Bilan Mensuel Livresque : Mai 2022 + Bilan MOIS ESPAGNOL

Le Mois Español chez Sharon esta terminado ¡Olé!

Merde, Le Mois Espagnol, c’est fini ! Merde, le moi de Mai aussi ! Un mois que j’ai toujours apprécié, comme le mois de Juin, et cela n’avait rien à voir avec les challenges littéraires, puisque depuis toute petite, je suis amoureuse de ces deux mois, ceux qui précédaient les grandes vacances.

Comme d’habitude, j’ai fait honneur au Mois Espagnol chez Sharon, puisque, hormis mes deux LC avec Bianca, j’ai entièrement lu de la littérature lusophone.

C’est avec tristesse que je quitte les terres chaudes de l’Espagne et de l’Amérique du Sud (une littérature que j’apprécie, même si je lis plus d’auteurs francophones ou anglo-saxons) pour entrer dans le climat moins agréable de l’Angleterre (vive le Mois Anglais qui commence).

Mon Bilan du Mois de Mai est presque l’équivalent du Mois Espagnol, hormis deux lectures qui n’entreront pas dans la catégorie Lusophone (celles lues en LC avec Bianca).

Le Bilan Mensuel du Mois de Mai est de 19 Romans, 18 Bédés et 4 Comics, ce qui me fait un total de 41 Lectures.

Mon Bilan Annuel sur Babelio m’indique que j’en suis à 174 Lectures (tous genres confondus).

J’ai fixé la barre à 300 lectures pour 2022, j’ai donc dépassé la moitié des lectures, alors que nous n’en sommes qu’à 150 jours de passé. Excellent, il ne faudra pas diminuer le rythme et le défi pourra être, une nouvelle fois, atteint, et, avec un peu de folie, dépassé, comme les autres années.

Bilan Mois Espagnol : 17 Romans / 18 Bédés / 4 Comics / 1 Série Télé = 40 fiches

Comme j’ai lu beaucoup trop, je ne vous ferai pas un résumé de chaque roman (il en sera sans doute de même pour le Bilan Mois Anglais du mois prochain). Tous les liens se trouvent dans les chroniques et toutes ont été publiées sur le blog, hormis une bédé avec Wolverine (Babelio, lien dans la chronique).

Du côté des infos non littéraires, ma nièce continue de pousser et de dire de nouveaux mots, de répéter ce que l’on dit (on évite de dire des gros mots) et de faire sa mauvaise tête lorsqu’elle n’est pas d’accord.

Maintenant, elle dit « ouste » au chien lorsqu’elle veut descendre les marches et que cette dernière y est assise (mais la chienne ne bouge pas une moustache si ce n’est pas un adulte alpha qui donne l’ordre), elle lui montre le doigt en lui disant qu’elle ne peut pas (la chienne ne pourrait plus rien faire, avec la petite) et heureusement, la bête s’en contre-fou et elle continue sa route lorsque nous promenons la choupinette, marchant à côté d’elle, ce qui ne plait pas à la gosse, qui a peur du chien…

Un comble, alors qu’elle voit la chienne depuis sa naissance, la bête l’adore, mais la petite en a peur. Idem avec les chevaux, qu’elle veut aller voir, mais qui hurle quand la jument vient vers elle, dans sa loge (pourvue de barrière en galva, rien à craindre).

Elle voulait me voir soigner le bobo de la plus jeune des jument (elle a regardé à 10m), elle voulait me voir laver les deux juments plus âgées (pour éliminer les reste de mue et de pellicules), puis elle a pleurniché qu’elle ne voulait pas et ma mère est restée à plus de 10 mètres. Nous espérons tous que ce sera une passe.

Sinon, elle reste choupi avec ses petits sourires, ses ordres, du style : « tata, chante » pour que j’invente des chansons durant sa promenade, sans oublier les « tata, vite » pour que j’aille plus vite avec la poussette (elle veut me tuer ?). J’ai au moins au l’opportunité de la voir durant les week-end, m’occupant des chevaux durant sa sieste.

Le chat, lui, continue sa vie de pèpère, sauf quand il court partout en faisant le fou, le matin et le soir, ou alors, lorsque je reviens après l’avoir honteusement abandonné à mon homme, durant presque 48h. Lors de mon retour, pas question de boire une tasse de café à son aise, il est déjà à mes côtés, miaulant pour que j’aille lui prodiguer des câlins ou que je le brosse.

Je suis partie le jour de l’ascension et revenue le vendredi après-midi, il m’a imploré des câlins, a dormi sur moi dans le canapé, a passé sa soirée non loin de moi et pour le moment, il est assis à côté de ma jambe pendant que je finalise ce bilan. Il ne m’a pas lâché depuis le matin… Sauf lorsque j’ai passé l’aspirateur.

Bizarrement, lorsque je ne suis pas là, mon mari le voit à peine. La dernière fois, mon mari a oublié de mettre à manger au chat… La ration du soir est, en principe, à 17h, mais bien souvent, la bête vient la réclamer en avance, me faisant bien comprendre qu’il est en dénutrition, souffrant de la faim (oui, tu parles !).

Il était 19h30 lorsque mon mari s’est souvenu du chat (rhôôô, honte à lui) et qu’il est monté lui mettre à manger. Le fauve n’était même pas descendu pour réclamer sa pitance, alors que si j’avais eu l’impudence d’être en retard, le chat serait venu avec sa réclamation en trois exemplaires ! mdr

La pauvre bête continue de se retrouver seule l’après-midi et de se voir sucrer son câlin d’après dîner (repas de midi, chez nous) pour cause de visite à l’hôpital (oui, on y est toujours et on n’est pas sorti de l’auberge, entre nous).

Les jours où je n’y vais pas, le petit poilu en profite à fond et ne quitte pas mes genoux ! Il scie des bûches sur mes genoux pendant que je lis. Bref, la vie est belle !

Bilan Livresque Mai : 19 romans (17 pour Mois Espagnol)

  1. Haine : Fajardo José Manuel
  2. Tapas nocturnes – Diego Martín 00 : Marc Fernandez
  3. La Révolte du Sonora : Pierre Pelot
  4. La Villa des mystères : Federico Andahazi
  5. Les Tourments : Rodrigo Hasbún
  6. Aurel le consul – 05 – Notre otage à Acapulco : Jean-Christophe Rufin
  7. 1977 : Guillermo Saccomanno
  8. Le cycliste de Tchernobyl : Javier Sebastian
  9. Indomptable : Vladimir Hernández Pacín
  10. Je suis l’hiver : Ricardo Romero
  11. La vierge du mal : Edmundo Paz Soldan
  12. Nous, les vivants : Olivier Bleys
  13. Bandidos – Diego Martín 03 : Marc Fernandez
  14. Trois vautours : Henry Trujillo
  15. Immortel – Tomás Noronha 10 : José Rodrigues dos Santos
  16. Le fourgon des fous : Carlos Liscano
  17. Condor : Caryl Ferey
  18. Enquêtes de Lady Hardcastle – 02 – Meurtres dans un village anglais : T. E. Kinsey [LC avec Bianca] 🇬🇧
  19. Tranchecaille :‬ Patrick Pécherot [LC avec Bianca]

Bilan Livresque Mai : 18 Bédés / 4 Comics / 1 Série Télé = 23 (Mois Espagnol)

  1. [SÉRIES] Columbo – Saison 5 – Épisode 4 : Question d’honneur
  2. [‬REC‭] ‬Histoires inédites :‭ ‬Jaume Balaguero,‭ ‬Paco Plaza et Hernàn Migoya
  3. Mafalda – 04 – La bande à Mafalda : Quino
  4. Gengis Khan – Ils ont fait l’Histoire 06 : Filippi, Garcia Manuel et Favereau
  5. Les dragons de la frontière – T01 – La piste de Santa Fe : G. Muro Harriet et Iván Gil
  6. Les dragons de la frontière – T02 – Cuerno verde : G. Muro Harriet et Iván Gil
  7. Elfes – Tome 31 – Ylanoon : Jean-Luc Istin et Kyko Duarte
  8. Captain America – Steve Rogers – T02 – Le procès de Maria Hill : Spencer, Jesús Saiz, Javier Piña et Szymon Kudranski
  9. Le convoi‭ ‬- Tome 1/2 : Denis Lapière et Eduard Torrents
  10. Le convoi‭ – Tome 2/2 : Denis Lapière et Eduard Torrents
  11. Waluk‭ – T02 – La Route du Grand Chien : Emilio Ruiz et Ana Miralles
  12. Batman – Année 100 : Paul Pope et Jose Villarrubia
  13. Hombre : Peter Wiechmann et Rafael Ménde
  14. La véritable Histoire vraie / Les méchants de l’Histoire – T03 – Torquemada : Bernard Swysen et Marco Paulo
  15. Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca : Laurent Moënard et Nicolas Otéro
  16. Z comme Don Diégo – Tome 2 – La loi du marché : Fabcaro et Fabrice Erre
  17. À l’ombre du convoi – T01 – Le poids du passé : Toussaint et José-Maria Beroy
  18. À l’ombre du convoi – T02 – L’espoir d’un lendemain : Toussaint et Beroy
  19. Helldorado – Tome 01 – Santa Maladria : Morvan, Ignacio Noé et Miroslav Dragan
  20. Les croix de bois (BD) : Morvan, Percio Facundo et Roland Dorgelès
  21. Wolverine‭ ‬-‭ ‬Saudade : Jean-David Morvan et Philippe Buchet [BABELIO]
  22. Méridien des brumes – T01 – Aubes pourpres : Parras et Juszezak 🇬🇧
  23. Le choix du Roi – T01 – Première trahison : Bartoll et Morinière 🇬🇧

Go vers le Mois Anglais !

Bilan Mensuel Livresque : Avril 2022

Le soleil d’Avril, malgré le vent froid, était plaisant. Hélas, même si je ne me suis pas découverte d’un fil, je me suis tout de même farcie un gros mal de gorge du tonnerre de Dieu, ce qui m’a empêché de profiter à fond de ce beau soleil.

Mon Bilan Mensuel est normal, ni trop, ni trop peu, j’ai gardé le rythme puisque j’affiche les lectures de 13 romans, 11 bédés et 1 comics (25 lectures). Mon Bilan Annuel est de 133 lectures pour le moment. Il va sans doute grossir en mai et juin, avec les Mois Espagnol & Anglais.

Au rayon des mauvaises nouvelles, la vieille Pupuce nous a quitté. Minou, mon chat est devenu orphelin (même s’il se fichait de sa mère comme d’une guigne et vice-versa).

Elle allait avoir 18 ans, ce qui, pour un chat, est une belle longévité, surtout qu’au départ, personne n’aurait parié un kopeck sur les chances de survie de la Puce.

Je les revois encore, les 6 petits chatons, à la queue-leu-leu, suivant le plus hardi des leur (l’oncle de mon chat, qui lui ressemble physiquement, sauf qu’il n’est pas hardi) et venant à ma rencontre. Leur mère étant disparue, ils étaient toujours en âge de téter et mon chien, voyant défiler des zakouskis, en avait les yeux qui sortait de la tête, version Tex Avery. Non, il ne les a pas mangé.

Nous avons gardé le plus vaillant (un beau gris comme Minou) et la plus discrète, la plus timide, celle qui restait dans son coin et qui n’osait pas venir prendre du lait à la seringue, une petite chatte toute noire, qui a eu bien des soucis de santé, mais qui a survécu le plus longtemps et a enterré tous les autres ! Elle est la seule, avec notre tout premier chat (Poussy), à être morte de vieillesse.

Comme les oiseaux, elle est partie se cacher pour mourir. Ma mère l’a vue partir dans la prairie des chevaux, alors que cela faisait des années qu’elle ne quittait plus son pré carré près de la maison. Poussy était morte là où elle dormait, dans le box de la ponette (qui ne lui a jamais marché ou chié dessus !).

D’habitude, la Puce venait toujours sur mes genoux, lorsque je prenais mon petit-déjeuner, elle a déjà eu du kiwi sur le dos, du lait, des miettes de pain, de baguette, elle aurait aimé me chiper mes tartines à la coppa… Ce matin-là, sans elle, il y avait un vide terrible, je n’ai pas beaucoup mangé… Il me restera plein de bons souvenirs.

Pupuce à l’ombre

Je ne sais pas si ma nièce a demandé où était le chat… Que répondre à un enfant d’un peu plus de 2 ans ? (28 mois) Sinon, elle, elle était en forme et à profité de sa tata pour la faire courir partout derrière elle.

On a fêté Pâques chez ma soeur, avec une semaine d’avance et la petite m’a fait la fête, me réquisitionnant pour jouer à la plasticine avec elle. Son vocabulaire s’intensifie, elle sait comment se faire comprendre et adore dire « Non ». Elle était restée un petit temps sans me voir, elle avait le temps long après sa tata.

Minou, lui continue sa vie peinarde de chat, propriétaire de toute la baraque, surtout de la partie qui lui est réservée. Là, il est chez lui et regarde tout intrus (mon mari, en fait) de son regard noir, tel un seigneur sur son trône. Lui n’est heureux que lorsque je suis seule avec lui et que je ne fais ni rangement, ni ménage, bref, que je reste sans bouger ou si peu.

L’animal a été un peu délaissé, en avril, parce que nous avons un membre de la famille de mon mari qui s’est retrouvé à l’hôpital depuis fin mars (il y est toujours). Rien de trop grave (tout est relatif, mais ouf, pas de cancer), mais je suis allée le voir, avec mon homme, tous les après-midi, quasi. Retour du boulot (ou télé-travail) et hop, direct à l’hosto, privant le poilu de ses câlins de l’après-midi qu’il adore et réclame. Le soir, il était couché sur moi, mari ou pas à mes côtés !

Une semaine de congé aurait pu le réconforter, hélas, je suis tombée malade (oui, c’est tout moi, malade pendant mes congés !) : plus d’hosto, j’étais là pour lui. Hélas, ce chat déteste que l’on éternue ou que l’on tousse trop fort et moi, j’en étais à cracher mes poumons, ce qui l’a privé, une fois de plus, de ses câlins et de la sieste sur moi. Il se couchait alors sur le divan, à l’opposé de moi, en me tournant le dos (un message caché ?).

Heureusement, les médocs ont fait effet, j’ai moins toussé et le chat a pu dormir sur moi, après des gros câlins. Et j’ai fait comme lui, j’ai récupéré mes heures de sommeil manquées. Le chat était heureux !

