Bilan Livresque Mensuel : Août 2019

Août et son temps bizarre : chaud, plus frais, puis de nouveau les canicules… Bilan ? 10 romans lus (dont un pavé de 700 pages), 1 encyclopédie et 14 bédés (3 nouvelles lectures et 11 relectures).

(Durant tout le mois d’août, lorsque je restais au soir près du Minou, j’ai commencé à lire Le Polar pour les Nuls, grand format pendant que môssieur se léchait ou pieutait sur son coussin, dans mon dos. Moi assise par terre sur mon bête coussin et ce chat sur un lit et sur son coussin perso ! Pauvre bête malheureuse, va !).

Non, mon Bilan Livresque Mensuel de ce Mois d’Août n’est pas super super… La faute aux travaux à la maison qui m’ont empêchés de lire et la fatigue était telle qu’au soir, je n’avais même plus envie d’ouvrir mon roman !

Oui, ça peut arriver aux meilleurs d’entre nous (Modeste est mon second prénom). Bosser le matin (pendant que l’autre collègue faisait l’après-midi), rentrer à la maison, se changer, manger vite un morceau et monter sur l’échafaudage pour peindre (3 couches), ben je vous jure qu’au soir, vous ne savez plus comment vous vous appelez !

Ensuite, faut tout ranger, tout nettoyer et réfléchir aux menus pour que le jour où ma famille et la famille de Chouchou se retrouvait pour venir manger chez nous, tout soit au point, parfait, exceptionnel, magnifique, bon…

Anybref, le lendemain du repas, j’étais sur les rotules mais foutrement heureuse que tout le monde ait bien mangé et bien ri.

Le Bilan s’en est ressenti… J’affiche pourtant 25 lectures en tout, ce qui n’est pas si mal quand on est occupée sur tous les fronts.

À ce jour, mon objectif de 200 lectures pour 2019 est dépassé (223/200). Je l’ai revu à la hausse (250).

Pour ceux ou celles qui cherche dans une lecture de l’action à gogo November Road de Lou Berney (ICI) ne sera pas pour eux car malgré un road-trip, on va à un rythme de sénateur, juste après l’assassinat d’un président. On a des tueurs sans pitié, on a de l’amour, de l’amitié, de l’ironie, de l’humour noir, de la noirceur, de la douceur, des trahisons, du mystère, du suspense, j’ai bien aimé ce roman mais il n’avait rien de transcendantal. Il est bon, oui, mais rien d’exceptionnel comme vanté sur le bandeau-titre.

Il y a des jours où l’on va à l’encontre de toute la blogo et que l’on ressort déçue d’un thriller que tout le monde a encensé. L’Empathie d’Antoine Renand (ICI) possède une histoire qui fout la trouille et est un page-turner assez addictif. Par contre, je n’ai ressenti aucun atomes crochus avec les personnages que j’ai trouvé trop caricaturaux. Ceci n’est que mon avis et cela n’empêchera pas l’auteur d’enchanter des tas de lecteurs/trices après mon avis.

Ne vous demandez pas si c’est du Nature Writing ou du Roman Noir, car Denali de Patrice Gain (ICI) c’est le deux en même temps ! C’est un récit bouleversant que Matt va nous faire. Ce jeune garçon a vu sa vie basculer lorsque son père est décédé. Un récit magnifique, empreint d’émotions brutes et je l’ai terminée sur les genoux, tellement il m’avait pris aux tripes. Un coup de coeur !

Si vous êtes à la recherche d’un roman noir retors, cynique, horrible, où les personnages sont à fond dans leur rôle, alors, jetez-vous sur la nouvelle traduction conforme qu’est Hot Spot de Charles Williams (ICI). Ce roman noir est un petit bijou de noirceur, de cynisme, de sadisme, de perversité, d’êtres retors, de scélératesse et les personnages sont extrêmement bien campés.

Une relecture, c’est toujours périlleux car on pourrait ne pas retrouver les excellentes sensations de l’époque et en ressortir déçu(e). Mais pas avec la valeur sûre qu’est Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu de‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca] (ICI). Encore mieux : non seulement j’ai adoré cette relecture mais en plus, j’ai éprouvé encore plus de plaisir qu’à l’époque. What’else ?

Le monde des gangsters et plus particulièrement la bande de Dillinger avec un de ses illustre membre, Harry Pierpont que l’histoire connait moins que Dillinger. Handsome Harry – Confessions d’un gangster de James Carlos Blake (ICI) est un roman noir qui arrive à vous faire éprouver de l’empathie pour des gangsters ! Ce roman aurait terminé en coup de coeur s’il n’avait pas eu les dialogues insérés dans le texte qui, à la fin, a donné de la lourdeur à l’ensemble.

Les injustices font partie de notre monde, mais elles me révoltent toujours autant. Taqawan d’Éric Plamondon (ICI) parle des grosses injustices faites aux Améridiens Mi’gmaq. Les chapitres sont courts, le rythme assez rapide et les chapitres sont des mélanges de récit contemporain, de ceux du passe, des légendes, d’extraits de journaux, de pub et ce qui semblait bordélique devient un grand tout formant un ensemble cohérent et génialissime. Un coup de coeur.

Il faut savoir composer la mélodie d’un thriller psychologique en huis-clos pour éviter les fausses notes et dans Le silence et la fureur de Natalie Carter & Nicolas d’ Estienne d’Orves [LC avec Bianca] (ICI), on peut dire que le concert est réussi. Malgré le silence assourdissant qui règne, on entend la musique, elle bat dans nos oreilles et c’est avec les tripes nouées que l’on voit arriver le final, qui, entre nous, est ignoble, mais j’adore !

Un tueur à gage de 1,50m, qui donne l’impression d’avoir 17 ans alors qu’il en a 30… Dans Nuit de fureur, ce diable de Jim Thompson (ICI) se moque des clichés du polar noir, les détourne, nous balance des personnages hors-norme, avec un tueur sympathique et effrayant, sans oublier les autres qui sont sournois, fourbes, menteurs, manipulateurs. Peu d’action mais beaucoup de psychologie. C’est surréaliste, cauchemardesque et on assiste, impuissant, à un final ignoble, lui aussi. Thompson, l’auteur qui m’aura remué quelques fois les tripes !

La pêche, je n’y connais rien et entre nous, je n’aime pas ça… Un roman policier qui aurait pour trame de fond des pêcheurs nous parlant de leurs mouches, ça aurait dû me faire fuir, telle une truite apeurée. Meurtres sur la Madison de Keith McCafferty (ICI) n’était pas fait pour moi. Et pourtant… L’auteur a su choisir son leurre, la bonne mouche sèche, le bon hameçon parce qu’il m’a attrapé à la lèvre et je n’ai plus décroché durant ma lecture, tirant sur le fil pour en avoir plus.

Bilan Livresque Mensuel : 10 romans lus + 1 encyclopédie (11 lectures)

  1. November Road : Lou Berney
  2. L’Empathie : Antoine Renand
  3. Denali : Patrice Gain
  4. Hot Spot : Charles Williams
  5. Harry Potter – T04 – Harry Potter et la coupe de feu ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca] 
  6. Handsome Harry – Confessions d’un gangster : James Carlos Blake
  7. Taqawan : Éric Plamondon
  8. Le silence et la fureur : Natalie Carter & Nicolas d’ Estienne d’Orves [LC avec Bianca]
  9. Nuit de fureur : Jim Thompson
  10. Meurtres sur la Madison : Keith McCafferty
  11. Le Polar pour les Nuls, grand format : Marie-Caroline Aubert

Bilan Livresque Mensuel : 14 bédés lues

  1. Les Tuniques Bleues – Tome 37 – Duel dans la Manche : Cauvin et Lambil
  2. Le Scrameustache – Tome 04 – Le Totem de l’espace : Gos
  3. Le Scrameustache – Tome 09 – Le Dilemme : Gos
  4. Le Scrameustache – Tome 10 – Le Prince des Galaxiens : Gos
  5. Le Scrameustache – Tome 11 – Le Renégat : Gos
  6. Le Scrameustache – Tome 12 – La Saga de Thorgull : Gos
  7. Le Scrameustache – Tome 13 – Le Secret des Trolls : Gos
  8. Le Scrameustache – Tome 16 – Le Grand Retour : Gos
  9. Gaston – Tome 11 – Gaffes, bévues et boulettes : Franquin
  10. Gaston – Tome 12 – Le Gang des gaffeurs : Franquin
  11. Tif et Tondu – Tome 22 – Un plan démoniaque : Tillieux & Will
  12. Lucky Luke – Tome 30 : Calamity Jane – Morris & Goscinny
  13. Nains – Tome 13 – Fey du temple : Nicolas Jarry, Paolo Deplano & Benoît Dellac
  14. Elfes – Tome 22 – Le Gardien des Racines : Nicolas Jarry & Gianluca Maconi

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Bilan Mensuel Livresque : Juillet 2019

Le Mois de Juillet a été chaud, très chaud… J’ai transpiré, j’ai sué, j’ai mouillé (honni soit qui mal y pense), je me suis liquéfiée, mais j’ai survécu.

Cela n’a pas fait fondre ma PAL pour autant, il en faut plus pour transformer cet Himalaya À Lire (non pollué, lui) en petit glaçon pour mojito. Non, impossible de venir à bout de cette PAL, donc, je n’essaie même plus.

Pourtant, chaque mois j’en sors quelques uns de ce gros tas, mais c’est jamais assez et ce n’est pas mes 12 romans lus qui y changeront quelque chose.

Ajoutons à cela 2 mangas et 6 bédés (6 relectures) lues et vous comprendrez que la canicule n’a pas aidé pour lire plus.

Bilan total : 20 lectures.

À ce jour, mon objectif de 200 lectures pour 2019 est presque atteint (198/200). Je vais devoir le revoir à la hausse.

Au rayon des empêcheurs de faire descendre sa PAL un peu plus, on a les quelques travaux commencés à la maison, ce qui me fait travailler plus mais lire moins et monter moins à cheval… Oui, je vais me plaindre à mon syndicat !

Le chat, lui, est revenu à son niveau normal, ouf. Ça ronronne toujours et on a encore du travail devant nous.

Le nouveau chien de mon père est obéissante et je suis toujours en joie d’entendre le bruit de ses griffes dans mon sillage ou devant moi.

Trois vies fracassées pour un fusil non cassé après la chasse. Histoire de vengeance mais aussi de rédemption, Canyons de Samuel Western (ICI) va plus loin, il explore la pshyché des gens, leurs pensées, leurs douleurs, leurs non-dits. Un roman noir sombre, beau, violent et doux aussi.

Le beau dieu grec Olivier Norek a l’art de surprendre ses lecteurs et son dernier opus, Surface (ICI) m’a plongé dans la perplexité car je me trouvais face à un whodunit dans sa plus simple expression. Oui, mais c’est Norek à la barre, ce qui veut dire que si je pensais la traversée pliée, j’en ai été pour mes frais car il m’a surprise, différemment des autres romans, mais il a réussi à me bluffer.

Kermit la grenouille est de retour ! Pardon, je voulais dire que le capitaine Daniel Mehrlicht, flic imbuvable, était de retour en grande forme pour une enquête aux relents de souffre et de fantastique. Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel (ICI) reste dans la lignée des précédents, c’est-à-dire que l’auteur envoie du lourd, une fois de plus.

