternité : André Benn 😞
  27. Dracula, L’ordre des dragons – T1 – L’enfance d’un monstre : Corbeyran ♥♥
  28. Dracula, L’ordre des dragons – T2 – Cauchemar Chtonien : Corbeyran ♥ 😞
  29. Moriarty – Tome 07 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi 😞

Bilan Mensuel Livresque : Mai 2020

Pour une fois, en Mai, je n’ai pas fait ce qu’il me plait… Ni personne d’ailleurs. En phase de décongélation (comme j’ai appelé ça) progressive depuis le lundi 4 mai, le cœur n’y est pour rien, hormis pour la lecture et pour le chat (et pour Chouchou aussi, mais bon, lui est apprivoisé totalement).

Le Minou a bien progressé (14 mois qu’il est chez nous) et depuis quelques temps, il a pris la décision de venir se coucher sur mes genoux au matin, me privant par là-même de ma tasse de café de 6h du mat’…

Avant, lorsqu’il se contentait de poser ses pattes avant sur ma cuisse, je savais encore me pencher pour l’attraper et boire ce divin breuvage, mais si je me penche lorsqu’il est sur mes genoux, il va fuir. Donc, j’attends le lever mon chéri (peu avant 7h) pour déguster le kawa, puisque le chat est descendu de mes jambes.

Le matin, c’est toujours les jeux après la bouffe, il vient jouer avec ses souris près de nous, vient chercher ses câlins (toujours près de moi) et ces derniers jours, il est même allé se coucher sur le gros coussin du divan, montant faire sa sieste sous l’armoire vers 11h30 en lieu et place de 10h. Le confinement a du bon, pour lui.

En ce qui concerne mon Bilan Livresque Mensuel, j’ai fait un très bon mois de lecture puisque je totalise 20 romans lus, 4 bandes dessinées et 2 magazines America = 26 lectures, c’est pas si mal que ça. Un bon échauffement pour le Mois Anglais qui arrive.

Pour cette année 2020, j’en suis déjà à 116 lectures, tout confondu. Juin va être l’occasion de faire monter le score.

Pour entamer ce Mois de Mai, j’ai fait fort avec El Niño de Hollywood de Juan José Martínez et Óscar Martínez qui nous parle de la formation du gang des MS13, de leurs origines modestes à leur transformation en un gang super puissant et ultra violent. Plus un compte-rendu d’une enquête profonde qu’un roman, ce livre est sombre et il est préférable de le commencer à tête reposée car il y a des voyages dans le temps et l’espace.

Après une lecture aussi éprouvante, il fallait du calme et Crack, chien patagon de Georges Catelin avait tout pour me faire passer un bon moment dans la pampa, à cheval. Les grands espaces, les immenses étendues de l’Argentine, en confinement, ça n’a pas de prix. Un chouette petit livre qui pourrait plaire aux enfants comme aux adultes à la recherche d’un petit moment de détente.

Bianca m’a proposé une LC en Russie et j’ai dit oui pour Le soleil rouge du tsar de Violette Cabesos. Deux récits en alternance, un au présent, un dans le passé et c’est à ce dernier qu’est allé ma préférence puisque nous étions dans la Russie du tsar Nicolas II. Nous avons toutes deux passé une lecture remplie d’aventures, de mystères, d’enquête et d’émotions dans cette Russie que nous adorons.

Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 de Gabriel Trujillo Muñoz est un roman court et percutant. Et très glauque. Avec peu de pages, il nous donne un aperçu de la main mise des Américains sur le Mexique et combien les mexicains en ont plein le cul. Dommage que le format court oblige l’auteur a aller au plus pressé et que la résolution se fasse un peu au détriment du réalisme.

Je suis impardonnable, il a fallu que Luis Sepúlveda décède pour que je lise enfin un de ses romans et j’ai commencé par La fin de l’histoire qui nous parle du Chili, de la dictature de Pinochet, des tortures, des gens disparus, de l’exil… C’est un roman qui va dans un sens, puis dans un autre, brouille les cartes, les pistes, pour se terminer avec une intensité infernale. Faut suivre, sinon, on risque d’être largué, mais c’est tellement prenant que les sauts temporels et géographiques ne posent que peu de problèmes.