Comme les jours rallongent et que le soleil est présent, il passe plus de temps dans la véranda, sur les torchons (les trucs avec lequel on lave les sols), ou couché sur le sol, tout simplement. Son endroit préféré, pour regarder les oiseaux, c’est derrière mes gros pot de cannas (trop froid pour les mettre dehors) et on ne le voit pas.

Enfin, l’autre jour, j’ai remarqué qu’un pot avait des oreilles… C’est ainsi que j’ai compris que le chat était dans son coin, à la véranda, et que nous ne l’avions pas entendu venir. Il sait être discret, comme il peut pousser une porte avec violence.

Malgré tout, il cavale encore dans les escaliers lorsqu’il nous croise, mais lorsqu’il me précède, là, je peux lui faire des caresses dans ces mêmes escaliers. Cherchez pas, docteur. C’est ce qui l’a maintenu en vie, dans sa jeunesse, la peur de tout. On ne le changera plus maintenant, d’ailleurs, je le préfère ainsi, ça me fait rire.

Quoi ?

Le Loup des Ardents de Noémie Adenis est un polar historique qui se démarque des autres par sa conception : pas d’enquêteurs et des morts qui meurent de maladie. Et pourtant, une ombre rôde.. Un polar qui va à l’essentiel, sans oublier le principal.

Chouette, déjà le nouveau Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel de Irene Adler ! Le tome 12 se terminait de manière abrupte et je pensais avoir la suite dans celui-ci. Non, Irene se remémore une enquête avec ses deux amis, à Londres. Ceci est un polar jeunesse qui ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des débiles et qui satisfera les adultes.

Avec Rachel, nous avions programmé une LC. Hélas pour moi, je n’ai jamais réussi à entrer dans le roman Les Jango d’Abdelaziz Baraka Sakin. Je me suis perdue dans le récit, je ne l’ai pas apprécié (juste la partie où un gamin raconte ses années en prison, aux côtés de sa mère). J’avais tellement peu à dire que je n’ai pas rédigé de chronique. Rachel, elle, a apprécié sa lecture. Elle a eu plus de chance que moi.

Voyage au bout de l’enfance de Rachid Benzine est un court roman hyper intense, bourré d’émotions. En 96 pages, il est tout à fait possible de nous montrer une partie de l’horreur du régime islamique de Daesh, ainsi que l’inhumanité des camps de réfugiés. C’est une lecture poignante qui m’a brouillé la vue plusieurs fois.

Un peu de douceur et d’amusement avec Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 03 – Les fantômes de Bruges de Nadine Monfils [LC avec Bianca]. Ce roman, c’est une grosse part de belgitude que l’on dévore. On ne court pas et le scénario tient la route. J’adore cette saga !

Ceci est un western qui n’est pas tout à fait un western… Hangman – Les fantômes du bourreau de Sébastien Bouchery tord les codes du western et nous offre un un polar historique au coeur d’une petite ville en 1853. Un assassin y est arrêté, il revient 30 ans plus tard et nous livrera ses confessions. Un western sombre, qui ne manque pas de profondeur, de psychologie, avec des personnages bien travaillés, ambigus. Et un final magnifique !

Je suis sortie de mes sentiers battus avec Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur. Leïla Slimani avait raison : dans ce livre, on rit et l’on est parfois submergé par l’émotion. Constitué de 11 histoires où l’autrice, rabbin, a accompagné les familles endeuillées. Elles sont toutes différentes, bien qu’elles tournent autour de ce grand mystère qu’est la mort. Cette lecture m’a envoyé moins bête au lit. Le tout sans faire de prosélytisme.

Une fois de plus, je ressors mitigée de ma lecture du roman de cette autrice : Abîmes de Sonja Delzongle. Pourtant, elle sait pourtant y faire pour décrire les lieux, les atmosphères, son thriller est addictif, bourré de mystères et de twist en veux-tu en voilà. Hélas, trop c’est trop. Dommage, il y avait d’excellentes choses, mais en profusion et c’est l’indigestion.

Et si les mots d’origine étrangère se mettaient en grève, privant les candidats des extrêmes au silence ? C’est avec ce postulat qu’Erik Orsenna et Bernard Cerquiglini commencent dans Les Mots immigrés. La fable est gentille, ça pique un peu, mais pas trop. Ils auraient pu être plus cyniques, mais ils sont restés dans le registre du conte amusant et c’était une bonne idée. Après cette lecture, je me suis couchée moins bête. Je vais pouvoir briller aux repas familiaux !

Les deux tomes nous avaient enchanté, j’attendais donc énormément du dernier opus de la Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 03 – L’hiver de la sorcière de Katherine Arden [LC avec Bianca]. Nous n’avons pas été déçue ! Les personnages évoluent, surtout Vassia, ils ne sont pas figés, le folklore fait son grand retour, le peuple de l’invisible aussi et le final est grandiose, à la hauteur de la trilogie.

Comme je toussais, j’avais envie d’une lecture détente, agréable et c’est toujours une valeur sûre, Les enquêtes de Frère Athelstan – 06 – Le Repaire des corbeaux de Paul Doherty. Une fois de plus, l’auteur m’a immergé dans l’Angleterre de 1380, dans sa puanteur, dans les moeurs de l’époque… Trois enquêtes subalternes (mais non dénuées d’intelligence et de mystères) et une principale, dont l’identité du coupable m’a laissé sur le cul. Un bon choix, comme toujours !

Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano d’Andrea Camilleri est un recueil de plusieurs nouvelles. Certaines sont des véritables enquêtes, d’autres plus des affaires curieuses que l’on a soumis à la sagacité de Montalbano.

Bilan Livresque Avril : 13 Romans

  1. Le Loup des Ardents : Noémie Adenis
  2. Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel : Irene Adler
  3. Les Jango : Abdelaziz Baraka Sakin [LC Rachel] (non chroniqué)
  4. Voyage au bout de l’enfance : Rachid Benzine
  5. Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 03 – Les fantômes de Bruges : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  6. Hangman – Les fantômes du bourreau : Sébastien Bouchery
  7. Vivre avec nos morts : Delphine Horvilleur
  8. Le ciel par-dessus le toit : Nathacha Appanah (non chroniqué)
  9. Abîmes : Sonja Delzongle
  10. Les Mots immigrés : Erik Orsenna et Bernard Cerquiglini
  11. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 03 – L’hiver de la sorcière : Katherine Arden [LC avec Bianca]
  12. Les enquêtes de Frère Athelstan – 06 – Le Repaire des corbeaux : Paul Doherty
  13. Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano : Andrea Camilleri

Bilan Livresque : 11 Bédés / 1 Comics = 12 lectures

  1. Elfes – Tome 26 – Raïken-Kahlaal : Nicolas Jarry, Giovanni Lorusso et Kyko Duart
  2. Airborne 44 – Tome 1 – Là où tombent les hommes : Philippe Jarbinet
  3. Airborne 44 – Tome 2 – Demain sera sans nous : Philippe Jarbinet
  4. La renaissance des heros Marvel – T09 – Wolverine : Mark Millar
  5. Jess Long – T17 – Le fantôme d’Alcatraz : Arthur Piroton [BABELIO]
  6. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T‬18‭ ‬-‭ ‬L’inconnue de Montréal : Piroton et Letellier [BABELIO]
  7. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T19‭ ‬-‭ ‬Sous les tropiques de l’Antarctique : Piroton [BABELIO]
  8. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T20‭ ‬-‭ ‬L’appel du loup : Piroton, Zidrou, Raes et Letellier [BABELIO]
  9. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T21‭ ‬-‭ ‬Le Témoin : Arthur Piroton et Dominique Letellier [BABELIO]
  10. Les paparazzi – T06 – Massacre à la Une : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  11. Les paparazzi – T07 – Mise au poing : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  12. Les paparazzi – T08 – Scoops en avalanche : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2021

Au bilan de Décembre, on retrouve des coups de coeur, des déceptions et de belles surprises aussi. En somme, un mois de lecture normal, même si je n’ai pas cartonné à mort.

M’en fiche, mes records de lecture de 2019 (365 lectures) et de 2020 (385 lectures) sont largement dépassés, ce que je n’aurais pas pensé possible. Ben si, j’ai réussi à lire encore plus. Comment cela se fesse-t-il ? Je ne sais pas, mais j’ai réussi, sans même chercher à le faire.

Le nombre de nationalités différentes des auteurs lus a aussi augmenté et maintenant, j’en suis à 80 !

Bref, hormis la covid qui fait chier tout le monde, l’année 2021 ne s’est pas trop mal passée en ce qui concerne mes lectures et mes records que j’explose à chaque fois.

Ce mois-ci, j’ai lu 10 romans, 17 bédés et 3 comics, ce qui me fait 30 lectures, tranquille.

Je me suis arrêtée là, afin de garder un chiffre rond pour mes lectures annuelles (chiffre que je vous donnerai demain, suspense intégral, vous pouvez balancer des chiffres, la plus proche gagnera une photo dédicacée de Macron).

PS : celui des Belges est déjà de cette taille-là !

En décembre, avec les nez qui coule, je n’ai pas su voir ma nièce comme je l’aurais voulu, la pauvre ayant toujours son nez qui coulait, puis ensuite, le mien a commencé aussi… Fait chier, ces nez qui coulent !

Heureusement qu’il y avait le réveillon de Noël et son lot de jolis moments. La coquine avait décidé de sortir les cadeaux de tout le monde du sac de sa mère, bien avant l’heure, ce qui fait que nous avons tous et toutes eu le plaisir de se faire apporter un présent par ses petites mains innocentes.

Elle a joué au père Noël aussi en apportant les cadeaux à ses parents, sauf les bouteilles de bière, of course ! Si au départ elle regardait mon mari de travers, petit à petit, elle s’était habituée à lui et maintenant qu’il a marché à quatre pattes comme elle l’exigeait, c’est à la vie, à la mort !

Pas tout à fait 2 ans et déjà des airs de tyran quand elle crie votre nom pour vous faire accomplir un jeux avec elle : courir pour l’attraper, se cacher, marcher à 4 pattes, dessiner, montrer les photos de l’album… Quand mon homme a décidé qu’il n’en pouvait plus de marcher sur ses genoux, elle a crié bien fort son prénom, lui ordonnant de continuer, mais non, faut pas pousser tout de même ! mdr

La puce a passé la nuit chez mes parents, afin de ne pas la réveiller lorsque ses propres parents sont retournés chez eux et j’ai donc eu le plaisir de voir sa bouille souriante au matin (après les pleurs de la nuit).

Après quelques jeux fatigants pour les adultes de plus de 40 ans, elle s’est posée près de moi et on a de nouveau regardé un album photo et dessiné (c’est-à-dire faire des scribouillis sur le journal de son papy), avant qu’elle ne nous quitte pour aller dans la famille de son papa. Il faisait tout de suite plus calme à Noël !

Notre chat Minou est toujours fidèle à lui-même, cavalant devant nous comme si un jour, nous l’avions frappé, alors que dans le couloir, lorsqu’il vient me chercher pour ses câlins, il marche à l’allure d’un sénateur. On ne cherche plus à comprendre. Cet animal est zinzin.

J’en ai parlé à sa vieille mère mais elle m’a dit qu’elle s’en foutait. La Puce, à son âge avancé, ne demande plus qu’à manger, dormir au chaud et se faire câliner sur mes genoux lorsque je suis de passage. À 17 ans, elle doit pioncer 22h par jour.

Le soir, comme mon mari va se coucher plus tard, pour ne pas rater du temps de divan, le chat a décidé de se coucher sur le gros coussin à mes côtés et d’y pieuter pendant que nous regardons la télé. Le mercredi reste son jour préféré, il y a La Grande Librairie et bizarrement, mon mari ne regarde pas la télé avec nous. Minou peut donc se lover entre mon coude et ma cuisse recouverte d’un plaid et piquer des roupillons, sa tête posée sur mon coude ou sur ma main, sa truffe dedans !

Arya, l’autre chatte de mes parents, reste un véritable gouffre à bouffe sur pattes, dévorant comme si elle n’avait pas mangé durant 15 jours. Vu sa petite bedaine, elle a bien mangé durant mon absence. Pourtant, elle profite de mon passage pour engouffrer encore plus, puisque je lui en donne avec bienveillance.

Le must étant lorsque mes parents ne sont pas là, je la fais rentrer et elle dévore ses croquettes à l’intérieur (mais faut pas fermer totalement la porte, sinon, elle panique), fait le tour du propriétaire.

Dernièrement, elle est passée sous le sapin en faisant bouger une boule avec sa queue et puis s’est roulée au sol, contente. Étant la seule personne à pouvoir la caresser, cette bête manque cruellement de câlins ! Un matin, elle est même venue soigner les chevaux avec moi, chose qu’elle ne faisait jamais, c’était le regretté Hannibal qui venait avec moi.

Les chats sont un perpétuel sujet d’étonnement et ma foi, ils doivent venir vraiment d’une autre planète !

Le gros coup de cœur du mois sera pour Sauver Mina de Catherine Cuenca. Ce roman aborde le génocide des yézidis et le sort réservés aux jeunes filles et aux femmes de cette ethnie. Une lecture dure puisque tirée d’histoires vraies et que nous savons depuis longtemps que la réalité est souvent pire que la fiction. Magnifique lecture qui ne sombre jamais dans le pathos.

Un peu de douceur avec Les enquêtes de Miss Merkel – 01 – Meurtre d’un baron allemand de David Safier. Un cosy mystery ne manque pas de profondeur sous ses airs de ne pas y toucher et sa résolution ne sera pas si facile que ça, n’en déplaise à Miss Merkel qui adore se prendre pour Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou miss Marple, même si ce n’est pas aussi facile qu’elle le pensait.

Ce titre qui m’avait mis en émoi : Les Enquêtes d’Irène Adler et de Sherlock Holmes – 01 – L’Affaire des disparus des Kensington Gardens de Michel Bourdoncle m’a profondément déçu. Irene Adler n’enquête pas vraiment, Watson est un crétin aveugle, juste obsédé par ses conquêtes présentes ou à venir. L’enquête met du temps à arriver et ne dure pas longtemps. Une déception totale !

Un bref instant de splendeur d’Ocean Vuong m’avait attiré avec sa belle couverture, son titre beau et énigmatique. Hélas, ce fut une déception. Si j’ai apprécié la première moitié du roman, la seconde partie fut survolée tant je n’arrivais plus à m’accrocher au récit et à la plume froide de l’auteur.

Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 01 – L’ours et le rossignol de Katherine Arden est un roman fantastique, touchant, rempli de folklore russe. Le premier tome peut se suffire à lui-même, ce qui est avantageux. Il y a de l’épaisseur dans les personnages, pas de vrai super-héros et un côté folklorique bien mis en valeur. Une belle lecture en compagnie de Bianca.

Comme thriller addictif, L’enclave de Nicolas Druart est parfait. Il est mystérieux à souhait. Hélas, il souffre de quelques défauts qui n’ont pas réussi à être effacés par le twist final. Une lecture en forme de montagne russes, donc.

Moi qui déteste lire des livres de Noël durant cette période, avec Bianca, je suis servie ! Elle m’a proposé de lire Jack et la grande aventure du cochon de Noël de J.K. Rowling et j’ai eu raison d’accepter de lire ce conte de Noël. L’autrice développe un monde fantastique peuplé d’objets, de choses, de sentiments perdus, on a de l’aventure, de l’amitié et même si le final est un peu vite expédié, le moment passé dans cette fable était agréable, sorte de parenthèse enchantée dans ce monde de fou.

Zygmunt Miloszewski et moi, c’est une histoire qui marche depuis le départ. Je ne pouvais manquer le rendez-vous avec son petit dernier : Inestimable. Ce thriller qui aborde bien des sujets de sociétés, est moins punchy que le précédent. J’ai trouvé que Zofia, personnage principal, avec changé. Malgré quelques passages laborieux pour certaines scènes, j’ai passé un bon moment de lecture.

Arrête ton cirque ! de Odile Baltar m’est tombé des mains, d’ailleurs, je ne ferai même pas une chronique de cette lecture. La première chose que je n’ai pas aimé, c’est le style d’écriture. Le récit m’a fait bailler d’ennui, je l’ai trouvé trop azimuté, exagéré et puisque je m’ennuyais ferme, j’ai zappé des pages et des pages, passant directement à la presque fin, ou j’ai encore fait des sauts, avant de lire la toute fin. Je vais l’oublier, cette lecture.

La fantasy est un genre que j’apprécie, même si j’en lis moins qu’auparavant. Le Chien du Forgeron de Camille Leboulanger fut une belle surprise. Un conteur, arrivant dans une auberge, va conter aux clients, contre du breuvage à volonté, l’histoire de Setanta, connu ensuite sous le nom de Cuchulainn, le Chien du Forgeron. Bienvenue chez les Celtes avec un héros détestable, à l’égo démesuré, un guerrier magnifique, mais totalement inadapté socialement. J’ai adoré !

Bilan Mensuel Décembre : 10 romans

  1. Sauver Mina : Catherine Cuenca ❤❤
  2. Les enquêtes de Miss Merkel – 01 – Meurtre d’un baron allemand : David Safier
  3. Les Enquêtes d’Irène Adler et de Sherlock Holmes – 01 – L’Affaire des disparus des Kensington Gardens : Michel Bourdoncle
  4. Un bref instant de splendeur : Ocean Vuong
  5. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 01 – L’ours et le rossignol : Katherine Arden [LC avec Bianca]
  6. L’enclave : Nicolas Druart
  7. Jack et la grande aventure du cochon de Noël : J. K. Rowling [LC avec Bianca]
  8. Inestimable : Zygmunt Miloszewski
  9. Arrête ton cirque ! : Odile Baltar
  10. Le Chien du Forgeron : Camille Leboulanger

Bilan Mensuel Décembre : 17 Bédés / 3 Comics = 20

  1. Marshal Blueberry – T01 – Sur ordre de Washington : Giraud et William Vance
  2. Marshal Blueberry – T02 – Mission Sherman : Giraud et William Vance
  3. Marshal Blueberry – T03 – Frontière Sanglante : Giraud et Michel Rouge
  4. Une année au lycée – T01 – Guide de survie en milieu lycéen : Fabrice Erre
  5. Jeunesse de Blueberry – T01 – La jeunesse de Blueberry : Charlier et Giraud
  6. Jeunesse de Blueberry – T02 – Un yankee nommé Blueberry : Charlier et Giraud
  7. Le convoyeur – T01 – Nymphe : Tristan Roulot et Dimitri Armand
  8. Le Convoyeur – T02 – La cité des mille flèches : Tristan Roulot et Dimitri Armand
  9. Sapiens – T02 – Les piliers de la civilisation : Yuval Noah Harari, David Vandermeulen et Daniel Casanave ❤
  10. Indeh – Une histoire des guerres apaches : Greg Ruth et Ethan Hawke ❤
  11. Fukushima – Chronique d’un accident sans fin : Bertrand Galic et Vidal ❤
  12. Mages – Tome 07 – Soliman : Nicolas Jarry et Andrea Cuneo
  13. Raven – T01 – Némésis : Mathieu Lauffray
  14. Raven – T02 – Les contrées infernales : Mathieu Lauffray
  15. Pulp : Ed Brubaker et Sean Phillips [COMICS]
  16. La bibliomule de Cordoue : Wilfrid Lupano et Léonard Chemineau ❤
  17. American Vampire – T09 – Le grand mensonge : Scott Snyder et Rafael Albuquerque [COMICS]
  18. American Vampire – T10 – Adieux : Snyder et Albuquerque [COMICS]
  19. Durango – Tome 18 – L’otage : Yves Swolfs et Giuseppe Ricciardi
  20. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – T04 – Sur la terre comme au ciel : Maëster

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2021

Franchement, pour ce Mois de Novembre, je ne pensais avoir lu autant que ça ! Lorsque j’ai établi le brouillon de mon Bilan, je suis tombée des nues : Ah oui, quand même ! 13 romans + 15 bédés + 6 comics = 34 lectures tout de même.

Octobre avait été un gros mois puisque j’avais clôturé plus tôt en septembre et reporté sur Octobre des lectures de Septembre, donnant un score énorme, là-dessus.

D’un autre côté, je ne saurais pas mettre en ordre ma biblio de bédés, comics, mangas ET lire en même temps… J’ai tout de même sauvé les meubles.

Voilà où est disparu mon temps de lecture, en partie, puis dans l’entrainement de ma grosse poule de jument qui devait faire ses dernières randos de l’année avant de pouvoir glandouiller tout l’hiver. J’ai eu mal mon cul, mes jambes, mes muscles et elle, même pas mal !

De plus, je n’ai pas trop à rougir : en 2019, le 31 décembre, j’avais atteint ma 365ème lecture et cette année, c’est le 24 novembre que j’ai atteint ma 365ème lecture…

Je suis donc en avance de plus d’un mois, ce qui me laisse augurer que je pourrais dépasser les 385 lectures du compteur de 2020… On prend les paris pour un 390 ?

À l’heure où je clôture le bilan de Novembre, Babelio me signale que j’en suis à 375 lectures !

La petite puce de nièce continue d’évoluer au fil des jours, ça change assez vite et des nouveaux mots apparaissent. Je dois bannir les gros mots de mon vocabulaire et me contenter d’un « ALLEZ » assez sonore pour faire revenir la chienne.

Maintenant, ce gros animal a droit à deux syllabes de son nom (les dernières) lorsque la petite tente de l’appeler et malgré qu’elle ajoute un « Allez » moins fort que le mien, ça ne fait toujours pas accourir la bête. Là, elle va devoir bosser pour que la chienne lui obéisse !

Son but ultime est toujours de me pourrir la vie lorsque je mange, de chipoter avec mes patates, de voler ma fourchette, de piquer mes tartines de fromage (après avoir enlevé le morceau de la tartine sans fromage), mes biscuits et à dire « Non, non, non non, non, non » lorsqu’on veut lui faire terminer le contenu de son assiette. Elle est à un âge ou le « non » est plus souvent dit que « oui ».

L’autre jour, j’avais notre vieux chat (Puce) dans les bras et j’ai dû la déposer sur la chaise, afin d’aider ma nièce à ne pas se casser la figure dans son essai pour grimper sur une chaise. Puis, désignant le chat de son doigt, je l’entends dire un truc qui ressemblait à « Ent le shat ».

Heureusement que ma mère connaissait et à su traduire « Descend le chat », comme le dit tout le temps ma sœur à leur propre chat qui grimpe partout… La pauvre Puce n’avait donc pas le droit d’être sur une chaise de la cuisine…

Mon propre chat commence lui aussi à grimper sur les meubles de la cuisine et il a eu droit aussi au fameux « Descend le chat ». Non mais ! Déjà que l’autre jour il tentait de grimper sur ma table où se trouvent tous mes aloés et qu’il a réussi à renverser un pot lorsque j’ai crié un peu trop fort…

Toujours fan absolu des câlins, même dans les escaliers, même si j’ai une manne de linge en main !

S’il ne vient plus sur mes genoux au soir (il n’aime sans doute pas la couleur du plaid), il a osé revenir se coucher dessus lorsque je lui fais ses câlins dans sa pièce, parce que, comme il fait plus froid, je pose le plaid bleu (qu’il aime sans doute mieux) sur mes jambes et alors, là, de temps en temps, il vient se coucher dessus, après avoir fait quelques allers-retours sur mes jambes, l’air de ne pas y toucher…

Au soir, lorsque nous sommes seules, il se roule en boule à mes côtés et il scie des bûches. Il doit y être bien, car il ne s’en va pas au bout d’un moment, comme il faisait d’habitude, partant au bout du canapé. Non, il reste à mes côtés et tant que je n’ai pas fermé mon livre ou éteint la télé, il reste !

Ce chat n’arrêtera jamais de m’étonner, de me surprendre et de me faire perdre toute logique ! En même temps, vu d’où je suis partie avec lui… Et vu où nous sommes arrivés, je peux dire que ce chat s’est parfaitement adapté, même s’il reste parfois un gros couillon ;-))

EDIT : il a décidé, ce samedi matin (27/11) de passer outre sa peur et il s’est installé sur mes genoux, alors que j’avais le plaid rouge ! Il a roupillé sur moi durant 30 minutes au moins… Comme quoi, il suffisait de le dire pour qu’il le fasse. Bon, j’aimerais un café, maintenant (on ne sait jamais, il pourrait apprendre à m’en faire).

Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier [LC avec Bianca] est un bon polar historique, si on met de côté les personnages un peu trop manichéens ou too much (du côté des gentils) et les grosses ficelles utilisées dans certains cas. Hormis ces petits défauts, l’intrigue est bien menée, c’est addictif et le côté historique est bien rendu !

Heureusement que cette saga jeunesse ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cruches. Sherlock, Lupin & Moi – T11 – Le Port des ténèbres de Irene Adler continue sur sa belle lancée : des personnages attachants, des enquêtes intrigantes, menées tambour battant et des petits secrets qui se dévoilent au fil des tomes. Un roman parfait pour lire sous un plaid, avec une tasse de thé et quelques biscuits, car il est réconfortant.

Avec le Goncourt cuvée 2021, je me suis perdue en cours de route et La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr a juste réussi à me faire dormir tant la quête est interminable. La qualité de l’écriture n’est pas en cause, la plus de l’auteur est belle, mais trop verbeuse.

La rivière de Peter Heller n’est pas un long fleuve tranquille… On commence avec un mélange harmonieux entre le « nature writing » et le thriller, entre l’apocalypse et le voyage initiatique, commençant à naviguer gentiment avant de passer en mode « descente de rapides ». Une lecture forte dont on ne ressort pas tout à fait indemne.

Ce polar historique avec une touche de steampunk, je l’ai dévoré, il est addictif, l’écriture est simple, mais Cendres de Johanna Marines [LC avec Bianca] fait passer un bon moment. Bémol du côté du Méchant que l’on voit venir de loin et dont nous n’aurons aucune explications sur le pourquoi du comment il est devenu aussi méchant… Le final est glauque, sans happy end. J’ai apprécié ma lecture, malgré mes bémols.

Avec Manger Bambi de Caroline de Mulder, vous ferez une plongée dans le monde des sugar dating et croyez-moi, c’est glauque, trash, brut de décoffrage, bref, âmes sensibles, passez votre chemin ! C’est un roman noir qui te met mal à l’aise. Je me suis faite bousculer et ça m’a fait du bien.

Après de Stephen King ne fait pas autant de pages que d’habitude, mais dans ce concentré de 320 pages, se trouve un petit bijou d’écriture, de personnages, de fantastique et d’épouvante, sans être aussi épouvante que ce qu’on a déjà connu. Bref, la cuvée 2021 du King est excellente !

Une dystopie écologique, je ne dis pas non. Puisqu’on me disait du bien de Lorsque le dernier arbre de Michael Christie, j’ai sauté dessus. Ce roman tient plus de la fresque familiale que de la fresque écologique, même si les arbres seront au centre du récit, devenant la métaphore de la famille Greenwood. Si j’ai adoré le départ, il arriva un moment où le récit est devenu trop long. Ce fut une lecture mitigée.

Rien de tel, pour se donner du pep’s que Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rendez-vous avec la ruse de Julia Chapman [LC avec Bianca] ! Du suspense, des mystères, plusieurs affaires qui semblent être simples, mais qui ne le seront pas et se révèleront plus dangereuse que prévues. Addictif et un final qui vous laissera pantois. Vivement la suite !!

Non, la misère n’est pas moins pénible au soleil. La preuve avec Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison de Cherie Jones qui se déroule à la Barbade. C’est un roman noir, fort sombre. Trois portraits de femmes s’imbriqueront dans d’autres portraits, ceux des protagonistes et le moins que l’on puisse dire, c’est que personne n’a eu une vie idyllique. J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, ensuite, ça allait mieux. Un roman noir, dramatique, sans lumière.

Un peu de joyeuseté dans ce paysage de détresse avec Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove. Si l’enquête semble porter sur des éléments fantastique avec la présence du Thurrick Noir (sorte de Zwart Piet ou de Père Fouettard), on comprend très vite que c’est comme le toutou des Baskerville. Une enquête de Holmes/Watson qui tient la route, des personnages assez conformes au Canon, bref, un polar historique qui fait du bien, en plus d’être bien foutu.

Un tueur mystérieux qui laisse les corps comme s’ils étaient de reproduction d’œuvres d’art… Original, au moins ! Pietà de Daniel Cole est addictif. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il parte dans une direction inattendue : pas d’enquêteurs soudés comme dans la série des Experts, pas de super-héros, mais des flics paumés, lâchés par la hiérarchie et une traque menée sur deux plans puisqu’il y aura une pause de 7 ans.

