Bilan Mensuel Livresque : Avril 2022

Le soleil d’Avril, malgré le vent froid, était plaisant. Hélas, même si je ne me suis pas découverte d’un fil, je me suis tout de même farcie un gros mal de gorge du tonnerre de Dieu, ce qui m’a empêché de profiter à fond de ce beau soleil.

Mon Bilan Mensuel est normal, ni trop, ni trop peu, j’ai gardé le rythme puisque j’affiche les lectures de 13 romans, 11 bédés et 1 comics (25 lectures). Mon Bilan Annuel est de 133 lectures pour le moment. Il va sans doute grossir en mai et juin, avec les Mois Espagnol & Anglais.

Au rayon des mauvaises nouvelles, la vieille Pupuce nous a quitté. Minou, mon chat est devenu orphelin (même s’il se fichait de sa mère comme d’une guigne et vice-versa).

Elle allait avoir 18 ans, ce qui, pour un chat, est une belle longévité, surtout qu’au départ, personne n’aurait parié un kopeck sur les chances de survie de la Puce.

Je les revois encore, les 6 petits chatons, à la queue-leu-leu, suivant le plus hardi des leur (l’oncle de mon chat, qui lui ressemble physiquement, sauf qu’il n’est pas hardi) et venant à ma rencontre. Leur mère étant disparue, ils étaient toujours en âge de téter et mon chien, voyant défiler des zakouskis, en avait les yeux qui sortait de la tête, version Tex Avery. Non, il ne les a pas mangé.

Nous avons gardé le plus vaillant (un beau gris comme Minou) et la plus discrète, la plus timide, celle qui restait dans son coin et qui n’osait pas venir prendre du lait à la seringue, une petite chatte toute noire, qui a eu bien des soucis de santé, mais qui a survécu le plus longtemps et a enterré tous les autres ! Elle est la seule, avec notre tout premier chat (Poussy), à être morte de vieillesse.

Comme les oiseaux, elle est partie se cacher pour mourir. Ma mère l’a vue partir dans la prairie des chevaux, alors que cela faisait des années qu’elle ne quittait plus son pré carré près de la maison. Poussy était morte là où elle dormait, dans le box de la ponette (qui ne lui a jamais marché ou chié dessus !).

D’habitude, la Puce venait toujours sur mes genoux, lorsque je prenais mon petit-déjeuner, elle a déjà eu du kiwi sur le dos, du lait, des miettes de pain, de baguette, elle aurait aimé me chiper mes tartines à la coppa… Ce matin-là, sans elle, il y avait un vide terrible, je n’ai pas beaucoup mangé… Il me restera plein de bons souvenirs.

Pupuce à l’ombre

Je ne sais pas si ma nièce a demandé où était le chat… Que répondre à un enfant d’un peu plus de 2 ans ? (28 mois) Sinon, elle, elle était en forme et à profité de sa tata pour la faire courir partout derrière elle.

On a fêté Pâques chez ma soeur, avec une semaine d’avance et la petite m’a fait la fête, me réquisitionnant pour jouer à la plasticine avec elle. Son vocabulaire s’intensifie, elle sait comment se faire comprendre et adore dire « Non ». Elle était restée un petit temps sans me voir, elle avait le temps long après sa tata.

Minou, lui continue sa vie peinarde de chat, propriétaire de toute la baraque, surtout de la partie qui lui est réservée. Là, il est chez lui et regarde tout intrus (mon mari, en fait) de son regard noir, tel un seigneur sur son trône. Lui n’est heureux que lorsque je suis seule avec lui et que je ne fais ni rangement, ni ménage, bref, que je reste sans bouger ou si peu.

L’animal a été un peu délaissé, en avril, parce que nous avons un membre de la famille de mon mari qui s’est retrouvé à l’hôpital depuis fin mars (il y est toujours). Rien de trop grave (tout est relatif, mais ouf, pas de cancer), mais je suis allée le voir, avec mon homme, tous les après-midi, quasi. Retour du boulot (ou télé-travail) et hop, direct à l’hosto, privant le poilu de ses câlins de l’après-midi qu’il adore et réclame. Le soir, il était couché sur moi, mari ou pas à mes côtés !

Une semaine de congé aurait pu le réconforter, hélas, je suis tombée malade (oui, c’est tout moi, malade pendant mes congés !) : plus d’hosto, j’étais là pour lui. Hélas, ce chat déteste que l’on éternue ou que l’on tousse trop fort et moi, j’en étais à cracher mes poumons, ce qui l’a privé, une fois de plus, de ses câlins et de la sieste sur moi. Il se couchait alors sur le divan, à l’opposé de moi, en me tournant le dos (un message caché ?).

Heureusement, les médocs ont fait effet, j’ai moins toussé et le chat a pu dormir sur moi, après des gros câlins. Et j’ai fait comme lui, j’ai récupéré mes heures de sommeil manquées. Le chat était heureux !

Comme les jours rallongent et que le soleil est présent, il passe plus de temps dans la véranda, sur les torchons (les trucs avec lequel on lave les sols), ou couché sur le sol, tout simplement. Son endroit préféré, pour regarder les oiseaux, c’est derrière mes gros pot de cannas (trop froid pour les mettre dehors) et on ne le voit pas.

Enfin, l’autre jour, j’ai remarqué qu’un pot avait des oreilles… C’est ainsi que j’ai compris que le chat était dans son coin, à la véranda, et que nous ne l’avions pas entendu venir. Il sait être discret, comme il peut pousser une porte avec violence.

Malgré tout, il cavale encore dans les escaliers lorsqu’il nous croise, mais lorsqu’il me précède, là, je peux lui faire des caresses dans ces mêmes escaliers. Cherchez pas, docteur. C’est ce qui l’a maintenu en vie, dans sa jeunesse, la peur de tout. On ne le changera plus maintenant, d’ailleurs, je le préfère ainsi, ça me fait rire.

Quoi ?

Le Loup des Ardents de Noémie Adenis est un polar historique qui se démarque des autres par sa conception : pas d’enquêteurs et des morts qui meurent de maladie. Et pourtant, une ombre rôde.. Un polar qui va à l’essentiel, sans oublier le principal.

Chouette, déjà le nouveau Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel de Irene Adler ! Le tome 12 se terminait de manière abrupte et je pensais avoir la suite dans celui-ci. Non, Irene se remémore une enquête avec ses deux amis, à Londres. Ceci est un polar jeunesse qui ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des débiles et qui satisfera les adultes.

Avec Rachel, nous avions programmé une LC. Hélas pour moi, je n’ai jamais réussi à entrer dans le roman Les Jango d’Abdelaziz Baraka Sakin. Je me suis perdue dans le récit, je ne l’ai pas apprécié (juste la partie où un gamin raconte ses années en prison, aux côtés de sa mère). J’avais tellement peu à dire que je n’ai pas rédigé de chronique. Rachel, elle, a apprécié sa lecture. Elle a eu plus de chance que moi.

Voyage au bout de l’enfance de Rachid Benzine est un court roman hyper intense, bourré d’émotions. En 96 pages, il est tout à fait possible de nous montrer une partie de l’horreur du régime islamique de Daesh, ainsi que l’inhumanité des camps de réfugiés. C’est une lecture poignante qui m’a brouillé la vue plusieurs fois.

Un peu de douceur et d’amusement avec Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 03 – Les fantômes de Bruges de Nadine Monfils [LC avec Bianca]. Ce roman, c’est une grosse part de belgitude que l’on dévore. On ne court pas et le scénario tient la route. J’adore cette saga !

Ceci est un western qui n’est pas tout à fait un western… Hangman – Les fantômes du bourreau de Sébastien Bouchery tord les codes du western et nous offre un un polar historique au coeur d’une petite ville en 1853. Un assassin y est arrêté, il revient 30 ans plus tard et nous livrera ses confessions. Un western sombre, qui ne manque pas de profondeur, de psychologie, avec des personnages bien travaillés, ambigus. Et un final magnifique !

Je suis sortie de mes sentiers battus avec Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur. Leïla Slimani avait raison : dans ce livre, on rit et l’on est parfois submergé par l’émotion. Constitué de 11 histoires où l’autrice, rabbin, a accompagné les familles endeuillées. Elles sont toutes différentes, bien qu’elles tournent autour de ce grand mystère qu’est la mort. Cette lecture m’a envoyé moins bête au lit. Le tout sans faire de prosélytisme.

Une fois de plus, je ressors mitigée de ma lecture du roman de cette autrice : Abîmes de Sonja Delzongle. Pourtant, elle sait pourtant y faire pour décrire les lieux, les atmosphères, son thriller est addictif, bourré de mystères et de twist en veux-tu en voilà. Hélas, trop c’est trop. Dommage, il y avait d’excellentes choses, mais en profusion et c’est l’indigestion.

Et si les mots d’origine étrangère se mettaient en grève, privant les candidats des extrêmes au silence ? C’est avec ce postulat qu’Erik Orsenna et Bernard Cerquiglini commencent dans Les Mots immigrés. La fable est gentille, ça pique un peu, mais pas trop. Ils auraient pu être plus cyniques, mais ils sont restés dans le registre du conte amusant et c’était une bonne idée. Après cette lecture, je me suis couchée moins bête. Je vais pouvoir briller aux repas familiaux !

Les deux tomes nous avaient enchanté, j’attendais donc énormément du dernier opus de la Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 03 – L’hiver de la sorcière de Katherine Arden [LC avec Bianca]. Nous n’avons pas été déçue ! Les personnages évoluent, surtout Vassia, ils ne sont pas figés, le folklore fait son grand retour, le peuple de l’invisible aussi et le final est grandiose, à la hauteur de la trilogie.

Comme je toussais, j’avais envie d’une lecture détente, agréable et c’est toujours une valeur sûre, Les enquêtes de Frère Athelstan – 06 – Le Repaire des corbeaux de Paul Doherty. Une fois de plus, l’auteur m’a immergé dans l’Angleterre de 1380, dans sa puanteur, dans les moeurs de l’époque… Trois enquêtes subalternes (mais non dénuées d’intelligence et de mystères) et une principale, dont l’identité du coupable m’a laissé sur le cul. Un bon choix, comme toujours !

Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano d’Andrea Camilleri est un recueil de plusieurs nouvelles. Certaines sont des véritables enquêtes, d’autres plus des affaires curieuses que l’on a soumis à la sagacité de Montalbano.

Bilan Livresque Avril : 13 Romans

  1. Le Loup des Ardents : Noémie Adenis
  2. Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel : Irene Adler
  3. Les Jango : Abdelaziz Baraka Sakin [LC Rachel] (non chroniqué)
  4. Voyage au bout de l’enfance : Rachid Benzine
  5. Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 03 – Les fantômes de Bruges : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  6. Hangman – Les fantômes du bourreau : Sébastien Bouchery
  7. Vivre avec nos morts : Delphine Horvilleur
  8. Le ciel par-dessus le toit : Nathacha Appanah (non chroniqué)
  9. Abîmes : Sonja Delzongle
  10. Les Mots immigrés : Erik Orsenna et Bernard Cerquiglini
  11. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 03 – L’hiver de la sorcière : Katherine Arden [LC avec Bianca]
  12. Les enquêtes de Frère Athelstan – 06 – Le Repaire des corbeaux : Paul Doherty
  13. Commissaire Montalbano – 06 – La démission de Montalbano : Andrea Camilleri

Bilan Livresque : 11 Bédés / 1 Comics = 12 lectures

  1. Elfes – Tome 26 – Raïken-Kahlaal : Nicolas Jarry, Giovanni Lorusso et Kyko Duart
  2. Airborne 44 – Tome 1 – Là où tombent les hommes : Philippe Jarbinet
  3. Airborne 44 – Tome 2 – Demain sera sans nous : Philippe Jarbinet
  4. La renaissance des heros Marvel – T09 – Wolverine : Mark Millar
  5. Jess Long – T17 – Le fantôme d’Alcatraz : Arthur Piroton [BABELIO]
  6. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T‬18‭ ‬-‭ ‬L’inconnue de Montréal : Piroton et Letellier [BABELIO]
  7. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T19‭ ‬-‭ ‬Sous les tropiques de l’Antarctique : Piroton [BABELIO]
  8. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T20‭ ‬-‭ ‬L’appel du loup : Piroton, Zidrou, Raes et Letellier [BABELIO]
  9. Jess Long‭ ‬-‭ ‬T21‭ ‬-‭ ‬Le Témoin : Arthur Piroton et Dominique Letellier [BABELIO]
  10. Les paparazzi – T06 – Massacre à la Une : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  11. Les paparazzi – T07 – Mise au poing : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  12. Les paparazzi – T08 – Scoops en avalanche : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2022

Oui, enfin le soleil ! Tout le mois de Mars ensoleillé, ça fait du bien ! On fait bas les masques, ça fait encore plus de bien (jusqu’à ce que les chiffres de contamination remontent ?), on se sent mieux, même si, je l’avoue, j’ai eu un peu de mal à l’enlever au départ (on doit le garder dans les transports en commun et dans les hôpitaux).

En ce qui concerne les lectures, le mois de Mars n’est pas si mauvais que ça. J’ai lu assez bien de pastiches holmésiens (le hasard a fait que j’ai 5 lectures de pastiches), j’ai continué à lire des mangas, j’ai lu des bédés et si j’ai eu quelques déceptions littéraires avec des romans, j’ai eu aussi des lectures très agréables.

Au bilan de ce mois, les compteurs affichent 14 romans, 21 bédés, 2 comics et 4 mangas, ce qui nous donne un total de 41 lectures pour 31 jours… Babelio me signale que j’ai déjà 108 lectures au compteur depuis le début de l’année (pour 90 jours, je suis sur la bonne lancée).

La majorité des bédés lues n’ont eu droit qu’à une critique sur Babelio et pas sur le blog. Il m’aurait été impossible de toutes les publier ici et vu que c’était des relectures de vieilles bédés, je n’ai pas pris la peine de faire des publications bloguesques. Les liens sont dans les titres, pour ceux ou celles que ça intéresseraient.

Mars est un mois anniversaire aussi : il y a deux ans, on commençait l’horrible confinement (qui fut plus horrible pour certains/es que pour nous) et cela faisait aussi trois ans que j’avais le chat à la maison ! Oui, le temps passe très vite ! Comme pour 2019 et 2020, le mois de Mars fut ensoleillé.

Hélas, à peine le covid nous laisse-t-il un peu de répit (pour combien de temps ? je suis méfiante) qu’il y a la guerre déclarée par la Russie à l’Ukraine… Oups, j’aurais peut-être pas du dire le mot tabou tel que « guerre »… Si vous recevez une carte postale du fin fond de la Sibérie, ce sera de moi !

Ma nièce continue de grandir, de faire des phrases plus longues, plus pointues, s’affirme dans son caractère et répète des phrases comme « non pas maintenant, je travaille » qui nous a laissé baba. Toujours dans sa phase du « non », elle est aussi entrée dans celle qui lui fait prendre conscience de la propreté et continue sa passe de « a peur ». Elle regarde les chevaux de très loin.