Je voulais aussi découvrir l’auteur dans un autre registre, alors j’ai choisi Histoire d’une baleine blanche, toujours de Luis Sepúlveda. Un conte illustré qui m’a emporté loin de chez moi, au milieu de l’océan, près des côtes chilienne, en compagnie d’un cachalot blanc. Il y a un océan d’émotions, dans ces pages, un gulf-stream qui vous emporte dans ses flots et vous dépose ailleurs, dans un monde inconnu… Une bien belle histoire que l’on a du mal à refermer.

C’est avec l’Argentine des années 30 que j’avais rendez-vous ensuite… Tout pour la patrie de Martin Caparrós se déroule dans un pays corrompu et in love des théories raciales d’un certain Hitler. Par contre, je n’ai pas accroché au récit, aux personnages et je me suis perdue bien avant la fin. On oublie !

Trouvé par hasard, j’ai décidé de découvrir L’homme en arme de Horacio Castellanos Moya et toutes les envies de découvertes ne se soldent pas par des coups de coeur, parfois, on a des envies de passer de suite à autre chose. Impossible de me retrouver dans ce récit violent où aucun personnage n’est attachant car tous peu développés. À oublier et au suivant, une fois de plus !

Jamais deux déceptions sans trois ! On continue la série noire avec Jungle de Miguel Bonnefoy où il est question d’un trek de 15 jours dans la jungle vénézuélienne. Une fois de plus, je suis restée quasi de marbre devant les mots de l’écrivain, lisant sans lire, n’arrivant pas à me projeter dans cette jungle. Allez, au suivant !

Le Nicaragua n’avait jamais été coché sur mon passeport littéraire, donc, j’ai décidé de m’y rendre avec Il pleut sur Managua de Sergio Ramirez qui nous raconte avec une plume cynique son pays où les anciens guérilleros se sont recyclés un peu partout, notamment dans la police. L’inspecteur Morales en est un et il ne se foule pas trop pour ses enquêtes. Gaffe, à un moment, le roman s’enlise un peu avant de repartir de plus belle. Une belle découverte.

Une fois de plus, Bianca et moi avons loupé notre LC car Rien de plus grand de Malin Persson Giolito fut un fiasco total. Une lecture qui se traîne en longueur, on a les yeux qui se ferment, on admire sa tapisserie… Pourtant, les procès, en littérature, j’adore ! Mais là, rien ne m’a passionné… Au suivant !

Heureusement qu’après la déception vient le roman qui te prend à la gorge, qui te glace, qui te fait douter de l’Humain… Avec Mala vida, Marc Fernandez dénonce les vols d’enfants sous la dictature de Franco et encore après sa mort. Un roman policier noir et politique, captivant, difficile à lâcher, tout en étant glaçant. L’auteur nous livre une enquête bien ficelée, prenante, historique, bien documentée. Mon seul petit bémol sera pour la personne qui assassine, pas super crédible dans son rôle (personnage trop parfait), mais la résolution des crimes est accessoire.

Une fois de plus, j’ai pioché un roman glaçant avec La conspiration des médiocres – « Perro » Lascano 04 d’Ernesto Mallo qui est en fait le première enquête de Perro. Un roman noir écrit au vitriol, taillé au scalpel, un roman court mais ultra percutant, sombre, violent. L’auteur ne s’encombre pas de fioritures et va directement à l’essentiel. Du brut de décoffrage qui écorche la gorge et pique aux yeux. Une enquête retorse où les atmosphères angoissantes du pays sont plus importantes que tout le reste. Un roman noir glaçant.

Le tableau du maître flamand d’Arturo Perez-Reverte était recommandé par « Le polar pour les Nuls » mais ce fut une lecture laborieuse : personnages peu développés, inintéressants et résolution difficile à comprendre pour quelqu’un qui n’y connait rien aux échecs, sans oublier la sensation de « tout ça pour ça » et un coup de pute de l’auteur pour le coupable. Au suivant !

Heureusement que je ne joue pas au casino car ce mois-ci, j’ai une mauvaise main et La frontière sud de José Luis Muñoz le confirme une fois de plus. C’est un peu normal, je ne pioche que dans des romans lusophones et tous ne sont pas du même niveau et tous ne plairont pas. Trop de passages à vide dans ce roman, trop de longueurs afin de présenter les personnages et de les placer dans leurs décors, leur boulot, leur vie. Seule la partie consacrée à l’autre côté de la frontière, à Tijuana, est intéressante. Allez, Jacques, chante-le moi encore : ♫ Au suivant ! ♪

En voyageant dans le temps, je trouverai peut-être mon plaisir littéraire… Oui et non car si Le manuscrit de Grenade de Marianne Leconte a du bon, il manque surtout de profondeur dans ses personnages, dans la résolution de l’énigme et le final où tout semble bien tomber. Ce roman a du bon, il m’aurait sans doute plu lorsque j’étais jeune, à la recherche d’histoire se terminant bien, avec de personnages à qui s’en sortent quasi toujours des différents traquenards. Hélas, l’auteur qui succombe aux facilités de l’intrigue, ça me fend le cœur et me gâche mon plaisir littéraire.

En plus de voyager en Amérique latine, mes lectures ont joué au montagnes Russes et Ni vivants ni morts de Federico Mastrogiovanni m’a envoyé dans les sommets d’émotions et dans les tréfonds de la perversion humaine. C’est le genre de récit que l’on n’oublie jamais. Mexique, 30.000 disparition forcées. Le règne de la terreur, les gens qui n’osent pas bouger de peur de disparaître à leur tour. Ce roman, qui glace les sangs est composé de plusieurs enquêtes réalisées par l’auteur. Attention, ceci n’est pas un roman mais la réalité.

Après pareille lecture, on aimerait un peu de légèreté tout en restant dans le roman noir. Sans le savoir, De loin on dirait des mouches de Kike Ferrari était la bonne sélection car il nous fait passer quelques heures dans la peau d’un pourri de chez pourri. Luis Machi cumule toutes les bassesses humaines, il est détestable et on adore le voir essayer de se dépêtrer du cadavre qui se trouve dans son coffre sans qu’il en soit le responsable. Jouissif et immoral.

Dire que je ne savais pas que je lisais une histoire vraie avec Bakhita de Véronique Olmi ! C’est en l’ajoutant à mon Babelio que je m’en suis rendue compte. Une histoire bourrée d’émotions, qui m’a mis le coeur en vrac, les yeux humides et la gorge serrée. L’Homme est cruel et les esclavagistes sont dans le haut du panier, qu’ils soient catho ou musulmans. Un récit qui prend son temps mais un récit bouleversant.

Pour terminer ce Mois Espangol et faire le lien avec le Mois Anglais, j’avais dans mon stock Chez les Gauchos de Hugo Backhouse, un récit autobiographique d’un Anglais qui parti jouer au gaucho dans la Pampa Argentine. Cet achat réalisé dans une brocante s’est révélé judicieux car sans révolutionner la littérature, ce récit d’aventures m’a fait passer un moment hors du temps.

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 20 Romans

  1. El Niño de Hollywood : Juan José Martínez et Óscar Martínez
  2. Le soleil rouge du tsar : Violette Cabesos [LC Bianca]
  3. Crack, chien patagon : Catelin Georges
  4. Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 : Gabriel Trujillo Muñoz
  5. La fin de l’histoire : Luis Sepúlveda
  6. Histoire d’une baleine blanche : Luis Sepúlveda
  7. Tout pour la patrie : Martin Caparros
  8. L’homme en arme : Horacio Castellanos Moya
  9. Jungle : Miguel Bonnefoy
  10. Il pleut sur Managua : Sergio Ramirez
  11. Rien de plus grand : Malin Persson Giolito [LC Bianca – Pas de chronique]
  12. Mala vida : Marc Fernandez
  13. La conspiration des médiocres – Perro Lascano 04 : Ernesto Mallo
  14. Le tableau du maître flamand : Arturo Perez-Reverte
  15. La frontière sud : José Luis Muñoz
  16. Le Manuscrit de Grenade : Leconte Marianne
  17. Ni vivants ni morts : Federico Mastrogiovanni
  18. De loin on dirait des mouches : Ferrari Kike
  19. Bakhita : Véronique Olmi
  20. Chez les Gauchos : Backhouse Hugo

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 4 Bédés + 2 magazines (6)

  1. Dracula, Dracul, Vlad ?, Bah.. : Alberto Breccia (Argentine)
  2. Dracula : Fernando Fernández
  3. Spirou et Fantasio – T07 – Le Dictateur et le champignon : Franquin
  4. Ratatouille – La Bd du Film : Walt Disney
  5. America N°5 : François Busnel
  6. America N°6 : François Busnel

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2020

Le Mois d’Avril restera aussi marqué dans ma mémoire pour le confinement… Ce mois m’avait ravi un chien et un cheval en 2005 (la même année que les décès de Rainier et Jean-Paul II) et celui de 2020 sera marqué lui aussi au fer rouge.

Les amis et les copines, je vous le dis : ça commence à devenir long et dur ! Tout le monde espère tous une liberté conditionnelle pour le 4 mai… On verra si la Première Ministre à raison d’oser nous relâcher en suivant des phases bien précise pour notre décongélation.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’on va vers une putain de bordel quand on va ouvrir les vannes et libérer la population… Croisons les doigts que la deuxième vague ne soit pas trop grave, sinon, retour case « casa »…

Malgré le fait que nous pouvons sortir pour aller marcher, le temps me semble long sans les contacts sociaux avec la famille, les chevaux, les collègues, les potes,…

Puisque je n’avais pas le courage d’entamer des grands rangements ou nettoyage de printemps, j’ai lu ! Et j’ai bien lu…

Pas moins de 18 romans, 3 bédés, 1 magazine America (22 lectures) et pas un seul manga…

Pour commencer le second mois du confinement, j’ai sorti un roman noir, très noir. La prière du maure d’Adlène Meddi est un roman écrit par un journaliste d’investigation, et ça se sent tout de suite car derrière ses phrases, il y a eu enquête. Mon problème fut avec l’écriture style staccato de l’auteur.

La valeur sûre, dans ma biblio, c’est entre autre Stephen King et puisque son dernier opus, L’Institut, était dedans, je n’allais pas passer mon tour, surtout que l’on me parlait d’une histoire de gamins comme dans ÇA… J’ai passé un excellent moment d’angoisse avec le King et en compagnie d’une bande de jeunes kidnappée par des scientifiques parce qu’ils avaient des dons de télépathie et/ou de télékinésie mais l’histoire d’amitié était un chouïa en-dessous de celle dans ÇA.

L’enfer, c’est les autres… Laurence en sait quelque chose, elle qui est brimée par son grand frère, par les élèves de sa classe… Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière est un roman qui se lit tout seul, mais je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour Laurence, juste de l’exaspération devant son immobilisme. Par contre, le récit est ciselé et son final est excellent.

Confinement ou pas, moi je suis partie en Corée du Sud et j’y ai découvert les conditions des femmes qui ne sont pas joyeuses puisque les femmes sont soumises à leurs maris et aux décisions des mâles en général. Kim Jiyoung, née en 1982 de Nam-joo Cho nous parle de ces femmes résignées, soumises, qui courbe l’échine et qui mettent leur carrière de côté pour élever les enfants. Un livre choc, à lire. Très beau mais très dur pour nous les femmes car nos sociétés dites évoluées ne le sont pas tant que ça.

Il est bon parfois de lire un roman bourré d’émotions mais des positives, le tout rehaussé d’une goutte d’amour et d’une bonne dose de musique. Âme brisée d’Akira Mizubayashi est tout ça à la fois. On commence par des moments difficiles et puis, on se dirigera vers le pardon. J’ai pris mon pied littéraire avec, j’ai terminé ma lecture dans un état de zénitude totale et jamais, à aucun moment, ce roman n’a sombré dans la guimauve.

Non, Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie de François Cheng ne donne pas des envies de suicide, mais plutôt des envies de réflexion sur le fait que sans la mort, la vie n’aurait aucun sens. Sans la maladie, être en bonne santé n’aurait aucun sens… Ce petit roman de méditations, c’est de la poésie, au sens propre comme au figuré, c’est de la justesse, ce sont des mots réfléchis, c’est aussi de la philosophie et le fait que tout ce qu’il dit s’imbrique l’un dans l’autre.

Après Cheng, il faut un peu de légèreté et j’ai été bien servie avec La Tête sous l’eau d’Olivier Adam qui est une parfaite lecture pour la plage car ce roman de littérature jeunesse reste léger, comme s’il ne fallait pas alourdir la tête des jeunes. Personnages juste esquissés, mobile de l’enlèvement un peu court, dénouement trop rapide et l’auteur survole en vitesse le monde des ados et des foutus réseaux sociaux utilisés pour nuire. Juste bon pour la plage car il est divertissant.

Un roman se déroulant en Russie durant la sombre période du communisme est un plaisir littéraire mais souvent une torture pour le coeur et ce fut une fois de plus le cas avec Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 de Tom Rob Smith [LC avec Bianca]. Cette Russie communiste, cette Russie de Staline qui broie le peuple est décrite d’une manière qui s’intègre parfaitement bien dans le récit. L’auteur a étudié le pays, ses moeurs, son système et, une fois de plus, j’en ai pris plein ma gueule et ça fait toujours mal. Le seul bémol sera pour le mobile des meurtres horrible que j’ai trouvé un peu limite.

Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j’aurais dû penser à me munir d’un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié de Jours barbares de William Finnegan. Ce roman n’était pas fait pour moi.

Après avoir voyagé un peu partout sur le globe, j’avais envie d’un voyage dans le temps et j’ai été me promener en 1407 avec Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio. Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéens à mon goût. Malgré tout, je ne bouderai pas mon plaisir car j’ai frémi, souri, eu de l’aventure durant ces 600 pages, même si, à un moment donné, on avait quelques longueurs.

Une fois de plus, j’avais un excellent roman qui prenait la poussières depuis des années dans mes étagères : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Quelle histoire, mes amis ! Quel texte, quelle plume ! Pourtant, l’histoire est banale, habituelle, déjà vue, rien de neuf sous le soleil pourrait-on croire, mais l’art est toujours dans la manière de conter les histoires, de créer les personnages, de les faire évoluer. Et là, Gaudé a été un bon créateur.

Caroline du Nord, les Appalaches, une de mes destinations régulières en littérature, mais jamais pour un balade bucolique. Ce lien entre nous de David Joy est un roman noir violent où il est difficile de porter un jugement sur l’un où l’autre protagoniste. Pas de manichéisme mais un travail des personnages pour leur donner une profondeur qui en fait des êtres ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir. L’action est présente, mais c’est le côté psychologique qui est le plus important et c’est pour lui que ce roman vaut la peine d’être découvert.

Je consomme donc je suis… Cela pourrait être le résumé de nos vies et ce contre quoi  Pierre Rabhi voudrait nous mettre en garde dans son livre Vers la sobriété heureuse, nous expliquant que l’on peut vivre mieux avec moins car la Terre n’est pas un puits sans fond où l’on peut se servir à l’exagéré, laissant sur le côté les autres puisque tout le monde ne saurait vivre comme nos sociétés. À méditer.

Une super grippe décime les États-Unis, puis le Monde… Faut être zinzin pour commencer à Le Fléau – Tome 1/2 de Stephen King en plein confinement Covid-19 ! Je le suis assez pour le faire. Les personnages du King sont travaillés, présentés dans leurs vies banales et mis en face du virus qui tue tout le monde autour d’eux. Ce premier tome mélange habillement les scènes de vie normale, les scènes anxiogènes, les scènes horribles d’assassinats, les tentatives de fuites, les survivants qui s’organisent et introduit un élément fantastique avec les rêves bizarres qui comportent la vieille dame et l’homme en noir.

Une touche de frais et d’innocence ensuite avec Les aristochats de Walt Disney en roman. Le roman du dessin animé. Pas de surprise je connais l’histoire. Une histoire cousue de fil blanc avec des rebondissements, des plans machiavélique, des chats qui jouent de la musique et une rencontre improbable entre une chatte distinguée et un chat de gouttière. Pretty Woman à l’envers !

Ben oui, tant qu’a faire, puisque j’y étais, autant poursuivre avec Le Livre de la jungle de Walt Disney. ♫ Il en faut peu pour être heureux ♪ Un roman agréable, sans véritable méchant, mais avec des leçons de vie : la jungle n’est pas faite pour un petit d’homme.

Bilan Livresque Mensuel : 18 Livres

  1. La prière du maure : Adlène Meddi
  2. À la recherche de Dracula – Carnet de voyage de Jonathan Harker : Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly
  3. L’Institut : Stephen King
  4. Cinq cartes brûlées : Sophie Loubière
  5. Kim Jiyoung, née en 1982 : Nam-joo Cho
  6. Âme brisée : Akira Mizubayashi
  7. Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie : François Cheng
  8. La Tête sous l’eau : Olivier Adam
  9. Jours barbares : William Finnegan
  10. Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 : Tom Rob Smith [LC avec Bianca]
  11. Le soleil des rebelles : Luca Di Fulvio
  12. Le Soleil des Scorta : Laurent Gaudé
  13. Ce lien entre nous : David Joy
  14. Vers la sobriété heureuse : Pierre Rabhi
  15. Le couple d’à côté : Shari Lapena [LC avec Bianca]
  16. Le Fléau – Tome 1/2 : Stephen King
  17. Les aristochats : Walt Disney
  18. Le Livre de la jungle : Walt Disney

Bilan Livresque Mensuel : 3 bédés + 1 magazine (4)

  1. Mages – Tome 1 – Aldoran : Jean-Luc Istin, Kyko Duarte et Nanjan
  2. Mages – Tome 2 – Eragan : Nicolas Jarry, Stéphane Créty et Olivier Héban
  3. Mages – Tome 3 – Altherat :
  4. América N°4 : François Busnel

Bilan Mensuel Livresque : Mars 2020

Mars 2020 restera un mois des plus marquants dans l’histoire de nos pays puisque nos gouvernants ont décidé de nous confiner pour éviter que tout les malades atteint par le covid19 n’arrivent tous en même temps dans les hôpitaux puisque les soins intensifs n’ont pas assez de lits pour tout les malades.

On sentait venir l’oignon et chez nous, nous avions ordre de repartir avec les PC du boulot pour « si jamais on devait télétravailler ». De plus, depuis début mars, on prenait déjà des précautions et je ne suis même plus allée chez mon kiné, ni même à la Foire du Livre !

Bah, c’est le moment d’en profiter pour lire plus et regarder toutes les séries et films que j’ai de retard… raté ! Je n’ai pas encore regardé un seul épisode d’une seule série, ni de films et j’ai même diminué mes heures de temps passé devant mon PC loisirs… Ben merde alors. Un comble.

Malgré tout, j’ai tout de même lu 19 romans, mais seulement 2 bédés, 2 magazines et 1 beaux livres (24 lectures pour mars, 69 lectures pour 2020).

Ayant remarqué que sur Babelio et Goodreads, les magazines « America – L’Amérique comme vous ne l’aviez jamais lue » s’y trouvaient, je les ai inclus dans mes lectures puisque, vu le nombre de pages, ce sont des pavés. De plus, ils sont intelligents, instructifs, bien écrit et on va aussi se coucher moins bête.

Par contre, j’ai un retard monstre dans ces lecture et j’ai seulement commencé à lire le Tome 1 en janvier 2020… 3 ans après sa sortie et son achat ! Shame on me. Le confinement a du bon, j’en ai lu deux en Mars.

Le Bûcher de Moorea de Patrice Guirao est un polar Noir Azur et il a réussi sa mission qui est de transmettre le ressenti propre aux îles du Pacifique. Les descriptions et l’ambiance étaient bien rendues, on s’y croyait ! Par contre, niveau personnages, je n’ai pas eu d’accointance avec Lilith Tereia, personnage principal et j’ai trouvé le tueur en série très fadasse. On verra avec la suite.

Les guerres dites « de religion » ont toujours fait des ravages, même si pour certains, elles servaient leur politique… La Cité de feu de Kate Mosse possède des personnages profonds, qui m’ont fait vibrer, même s’il y avait un peu de manichéisme là-dedans. Le récit est riche, intéressant, le scénario bien travaillé et ce pavé passe comme une lettre à la poste. Magnifique !

Après du sérieux, un peu de folie avec ce barrio noir totalement frappadingue ! Mais on reste dans la religion car la Santa muerte de Gabino Iglesias mérite qu’on lui fasse des offrandes. Violent mais réaliste, avec un chapitre profond qui nous expliquera ce que vivent et ressentent les migrants. Un roman noir intense, court, qui ne laisse pas le temps de reprendre son souffle.

On reste dans le déjanté avec Indian Blues de Sherman Alexie mais là, ce n’est pas passé aussi bien que pour son prédécesseur. Si la misère des Amérindiens, leurs déchéance, leur problème d’alcool, de drogue, de travail sont bien décrites, le fait qu’on oscille sans cesse entre la réalité et le mysticisme m’a fait perdre pied dans le récit.

Pour prendre une bouffée d’air frais, rien de tel que de la littérature jeunesse bien écrite et qui ne prend pas les jeunes pour des décérébrés. Avec Les disparus de Saint-Agil de Pierre Véry, on entre dans un pensionnat pour jeunes garçons où a lieu d’étranges choses… Du mystère, de l’aventure, de l’amitié, du suspense, des disparitions, une enquête réalisée par un des gamins et un roman qui se lit d’une traite, le sourire aux lèvres.

Après Moorea, direction Les Marquises pour une enquête qui m’a laissé comme deux ronds de flan dans son final. Au soleil redouté de Michel Bussi [LC Bianca] est redoutable. Non seulement on y meurt comme dans l’île de Dix Petits Nègres, mais en plus, on ne sait jamais d’où le coup va venir. Michel Bussi m’a encore bien eu.

Pour rire un bon coup, rien de tel que Les Cactus de Jérôme de Warzée (Tome 1). Malheureusement pour les français, ce sont des histoires belgos-belges et qui ne feront rire que ceux qui les connaissent. J’ai savouré cette petite pépite de rire fin sur plusieurs jours, ne lisant que deux chroniques par jour pour le faire durer le plus longtemps possible. Pour le reste, j’écouterai De Warzée à la radio, pour rire encore.

J’avais sélectionné La Nuit sous le pont de pierre de Léo Perutz pour le Mois du Polar de Février et puisque Rachel voulait faire le Perutz en LC avec moi, je l’avais mis sur le côté. Une fois qu’elle l’eut acheté, nous le lûmes chacune de notre côté et une fois terminé, patatras, nous n’avions pas lu le même ! Qu’a cela ne tienne, hormis les deux dernières nouvelles que je n’ai pas apprécié, j’ai lu toutes les autres avec gourmandise, appréciant le côté fantastique, mystérieux et le fait que les personnages se retrouvaient au fil des nouvelles.

À cause de « La Grande Librairie », j’ai coché et lu Ainsi parlait ma mère de Rachid Benzine qui, s’il a tout d’une autobiographie, n’en est pas une. On se doute que l’auteur a mis de son enfance dedans… Un beau cri d’amour à sa mère, un récit pudique, émouvant, beau, empreint d’émotion car l’auteur nous parlera aussi de la difficulté d’intégration de la population immigrée.

Allegheny River de Matthew Neill Null est un recueil de nouvelles que j’ai trouvée inégales. Après des histoires puissantes, je suis arrivée dans des nouvelles plus calmes, et cette cassure a diminué mon enthousiasme. Elles auraient dû me faire reprendre mon souffle, mais moi, j’avais envie que l’auteur continue de me bastonner… Malgré tout, un bon rural noir !

Une fois de plus, j’ai ouvert un roman noir assez barré, au rythme rapide et à l’écriture qui est comme une rafale de mitraillette et vous empêche de reprendre votre souffle. Mictlán de Sébastien Rutés est écrit avec peu de virgules, de points finaux et les phrases sont longues, trop longues. Le style m’a lassé, à la fin. Un roman noir violent, sans lueur d’espoir.

C’était La Neige de saint Pierre de Léo Perutz [LC avec Rachel] que ma copinaute avait acheté et lu et donc, j’ai fait pareil et découvert une autre facette de l’univers de cet auteur. Roman interdit dès 1933 par les nazis car l’auteur, par allégorie, se moquait un peu du Reich, troisième du nom. Une belle découverte.

Kya, héroïne de Là où chantent les écrevisses de Délia Owens restera dans ma mémoire. Cette jeune gamine, abandonnée par sa mère, a vu partir ses frères, ses soeurs, son père et a réussi à survivre dans le marais en faisant corps avec lui. Un roman émouvant, beau, sombre, qui parle de survie, de respect de la Nature, de racisme et de ségrégation. Magnifique !

Sydney Grice a du Sherlock Holmes, mais avec les travers poussés au maximum, dont la mauvaise foi. Avec Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett de M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca], on entre dans une lecture drôle où les répliques acides fusent entre les deux personnages, avec une médaille d’or pour Sydney. Une lecture sans se prendre la tête.

D’habitude, John Steinbeck me fait vibrer, mais avec Le poney rouge, les seules émotions que j’ai ressentie, c’est parce que j’ai déjà vécu la perte d’un cheval. Sans cela, les vibrations n’auraient pas été au rendez-vous. Le style est trop froid et je n’ai pas vibré.

Pour coller à l’actualité, j’ai décidé de lire Le Hussard sur le toit de Jean Giono qui nous parle d’une épidémie de choléra. Le comportement des gens est réaliste… Les descriptions de paysage sont bien présentes, parfois un peu trop longues et je n’ai pas eu d’empathie avec les personnages principaux, trouvant même que Angelo, le hussard, s’en sortait un peu trop bien, tout le temps. Les dialogues étaient lassants et il y a trop de passages de grand lyrisme.

On n’hésite plus entre le choléra et… La Peste ! Pour coller toujours à l’actualité, j’ai sorti mon Albert Camus et si les débuts étaient prometteurs, le reste s’est passé dans un semi-coma et passages de lignes. Lui aussi était réaliste dans les différents comportements des gens, en plus d’être une allégorie sur la montée de la peste brune qu’est le fascisme. Un livre lourd à lire.

Si nous râlons d’être confiné, Sylvain Tesson, lui, a choisi de s’isoler 6 mois dans une cabane au bord du lac Baïkal. Dans les forêts de Sibérie nous raconte sa vie dans un isolement quasi total, avec des livres, de la vodka et des voisins éloignés de plusieurs heures. Entre ses récits de la vie quotidienne, se glissent des moments plus profonds, plus poétiques. Une belle découverte.

Puisque j’étais là-haut en Sibérie, je me suis glissée chez le peuple Touva avec Belek, une chasse dans le Haut-Altaï de Galsan Tschinag qui nous proposent deux histoires émouvantes, profondes, dépaysante, nous parlant des habitants de ces steppes, de la Nature, du climat, âpre, de la montée des Rouges et de toutes les dérives de cette politique.

65 nationalités ! Le chiffre monte.

Bilan Livresque Mars : 19 Livres

  1. Le Bûcher de Moorea : Patrice Guirao
  2. La Cité de feu : Kate Mosse
  3. Santa muerte : Gabino Iglesias
  4. Indian Blues : Sherman Alexie
  5. Les disparus de Saint-Agil : Pierre Véry
  6. Les Cactus – Tome 1 : Jérôme de Warzée
  7. Au soleil redouté : Michel Bussi [LC Bianca]
  8. La Nuit sous le pont de pierre : Léo Perutz
  9. Ainsi parlait ma mère : Rachid Benzine
  10. Allegheny River : Matthew Neill Null
  11. Mictlán : Sébastien Rutés
  12. La Neige de saint Pierre : Léo Perutz [LC avec Rachel]
  13. Là où chantent les écrevisses : Délia Owens
  14. Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett : M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca]
  15. Le poney rouge : John Steinbeck
  16. Le Hussard sur le toit : Jean Giono
  17. La Peste : Albert Camus
  18. Dans les forêts de Sibérie : Sylvain Tesson
  19. Belek, une chasse dans le Haut-Altaï : Galsan Tschinag

Bilan Livresque Mars : 2 Bédés, 2 Magazines et 1 beau livre

  1. Le Pape terrible – T4 – L’Amour est aveugle : Jodorowsky & Theo
  2. Tu mourras moins bête– T2 – Quoi de neuf, docteur Moustache ? : Montaigne
  3. L’Histoire N°54 : L’aventure oubliée – Les indiens d’Amérique – Des Micmacs au Red Power
  4. America N°02 : François Busnel (magazine)
  5. America N°03 : François Busnel (magazine)