Arriver à parler, sans pathos, du cancer chez les enfants, c’est qu’a réussi à faire Delphine Pessin avec Mon cheval de bataille où elle raconte toutes les phases de la maladie et du traitement d’Arthur, jeune garçon de 10 ans. Un récit tout en finesse, tout en émotions. Magnifique !

Bilan Livresque : 13 Romans

  1. Le bureau des affaires occultes : Eric Fouassier [LC avec Bianca]
  2. Sherlock, Lupin & Moi – 11 – Le Port des ténèbres : Irene Adler
  3. La plus secrète mémoire des hommes : Mohamed Mbougar Sarr [BABELIO]
  4. La rivière : Peter Heller
  5. Cendres : Johanna Marines [LC avec Bianca]
  6. Manger Bambi : Caroline de Mulder
  7. Après : Stephen King
  8. Lorsque le dernier arbre : Michael Christie
  9. Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rdv avec la ruse : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  10. Et d’un seul bras, la soeur balaie sa maison : Cherie Jones
  11. Sherlock Holmes et le démon de Noël : James Lovegrove
  12. Pietà : Daniel Cole
  13. Mon cheval de bataille : Delphine Pessin

Bilan Livresque : 15 bédés / 6 comics = 21

  1. Astérix – T39 – Astérix et le Griffon : Jean-Yves Ferri et Didier Conrad
  2. Goldorak (BD) : Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu et Alexis Sentenac
  3. Lonesome – T03 – Les liens du sang : Yves Swolfs
  4. La renaissance des héros Marvel – T02 – Black Panther : Collectif
  5. Deadpool – 01 – La nuit des morts-vivants : Cullen Bunn et Ramon Rosanas
  6. Deadpool – 02 –  Le retour du Deadpool-Vivant : Cullen Bunn et Nik Virella [BABELIO]
  7. Deadpool Killogy – 01 – Deadpool massacre Marvel : Cullen Bunn et Dalibor Talajic [BABELIO]
  8. Thanos – Le Gant de l’Infini : Jim Starlin, George Pérez et Ron Lim [BABELIO]
  9. Calvin et Hobbes – T07 – Que fait la police ? : Bill Watterson [BABELIO]
  10. Le Loup en slip – T03 : Slip hip hip ! : Lupano, Itoïz et Cauuet [BABELIO]
  11. Le Loup en slip – T04 – N’en fiche pas une : Lupano, Itoïz et Cauuet [BABELIO]
  12. Orcs et Gobelins – Tome 15 – Lardeur : Olivier Peru & Ma Yi
  13. Chaque jour Dracula : Loïc Clément et Clément Lefèvre
  14. Jours de sable : Aimée de Jongh
  15. Mages – Tome 06 – Yoni : Nicolas Jarry et Giovanni Lorusso
  16. Féroce – Tome 1 – Taïga de sang : Gregorio Harriet et Alex Macho
  17. #LesMémés – Chroniques des âges farouches : Sylvain Frécon
  18. Tango – Tome 2 – Sable rouge : Philippe Xavier et Matz [BABELIO]
  19. Tango – Tome 3 – À l’ombre du Panama : Philippe Xavier et Matz
  20. Nains – Tome 21 – Ulrog de la forge : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  21. Ira dei – Tome 4 – Mon nom est Tancrède : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

 

Bilan Livresque Mensuel : Octobre 2021

Octobre fut un bon Mois Livresque. Pas moins de 19 romans, 21 bédés et 1 comics (= 41 lectures) ont été sortis de ma PAL. Non, ça ne la fera pas diminuer pour autant, mais au moins, je garde un peu un certain équilibre. L’impression d’avoir le dessus sur le monstre qu’est la PAL.

Au niveau du Bilan Annuel, j’en suis à 341 lectures. Oui, c’est énorme et pourtant, je peux vous assurer que ça n’en touche même pas une à la PAL (tant bédés que romans). C’est comme avec le trou de la sécu, on y arrivera jamais.

Ma nièce continue d’apprendre des nouveaux mots, elle dit très bien « Tâtâ » (elle va le chercher loin) et a même assimilé mon prénom réel avec ce petit nom de tata puisque l’autre jour, en citant mon prénom, la petite a relevé la tête de ses jouets (qui sont mes vieux jouets retrouvant une seconde jeunesse) et, avec un grand sourire, a dit « tâtâ ».

Par contre, ses espoirs que la chienne vienne à elle lorsqu’elle tient sa laisse, présentant le mousqueton (pas conne, elle a compris la puce !), sont voués à l’échec.

N’arrivant à prononcer que les deux dernières lettres du nom de la bête à poils, il y a peu d’espoir que l’animal revienne de ses explorations dans les prés ou les bois. Faut crier son nom en entier, y mettre de la voix, de l’autorité et l’assortir parfois d’un petit juron… Là, elle a encore du chemin à faire, la petite.

Le chat, lui, est toujours un peu bizarre : autant il peu encore détaler devant nous, autant il y a encore des endroits dans la maison où je ne sais pas le caresser, autant à d’autres endroits, tout est permis. Notamment chez lui, dans sa pièce où il mange et bizarrement, dans les escaliers !

Avant, il me crachait encore dessus dans les escaliers et maintenant, lorsqu’il vient me chercher pour ses câlins de l’après-midi, au lieu de cavaler devant moi, il marche lentement, tel César présentant ses esclaves au peuple. Aldo Maccione qui vient de pécho et qui se pavane devant elle !

Là, non seulement il avance lentement devant moi, mais en plus, dans les escaliers, il s’arrête minimum trois fois pour recevoir des caresses ! Pas très logique, ce chat. J’en ai parlé à sa mère, qui a passé les 17 ans maintenant, mais elle s’en fiche, tant qu’elle peut dormir dans le divan chez mes parents, se réchauffer les poils derrière le poêle à bois et venir sur mes genoux lorsque je suis là, c’est tout ce qui lui importe.

Quelques fois, le chat adore rester avec nous le matin. Il joue avec sa souris, la vieille chaussette trouée que je lui ai donné (et roulée en boule), il s’excite sur son arbre, il court partout, puis il se couche et nous regarde. Deux jours de suite, nous y avons eu droit. Jusqu’au repas de midi en plus. Mais après, il a beaucoup dormi (pauvre bête fatiguée).

Il n’aime toujours pas que je parte durant quelques jours… Lorsque je reviens, c’est la fête, il ne me lâche plus ! Par contre, il se fiche toujours autant de mon homme… Il ne va pas se faire caresser chez lui, il l’ignore superbement.

En fait, il ne l’aime que lorsqu’il va se coucher (pour récupérer le divan) ou quand il ouvre le frigo ou une boîte de thon. J’ai vu le chat partir en courant lorsque mon mari a ouvert le frigo vers 11h, pour regarder ce qu’on allait manger à midi. Un cas, ce cat !

M’attendant sagement dans ma PAL, j’ai décidé de commencer le mois avec Le cherokee de Richard Morgiève. J’ai eu toutes les difficultés du monde à entrer dans ce récit, à m’y retrouver, à ne pas y perdre pied. La plume de l’auteur ne m’a pas emballée et je n’ai jamais réussi à m’accrocher au récit, aux personnages…

Pour me remettre de cette première déception, j’ai sorti une valeur sûre : À vol d’oiseau – Walt Longmire 08 de Craig Johnson. C’est frais, agréable, les dialogues ne manquent jamais d’humour et le récit ne manque jamais d’un soupçon de roman noir. Et puis, on sait prendre son temps, avec Walt.

La lecture du premier tome avait déjà été en dents de scie, celle du deuxième, Sherlock vs Cthulhu – 02 – Les psychoses neurales de Lois H. Gresh, fut une catastrophe sans nom, faite de soupirs et de sauts de pages. J’arrêterai les frais ici.

Une déception ne venant jamais seule, c’est avec Seule en sa demeure de Cécile Coulon que j’ai continué la série noire (et pas la collection). Ce fut aussi zéro émotion durant ma lecture, comme si le récit et moi évoluions dans des galaxies différentes.

Un western pour repartir du bon pied ! Avec Les femmes d’Heresy Ranch de Melissa Lenhardt, j’ai eu droit à un western féministe où ce sont les femmes qui ont monté un gang. Un récit des plus intéressants, dommage qu’il ait manqué de la nuances dans certains portraits, notamment ceux des hommes. Cela ne m’a pas empêché de vibrer !

Devenir quelqu’un de Willy Vlautin met en scène le parcours initiatique d’un jeune homme dont toute sa vie ne fut qu’une vie de merde. L’histoire a un goût de déjà-vu, mais jamais le récit ne s’encombre du superflu, allant droit au but pour finir par mettre K.O les lecteurs avec une dernière phrase qui fait mal au bide. Un roman sombre auquel il n’aura manqué que de l’empathie pour le personnage principal.

Octobre fut un mois de Bérézina avec certaines lecteurs dont j’attendais beaucoup, notamment avec Kérozène d’Adeline Dieudonné. Ce qui a manqué, c’est un lien entre toutes ces petites nouvelles, autre que la réunion improbable de tout ce petit monde dans une pompe d’essence. Au moins, l’autrice n’a pas perdu la férocité de sa plume, mais cela ne fait pas tout…

Pour se remettre en selle, rien de tel qu’un thriller addictif où l’auteur va jouer avec ses lecteurs. Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry était parfait pour le rôle et j’ai été bluffée jusqu’au bout. J’adore quand on joue ainsi avec moi. Il m’aura juste manqué un peu d’empathie avec tous les personnages, mais ici, c’était secondaire.

J’attendais beaucoup de la lecture de L’hôtel de verre de Emily St. John Mandel, placé par Barak Obama dans sa liste de livres conseillés et bardaf, ce fut l’embardée, je me suis perdue dans le récit, je ne me suis accrochée à rien

Je savais à l’avance que Manhattan Sunset de Roy Braverman ne serait pas un polar comme les autres, puisqu’il avait une touche de fantastique avec la présence d’un fantôme dans ses pages. Par contre, j’aurais préféré qu’il reste une sorte de conscience pour son ancien équipier plutôt qu’un vrai ectoplasme. C’est juste mon avis. Par contre, c’est un vrai polar noir, un hard-boiled et les dialogues étaient savoureux !

Un petit cosy-mystery pour se détendre ? Bretzel & beurre salé – 01 – Une enquête à Locmaria de Margot Le Moal et Jean Le Moal ne révolutionnera pas le polar, mais il offrira tout de même à ses lecteurs un bon moment de détente. N’attendez rien de plus et vous serez satisfait(e)s. Gardez en mémoire qu’il y a un certain parti pris pour les personnages…

Souvent, les romans de Nicolas Beuglet m’envoient au lit moins bête et Le passager sans visage – Grace Campbell 02 n’a pas dérogé à la règle, même si j’aurais mieux aimé ne jamais savoir ! Ce thriller est addictif, une fois commencé, il est difficile de le fermer. Je pointerai juste du doigt le fait que Grace Campbell se sorte de toutes les situations difficiles, mais bon… En tout cas, ce récit est glaçant, horrible. Vivement la suite.

Si au départ  Outlander – Intégrale 01 – Le chardon et le tartan de Diana Gabaldon [LC avec Bianca] m’a emporté, poussé par le souffle de la grande aventure, force est de constater que le soufflé, à un moment, est retombé et que le récit était long et laborieux à la lecture. Trop généreuse avec les détails historique, l’autrice noie ses lecteurs dans des passages inutiles qui rende le récit laborieux. Sans compter qu’il y a trop de pathos. Je ne lirai pas les suites.

Moi qui aime ressentir des émotions lors de mes lectures, avec Le dernier chant de Sonja Delzongle, j’en ai eu pour mes sous. J’ai eu aussi la sensation d’aller me coucher moins bête. Ce polar écologique d’anticipation, dont la première partie est intense, bourrée de suspense et de mystères, se casse un peu la pipe dans le final avec des méchants d’opérette, juste bons pour un Austin Powers, et dans Zorro qui arrive à pic… N’allez pas croire que ces bémols ont gâchés ma lecture, le positif l’emportera sur les points négatifs

Grizzly de Nan Aurousseau est un polar déjanté, fou, burlesque, sombre, sanglant. Bref, en un mot, il est jouissif ! Dans ce roman, tout va s’enchaîner de manière inattendue, tout en restant logique, mais avec une dose de folie, celle de Dan qui se fait des films. Un roman court, intense, jouissif, avec un suspense maîtrisé !

Pour se coucher encore moins bête au soir, je vous propose Sorcières– La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet [LC avec Bianca] qui va nous parler de la place des femmes dans le patriarcat, ainsi que de ces pauvres femmes accusées de sorcellerie alors qu’elles n’en étaient pas. Une étude intéressante, copieuse et éclairante.

Dans ses westerns, Ernest Haycox ne fait rien comme les autres et il le démontre une fois de plus avec Les pionniers, récit parlant de l’exode et l’installation des colons dans l’Oregon. Un western réaliste qui, tout en respectant les codes, les utilise à sa manière, sans sombrer dans les stéréotypes pour les personnages, montrant même du respect pour les femmes et les Indiens qui ne sont pas décrit comme des sauvages emplumés, même si c’est ce que pensent la majorité des colons Blancs. Un western crépusculaire qui prend tout son temps.

Petit pays de Gaël Faye est le récit d’un jeune garçon, peu avant les événements qui se passèrent au Rwanda en 1994… Il voit son monde changer, ses amis prendre d’autres directions (côté obscur de la Force) et sa mère revenir sans son âme après avoir cherché sa famille, des Tutsis. Un récit tout en finesse, sans pathos.

Alienés de Fabrice Papillon est un roman brillant, intelligent, qui mêle habillement la science et la fiction, les scènes dignes d’un blockbuster et celles plus terre à terre d’une enquête pour meurtre. L’auteur nous balade sur Terre et dans l’espace, nous sort des théories qui ne sont pas si folles que ça (le covid est passé par là) et tout cela passe admirablement bien. Mon point d’achoppement sur avec l’aspirante commissaire Louise Vernay qui était un peu trop caricaturale.