Je l’ai vue plus souvent, grâce aussi à deux réunions de famille et j’ai eu le plaisir de regarder les dessins animés de Tchoupi avec elle. Les écrans ne sont pas bons, mais de temps en temps, cela permet de se poser avec elle et de reprendre son souffle (nous, pas elle). Un chat est plus reposant qu’une nièce !

Le chat, lui, continue sa vie de chat en faisant des siestes longues et en passant ses soirées à regarder par la porte vitrée de la véranda. Il s’est accaparé un autre torchon et l’a positionné à l’endroit qu’il voulait, après avoir fait ses griffes dedans. De ce fait, puisqu’il passe du temps avec nous en soirée, il vient moins se coucher sur moi lorsque je regarde la télé, le soir (sauf pour Top Chef, bizarrement).

Les câlins du matin sont toujours dans ses rituels et pareil pour ceux de l’après-midi. Si je m’absente la journée, lorsque je rentre le soir, c’est soit un regard noir, soit des câlins à fond la caisse. Après deux jours où j’étais rentrée tard et absentée toute la journée, le soir, ce fut la samba sur mes genoux, il ne me lâchait plus. Mon mari ? Le chat s’en fout toujours. Il ne va pas chercher des câlins chez lui.

Pourtant, l’autre soir, il a fait une chose qu’il n’avait plus osé faire depuis longtemps : venir sur mes genoux en passant par mon mari… D’habitude, il saute directement sur moi, au pire, il passe par le gros coussin à mes côtés, niant mon homme, se contentant de lui lancer un regard noir.

Mais là, roulement de tambour, il a sauté sur le divan à côté de mon mari et est venu chez moi en passant sur le ventre de mon chéri. Le plaid était sur nous, il a hésité, mais en prenant son courage et en marchant comme s’il traversait un marigot infesté de crocodiles à ne pas réveiller, ce chat a osé monter sur le bidou de monsieur.

L’homme s’avachit plus que la femme, dans le divan, donc, le chat lui a écrasé le ventre, en marchant doucement. Une fois arrivé en terre conquise, il m’a fait un mini câlin et puis s’est couché sur mes genoux, heureux de sa prise de risque. À le voir, parfois, on croirait bien que mon mari a déjà maltraité ce chat ! Quel couillon, ce chat.

Encore une preuve de sa couillonnerie et de ses peurs : jamais il ne vient se mettre à côté de moi lorsque je suis debout ! Le seul endroit où il ose le faire, c’est dans sa pièce où je le soigne.

Attention, hein, pas partout ! Devant la réserve à croquettes, lorsque je les prends avec la mesurette, il ose même passer entre mes jambes (waw, quel courage !) et si je suis devant la planche à repasser (qui se trouve là aussi), en train de faire des piles avec les livres achetés, il n’a pas peur de s’asseoir à côté de ma jambe (alors que je suis debout), par contre, si je repasse ou que je plie du linge, il vérifie ce que je fais (espion pas discret), mais ne reste pas à côté de moi ! Merde, ça fait 3 ans que tu es à la maison, mister couillon !

Lorsque je suis assise, c’est différent, ça lui fout moins les chocottes, sans doute, parce que au matin, il n’a pas peur de rester assis à côté de ma chaise pendant que je prends mon petit-déjeuner (si je bouge, il fuit, pas loin, mais il va plus loin), ni de rester assis à côté de ma jambe lorsque je suis à la table de la salle à manger, bossant sur le PC (ou m’amusant, tout dépend)…

En fait, je pense qu’il a ses places, ses endroits où je lui fais moins peur (comme si je l’avais déjà battu, ce poilu !). Enfin, s’il avait été moins couillon, il ne serait plus là depuis longtemps. Sa mère fut une grande peureuse toute sa vie (elle l’est moins, maintenant qu’elle arrive presque à l’âge canonique de 18 ans) et personne n’aurait misé un kopeck sur sa survie : elle les a enterré tous. Comme quoi !

Premier pastiche holmésien du mois avec Sherlock Holmes et la Bête des Stapleton de James Lovegrove. L’auteur m’avait bluffé avec ses précédents romans et ce ne fut pas le cas avec son dernier qui était très prévisible et trop long. L’enquête à Baskerville était bien faite, même si j’avais compris le procédé, par contre, la troisième partie avec l’enlèvement n’était pas indispensable et le final était un peu exagéré.

Bardé de critiques élogieuses, Sidérations de Richard Powers m’a laissé assez froide durant ma lecture et je n’ai pas ressenti les émotions que les autres avaient eues. Dommage pour moi… Les personnages ne m’ont pas touché, j’aurais aimé un roman plus engagé dans la voie écologique et à un moment donné, pour moi, on tourne en rond. Déception, donc, le mois de mars commençait bien !

Deuxième pastiche holmésien avec le très court Sherlock Holmes et les Romanov de Pascal Malosse. Si l »enquête n’a rien d’exceptionnel, elle est correcte. Dommage qu’il y ait eu si peu de détails sur les décors et sur l’Histoire. Malgré tout, il se classera dans les bons pastiches holmésiens et ce fut une chouette découverte.

J’ai continué avec du pastiche holmésien, mais version SF avec Simulacres martiens d’Eric Brown. Holmes et Watson sont appelés sur Mars pour résoudre le meurtre d’un philosophe, mais rien ne se passera comme prévu, sauf pour Holmes qui avait deviné la tentacule dans le pâté. L’auteur ne se prend pas les pieds dans le tapis et offre aux lecteurs une novella avec de l’action, de l’aventure, du suspense, du mystère et qui pourra se laisser lire par tout le monde, même les allergiques au genre SF.

Le suspense était à son comble depuis la fin du tome 6 et je voulais  connaître la suite. Les Détectives du Yorkshire ‭–‬ 07 ‭–‬ Rendez-vous avec la menace ‭de Julia Chapman  [LC Bianca] fut, une nouvelle fois, excellent ! Se déroulant sur une seule journée, ce nouveau tome apporte des réponses, donne de l’épaisseur en plus à certains personnages et montre un bel épisode de solidarité villageoise. De plus, ces cosys mystery ne sont jamais neuneu !

Quittant le registre de la fiction et des romans, j’ai ouvert La supplication – Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse de Svetlana Alexievitch, qui est composé de multiples témoignages des suppliciées de Tchernobyl (habitants,  soldats, liquidateurs, témoins, déplacés…). Les différents témoignages sont bouleversants, bruts de décoffrage et expriment la souffrance, l’incompréhension, les départs pour d’autres lieux, la perte de tout, ainsi que l’exclusion par les autres, puisqu’ils venaient de la zone. Dure, cette lecture, mais nécessaire.

Albin Michel a regroupé, dans l’ordre, les différentes novellas concernant le personnage d’Andrea Cort dans le recueil : Émissaires des morts – Andrea Cort 01 d’Adam-Troy Castro. Nous sommes dans de la SF (très accessible), Andrea est enquêtrice judiciaire, représentant le Procureur général sur les planètes où elle est appelée. Les scénarios ne sont jamais simplistes et la psychologie est très importante dans ces nouvelles. Un très bon roman qui mélange la SF, le polar, le thriller psychologique, les sujets de sociétés, le tout servi par des scénarios possédant de la profondeur.

Je me suis laissée emporter par L’Armée d’Edward de Christophe Agnus et ce n’était pas un thriller comme ceux que l’on a bouffé étant jeune. Plus intelligent, plus profond, l’auteur ne se contente pas de faire le show juste pour l’esbrouffe. C’est réfléchi, il fait passer des messages, introduit les nouvelles technologies, l’écologie, les prises de conscience et regroupe le tout dans un thriller addictif mené de main de maître.

Accident bête ou meurtre ? C’est la question à laquelle vont devoir répondre notre duo d’enquêteurs. Loveday et Ryder – 05 – Feu d’artifice mortel de Faith Martin [LC Bianca] se déroulera lentement, sans pour autant que cela devienne endormant, que du contraire. L’auteur incorpore des véritables morceaux de la ville d’Oxford, ainsi que les mœurs de l’époque, celle où les femmes n’avaient que le droit de cuisiner et de faire des enfants, en se taisant, merci bien. J’ai été bluffée, une fois de plus.

He oui, à nouveau un pastiche avec Sherlock, Lupin & Moi – 12 – Le bateau des adieux de Irene Adler. C’est de la littérature jeunesse, mais elle ne prend pas ses lecteurs/trices pour des crétins et propose des scénarios intelligents, ainsi que des enquêtes dynamiques. Nos amis grandissent, l’insouciance a disparu et à nouveau, nous sommes face à roman assez mature. Vivement le suivant !

Puisque j’étais avec lui, autant continuer en ouvrant Sherlock Holmes et l’affaire des noyades bleues de Jérôme Hohl. Ce pastiche holmésien entraînera Holmes et Watson à Colmar, en Alsace, qui est allemande à ce moment-là. Une enquête ni trop longue, ni trop courte, du rythme, une enquête qui ne sera pas simple ou simpliste, dommage que l’auteur ressorte Qui-Vous-Savez de son gouffre. C’est un point de détail, mais j’aurais aimé un autre méchant, plus neuf. Ceci est un très bon pastiche tout de même !

En France, on a le droit de disparaître, sans donner de raison. Dans Délivre-nous du mal de Chrystel Duchamp, les policiers se retrouvent confrontés à une disparition sans pour autant être sûr qu’elle a trait à un enlèvement. Si le début m’avait conquise, intriguée, ensuite, j’ai décroché au fur et à mesure de ma lecture. On est loin du monumental roman précédent « Le sang des Belasko » qui était une tuerie psychologique.

Vous aimez les chevaux ? Imaginez un monde où ce sont les êtres humains qui jouent le rôle de monture pour des êtres venus d’ailleurs… Avec La monture de Carol Emshwiller, on en vient à se poser des questions sur le traitement que nous réservons à nos chevaux. Pourtant, les Hoots sont gentils avec les Sams et les Sues (hommes et femmes), mais ils cherchent à croiser les lignées ensemble, à ne pas mélanger les races Seattle et Tennessee… Oui, j’ai eu quelques malaises durant ma lecture.

Bilan Livresque: 14 Romans

  1. Sherlock Holmes et la Bête des Stapleton : James Lovegrove
  2. L’enfant étoile : Katrine Engberg [Non Chroniqué]
  3. Sidérations : Richard Powers
  4. Sherlock Holmes et les Romanov : Pascal Malosse
  5. Simulacres martiens : Eric Brown
  6. La supplication – Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse : Svetlana Alexievitch
  7. Détectives du Yorkshire ‭–‬ 07 ‭–‬ Rendez-vous avec la menace ‭:‬ Julia Chapman [LC Bianca]
  8. Émissaires des morts – Andrea Cort 01 : Adam-Troy Castro
  9. Loveday et Ryder – 05 – Feu d’artifice mortel : Faith Martin [LC Bianca]
  10. L’Armée d’Edward : Christophe Agnus
  11. Sherlock, Lupin & Moi – 12 – Le bateau des adieux : Irene Adler
  12. Sherlock Holmes et l’affaire des noyades bleues : Jérôme Hohl
  13. Délivre-nous du mal : Chrystel Duchamp
  14. La monture : Carol Emshwiller

Bilan Livresque : 21 Bédés / 2 Comics / 4 Mangas = 27 Lectures

  1. Jess Long – T06 – Grand Canyon / Rapt : Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  2. Jess Long – T09 – La sherif : Arthur Piroton [BABELIO]
  3. Jess Long – T10 – La bête / Kidnapping : Piroton et Maurice Tillieux  ‬[BABELIO]
  4. Jess Long – T11 – Ses adieux à la scène / Double jeu : Piroton [BABELIO]
  5. Jess Long – T12 – Neige poudreuse à Liège : Piroton et Dorao [BABELIO]
  6. Jess Long – T13 – Silicium Valley : Arthur Piroton et Marc Wasterlain [BABELIO]
  7. Jess Long – T14 – La cible bicéphale : Arthur Piroton et JC Smit ‬[BABELIO]
  8. Jess Long – T15 – Channel fist : Arthur Piroton et Dominique Letellier [BABELIO]
  9. Jess Long – T16 – L’année du rat : Arthur Piroton et Francis Dorao [BABELIO]
  10. La Ribambelle – T01 – Gagne du terrain : Jean Roba ‭[BABELIO]
  11. La Ribambelle – T03 – La Ribambelle enquête / La Ribambelle engage du monde : Jean Roba, Maurice Tillieux et Jidéhem ‬[BABELIO]
  12. La Ribambelle – T04 – La ribambelle contre-attaque : Maurice Tillieux, Jidéhem et Jean Roba [BABELIO]
  13. Z comme don Diego – T01 – Coup de foudre à l’hacienda : Fabcaro et Fabrice Erre ‭[BABELIO]
  14. My Home Hero – Tome 04 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [BABELIO]
  15. My Home Hero – Tome 05 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [BABELIO]
  16. My Home Hero – Tome 06 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [BABELIO]
  17. Moriarty – Tome 08 : Ryosuke Takeuchi
  18. Lanfeust de Troy – T09 – La forêt noiseuse : Arleston et Didier Tarquin
  19. Apache Junction – T01 – Les loups au crépuscule : Peter Nuyten
  20. Mlle Zazie – Melle Zazie a-t-elle un zizi ? : Patrick Lenain [BABELIO]
  21. Captain America – Un homme hors du temps : Mark Waid et Jorge Molin
  22. Batman vs Bane : Tom King, Mikel Janin et David Finch
  23. Les paparazzi – T01 – Flash tous risques : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  24. Les paparazzi – T02 – Zoom interdit : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  25. Les paparazzi – T03 – Scoop béton : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  26. Les paparazzi – T04 – Temps de pause : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]
  27. Les paparazzi – T05 – Reporters de choc : Raoul Cauvin et Mazel [BABELIO]

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2021

Au bilan de Décembre, on retrouve des coups de coeur, des déceptions et de belles surprises aussi. En somme, un mois de lecture normal, même si je n’ai pas cartonné à mort.

M’en fiche, mes records de lecture de 2019 (365 lectures) et de 2020 (385 lectures) sont largement dépassés, ce que je n’aurais pas pensé possible. Ben si, j’ai réussi à lire encore plus. Comment cela se fesse-t-il ? Je ne sais pas, mais j’ai réussi, sans même chercher à le faire.

Le nombre de nationalités différentes des auteurs lus a aussi augmenté et maintenant, j’en suis à 80 !

Bref, hormis la covid qui fait chier tout le monde, l’année 2021 ne s’est pas trop mal passée en ce qui concerne mes lectures et mes records que j’explose à chaque fois.

Ce mois-ci, j’ai lu 10 romans, 17 bédés et 3 comics, ce qui me fait 30 lectures, tranquille.

Je me suis arrêtée là, afin de garder un chiffre rond pour mes lectures annuelles (chiffre que je vous donnerai demain, suspense intégral, vous pouvez balancer des chiffres, la plus proche gagnera une photo dédicacée de Macron).

PS : celui des Belges est déjà de cette taille-là !

En décembre, avec les nez qui coule, je n’ai pas su voir ma nièce comme je l’aurais voulu, la pauvre ayant toujours son nez qui coulait, puis ensuite, le mien a commencé aussi… Fait chier, ces nez qui coulent !