Les nouvelles, un genre peu apprécié dans nos contrées, plus mises en valeur chez les Américains ou les Anglais. Pourtant, lorsque les nouvelles sont percutantes, c’est un vrai plaisir d’en lire. Il est rare de tomber sur un recueil où toutes les histoires sont excellentes, mais avec Écouter le noir de Yvan Fauth & Collectif (ICI), on frôle la totale car il n’y en a qu’une seule que j’ai moins aimé. Purée de sa mère, il a fait fort, le barbu Yvan, en réunissant toutes ces belles plumes pour nous donner un régal à lire, à défaut de l’écouter.

Il est des jours ainsi où on a beau avoir inscrit le tome 2 au programme de la LC, on se retrouve à lire erronément le tome précédent. Donc, pendant que Biance s’emmerdait ferme dans le tome 2, moi je m’emmerdais à mourir dans  Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage d’Hannah Dennison [LC avec Bianca] (ICI). J’ai été dispensée de lire en vitesse le tome 2.

Puisque je l’avais sélectionné pour le Mois Anglais de Juin 2019 mais pas lu et qu’il me fallait un pavé, c’est avec délectation que j’ai ouvert L’esprit des morts d’Andrew Taylor (ICI) dont le pitch était intriguant et prometteur de belles heures de lecture. Il était très bien fait dans le portrait de ses personnages, dans l’analyse et la mise en scène des différentes classes sociales anglaises, mais purée, vu qu’il ne se passe pas grand-chose durant 450 pages, les 600 furent longues à avaler !

Paraît qu’en Angleterre, on a commencé à faire l’amour en 1963, entre la fin de la « censure Chatterley » et le premier disque des Beatles. Ils savent s’amuser, les anglais ! Sulfureux et limite pornographique lorsqu’il est paru, L’Amant de lady Chatterley de D.H. Lawrence (ICI) ne sent plus le souffre, ni le foutre car personne de nos jours ne trouverait le texte osé et excitant. Par contre, la diatribe contre l’Angleterre fait toujours mal sous la ceinture et l’analyse de l’auteur est perspicace. C’était sans doute plus cela que les scènes de sexe que certains eurent du mal à avaler…

Pas besoin d’être américain pour parler aussi bien de l’Amérique, la preuve avec Hunter – Tome 2 – Crow de Roy Braverman (ICI), auteur frenchie. Ce thriller, c’est l’univers impitoyable de la Nature (l’Alaska), des Hommes, des animaux, c’est une histoire de vengeance jusqu’au boutisme, jusqu’à la connerie, jusqu’à plonger dans l’abîme, celui qui regarde aussi en nous. Addictif, bourré d’adrénaline, de testostérone et de phéromones.

J’ai dû prendre un abonnement ce mois-ci car me revoici avec des nouvelles. L’art de la nouvelle est d’aller à l’essentiel sans s’embarrasser des détails, de plonger le lecteur dans l’action directement, si possible de manière brutale afin de le secouer et de capter son attention directement. L’amour et autres blessures de Jordan Harper (ICI) le fait bien, c’est court, c’est intense, pas le temps de respirer. Un joli recueil qui prouve que les nouvelles savent aussi être aussi bonnes que des romans.

En ces moments où tout le monde parle d’écologie sans vraiment trop savoir de quoi ils parlent et sans vouloir se défaire de certaines manies polluantes, un auteur avait déjà tiré la sonnette d’alarme afin que l’on préserve la vallée du Yaak, dans le Montana. Rick Bass, dans Le livre de Yaak – Chronique du Montana (ICI) nous parle de son amour pour cet endroit perdu aux hivers rudes et longs ainsi que des coupes d’arbres faites à la porte nawak, sans rien préserver, comme si tout allait repousser tout seul et directement. Un livre pour un plaidoyer ou du moins, un coup de pied au cul pour réveiller certains.

Le thriller psychologique n’est pas facile à écrire, on nous promet souvent monts et merveilles et bizarrement, j’en baille toujours d’ennui. Ce ne fut pas le cas avec Juste avant de mourir de S. K. Tremayne [LC avec Bianca] (ICI) qui a su parfaitement doser tous les ingrédients afin de nous ménager du mystère, du suspense, une intrigue inquiétante, des fausses-pistes et une enquête pas évidente lorsqu’on souffre de pertes de mémoire. J’ai bien aimé.

Portraits de femmes différentes, saga familiale sur trois générations, Les femmes de Heart Spring Mountain de Robin MacArthur (ICI) se déroule lentement sur fond de désastre climatique, alternant les passages entre le passé et le présent. Ici, on a envie de chanter ♫ Où sont les hommes ? ♪ car ils sont absents. Quelques longueurs tout de même… À tel point que j’ai eu du mal à revenir vers le roman…

Bilan Mensuel Livresque : 12 romans lus

  1. Canyons : Samuel Western
  2. Surface : Olivier Norek
  3. Dans la brume écarlate : Nicolas Lebel
  4. Écouter le noir : Yvan Fauth & Collectif
  5. L’esprit des morts : Andrew Taylor
  6. Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage : Hannah Dennison [LC avec Bianca – Fait erreur sur le tome]
  7. L’Amant de lady Chatterley : D.H. Lawrence
  8. Hunter – Tome 2 – Crow : Roy Braverman
  9. L’amour et autres blessures : Jordan Harper
  10. Le livre de Yaak – Chronique du Montana : Rick Bass
  11. Juste avant de mourir : S. K. Tremayne [LC avec Bianca]
  12. Les femmes de Heart Spring Mountain : Robin MacArthur

Bilan Mensuel Livresque : 2 mangas et 6 bédés (6 relectures)

  1. Moriarty – Tome 5 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi
  2. Vinland Saga – Tome 21 : Makoto Yukimura
  3. Basil, détective privé : Emmanuel Baudry & Alain Royer
  4. Tif et Tondu – Tome 19 – Sorti des Abîmes : Maurice Tillieux & Will
  5. Gaston – Tome 10 – Le géant de la gaffe : Franquin
  6. Gaston – Tome 9 – Le cas Lagaffe : Franquin
  7. Gaston – Tome 8 – Lagaffe nous gâte : Franquin
  8. Valhardi – Tome 6 – Valhardi contre le Soleil Noir : Jijé

Bilan Livresque Mensuel : Mai 2019 [Mois Espagnol chez Sharon]

J’adore le Mois de Mai il fait partie de mes préférés, avec Juin, pourtant, cette année, il fut en demi-teinte.

Au bilan livresque, je peux tout de même accrocher au palmarès de mes lectures : 11 romans, 8 bédés (19 lectures), 1 film et la dernière saison de GOT (6 épisodes).

Le début du Mois de Mai fut lui aussi une catastrophe sans nom puisque le frère de mon Chouchou a perdu son combat – combat perdu d’avance – contre le crabe vicieux.

Une fois les funérailles terminées, une fois la plupart des membres de la famille parti (nous recevions chez nous, ma belle-soeur veuve ayant deux mains gauches), mon corps me lâchait (fièvre, frissons), laissant place à une pharyngite et une hausse de tension carabinée.

Parce que même malade, même à terre, il faut rire !

Verdict du médecin ? Fallait du repos ! Pour moi et Chouchou. On a pris une semaine, repos total, même pas trop envie de lire, juste envie de manger des plats qui remontent le moral…

Puis ça a été mieux et j’ai eu l’occasion d’aller me ressourcer à la campagne en écoutant les hirondelles causer sur les fils, en jouant avec le chien, en me promenant dans la campagne avec Chouchou (et les chiens), en caressant les chats et en faisant du grooming avec mes juments, car la trotteuse ressemblait à un ours des cavernes en pleine mue (une horreur) et après hibernation (fonte de la graisse qu’elle n’a jamais eu et hanches plus que minces).

Le nouveau chien est plus calme, elle ne court plus comme une tarée sur la piste avec les chevaux, elle n’entre plus dans les box comme une furie, mais si quelqu’un pouvait m’expliquer comment discipliner un chat qui lui, s’affale sur le rond de longe quand le cheval y tourne ou court comme un dératé dans le box d’une des juments ou dans leur prairie ?? Cet Hannibal est un vrai chat dingo ! mdr

Avec tout ça, le plaisir de lire est revenu et cela m’a permis de faire bonne figure au Mois Espagnol chez Sharon avec 12 fiches (15 chroniques en 2018).

Envie de rire jaune ? Le triomphe de la bêtise d’Armand Farrachi (ICI) tombera à pic. Tenant plus du pamphlet que de l’essai, ce petit livre se lit en plusieurs morceaux, comme un dessert exquis que l’on ne voudrait pas finir trop vite. Je l’ai dégusté sur plusieurs jours, m’en gardant des petits passages rien que mon plaisir personnel. Le pire, c’est que l’auteur a parfaitement raison ! La bêtise (pas celle de Cambrai) a de beaux jours devant elle…

La claque dans ma gueule avec Nymphéas noirs de Michel Bussi (ICI) [LC avec Bianca] ! Voilà un roman policier comme j’aime car on est surpris à la fin, on est taclé violemment et ce genre de sensations, j’en voudrais plus ! Un coup de coeur et une lecture à laquelle j’ai pris plaisir.

Véritable road-movie déjanté, sanglant, la vengeance étant un plat qui peut se savourer chaud, Chamamé de Leonardo Oyola (ICI) [MOIS ESPAGNOL] est un roman noir violent que j’ai moyennement apprécié, trouvant qu’il manquait de l’épaisseur dans les personnages.

La déception dans ma gueule avec Ayacucho d’Alfredo Pita (ICI) [MOIS ESPAGNOL] ! J’attendais beaucoup de ce roman, ma copinaute Stelphique la fée en ayant parlé en bien… Moi, de mon côté, j’ai trouvé le tout brouillon.

Retourner dans l’obscure vallée de Santiago Gamboa (ICI) [MOIS ESPAGNOL] faisait, lui aussi, partie des livres que je voulais découvrir. Si la première moitié du livre m’a enchanté, la seconde a un peu plombé mon enthousiasme du départ et j’ai terminé ma lecture avec la tête ailleurs. Ça a plombé la cotation pour cette lecture en demi-teinte.

Varions les plaisirs et allons au Groenland. Qaanaaq de Mo Malø [LC avec Bianca] (ICI) ne sera le polar du siècle, mais un bon divertissement et un final inattendu, ce qui me fait remonter la cote car j’adore être surprise lors d’une lecture. Par contre, 100 pages de moins lui aurait donné plus de rythme, ce qui n’aurait pas été une mauvaise chose.

Je pensais parfaire mon bronzage avec Les fleurs ne saignent pas de Alexis Ravelo (ICI) [MOIS ESPAGNOL] puisque j’allais passer 400 pages sur l’ile de Grand Canarie mais l’auteur nous montre une ile qui n’a rien de paradisiaque pour ceux qui se trouve dans l’Espagne d’en bas. Un roman noir drôle, bourré de piments, bien écrit, qui met en scène des anti-héros, mais qui parle aussi d’amitié, d’amour, de conditions sociales, de fric et de gens qui ne veulent pas toujours savoir l’origine de l’argent qu’on leur verse dans le portefeuille.