Bilan Livresque : 19 Romans

  1. Le cherokee : Richard Morgiève
  2. À vol d’oiseau – Walt Longmire 08 : Craig Johnson
  3. Sherlock vs Cthulhu – 02 – Les psychoses neurales : Lois H. Gresh
  4. Seule en sa demeure : Cécile Coulon
  5. Les femmes d’Heresy Ranch : Melissa Lenhardt
  6. Devenir quelqu’un : Willy Vlautin
  7. Kérozène : Adeline Dieudonné
  8. Les soeurs de Montmorts : Jérôme Loubry
  9. L’hôtel de verre : Emily St. John Mandel
  10. Manhattan Sunset : Roy Braverman
  11. Bretzel & beurre salé – 01 – Une enquête à Locmaria : Margot et Jean Le Moal
  12. Le passager sans visage – Grace Campbell 02 : Nicolas Beuglet
  13. Outlander – Intégrale 01 – Le chardon et le tartan : Diana Gabaldon [LC avec Bianca]
  14. Le dernier chant : Sonja Delzongle
  15. Grizzly : Nan Aurousseau
  16. Sorcières – La puissance invaincue des femmes : Mona Chollet [LC avec Bianca]
  17. Les pionniers : Ernest Haycox
  18. Petit pays : Gaël Faye
  19. Alienés : Fabrice Papillon

Bilan Livresque : 21 bédés & 1 Comics = 22

  1. Orcs et Gobelins – T14 – Shaaka : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard
  2. Catamount – T02 – Le train des maudits : Blasco-Martinez et Bonneau
  3. Catamount‭ ‬-‭ ‬T03‭ ‬-‭ ‬La justice des corbeaux‭ ‬:‭ ‬B. Blasco-Martinez et Bonneau
  4. Catamount – T04 – La rédemption de Catamount : B. Blasco-Martinez et Gaët’s
  5. La Ribambelle – T02 – En Écosse : Jean Roba
  6. Heroic Pizza – Tome 2 – Hasta la pizza, Baby ! : Augustin
  7. Nevada – T01 – L’étoile solitaire : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Colin Wilson
  8. Blacksad – T05 – Amarillo : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  9. Blacksad – T06 – Alors, tout tombe (1ère partie) : Canales et J. Guarnido
  10. Trolls de Troy – T24 – Un caillou sur la tête : Arleston et Jean-Louis Mourier
  11. Trolls de Troy – T25 – On ne badine pas avec les mouches : Arleston et Mourier
  12. Trolls de Troy – Tome 15 – Boules de poils (partie 1/2) : Arleston et J-L Mourier
  13. Trolls de Troy – Tome 16 – Poils de Trolls (partie 2/2) : Arleston et J-L Mourier
  14. Sykes : Pierre Dubois et Dimitri Armand
  15. Je suis Black Panther : Collectif [COMICS]
  16. Mages‭ ‬-‭ ‬T05‭ ‬-‭ ‬Shannon :‭ ‬Jean-Luc Istin,‭ ‬Ornella Savarese et Kyko Duarte
  17. Dracula : Roy Thomas et Mike Mignola
  18. Frankenstein – Le monstre est vivant (Intégrale) : Steve Niles, Kelley Jones et Bernie Wrightson
  19. Enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – T02 – Trois petites souris : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  20. Edgar Allan Poe – Hantise : Louis et Bastien Orenge
  21. Sacrées sorcières (BD) : Pénélope Bagieu et Roald Dahl
  22. La fuite du cerveau : Pierre-Henry Gomont

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2021 [Mois Américain]

Septembre est toujours un gros mois de lecture, grâce au Mois Américain

Cette année, il n’avait pas lieu, mais malgré tout, j’y ai participé pour mon plaisir personnel, même si le plaisir total n’était pas au rendez-vous, faute de partage de lectures avec les autres participantes (heureusement, il restait le Picabo River Book Club sur FB pour partager mes lectures américaines).

Même si je suis loin d’avoir lu tout ce que j’aurais souhaité lire, je m’en sors tout de même avec les honneurs puisque j’ai réussi à lire 22 Romans, 24 Bédés, 4 Comics = 50 lectures.

Au moment où vous lirez cet article (qui ne s’autodétruira pas), j’en aurai bien plus puisque j’ai fait la clôture du Bilan avant le 30 septembre. 50 était un beau chiffre rond et il me convenait bien. Pour ce 30/09, j’en suis officiellement à 60… en 30 jours (des congés vacances et être malade, ça aide à lire).

Au compteur total de mes lectures 2021, j’en suis à 300 lectures (bien plus, maintenant – 310). Le record est à 365. J’espère au moins l’égaler ! Plus, ce serait de la folie… ♪ Les folies sont affaires de vauriens… ♫

Puisqu’il n’y avait pas de Mois Américain officiel, il n’y aura pas de page récapitulative de ce Mois, tout se trouvera sur le Bilan Mensuel, sans distinction.

De toute façon, hormis un roman italien se déroulant en Argentine et une bédé avec Sherlock Holmes, toutes mes lectures furent américaines ou se déroulant aux États-Unis. Ce qui me fait donc 48 lectures pour le Mois Américain (50 – 2 pour les nuls/les en calcul).

3ème meilleur score, ce qui n’est pas si mal pour un Mois Américain non organisé auquel j’ai participé juste pour mon plaisir. Si je n’avais pas clôturé mon Bilan plus tôt, j’aurais pu afficher 10 lectures de plus (58), mais quand on fait un Mois Américain « seule », ça le fait moins, on n’a pas cette même motivation.

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : 43 fiches ! Record battu ! (12 romans, 19 bédés, 10 Comics, 2 mangas)
  • 2017 : 46 fiches ! Record ! (9 romans, 30 bédés, 5 films, 1 série, 1 fiche cuisine)
  • 2018 : 38 billets  (11 romans – 20 BD – 5 films – 2 séries)
  • 2019 : 54 billets (21 romans – 26 BD – 7 Beaux Livres)
  • 2020 : 63 billets (25 romans – 35 BD – 2 comics – 1 série)
  • 2021 : 48 billets (21 romans – 23 bédés – 4 comics)

Attention, certaines critiques n’ont été publiées que sur Babelio et n’ont pas fait l’objet d’une chronique sur le blog, c’est le cas notamment de certaines bédés ou des nouvelles de Craig Johnson, consacrées à Walt Longmire.

Les liens se trouvent insérés dans leurs titres. Ces nouvelles m’ont aussi permis de faire monter le bilan lecture (et pas le bilan carbone).

Comme j’ai encore quelques lectures américaines qui seront publiées en octobre, je continuerai d’apposer le logo du Mois Américain puisque « no rules ».

Ma nièce est toujours satisfaite des services de sa tata et semble penser que je suis la bonne poire pour la pousser sur son petit vélo à trois roues. Elle sait ce qu’elle veut et sait se faire comprendre. Comme lorsqu’elle me donne mes chaussures de sport ou qu’elle m’apporte son gilet et son faux-col pour me faire comprendre qu’il faut sortir !

Elle a appris le mot « oui » (le « non », elle le disait depuis longtemps) et elle le dit d’une manière tellement choupi que je ne peux m’empêcher de sourire.

Elle adore aller mettre du foin à une des jument (ration pour hamster, vu ses petites mains) et ce qu’elle aimerait faire par dessus tout, c’est donner le foin à la jument, pas le poser au sol… La jument est délicate, elle le prendra avec sa lèvre supérieure (elle a déjà sorti plusieurs fois mon smartphone de ma poche arrière sans l’abimer), mais on n’est jamais trop prudent non plus… J’ai déjà senti des dents en donnant une carotte parce que je n’avais pas fait attention.

La petite puce n’est pas avare non plus avec l’autre jument qui a sa loge plus en retrait que la plus jeune. Elle fait tout le chemin, passant à côté des machines de travail de son papy, pour aller déposer la ration d’un lapin nain à la trotteuse (qui s’en contrefiche, elle, n’étant pas gourmande, ni intriguée par le petit Scarabée). Puis, satisfaite, elle fait comme les adultes, elle se frotte les mains.

Minou, lui, est toujours égal à lui-même. Il se laisse caresser à certains endroits de la maison mais pas encore partout. Malgré tout ce que j’ai déjà fait, il lui arrive encore souvent de cavaler devant nous, jamais loin, mais il s’enfuit tout de même. Pffffff….

Il est toujours à la recherche de câlins, par contre, ça, il ne risque pas de les oublier. Si pour le moment, il ne vient plus sur mes jambes, il se colle contre ma cuisse et me regarde amoureusement. Son côté chien est toujours présent, il adore se coucher à côté de mon pied lorsque je suis au PC ou dans le fauteuil à la véranda.

Mes torchons ont toujours la cote, il se vautre dessus, joue avec, les retourne dans tous les sens, leur saute dessus… et passe ses soirées vautré sur le vieux torchon, à la véranda, après avoir regardé les herbes dehors, les fleurs, les oiseaux qui s’y posent. Bref, un putain de belle vie de chat qu’il a !

Au rayon des déceptions littéraires du mois de Septembre, plusieurs livres dont j’attendais passer un bon moment de lecture m’ont donné des sensations inverses.

Ce fut le cas avec Le fleuve des rois qui ne m’a pas emballé et ce fut pire avec La chance vous sourit, que je n’ai pas terminé, l’abandonnant après 2 nouvelles.

Après l’incendie possède une intro trop bavarde, des passages où il ne passe rien qui donnent envie de dormir tant il y a des répétitions.

Quant au dernier titre de Harlan Coben, L’inconnu de la forêt, il manquait cruellement de profondeur, tant au niveau de ses personnages que du scénario. La novella Les agents de Dreamland, elle était tellement tarabiscotée en ce concernait la chronologie que j’ai zappé une grande partie.

September September avait mal commencé puis a redressé la barre. Heureusement que je l’ai continué, sinon, il passait à la trappe aussi.

Les plaisirs littéraires sont venu de tous les autres romans dont vous trouverez les liens vers leurs différentes chroniques. Le temps m’a manqué pour faire un mini texte à chacun. Je leur ai donc adjoint des petits ♥.

Bilan Livresque Mensuel : 22 Romans

  1. Le cheval de discorde – Walt Longmire HS5 : Craig Johnson [Nouvelle]
  2. Les agents de Dreamland : Caitlín R. Kiernan
  3. Vigilance : Robert Jackson Bennett ♥♥♥
  4. Le mystère du tramway hanté : P. Djèli Clark ♥♥♥♥
  5. Joe : Larry Brown ♥♥♥
  6. Les mécanos de Vénus – Hap Collins et Leonard Pine 01 : Lansdale ♥♥♥
  7. September September : Shelby Foote ♥♥
  8. Un vieux truc indien – Walt Longmire HS1 : Craig Johnson [Nouvelle]
  9. Le Diable à la langue fourchue – Longmire HS2 : Craig Johnson [Nouvelle]
  10. Avec du sang sur les mains – Andrea Cort 00 : A-T Castro [Nouvelle] ♥♥♥
  11. Différentes Saisons : Stephen King ♥♥♥♥
  12. Le fleuve des rois : Taylor Brown
  13. La chance vous sourit : Adam Johnson [Pas chroniqué, abandon]
  14. La vénus de Botticelli Creek – Sean Stranahan 03 : Keith McCafferty ♥♥♥
  15. Les prisonniers de la liberté : Luca Di Fulvio [LC avec Bianca] ♥♥♥
  16. Les femmes n’ont pas d’histoire : Amy Jo Burns ♥♥♥♥
  17. Enterre mon coeur à Wounded Knee : Dee Brown ♥♥♥♥♥
  18. Temps Noir : Thomas Mullen ♥♥♥♥♥
  19. Après l’incendie : Robert Goolrick [LC avec Bianca]
  20. L’inconnu de la forêt : Harlan Coben
  21. Les Tambours du dieu noir/ L’Étrange Affaire du djinn du Caire : Clark ♥♥♥
  22. Pasakukoo : Roy Braverman ♥♥♥♥

Bilan Livresque Mensuel : 24 Bédés et 4 Comics = 28

  1. La main de Dieu‭ ‬(L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬1‭ ‬-‭ ‬La peur rouge :‭ ‬Marc Védrines ♥♥♥
  2. La main de Dieu (L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬2‭ ‬-‭ ‬Promotion gangsters :‭ ‬Marc Védrines ♥♥♥
  3. La main de Dieu (L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬3 – L’usurpateur : Marc Védrines ♥♥♥
  4. Edmund Kemper‭ ‬-‭ ‬L’ogre de Santa Cruz‭ ‬[Sérials killers‭ ‬04‭]‬ :‭ ‬Bourgoin,‭ ‬Morvan,‭ ‬Martinez et Vargas
  5. Calvin et Hobbes – Tome 5 – Fini de rire ! : Bill Watterson ♥♥♥♥
  6. Calvin et Hobbes – Tome 6 – Allez, on se tire ! : Bill Watterson ♥♥♥♥
  7. Lucky Luke (Vu par…) – Tome 2 – Wanted Lucky Luke : Matthieu Bonhomme ♥
  8. Renaissance héros Marvel – T4 – Captain America : Rieber et Cassaday ♥♥♥♥
  9. Blacksad – Tome 4 – L’Enfer, le silence : Canales et Guarnido ♥♥♥♥
  10. Jeremiah Johnson – Tome 1 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Jack Jadson
  11. Jeremiah Johnson – Tome 2 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Jack Jadson
  12. La Venin – Tome 1 – Déluge de feu : Laurent Astier
  13. La Venin – Tome 2 – Lame de fond : Laurent Astier
  14. La Venin – Tome 3 – Entrailles : Laurent Astier
  15. Dynastie Donald Duck – T01- Sur les traces de la licorne et autres histoires : Carl Barks [Comics] ♥♥♥
  16. Texas Jack : Dimitri Armand et Pierre Dubois ♥♥♥♥
  17. Black Panther – Tome 1 – L’empire intergalactique du Wakanda (Partie 1) : Ta-Nehisi Coates, Daniel Acuña et Jen Bartel [Comics]
  18. Hercule Potiron – Tome 2 – Hollywood : Pierre Veys et Giancarlo Caracuzzo
  19. Ghost kid : Tiburce Oger ♥♥♥♥
  20. Catamount‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬1‭ ‬-‭ ‬La jeunesse de Catamount :‭ ‬Benjamin Blasco-Martinez‭ ‬et‭ ‬Albert Bonneau ♥♥
  21. Je suis Iron Man :‭ ‬Collectif [Comics]
  22. Death Mountains – Tome 1 – Mary Graves : Christophe Bec et Daniel Brecht ♥♥
  23. Death Mountains – Tome 2 – La Cannibale : Christophe Bec et Daniel Brecht ♥♥
  24. Superman – Terre-Un – Tome 2 : Straczynski et Ardian Syaf [Comics] ♥♥♥♥
  25. Buffalo Runner : Tiburce Oger ♥♥♥♥
  26. Geronimo : Matz et Jef
  27. Undertaker – Tome 6 – Salvaje : Xavier Dorison et Ralph Meye ♥♥♥♥
  28. Dans la tête de Sherlock Holmes – T2 – L’Affaire du ticket scandaleux :  Lieron et Benoit Dahan ♥♥♥♥

 

Bilan Livresque Mensuel : Août 2021

Pour ce Mois d’Août, encore de belles lectures, quelques belles découvertes et des déceptions livresque. C’est le lot de tous les lecteurs et lectrices, surtout si on lit beaucoup, sans jamais s’arrêter.