Heureusement qu’il y avait le réveillon de Noël et son lot de jolis moments. La coquine avait décidé de sortir les cadeaux de tout le monde du sac de sa mère, bien avant l’heure, ce qui fait que nous avons tous et toutes eu le plaisir de se faire apporter un présent par ses petites mains innocentes.

Elle a joué au père Noël aussi en apportant les cadeaux à ses parents, sauf les bouteilles de bière, of course ! Si au départ elle regardait mon mari de travers, petit à petit, elle s’était habituée à lui et maintenant qu’il a marché à quatre pattes comme elle l’exigeait, c’est à la vie, à la mort !

Pas tout à fait 2 ans et déjà des airs de tyran quand elle crie votre nom pour vous faire accomplir un jeux avec elle : courir pour l’attraper, se cacher, marcher à 4 pattes, dessiner, montrer les photos de l’album… Quand mon homme a décidé qu’il n’en pouvait plus de marcher sur ses genoux, elle a crié bien fort son prénom, lui ordonnant de continuer, mais non, faut pas pousser tout de même ! mdr

La puce a passé la nuit chez mes parents, afin de ne pas la réveiller lorsque ses propres parents sont retournés chez eux et j’ai donc eu le plaisir de voir sa bouille souriante au matin (après les pleurs de la nuit).

Après quelques jeux fatigants pour les adultes de plus de 40 ans, elle s’est posée près de moi et on a de nouveau regardé un album photo et dessiné (c’est-à-dire faire des scribouillis sur le journal de son papy), avant qu’elle ne nous quitte pour aller dans la famille de son papa. Il faisait tout de suite plus calme à Noël !

Notre chat Minou est toujours fidèle à lui-même, cavalant devant nous comme si un jour, nous l’avions frappé, alors que dans le couloir, lorsqu’il vient me chercher pour ses câlins, il marche à l’allure d’un sénateur. On ne cherche plus à comprendre. Cet animal est zinzin.

J’en ai parlé à sa vieille mère mais elle m’a dit qu’elle s’en foutait. La Puce, à son âge avancé, ne demande plus qu’à manger, dormir au chaud et se faire câliner sur mes genoux lorsque je suis de passage. À 17 ans, elle doit pioncer 22h par jour.

Le soir, comme mon mari va se coucher plus tard, pour ne pas rater du temps de divan, le chat a décidé de se coucher sur le gros coussin à mes côtés et d’y pieuter pendant que nous regardons la télé. Le mercredi reste son jour préféré, il y a La Grande Librairie et bizarrement, mon mari ne regarde pas la télé avec nous. Minou peut donc se lover entre mon coude et ma cuisse recouverte d’un plaid et piquer des roupillons, sa tête posée sur mon coude ou sur ma main, sa truffe dedans !

Arya, l’autre chatte de mes parents, reste un véritable gouffre à bouffe sur pattes, dévorant comme si elle n’avait pas mangé durant 15 jours. Vu sa petite bedaine, elle a bien mangé durant mon absence. Pourtant, elle profite de mon passage pour engouffrer encore plus, puisque je lui en donne avec bienveillance.

Le must étant lorsque mes parents ne sont pas là, je la fais rentrer et elle dévore ses croquettes à l’intérieur (mais faut pas fermer totalement la porte, sinon, elle panique), fait le tour du propriétaire.

Dernièrement, elle est passée sous le sapin en faisant bouger une boule avec sa queue et puis s’est roulée au sol, contente. Étant la seule personne à pouvoir la caresser, cette bête manque cruellement de câlins ! Un matin, elle est même venue soigner les chevaux avec moi, chose qu’elle ne faisait jamais, c’était le regretté Hannibal qui venait avec moi.

Les chats sont un perpétuel sujet d’étonnement et ma foi, ils doivent venir vraiment d’une autre planète !

Le gros coup de cœur du mois sera pour Sauver Mina de Catherine Cuenca. Ce roman aborde le génocide des yézidis et le sort réservés aux jeunes filles et aux femmes de cette ethnie. Une lecture dure puisque tirée d’histoires vraies et que nous savons depuis longtemps que la réalité est souvent pire que la fiction. Magnifique lecture qui ne sombre jamais dans le pathos.

Un peu de douceur avec Les enquêtes de Miss Merkel – 01 – Meurtre d’un baron allemand de David Safier. Un cosy mystery ne manque pas de profondeur sous ses airs de ne pas y toucher et sa résolution ne sera pas si facile que ça, n’en déplaise à Miss Merkel qui adore se prendre pour Sherlock Holmes, Hercule Poirot ou miss Marple, même si ce n’est pas aussi facile qu’elle le pensait.

Ce titre qui m’avait mis en émoi : Les Enquêtes d’Irène Adler et de Sherlock Holmes – 01 – L’Affaire des disparus des Kensington Gardens de Michel Bourdoncle m’a profondément déçu. Irene Adler n’enquête pas vraiment, Watson est un crétin aveugle, juste obsédé par ses conquêtes présentes ou à venir. L’enquête met du temps à arriver et ne dure pas longtemps. Une déception totale !

Un bref instant de splendeur d’Ocean Vuong m’avait attiré avec sa belle couverture, son titre beau et énigmatique. Hélas, ce fut une déception. Si j’ai apprécié la première moitié du roman, la seconde partie fut survolée tant je n’arrivais plus à m’accrocher au récit et à la plume froide de l’auteur.

Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 01 – L’ours et le rossignol de Katherine Arden est un roman fantastique, touchant, rempli de folklore russe. Le premier tome peut se suffire à lui-même, ce qui est avantageux. Il y a de l’épaisseur dans les personnages, pas de vrai super-héros et un côté folklorique bien mis en valeur. Une belle lecture en compagnie de Bianca.

Comme thriller addictif, L’enclave de Nicolas Druart est parfait. Il est mystérieux à souhait. Hélas, il souffre de quelques défauts qui n’ont pas réussi à être effacés par le twist final. Une lecture en forme de montagne russes, donc.

Moi qui déteste lire des livres de Noël durant cette période, avec Bianca, je suis servie ! Elle m’a proposé de lire Jack et la grande aventure du cochon de Noël de J.K. Rowling et j’ai eu raison d’accepter de lire ce conte de Noël. L’autrice développe un monde fantastique peuplé d’objets, de choses, de sentiments perdus, on a de l’aventure, de l’amitié et même si le final est un peu vite expédié, le moment passé dans cette fable était agréable, sorte de parenthèse enchantée dans ce monde de fou.

Zygmunt Miloszewski et moi, c’est une histoire qui marche depuis le départ. Je ne pouvais manquer le rendez-vous avec son petit dernier : Inestimable. Ce thriller qui aborde bien des sujets de sociétés, est moins punchy que le précédent. J’ai trouvé que Zofia, personnage principal, avec changé. Malgré quelques passages laborieux pour certaines scènes, j’ai passé un bon moment de lecture.

Arrête ton cirque ! de Odile Baltar m’est tombé des mains, d’ailleurs, je ne ferai même pas une chronique de cette lecture. La première chose que je n’ai pas aimé, c’est le style d’écriture. Le récit m’a fait bailler d’ennui, je l’ai trouvé trop azimuté, exagéré et puisque je m’ennuyais ferme, j’ai zappé des pages et des pages, passant directement à la presque fin, ou j’ai encore fait des sauts, avant de lire la toute fin. Je vais l’oublier, cette lecture.

La fantasy est un genre que j’apprécie, même si j’en lis moins qu’auparavant. Le Chien du Forgeron de Camille Leboulanger fut une belle surprise. Un conteur, arrivant dans une auberge, va conter aux clients, contre du breuvage à volonté, l’histoire de Setanta, connu ensuite sous le nom de Cuchulainn, le Chien du Forgeron. Bienvenue chez les Celtes avec un héros détestable, à l’égo démesuré, un guerrier magnifique, mais totalement inadapté socialement. J’ai adoré !

Bilan Mensuel Décembre : 10 romans

  1. Sauver Mina : Catherine Cuenca ❤❤
  2. Les enquêtes de Miss Merkel – 01 – Meurtre d’un baron allemand : David Safier
  3. Les Enquêtes d’Irène Adler et de Sherlock Holmes – 01 – L’Affaire des disparus des Kensington Gardens : Michel Bourdoncle
  4. Un bref instant de splendeur : Ocean Vuong
  5. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 01 – L’ours et le rossignol : Katherine Arden [LC avec Bianca]
  6. L’enclave : Nicolas Druart
  7. Jack et la grande aventure du cochon de Noël : J. K. Rowling [LC avec Bianca]
  8. Inestimable : Zygmunt Miloszewski
  9. Arrête ton cirque ! : Odile Baltar
  10. Le Chien du Forgeron : Camille Leboulanger

Bilan Mensuel Décembre : 17 Bédés / 3 Comics = 20

  1. Marshal Blueberry – T01 – Sur ordre de Washington : Giraud et William Vance
  2. Marshal Blueberry – T02 – Mission Sherman : Giraud et William Vance
  3. Marshal Blueberry – T03 – Frontière Sanglante : Giraud et Michel Rouge
  4. Une année au lycée – T01 – Guide de survie en milieu lycéen : Fabrice Erre
  5. Jeunesse de Blueberry – T01 – La jeunesse de Blueberry : Charlier et Giraud
  6. Jeunesse de Blueberry – T02 – Un yankee nommé Blueberry : Charlier et Giraud
  7. Le convoyeur – T01 – Nymphe : Tristan Roulot et Dimitri Armand
  8. Le Convoyeur – T02 – La cité des mille flèches : Tristan Roulot et Dimitri Armand
  9. Sapiens – T02 – Les piliers de la civilisation : Yuval Noah Harari, David Vandermeulen et Daniel Casanave ❤
  10. Indeh – Une histoire des guerres apaches : Greg Ruth et Ethan Hawke ❤
  11. Fukushima – Chronique d’un accident sans fin : Bertrand Galic et Vidal ❤
  12. Mages – Tome 07 – Soliman : Nicolas Jarry et Andrea Cuneo
  13. Raven – T01 – Némésis : Mathieu Lauffray
  14. Raven – T02 – Les contrées infernales : Mathieu Lauffray
  15. Pulp : Ed Brubaker et Sean Phillips [COMICS]
  16. La bibliomule de Cordoue : Wilfrid Lupano et Léonard Chemineau ❤
  17. American Vampire – T09 – Le grand mensonge : Scott Snyder et Rafael Albuquerque [COMICS]
  18. American Vampire – T10 – Adieux : Snyder et Albuquerque [COMICS]
  19. Durango – Tome 18 – L’otage : Yves Swolfs et Giuseppe Ricciardi
  20. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – T04 – Sur la terre comme au ciel : Maëster

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2021

Franchement, pour ce Mois de Novembre, je ne pensais avoir lu autant que ça ! Lorsque j’ai établi le brouillon de mon Bilan, je suis tombée des nues : Ah oui, quand même ! 13 romans + 15 bédés + 6 comics = 34 lectures tout de même.

Octobre avait été un gros mois puisque j’avais clôturé plus tôt en septembre et reporté sur Octobre des lectures de Septembre, donnant un score énorme, là-dessus.

D’un autre côté, je ne saurais pas mettre en ordre ma biblio de bédés, comics, mangas ET lire en même temps… J’ai tout de même sauvé les meubles.

Voilà où est disparu mon temps de lecture, en partie, puis dans l’entrainement de ma grosse poule de jument qui devait faire ses dernières randos de l’année avant de pouvoir glandouiller tout l’hiver. J’ai eu mal mon cul, mes jambes, mes muscles et elle, même pas mal !

De plus, je n’ai pas trop à rougir : en 2019, le 31 décembre, j’avais atteint ma 365ème lecture et cette année, c’est le 24 novembre que j’ai atteint ma 365ème lecture…

Je suis donc en avance de plus d’un mois, ce qui me laisse augurer que je pourrais dépasser les 385 lectures du compteur de 2020… On prend les paris pour un 390 ?

À l’heure où je clôture le bilan de Novembre, Babelio me signale que j’en suis à 375 lectures !

La petite puce de nièce continue d’évoluer au fil des jours, ça change assez vite et des nouveaux mots apparaissent. Je dois bannir les gros mots de mon vocabulaire et me contenter d’un « ALLEZ » assez sonore pour faire revenir la chienne.

Maintenant, ce gros animal a droit à deux syllabes de son nom (les dernières) lorsque la petite tente de l’appeler et malgré qu’elle ajoute un « Allez » moins fort que le mien, ça ne fait toujours pas accourir la bête. Là, elle va devoir bosser pour que la chienne lui obéisse !

Son but ultime est toujours de me pourrir la vie lorsque je mange, de chipoter avec mes patates, de voler ma fourchette, de piquer mes tartines de fromage (après avoir enlevé le morceau de la tartine sans fromage), mes biscuits et à dire « Non, non, non non, non, non » lorsqu’on veut lui faire terminer le contenu de son assiette. Elle est à un âge ou le « non » est plus souvent dit que « oui ».

L’autre jour, j’avais notre vieux chat (Puce) dans les bras et j’ai dû la déposer sur la chaise, afin d’aider ma nièce à ne pas se casser la figure dans son essai pour grimper sur une chaise. Puis, désignant le chat de son doigt, je l’entends dire un truc qui ressemblait à « Ent le shat ».

Heureusement que ma mère connaissait et à su traduire « Descend le chat », comme le dit tout le temps ma sœur à leur propre chat qui grimpe partout… La pauvre Puce n’avait donc pas le droit d’être sur une chaise de la cuisine…

Mon propre chat commence lui aussi à grimper sur les meubles de la cuisine et il a eu droit aussi au fameux « Descend le chat ». Non mais ! Déjà que l’autre jour il tentait de grimper sur ma table où se trouvent tous mes aloés et qu’il a réussi à renverser un pot lorsque j’ai crié un peu trop fort…

Toujours fan absolu des câlins, même dans les escaliers, même si j’ai une manne de linge en main !

S’il ne vient plus sur mes genoux au soir (il n’aime sans doute pas la couleur du plaid), il a osé revenir se coucher dessus lorsque je lui fais ses câlins dans sa pièce, parce que, comme il fait plus froid, je pose le plaid bleu (qu’il aime sans doute mieux) sur mes jambes et alors, là, de temps en temps, il vient se coucher dessus, après avoir fait quelques allers-retours sur mes jambes, l’air de ne pas y toucher…

Au soir, lorsque nous sommes seules, il se roule en boule à mes côtés et il scie des bûches. Il doit y être bien, car il ne s’en va pas au bout d’un moment, comme il faisait d’habitude, partant au bout du canapé. Non, il reste à mes côtés et tant que je n’ai pas fermé mon livre ou éteint la télé, il reste !

Ce chat n’arrêtera jamais de m’étonner, de me surprendre et de me faire perdre toute logique ! En même temps, vu d’où je suis partie avec lui… Et vu où nous sommes arrivés, je peux dire que ce chat s’est parfaitement adapté, même s’il reste parfois un gros couillon ;-))

EDIT : il a décidé, ce samedi matin (27/11) de passer outre sa peur et il s’est installé sur mes genoux, alors que j’avais le plaid rouge ! Il a roupillé sur moi durant 30 minutes au moins… Comme quoi, il suffisait de le dire pour qu’il le fasse. Bon, j’aimerais un café, maintenant (on ne sait jamais, il pourrait apprendre à m’en faire).

Le bureau des affaires occultes d’Eric Fouassier [LC avec Bianca] est un bon polar historique, si on met de côté les personnages un peu trop manichéens ou too much (du côté des gentils) et les grosses ficelles utilisées dans certains cas. Hormis ces petits défauts, l’intrigue est bien menée, c’est addictif et le côté historique est bien rendu !

Heureusement que cette saga jeunesse ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cruches. Sherlock, Lupin & Moi – T11 – Le Port des ténèbres de Irene Adler continue sur sa belle lancée : des personnages attachants, des enquêtes intrigantes, menées tambour battant et des petits secrets qui se dévoilent au fil des tomes. Un roman parfait pour lire sous un plaid, avec une tasse de thé et quelques biscuits, car il est réconfortant.

Avec le Goncourt cuvée 2021, je me suis perdue en cours de route et La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr a juste réussi à me faire dormir tant la quête est interminable. La qualité de l’écriture n’est pas en cause, la plus de l’auteur est belle, mais trop verbeuse.

La rivière de Peter Heller n’est pas un long fleuve tranquille… On commence avec un mélange harmonieux entre le « nature writing » et le thriller, entre l’apocalypse et le voyage initiatique, commençant à naviguer gentiment avant de passer en mode « descente de rapides ». Une lecture forte dont on ne ressort pas tout à fait indemne.

Ce polar historique avec une touche de steampunk, je l’ai dévoré, il est addictif, l’écriture est simple, mais Cendres de Johanna Marines [LC avec Bianca] fait passer un bon moment. Bémol du côté du Méchant que l’on voit venir de loin et dont nous n’aurons aucune explications sur le pourquoi du comment il est devenu aussi méchant… Le final est glauque, sans happy end. J’ai apprécié ma lecture, malgré mes bémols.

Avec Manger Bambi de Caroline de Mulder, vous ferez une plongée dans le monde des sugar dating et croyez-moi, c’est glauque, trash, brut de décoffrage, bref, âmes sensibles, passez votre chemin ! C’est un roman noir qui te met mal à l’aise. Je me suis faite bousculer et ça m’a fait du bien.

Après de Stephen King ne fait pas autant de pages que d’habitude, mais dans ce concentré de 320 pages, se trouve un petit bijou d’écriture, de personnages, de fantastique et d’épouvante, sans être aussi épouvante que ce qu’on a déjà connu. Bref, la cuvée 2021 du King est excellente !

Une dystopie écologique, je ne dis pas non. Puisqu’on me disait du bien de Lorsque le dernier arbre de Michael Christie, j’ai sauté dessus. Ce roman tient plus de la fresque familiale que de la fresque écologique, même si les arbres seront au centre du récit, devenant la métaphore de la famille Greenwood. Si j’ai adoré le départ, il arriva un moment où le récit est devenu trop long. Ce fut une lecture mitigée.

Rien de tel, pour se donner du pep’s que Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rendez-vous avec la ruse de Julia Chapman [LC avec Bianca] ! Du suspense, des mystères, plusieurs affaires qui semblent être simples, mais qui ne le seront pas et se révèleront plus dangereuse que prévues. Addictif et un final qui vous laissera pantois. Vivement la suite !!

Non, la misère n’est pas moins pénible au soleil. La preuve avec Et d’un seul bras, la sœur balaie sa maison de Cherie Jones qui se déroule à la Barbade. C’est un roman noir, fort sombre. Trois portraits de femmes s’imbriqueront dans d’autres portraits, ceux des protagonistes et le moins que l’on puisse dire, c’est que personne n’a eu une vie idyllique. J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman, ensuite, ça allait mieux. Un roman noir, dramatique, sans lumière.

Un peu de joyeuseté dans ce paysage de détresse avec Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove. Si l’enquête semble porter sur des éléments fantastique avec la présence du Thurrick Noir (sorte de Zwart Piet ou de Père Fouettard), on comprend très vite que c’est comme le toutou des Baskerville. Une enquête de Holmes/Watson qui tient la route, des personnages assez conformes au Canon, bref, un polar historique qui fait du bien, en plus d’être bien foutu.

Un tueur mystérieux qui laisse les corps comme s’ils étaient de reproduction d’œuvres d’art… Original, au moins ! Pietà de Daniel Cole est addictif. Ce que j’ai apprécié, c’est qu’il parte dans une direction inattendue : pas d’enquêteurs soudés comme dans la série des Experts, pas de super-héros, mais des flics paumés, lâchés par la hiérarchie et une traque menée sur deux plans puisqu’il y aura une pause de 7 ans.

Arriver à parler, sans pathos, du cancer chez les enfants, c’est qu’a réussi à faire Delphine Pessin avec Mon cheval de bataille où elle raconte toutes les phases de la maladie et du traitement d’Arthur, jeune garçon de 10 ans. Un récit tout en finesse, tout en émotions. Magnifique !

Bilan Livresque : 13 Romans

  1. Le bureau des affaires occultes : Eric Fouassier [LC avec Bianca]
  2. Sherlock, Lupin & Moi – 11 – Le Port des ténèbres : Irene Adler
  3. La plus secrète mémoire des hommes : Mohamed Mbougar Sarr [BABELIO]
  4. La rivière : Peter Heller
  5. Cendres : Johanna Marines [LC avec Bianca]
  6. Manger Bambi : Caroline de Mulder
  7. Après : Stephen King
  8. Lorsque le dernier arbre : Michael Christie
  9. Les Détectives du Yorkshire – 06 – Rdv avec la ruse : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  10. Et d’un seul bras, la soeur balaie sa maison : Cherie Jones
  11. Sherlock Holmes et le démon de Noël : James Lovegrove
  12. Pietà : Daniel Cole
  13. Mon cheval de bataille : Delphine Pessin

Bilan Livresque : 15 bédés / 6 comics = 21

  1. Astérix – T39 – Astérix et le Griffon : Jean-Yves Ferri et Didier Conrad
  2. Goldorak (BD) : Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu et Alexis Sentenac
  3. Lonesome – T03 – Les liens du sang : Yves Swolfs
  4. La renaissance des héros Marvel – T02 – Black Panther : Collectif
  5. Deadpool – 01 – La nuit des morts-vivants : Cullen Bunn et Ramon Rosanas
  6. Deadpool – 02 –  Le retour du Deadpool-Vivant : Cullen Bunn et Nik Virella [BABELIO]
  7. Deadpool Killogy – 01 – Deadpool massacre Marvel : Cullen Bunn et Dalibor Talajic [BABELIO]
  8. Thanos – Le Gant de l’Infini : Jim Starlin, George Pérez et Ron Lim [BABELIO]
  9. Calvin et Hobbes – T07 – Que fait la police ? : Bill Watterson [BABELIO]
  10. Le Loup en slip – T03 : Slip hip hip ! : Lupano, Itoïz et Cauuet [BABELIO]
  11. Le Loup en slip – T04 – N’en fiche pas une : Lupano, Itoïz et Cauuet [BABELIO]
  12. Orcs et Gobelins – Tome 15 – Lardeur : Olivier Peru & Ma Yi
  13. Chaque jour Dracula : Loïc Clément et Clément Lefèvre
  14. Jours de sable : Aimée de Jongh
  15. Mages – Tome 06 – Yoni : Nicolas Jarry et Giovanni Lorusso
  16. Féroce – Tome 1 – Taïga de sang : Gregorio Harriet et Alex Macho
  17. #LesMémés – Chroniques des âges farouches : Sylvain Frécon
  18. Tango – Tome 2 – Sable rouge : Philippe Xavier et Matz [BABELIO]
  19. Tango – Tome 3 – À l’ombre du Panama : Philippe Xavier et Matz
  20. Nains – Tome 21 – Ulrog de la forge : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  21. Ira dei – Tome 4 – Mon nom est Tancrède : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

 

Bilan Livresque Mensuel : Octobre 2021

Octobre fut un bon Mois Livresque. Pas moins de 19 romans, 21 bédés et 1 comics (= 41 lectures) ont été sortis de ma PAL. Non, ça ne la fera pas diminuer pour autant, mais au moins, je garde un peu un certain équilibre. L’impression d’avoir le dessus sur le monstre qu’est la PAL.

Au niveau du Bilan Annuel, j’en suis à 341 lectures. Oui, c’est énorme et pourtant, je peux vous assurer que ça n’en touche même pas une à la PAL (tant bédés que romans). C’est comme avec le trou de la sécu, on y arrivera jamais.

Ma nièce continue d’apprendre des nouveaux mots, elle dit très bien « Tâtâ » (elle va le chercher loin) et a même assimilé mon prénom réel avec ce petit nom de tata puisque l’autre jour, en citant mon prénom, la petite a relevé la tête de ses jouets (qui sont mes vieux jouets retrouvant une seconde jeunesse) et, avec un grand sourire, a dit « tâtâ ».

Par contre, ses espoirs que la chienne vienne à elle lorsqu’elle tient sa laisse, présentant le mousqueton (pas conne, elle a compris la puce !), sont voués à l’échec.

N’arrivant à prononcer que les deux dernières lettres du nom de la bête à poils, il y a peu d’espoir que l’animal revienne de ses explorations dans les prés ou les bois. Faut crier son nom en entier, y mettre de la voix, de l’autorité et l’assortir parfois d’un petit juron… Là, elle a encore du chemin à faire, la petite.

Le chat, lui, est toujours un peu bizarre : autant il peu encore détaler devant nous, autant il y a encore des endroits dans la maison où je ne sais pas le caresser, autant à d’autres endroits, tout est permis. Notamment chez lui, dans sa pièce où il mange et bizarrement, dans les escaliers !

Avant, il me crachait encore dessus dans les escaliers et maintenant, lorsqu’il vient me chercher pour ses câlins de l’après-midi, au lieu de cavaler devant moi, il marche lentement, tel César présentant ses esclaves au peuple. Aldo Maccione qui vient de pécho et qui se pavane devant elle !

Là, non seulement il avance lentement devant moi, mais en plus, dans les escaliers, il s’arrête minimum trois fois pour recevoir des caresses ! Pas très logique, ce chat. J’en ai parlé à sa mère, qui a passé les 17 ans maintenant, mais elle s’en fiche, tant qu’elle peut dormir dans le divan chez mes parents, se réchauffer les poils derrière le poêle à bois et venir sur mes genoux lorsque je suis là, c’est tout ce qui lui importe.

Quelques fois, le chat adore rester avec nous le matin. Il joue avec sa souris, la vieille chaussette trouée que je lui ai donné (et roulée en boule), il s’excite sur son arbre, il court partout, puis il se couche et nous regarde. Deux jours de suite, nous y avons eu droit. Jusqu’au repas de midi en plus. Mais après, il a beaucoup dormi (pauvre bête fatiguée).

Il n’aime toujours pas que je parte durant quelques jours… Lorsque je reviens, c’est la fête, il ne me lâche plus ! Par contre, il se fiche toujours autant de mon homme… Il ne va pas se faire caresser chez lui, il l’ignore superbement.

En fait, il ne l’aime que lorsqu’il va se coucher (pour récupérer le divan) ou quand il ouvre le frigo ou une boîte de thon. J’ai vu le chat partir en courant lorsque mon mari a ouvert le frigo vers 11h, pour regarder ce qu’on allait manger à midi. Un cas, ce cat !

M’attendant sagement dans ma PAL, j’ai décidé de commencer le mois avec Le cherokee de Richard Morgiève. J’ai eu toutes les difficultés du monde à entrer dans ce récit, à m’y retrouver, à ne pas y perdre pied. La plume de l’auteur ne m’a pas emballée et je n’ai jamais réussi à m’accrocher au récit, aux personnages…

Pour me remettre de cette première déception, j’ai sorti une valeur sûre : À vol d’oiseau – Walt Longmire 08 de Craig Johnson. C’est frais, agréable, les dialogues ne manquent jamais d’humour et le récit ne manque jamais d’un soupçon de roman noir. Et puis, on sait prendre son temps, avec Walt.

La lecture du premier tome avait déjà été en dents de scie, celle du deuxième, Sherlock vs Cthulhu – 02 – Les psychoses neurales de Lois H. Gresh, fut une catastrophe sans nom, faite de soupirs et de sauts de pages. J’arrêterai les frais ici.

Une déception ne venant jamais seule, c’est avec Seule en sa demeure de Cécile Coulon que j’ai continué la série noire (et pas la collection). Ce fut aussi zéro émotion durant ma lecture, comme si le récit et moi évoluions dans des galaxies différentes.

Un western pour repartir du bon pied ! Avec Les femmes d’Heresy Ranch de Melissa Lenhardt, j’ai eu droit à un western féministe où ce sont les femmes qui ont monté un gang. Un récit des plus intéressants, dommage qu’il ait manqué de la nuances dans certains portraits, notamment ceux des hommes. Cela ne m’a pas empêché de vibrer !

Devenir quelqu’un de Willy Vlautin met en scène le parcours initiatique d’un jeune homme dont toute sa vie ne fut qu’une vie de merde. L’histoire a un goût de déjà-vu, mais jamais le récit ne s’encombre du superflu, allant droit au but pour finir par mettre K.O les lecteurs avec une dernière phrase qui fait mal au bide. Un roman sombre auquel il n’aura manqué que de l’empathie pour le personnage principal.

Octobre fut un mois de Bérézina avec certaines lecteurs dont j’attendais beaucoup, notamment avec Kérozène d’Adeline Dieudonné. Ce qui a manqué, c’est un lien entre toutes ces petites nouvelles, autre que la réunion improbable de tout ce petit monde dans une pompe d’essence. Au moins, l’autrice n’a pas perdu la férocité de sa plume, mais cela ne fait pas tout…

Pour se remettre en selle, rien de tel qu’un thriller addictif où l’auteur va jouer avec ses lecteurs. Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry était parfait pour le rôle et j’ai été bluffée jusqu’au bout. J’adore quand on joue ainsi avec moi. Il m’aura juste manqué un peu d’empathie avec tous les personnages, mais ici, c’était secondaire.

J’attendais beaucoup de la lecture de L’hôtel de verre de Emily St. John Mandel, placé par Barak Obama dans sa liste de livres conseillés et bardaf, ce fut l’embardée, je me suis perdue dans le récit, je ne me suis accrochée à rien

Je savais à l’avance que Manhattan Sunset de Roy Braverman ne serait pas un polar comme les autres, puisqu’il avait une touche de fantastique avec la présence d’un fantôme dans ses pages. Par contre, j’aurais préféré qu’il reste une sorte de conscience pour son ancien équipier plutôt qu’un vrai ectoplasme. C’est juste mon avis. Par contre, c’est un vrai polar noir, un hard-boiled et les dialogues étaient savoureux !