Histoire d’amour non conventionnelle, La forme de l’eau de Guillermo Del Toro & Daniel Kraus (ICI) [MOIS ESPAGNOL] est un récit fantastique que l’on repose sur la table avec une pointe de nostalgie à l’idée de devoir remonter à la surface. Le tout est de se laisser entraîner par les auteurs et de vibrer pour cette histoire d’amour entre une jeune fille muette et une créature des profondeurs, sorte de dieu à branchies.

Avec cet auteur, c’est gagné ou perdu. Pas de bol, je ne doublerai pas la mise car Le Gros, le Français et la Souris de Raúl Argemi (ICI) [MOIS ESPAGNOL] n’a pas la magnificence de « Patagonia Tchou-Tchou ». Malgré un final sous haute tension au vu des retournements de situation, mon impression générale est restée la même : bof.

Santiago Quiñones est un flic borderline, qui aime boire, baiser, sniffer de la blanche et se regarder le nombril. Avec Les rues de Santiago de Boris Quercia (ICI) [MOIS ESPAGNOL], je clos cette trilogie que j’avais commencé par le deuxième tome. Une fois de plus, Santiago va se foutre dans les emmerdes jusqu’au coup et franchir la ligne rouge. Un roman noir désabusé.

Bilan Livresque Mensuel : 11 romans

  1. Le triomphe de la bêtise : Armand Farrachi
  2. Nymphéas noirs : Michel Bussi [LC avec Bianca]
  3. Chamamé : Leonardo Oyola [MOIS ESPAGNOL]
  4. Ayacucho : Alfredo Pita [MOIS ESPAGNOL]
  5. Retourner dans l’obscure vallée : Santiago Gamboa [MOIS ESPAGNOL]
  6. Qaanaaq : Mo Malø [LC avec Bianca]
  7. Les fleurs ne saignent pas : Alexis Ravelo [MOIS ESPAGNOL]
  8. Le Crime de l’Orient Express ‭:‬ Agatha Christie
  9. La forme de l’eau : Guillermo Del Toro & Daniel Kraus [MOIS ESPAGNOL]
  10. Le Gros, le Français et la Souris : Raúl Argemi [MOIS ESPAGNOL]
  11. Les rues de Santiago : Boris Quercia [MOIS ESPAGNOL]

Bilan Livresque Mensuel : 8 bédés

  1. Astérix – T14 – Astérix en Hispanie : Goscinny &Uderzo [MOIS ESPAGNOL]
  2. Kid Paddle – Tome 6 – Rodéo blork : Midam
  3. Notre mère la guerre – Tome 4 – Requiem : Kriss & Maël
  4. Les amis de Pancho villa : Chemineau & J. Carlos Blake [MOIS ESPAGNOL]
  5. Orcs & Gobelins – Tome 6 – Ayraak : Nicolas Jarry & Jesús Hervàs Millàn [MOIS ESPAGNOL]
  6. Détectives – Tome 3 – Ernest Patisson – Hantée : Herik Hanna & Ceyles
  7. Dr Watson – Tome 2 – Le grand hiatus (Partie 2) : Stéphane Betbeder & Darko Perovic
  8. Jack l’Éventreur : José Ortiz & Antonio Segura [MOIS ESPAGNOL] [MOIS ANGLAIS]

Bilan Livresque Mensuel : 1 film et 6 épisodes de GOT

  1. [FILMS] Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban de Alfonso Cuarón (2004) [MOIS ESPAGNOL] [MOIS ANGLAIS]
  2. Game of Thrones – Saison 8 : 6 épisodes (c’est fini – bhouhouhou)

Bilan Mensuel Livresque : Avril 2019

Quel Bilan Littéraire pour Avril ? Ai-je lu autant que je l’eusse voulu ? Y a-t-il des coups de cœur livresque et des abandons au menu ? Des LC de folie ou des livres qui finissent dans la case « pertes et profits » ?

Oui, il y a eu de ça au menu d’Avril qui ne compte que 12 romans lus car le 13ème qui aurait pu s’y retrouver est aux abandons, 3 mangas et 5 bédés (20 lectures).

Niveau LC, heureusement que nous avions un Harry Potter, parce qu’entre un report pour cause indépendante de ma volonté et un abandon des deux côtés pour un livre qui ne nous emballait pas, le bilan LC est maigre.

Avril, ne te découvre pas d’un fil… Pourtant, le Mois d’Avril fut ensoleillé au niveau de la météo mais il fut pluvieux dans mon coeur ainsi que dans celui de mes proches.

À croire qu’on n’avait pas assez trinqué déjà avec un décès en octobre d’une personne chère à mon coeur, il a fallu que ma mémé (grand-mère paternelle) décide, elle aussi, d’aller voir ailleurs. Et bien que son âge fusse canonique, bien que ce soit dans l’ordre logique des choses, ça fait tout de même mal à la gueule car c’est tout un pan de notre enfance qui est foutu le camp avec elle.

Une parole de la chanson de Goldman « Puisque tu pars » a d’ailleurs une parole qui résume bien ces deux décès : « Et loin de nos villes, Comme octobre l’est d’avril » (un décès en octobre et un en avril, bien visé, JJG) et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul, le frère de mon Chouchou est en phase terminale de son putain de cancer (2,5 ans de lutte), dont, rebelote, on va remettre ça. Faut être solide.

Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu’il est des douleurs qui ne pleurent qu’à
l’intérieur

EDIT du 1er mai : le combat est terminé pour mon beauf’, le cancer l’a vaincu. Il partait gagnant, ce putain de cancer mais il a bien lutté mon beauf’. Salutations à lui.

Plus joyeux, parce qu’il le faut sinon on ne tient pas le coup, le nouveau chien de mes parents apprend tout doucement, elle progresse au niveau écoute, mais un simple papillon lui fait tourner la tête et là, on a encore du dressage à faire.

Sans compter qu’elle a toujours envie de faire des câlins aux chats qui n’apprécient pas trop ça et que dès qu’un fiche le camp en courant, elle le poursuit pour jouer… En ce qui concerne les chats, deux nouveaux sont arrivés, on ne sait pas d’où (abandons ? perdus ?) et pour une fois, on sait les caresser !

Celle que je nommais La Grise (oui, je sais, je suis fortiche dans les noms) s’est laissé caresser durant la bouffe et maintenant, elle vient près de moi se frotter, sans doute une qui était restée un certain temps sans voir des Humains.

Maintenant, elle se nomme Arya et un autre chat, fraichement débarqué lui aussi, a tout d’un grand conquérant mâtiné de postures à la Alain Delon, un vrai pot de colle que j’ai nommé Hannibal car je vous jure qu’il marche comme s’il avait déjà acheté la moitié de la propriété. Il adore jouer à l’ombre de ma mère (qui n’aime pas trop les chats) et la suivre comme un petit chien, déboulant toujours d’on ne sait où (le chat, pas ma mère)…

Quant au Challenge personnel que je me suis mise sur le dos, il avance lentement mais sûrement, mais il est encore trop tôt pour vous en parler, ça pourrait encore foirer et finir en eau de boudin.

Bon, revenons au Bilan Livresque, maintenant.

Retenez bien ceci : Tous les péchés sont capitaux de Daria Desombre (ICI) et pour expier tout cela, vous me ferez 4 paté (de sable) et 3 avé (Caesar morituri te salutant) ainsi que trois tours d’égile, ou, plus simplement, vous me lirez cette enquête bien torchée, palpitante, amusante, fraiche, gore mais qui ne sombre jamais dans le voyeurisme et les détails horribles. Voilà un roman policier whodunit « classique » tout en étant différent car ici, on ne rassemblera pas tout le monde dans le salon pour proclamer que c’était le colonel Moutarde dans la biblio avec la clé anglaise.

Comment ça ? Le coupable désigné par Hercule Poirot, et donc par Agatha Christie ne serait pas le bon ?? Qui a tué Roger Ackroyd ? de Pierre Bayard (ICI) remet les pendules à l’heure. Qu’on soit ou non d’accord avec la théorie de l’auteur, force est de reconnaître qu’il a tout pris en compte pour étayer sa théorie et qu’elle se tient.

S’il y a bien une saga que j’ai adorée, qui a évolué avec l’âge de ses lecteurs et qui est toujours aussi bien à tel point que j’ai eu envie de le relire, c’est bien les aventures du sorcier de Poudlard, Harry Potter ! Harry Potter et la chambre des secrets – Tome 2 ‭de‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca] (ICI).

Certains reprochent aux romans noirs d’être trop noirs, mais en voici un qui tout en étant sombre possède une once de clarté dans sa noircitude ! Comme les lions – Bull Mountain 2 de Brian Panowich (ICI) est moins sombre que le premier tome mais l’auteur a réussi le pari de continuer l’histoire sans l’affaiblir. Il avait la maîtrise de son scénario et nous a même réservé un final qui en mettra sur le cul plus d’un.

Voilà un roman qui parle d’une des nombreuses batailles de la Guerre de Sécession moins connue mais tout aussi mortelle que les autres. La force de Shiloh de Shelby Foote (ICI) est que ce récit choral donnera la parole autant à des confédérés qu’à des fédérés et quel que soit le camp choisi, les peurs sont les mêmes. Un récit glaçant sur la folie humaine, sur l’inutilité des guerres voulues par des bureaucrates qui ne la feront jamais, un récit qui n’hésite pas non plus à parler des peurs ressenties par les soldats, lorsqu’ils sentent que tout est perdu, leur honte avouée pour certains, ou le déni, pour d’autres.

Quelle merde ces 4ème de couverture qui, pour vendre un livre, nous font des comparaisons plus que limite ! Malgré son flic borderline, Lune noire [Billy Lafitte – Tome 1] d’Anthony Neil Smith (ICI) n’a pas tenu ses promesses ! Les allusions à Jim Thompson et James Crumley, étaient une erreur ou un leurre du marketing, car nous sommes loin d’un flamboyant Nick Corey, d’un Lou Ford et même d’un Milo Milodragovitch et d’un C.W. Sughrue. Au suivant !

Si vous avez trop chaud ou si vous voulez aller en Alaska à moindre frais et éviter les engelures, plongez-vous dans Sauvage de Jamey Bradbury (ICI) et vous découvrirez un récit dur, âpre, magnifique, servi par une plume alerte qui sait bien décrire les émotions ou l’implacabilité, la rudesse de l’Alaska et la solidité des gens qui y vivent. Un coup de cœur.

Longue nouvelle ou court roman, je ne sais pas, mais malgré un air de déjà-lu, Élévation de Stephen King (ICI) s’affranchi très vite de « La peau sur les os » pour partir dans une toute autre direction et baffer les biens pensants de l’Amérique homophobe ou tout simplement les biens pensants qui n’aiment pas que les autres suivent une autre route qu’eux. Une lecture qui, sans être exceptionnelle m’a fait fondre de plaisir durant quelques heures et m’a élevé un peu au-dessus de la mêlée de tous ces bas de plafond que je n’apprécie pas.

On devrait mettre un bandeau-titre pour prévenir les lecteurs que Nuits Appalaches de Chris Offutt (ICI) procure des émotions violentes et rend ceux qui le lise accro aux personnages et à l’histoire. Ça, c’était un sacré putain de roman noir comme la nuit, mais une nuit pourvue d’étoiles qui brillent au firmament et qui vont me hanter longtemps tant le récit était magnifique, la plume portant son récit d’une manière acérée. Gallmeister, mon fournisseur de coups de coeur…

Punaise, à chaque roman, il m’emballe, il m’emporte et Manhattan Chaos ne fera pas l’exception ! Michaël Mention (ICI) a du talent et il sait le transcender dans ses romans qui sont tous différents car l’auteur ne se cantonne pas dans un seul genre. Je vous le dis, si ce type mettait son talent littéraire à la cuisine, il me ferait bouffer n’importe quoi tellement il le sublimerait ! Chapeau bas et Merci. Pour. Ce. Moment. Littéraire.

Comment arriver à rendre une enquête sur une chute qui a tout de l’accident en roman impossible à lâcher ? Comment, sans rebondissements à gogo maintenir le lecteur en éveil ? Faut demander à John Wainwright car dans Une confession (ICI) il est arrivé à ma scotcher plus facilement qu’avec de la SuperGlue©. Le fait qu’il soit Anglais y est sans doute pour quelque chose, ils savent créer des ambiances, eux. Un roman policier qui joue avec nos nerfs, nos certitudes, nos pensées, pour mieux les chambouler et nous étourdir à la fin. Des comme lui, moi, j’en redemande !

Pour le Pique-Nique des orphelins de Louise Erdrich, qui devait constituer notre autre LC du mois avec Bianca, ce fut un échec total. Impossible pour moi de me concentrer dans le roman, vous me direz que c’était normal, vu les mauvaises nouvelles qui nous tombaient sur le dos mais bizarrement, à la maison, j’en ai pris un autre et là, ça passait comme une lettre à la poste. Donc le problème venait du roman et comme nous étions sur la même longueur d’ondes avec Bianca, allez hop, aux oubliettes !

Je n’ose imaginer le travail de titan qu’il a fallu à l’auteur afin de pondre un roman qui a tout de l’exactitude historique. 1793 de Niklas Natt och Dag (ICI) m’a plongé dans la Suède de 1793 aux côtés de deux enquêteurs atypiques qui avaient tout d’un Holmes & Watson en situation de handicap (physique, pas mental) sans oublier de nous dévoiler un pan de la vie d’autres personnages qui étaient des plus intéressants.

Bilan Livresque : 12 romans lus + 1 abandon

  1. Tous les péchés sont capitaux : Daria Desombre
  2. Qui a tué Roger Ackroyd ? : Pierre Bayard
  3. Harry Potter – Tome 2 – Harry Potter et la chambre des secrets ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]
  4. Comme les lions – Bull Mountain 2 : Brian Panowich
  5. Shiloh : Shelby Foote
  6. Lune noire [Billy Lafitte – Tome 1] : Anthony Neil Smith
  7. Sauvage : Jamey Bradbury
  8. Élévation : Stephen King
  9. Nuits Appalaches : Chris Offutt
  10. Manhattan Chaos : Michaël Mention
  11. Une confession : John Wainwright
  12. Le pique-nique des orphelins ‭: Louise Erdrich [LC avec Bianca] (ABANDON)
  13. 1793 : Niklas Natt och Dag

Bilan Livresque : 3 Mangas lus + 5 bédés (8 lectures)

  1. Choc – Tome 01 – Les fantômes de Knightgrave : Colman & Maltaite
  2. Choc – Tome 02 – Les fantômes de Knightgrave : Colman & Maltaite
  3. Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag IIB – Tome 03 – Après la guerre : Jacques Tardi
  4. Dent d’ours – Tome 05 – Eva : Alain Henriet & Yann
  5. Kid Paddle – Tome 05 – Alien Chantilly : Midam
  6. Vinland Saga – Tome 18 : Makoto Yukimura
  7. Vinland Saga – Tome 19 : Makoto Yukimura
  8. Vinland Saga – Tome 20 : Makoto Yukimura

 

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2019

Si je veux battre le record de 2018 qui était de 148 romans lus (250 lectures toutes confondues) ou du moins, ne pas descendre sous le record de 2017 qui était de 140 romans lus, je dois me bouger les fesses et y aller à fond.

Chaud boulette ! Chaud patate !

Pour Janvier, mois de l’année où on décompresse après les fêtes mais où on peut se fatiguer à faire les soldes (moi je ne les fais pas), mois assez froid ou du moins, sans trop de lumière, ça donne envie de bouquiner sous un plaid chaud avec un mug de café (ou de ce que vous voulez).

Pas moins de 10 romans ont été lus pour Janvier 2019 (on attaque l’année en force) ainsi que 7 bédés, 4 mangas et 3 comics (24 lectures tout compris, TVA en prime).

Une envie de se coucher moins bête ? Game of Thrones décrypté d’Antoine Lucciardi (ICI) est un guide à réserver pour les fans de la série télé car c’est elle qu’il met en valeur, plus que les romans, même si vous serez incollable sur les faits Historiques qui ont inspirés George R.R. Martin pour sa saga.

Un roman noir ? Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage (ICI) avait tous les ingrédients pour me plaire, mais au final, je m’y suis embêtée et je n’ai pas eu mon plaisir livresque. Ou comment passer à côté d’un roman qui avait tout pour lui.

Un roman sur ceux qui ne rentrent pas dans le moule et se font broyer ? Inexorable de Claire Favan (ICI) est parti dans une direction inattendue et j’ai eu du mal à m’attacher au jeune personnage principal, Milo, mais sa mère m’a glacée dans les derniers chapitres. Jusqu’où est-on prête à aller par amour pour son fils ? Aussi loin que possible.

Une envie de voyage ? Heimaey de Ian Manook (ICI) ne vous propose pas qu’un road-trip en Islande, il vous plonge aussi dans une enquête policière, du mystère, des fausses pistes. Tout en visitant le pays, vous ne vous ennuierez pas car l’auteur vous a concocté un programme de première catégorie polardeuse !

Un thriller traumatisant ? Alex de Pierre Lemaitre [LC avec Bianca] (ICI) l’est sans doute de par certaines scènes choquantes, violentes, horribles, stressantes,… Thriller atypique aussi avec un inspecteur de police de petite taille. Tout y est travaillé et le final hitchockien est pervers et sinistre, mais c’est tellement bon qu’on termine sa lecture avec un sourire narquois sur le visage.

Un roman noir dans un abattoir ? Jusqu’à la bête de Timothée Demeillers (ICI) ne fera pas de vous des végétariens convaincus, mais il ouvre des portes souvent fermées et nous offre une réflexion sur cette surconsommation de viande ainsi que sur les conditions de travail des plus fragilisés d’entre nous, les sans diplômes.

Un thriller glaçant ? La nuit de l’ogre de Patrick Bauwen [Saga Chris Kovak – 2] (ICI) est un thriller qu’on a du mal à lâcher ! Le scénario est bien ficelé, les personnages réalistes, le mystère est opaque et on en redemande.

Une aventure fantastique ? Michel Strogoff de Jules Verne [LC avec Bianca] (ICI) est à lire un soir de grand froid, bien au chaud sous un plaid, pour vivre une aventure un peu folle, en apprendre un peu plus sur la Russie et, si les blablas ne vous dérangent pas trop, vous pourriez l’apprécier, comme je le fis. Une belle découverte.

Un livre qui tue ? Lectio Letalis de Laurent Philipparie (ICI) avait un pitch des plus prometteurs, mais le traitement des personnages (sans reliefs), un méchant de pacotille et mal réalisé, un scénario qui partait sur du fantastique mal fagoté à foutu une grande partie du début en l’air, avec des répercussions sur mon plaisir livresque qui est descendu en flèche.

Une envie de voyeurisme glauque ? Dans la neige de Danya Kukafka (ICI) explore les pensées les plus profondes de trois personnages après l’assassinat d’une jeune fille : deux condisciples de son école et un des policiers chargé de l’enquête. Une introspection profonde, dérangeante et un premier roman qui place la barre assez haut.

Bilan Livresque Mensuel : 10 romans lus

  1. Game of Thrones décrypté : Antoine Lucciardi
  2. Dans les angles morts : Elizabeth Brundage
  3. Inexorable : Claire Favan
  4. Heimaey : Ian Manook
  5. Alex : Pierre Lemaitre [LC avec Bianca]
  6. Jusqu’à la bête : Timothée Demeillers
  7. La nuit de l’ogre : Patrick Bauwen [Saga Chris Kovak – 2]
  8. Michel Strogoff : Jules Verne [LC avec Bianca]
  9. Lectio Letalis : Laurent Philipparie
  10. Dans la neige : Danya Kukafka

Bilan Livresque Mensuel : 7 bédés + 4 mangas + 3 comics

  1. Champignac – Tome 1 – Enigma : Béka & David Etien
  2. Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 8 – La vieille Russe : André-Paul Duchâteau & Guy Clair
  3. Sherlock Holmes Society – Tome 5 – Les Péchés du fils : Sylvain Cordurié & Fabio Detullio
  4. Sherlock Holmes Society – Tome 6 – Le champ des possibles : Sylvain Cordurié & Andrea Fattori
  5. Lanfeust Odyssey – Tome 9 – Le Stratège ingénu : Arleston
  6. Lanfeust Odyssey – Tome 10 – Un destin Karaxastin : Arleston
  7. Sonora – Tome 2 : Lola Montez : Jean-Pierre Pécau
  8. Vinland Saga – Tome 6 : Makoto Yukimura
  9. Vinland Saga – Tome 7 : Makoto Yukimura
  10. Vinland Saga – Tome 8 : Makoto Yukimura
  11. Vinland Saga – Tome 9 : Makoto Yukimura
  12. Southern Bastards – Tome 1 – Ici repose un homme : Aaron & Latour
  13. Southern Bastards – Tome 2 – Sang et sueur : Aaron & Latour
  14. Southern Bastards – Tome 3 – Retour au bercail : Aaron & Latour

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2018

Et voilà déjà le dernier Bilan Livresque de l’année ! 2018 a passé comme une balle, à une vitesse folle et on tire déjà un trait sur elle pour accueillir 2019.

Niveau lectures pour Décembre, ce dernier mois, celui où l’on accroche les boules, qu’on déroule les guirlandes et qu’on met le petit Jésus dans la crèche ?

Tout et son contraire ! Des coups de cœur, mais aussi des abandons en cascade ! J’ai hésité à les incorporer, mais vu que ces 3 bouquins balancés m’ont fait perdre un précieux temps de lecture, je les incorpore dans le Bilan Mensuel mais je ne les comptabiliserai nulle part, si ce n’est dans le compte « pertes et profits » ou dans celui de la PAL.

J’avais beau être en congé avant les fêtes de Noël, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour lire tout ce que j’aurais souhaité lire.

La faute à un temps merdique pluvieux qui fait que les poulettes ont dû être rentrée au box et je ne vais pas vous faire un dessin, mais après une semaine de box, même en sortant tous les jours (dès que ça pleut moins, sinon, ça fout en l’air les prairies), je ne vous dit pas les brouettées de merde que je dois sortir !

Et je n’ai même plus la grande chienne Zaza (surnom) pour se mettre dans mon chemin ou se foutre dans mes pieds pour avoir un câlin lorsque je fais les box… Oui, il y avait un gros vide…

Anybref… Revenons à du plus joyeux !

J’ai tout de même réussi à lire 8 romans, abandons non compris, bien entendu, sinon, c’était 11. Ajoutons à cela 14 BD, 2 mangas, 1 comics et vu 4 films. C’est déjà pas si mal.

Ben oui, je suis satisfaite de moi, pour une fois ! Les Fêtes me font chi** alors réjouissons-nous avec autre chose ! (oui, je parle de moi à la première personne du pluriel, comme vos Louis ou Alain Delon).

On commence !

Et si Yeshua de Nazareth avait eu un fils ? Et si on allait assister à la crucifixion du prophète de Dieu ? Et si on se lisait ça comme un thriller religieux, sans se prendre la tête ou sombrer dans le prosélytisme ? Apocryphe de René Manzor (ICI) peut se lire sans crainte et sans peur car l’auteur vous transmet une histoire et non pas un dogme. Un coup de cœur !

Sans doute que je n’étais pas faite ou pas prête pour lire L’empire des chimères de Antoine Chainas (ABANDON) car je suis passée à côté, mais alors là, plus à côté que ça, tu meurs ! Les avis lus étaient unanimes, dont certains en provenance de blogueurs de confiance, mais ce roman bizarre ne doit pas être fait pour moi, ou alors, je dois le reprendre en sachant que celui-ci sort totalement de mes sentiers habituels et même buissonniers.

Si vous avez des envies de partir dans le trou du cul du Colorado pour jouer à la chasse à l’évadé ou pour tenter de ne pas vous faire reprendre (choisissez votre camp), Évasion de Benjamin Whitmer (ICI) est fait pour vous. Un scénario taillé au scalpel, de la neige, une alternance de narrateurs et de points de vue, des personnages aussi paumés que leur bled… On oublie le rêve Américain et on plonge dans la réalité qui est bien moins glamour qu’on ne le pense. Un livre écrit au vitriol !

Souvent, dans nos LC avec Bianca, soit l’une aime le roman et l’autre rame dedans, soit on adore toutes les deux, soit on peut aussi ne pas trop aimer, mais c’est la première fois que nous sommes unanimes pour un abandon ! Une autre vie de S.J Watson – LC Bianca (ABANDON) a du mal à décoller et nous nous sommes arrêtées quasi au même passage ! Par de persévérance dans ce roman.

On étouffe souvent dans le dérangeant My absolute darling de Gabriel Tallent (ICI). Le coeur doit être bien accroché sinon, c’est le fossé direct car le récit est noir, sombre, violent, en particulier certaines scènes. On touche aux tabous… Si j’ai tenté de ne pas m’attacher trop au départ, afin de ne pas terminer sur les genoux, j’ai tout de même eu de l’empathie pour Turtle, la jeune fille froide, narratrice de ces pages. Un roman qui laisse groggy.

Nom de Zeus, tout avait bien commencé, pourtant ! Le premier chapitre, avec le soldat écrivant des tranchées (1941) à sa fille pas encore née était d’une poésie, d’une force, d’une émotion tellement forte que mon coeur n’en pouvait plus de tant de bonheur. Pourtant, après, lorsque nous sommes revenus à notre époque, j’ai décroché de La viande des chiens, le sang des loups de Misha Halden (pseudo de Justine Niogret) (ABANDON) car l’histoire ne me passionnait plus du tout.

Lui, je voulais le lire avant la fin de l’année et je me suis pris une baffe, un uppercut, un crochet du droit et du gauche, un coup de pied dans le bide avec Corruption de Don Winslow (ICI). Effectivement, on dirait « Le parrain » mais avec des flics à la place des mafiosis ! Dur, sans concession, violent, bourré de sales flics véreux qu’on se surprend à aimer, pourtant. Don Winslow, un auteur qui frappe ses lecteurs sous la ceinture !

Ben non, je n’avais toujours pas lu ce grand classique qu’est La case de l’Oncle Tom de Elizabeth Harriet Beecher-Stowe (ICI) !! Lui, il est bizarre… Voilà un roman qui possède des personnages trop stéréotypés, où les méchants se repentent un peu trop à mon goût, l’écriture est romancée, le scénario un peu too much à certains moments et malgré les défauts,  j’ai adoré le récit et le roman ! Cherchez pas…

Un thriller fantastique ?? Je suis pour !! Oubliez ce que vous pensez car si Population 48 d’Adam Sternbergh (ICI) commence comme un whodunit classique en huis-clos (petite ville perdue de 48 habitants), on bascule vite dans tout autre chose et le lecteur n’aura de cesse d’être balloté par l’auteur et d’aller vers une tout autre destination que celle qu’il pensait. Excellent !

Santiago Quiñones, flic à Santiago du Chili est de retour ! Fidèle à lui-même… Autrement dit, rien d’un Sherlock Holmes. La légende de Santiago de Boris Quercia (ICI) est un roman noir sombre, violent, cynique qui met en avant un flic borderline et une ville (Santiago, Chili) en pleine mutation, gangrénée par le racisme, la xénophobie et la pédophilie. Ce troisième tome clôt la trilogie de Santiago Quiñones d’une manière magistrale.

Basé sur une histoire vraie, mélangeant le récit et les faits, David Grann nous la joue à la Truman Capote dans La note Américaine (ICI) car l’auteur nous explique les meurtres crapuleux qui eurent lieu dans la réserve indienne Osage en Oklahoma (et en dehors). Comme toujours, on en prend plein sa gueule dès que l’on parle des spoliations dont furent victimes les Amérindiens, du fait qu’on les considérait comme des attardés mentaux (au pire) ou comme des enfants (au mieux) et que maintenant qu’ils étaient assis sur des millions, ben ils pouvaient foutre le camp de cette terre merdique où on les avait foutu.

Bilan Livresque Mensuel : 8 livres (+ 3 abandons = 11 sortis de la PAL)

  1. Apocryphe : René Manzor
  2. L’empire des chimères : Antoine Chainas (ABANDON)
  3. Évasion : Benjamin Whitmer
  4. Une autre vie : S.J Watson – LC Bianca (ABANDON)
  5. My absolute darling : Gabriel Tallent
  6. La viande des chiens, le sang des loups : Misha Halden (ABANDON)
  7. Corruption : Don Winslow
  8. La case de l’Oncle Tom : Elizabeth Harriet Beecher-Stowe
  9. Population 48 : Adam Sternbergh
  10. La légende de Santiago : Boris Quercia
  11. La note Américaine : David Grann

Bilan Livresque Mensuel : 14 bédés / 2 mangas / 1 Comics

  1. Nains – Tome 10 – Abokar du Bouclier : Nicolas Jarry & Nicolas Demare
  2. Nains – Tome 11 – Torun de la forge : Nicolas Jarry & Pierre-Denis Goux
  3. Nains – Tome 12 – Kardum du Talion : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  4. Orcs & gobelins – Tome 2 – Myth : Sylvain Cordurié & Giovanni Lorusso
  5. Orcs & gobelins – Tome 3 – Gri’im : Nicolas Jarry & Stéphane Créty
  6. Orcs & gobelins – Tome 4 – Sa’ar : Nicolas Jarry, Paolo Deplano & Bojan Vukic
  7. Orcs & gobelins – Tome 5 – La Poisse : Olivier Peru et Jean-Luc Istin
  8. Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Arleston & Floch
  9. Elfes – Tome 20 – Noirs d’écailles : Marc Hadrien & Dimat
  10. Elfes – Tome 21 – Renaissance : Jean-Luc Istin & Kyko Duarte
  11. Les maîtres inquisiteurs – Tome 01 – Obeyron : Peru & Goux
  12. Les Maîtres inquisiteurs – Tome 2 – Sasmaël : Nicolas Jarry & Paolo Deplano
  13. Les Maîtres inquisiteurs – Tome 3 – Nikolaï : Jean-Luc Istin & Augustin Popescu
  14. Le roy des ribauds – Tome 3 : Vincent Brugeas & Ronan Toulhoat
  15. La main droite de Lucifer – Tome 6 : Naoki Serizawa [MANGA]
  16. Great Teacher Onizuka – Tome 10 : Tôru Fujisawa [MANGA]
  17. Northlanders – Tome 1 – Le Livre Anglo-Saxon : Brian Wood & Collectif [COMICS]

Bilan Filmesque : 4 films & 1 série (2 épisodes)

  1. Kill Bill 1 de Quentin Tarantino (2003)
  2. Star Wars – Épisode VI – Le retour du Jedi de George Lucas (1983)
  3. The Amazing Spiderman de Marc Webb (2012)
  4. Men In Black 3 de Barry Sonnenfeld (2012)
  5. Young Sheldon – Saison 2 – Épisodes 9 et 10

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2018

Là, je suis contente de moi car j’ai lu pas moins de 15 romans sur ce mois de Novembre, dont une brique de 857 pages tout de même !

Vu mon score, je sais d’ors et déjà que je vais arriver à dépasser mon score de 140 lectures de 2018 puisque j’en suis déjà à 140 romans lus en ce 30 novembre.

Le même score lecture qu’en 2017 mais avec 31 jours d’avance ! CHAMPAGNE !!

Là, j’ai fait fort… Je me suis souvent flagellée (j’aime ça) mais je vois que je n’aurais pas dû car oui, j’ai bien bossé !

Niveau bédés, pas de folie, on est à 2 bédés lues et 2 mangas, mais le score montera en décembre car j’en ai reçu assez bien pour mon anniversaire (merci Chouchou d’amour).

RAT Halloween oblige, il me fallait un récit angoissant et je l’ai eu avec Nous Avons Toujours Vécu Au Château de Shirley Jackson (ICI). Angoissant de par ses ambiances sombres, de ces deux filles qui vivent recluses dans leur manoir, suivant des rituels journaliers, vivant dans leur monde et coupées de toute vie sociale. Un roman étrange qu’il faut peut-être découvrir pour s’en faire une idée précise.

Envie d’un roman violent, surchauffé et bourré de corruption, sans manichéisme et où personne n’est tout blanc ni tout noir ? Alors, La Mort Selon Turner de Tim Willocks (ICI) vous ira à ravir car le noir lui va si bien. Attention, la violence est omniprésente car nous sommes en Afrique du Sud et pas au pays de Candy ! Nous sommes face à un thriller policier qui envoie du lourd et dans lequel on n’a pas le temps de s’ennuyer.

Prévoyez un grand seau de pop-corn afin de lire Séance Infernale de Jonathan Skariton (ICI) dans les meilleures conditions. Pas besoin d’être un grand cinéphile pour apprécier ce thriller qui pulse. Il se lit rapidement tant on a envie de savoir ce qui se trame derrière ce foutu film dont personne n’a jamais entendu parler. Un thriller dont on regrette le clap de fin mais qui, tout comme un bon film d’action, nous a emmené dans une course-poursuite des plus haletantes.

Voilà un titre qui a le mérite de nous faire dresser les sourcils ! Allez Tous Vous Faire Foutre d’Aidan Truhen (ICI), rien que ça… Jack Price, le personnage principal, est caustique à souhait, cynique, détestable, mais bizarrement, on l’adore ! Un récit jouissif, déjanté, brut de décoffrage, couillu, bourré d’action et de situations burlesques. Assurément, le genre de roman avec lequel ça passera ou ça cassera.

Pour ceux ou celles qui auraient envie d’une petite bulle de calme entre deux lectures, je conseillerais L’habitude Des Bêtes de Lise Tremblay (ICI), qui est un petit roman qui se lit trop vite. Dans ce roman, on dirait qu’il ne passe pas grand-chose, pourtant, l’auteure nous invite à la réflexion sur ce Monde qui va trop vite, sur ces gens qui ne vivent plus selon le rythme des saisons, qui ne vivent que pour le superficiel, sur ceux qui pensent que tout leur est dû… Un roman qui fiche tout de même un sacré petit coup de blues à la fin de sa lecture.

Si le décor des Appalaches, qui est toujours propice à des romans ruraux noirs, parsemés de rednecks et de white trash paumés et violents, vous tente, alors Le Poids du Monde de David Joy (ICI) est pour vous. Attention, vous êtes dans un roman noir serré, sans une once de luminosité, avec des personnages écorchés vifs, blessés au plus profond de leurs êtres et à qui la vie, cette hyène, n’a jamais fait de cadeau et qui essaient de vivre au jour le jour. Un roman noir qui tire à boulets rouges sur cette Amérique à plusieurs vitesse et sur le système social à double vitesse.

J’avais trouvé le film confus, mais une fois que j’ai lu le roman Golem, Le Tueur De Londres de Peter Ackroyd [LC avec Bianca] (ICI), tout s’est éclairé dans ma tête. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Une lecture addictive ! J’ai pris plaisir à replonger dans les cabarets, à chanter, à jouer la comédie, à suivre le meurtrier dans ses pérégrinations sanglantes et à croiser des gens connus à la salle de lecture du British Museum.

Cette série jeunesse comportant mon détective préféré est toujours une parenthèse agréable dans mes lectures et c’est donc le cœur léger que j’ai entamé Sherlock, Lupin et Moi – Tome 5 – Le Château de Glace de Irene Adler (ICI). Une fois de plus, sans révolutionner le genre policier, cette série fait le job : divertir ses lecteurs et les emmener, une fois de plus, sur une enquête dépaysante. Vivement les suivants !

Ce ne sera pas la révolution dans la littérature, mais Un Avion Sans Elle de Michel Bussi [LC avec Stelphique] (ICI) est tout de même bien foutu au niveau de sa construction : c’est bien agencé, le suspense est maintenu et les révélations fracassantes se font au fur et à mesure, après quelques coups de mystères qui deviendront des coups de tonnerre lorsque nous en saurons plus. Une chouette LC, une fois de plus.

Des fois, on attend avec impatience de pouvoir lire LE livre qu’on a repéré dans ceux de la rentrée littéraire, on est tout en joie à l’idée de le lire et patatras, on n’arrive pas à ressentir les émotions qui se trouvent dans ce roman. Voilà ce qui m’est arrivé avec Comme Un Seul Homme de Daniel Magariel (ICI). Sérieusement, j’aurais dû avoir le cœur en vrac avec les deux gamins et l’enfer que leur père leur fait vivre, mais pas moyen, je suis passée à côté de tout.

Il est des récits magnifique qui font partie de ceux qu’on lit à son aise, sans se presser, comme on savourerait un grand whisky… Des Nouvelles Du Monde de Paulette Jiles (ICI) en fait partie. Ce western est bourré d’émotions en tout genre et la traversée du Texas, après la guerre fratricide, est un moment historique car on sent bien la fracture qui existe encore. Ces paysages magnifiques parsemés de maisons calcinées et de famille décimées. Magnifique et horrible en même temps. Ce roman a eut un véritable effet curatif, mettant du baume à mon cœur, c’est un antidote à la morosité ambiante tant par ses deux personnages principaux que par leur récit de leur périple. Coup de coeur.

Voilà un roman qui me place le cul entre deux chaises ! La Vérité Sur L’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker [LC avec Bianca] (ICI) est excellent de par sa construction, son enquête, son suspense, ses révélations, mais est niais au possible dans les dialogues entre Harry et Nola, à tel point que leur histoire d’amour est nunuche et que l’on n’y croit pas. Il valait la peine d’être lu, mais je trouve dommage que l’auteur n’ait pas mieux soigné son histoire d’amour et une partie de ses dialogues ou pensées philosophiques.

Pour passer un bon moment sans se prendre la tête, il y a Sherlock Holmes Et Le Secret Des Hommes Barbus de Thierry Niogret (ICI) qui est un pastiche holmésien qui a tout du burlesque car bourré de petites situations drôles, amusantes, mais non canonique ! Sans révolutionner le polar, il nous fait passer un bon moment, petit sourire aux lèvres.

Pour ce roman, je ne savais pas du tout où je mettais les pieds. La Vraie Vie de Adeline Dieudonné (ICI) m’a collé un coup de poing dans le plexus, tordu les tripes, accéléré mon palpitant, mis en apnée. Violent mais beau, tendre mais dur, horrible mais beau. Un vrai coup de cœur !

Après une lecture éprouvante, un peu de tendresse dans ce monde de brute et l’apocryphe Retrouvailles à Strasbourg de Roger Seiter (ICI) avait tout pour me remonter le moral puisque j’y ai retrouvé Holmes et LA Femme. Ok, pas de surprise, j’avais déjà lu la bédé mais sa novélisation a ajouté plus de détails dans les émotions ressenties par Holmes devant la belle Irene Adler.

Bilan Livresque Mensuel Novembre : 15 romans

  1. Nous avons toujours vécu au château : Shirley Jackson
  2. La Mort selon Turner : Tim Willocks
  3. Séance infernale : Jonathan Skariton
  4. Allez tous vous faire foutre : Aidan Truhen
  5. L’habitude des bêtes : Lise Tremblay
  6. Le Poids du monde : David Joy
  7. Golem – Le tueur de Londres : Peter Ackroyd [LC avec Bianca]
  8. Sherlock, Lupin et moi – Tome 5 – Le Château de Glace : Irene Adler
  9. Un avion sans elle : Michel Bussi [LC avec Stelphique]
  10. Comme un seul homme : Daniel Magariel
  11. Des nouvelles du monde : Paulette Jiles
  12. La vérité sur l’affaire Harry Quebert : Joël Dicker [LC avec Bianca]
  13. Sherlock Holmes et le secret des hommes barbus : Thierry Niogret
  14. La vraie vie : Adeline Dieudonné
  15. Retrouvailles à Strasbourg : Roger Seiter

Bilan Livresque Mensuel Novembre : 2 bédés et 2 mangas

  1. L’Expédition – Tome 1 – Le Lion de Nubie : Marcelo Frusin & Richard Marazano
  2. Ira Dei – Tome 1 – L’or des caïds : Vincent Brugeas & Ronan Toulhoat
  3. Great Teacher Onizuka – Tome 08 : Tôru Fujisawa
  4. Great Teacher Onizuka – Tome 09 : Tôru Fujisawa

Bilan Filmesque Mensuel Novembre : 25 épisodes (4 séries) et 4 films

  1. The Big Bang Theory – Saison 12 – Épisodes 4 à 8 (5 épisodes)
  2. Young Sheldon – Saison 01 – Épisodes 15 à 22 (8 épisodes)
  3. Young Sheldon – Saison 02 – Épisodes 1 à 8 (8 épisodes)
  4. The Good Doctor – Saison 02 – Épisodes 1 & 2
  5. Les petits meurtres d’Agatha Christie – Épisode 23 – Ding Dong Drogue
  6. La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Saison 01 – Épisode 1
  7. Star Wars – Épisode IV – Un nouvel espoir de George Lucas (1977)
  8. Star Wars – Épisode V – L’empire contre-attaque de G. Lucas (1980)
  9. Wild Wild West de Barry Sonnenfeld (1999)
  10. John Carter de Andrew Stanton (2012)

Bilan Livresque Mensuel : Octobre 2018

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Octobre, mois où les feuilles tombent après être passées par moult couleurs différentes, rendant les forêts magnifiques et donnant envie de se balader le nez en l’air.

Octobre qui fut si ensoleillé que j’ai refait mon bronzage de vacances et pris du bon temps dans ma véranda, avec un livre, bien entendu.

Octobre, mois des dernières randos équestres avant que l’on ne range nos dadas dans les box pour ne plus que les sortir sur la piste, emmitouflé dans nos doudounes…

Octobre qui avait tout pour être bon mais qui fut le témoin d’une perte pour ma famille proche et d’un grand chagrin qui me laissa sans envie de lire durant quelques jours.

Octobre qui, malgré tout, s’est révélé un bon mois livresque avec pas moins de 10 romans lus, 1 manga et 2 bédés lues. Un score nettement en dessous de celui de Septembre…

Ce qui me donne 125 romans lus cette année (arrêté au 31 octobre 2018) et mon record est de 140 romans lus (2017)…

Niveau série, j’ai terminé de visionner la Saison 6 d’Elementary, la Saison 11 de The Big Bang Theory, entamé la Saison 12, terminé la Saison 1 de The Good Doctor et commencé celle de Young Sheldon et revisionné 3 films (59 films vus pour 2018).

Ôtez-vous de l’esprit que Les spectres de la terre brisée de S. Craig Zahler (ICI) est un western gentillet et classique. Si la violence vous rebute, passez votre chemin car ce western en regorge. Les 100 premières pages ne sont pas très rapide, mais les 300 suivantes mettront vos nerfs à rude épreuve. Petit bémol : à force de faire des scènes d’action et d’avoir un rythme fou, le fond est sacrifié sur l’autel de la forme.

Tant qu’à être dans les western, autant poursuivre avec un qui va à l’encontre des classiques puisque son héros, Håkan, remontra la piste des pionniers à contre-courant. Au loin d’Hernan Diaz (ICI) est un presque huis-clos sans beaucoup de dialogues, mais il possède une force qui en fait un grand roman tant la plume est magnifique.

Moi, dès qu’un roman noir a pour thème la pègre, les bootleggers ou les braqueurs de banques, le tout dans une Amérique au temps de la Grande Dépression, je ne me sens plus. Je n’ai pas été déçue par Des voleurs comme nous / Tous des voleurs d’Edward Anderson (ICI) qui est un roman noir profond, serré comme un petit café, avec des personnages qu’on se surprend à apprécier, malgré leur profession peu recommandable. Un roman qui nous conte une cavale qui a tout d’une « sans issue » et qui ne pourra se terminer que tragiquement. Une pépite à découvrir pour tous les amateurs de noir bien serré.

Un livre qui parle des arbres et de leur interaction entre eux… Voilà le postulat de L’Arbre-Monde de Richard Powers (ICI) qui est un roman qui n’a rien à voir avec les autres, qui s’en démarque de par son histoire, ou plutôt, par toutes ses histoires qui le parsème et dont les personnages reviennent au fil des nouvelles. Un roman étrange qui est bouleversant à certains moments.

On s’en faisait une joie de cette lecture ! Celle des Aventures d’Oliver Twist de Charles Dickens [LC avec Bianca] (ICI) que nous allions enfin découvrir. Si le début était prenant et les informations sur la vie à cette époque intéressantes, le reste était soporifique et j’ai falli m’endormir plusieurs fois ou abandonner en route. Nous en sommes ressortie avec la même sensation : ennui profond.

Je vous jure, je n’avais jamais lu Harry Potter – Tome 1 – Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling (ICI) !! Les suivants, oui, mais celui-ci, je m’étais contentée de sa version ciné, qui est fidèle aux livres. Cette lecture m’a fait un bien fou et m’a relancé dans mes lectures. J’ai pris plaisir à retrouver tout le petit monde de Poudlard et maintenant que je sais tout, je ne vois plus certains personnages de la même manière.

La Russie et moi, c’est une histoire d’amour… Enfin, pour moi, la Russie ne me connaissant pas. Lorsque j’ai gagné Un Gentleman à Moscou de Amor Towles (ICI), j’ai fait la danse de la joie et ma lecture ne fut pas une déception (ouf). C’est un roman qui se savoure et qui, en un peu plus de 500 pages, vous donne un bel aperçu de la Russie sans que vous mettiez un pied hors d’un hôtel de luxe. Une petite pépite que j’ai savourée avec plaisir car j’aime l’Histoire de la Russie (ceux qui en ont souffert l’apprécient moins).

Mon kiné m’a interdit le jogging, mon genou lui donne raison, mais malgré tout, je n’ai pas résisté à aller m’épuiser et me faire mal au muscles avec Cross de Marc S. Masse (ICI). Ce ne sera pas le thriller de l’année, mais ça se lit de manière agréable et donne un vent de fraîcheur à des lectures où les détectives ne courent pas autant que Milan. Un peu de fraicheur dans mes lectures.

Un petit thriller psychologique, pour se faire peur, de temps en temps, ça fait du bien par où ça passe. Avec Comme ton ombre de Elizabeth Haynes [LC avec Bianca] (ICI), nous avons été servie en émotions angoissantes et en questionnement en tout genre. L’alternance du récit de l’héroïne, avant et après les faits, a ajouté du mystère et du suspense. Angoissant à souhait.

Jour de Colère… Et des émotions en vrac à la lecture de Dies irae – Les larmes de sang de Marie Nocenti (ICI). Un massacre Indien, un homme Blanc et une Indienne qui ont des enfants et ces gosses écartelés entre les deux cultures, n’appartenant jamais tout à fait à l’une ou à l’autre. Sans compter la perte de leur mère, de manière violente. Un récit qui prend aux tripes et des personnages que l’on quitte avec regret, de l’eau plein les yeux.

Bilan Livresque Octobre : 10 romans lus

  1. Les spectres de la terre brisée : S. Craig Zahler
  2. Au loin : Hernan Diaz
  3. Des voleurs comme nous / Tous des voleurs : Edward Anderson
  4. L’Arbre-Monde : Richard Powers
  5. Les Aventures d’Oliver Twist : Charles Dickens [LC avec Bianca]
  6. Harry Potter – T1 – À l’école des sorciers : J.K. Rowling
  7. Un Gentleman à Moscou : Amor Towles
  8. Cross : Marc S. Masse
  9. Comme ton ombre : Elizabeth Haynes [LC avec Bianca]
  10. Dies irae – Les larmes de sang : Marie Nocenti

Bilan Livresque Octobre : 1 manga et 2 bédés lues

  1. Moriarty – Tome 2 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi
  2. Durango – Tome 17 – Jessie : Yves Swolfs et Iko
  3. Johan et Pirlouit – Tome 7 – La flèche noire : Peyo

Bilan Filmesque Octobre : 3 films vus et 35 épisodes visionnés (4 séries)

  1. Shrek 2 d’Andrew Adamson, Kelly Asbury et Conrad Vernon(2004)
  2. Spider-Man 1 de Sam Raimi (2002)
  3. Spider-Man 2 de Sam Raimi (2004)
  4. The Big Bang Theory – Saison 11 – Épisodes 18 à 24 (7)
  5. The Big Bang Theory – Saison 12 – Épisodes 1-2-3 (3)
  6. Young Sheldon – Saison 1 – Épisodes 1 à 10 (10)
  7. Elementary – Saison 6 – Épisodes 13 à 21 (9)
  8. The Good Doctor – Saison 1 – Épisodes 13 à 18 (6)

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2018

N’allez pas croire que mon Bilan Livresque de Septembre soit en fait un copié-collé du Bilan du Mois Américain ! Que nenni (à quelques détails près)

J’ai lu 2 mangas qui auraient eu leur place pour un challenge Anglais, deux bédés de plus (non chroniquées) et deux autres romans en sus du challenge Mois Américain.

Mon Bilan Livresque pour ce mois de Septembre est de 12 romans lus (dont 3 briques pour mes 3 LC : ‭un 790 pages, un 576 pages et un 890 pages), 2 mangas, 22 bédés, 3 films visionnés et 32 épisodes de 8 séries différentes vus.

J’aurais pu lire plus, mais durant ce mois de Septembre, j’avais deux loulouttes à remettre à l’entraînement en prévision de toutes les grosses randos équestre qui nous attendent durant septembre-octobre-novembre et si la plus jeune avait la condition et ne devait que perdre 50 kg, la plus âgée devait reprendre un peu de muscle, du souffle et de l’endurance (ce qu’elle a vite retrouvé en raison de sa race : trotteur).

Et mes entraînements ont payé puisqu’elles font toutes les deux des 20km de rando les sabots dans les naseaux, ne soufflent pas comme des locomotives après un gros effort et récupèrent très vite. YES !

Pour commencer le Mois Américain, j’avais envie de descendre chez les loosers, dans l’Amérique profonde et Kentucky straight de Chris Offutt (ICI) tombait à pic. Dans xe petit recueil de nouvelles, exit le rêve américain, exit les bienfaits de l’éducation nationale et de l’éducation tout court. Des histoires simples, mais des histoires noires. Une réalité sociale qui fait froid dans le dos car elle n’est pas issue de la fiction ou du cerveau fécond d’un auteur, mais juste un simple reflet de la réalité.

L’Amérique, c’est aussi le western et celui-ci n’a rien d’un roman de gare. Si vous avez envie d’un western noir à l’ambiance oppressante, dense, moite à couper au couteau, où les non dits et les secrets commencent à se faire pesant, jetez-vous sur Le vent de la plaine d’Alan Le May (ICI) qui est un western noir réaliste, dur, âpre, où la nature est hostile, sans pitié pour les Hommes et les bêtes où la vie n’était pas facile… Un western qui met aussi en avant les différences qui caractérisaient les Indiens et qui leur donne une présence.

Les vieux roman de la collection Marabout ont un charme que les autres n’ont pas et pour poursuivre dans l’Amérique profonde, quoi de mieux qu’un roman parlant du tristement célèbre KKK avec Les croix en/de feu de Pierre Pelot (ICI). Avec ce court roman, l’auteur parvint à insuffler toute l’haleine fétide du vieux Sud, celui qui ne digère toujours pas sa défaite et le fait que les esclaves Noirs aient été affranchis. Un western noir qui ne rate pas sa cible, qui la touche en plein bide et fait mal là où il passe.

Était-ce possible de tomber sur pire que les loosers de Kentucky Straight dont je parle un peu plus haut ? Et bien oui ! Avec les 18 nouvelles nouvelles qui composent Knockemstiff, le flamboyant Donald Ray Pollock (ICI) nous raconte 18 nouvelles trash, noires, peuplées de personnages tous plus tarés les uns que les autres, tous irrécupérables. Néanmoins, j’avais préféré ses deux romans « Le diable tout le temps » et « Une mort qui en vaut la peine » qui, tout en étant aussi sordide et nauséabond, m’avaient plus emballé.

Qui dit Amérique dit Indiens… Mais comme je voulais lire quelque chose de profond où les indiens étaient présentés autrement que comme des emplumés excités, j’ai choisi  La dernière frontière de Howard Fast (ICI) et bien m’en pris car ce fut un véritable coup de cœur. Ce livre, c’est une baffe donnée à la face des États-Unis, c’est un plaidoyer envers le courage qu’eurent cette tribu Cheyennes de partir pour un périple impossible, alors qu’ils étaient déjà à bout de force, juché sur des poneys maigres et fatigués. Un roman dont on sort bouleversé, ému… Un roman magnifique, un roman fort, un roman à lire et un formidable travail de l’auteur afin de récupérer des témoignages alors qu’il y avait la barrière de la langue, le Cheyenne étant une langue très riche mais très difficile à apprendre.

Petite dérogation au Mois Américain avec Le Cercle de Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI) qui était un sacré pavé de 790 pages addictive puisque je l’ai lu sur une journée et une matinée (et une petite après-midi). Une intrigue riche et dense, où plusieurs pistes se mêlent et s’entremêlent, où on ne sait jamais trop si on a raison ou si on se goure de piste, Martin Servaz lui-même ne sachant plus trop où donner de la tête tant les pistes sont multiples.

Un auteur de ma connaissance m’ayant fait l’honneur de me demander une préface pour son roman avant sa publication, je me suis empressée de lire Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire de Jon Marcello (ICI) dont l’intrigue principale nous conte tout ce qui précéda ce hold-up magnifique dans un Boeing ainsi que tout ce qui se déroula après, le tout en avançant dans la nuit puisque ni le coupable ni le butin ne furent jamais retrouvé. C’est envolé, travaillé, et l’auteur arrive sans mal à donner une existence à ce voleur magistral et à nous le faire aimer.

L’Amérique, ce n’est pas que les cow-boys, les indiens et les loosers, c’est aussi une dystopie qui, d’après le bandeau-titre, fait trembler l’Amérique de Trump. Il est vrai que le contexte dans lequel se déroule La servante écarlate de Margaret Atwood (ICI) est réaliste et pourrait arriver, ce qui fait froid dans le dos… Mais là où ça fait le plus froid, c’est que personne n’a bougé quand tout s’est mis en place… Glaçant et réaliste !

Mais revenons à nos cow-boys ! Avec Femme de feu, Luke Short (ICI) met en place un western qui a tout des relents d’un roman hard-boiled, le tout servi par des personnages féminins aussi fort et durs que les hommes, sans jamais sombrer dans le manichéisme, les « bons » pouvant se comporter aussi crapuleuse que les « méchants ». Un grand western noir qui n’emprunte pas vraiment ses codes car l’auteur était déjà au-delà du western traditionnel, empruntant plus les codes des romans noirs afin de nous proposer un western pur et dur, profond, réaliste, humain, violent.

L’effet de meute, sur les réseaux sociaux, vous connaissez ? Et bien, L’étrange incident de Walter Van Tilburg Clark (ICI) va nous conter les méfaits de l’effet de meute mais à l’époque des cow-boys et des vachers. Un huis-clos grandeur nature, dans une nature hostile et un temps à ne pas mettre un lyncheur dehors, le lecteur va assister, impuissant, à la montée de la haine et à ses conséquences. Un western noir rempli d’émotions à l’état brut, une piqûre envers la société américaine qui n’interdit le lynchage qu’en 1946…

Revenons quelques instants sur la condition des esclaves Noirs en 1830… Kathleen Grissom m’avait ému avec son précédent roman (La colline aux esclaves) et elle a remis ça avec sa suite, Les larmes de la liberté [LC avec Bianca] (ICI) qui, bien que différent dans sa trame et dans ses personnages, explore les mêmes horreurs que celles qui étaient les conditions des Noirs à cette époque. Un roman fort, puissant, émouvant, avec des personnages attachants ou donnant des envies de meurtres et un James Pyke/Burton qui devra faire la paix avec sa part Nègre (pardon) et choisir s’il veut continuer de vivre en Blanc ou en Noir, sachant que pour l’un comme pour l’autre, il n’est ni l’un ni l’autre, mais a le cul entre deux chaises. Un pavé qu’on est triste de quitter.

Autre gros pavé avec Dreamcatcher de Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI) qui était à notre programme mais que suite à quelques retards, s’est retrouvé programmé juste après un autre pavé (le titre précédent) et où j’ai dû cavaler pour y arriver…

Bilan Livresque Septembre : 12 romans lus

  1. Kentucky straight : Chris Offutt (ICI)
  2. Le vent de la plaine : Alan Le May (ICI)
  3. Les croix en/de feu : Pierre Pelot (ICI)
  4. Knockemstiff : Donald Ray Pollock (ICI)
  5. La dernière frontière : Howard Fast (ICI)
  6. Le Cercle : Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI)
  7. Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire : Jon Marcello (ICI)
  8. La servante écarlate : Margaret Atwood (ICI)
  9. Femme de feu : Luke Short (ICI)
  10. L’étrange incident : Walter Van Tilburg Clark (ICI)
  11. Les larmes de la liberté : Kathleen Grissom [LC avec Bianca] (ICI)
  12. Dreamcatcher : Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI)

Bilan Livresque Septembre : 2 mangas lus

  1. Black Butler – Tome 26 : Yana Toboso
  2. Moriarty – Tome 1 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

Bilan Livresque Septembre : 22  bédés lues

  1. Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  2. Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $ : Charlier & Giraud
  3. Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil : Charlier & Giraud
  4. Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  5. Blueberry – Tome 17 – Angel Face : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  6. Blueberry – Tome 18 – Nez cassé : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  7. Blueberry – Hors-Série – Apaches : Charlier (posthume) & Giraud
  8. Lucky Luke – Tome 20 – Billy The Kid : Morris & Goscinny
  9. Lucky Luke – Tome 08 – Phil Defer : Morris
  10. La Jeunesse de Blueberry – Tome 16 – 100 dollars pour mourir : Corteggiani & Blanc-Dumont
  11. La Jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le sentier des larmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  12. La Jeunesse de Blueberry – Tome 18 – 1276 âmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  13. La Jeunesse de Blueberry – Tome 19 – Rédemption : Corteggiani & Blanc-Dumont
  14. Durango – Tome 14 – Un pas vers l’enfer : Swolfs & Girod
  15. Durango – Tome 15 – El Cobra : Swolfs & Girod
  16. Durango – Tome 16 – Le Crépuscule du vautour : Swolfs & Girod
  17. Les Tuniques Bleues – T20 – Black Face : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  18. Les Tuniques Bleues – T06 – La prison de Robertsonville : Cauvin & Lambil
  19. Les Tuniques Bleues – Tome 38 – Les planqués : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  20. Sonora – Tome 01 – La vengeance : Jean-Pierre Pécau & Benoît Dellac
  21. Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Arleston & Barbucci
  22. Ekhö Monde miroir – Tome 9 – La sirène de Manhattan : Arleston &  Barbucci

Bilan Livresque Septembre : 3 films vus 

  1. [FILMS] Vertigo – Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958)
  2. [FILMS] Hostiles de Scott Cooper (2018)
  3. [FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

Bilan Livresque Septembre :  32 épisodes visionnés – 8 séries vues

  1.  Lonesome Dove : Épisodes 1 à 4
  2. The Good Doctor : Épisodes 3 à 12
  3. Capitaine Marleau : Saison 3 – Épisode 5 – Double jeu
  4. Capitaine Marleau : Saison 4 – Épisode 1 – Les Roseaux noirs
  5. Elementary : Saison 6 – Épisode 12
  6. Les enquêtes de Murdoch : Saison 11 – Épisodes 5 à 12
  7. Les petits meurtres d’Agatha Christie :  Épisodes 23 – Mélodie mortelle
  8. Columbo : Saison 13 – Épisode 2 – Face à face
  9. The Big Bang Theory : Saison 11 – Épisodes 13 à 17

Bilan Livresque Mensuel : Août 2018

Qu’aie-je bien pu lire en Août ? Des romans intéressants, des daubes ? Un bon score ou un truc aussi rikiki que le contenu de la tête à Trumpette ?

Bof, peut mieux faire ! 8 romans lus, ce n’est pas vraiment un bon score pour ma satisfaction personnelle.

Ajoutons 6 bédés lues (je vais exploser le compteur en Septembre vu ma pile préparée), 5 films et 14 épisodes de séries visionnés (je ne compte pas les épisodes « Mongeville » que je regarde quand je n’ai rien d’autre à faire).

Ok, je me console en me disant que j’avais un pavé de presque 700 pages, mais c’était une relecture.

Ce devait être le mois de la relecture puisque que j’en ai profité aussi pour relire un roman retraduit dans sa bonne version.

Niveau plaisir, une seule lecture ne fut pas super : j’ai sorti un livre de ma Pedigree PAL (la PAL des Champions) qui n’était pas du tout aussi bon que je le pensais et ce fut une lecture en grosse demi-teinte, pour mon plus grand déplaisir.

Dommage, mais d’autres m’ont donné du plaisir puissance X et donc, je peux dire que c’est un bon bilan tout de même ! (je m’améliore !).

Le roman de Joseph Boyden, Les saisons de la solitude (ICI) se trouvait depuis longtemps sur ma Pedigree PAL (4 ans !!!) et je voulais le lire le plus vite possible (je suis pire que l’administration, moi). Nom de Zeus, j’avais terminé un autre de ses romans, « Le chemin des âmes«  en larmes, le cerveau en vrac, les tripes nouées, la gorge serrée et voilà que pour ce roman-ci, je n’ai rien ressenti, si ce n’est de l’ennui. Déprimant car j’aurais aimé retrouver les émotions ressenties dans la première partie.

Heureusement, Michaël Mention est venu à ma rescousse avec son magnifique Power (ICI) qui m’a montré l’Amérique par le petit de la lorgnette, ou plutôt, par le combat des Black Panthers dont je ne connaissais que peu de choses, en fait. Brut de décoffrage, une écriture et un style bien à lui, des personnages bien travaillés, un roman aux multiples narrateurs et des émotions à la pelle. Superbe !

Marre des romans à la Da Vinci Code ? Ne passez pas outre de Malefico [Saga Marcus et Sandra 2] de Donato Carrisi [LC avec Bianca] (ICI) en le cataloguant dans la même catégorie car il ne joue pas dans la même division et vole bien plus haut ! Ce roman reprend tous les codes des thrillers mais les sert à sa sauce, relevée, car ceci n’est pas vraiment pour les âmes sensibles. Un thriller qui m’a fait me poser des tas de questions et qui m’a tenu en haleine sans jamais perdre son souffle.

Roman choral Et que le vaste monde poursuive sa course folle (ICI) de Colum McCann [LC avec Stelphique] est un petit bijou pour celui ou celle qui aime se plonger dans l’Amérique des sans-dents, dans celle des laissés-pour-compte. J’ai adoré les passages avec le prêtre irlandais, Corrigan, rejoint à New-York par son frère Ciaran, et son implication en tant qu’Homme de Dieu pour aider les plus faibles, dont les prostituées du quartier. La plume de l’auteur m’a emporté dans les quartiers miséreux, dans les ghettos. Magnifique !

Sorti sous le titre loufoque de « Fantasia chez les ploucs », ce roman noir m’avait fait pisser de rire, alors, maintenant qu’il a été traduit correctement, je me devais de le relire sous son véritable titre Le Bikini de diamants de Charles Williams (ICI) [Sagamore Noonan – Tome 1]. Un roman narré par un enfant de 7 ans qui ne comprend rien à rien, qui possède un oncle qui a tout d’un plouc pas malin alors qu’il est un véritable génie, des situations cocasses et des sales blagues jouées aux policiers du coin. Un régal ! Un diamant brut à lire et relire.

Et si on allait voir si la misère est moins pénible au soleil ? Oui ? Direction l’île de La Réunion, alors, avec Ne lâche pas ma main (ICI) de Michel Bussi [LC avec Bianca]. Une fois de plus, Bussi m’a conquise, épaté, entrainé dans une aventure folle, mis mes nerfs à rude épreuve tant je me suis posée des questions et m’a offert un final excellent.

Comment se faire baiser en une seule leçon ? En achetant un roman qu’on a déjà lu car des petits malins ont changé ET la couverture ET le titre ET le résumé ! L’Affaire Mina Marten – Sherlock Holmes contre Conan Doyle de Bob Garcia (ICI) est en fait la réédition de « Penny Blood ». Chiant, oui, mais tant pis, je l’ai relu ! Verdict ? J’ai pris plaisir à replonger dans l’histoire, à relire la Grande Histoire de Londres insérée dans la petite en 13 récits. À éviter si vous êtes allergique à l’Histoire ou à la sombritude.

Un petit tour dans le trou du cul des Appalaches ? Parfois le loup de Urban Waite (ICI) est un roman à l’atmosphère à couper au couteau à certains moments, un roman qui utilise les silences de ses personnages pour nous faire passer leurs émotions, leurs blessures, leurs fêlures. Un vrai roman noir.

Bilan livresque Août : 8 romans lus (3 LC)

  1. Les saisons de la solitude : Joseph Boyden
  2. Power : Michaël Mention
  3. Malefico [Saga Marcus et Sandra 2] : Donato Carrisi [LC avec Bianca]
  4. Et que le vaste monde poursuive sa course folle : Colum McCann [LC avec Stelphique]
  5. Sagamore Noonan – Tome 1 – Le Bikini de diamants : Charles Williams
  6. Ne lâche pas ma main : Michel Bussi [LC avec Bianca]
  7. L’Affaire Mina Marten – Sherlock Holmes contre Conan Doyle : Bob Garcia
  8. Parfois le loup : Urban Waite

Bilan livresque Août : 6 bédés lues

  1. Les Nombrils – Tome 1 – Pour qui tu te prends ? : Delaf et Dubuc
  2. La Clé du Mystère – Tome 3 – @ss@ssin ! : Sikorski et Lapière
  3. La Clé du Mystère – Tome 5 – La Disparition : Sikorski et Lapière
  4. L’armée de l’ombre – Tome 1 – L’hiver russe : Olivier Speltens
  5. L’or sous la neige – Tome 1 – Klondike : Éric Stalner
  6. Le Banni – Tome 1 – Le Poids de nos victoires : Henscher et Tarumbana

Bilan livresque Août :  5 films

  1. Deadpool 2 de David Leitch (2018)
  2. Harry Potter et les reliques de la mort (1ère partie) de David Yates (2010)
  3. Harry Potter et les reliques de la mort (2ème partie) de David Yates (2011)
  4. Avengers – Infinity War de Anthony et Joe Russo (2018)
  5. Charlie’s Angels 2 – Les Anges se déchaînent ! de McG (2003)

Bilan livresque Août :  14 épisodes de 4 séries visionnés

  1. The Good Doctor – Saison 1 – Épisodes 1 / 2 / 3 / 4
  2. Elementary – Saison 6 – Épisodes 5 à 11 (7 épisodes)
  3. Les enquêtes de Murdoch – Saison 11 – Épisodes 1 / 2
  4. Les petits meurtres d’Agatha Christie : Drame en trois actes

Bilan Livresque Annuel 2018 : 103 livres lus (arrêté au 28 août 2018)