Parfois, on est sur de passer un bon moment livresque et bardaf, c’est l’embardée, le livre nous tombe des mains… A contrario, lorsque l’on pense lire un roman léger un peu gnian-gnian, on a de temps en temps de belles surprises, le roman se révélant moins bêbête que l’on pensait.

Pour ce Bilan Livresque d’Août, pas de folies dans les scores de lectures, même si j’ai lu des pavés… J’aligne 12 romans, 4 bédés et 2 mangas. 18 lectures, rien de transcendant. Mon objectif de lecture pour 2021 avait été mis à 250 lectures (sur Babelio et Goodreads) et j’y suis car j’affiche 250 lectures ce 25 août.

Même si le Mois Américain officiel n’aura pas lieu en septembre, je compte bien lire américain, à quelques exceptions près (une LC italienne) et bouffer un peu plus de comics.

Attention, malheureusement je vais me retrouver SANS mon précieux PC durant une dizaine de jours, ne vous inquiétez donc pas de ne pas avoir de réponses à vos commentaires durant quelques jours.

Rassurez-vous, Mois Américain oblige (et stakhanovisme aussi), j’ai préparé quelques billets pour accompagner vos matins difficiles en septembre, quand tout reprend : école, boulot, emmerdes… Moi je tâcherai de survivre à ces jours noirs sans mon fidèle assistant. Il me restera mes livres pour le consoler avant nos retrouvailles.

Exceptionnellement, j’ai clôturé mon Bilan Livresque le 25 août et commencé à lire pour le Mois Américain, afin d’avoir assez de billets à poster. Ces livres, bédés, comics seront repris dans le Bilan de Septembre.

Minou continue de m’étonner de jour en jour puisque ce chenapan cavale encore devant moi, trouillard, alors que 10 minutes auparavant, il était collé contre ma cuisse à se faire gratouiller le cou ! Cherchez pas docteur.

Au rayon des nouveautés, je l’ai abandonné 4 jours, tout seul, avec mon homme (avant que mon homme ne l’abandonne à son tour pour me rejoindre, le laissant tout seul 1 jour et demi).

Le premier jour de mon départ, mon homme n’a pas vu le chat de toute la journée, même  l’heure de la bouffe. Il l’a croisé quelques fois le deuxième jour et c’est seulement le troisième jour, au matin, que le chat a passé du temps avec lui, parce que mon mari était en cuisine et qu’il avait du lard !!!

Lors de notre retour (enfin, surtout du mien), c’était la fête à la maison, le chat était tout fou, cherchant les câlins, jouant avec ses souris dont il a réussi à en expédier une dans le canapé (elle avait dû s’accrocher à sa griffe pour réussir ce lancer).

Toujours aussi accro à moi, ce petit poilu continue de réclamer des câlins l’après-midi, de plus en plus tôt, parfois même deux fois sur l’après-midi… Il miaule à côté de ma chaise, insiste à fond si je fais semblant de rien, se couche à côté de moi (sur le sol) et fait le siège.

Dernièrement, comme je faisais un peu trop semblant de rien, il a posé ses pattes avant sur ma jambe, chose qu’il n’avait jamais faite ! Poser ses pattes sur le divan, pour me signaler que là, faut vraiment que j’aille le soigner, oui, mais sur ma jambe, jamais ! S’il avait eu le courage de pousser le vice un peu plus loin, il aurait pu sauter sur mes genoux pour me pourrir la vie au PC, comme sa mère a toujours fait ! mdr

Ma nièce pousse à son aise, elle adore toujours sa tata qui la promène à vélo et qui lui laisse manger dans son assiette, ses tartines, ses biscuits, sa soupe…

Elle est toujours réceptive au « pas bouger », elle reste bien immobile (ce qui permet d’aller chercher deux bricoles sans qu’elle ne fasse des bêtises) et l’autre jour, après mon retour, je lui ai fait comme au chien : j’ai ébouriffé sa tête en disant « bon chien » et j’ai eu droit à un super câlin de sa part car elle m’a serré la jambe, toute contente.

Bref, l’ordre du « pas bouger » marche avec les chiens, une de mes juments et ma nièce.

Au rayon des découvertes improbables, il y avait Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête – 01 de S.J. Bennett, offert par mon père et qui s’est révélé bien plus intéressant que je l’aurais cru, plus intelligent et en aucun cas neuneu.

Par contre, j’attendais beaucoup de Nos corps étrangers de Carine Joaquim et je suis passée royalement à côté, la faute à la multiplicité des sujets abordés par l’auteur qui ne m’ont jamais émus car trop nombreux et survolés. Le final était hautement dramatique et horrible.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu les enquêtes du duo de policiers Franck Sharko & Lucie Hennebelle – 08 – Angor de Franck Thilliez et ce fut un plaisir de revenir vers eux car leur enquête fut addictive au possible et, une fois de plus, bien violente.

À Vif de René Manzor est un roman policier aux allures de thriller glauque qui va jouer avec ses lecteurs jusqu’au bout. J’ai apprécié cette lecture, car son scénario n’avait rien de banal (même si j’avais déjà connu ce genre de « truc » dans un autre roman) et il est allé dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas. Mon bémol sera pour la résolution de l’enquête qui arrive un peu trop vite.

Roman policier est atypique, Le Nouveau de Keigo Higashino [LC avec Rachel] a un déroulement de polar conventionnel, mais se présente face à vous avec des multiples tiroirs qui, à première vue, sembleront anodins, mais ne le seront jamais. Il m’a déboussolée et j’ai aimé ça ! Brillant et intelligent, cette enquête à tiroirs.

Le déluge revu à la sauce d’Eric-Emmanuel Schmitt, je suis pour ! Avec La Traversée des temps – 01 – Paradis perdus, l’auteur nous plonge dans une saga époustouflante qui commence il y 8.000 ans avant un certain JC. C’est un fabuleux récit, à tel point que même dans les moments plus calmes, je ne me suis pas ennuyée, je n’ai sauté aucune page et j’ai dévoré ce pavé en deux malheureux jours. Je serai au rendez-vous pour la suite.

Il est toujours plaisant de se laisser porter par une enquête du duo Loveday & Ryder – Tome 4 – Le secret de Briar’s Hall de Faith Martin [LC avec Bianca] car sans se presser, on arpente le Oxford des années 60, on apprend que nous les femmes n’avions aucun droit (sauf de se taire)… J’apprécie le duo qui se complète, les atmosphères du roman et pour le dénouement, je n’avais rien vu venir. Une bouffée d’air frais, ce cosy mystery.

Ma seconde déception du mois sera pour Là où vont les belles choses de Michelle Sacks dont j’attendais beaucoup aussi et qui n’a pas réussi à me faire ressentir d’autres émotions que l’ennui, la plupart du temps. Tout les éléments étaient réunis pour que je succombe et pas moyen ! Oh, j’ai senti venir le drame, j’ai compris de suite le gros mensonge, j’ai compris que Dolly se voilait la face, protégeait son innocence, mais je ne suis jamais entrée en empathie avec elle et je le regrette.

Bluebird, bluebird d’Attica Locke est un roman Noir poisseux comme le sang car rempli de racistes d’un autre niveau que le raciste primaire : le nazi nostalgique (♫ Anne, ma soeur Anne ♪) qui estime que le monde se divise en deux catégories : les Blancs et les autres basanés. Les deux ne pouvant se mélanger, pour eux, selon eux. Ce roman Noir doit se lire lentement afin de bien s’imprégner des lieux. L’intrigue, qui semble classique, ne l’est pas. Le scénario, qui semble banal au départ, va se révéler bien plus riche qu’on ne le pense… Il ne m’aura manqué que l’attachement aux personnages et les émotions fortes que j’aurais aimé ressentir. Ce sera mon seul bémol.

Commencé en juillet et poursuivit sur le mois d’août, Le bouquin des méchancetés et autres traits d’esprit de François-Xavier Testu ne se lit pas d’une traite, ce serait impossible et indigeste. Non, il faut picorer quelques belles réparties, quelques bons mots, quelques méchancetés un peu tous les soirs ou au petit-déjeuner.

Même si le temps est merdique, j’ai pris ma pelle et mon seau et direction la mer du Nord pour Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette – 02 – À Knokke-le-Zoute ! de Nadine Monfils [LC avec Bianca]. Ce fut un pur moment de plaisir, une bouffée d’air frais.

Ma dernière lecture du mois fut la plus difficile, le plus émotionnellement dure. L’oiseau bleu d’Erzeroum de Ian Manook parle du génocide Arménien, que certains disent n’avoir jamais eu lieu. Mon Dieu (où était-il, je ne le sais pas), le premier chapitre était déjà d’une violence rare, mais ensuite, que dire…

Gorge nouée, tripes liées, me demandant comment on pouvait faire subir ça à d’autres êtres humains, tout ça au nom d’un Dieu miséricordieux (gros manque de logique) qui est le même pour les Musulmans et les Chrétiens. Au Chapitre 9, le barrage se rompt, les chutes du Niagara coulent de mes yeux. Oui, il est dur, oui il est violent, oui la violence des tortionnaires est purement gratuite, mais fallait que je le lise. Un coup de coeur.

Bilan livresque Août : 12 romans

  1. Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01 : S.J. Bennett
  2. Nos corps étrangers : Carine Joaquim
  3. Franck Sharko & Lucie Hennebelle – 04 – Angor : Franck Thilliez [638 pages]
  4. À Vif : René Manzor
  5. Le Nouveau : Keigo Higashino [LC avec Rachel]
  6. La Traversée des temps – 01 – Paradis perdus : E-E Schmitt [576 pages]
  7. Loveday & Ryder – 04 – Le secret de Briar’s Hall : Faith Martin [LC avec Bianca]
  8. Là où vont les belles choses : Michelle Sacks
  9. Bluebird, bluebird : Attica Locke
  10. Le bouquin des méchancetés et autres traits d’esprit : F-X Testu [1184 pages]
  11. Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette – 02 – À Knokke-le-Zoute ! : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  12. L’oiseau bleu d’Erzeroum : Ian Manook

Bilan livresque Août : 4 Bédés / 2 Mangas

  1. Golgotha – Tome 1 – L’arène des maudits : Alcante et Enrique Breccia
  2. Black Butler – Tome 30 : Yana Toboso
  3. Je suis un assassin (et je surpasse le héros) – Tome 1 : Hiroyuki Aigamo, Tozai et Matsuri Akai
  4. Orcs & Gobelins – Tome 12 – Pest : Sylvain Cordurié et Bojan Vukic
  5. Orcs et Gobelins – Tome 13 – Kor’Nyr : Sylvain Cordurié et Pierre-Denis Goux
  6. La brigade des souvenirs – Tome 1 – La lettre de Toinette : Carbone et Cee Cee Mia

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2021

Après un Bilan Livresque de Juin phénoménal, j’ai eu une passe à vide début Juillet et au lieu de lire, j’ai fait autre chose, le temps que mon cerveau se repose et que je puisse repartir de bon pied.

Bon, ce n’est pas avec le score de Juillet que je vais faire diminuer durablement et véritablement ma PAL… Même le score de Juin n’y a rien fait. Pour ça, ce n’est pas lire plus que je devrais faire, mais acheter moins de livres (vœu pieu et impossible à tenir).

Au moins, j’ai réussi à sortir 3 pavés de cette foutue PAL et pour le moment, je fais honneur au challenge du Pavé de l’été (Sur mes brizées). J’en ai profité pour lire quelques bédés durant les beaux jours de juillet et je me suis même permise des relectures des aventures des Trolls de Troy.

Pour ce Bilan Livresque de Juillet, j’ai lu 14 romans et 16 bédés (30 lectures). Mon score Babelio est à 232 lectures pour le moment (pour l’année 2021, bien entendu).

Ce score se divise de la sorte : 114 romans et 106 bédés, 6 comics et 6 mangas. Oui, faudrait que je lise plus de comics si je veux faire diminuer leur nombre (et découvrir tout ce que je veux découvrir !).

Au rayon des mauvaises nouvelles, le chat Hannibal n’a rien trouvé de mieux que d’aller se mettre à l’intérieur du capot de la camionnette de mon père… Pas besoin de vous expliquer comment le chat a terminé sa vie… Lui qui avait peur des voitures, il a fallu qu’il aille se mettre là où aucun chat ne devrait aller se mettre.

Sa vie trépidante de chat qui sautait partout et qui avait la joie de vivre s’est terminée, pour notre grande peine, même s’il savait être exaspérant. Il y a un vide chez mes parents depuis son trépas.

Plus de truc poilu qui vous saute dessus, plus de grand fou qui surgit dont ne sait où, plus de jurons de ma mère disant « nom de dieu, descends de là, Hannibal » ou « tu vas valser dehors »…

Je ne le verrai plus passer, le sourire aux babines, quand ma mère le prenait sous son bras, comme un sac de patate, pour le foutre dehors, ses yeux disant que de toute façon, il reviendrait.

Plus jamais il ne fera d’acrobaties un peu folle pour arriver à sauter sur mon dos, alors que je suis pliée en deux pour essayer de rattacher une barrière à la main, plus jamais il ne jouera avec la floche du fouet, plus jamais il n’ira se coucher juste dans le rond où tourne un jument. Plus jamais il ne nous fera tourner en bourrique…

Ma seule consolation est de me dire que durant les 27 mois qu’il a passé chez mes parents, il a eu une belle vie. On ne sait d’où il venait, s’il avait été perdu ou abandonné ou s’il s’était fait la belle pour voir d’autres horizons.

En tout cas, il avait son nid chez nous et jamais je n’avais vu un chat aussi tenace pour rentrer à la maison par tous les moyens. À force, il s’était imposé, tel un envahisseur. Il me manque… C’est vide sans lui.