Un petit cosy-mystery pour se détendre ? Bretzel & beurre salé – 01 – Une enquête à Locmaria de Margot Le Moal et Jean Le Moal ne révolutionnera pas le polar, mais il offrira tout de même à ses lecteurs un bon moment de détente. N’attendez rien de plus et vous serez satisfait(e)s. Gardez en mémoire qu’il y a un certain parti pris pour les personnages…

Souvent, les romans de Nicolas Beuglet m’envoient au lit moins bête et Le passager sans visage – Grace Campbell 02 n’a pas dérogé à la règle, même si j’aurais mieux aimé ne jamais savoir ! Ce thriller est addictif, une fois commencé, il est difficile de le fermer. Je pointerai juste du doigt le fait que Grace Campbell se sorte de toutes les situations difficiles, mais bon… En tout cas, ce récit est glaçant, horrible. Vivement la suite.

Si au départ  Outlander – Intégrale 01 – Le chardon et le tartan de Diana Gabaldon [LC avec Bianca] m’a emporté, poussé par le souffle de la grande aventure, force est de constater que le soufflé, à un moment, est retombé et que le récit était long et laborieux à la lecture. Trop généreuse avec les détails historique, l’autrice noie ses lecteurs dans des passages inutiles qui rende le récit laborieux. Sans compter qu’il y a trop de pathos. Je ne lirai pas les suites.

Moi qui aime ressentir des émotions lors de mes lectures, avec Le dernier chant de Sonja Delzongle, j’en ai eu pour mes sous. J’ai eu aussi la sensation d’aller me coucher moins bête. Ce polar écologique d’anticipation, dont la première partie est intense, bourrée de suspense et de mystères, se casse un peu la pipe dans le final avec des méchants d’opérette, juste bons pour un Austin Powers, et dans Zorro qui arrive à pic… N’allez pas croire que ces bémols ont gâchés ma lecture, le positif l’emportera sur les points négatifs

Grizzly de Nan Aurousseau est un polar déjanté, fou, burlesque, sombre, sanglant. Bref, en un mot, il est jouissif ! Dans ce roman, tout va s’enchaîner de manière inattendue, tout en restant logique, mais avec une dose de folie, celle de Dan qui se fait des films. Un roman court, intense, jouissif, avec un suspense maîtrisé !

Pour se coucher encore moins bête au soir, je vous propose Sorcières– La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet [LC avec Bianca] qui va nous parler de la place des femmes dans le patriarcat, ainsi que de ces pauvres femmes accusées de sorcellerie alors qu’elles n’en étaient pas. Une étude intéressante, copieuse et éclairante.

Dans ses westerns, Ernest Haycox ne fait rien comme les autres et il le démontre une fois de plus avec Les pionniers, récit parlant de l’exode et l’installation des colons dans l’Oregon. Un western réaliste qui, tout en respectant les codes, les utilise à sa manière, sans sombrer dans les stéréotypes pour les personnages, montrant même du respect pour les femmes et les Indiens qui ne sont pas décrit comme des sauvages emplumés, même si c’est ce que pensent la majorité des colons Blancs. Un western crépusculaire qui prend tout son temps.

Petit pays de Gaël Faye est le récit d’un jeune garçon, peu avant les événements qui se passèrent au Rwanda en 1994… Il voit son monde changer, ses amis prendre d’autres directions (côté obscur de la Force) et sa mère revenir sans son âme après avoir cherché sa famille, des Tutsis. Un récit tout en finesse, sans pathos.

Alienés de Fabrice Papillon est un roman brillant, intelligent, qui mêle habillement la science et la fiction, les scènes dignes d’un blockbuster et celles plus terre à terre d’une enquête pour meurtre. L’auteur nous balade sur Terre et dans l’espace, nous sort des théories qui ne sont pas si folles que ça (le covid est passé par là) et tout cela passe admirablement bien. Mon point d’achoppement sur avec l’aspirante commissaire Louise Vernay qui était un peu trop caricaturale.

Bilan Livresque : 19 Romans

  1. Le cherokee : Richard Morgiève
  2. À vol d’oiseau – Walt Longmire 08 : Craig Johnson
  3. Sherlock vs Cthulhu – 02 – Les psychoses neurales : Lois H. Gresh
  4. Seule en sa demeure : Cécile Coulon
  5. Les femmes d’Heresy Ranch : Melissa Lenhardt
  6. Devenir quelqu’un : Willy Vlautin
  7. Kérozène : Adeline Dieudonné
  8. Les soeurs de Montmorts : Jérôme Loubry
  9. L’hôtel de verre : Emily St. John Mandel
  10. Manhattan Sunset : Roy Braverman
  11. Bretzel & beurre salé – 01 – Une enquête à Locmaria : Margot et Jean Le Moal
  12. Le passager sans visage – Grace Campbell 02 : Nicolas Beuglet
  13. Outlander – Intégrale 01 – Le chardon et le tartan : Diana Gabaldon [LC avec Bianca]
  14. Le dernier chant : Sonja Delzongle
  15. Grizzly : Nan Aurousseau
  16. Sorcières – La puissance invaincue des femmes : Mona Chollet [LC avec Bianca]
  17. Les pionniers : Ernest Haycox
  18. Petit pays : Gaël Faye
  19. Alienés : Fabrice Papillon

Bilan Livresque : 21 bédés & 1 Comics = 22

  1. Orcs et Gobelins – T14 – Shaaka : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard
  2. Catamount – T02 – Le train des maudits : Blasco-Martinez et Bonneau
  3. Catamount‭ ‬-‭ ‬T03‭ ‬-‭ ‬La justice des corbeaux‭ ‬:‭ ‬B. Blasco-Martinez et Bonneau
  4. Catamount – T04 – La rédemption de Catamount : B. Blasco-Martinez et Gaët’s
  5. La Ribambelle – T02 – En Écosse : Jean Roba
  6. Heroic Pizza – Tome 2 – Hasta la pizza, Baby ! : Augustin
  7. Nevada – T01 – L’étoile solitaire : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Colin Wilson
  8. Blacksad – T05 – Amarillo : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  9. Blacksad – T06 – Alors, tout tombe (1ère partie) : Canales et J. Guarnido
  10. Trolls de Troy – T24 – Un caillou sur la tête : Arleston et Jean-Louis Mourier
  11. Trolls de Troy – T25 – On ne badine pas avec les mouches : Arleston et Mourier
  12. Trolls de Troy – Tome 15 – Boules de poils (partie 1/2) : Arleston et J-L Mourier
  13. Trolls de Troy – Tome 16 – Poils de Trolls (partie 2/2) : Arleston et J-L Mourier
  14. Sykes : Pierre Dubois et Dimitri Armand
  15. Je suis Black Panther : Collectif [COMICS]
  16. Mages‭ ‬-‭ ‬T05‭ ‬-‭ ‬Shannon :‭ ‬Jean-Luc Istin,‭ ‬Ornella Savarese et Kyko Duarte
  17. Dracula : Roy Thomas et Mike Mignola
  18. Frankenstein – Le monstre est vivant (Intégrale) : Steve Niles, Kelley Jones et Bernie Wrightson
  19. Enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – T02 – Trois petites souris : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  20. Edgar Allan Poe – Hantise : Louis et Bastien Orenge
  21. Sacrées sorcières (BD) : Pénélope Bagieu et Roald Dahl
  22. La fuite du cerveau : Pierre-Henry Gomont

Bilan Livresque Mensuel : Août 2021

Pour ce Mois d’Août, encore de belles lectures, quelques belles découvertes et des déceptions livresque. C’est le lot de tous les lecteurs et lectrices, surtout si on lit beaucoup, sans jamais s’arrêter.

Parfois, on est sur de passer un bon moment livresque et bardaf, c’est l’embardée, le livre nous tombe des mains… A contrario, lorsque l’on pense lire un roman léger un peu gnian-gnian, on a de temps en temps de belles surprises, le roman se révélant moins bêbête que l’on pensait.

Pour ce Bilan Livresque d’Août, pas de folies dans les scores de lectures, même si j’ai lu des pavés… J’aligne 12 romans, 4 bédés et 2 mangas. 18 lectures, rien de transcendant. Mon objectif de lecture pour 2021 avait été mis à 250 lectures (sur Babelio et Goodreads) et j’y suis car j’affiche 250 lectures ce 25 août.

Même si le Mois Américain officiel n’aura pas lieu en septembre, je compte bien lire américain, à quelques exceptions près (une LC italienne) et bouffer un peu plus de comics.

Attention, malheureusement je vais me retrouver SANS mon précieux PC durant une dizaine de jours, ne vous inquiétez donc pas de ne pas avoir de réponses à vos commentaires durant quelques jours.

Rassurez-vous, Mois Américain oblige (et stakhanovisme aussi), j’ai préparé quelques billets pour accompagner vos matins difficiles en septembre, quand tout reprend : école, boulot, emmerdes… Moi je tâcherai de survivre à ces jours noirs sans mon fidèle assistant. Il me restera mes livres pour le consoler avant nos retrouvailles.

Exceptionnellement, j’ai clôturé mon Bilan Livresque le 25 août et commencé à lire pour le Mois Américain, afin d’avoir assez de billets à poster. Ces livres, bédés, comics seront repris dans le Bilan de Septembre.

Minou continue de m’étonner de jour en jour puisque ce chenapan cavale encore devant moi, trouillard, alors que 10 minutes auparavant, il était collé contre ma cuisse à se faire gratouiller le cou ! Cherchez pas docteur.

Au rayon des nouveautés, je l’ai abandonné 4 jours, tout seul, avec mon homme (avant que mon homme ne l’abandonne à son tour pour me rejoindre, le laissant tout seul 1 jour et demi).

Le premier jour de mon départ, mon homme n’a pas vu le chat de toute la journée, même  l’heure de la bouffe. Il l’a croisé quelques fois le deuxième jour et c’est seulement le troisième jour, au matin, que le chat a passé du temps avec lui, parce que mon mari était en cuisine et qu’il avait du lard !!!

Lors de notre retour (enfin, surtout du mien), c’était la fête à la maison, le chat était tout fou, cherchant les câlins, jouant avec ses souris dont il a réussi à en expédier une dans le canapé (elle avait dû s’accrocher à sa griffe pour réussir ce lancer).

Toujours aussi accro à moi, ce petit poilu continue de réclamer des câlins l’après-midi, de plus en plus tôt, parfois même deux fois sur l’après-midi… Il miaule à côté de ma chaise, insiste à fond si je fais semblant de rien, se couche à côté de moi (sur le sol) et fait le siège.

Dernièrement, comme je faisais un peu trop semblant de rien, il a posé ses pattes avant sur ma jambe, chose qu’il n’avait jamais faite ! Poser ses pattes sur le divan, pour me signaler que là, faut vraiment que j’aille le soigner, oui, mais sur ma jambe, jamais ! S’il avait eu le courage de pousser le vice un peu plus loin, il aurait pu sauter sur mes genoux pour me pourrir la vie au PC, comme sa mère a toujours fait ! mdr

Ma nièce pousse à son aise, elle adore toujours sa tata qui la promène à vélo et qui lui laisse manger dans son assiette, ses tartines, ses biscuits, sa soupe…

Elle est toujours réceptive au « pas bouger », elle reste bien immobile (ce qui permet d’aller chercher deux bricoles sans qu’elle ne fasse des bêtises) et l’autre jour, après mon retour, je lui ai fait comme au chien : j’ai ébouriffé sa tête en disant « bon chien » et j’ai eu droit à un super câlin de sa part car elle m’a serré la jambe, toute contente.

Bref, l’ordre du « pas bouger » marche avec les chiens, une de mes juments et ma nièce.

Au rayon des découvertes improbables, il y avait Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête – 01 de S.J. Bennett, offert par mon père et qui s’est révélé bien plus intéressant que je l’aurais cru, plus intelligent et en aucun cas neuneu.

Par contre, j’attendais beaucoup de Nos corps étrangers de Carine Joaquim et je suis passée royalement à côté, la faute à la multiplicité des sujets abordés par l’auteur qui ne m’ont jamais émus car trop nombreux et survolés. Le final était hautement dramatique et horrible.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus lu les enquêtes du duo de policiers Franck Sharko & Lucie Hennebelle – 08 – Angor de Franck Thilliez et ce fut un plaisir de revenir vers eux car leur enquête fut addictive au possible et, une fois de plus, bien violente.

À Vif de René Manzor est un roman policier aux allures de thriller glauque qui va jouer avec ses lecteurs jusqu’au bout. J’ai apprécié cette lecture, car son scénario n’avait rien de banal (même si j’avais déjà connu ce genre de « truc » dans un autre roman) et il est allé dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas. Mon bémol sera pour la résolution de l’enquête qui arrive un peu trop vite.

Roman policier est atypique, Le Nouveau de Keigo Higashino [LC avec Rachel] a un déroulement de polar conventionnel, mais se présente face à vous avec des multiples tiroirs qui, à première vue, sembleront anodins, mais ne le seront jamais. Il m’a déboussolée et j’ai aimé ça ! Brillant et intelligent, cette enquête à tiroirs.

Le déluge revu à la sauce d’Eric-Emmanuel Schmitt, je suis pour ! Avec La Traversée des temps – 01 – Paradis perdus, l’auteur nous plonge dans une saga époustouflante qui commence il y 8.000 ans avant un certain JC. C’est un fabuleux récit, à tel point que même dans les moments plus calmes, je ne me suis pas ennuyée, je n’ai sauté aucune page et j’ai dévoré ce pavé en deux malheureux jours. Je serai au rendez-vous pour la suite.

Il est toujours plaisant de se laisser porter par une enquête du duo Loveday & Ryder – Tome 4 – Le secret de Briar’s Hall de Faith Martin [LC avec Bianca] car sans se presser, on arpente le Oxford des années 60, on apprend que nous les femmes n’avions aucun droit (sauf de se taire)… J’apprécie le duo qui se complète, les atmosphères du roman et pour le dénouement, je n’avais rien vu venir. Une bouffée d’air frais, ce cosy mystery.

Ma seconde déception du mois sera pour Là où vont les belles choses de Michelle Sacks dont j’attendais beaucoup aussi et qui n’a pas réussi à me faire ressentir d’autres émotions que l’ennui, la plupart du temps. Tout les éléments étaient réunis pour que je succombe et pas moyen ! Oh, j’ai senti venir le drame, j’ai compris de suite le gros mensonge, j’ai compris que Dolly se voilait la face, protégeait son innocence, mais je ne suis jamais entrée en empathie avec elle et je le regrette.

Bluebird, bluebird d’Attica Locke est un roman Noir poisseux comme le sang car rempli de racistes d’un autre niveau que le raciste primaire : le nazi nostalgique (♫ Anne, ma soeur Anne ♪) qui estime que le monde se divise en deux catégories : les Blancs et les autres basanés. Les deux ne pouvant se mélanger, pour eux, selon eux. Ce roman Noir doit se lire lentement afin de bien s’imprégner des lieux. L’intrigue, qui semble classique, ne l’est pas. Le scénario, qui semble banal au départ, va se révéler bien plus riche qu’on ne le pense… Il ne m’aura manqué que l’attachement aux personnages et les émotions fortes que j’aurais aimé ressentir. Ce sera mon seul bémol.

Commencé en juillet et poursuivit sur le mois d’août, Le bouquin des méchancetés et autres traits d’esprit de François-Xavier Testu ne se lit pas d’une traite, ce serait impossible et indigeste. Non, il faut picorer quelques belles réparties, quelques bons mots, quelques méchancetés un peu tous les soirs ou au petit-déjeuner.

Même si le temps est merdique, j’ai pris ma pelle et mon seau et direction la mer du Nord pour Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette – 02 – À Knokke-le-Zoute ! de Nadine Monfils [LC avec Bianca]. Ce fut un pur moment de plaisir, une bouffée d’air frais.

Ma dernière lecture du mois fut la plus difficile, le plus émotionnellement dure. L’oiseau bleu d’Erzeroum de Ian Manook parle du génocide Arménien, que certains disent n’avoir jamais eu lieu. Mon Dieu (où était-il, je ne le sais pas), le premier chapitre était déjà d’une violence rare, mais ensuite, que dire…

Gorge nouée, tripes liées, me demandant comment on pouvait faire subir ça à d’autres êtres humains, tout ça au nom d’un Dieu miséricordieux (gros manque de logique) qui est le même pour les Musulmans et les Chrétiens. Au Chapitre 9, le barrage se rompt, les chutes du Niagara coulent de mes yeux. Oui, il est dur, oui il est violent, oui la violence des tortionnaires est purement gratuite, mais fallait que je le lise. Un coup de coeur.

Bilan livresque Août : 12 romans

  1. Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01 : S.J. Bennett
  2. Nos corps étrangers : Carine Joaquim
  3. Franck Sharko & Lucie Hennebelle – 04 – Angor : Franck Thilliez [638 pages]
  4. À Vif : René Manzor
  5. Le Nouveau : Keigo Higashino [LC avec Rachel]
  6. La Traversée des temps – 01 – Paradis perdus : E-E Schmitt [576 pages]
  7. Loveday & Ryder – 04 – Le secret de Briar’s Hall : Faith Martin [LC avec Bianca]
  8. Là où vont les belles choses : Michelle Sacks
  9. Bluebird, bluebird : Attica Locke
  10. Le bouquin des méchancetés et autres traits d’esprit : F-X Testu [1184 pages]
  11. Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette – 02 – À Knokke-le-Zoute ! : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  12. L’oiseau bleu d’Erzeroum : Ian Manook

Bilan livresque Août : 4 Bédés / 2 Mangas

  1. Golgotha – Tome 1 – L’arène des maudits : Alcante et Enrique Breccia
  2. Black Butler – Tome 30 : Yana Toboso
  3. Je suis un assassin (et je surpasse le héros) – Tome 1 : Hiroyuki Aigamo, Tozai et Matsuri Akai
  4. Orcs & Gobelins – Tome 12 – Pest : Sylvain Cordurié et Bojan Vukic
  5. Orcs et Gobelins – Tome 13 – Kor’Nyr : Sylvain Cordurié et Pierre-Denis Goux
  6. La brigade des souvenirs – Tome 1 – La lettre de Toinette : Carbone et Cee Cee Mia

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2021

Après un Bilan Livresque de Juin phénoménal, j’ai eu une passe à vide début Juillet et au lieu de lire, j’ai fait autre chose, le temps que mon cerveau se repose et que je puisse repartir de bon pied.

Bon, ce n’est pas avec le score de Juillet que je vais faire diminuer durablement et véritablement ma PAL… Même le score de Juin n’y a rien fait. Pour ça, ce n’est pas lire plus que je devrais faire, mais acheter moins de livres (vœu pieu et impossible à tenir).

Au moins, j’ai réussi à sortir 3 pavés de cette foutue PAL et pour le moment, je fais honneur au challenge du Pavé de l’été (Sur mes brizées). J’en ai profité pour lire quelques bédés durant les beaux jours de juillet et je me suis même permise des relectures des aventures des Trolls de Troy.

Pour ce Bilan Livresque de Juillet, j’ai lu 14 romans et 16 bédés (30 lectures). Mon score Babelio est à 232 lectures pour le moment (pour l’année 2021, bien entendu).

Ce score se divise de la sorte : 114 romans et 106 bédés, 6 comics et 6 mangas. Oui, faudrait que je lise plus de comics si je veux faire diminuer leur nombre (et découvrir tout ce que je veux découvrir !).

Au rayon des mauvaises nouvelles, le chat Hannibal n’a rien trouvé de mieux que d’aller se mettre à l’intérieur du capot de la camionnette de mon père… Pas besoin de vous expliquer comment le chat a terminé sa vie… Lui qui avait peur des voitures, il a fallu qu’il aille se mettre là où aucun chat ne devrait aller se mettre.

Sa vie trépidante de chat qui sautait partout et qui avait la joie de vivre s’est terminée, pour notre grande peine, même s’il savait être exaspérant. Il y a un vide chez mes parents depuis son trépas.

Plus de truc poilu qui vous saute dessus, plus de grand fou qui surgit dont ne sait où, plus de jurons de ma mère disant « nom de dieu, descends de là, Hannibal » ou « tu vas valser dehors »…

Je ne le verrai plus passer, le sourire aux babines, quand ma mère le prenait sous son bras, comme un sac de patate, pour le foutre dehors, ses yeux disant que de toute façon, il reviendrait.

Plus jamais il ne fera d’acrobaties un peu folle pour arriver à sauter sur mon dos, alors que je suis pliée en deux pour essayer de rattacher une barrière à la main, plus jamais il ne jouera avec la floche du fouet, plus jamais il n’ira se coucher juste dans le rond où tourne un jument. Plus jamais il ne nous fera tourner en bourrique…

Ma seule consolation est de me dire que durant les 27 mois qu’il a passé chez mes parents, il a eu une belle vie. On ne sait d’où il venait, s’il avait été perdu ou abandonné ou s’il s’était fait la belle pour voir d’autres horizons.

En tout cas, il avait son nid chez nous et jamais je n’avais vu un chat aussi tenace pour rentrer à la maison par tous les moyens. À force, il s’était imposé, tel un envahisseur. Il me manque… C’est vide sans lui.

Le dimanche avant qu’il ne décède, il était venu sur mes genoux, se faire câliner. J’étais assise sur les marches, dehors, et Arya en profitait pour se frotter dans mon dos. Puis, le chipie n’a rien trouvé de mieux que de passer sur mes genoux, marchant allégrement sur Hannibal qui a décidé de quitter le confort de mes jambes… C’était son dernier câlin. 😥

Minou, lui, continue sa petite vie de pépère. Il squatte le divan au matin et au soir, dès que mon mari va se coucher. Il monopolise le torchon de la véranda (il en a 2 superposés maintenant, car le vieux était tout troué) et l’autre soir, il a dormi comme un bienheureux sur le sol (enfin, sur les torchons).

Il est toujours en demande de câlins le matin et l’après-midi, et lorsque je suis là, il ne se gêne pas pour venir me les réclamer. Obligée de monter avec lui dans sa pièce, il faut le brosser et lui gratouiller le poitrail, assise sur le lit. Puis, ensuite, il pieute à côté de moi, cuisses contre cuisses.

Ma nièce est entrée dans sa phase de mimétisme et elle fait comme les grands. Autrement dit, quand on rit, elle se marre aussi, quand je prends un biscuit, elle me le chipe toujours et quand elle est sur son petit vélo, elle en descend, elle marche à côté et quand elle est avec moi, elle prend la laisse de la chienne et veut la lui attacher à son collier.

Dernièrement, j’ai accroché la chienne et ai tendu la laisse à la pioupioutte qui l’a prise et a avancé, avec la chienne derrière elle (sous ma surveillance). Chienne qui marchait tout doucement, ne comprenant pas bien pourquoi la laisse était tenue par ce petit machin qu’elle adore lécher.

Je ne l’ai pas laissé trop longtemps faire parce que si le chien change de côté, avec la laisse dans les jambes, la petite prendrait un billet de par terre et ça, je ne veux pas. Mais elle a fait des « doudouces » au chien et maintenant, elle veut bien en faire aux chevaux. On progresse !

Passons aux lectures du mois…

Retour à un vieil amour avec La mer éclatée – Intégrale de Joe Abercrombie qui est de la très bonne fantasy, réaliste, cynique, noire, sans concession, sans happy end bisounours et où les personnages ne se soucient pas d’être aimé, car être craint dure plus longtemps !

1794 de Niklas Natt och Dag possède un contexte historique bien présent, sans jamais être indigeste. C’est un thriller/roman noir où les personnages sont réussis, réalistes et où le Méchant n’est pas d’opérette. Ici, la misère n’est pas moins pénible parce qu’on est au soleil. Une véritable réussite !

1991 de Franck Thilliez (quel bond dans le temps) possède pas moins de deux enquêtes : une ancienne non résolue et une nouvelle. Tout est maîtrisé chez l’auteur, autant son récit que ses personnages et son nouveau roman, addictif au possible, mettra le rythme cardiaque des lecteurs à mal. Une réussite de plus pour l’auteur.

Helstrid de Christian Léourier est un huis-clos sur une autre planète, où les conditions climatiques sont dantesques et où les I.A gèrent tout à la place des Hommes. L’inconvénient de cette novella, c’est que le personnage principal, Vic, est archi chiant et qu’on ne s’attache pas du tout à lui. Malgré tout, j’ai apprécié cette LC avec Rachel.

Quel plaisir magnifique ce fut de lire Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! de Nadine Monfils qui a mis Bruxelles au cour de son roman, ainsi que son parler particulier. Ce roman policier m’a mis le cœur en mode joyeux.

Voilà un genre que je ne lis jamais et j’ai décidé de m’y mettre un peu : la poésie ! Avec un grand classique que sont Les Fleurs du Mal de Charles Beaudelaire. Depuis le temps que ma copinaute Stelphique me menaçait des pires représailles si je ne sortais pas ce recueil de mes étagères… C’est fait ! J’ai apprécié ma lecture, j’ai pris le temps de le lire, mais je n’arrive pas à pondre une chronique satisfaisante… Ça va viendre un jour.

La magnifique couverture m’avait attirée. Malheureusement, Le Prieuré de l’Oranger de Samantha Shannon ne m’a pas enthousiasmé plus que ça. Un début assez long, ennuyant (pour moi), des personnages qui ne m’ont pas fait vibrer, qui ne marqueront pas ma mémoire, aucune émotions ressentie durant la lecture et un final assez vite expédié.

Ce devait être une LC avec Bianca, mais cette dernière est descendue du camping-car assez vite et j’ai continué l’aventure toute seule. Oui, Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa possède des longueurs, je les ai ressenties après avoir dépassé plus de la moitié du livre (vers la page 560), oui, le récit n’est sans doute pas réaliste, mais malgré tout, j’ai apprécié ce petit voyage qui m’a apporté quelques belles émotions.

Origines de ‬Franck Thilliez‭ est une courte nouvelle de 25 pages qui fait un effet boeuf. Comme quoi, la taille ne fait pas tout…

La chasse de Gabriel Bergmoser avait tout pour ma plaire, pourtant, mes débuts furent laborieux et j’ai même failli déposer le roman sans le terminer. Pourtant, je me suis accrochée encore un peu et j’ai été récompensée par une montée d’adrénaline. Le suspense et l’action étaient bien présents, c’est tout ce qui me restera de cette lecture. Pas de profondeur scénaristique, personnages un peu trop stéréotypés (surtout les méchants bas du front) et un récit violent juste bon pour faire des scènes d’action.

Après la chasse, il est normal de lire Le Gibier de Nicolas Lebel. Pas de capitaine Mehrlicht mais un commissaire Starski (sans Hutch). Là, Lebel nous a fait de la révolution dans le polar : on commence classique et puis, tout explose ! Génial. Mon problème est que j’avais capté avant tout le monde… Je suis perspicace, moi, parfois.

Puisque j’ai commencé la poésie, autant continuer avec Habitant de nulle part, originaire de partout de Souleymane Diamanka. Ses textes sont très beaux à lire, Souleymane jouant avec les mots, leur musicalité. D’ailleurs, ces textes, il faudrait les lire à voix haute. Je me suis contentée de les lire dans ma tête, en mettant les coupures là où il le fallait. J’ai lu les mots comme si je faisais du slam, d’ailleurs, c’était la voix de Grand Corps Malade qui parlait dans ma tête.

L’été sans retour de Giuseppe Santoloquido m’a transporté en Italie. Chiara, une jeune fille du village a disparu. Ce roman est avant tout l’occasion pour un personnage, Sandro, de parler de sa vie au village avant le drame, de la mentalité étriquée des gens, des petits esprits de clocher et de montrer combien l’Homme peut se transformer en un salopard de la pire espèce, lorsqu’il est en meute. Sans oublier le côté charognard des médias.

Bilan Livresque Juillet : 14 romans

  1. La mer éclatée – Intégrale : Joe Abercrombie (864 pages)
  2. 1794 : Niklas Natt och Dag
  3. 1991 : Franck Thilliez
  4. Helstrid : Christian Léourier [LC avec Rachel]
  5. Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – 01 – Nom d’une pipe ! : Nadine Monfils [LC avec Bianca]
  6. Les Fleurs du Mal : Charles Beaudelaire
  7. Le Prieuré de l’Oranger : Samantha Shannon (958 pages)
  8. Origines :‭ ‬Franck Thilliez
  9. Tout le bleu du ciel : Mélissa Da Costa (838 pages)
  10. Toucher le noir : Yvan Fauth et Collectif
  11. La chasse : Gabriel Bergmoser
  12. Le Gibier : Nicolas Lebel
  13. Habitant de nulle part, originaire de partout : Souleymane Diamanka
  14. L’été sans retour : Giuseppe Santoloquido

Bilan Livresque Juillet : 16 bédés

  1. Légende – Tome 7 – Neiges : Julie Swolfs, Ange et Stéphane Collignon
  2. Légende – Tome 8 – De mains de femmes : Swolfs, Stéphane Collignon et Ange
  3. Le loup en slip – Tome 5 – Le loup en slip passe un froc : Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet
  4. Blacksad – Tome 3 – Ame rouge : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Le Prince de la nuit – Tome 8 – Anna : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  6. Le Prince de la nuit – Tome 9 – Arkanéa : Yves Swolfs et Thimothée Montaigne
  7. Peau d’Homme : Hubert et Zanzim
  8. L’Arabe du futur – Tome 1 – 1978-1984 : Riad Sattouf
  9. Trolls de Troy – Tome 12 – ‬Sang famille : Arleston et Mourier‭
  10. Trolls de Troy – Tome 13 – La guerre des gloutons : Arleston et Mourier
  11. Trolls de Troy – Tome 17 – La Trolle impromptue : Arleston et  Mourier
  12. Trolls de Troy – Tome 18 – ‬Pröfy blues : Arleston et Mourier
  13. Assassin’s creed : Conspirations – Tome 1 – Die glocke : Guillaume Dorison et Jean-Baptiste Hostache
  14. Assassin’s creed : Conspirations- Tome 2 – Le projet Rainbow : Guillaume Dorison et Patrick Pion
  15. La guerre des orcs – Tome 1 – L’art de la guerre : Olivier Peru et Daxiong
  16. La guerre des orcs – Tome 2 – Guerre et paix : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2021

Si l’année dernière à la même époque nous étions confinés sous le soleil, les températures de cette année sont nettement moins hautes et mon bronzage laisse à désirer.

J’avais réussi à lire 18 romans en 2020 et ce beau score n’est pas au rendez-vous pour Avril 2021 ! Mais au moins, nous ne sommes plus autant confiné qu’il y a un an, c’est plus cool, si j’ose dire (enfin, chez nous, dans les autres pays, on ne se marre pas vraiment). Mais le schmilblick n’a pas fort évolué.

En tout et pour tout, j’ai réussi à lire 13 romans (dont un pavé de plus de 1.100 pages) et 8 bédés = 21 lectures. Oui, je peux mieux faire .

Minou, lui, continue son petit bonhomme de chemin, jonglant entre l’appel aux câlins ou la fuite. Même si ça va beaucoup mieux qu’il y a 1 an (niveau fuite en avant) et qu’il y a deux ans.

Toujours in love de la véranda, toujours en adoration pour le vieux torchon troué sur lequel il se vautre et surtout, accro totalement à la brosse ! Il adore tellement ça, que je le brosse trois fois par jour et croyez-le ou non, mais je viens toujours avec des poils (le sac à poils était rempli !).

Monsieur exige des câlins à mon réveil, se fait brosser avant de recevoir ses croquettes du matin (qu’il mangera après), vient quémander des gratouilles lorsque je bois mon café, s’impatiente lors de mon petit déjeuner pour que je remonte avec lui afin qu’il puisse venir se vautrer sur mes genoux (addict aux câlins, je vous dis !).

Après, il est fatigué et monsieur chat reste dormir sur le divan ou alors, il redescend avec moi et joue avec le pauvre torchon ou sa souris. Ça dépend des jours. Mais on voit qu’il aime passer du temps avec nous (surtout avec moi parce que quand mon mari disparaît, ça ne lui en touche même pas une, alors qu’avec moi, oui).

Avant, il me fichait la paix avec ses demandes de câlins jusque 15h30 mais ces derniers jours, il était là à faire le siège près de mon PC dès 13h30 !

Sa mère a toujours aimé m’emmerder lorsque j’étais devant le PC, me sautant dessus et monopolisant l’un de mes bras et son fiston fait presque le même, le saut sur les genoux en moins, mais les miaulements plaintifs en plus. Impossible de résister…

Intelligente comme je suis (arrêtez de rire), j’avais remarqué que si je me mettais à la véranda, il me fichait la paix puisqu’il passait du temps près moi (couché à mes pieds). Je pouvais lire, siester, lui se contentait de pieuter sur le torchon.

Le système a parfois ses limites s’il veut vraiment des câlins… J’étais toute contente d’avoir réussi à le caresser dans la véranda lorsqu’il a poussé son miaulement de pauvre chat en manque… Ok, j’ai compris, le chat, je vais aller te brosser ! Il aura ma mort !

Bizarrement, lorsqu’il m’invite à le suivre, il ne fuit pas dans les escaliers, il  prend son temps, me montrant le chemin… Faut que je lui donne ses 1.356 coups de brosse réglementaire, que je lui gratouille le cou, assise sur le lit (le livre est permis) et monsieur s’endort ensuite, roulé en boue à mes côtés, la conscience tranquille… et moi je peux bouquiner en paix !

Et lorsque je redescends, il me suit et va s’installer devant la porte-fenêtre de la véranda, regardant les oiseaux, s’offusquant qu’un autre chat puisse passer sur SA terrasse ou sciant des bûches durant des heures, attendant que sa possession (moi) remonte en haut à l’heure du repas du soir (17h30) pour encore recevoir des coups de brosse.

Comme tous les chats, il considère l’humain comme son esclave et il a bien compris le fonctionnement… Mais je ne lui en veux pas, je râle juste pour qu’il n’abuse pas.

Ma nièce est en pleine forme aussi, à même pas 16 mois, cette petite chose pleine d’énergie a plus d’un tour dans son sac.

La dernière fois, elle est allée décrocher son petit manteau de la chaise et me l’a apporté pour me faire comprendre qu’elle voulait aller dehors et ensuite, une fois dehors, elle m’a guidé vers son petit vélo à trois roues… Alors j’ai été la promener… Comme les chats, elle a tout compris !

Passons maintenant au récap du bilan lectures mensuelles !

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La Pierre du remords – Konrad 03 d’Arnaldur Indriðason est le troisième tome avec Konrad, mais je n’ai pas eu de soucis pour me couler dans l’histoire et apprécier le personnage qui n’est pas très éloigné d’Erlendur : taciturne, blessures d’enfance, ne lâche rien, prenant le temps de bien faire les choses. C’est lent mais c’est bon.

Jusqu’à présent, les romans de Sandrine Collette m’avaient tous plu, certains devenant même des coups de coeur marquants. Son roman de 2021, Ces orages-là, restera dans ma mémoire parce que je suis passée à côté de l’histoire, de son personnage principal. C’est l’histoire d’une rencontre qui n’a pas eu lieu entre nous, mais je vous invite à vous faire votre propre avis car je suis à contre-courant des opinions majoritaires.

Le dernier de Stephen King est un recueil de quatre nouvelles. Si ça saigne réussi à proposer des nouvelles qui ne lèsent pas le lecteurs, qui ne le laissent pas sur sa faim et où la patte du King se reconnaît sans soucis.

Pour se refroidir, ou tout simplement relativiser, il faut lire Lëd de Caryl Férey. Ce roman noir de l’extrême (on est en Sibérie, dans la ville la plus pollué du monde) dont les crimes mystérieux ne servent qu’à dénoncer les systèmes pourris du pays (Russie) est brut de décoffrage mais possède une certaine poésie dans ses personnages, cabossés, vivant dans un lieu qui n’accorde aucun répit. Un régal littéraire.

Erectus – 02 – L’armée de Darwin de Xavier Müller [LC Bianca] est le genre de roman à faire dresser… les poils sur les bras ! Le virus fait régresser des Humains en homo erectus et l’home sapiens ne rêve que les éradiquer (ou parquer dans des réserves). Évitant une resucée du premier tome, l’auteur est parti sur un autre terrain et les surprises étaient au rendez-vous. Dommage que le Méchant ait été si manichéen alors que tous les autres personnages étaient travaillés.

Il y des jours comme ça… Vous ouvrez le dernier roman d’une auteure que vous appréciez et rien ne se passe… La chair de sa chair de Claire Favan m’a donné l’impression de regarder un film (série) mal joué ou mal doublé, un film où les acteurs avaient été mal castés ou mal dirigé par le réalisateur. Si on ne croit pas au récit que l’on lit, tout s’écroule et on ne l’apprécie pas, comme un plat insipide.

Au bal des absents de Catherine Dufour est inclassable car il mélange le roman fantastique avec le policier, le roman noir, le feel-good (oui, j’ai ri malgré tout), l’épouvante, l’horreur… Classement dans les coups de cœur de l’année ! Une lecture comme j’aimerais en faire plus souvent. Addictif à tel point que j’ai tout dévoré d’un coup.

Direction la Russie avec Les Disparues du tableau de Daria Desombre. Plaisir de retrouver le duo Macha Karavaï et Andreï Yakovlev, de plus, c’est une lecture qui comblera les fans de romans policiers qui souhaitent lire autre chose que leur came habituelle, se dépayser et de se frotter à un tueur qui n’a rien d’un colonel Moutarde avec le chandelier dans la bibliothèque. zdorov’ye !

Non, l’exode de 1940 n’a rien de drôle, la drôle de guerre non plus, pourtant, avec le Miroir de nos peines de Pierre Lemaitre [LC Bianca], l’auteur arrive à nous donner des émotions sans pour autant en oublier l’humour, qu’il distille avec pertinence dans son récit flamboyant aux personnages travaillés, qui évoluent. J’ai adoré !

Comment tenir en haleine des lecteurs durant 1.176 pages ? Avec Les Somnambules, l’auteur Chuck Wendig y arrive sans soucis, sans pour autant la jouer blockbuster, sans jamais devenir redondant, sans jamais lasser son lecteur tant son récit est intelligent, ses personnages réalistes et son récit ancré dans notre monde, bien qu’ayant été écrit avant la pandémie covid19. Un putain de super roman apocalypse.

Friday Black de Nana Kwame Adjei-Brenyah est un recueil de nouvelles dont la première m’a touché en plein cœur, me le retournant comme une chaussette. Si le reste était du même acabit, il allait finir en coup de cœur, en jouissance littéraire, en plat dont on se relèche les babines. Hélas, si l’entrée était magnifique, d’une justesse douloureuse, violente, montrant parfaitement le mépris des Blancs envers les Noirs, les suivantes m’ont déroutées en partant dans d’autres univers comme la dystopie, le fantastique et l’horreur. Je n’ai même pas terminé le roman…

En commençant à lire Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie, j’ai cru que j’allais de nouveau planter ma lecture. La cause ? La manière dont est écrit ce roman : dialogues inclus dans les phrases, peu de ponctuation et une manière de tourner ses phrases bizarrement. Puis j’ai compris… Le narrateur est un taulard peu instruit qui nous raconte son enfance. Accrochez-vous parce que c’est d’une violence insoutenable si vous ne vous blindez pas un minimum. Mais putain, que c’est beau comme roman !

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Pierre du remords – Konrad 03 : Arnaldur Indriðason
  2. Ces orages-là : Sandrine Collette
  3. Si ça saigne : Stephen King
  4. Lëd : Caryl Férey
  5. Erectus – 02 – L’armée de Darwin : Xavier Müller [LC avec Bianca]
  6. La chair de sa chair : Claire Favan
  7. Au bal des absents : Catherine Dufour
  8. Les Disparues du tableau : Daria Desombre
  9. Miroir de nos peines : Pierre Lemaitre [LC Bianca]
  10. Les Somnambules : Chuck Wendig  (1.174 pages)
  11. Friday Black : Nana Kwame Adjei-Brenyah
  12. Le démon de la colline aux loups : Dimitri Rouchon-Borie
  13. La Fureur des hommes : Charles O. Locke

Bilan Livresque Mensuel : 8 Bédés

  1. Wild west – Tome 2 – Wild Bill : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  2. Nains – Tome 20 – Svara du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  3. Blanc autour : Wilfrid Lupano et Stéphane Fert
  4. Imbattable – Tome 1 – Justice et légumes frais : Pascal Jousselin
  5. Héroïc’ Pizza – Tome 1 – Pepperoni power : Augustin
  6. 109, rue des soupirs – Tome 1 – Fantômes à domicile : Mr Tan et Yomgui Dumont
  7. Sherlock Fox – Tome 1 – Le chasseur : Jean-David Morvan et Du Yu
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – Tome 3 – Le voleur aux cent visages : Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Gess

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2021

BILAN NEW - Scrat dépité 4 mauvais bilan

Mars, ça devrait sentir bon les jours du printemps, mais si, en Mars 2020 (de triste mémoire), nous avions bénéficié de jours ensoleillés, cette année, c’est pas folichon !

Pour le Bilan Livresque de Mars 2021, c’est comme le temps, en demi-teinte ! Je suis contente de mes 13 romans lus (parce que au départ, c’était pas gagné d’arriver à ce score) mais moins de mes 6 bédés et 1 comics = 20 lectures.

Mon plus petit score de lecture pour ces 3 mois ! Shame on me ! Pour l’instant, j’ai 83 lectures en 90 jours. Faut que je remue mes puces, là parce j’ai réussi à me faire une PAL bédés et comics et si je veux en voir le bout, il serait temps que je hausse la cadence !

Mais voilà, comme j’avais lu beaucoup en Février, j’ai eu le coup de barre en Mars et le rythme a été ralenti. J’ai passé aussi quelques soirées à regarder des séries policières qui ne me prenaient pas la tête mais qui me faisaient du bien (Capitaine Marleau, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, la stagiaire, Meurtres à…) et de celles qui font délicieusement peur, comme Stranger Things.

Je me suis aussi occupée de mes plantations de plantes aromatiques (on change leurs terres), de mes petits cactus (idem parce que la terre des commerces, c’est de la merde) et autres plantes dites succulentes. Les mains dans la terre, moi, ça me détend, me déstresse, me comble de joie. Ok, pour les ongles, c’est pas génial, mais on s’en branle puisqu’on est à la maison, confinés ! Mhouhahahaha.

Le chat continue ses petits progrès, sans se presser, mais il avance toujours un petit peu et passe de plus en plus souvent du temps avec nous, surtout la matinée alors qu’avant, après ses câlins digestifs, il pieutait dans le divan, seul, jusqu’à 14h parfois. Là, il redescend avec moi et un jour, il est monté faire sa sieste vers 11h du matin !

Totalement in love de la véranda, ce chat y passe son temps pendant mon petit-déj, faisant subir mille tourments à mon pauvre torchon, qui, après avoir lavé les sols de la maison des centaines et des centaines de fois, coulait une retraite paisible en servant de paillasson pour mes pieds rentrant du jardin. Il joue avec, fait ses griffes dedans et plus tard (après-midi ou soirée), il se couche dessus.

Oui, monsieur le chat pourrait dormir dans un fauteuil, sur un plaid mais il préfère rester dans la véranda, dans le noir, couché en sphinx sur un vieux torchon troué. Tant que je ne remonte pas en haut, il reste là. Mon mari peut partir, le chat se contente juste de vérifier qu’il est bien disparu et revient, heureux, se coucher dans la véranda. Pour lui, il n’y a que moi.

En mars, cela fait deux ans qu’il est arrivé chez nous et quelques jours après son « anniversaire » de débarquement, il m’a fait un joli cadeau : nous étions tous les deux sur le lit de la chambre d’ami (qui est celle du chat), il se faisait gratouiller le cou (toujours à ma droite).

Ensuite, comme souvent, il est passé sur mes genoux pour aller à ma gauche, s’est posé et à réfléchit intensément (du moins, il donnait cette impression là) et boum, en repassant sur mes genoux, il s’y est posé !!!

Nom de Dieu, lui qui ne venait sur mes genoux que dans le divan, en haut, avec un plaid sur mes genoux, le voilà qui prend son courage à deux mains et ose s’y asseoir ailleurs, sans plaid. Et il réalise ça sans me prévenir. J’avais de nouveau un sourire énorme affiché sur ma tronche. Il ne le fait pas à chaque fois, préférant se coucher contre ma cuisse que sur mes genoux, mais maintenant, je sais qu’il a osé et ça me remplit de bonheur.

Le chat endormi à mes côtés, sur le coussin, pendant que je regardais Top Chef

Passons maintenant aux lectures de Mars !

Déception pour commencer le mois avec La Brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier [LC avec Bianca] que je souhaitais lire depuis sa sortie. Si j’ai apprécié la partie qui parlait des non-droits des femmes anglaises, de ces femmes en surplus après la Première Guerre, j’ai trouvé le reste du roman contemplatif et je me suis ennuyée à certains moments.

Pour se remettre en route, rien de tel qu’une lecture addictive et c’est une fois de plus avec Michel Bussi que j’ai eu ma dose d’entourloupes. Rien ne t’efface est un policier efficace, rempli de mystères, de questionnements, de choses qui semblent provenir de l’univers du fantastique mais qui seront expliquées de manière tout à fait réaliste. Hautement addictif ce roman et une fois de plus, l’auteur m’a bien eu.

Dans les bonnes résolutions que je ne prends jamais, j’avais envie de découvrir les romans coréens et celui-ci me faisait de l’oeil depuis sa sortie. Sang Chaud de Un-Su Kim [LC avec Rachel] nous plonge dans les mafias coréennes qui, de prime abord, semblent être toutes gentilles mais qui cachent bien des saloperies sous les tapis. Au moins, les Méchants du roman n’étaient pas stéréotypés. Une belle LC !

Si vous voulez voyager dans le temps et dans l’espace (sans oublier dans l’espèce), alors je vous conseille Le chant du bison de Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca] qui nous raconte un moment de vie de Sapiens et Néandertal. C’est un récit qui prend son temps, Bianca l’a trouvé trop contemplatif, mais moi, j’ai aimé son rythme lent, au pas des Hommes qui ont foulé la Terre des milliers d’années avant nous.

Le western, c’est mon dada ! Si un auteur que j’apprécie m’en concocte un, sûr et certain que je vais lui sauter dessus comme Lucky Luke sur Jolly Jumper. Avec Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01, Michaël Mention nous offre un western qui respecte les codes tout en s’en affranchissant, un western poisseux, violent, sans concession, brut de décoffrage car l’époque n’était pas celle des Bisounours. Un vrai roman noir, ce western ! Vivement la suite.

Les huis-clos, quand ils sont bien réalisés, c’est un must. Avec Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp, j’en ai eu pour mon argent et même bien plus car il était très bien réalisé du côté des personnages mais aussi de son scénario, avec un suspense bien maîtrisé. Difficile de lâcher ce roman qui allie suspense de fou, mystère épais, scénario implacable, narration au poil et construction intelligente afin de mieux prendre les lecteurs dans ses filets.

C’est chez Yvan que j’avais découvert la chronique et eu envie de lire Le Dit du Vivant de Denis Drummond. Nous n’étions pas fait, le roman et moi, pour nous croiser parce je suis passée à côté…

Après avoir laissé tous les personnages en plan dans La cité de feu, le tome 1, j’avais hâte de les retrouver dans la suite. La cité de larmes de Kate Mosse commence doucement, l’auteure prenant son temps pour que l’on se refamiliarise avec ses personnages quittés en 2020, pour replanter ses décors, l’époque et ses problèmes religieux entre catho et huguenots. Puis tout s’accélère avec la Saint-Barth de triste mémoire…

C’était une relecture mais je l’ai faite avec plaisir à la demande de Bianca. J’ai donc ressorti ma vieille édition de La Mystérieuse Affaire de Styles d’Agatha Christie [LC avec Bianca] et ça tombait bien car je n’avais jamais réussi à retenir l’entourloupe de la Reine du Crime dans ce roman qui met en scène pour la 1ère fois Hercule Poirot. Malgré le fait que j’avais revu il y a peu l’adaptation télé avec David Suchet

Pour ceux et celles qui le boivent noir de noir, je conseillerai La république des faibles de Gwenaël Bulteau. France, 1898, dans la France d’en bas, celle qui trime, qui se lève très tôt. Gardez à l’esprit que c’est un roman noir puissant, violent, sans concession, brut de décoffrage. L’auteur possède une belle écriture, sans fioritures et une plume trempée dans l’acide des injustices sociales. Un très bon premier roman noir.

Une touche de fantastique pour se changer les idées et c’est ainsi que j’ai décidé d’ouvrir La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green de Michael Marshall Smith. Aucun regret, j’ai passé un excellent moment dépaysant à tous points de vue, en compagnie de personnages sympathiques qui m’ont conté une fable intéressante sur le Bien et le Mal, un récit loufoque, déjanté, mais bien maîtrisé !

Un petit coup de techno-thriller pour finir le mois, pour se coucher moins bête et pour passer un excellent moment de lecture addictive. Justement, le deuxième tome de 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves de Marc Lévy était sorti et je lui ai sauté sur le râble. Un énorme travail de documentation de la part de l’auteur, sur tout ce qui se passe dans l’envers du décor, sur les magouilles qui se déroulent en coulisses, dans notre dos. Hautement intéressant !

La montagne, ça vous gagne ! Envie de neige dans le Vercors ? Alors ouvrez ce huis clos qui se déroule en plein air, dans l’air vivifiant des montagnes, dans la neige et le froid, à la recherche d’un tueur sadique. Solitudes de Niko Takian ne révolutionnera en rien le roman policier, sa résolution étant assez classique et sans effet WAW que certains savent faire, mais il permet de passer un bon moment de suspense à se geler les pieds dans la montagne.

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Brodeuse de Winchester : Tracy Chevalier [LC avec Bianca]
  2. Rien ne t’efface : Michel Bussi
  3. Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]
  4. Le chant du bison : Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca]
  5. Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01 : Michaël Mention
  6. Le sang des Belasko : Chrystel Duchamp
  7. Le Dit du Vivant : Denis Drummond
  8. La cité de larmes : Kate Mosse
  9. La Mystérieuse Affaire de Styles : Agatha Christie [LC avec Bianca]
  10. La république des faibles : Gwenaël Bulteau
  11. La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green : Michael Marshall Smith
  12. 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Lévy
  13. Solitudes : Niko Takian

Bilan Livresque Mensuel : 6 Bédés – 1 Comics = 7

  1. Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne
  2. Superman – Terre-Un – Tome 1 : Straczynski et Shane Davis [Comics]
  3. Les Quatre de Baker Street – Tome 09 – Le Dresseur de Canaris : Djian, Legrand et Etien
  4. Calvin et Hobbes – Tome 4 – Debout, tas de nouilles ! : Bill Watterson
  5. Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux
  6. Tu mourras moins bête – Tome 1 – La science, c’est pas du cinéma ! : Marion Montaigne
  7. Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Cordurié et JC Poupard

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2020

Et voilà déjà Décembre, avec le tout dernier Bilan Livresque de l’année 2020 avant de passer, demain, au Bilan Annuel et ensuite aux coups de cœur de l’année.

L’année 2020 fut merdique en tout point, uniquement éclairée, au début, par la naissance de ma nièce que je suis déjà en train de dévoyer en lui apprenant à passer la langue avant de, plus tard, lui apprendre à réciter l’alphabet en rotant, sans oublier les chansons paillardes et les blagues cochonnes…

C’est l’unique lumière de cette année où le covid a frappé, où nous avons été confinés, stressés, où je n’ai pas vu beaucoup ma famille proche, ni pu monter mes chevaux comme je le voulais, ni promener la p’tite Louloute autant que je l’aurais souhaité, où Chouchou a fait une chute qui l’a envoyé à l’hosto (pire qu’un confinement) et puis en chaise roulante, en déambulateur et maintenant en béquilles (le bout du tunnel est proche).

2020 sera pourtant l’année record niveau lecture, sauf si je pulvérise ce chiffre en 2021 (avec moi, tout est possible).

Allez, laissons les emmerdes de côté et parlons des bonnes choses… J’ai lu beaucoup, ça c’est un fait certain (habituel, même) et Minou a bien progressé dans son apprentissage de la vie de chat apprivoisé puisque mes genoux sont devenu son point de mire au matin avant sa bouffe, après sa bouffe, après la vaisselle et au soir, avant mon dodo.

Bref, il est addict de mes jambes et il s’encourt moins vite lorsque je monte les escaliers et qu’il y est assis à m’attendre. On progresse toujours à petits pas mais au moins, on avance. En mars, il y aura deux ans qu’il est chez nous à se faire choyer.

Mais passons maintenant au Bilan Livresque de ce mois de Décembre ! Clôturant le mois un peu avant le 31 (afin d’établir les bilans), j’ai lu 12 romans, 15 bédés et 1 magazine America (28 lectures).

Mon total de lectures de 2020 est de 385 lectures alors qu’en 2019, j’en étais à 365… Oui, sans le vouloir, sans chercher à battre le record, j’y suis arrivée ! 20 de plus, rien que ça.

Il y a des cosy-mystery qui sont neuneu et d’autres qui volent plus haut, ce qui est le cas pour Les détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman qui arrive à me faire sourire, enquêter, frissonner, avoir peur et parfois, trouver le fin mot de l’histoire avant le détective Samson ! Une série de cosy mystery réfléchie, bien écrite, avec du suspense, des mystères, des secrets, des personnages intéressants et très attachants. À découvrir au plus vite, et dans l’ordre.

Clore une trilogie n’est jamais facile car il ne faut pas sombrer dans le facile ou la conclusion expédiée en deux coups de cuillère à pot. Heureusement, avec L’heure du Diable – Chris Kovak 03, l’auteur, Patrick Bauwen n’a pas coulé sa trilogie. Il nous offre, en apothéose, un thriller addictif, réfléchi, engagé, possédant de multiples pistes.

L’exercice du True-Crime n’est pas aisé non plus, mais avec Les lumières de l’aube, notre auteure enquêtrice, Jax Miller, nous plonge dans un trou perdu de l’Oklahoma et nous glacera avec le récit de l’enquête réalisée par les flics du coin. Patiemment, elle remontra les indices, recueillera des témoignages et nous livrera sa théorie quand aux coupables. Hélas, il y a profusion de détails et parfois, cela nuit à la lecture, la rendant plus lourde. Un portrait de l’Amérique peu flatteur…

Si on a envie d’évasion au fond de son canapé, L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag de Sylvain Tesson est LE roman idéal !

Envie d’audace littéraire ? Jetez-vous sur L’Anomalie de Hervé Le Tellier qui mixe le roman noir, la SF, l’anticipation, la littérature blanche dans un roman décoiffant qui sort clairement des sentiers battus. C’est époustouflant, brillant, copieux sans être indigeste. Une sacrée belle découverte qu’il aurait été dommage de louper.

Un gros flop avec La disparue de Noël de Rachel Abbott que nous avons lu en LC, Bianca et moi. Un thriller qui aurait pu être addictif car l’auteure a choisi de prendre des petits sentiers au lieu du boulevard devant elle. Hélas, on a des personnages fades, peu étoffés, des situations peu réalistes, zéro émotions et zéro bouleversements. L’idée de départ était bonne mais l’auteure n’a pas su cuisiner les ingrédients et nous a servi une soupe fade.

Un nouvel apocryphe avec Sherlock Holmes ? Je me jette dessus. Le cinquième cœur de Dan Simmons est presque un pavé et l’auteur en profite pour étaler sa science et nous montrer qu’il a potassé le sujet en nous endormant avec beaucoup trop de documentations, là où Holmes est bien plus efficace en format Nouvelle. Une lecture assez lourde et en demi-teinte.

Une dystopie qui sent la grosse multinationale de livraison mondiale ? MotherCloud de Rob Hart a des relents de Ha, Ma Zone. Hélas, il y a beaucoup de blablas on rendu la lecture somnolente et je n’ai ressenti aucune attache avec les deux personnages principaux. La dystopie reste glaçante car elle nous parle d’esclavagistes modernes, de ces gens qui vous collent des outillages soi-disant pour vous faciliter la vie, la tâche, le boulot, mais qui au final, ne servent qu’à vous traquer.

Un peu de douceur dans ce monde de brute avec les enquêtes de Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse de Faith Martin que j’ai lu en LC. Enfin, douceur est un euphémisme ! Dans les années 60, les droits de la Femme sont minimes et sa place est dans la cuisine, dans son foyer, à choyer mari et enfants…

Toutes les techniciennes de surface ne sont pas les mêmes. Prenons par exemple Madame B qui est une nettoyeuse hors-pair… De scènes de crimes et pour les malfrats ! Sandrine Destombes met en scène une nettoyeuse qui n’a rien d’une Tomb Raider, que l’on devrait haïr mais à laquelle on s’attache (pourtant, les taches, elle les fait disparaître).

Si l’envie d’un rural noir se fait sentir, il y a Ces montagnes à jamais de Joe Wilkins qui va nous plonger dans le Montana, dans les Bull Mountains, plus précisément. Une fois de plus, c’est l’Amérique rurale, celle des gens peu intellectualisés, peu scolarisés, qui perdent leurs terres, qui triment pour survivre et qui sont hyper armés. Il m’a fallu du temps pour entrer dans l’histoire et sympathiser avec les personnages principaux. Mais une fois la moitié passée, je ne voulais plus les quitter.

Pour finir l’année 2020 en beauté, j’avais envie de sortir de mes habitudes, envie de légèreté très légère et donc, j’ai choisi une romance… joyeuse ! Enfin, gay avec Un chocolatier pour Noël de Hope Tiefenbrunner remplit le contrat en offrant des personnages sympathiques, avec de la profondeur, une présence, de l’humour. Oui, tout est couru d’avance mais putain, qu’est-ce que ça fait du bien de finir l’année ainsi !

Bilan Livresque Mensuel : 12 Romans

  1. Détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère : Chapman
  2. L’heure du Diable – Chris Kovak 03 : Patrick Bauwen
  3. Les lumières de l’aube : Jax Miller
  4. L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag : Sylvain Tesson
  5. L’Anomalie : Hervé Le Tellier
  6. La disparue de Noël : Rachel Abbott [LC Bianca]
  7. Le cinquième cœur : Dan Simmons
  8. MotherCloud : Rob Hart
  9. Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse : Faith Martin [LC Bianca]
  10. Madame B : Sandrine Destombes
  11. Ces montagnes à jamais : Joe Wilkins
  12. Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner

Bilan Livresque Mensuel : 15 Bédés + 1 America  = 16

  1. Nains – Tome 17 – Gurdan du Malt : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  2. Wild West – Tome 1 – Calamity Jane : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  3. Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  4. Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  5. Le Scorpion – Tome 13 – Tamose l’Égyptien : Stephen Desberg
  6. Mages – Tome 04 – Arundill : Nicolas Jarry et Bojan Vukic
  7. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Arleston et Floch
  8. Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge : Jean-Luc Istin et Giovanni Lorusso
  9. Murena – Tome 9 – Les épines : Jean Dufaux et Delaby
  10. Murena – Tome 10 – Le Banquet : Jean Dufaux et Theo
  11. Murena – Tome 11 – Lemuria : Jean Dufaux et Theo
  12. Sapiens – Tome 1 – La naissance de l’humanité : Yuval Noah Harari
  13. Les naufragés de la Méduse : J-Sébastien Bordas et J-Christophe Deveney
  14. Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 1 – Blackchurch : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  15. Rendez-vous avec la mort – Tome 02 – Hercule Poirot (BD) : Didier Quella-Guyot, Marek et Agatha Christie
  16. America n°09 : L’Amérique indienne (oui, j’ai un retard considérable)