Le dimanche avant qu’il ne décède, il était venu sur mes genoux, se faire câliner. J’étais assise sur les marches, dehors, et Arya en profitait pour se frotter dans mon dos. Puis, le chipie n’a rien trouvé de mieux que de passer sur mes genoux, marchant allégrement sur Hannibal qui a décidé de quitter le confort de mes jambes… C’était son dernier câlin. 😥

Minou, lui, continue sa petite vie de pépère. Il squatte le divan au matin et au soir, dès que mon mari va se coucher. Il monopolise le torchon de la véranda (il en a 2 superposés maintenant, car le vieux était tout troué) et l’autre soir, il a dormi comme un bienheureux sur le sol (enfin, sur les torchons).

Il est toujours en demande de câlins le matin et l’après-midi, et lorsque je suis là, il ne se gêne pas pour venir me les réclamer. Obligée de monter avec lui dans sa pièce, il faut le brosser et lui gratouiller le poitrail, assise sur le lit. Puis, ensuite, il pieute à côté de moi, cuisses contre cuisses.

Ma nièce est entrée dans sa phase de mimétisme et elle fait comme les grands. Autrement dit, quand on rit, elle se marre aussi, quand je prends un biscuit, elle me le chipe toujours et quand elle est sur son petit vélo, elle en descend, elle marche à côté et quand elle est avec moi, elle prend la laisse de la chienne et veut la lui attacher à son collier.

Dernièrement, j’ai accroché la chienne et ai tendu la laisse à la pioupioutte qui l’a prise et a avancé, avec la chienne derrière elle (sous ma surveillance). Chienne qui marchait tout doucement, ne comprenant pas bien pourquoi la laisse était tenue par ce petit machin qu’elle adore lécher.

Je ne l’ai pas laissé trop longtemps faire parce que si le chien change de côté, avec la laisse dans les jambes, la petite prendrait un billet de par terre et ça, je ne veux pas. Mais elle a fait des « doudouces » au chien et maintenant, elle veut bien en faire aux chevaux. On progresse !

Passons aux lectures du mois…

Retour à un vieil amour avec La mer éclatée – Intégrale de Joe Abercrombie qui est de la très bonne fantasy, réaliste, cynique, noire, sans concession, sans happy end bisounours et où les personnages ne se soucient pas d’être aimé, car être craint dure plus longtemps !

1794 de Niklas Natt och Dag possède un contexte historique bien présent, sans jamais être indigeste. C’est un thriller/roman noir où les personnages sont réussis, réalistes et où le Méchant n’est pas d’opérette. Ici, la misère n’est pas moins pénible parce qu’on est au soleil. Une véritable réussite !

1991 de Franck Thilliez (quel bond dans le temps) possède pas moins de deux enquêtes : une ancienne non résolue et une nouvelle. Tout est maîtrisé chez l’auteur, autant son récit que ses personnages et son nouveau roman, addictif au possible, mettra le rythme cardiaque des lecteurs à mal. Une réussite de plus pour l’auteur.

Helstrid de Christian Léourier est un huis-clos sur une autre planète, où les conditions climatiques sont dantesques et où les I.A gèrent tout à la place des Hommes. L’inconvénient de cette novella, c’est que le personnage principal, Vic, est archi chiant et qu’on ne s’attache pas du tout à lui. Malgré tout, j’ai apprécié cette LC avec Rachel.

Quel plaisir magnifique ce fut de lire Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! de Nadine Monfils qui a mis Bruxelles au cour de son roman, ainsi que son parler particulier. Ce roman policier m’a mis le cœur en mode joyeux.

Voilà un genre que je ne lis jamais et j’ai décidé de m’y mettre un peu : la poésie ! Avec un grand classique que sont Les Fleurs du Mal de Charles Beaudelaire. Depuis le temps que ma copinaute Stelphique me menaçait des pires représailles si je ne sortais pas ce recueil de mes étagères… C’est fait ! J’ai apprécié ma lecture, j’ai pris le temps de le lire, mais je n’arrive pas à pondre une chronique satisfaisante… Ça va viendre un jour.

La magnifique couverture m’avait attirée. Malheureusement, Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon ne m’a pas enthousiasmé plus que ça. Un début assez long, ennuyant (pour moi), des personnages qui ne m’ont pas fait vibrer, qui ne marqueront pas ma mémoire, aucune émotions ressentie durant la lecture et un final assez vite expédié.

Ce devait être une LC avec Bianca, mais cette dernière est descendue du camping-car assez vite et j’ai continué l’aventure toute seule. Oui, Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa possède des longueurs, je les ai ressenties après avoir dépassé plus de la moitié du livre (vers la page 560), oui, le récit n’est sans doute pas réaliste, mais malgré tout, j’ai apprécié ce petit voyage qui m’a apporté quelques belles émotions.

Origines de ‬Franck Thilliez‭ est une courte nouvelle de 25 pages qui fait un effet boeuf. Comme quoi, la taille ne fait pas tout…

La chasse de Gabriel Bergmoser avait tout pour ma plaire, pourtant, mes débuts furent laborieux et j’ai même failli déposer le roman sans le terminer. Pourtant, je me suis accrochée encore un peu et j’ai été récompensée par une montée d’adrénaline. Le suspense et l’action étaient bien présents, c’est tout ce qui me restera de cette lecture. Pas de profondeur scénaristique, personnages un peu trop stéréotypés (surtout les méchants bas du front) et un récit violent juste bon pour faire des scènes d’action.

Après la chasse, il est normal de lire Le Gibier de Nicolas Lebel. Pas de capitaine Mehrlicht mais un commissaire Starski (sans Hutch). Là, Lebel nous a fait de la révolution dans le polar : on commence classique et puis, tout explose ! Génial. Mon problème est que j’avais capté avant tout le monde… Je suis perspicace, moi, parfois.

Puisque j’ai commencé la poésie, autant continuer avec Habitant de nulle part, originaire de partout de Souleymane Diamanka. Ses textes sont très beaux à lire, Souleymane jouant avec les mots, leur musicalité. D’ailleurs, ces textes, il faudrait les lire à voix haute. Je me suis contentée de les lire dans ma tête, en mettant les coupures là où il le fallait. J’ai lu les mots comme si je faisais du slam, d’ailleurs, c’était la voix de Grand Corps Malade qui parlait dans ma tête.

L’été sans retour de Giuseppe Santoloquido m’a transporté en Italie. Chiara, une jeune fille du village a disparu. Ce roman est avant tout l’occasion pour un personnage, Sandro, de parler de sa vie au village avant le drame, de la mentalité étriquée des gens, des petits esprits de clocher et de montrer combien l’Homme peut se transformer en un salopard de la pire espèce, lorsqu’il est en meute. Sans oublier le côté charognard des médias.

Bilan Livresque Juillet : 14 romans

  1. La mer éclatée – Intégrale : Joe Abercrombie (864 pages)
  2. 1794 : Niklas Natt och Dag
  3. 1991 : Franck Thilliez
  4. Helstrid : Christian Léourier [LC avec Rachel]
  5. Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  6. Les Fleurs du Mal : Charles Beaudelaire
  7. Le Prieuré de l’Oranger : Samantha Shannon (958 pages)
  8. Origines :‭ ‬Franck Thilliez
  9. Tout le bleu du ciel : Mélissa Da Costa (838 pages)
  10. Toucher le noir : Yvan Fauth et Collectif
  11. La chasse : Gabriel Bergmoser
  12. Le Gibier : Nicolas Lebel
  13. Habitant de nulle part, originaire de partout : Souleymane Diamanka
  14. L’été sans retour : Giuseppe Santoloquido

Bilan Livresque Juillet : 16 bédés

  1. Légende – Tome 7 – Neiges : Julie Swolfs, Ange et Stéphane Collignon
  2. Légende – Tome 8 – De mains de femmes : Swolfs, Stéphane Collignon et Ange
  3. Le loup en slip – Tome 5 – Le loup en slip passe un froc : Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet
  4. Blacksad – Tome 3 – Ame rouge : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Le Prince de la nuit – Tome 8 – Anna : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  6. Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  7. Peau d’Homme : Hubert et Zanzim
  8. L’Arabe du futur – Tome 1 – 1978-1984 : Riad Sattouf
  9. Trolls de Troy – Tome 12 – ‬Sang famille : Arleston et Mourier‭
  10. Trolls de Troy – Tome 13 – La guerre des gloutons : Arleston et Mourier
  11. Trolls de Troy – Tome 17 – La Trolle impromptue : Arleston et  Mourier
  12. Trolls de Troy – Tome 18 – ‬Pröfy blues : Arleston et Mourier
  13. Assassin’s creed : Conspirations – Tome 1 – Die glocke : Guillaume Dorison et Jean-Baptiste Hostache
  14. Assassin’s creed : Conspirations- Tome 2 – Le projet Rainbow : Guillaume Dorison et Patrick Pion
  15. La guerre des orcs – Tome 1 – L’art de la guerre : Olivier Peru et Daxiong
  16. La guerre des orcs – Tome 2 – Guerre et paix : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2021

Si l’année dernière à la même époque nous étions confinés sous le soleil, les températures de cette année sont nettement moins hautes et mon bronzage laisse à désirer.

J’avais réussi à lire 18 romans en 2020 et ce beau score n’est pas au rendez-vous pour Avril 2021 ! Mais au moins, nous ne sommes plus autant confiné qu’il y a un an, c’est plus cool, si j’ose dire (enfin, chez nous, dans les autres pays, on ne se marre pas vraiment). Mais le schmilblick n’a pas fort évolué.

En tout et pour tout, j’ai réussi à lire 13 romans (dont un pavé de plus de 1.100 pages) et 8 bédés = 21 lectures. Oui, je peux mieux faire .

Minou, lui, continue son petit bonhomme de chemin, jonglant entre l’appel aux câlins ou la fuite. Même si ça va beaucoup mieux qu’il y a 1 an (niveau fuite en avant) et qu’il y a deux ans.

Toujours in love de la véranda, toujours en adoration pour le vieux torchon troué sur lequel il se vautre et surtout, accro totalement à la brosse ! Il adore tellement ça, que je le brosse trois fois par jour et croyez-le ou non, mais je viens toujours avec des poils (le sac à poils était rempli !).

Monsieur exige des câlins à mon réveil, se fait brosser avant de recevoir ses croquettes du matin (qu’il mangera après), vient quémander des gratouilles lorsque je bois mon café, s’impatiente lors de mon petit déjeuner pour que je remonte avec lui afin qu’il puisse venir se vautrer sur mes genoux (addict aux câlins, je vous dis !).

Après, il est fatigué et monsieur chat reste dormir sur le divan ou alors, il redescend avec moi et joue avec le pauvre torchon ou sa souris. Ça dépend des jours. Mais on voit qu’il aime passer du temps avec nous (surtout avec moi parce que quand mon mari disparaît, ça ne lui en touche même pas une, alors qu’avec moi, oui).

Avant, il me fichait la paix avec ses demandes de câlins jusque 15h30 mais ces derniers jours, il était là à faire le siège près de mon PC dès 13h30 !

Sa mère a toujours aimé m’emmerder lorsque j’étais devant le PC, me sautant dessus et monopolisant l’un de mes bras et son fiston fait presque le même, le saut sur les genoux en moins, mais les miaulements plaintifs en plus. Impossible de résister…

Intelligente comme je suis (arrêtez de rire), j’avais remarqué que si je me mettais à la véranda, il me fichait la paix puisqu’il passait du temps près moi (couché à mes pieds). Je pouvais lire, siester, lui se contentait de pieuter sur le torchon.

Le système a parfois ses limites s’il veut vraiment des câlins… J’étais toute contente d’avoir réussi à le caresser dans la véranda lorsqu’il a poussé son miaulement de pauvre chat en manque… Ok, j’ai compris, le chat, je vais aller te brosser ! Il aura ma mort !

Bizarrement, lorsqu’il m’invite à le suivre, il ne fuit pas dans les escaliers, il  prend son temps, me montrant le chemin… Faut que je lui donne ses 1.356 coups de brosse réglementaire, que je lui gratouille le cou, assise sur le lit (le livre est permis) et monsieur s’endort ensuite, roulé en boue à mes côtés, la conscience tranquille… et moi je peux bouquiner en paix !

Et lorsque je redescends, il me suit et va s’installer devant la porte-fenêtre de la véranda, regardant les oiseaux, s’offusquant qu’un autre chat puisse passer sur SA terrasse ou sciant des bûches durant des heures, attendant que sa possession (moi) remonte en haut à l’heure du repas du soir (17h30) pour encore recevoir des coups de brosse.

Comme tous les chats, il considère l’humain comme son esclave et il a bien compris le fonctionnement… Mais je ne lui en veux pas, je râle juste pour qu’il n’abuse pas.

Ma nièce est en pleine forme aussi, à même pas 16 mois, cette petite chose pleine d’énergie a plus d’un tour dans son sac.

La dernière fois, elle est allée décrocher son petit manteau de la chaise et me l’a apporté pour me faire comprendre qu’elle voulait aller dehors et ensuite, une fois dehors, elle m’a guidé vers son petit vélo à trois roues… Alors j’ai été la promener… Comme les chats, elle a tout compris !

Passons maintenant au récap du bilan lectures mensuelles !

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La Pierre du remords – Konrad 03 d’Arnaldur Indriðason est le troisième tome avec Konrad, mais je n’ai pas eu de soucis pour me couler dans l’histoire et apprécier le personnage qui n’est pas très éloigné d’Erlendur : taciturne, blessures d’enfance, ne lâche rien, prenant le temps de bien faire les choses. C’est lent mais c’est bon.

Jusqu’à présent, les romans de Sandrine Collette m’avaient tous plu, certains devenant même des coups de coeur marquants. Son roman de 2021, Ces orages-là, restera dans ma mémoire parce que je suis passée à côté de l’histoire, de son personnage principal. C’est l’histoire d’une rencontre qui n’a pas eu lieu entre nous, mais je vous invite à vous faire votre propre avis car je suis à contre-courant des opinions majoritaires.

Le dernier de Stephen King est un recueil de quatre nouvelles. Si ça saigne réussi à proposer des nouvelles qui ne lèsent pas le lecteurs, qui ne le laissent pas sur sa faim et où la patte du King se reconnaît sans soucis.

Pour se refroidir, ou tout simplement relativiser, il faut lire Lëd de Caryl Férey. Ce roman noir de l’extrême (on est en Sibérie, dans la ville la plus pollué du monde) dont les crimes mystérieux ne servent qu’à dénoncer les systèmes pourris du pays (Russie) est brut de décoffrage mais possède une certaine poésie dans ses personnages, cabossés, vivant dans un lieu qui n’accorde aucun répit. Un régal littéraire.

Erectus – 02 – L’armée de Darwin de Xavier Müller [LC Bianca] est le genre de roman à faire dresser… les poils sur les bras ! Le virus fait régresser des Humains en homo erectus et l’home sapiens ne rêve que les éradiquer (ou parquer dans des réserves). Évitant une resucée du premier tome, l’auteur est parti sur un autre terrain et les surprises étaient au rendez-vous. Dommage que le Méchant ait été si manichéen alors que tous les autres personnages étaient travaillés.

Il y des jours comme ça… Vous ouvrez le dernier roman d’une auteure que vous appréciez et rien ne se passe… La chair de sa chair de Claire Favan m’a donné l’impression de regarder un film (série) mal joué ou mal doublé, un film où les acteurs avaient été mal castés ou mal dirigé par le réalisateur. Si on ne croit pas au récit que l’on lit, tout s’écroule et on ne l’apprécie pas, comme un plat insipide.

Au bal des absents de Catherine Dufour est inclassable car il mélange le roman fantastique avec le policier, le roman noir, le feel-good (oui, j’ai ri malgré tout), l’épouvante, l’horreur… Classement dans les coups de cœur de l’année ! Une lecture comme j’aimerais en faire plus souvent. Addictif à tel point que j’ai tout dévoré d’un coup.

Direction la Russie avec Les Disparues du tableau de Daria Desombre. Plaisir de retrouver le duo Macha Karavaï et Andreï Yakovlev, de plus, c’est une lecture qui comblera les fans de romans policiers qui souhaitent lire autre chose que leur came habituelle, se dépayser et de se frotter à un tueur qui n’a rien d’un colonel Moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque. zdorov’ye !

Non, l’exode de 1940 n’a rien de drôle, la drôle de guerre non plus, pourtant, avec le Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre [LC Bianca], l’auteur arrive à nous donner des émotions sans pour autant en oublier l’humour, qu’il distille avec pertinence dans son récit flamboyant aux personnages travaillés, qui évoluent. J’ai adoré !

Comment tenir en haleine des lecteurs durant 1.176 pages ? Avec Les Somnambules, l’auteur Chuck Wendig y arrive sans soucis, sans pour autant la jouer blockbuster, sans jamais devenir redondant, sans jamais lasser son lecteur tant son récit est intelligent, ses personnages réalistes et son récit ancré dans notre monde, bien qu’ayant été écrit avant la pandémie covid19. Un putain de super roman apocalypse.

Friday Black de Nana Kwame Adjei-Brenyah est un recueil de nouvelles dont la première m’a touché en plein cœur, me le retournant comme une chaussette. Si le reste était du même acabit, il allait finir en coup de cœur, en jouissance littéraire, en plat dont on se relèche les babines. Hélas, si l’entrée était magnifique, d’une justesse douloureuse, violente, montrant parfaitement le mépris des Blancs envers les Noirs, les suivantes m’ont déroutées en partant dans d’autres univers comme la dystopie, le fantastique et l’horreur. Je n’ai même pas terminé le roman…

En commençant à lire Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie, j’ai cru que j’allais de nouveau planter ma lecture. La cause ? La manière dont est écrit ce roman : dialogues inclus dans les phrases, peu de ponctuation et une manière de tourner ses phrases bizarrement. Puis j’ai compris… Le narrateur est un taulard peu instruit qui nous raconte son enfance. Accrochez-vous parce que c’est d’une violence insoutenable si vous ne vous blindez pas un minimum. Mais putain, que c’est beau comme roman !

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Pierre du remords – Konrad 03 : Arnaldur Indriðason
  2. Ces orages-là : Sandrine Collette
  3. Si ça saigne : Stephen King
  4. Lëd : Caryl Férey
  5. Erectus – 02 – L’armée de Darwin : Xavier Müller [LC avec Bianca]
  6. La chair de sa chair : Claire Favan
  7. Au bal des absents : Catherine Dufour
  8. Les Disparues du tableau : Daria Desombre
  9. Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre [LC Bianca]
  10. Les Somnambules : Chuck Wendig  (1.174 pages)
  11. Friday Black : Nana Kwame Adjei-Brenyah
  12. Le démon de la colline aux loups : Dimitri Rouchon-Borie
  13. La Fureur des hommes : Charles O. Locke

Bilan Livresque Mensuel : 8 Bédés

  1. Wild west – Tome 2 – Wild Bill : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  2. Nains – Tome 20 – Svara du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  3. Blanc autour : Wilfrid Lupano et Stéphane Fert
  4. Imbattable – Tome 1 – Justice et légumes frais : Pascal Jousselin
  5. Héroïc’ Pizza – Tome 1 – Pepperoni power : Augustin
  6. 109, rue des soupirs – Tome 1 – Fantômes à domicile : Mr Tan et Yomgui Dumont
  7. Sherlock Fox – Tome 1 – Le chasseur : Jean-David Morvan et Du Yu
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – Tome 3 – Le voleur aux cent visages : Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Gess

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2021

Quoi d’neuf docteur pour ce mois de Janvier 2021 ? Rien de neuf sous le soleil (ou sous la pluie), juste des nouvelles lectures, une PAL qui monte plus souvent qu’elle ne descend et des nouveautés qui arrivent avec la rentrée littéraire et qui vont encore venir exploser mon compteur PAL.

Mon Bilan Livresque de Janvier est honorable. Je suis dans la normalité, ni plus, ni moins et pas de démarrage en trombe car qui veut voyager loin ménage sa monture, ou qui veut lire un max sur l’année ne commence pas par se fatiguer.

Pour le moment, j’ai lu plus de livres qu’il n’y a de vaccinés, c’est-à-dire 11 Romans, 16 Bédés et 1 Manga (= 28 lectures). Attention, dans mes romans, j’avais deux pavés énormes : un de 1050 pages et l’autre de 900…

Si j’additionne mes pages lues, ça fait un sacré nombre (5104 pages lues). Non, je ne suis pas dopée, même pas à l’insu de mon plein gré. Juste au café…

Minou de son côté continue de progresser. Il passe sa journée dans le divan en haut, pendant que nous sommes en bas, mais depuis le nouvel an, mon mari sait remonter les escaliers et donc, au soir, il se pose dans le divan de Minou.

Si au départ le poilu n’a pas osé monter sur mes genoux et s’est contenté de se vautrer sur le gros coussin à mes côtés, il a été s’acheter une dose de courage et depuis quelques temps, il n’hésite plus à sauter sur mes genoux, à s’y installer (tout en dardant sur mon homme son regard de braise qui doit vouloir dire « casse-toi d’là »), à ronronner et dernièrement, à y pieuter !

Lorsque mon mari monte se coucher, le chat court se planquer sous la table (des fois qu’il voudrait le tuer) et revient ensuite reprendre son dodo là où il l’avait terminé. Non mais, des fois !

Dernièrement, il a même osé aller se coucher à sa place, au fond du divan, à côté de mon mari. Que de progrès.

Dans les escaliers, lorsque le chat et moi, nous nous croisons, c’est toujours la fuite en avant (comme si j’allais lui shooter dedans) mais ça cavale moins vite, il prend des risques, ne s’enfuit qu’au dernier moment (il aime la vie dangereuse), tout en vérifiant que je suis dans son sillage, si c’est l’heure de manger…

Ne déviez pas du chemin pour brancher la bouilloire électrique pour votre café, le Minou viendra vous rappeler d’un miaulement que ce n’est pas l’heure pour ça mais pour les croquettes… Hé ho, le café, ça attendra, moi je veux mes croquettes !

C’est grâce à la chronique de Sharon que j’ai enfin sorti de ma biblio Dans la vallée de l’ombre de la mort de Kirk Mitchell, roman policier historique qui se déroule durant la guerre de Sécession. C’est un récit qui prend son temps, qui nous plonge dans un bain de sang, sans jamais virer au glauque, sans jamais devenir lourd et qui nous expédie, avec un réalisme glaçant, dans la Guerre de Sécession.

À cause de Dealer De Lignes, j’ai acheté Le Voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson, qui est totalement en dehors de mes sentiers battus, même si c’est tout de même une enquête sur un vol… Un vol particulier dans un musée : des plumes d’oiseaux rares afin de monter des mouches pour la pêche. Non, ne soupirez pas d’ennui car le roman est super intéressant et je n’avais pas envie de reposer le livre qui m’a tenu en haleine durant tout le temps.

Je me devais de terminer la trilogie de Don Winslow et je me suis attaquée à La Frontière – Art Keller 03, roman sur la drogue, les cartels, la D.E.A, les prisons, mais pas que… C’est un roman sombre, glaçant, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule. Bref, un putain de coup de coeur !

La loi des hommes de Wendall Utroi [LC avec Bianca] n’est pas qu’un roman policier historique, c’est aussi un roman noir car les conditions sociales sont mises en avant par l’auteur à tel point qu’on se croirait dans un Dickens rythmé. Dans ce roman, les gens mentent, cachent des choses et il faudra de la persévérance à l’enquêteur pour démêler le vrai du faut. Un récit sombre mais non dénué d’émotions.

Depuis le temps que je me dis qu’il est temps que je découvre les auteurs Coréens, c’est maintenant chose faite avec Eté, quelque part, des cadavres de Yeon-Seon Park qui est un roman policier bourré de fraîcheur, de sourires, tout en restant sérieux car nous avons 4 jeunes filles disparues le même jour. Une enquête menée par une jeune fille, sa mémé bourrue et un gamin de 14 ans beau comme Apollon. Une belle découverte.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan se déroule en 1985 mais pourrait avoir lieu de tout temps et vu le comportement de certains, on pourrait même croire que ce récit vient tout droit de l’époque victorienne. Hélas, il n’en est rien. Ce roman court met en avant un contexte social de crise économique et l’omniprésence de la religion dans cette Irlande catholique. Les bonnes soeurs bouffent du Bon Dieu et chient du Diable. Un roman bourré d’émotions qui se termine un peu trop vite, malheureusement.

Si on voulait absolument classer Le Sanctuaire de Laurine Roux quelque part, la tentation serait grande de le mettre en dystopie et post-apo, mais ne vous fiez pas aux étiquettes ! Deux adultes et leurs deux enfants vivent reclus après une pandémie…  Voilà un récit de survie qui m’a emporté loin dans les airs, là où je ne m’y attendais pas, me taclant violement à certains moments. L’auteure fait évoluer ses personnages, certains remettant en question l’ordre établit, se rebellant. J’étais en terres inconnues et je me suis laissée porter par le récit et la belle plume de l’auteur.

Depuis des années que je veux le lire… Là, cela faisait 1 an qu’il était entré dans ma biblio et que je ne me décidais toujours pas. L’Archipel du Goulag – Version abrégée de Alexandre Soljenitsyne est une sacré montagne à escalader, elle fait très peur puisque l’on va descendre dans les cercles de l’enfer, côtoyer des pauvres hères et des salopards sans états d’âmes. Jamais Soljenitsyne ne fait pas un réquisitoire politique. Sa plume, magnifique, nous explique les choses sans fard mais à aucun moment je n’ai passé des passages trop éprouvants ou eu envie de caser ce livre dans le freezer, comme le furent certains sur les camps de concentration. N’allez pas croire que c’est une balade de santé, jamais de la vie, mais l’auteur a eu manière de raconter qui fait que l’on va jusqu’au bout du périple. Un vrai coup de ❤️ 

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen est accusé d’un meurtre et il va mener l’enquête afin de s’innocenter. La Mort d’une sirène de Thomas Rydahl & Kazinski n’est pas un polar historique qui va à toute vitesse, le récit prend son temps de nous immerger dans la Copenhague de l’époque et, une fois de plus, il ne manquait que les odeurs pour s’y croire vraiment. Ici, j’ai sauté quelques passages horribles (dont une fois de plus un avec un pauvre chat).

Le lièvre d’Amérique de Mireille Gagné était court, c’était un conte et je suis passée à cent lieues de lui, le lisant, mais sans jamais accrocher vraiment. C’est un roman atypique, surprenant à plus d’un titre, captivant par certains moments, qui dénonce les conditions de travail dans certains bureaux où les employés bossent au-delà des heures et qui met en scène d’une manière originale le mythe algonquien du lièvre Nanabozho, mais voilà, la rencontre n’a pas eu lieu entre lui et moi. Dommage.

Appalaches, le retour ! Nous sommes au fin fond de la Virginie où le criminel en cavale, Rice Moore, a trouvé refuge dans une réserve…  Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin n’est pas un roman qui va à un train d’enfer, l’auteur prenant le temps de poser ses personnages, de faire des retours en arrière, d’explorer la nature sauvage des Appalaches et de certains de ses habitants bas de plafond. À lire sans se presser.

Bilan Livresque Janvier 2021 : 11 romans (5104 pages lues)

  1. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell (528 pages) ❤️
  2. Le Voleur de plumes : Kirk Wallace Johnson (488 pages) ❤️
  3. La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow (1024 pages) ❤️❤️❤️
  4. La loi des hommes : Wendall Utroi (398 pages) [LC avec Bianca] ❤️
  5. Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park (327 pages) ❤️
  6. Ce genre de petites choses : Claire Keegan (112 pages) ❤️
  7. Le Sanctuaire : Laurine Roux (147 pages) ❤️
  8. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne (899 pages) ❤️❤️❤️
  9. La Mort d’une sirène : Thomas Rydahl & Kazinski (560 pages) ❤️
  10. Le lièvre d’Amérique : Mireille Gagné (184 pages)
  11. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin (437 pages)

Bilan Livresque Janvier 2021 : 16 Bédés / 1 mangas = 17

  1. Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso (Manga)
  2. Lincoln – Tome 9 – Ni Dieu, ni maître ! : Olivier & Jérôme Jouvray
  3. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 13 – Glèbe la Singulière : Arleston & Floch
  4. Le Detection Club : Jean Harambat
  5. Mafalda – Tome 02 – Encore Mafalda : Quino
  6. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti
  7. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti
  8. Regarde dans la jungle : Emiri Hayashi
  9. Les Indes fourbes : Alain Ayroles et Juanjo Guarnido
  10. Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  11. Grands anciens – Tome 2 – Le Dieu Poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  12. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  13. Agatha Christie – T18 – Cinq petits cochons : Miceal O’Griafa et David Charrier
  14. Grimmy – Tome 4 – Je me lave les dents après chaque poubelle : Mike Peters
  15. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  16. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  17. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori