Bilan Livresque Mensuel : Juin 2021 [Mois Anglais – Saison 10]

Chaque année, le mois de Juin est un des plus prolifiques (avec septembre aussi), la faute au Mois Anglais qui me fait dépasser toutes les limites (avec une baisse de régime ensuite).

Ce n’est pas en 2021 que je rougirai de mon Bilan, même si, comme d’habitude (♪), j’aurais aimé lire encore plus et que malgré ma vitesse de pointe, ça ne changera pas grand-chose à mon Immense Pile À Lire.

Pour ce Mois de Juin sans vacances dans le Sud, j’ai tout de même réussi à lire 27 Romans (dont 4 pavés), 34 Bédés et 1 Mangas, ce qui me donne un total de 62 lectures en juin.

Mon compteur Babelio est, quant à lui, à 202 lectures (depuis le 1er janvier 2021).

Au rayon des évolutions flagrantes, Minou a encore fait des progrès… Lorsqu’il est dans sa pièce, là où je le soigne, là où se trouve deux biblios, il est plus réceptif et bien plus en confiance qu’ailleurs dans la maison.

C’est dans cette pièce que je l’ai le plus câliné. En juin, pendant que mes mains se trouvaient des deux côtés de la bête, lui prodiguant moult caresse, j’ai tenté une nouvelle expérience en lui soulevant l’avant, puis l’arrière, sans que monsieur ne se rebelle. Il semblait plus se demander ce qu’il se passait, mais rien de plus. Quelques fois j’ai réitéré l’exploit sans qu’il ne bouge.

Je suis donc passée à la vitesse supérieure qui fut de le soulever dans les airs (une main sous le ventre, une autre au cul, lui plaquant la queue). Il a tourné la tête dans tous les sens, se demandant sans doute par quel prodige il l’évitait et je l’ai reposé assez vite.

Plusieurs jours de suite j’ai recommencé, le gardant de plus en plus dans mes mains, montant un peu plus haut et le déposant même sur le lit. On voit de suite qu’il ne comprend pas le truc, mais il ne se débat pas, c’est déjà ça.

Il est toujours à la recherche de câlins et quand il a décidé que c’était maintenant, faut monter sinon, ses cris plaintifs se feront entendre. Je craque…

L’autre jour, sa gamelle était vide (il était 15h30), ce qui est assez rare, il se garde toujours une petite provision. Je peux compter sur les doigts d’une main les fois où mon chat a demandé à manger, s’étant toujours contenté de ce qu’il recevait. Avec lui, pas de cinéma comme avec d’autres chats de ma connaissance.

Pourtant, dernièrement, après ses câlins, il a entreprit de lécher la poussière de croquettes au fond de sa gamelle, alors qu’il ne la ramasse jamais (je dois la retirer).

Consciencieusement, il a absolument tout reléché !! Sa gamelle était presque aussi propre que lorsque je la lui lave. Le message était on ne peu plus clair… Même si ce n’était pas l’heure, je lui ai donné sa ration du soir. Ce chat sait se faire comprendre !

Un autre soir, vers 22h30, il est venu miauler et quand je voulais le caresser, il s’en allait sans se presser, comme pour me signifier que je devais le suivre, ce que j’ai fait. Il avait tout mangé sa ration du soir (un événement !), alors, je lui en ai remis un peu dans sa gamelle et tout en sortant sa boite à croquettes, j’entendais ronronner derrière moi. Comme disait Mongénéral « Je vous ai compris ».

Ces derniers jours, alors que je soupirais parce que je n’étais plus arrivée à le caresser dans les escaliers, lorsque je monte derrière lui, suivant monsieur pour aller le câliner dans ses appartements, et bien, il s’est arrêté dans l’escalier, comme d’habitude, j’ai tendu la main et bingo, j’ai pu le caresser !! Et réitérer l’exploit le lendemain… Héhé, on progresse encore et toujours.

Ma nièce va toujours très bien, elle est toujours in love de sa tata d’amour (ne me demandez pas qui est le plus in love de l’autre) et après être restée 15 jours sans me voir (foutue pharyngite), j’ai eu droit à des gros gâtés et les deux jours qu’elle est venue chez mes parents, après sa sieste, elle est restée plus d’une heure assise sur mes genoux, toute calme. On lui aurait donné le bon dieu sans confession. Mdr

D’ailleurs, ma mère n’existait plus, elle ne pouvait plus lui donner la main (fallait que ce soit moi), ni à manger. La puce voulait partager ses frites et son poisson avec moi, pas parce qu’elle est partageuse, juste pour en avoir mon à manger (sa mère, plus âgée, refourguait sa nourriture au chien mais s’était vite faite découvrir. Ne riez pas, j’avais fait de même bien avant elle).

Par contre, quand la petite puce n’a pas voulu un ©Petit Beurre (gravé main et bio) et que ma mère me l’a donné, j’ai juste pu mordre une seule fois dedans avant qu’elle ne me le confisque pour le manger…

Pas grave, ma mère m’en refile un deuxième… Confisqué aussi par les petites mains qui, après avoir mordillé dans les deux, leur a fait livrer une bataille épique. Deux Petit Beurre qui se télescopent, ça en fait des miettes sur le short (sur le mien puisqu’elle était sur mes genoux). Bon ben, privée de biscuit, tata ! M’en fout, elle est trop choupi mais je ne suis pas impartiale.

Passons maintenant au Bilan. Vu tout ce que j’ai lu durant le mois, je ne vais pas faire des mini chroniques de chaque romans lus et, comme en juin 2020, je vais me contenter de vous donner la liste de mes lectures avec les liens intégrés dedans. Des petits émojis vous donneront, en un seul coup d’oeil, mes impressions de lecture.

Bilan Mensuel Livresque : 27 romans lus (dont 4 pavés)

  1. La Survie de Molly Southbourne : Tade Thompson ♥♥♥
  2. Ormeshadow : Priya Sharma ♥♥♥
  3. Les Annales du Disque-Monde 01 – La Huitième Couleur : Terry Pratchett ♥♥
  4. Le secret de Sherlock Holmes : Christophe Guillon et Christian Chevalier ♥♥♥♥
  5. Aventures du fils de Sherlock Holmes racontées par le Dr. Watson ♥♥
  6. Acadie : Dave Hutchinson ♥♥
  7. Lady Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose bonbon : Sherry Thomas ♥♥♥♥
  8. La ferme des animaux : George Orwell ♥♥♥♥♥
  9. L’hôtel de la dernière chance – Une enquête magique de Seth Seppi – 01 : Nicki Thornton ♥♥
  10. Agnès Grey : Anne Brontë 😞
  11. Sacrilège à Blackfriars – Frère Athelstan 03 : Paul C. Doherty ♥♥♥♥
  12. Le Murder Club du jeudi : Richard Osman [LC avec Bianca] 😞
  13. Blood and Sugar : Laura Shepherd-Robinson ♥♥♥♥
  14. Blackwing – 03 – La chute du corbeau : Ed McDonald ♥♥♥♥
  15. Le Carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes : Tim Dedopulos ♥♥♥
  16. Détectives du Yorkshire ‭–‬ 05 ‭– ‬Rendez-vous avec le danger ‭:  Chapman [LC avec Bianca] ♥♥♥♥
  17. Méthode de Sherlock Holmes – Secrets et astuces du plus grand détective du monde : Ransom Riggs ♥♥♥
  18. Nouvelles enquêtes Hercule Poirot – 03 – Crime en toutes lettres : Hannah ♥♥
  19. Sherlock Holmes et les ombres du passé : Thierry Niogret ♥♥♥♥
  20. Ganesha‭ ‬-‭ ‬Mémoires de l’Homme-Éléphant :‭ ‬Xavier Mauméjean 😞
  21. Les chroniques de St Mary’s – 03 – Une seconde chance : Jodi Taylor ♥♥♥♥
  22. Troie – 03 – La chute des rois : David Gemmell et Stella Gemmell ♥♥♥♥♥
  23. Épopée de Gengis Khan – 03 – Chevauchée vers l’Empire : Iggulden ♥♥♥♥♥
  24. Les Dernières heures : Minette Walters [LC avec Bianca] 😞
  25. Le lord, le magicien et la malédiction : Lee Welch (pas chroniqué) 😞
  26. Le carnaval des ombres : R. J. Ellory ♥♥♥♥
  27. Les secrets de Cloudesley : Hannah Richell ♥♥♥

Bilan Mensuel Livresque : 34 Bédés et 1 Manga = 35 lectures

  1. Hercule Potiron – T1 – La meilleure façon de mourir : Veys et Caracuzzo ♥♥♥♥
  2. London – Tome 01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  3. London – Tome 02 – Le carnet volé : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  4. The London Mystery Club – T1 – Loup-garou Hyde Park : Cali et Robert ♥
  5. Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  6. Le capital : Hiromi Iwashita et Karl Marx ♥♥♥
  7. Basil et Victoria – T02 – Jack : Edith Grattery et Yann 😞😞
  8. Basil et Victoria – T05 – Ravenstein : Edith Grattery et Yann ♥♥
  9. Golden Dogs – T01 – Fanny : Stephen Desberg et Griffo ♥♥
  10. Golden Dogs – T02 – Orwood : Stephen Desberg et Griffo ♥
  11. Les traqueurs – T03 – La dernière chasse : David Muñoz et Tirso ♥♥♥
  12. Golden dogs – T03 – Le juge Aaron : Stephen Desberg et Griffo ♥♥
  13. Golden dogs – T04 – Quatre : Stephen Desberg et Griffo 😞
  14. Blake et Mortimer – T24 – Le testament de William S. : Sente et  Juillard ♥
  15. Enquêtes commissaire Raffini – T11 – L’Inconnue de Tower Bridge : Rodolphe et Maucler 😞😞
  16. ABC contre Poirot (BD) : Frédéric Brémaud, Alberto Zanon et Agatha Christie ♥♥
  17. Agatha Christie- T1 – Le Secret de Chimneys : Rivière, Suhner et Christie 😞
  18. Agatha Christie – T09 – L’Affaire Protheroe (BD) : Norma et William Maury ♥
  19. Agatha Christie – T14 – Témoin indésirable (BD) : Chandre et A. Christie 😞
  20. Agatha Christie – T15 – Le Crime d’Halloween : Chandre et A. Christie ♥♥♥
  21. Agatha Christie – T16 – Cartes sur table : Franck Leclercq et A. Christie ♥♥♥
  22. Classiques illustrés – Grandes aventures de S. Holmes : Tall et  Redondo ♥♥♥
  23. Sherlock Holmes – Enquêtes surnaturelles : Boutanox et Jarvin ♥♥♥♥
  24. Les Voies du Seigneur – T01 – 1066 – Hastings : David et Calderón ♥♥
  25. L’Histoire Secrète – T05 – 1666 : Jean-Pierre Pécau et Léo Pilipovic ♥♥
  26. Aventures de Philip et Francis – T1 – Menaces sur l’empire : Veys/Barral ♥♥♥♥
  27. Aventures de Philip et Francis – T2 –  Piège machiavélique : Veys et Barral ♥♥
  28. L’homme invisible (BD) – Tome 1/2 : Dobbs, Regnault et H. G. Wells ♥♥♥
  29. L’homme invisible (BD) – Tome 2/2 : Dobbs, Regnault et H. G. Wells ♥♥♥
  30. Lord Jeffrey – Tome 1 – Le train de 16h54 : Hemberg et Hamo ♥♥
  31. L’île du docteur Moreau (BD) : Dobbs, Fiorentino et H. G. Wells ♥♥♥
  32. Blitz‭ – ‬Tome‭ ‬01‭ – ‬Blitz :‭ ‬François Rivière et Floc’h 😞
  33. Enquêtes d’Enola Holmes – T1 – Double disparition : Blasco &  Springer ♥♥♥
  34. Enquêtes d’Enola Holmes – T2 – L’Affaire Lady Alister : Blasco & Springer ♥♥♥
  35. WW 2.2 – L’autre Deuxième Guerre Mondiale – T03 – Secret Service : Mathieu Gabella et Vincent Cara ♥♥♥♥

Bilan Livresque Mensuel : Mai 2021

Mai 2021 a été un bon mois pour plusieurs raisons :

  • C’était le Mois Espagnol
  • J’ai un bon Bilan Livresque
  • On nous déconfine un peu plus
  • Minou va toujours bien
  • J’ai pu aller faire une balade à cheval
  • Ma nièce est toujours aussi choupi

Le Bilan Livresque de ce Mois de Mai n’est pas si mal que ça. 15 romans, 19 bédés et 2 comics de lus = 36 lectures. À ce jour, c’est mon meilleur score pour 2021 !

Sur Babelio, j’ai 140 lectures au compteur (tous les genres confondus) et nous ne sommes pas encore à la moitié de l’année. Arriver à 250 lectures sera donc, une fois de plus, tout à fait faisable.

Par contre, en ce qui concerne le temps, ce n’est pas avec le Mois de Mai que je vais prendre des jolies couleurs !! Par contre, mes pieds commencent à se palmer… Et j’ai trouvé des poissons dans le fond du jardin (mdr).

Au rayon des bonnes nouvelles, par contre nous avons donc la réouverture des restos et cafés, mais uniquement en terrasse. Dommage que le temps soit celui d’octobre et que la loi de Murphy soit toujours bien présente. Apparemment, si rien ne change, le 9 juin, ce sera la fête du slip et on pourra manger à l’intérieur des restos.

Minou, lui, il ne se plaint de rien, sauf qu’il voudrait encore plus de coups de brosse… Moi je ne suis pas contre, mais j’ai peur qu’un jour il n’ait plus un poil sur le dos à force de se faire passer la brosse. Depuis janvier que je brosse la bête deux à trois fois par jour, je viens toujours avec des sous-poils et je pourrais me faire un second manteau.

Comme toujours, si je suis à la véranda l’après-midi, Monsieur Chat me fiche la paix royale, me laisse même piquer une mini sieste, se contentant lui de dormir sur son torchon, couché à mes pieds (qui sont étendus, j’ai des grandes jambes), la tête contre ma pantoufle (ce chat est un chien !!!).

J’arrive à le caresser tout à fait dans cette pièce, mais faut qu’il soit en demande, sinon, il s’enfuit (pas trop vite). Si je pianote au PC sur la table de la cuisine, j’ai quelques chances qu’il me laisse écrire mes chroniques avant de réclamer que je monte chez lui pour le câliner, mais si je suis à la salle à manger, là, je n’y coupe pas, c’est directement qu’il pousse son miaulement plaintif de pauvre bête martyrisée !

Je résiste, je lui dis « non » alors monsieur va dans la véranda se chauffer la couenne puis revient à l’abordage. L’autre jour, il s’est assis non loin de moi mais en me tournant le dos. J’étais pliée de rire sur mon clavier.

Ma nièce continue de pousser, d’apprécier les balades avec moi et le chien et dernièrement, alors que je m’étais faite des tartines de choco (le Galler, choco Belge sans huile de palme, fournisseur de la Cour) comme dans pub (petites tranches de pain que je n’avais pas refermée), mademoiselle est venue près de moi, m’a fait comprendre qu’elle voulait venir sur mes genoux (je l’ai assise donc) et cette bougresse m’a piqué ma tartiné, a reléché consciencieusement le choco dessus puis a balancé ce qu’il restait, avec un air de suffisance affiché sur sa jolie bouille barbouillée de choco !

Sa tata est plus généreuse avec le choco sur les tartines que sa mamy… Bien que, ma mère n’ait pas tort d’en mettre très peu, vu l’état dans lequel la petite a quitté la table… PTDR

Sale gosse, va ! (comme sa tante, en effet).

Et puis, j’ai enfin fait referrer mes deux juments, il y avait du soleil et j’en ai profité pour monter la vieille bique et partir une heure (elle était speedée, la vieille !). Bon, pas le choix, j’ai fait, pour la 47 millionième fois, un tour que l’on connait plus que par coeur, mais putain, que ça faisait du bien de chevaucher au soleil.

Je n’ai pas réussi à obtenir un galop de la miss, mais j’ai eu au moins droit à un trot rapide (mois rapide que quand elle était jeune). Par contre, son pas est toujours rapide et la flânerie impossible avec elle. On ne la changera plus.

En commençant le mois par un conte, je ne pensais me prendre une telle baffe dans la gueule. Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda est un conte philosophique, une ode à la nature, qui n’est jamais tendre, un pamphlet sur ceux qui ne respectent rien, le tout sans jamais adopter un ton moralisateur, personne n’étant tout blanc ou tout noir dans ses pages.

Un voyage en camion me tentait bien alors je suis montée avec Patagonie, route 203 de Eduardo Fernando Varela et si au départ, je me suis amusée dans ma découverte, ensuite, le camion a continué sa route sans moi et je n’ai jamais réussi à reprendre le fil de l’histoire.

Huis-clos oppressant, Le puits de Ivan Repila est un court roman qui m’a mise fort mal à l’aise de par son sujet : deux enfants au fond d’un puit de terre, sans nourriture, sans eau. Les émotions ressenties sont fortes, donnent mal au ventre, mais je déplore que l’auteur n’ait pas approfondi certaines choses dans ce roman. Malgré tout, une fois ouvert, vous ne le fermerez qu’une fois la dernière page tournée.

Constitué de trois récits à des époques différentes, Le Ciel à bout portant, Jorge Franco nous immerge totalement en Colombie grâce à ses personnages travaillés qui seront nos guides dans la narration et qui, au travers de leur récit, tenterons de nous expliquer ce qu’est la Colombie et ses narcos.

San Perdido de David Zukerman a beau être une ville fictive, elle a tout de même eu assez de réalisme que pour s’infiltrer dans les pores de ma peau. Et dans mon âme, elle brûle encore, à la manière d’un grand soleil (oui, Brassens est dans ta tête maintenant). Assurément, un grand roman, porté par une belle écriture, simple sans jamais être simpliste et qui finit d’office dans mes coups de coeur 2021.

On pourrait croire que c’est un énième roman sur la shoah, mais non : Le magicien d’Auschwitz – Comment celui que l’on surnommait le Grand Nivelli a survécu à l’enfer de José Rodrigues dos Santos est bien plus que ça, même si son sous-titre aurait pu être plus sobre… Sans sombrer dans le voyeurisme ou le glauque, ce roman historique mêle la fiction avec la réalité, les personnages fictifs croisant les réels et nous parle de ces nazis fanas d’ésotérisme et de théories totalement farfelues, dingues, mais auxquelles ils croyaient dur comme fer. Un histoire à suivre que je me réjouis de retrouver au mois d’octobre.

L’univers du roman Les Voleurs de curiosités de Jess Kidd [LC avec Bianca] est un univers fantastique, sans pour autant que l’on fasse appel à la magie. L’intrigue, assez étrange, m’a un peu déroutée au départ, mais juste le temps de quelques pages. Ensuite, j’étais bien vautrée dans l’univers. C’est étouffant, ténébreux à souhait, mais amusant aussi, car il y aussi de l’humour grinçant dans ces pages et un fond d’humanité.

Avec un roman, ça passe ou ça casse ! Chez moi, quand ça ne passe pas, ça casse… Et c’est ce qui a eu lieu avec Les eaux troubles du Tigre de Alicia Plante. Son 4ème de couverture, avait tous les ingrédients pour faire un récit intéressant (les années de plomb de la dictature argentine, les vols de bébés) mais le passé dictatorial m’a semblé survolé en ce qui concernait les enfants volés et en prime, je me suis perdue dans les incessants aller-retour du récit

Deux ambiances différentes dans cette novellas SF qu’est Le fini des mers de Gardner Dozois qui sans en avoir l’air, parviendront à se rejoindre sur le final du roman om l’auteur semble nous adresser un pied de nez, nous laissant hésiter entre « tout cela était donc vrai » ou pas… Une excellente novellas pour ceux ou celles qui, comme moi, ne sont pas familière de l’univers SF mais qui ont envie d’aller s’y encanailler en commençant petit. Un récit très émouvant.

Les enquêtes du détective privé Heredia me faisaient de l’œil alors j’ai commencé par le dernier : Negra soledad de Ramon Diaz-Eterovic. Heredia est un détective privé bourru qui enquête à son aise, un peu comme un Maigret. L’atmosphère de ce roman était faite pour moi, je m’y suis sentie à mon aise et j’avais envie de poursuivre avec les autres romans et puis, l’auteur m’a fait un coup de pute dans ce roman-ci qui ne me donne pas envie de revenir. Dommage.

Mapuche de Caryl Férey est st un roman noir, fort sombre, qui mélange adroitement les faits réels et la fiction, lui donnant plus de poids que si nous avions juste lu des chiffres ou des faits, ad nauseam. Le roman ne nous apprend pas tout sur la dictature argentine, mais il est tout de même éclairant sur ce qu’il se passe durant les années de la dictature militaire et dont on ne parle pas assez souvent.

Après tous ces romans noirs, j’avais besoin d’une bouffée d’air frais et Enquête étrusque au Louvre 01 de Carole Declercq [LC avec Bianca] est arrivé à point nommé. Certes, il faut attendre la moitié du roman pour avoir un cadavre (mort naturelle), certes, ce n’est pas avec ce roman que vous serez incollable sur l’art étrusque, mais de mon point de vue, ce n’était absolument pas grave tant ce roman m’a fait du bien au moral. Il ne révolutionnera pas les romans policiers, mais il m’a apporté de la sérénité et m’a reboosté pour replonger dans le noir.

Entre le détective privé Mário França et moi, ça n’a pas matché… Quand les vautours approchent de Miguel Miranda est à prendre au second degré. Pourtant, impossible pour moi de passer la seconde, je suis restée en première et vous pensez bien que ce n’est pas passé… Moi qui n’ai rien contre les parodies, là, ce fut le bide total.

Son premier roman avait été un coup de coeur, il était impératif que j’aille voir ce que le suivant allait donner. Guerilla social club de Marc Fernandez m’a entraîné cette fois-ci du côté du Chili et de l’Argentine, durant quelques instants des années de plomb qui pèsent toujours sur les épaules des familles qui cherchent leurs disparus.

Pour le Mois Anglais, j’ai choisi le mauvais roman pour commencer car L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet se déroule dans les Highlands (pas encore trop grave) mais son auteur est Écossais et non pas Anglais ! Bardaf, l’embardée, il ne peut entrer dans le Mois Anglais.

Mélange habile de thriller, de confession, de polar historique et de récit sur la conditions des paysans sous l’autorité d’un laird en 1869, c’est aussi le récit désespéré d’un jeune garçon qui voit son père baisser la tête sous le harcèlement de leur constable et qui un jour décide de mettre fin à tout cela. Ce thriller aurait pu se nommer « La vie des paysans dans les Highlands au XIXème siècle » ou tout simplement « La condition humaine ».

Bilan Livresque : 15 romans

  1. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Luis Sepúlveda
  2. Patagonie, route 203 : Eduardo Fernando Varela
  3. Le puits : Ivan Repila  
  4. Le Ciel à bout portant : Jorge Franco
  5. San Perdido : David Zukerman
  6. Le magicien d’Auschwitz : José Rodrigues dos Santos
  7. Les Voleurs de curiosités : Jess Kidd [LC avec Bianca]
  8. Les eaux troubles du tigre : Alicia Plante  
  9. Le fini des mers : Gardner Dozois
  10. Negra soledad : Ramon Diaz-Eterovic
  11. Mapuche : Caryl Férey
  12. Enquête étrusque au Louvre 01 : Carole Declercq [LC avec Bianca]
  13. Quand les vautours approchent : Miguel Miranda
  14. Guerilla social club : Marc Fernandez
  15. L’accusé du Ross-Shire : Graeme Macrae Burnet

Bilan Livresque : 19 Bédés & 2 Comics = 21 lectures

  1. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido
  2. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo, Mignola et Augustyn
  3. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Diaz Canales et Guarnido Juanjo
  4. Blacksad – Tome 2 – Arctic-Nation : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda, Piña et Saiz Jesús
  6. Don Vega : Alary Pierre
  7. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A
  8. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A
  9. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G.
  10. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares
  11. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares
  12. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor  et Khoury
  13. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel
  14. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  15. Dernier Templier, 04 – Le faucon du temple : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  16. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino
  17. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios
  18. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles
  19. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Philippe Nihoul et Daniel Brecht
  20. Les Traqueurs – T01 – L’arme perdue des dieux : David Muñoz et Tirso
  21. Les Traqueurs – T02 – L’héritage de sang : David Muñoz et Tirso

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2021

BILAN NEW - Scrat dépité 4 mauvais bilan

Mars, ça devrait sentir bon les jours du printemps, mais si, en Mars 2020 (de triste mémoire), nous avions bénéficié de jours ensoleillés, cette année, c’est pas folichon !

Pour le Bilan Livresque de Mars 2021, c’est comme le temps, en demi-teinte ! Je suis contente de mes 13 romans lus (parce que au départ, c’était pas gagné d’arriver à ce score) mais moins de mes 6 bédés et 1 comics = 20 lectures.

Mon plus petit score de lecture pour ces 3 mois ! Shame on me ! Pour l’instant, j’ai 83 lectures en 90 jours. Faut que je remue mes puces, là parce j’ai réussi à me faire une PAL bédés et comics et si je veux en voir le bout, il serait temps que je hausse la cadence !

Mais voilà, comme j’avais lu beaucoup en Février, j’ai eu le coup de barre en Mars et le rythme a été ralenti. J’ai passé aussi quelques soirées à regarder des séries policières qui ne me prenaient pas la tête mais qui me faisaient du bien (Capitaine Marleau, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, la stagiaire, Meurtres à…) et de celles qui font délicieusement peur, comme Stranger Things.

Je me suis aussi occupée de mes plantations de plantes aromatiques (on change leurs terres), de mes petits cactus (idem parce que la terre des commerces, c’est de la merde) et autres plantes dites succulentes. Les mains dans la terre, moi, ça me détend, me déstresse, me comble de joie. Ok, pour les ongles, c’est pas génial, mais on s’en branle puisqu’on est à la maison, confinés ! Mhouhahahaha.

Le chat continue ses petits progrès, sans se presser, mais il avance toujours un petit peu et passe de plus en plus souvent du temps avec nous, surtout la matinée alors qu’avant, après ses câlins digestifs, il pieutait dans le divan, seul, jusqu’à 14h parfois. Là, il redescend avec moi et un jour, il est monté faire sa sieste vers 11h du matin !

Totalement in love de la véranda, ce chat y passe son temps pendant mon petit-déj, faisant subir mille tourments à mon pauvre torchon, qui, après avoir lavé les sols de la maison des centaines et des centaines de fois, coulait une retraite paisible en servant de paillasson pour mes pieds rentrant du jardin. Il joue avec, fait ses griffes dedans et plus tard (après-midi ou soirée), il se couche dessus.

Oui, monsieur le chat pourrait dormir dans un fauteuil, sur un plaid mais il préfère rester dans la véranda, dans le noir, couché en sphinx sur un vieux torchon troué. Tant que je ne remonte pas en haut, il reste là. Mon mari peut partir, le chat se contente juste de vérifier qu’il est bien disparu et revient, heureux, se coucher dans la véranda. Pour lui, il n’y a que moi.

En mars, cela fait deux ans qu’il est arrivé chez nous et quelques jours après son « anniversaire » de débarquement, il m’a fait un joli cadeau : nous étions tous les deux sur le lit de la chambre d’ami (qui est celle du chat), il se faisait gratouiller le cou (toujours à ma droite).

Ensuite, comme souvent, il est passé sur mes genoux pour aller à ma gauche, s’est posé et à réfléchit intensément (du moins, il donnait cette impression là) et boum, en repassant sur mes genoux, il s’y est posé !!!

Nom de Dieu, lui qui ne venait sur mes genoux que dans le divan, en haut, avec un plaid sur mes genoux, le voilà qui prend son courage à deux mains et ose s’y asseoir ailleurs, sans plaid. Et il réalise ça sans me prévenir. J’avais de nouveau un sourire énorme affiché sur ma tronche. Il ne le fait pas à chaque fois, préférant se coucher contre ma cuisse que sur mes genoux, mais maintenant, je sais qu’il a osé et ça me remplit de bonheur.

Le chat endormi à mes côtés, sur le coussin, pendant que je regardais Top Chef

Passons maintenant aux lectures de Mars !

Déception pour commencer le mois avec La Brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier [LC avec Bianca] que je souhaitais lire depuis sa sortie. Si j’ai apprécié la partie qui parlait des non-droits des femmes anglaises, de ces femmes en surplus après la Première Guerre, j’ai trouvé le reste du roman contemplatif et je me suis ennuyée à certains moments.

Pour se remettre en route, rien de tel qu’une lecture addictive et c’est une fois de plus avec Michel Bussi que j’ai eu ma dose d’entourloupes. Rien ne t’efface est un policier efficace, rempli de mystères, de questionnements, de choses qui semblent provenir de l’univers du fantastique mais qui seront expliquées de manière tout à fait réaliste. Hautement addictif ce roman et une fois de plus, l’auteur m’a bien eu.

Dans les bonnes résolutions que je ne prends jamais, j’avais envie de découvrir les romans coréens et celui-ci me faisait de l’oeil depuis sa sortie. Sang Chaud de Un-Su Kim [LC avec Rachel] nous plonge dans les mafias coréennes qui, de prime abord, semblent être toutes gentilles mais qui cachent bien des saloperies sous les tapis. Au moins, les Méchants du roman n’étaient pas stéréotypés. Une belle LC !

Si vous voulez voyager dans le temps et dans l’espace (sans oublier dans l’espèce), alors je vous conseille Le chant du bison de Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca] qui nous raconte un moment de vie de Sapiens et Néandertal. C’est un récit qui prend son temps, Bianca l’a trouvé trop contemplatif, mais moi, j’ai aimé son rythme lent, au pas des Hommes qui ont foulé la Terre des milliers d’années avant nous.

Le western, c’est mon dada ! Si un auteur que j’apprécie m’en concocte un, sûr et certain que je vais lui sauter dessus comme Lucky Luke sur Jolly Jumper. Avec Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01, Michaël Mention nous offre un western qui respecte les codes tout en s’en affranchissant, un western poisseux, violent, sans concession, brut de décoffrage car l’époque n’était pas celle des Bisounours. Un vrai roman noir, ce western ! Vivement la suite.

Les huis-clos, quand ils sont bien réalisés, c’est un must. Avec Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp, j’en ai eu pour mon argent et même bien plus car il était très bien réalisé du côté des personnages mais aussi de son scénario, avec un suspense bien maîtrisé. Difficile de lâcher ce roman qui allie suspense de fou, mystère épais, scénario implacable, narration au poil et construction intelligente afin de mieux prendre les lecteurs dans ses filets.

C’est chez Yvan que j’avais découvert la chronique et eu envie de lire Le Dit du Vivant de Denis Drummond. Nous n’étions pas fait, le roman et moi, pour nous croiser parce je suis passée à côté…

Après avoir laissé tous les personnages en plan dans La cité de feu, le tome 1, j’avais hâte de les retrouver dans la suite. La cité de larmes de Kate Mosse commence doucement, l’auteure prenant son temps pour que l’on se refamiliarise avec ses personnages quittés en 2020, pour replanter ses décors, l’époque et ses problèmes religieux entre catho et huguenots. Puis tout s’accélère avec la Saint-Barth de triste mémoire…

C’était une relecture mais je l’ai faite avec plaisir à la demande de Bianca. J’ai donc ressorti ma vieille édition de La Mystérieuse Affaire de Styles d’Agatha Christie [LC avec Bianca] et ça tombait bien car je n’avais jamais réussi à retenir l’entourloupe de la Reine du Crime dans ce roman qui met en scène pour la 1ère fois Hercule Poirot. Malgré le fait que j’avais revu il y a peu l’adaptation télé avec David Suchet

Pour ceux et celles qui le boivent noir de noir, je conseillerai La république des faibles de Gwenaël Bulteau. France, 1898, dans la France d’en bas, celle qui trime, qui se lève très tôt. Gardez à l’esprit que c’est un roman noir puissant, violent, sans concession, brut de décoffrage. L’auteur possède une belle écriture, sans fioritures et une plume trempée dans l’acide des injustices sociales. Un très bon premier roman noir.

Une touche de fantastique pour se changer les idées et c’est ainsi que j’ai décidé d’ouvrir La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green de Michael Marshall Smith. Aucun regret, j’ai passé un excellent moment dépaysant à tous points de vue, en compagnie de personnages sympathiques qui m’ont conté une fable intéressante sur le Bien et le Mal, un récit loufoque, déjanté, mais bien maîtrisé !

Un petit coup de techno-thriller pour finir le mois, pour se coucher moins bête et pour passer un excellent moment de lecture addictive. Justement, le deuxième tome de 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves de Marc Lévy était sorti et je lui ai sauté sur le râble. Un énorme travail de documentation de la part de l’auteur, sur tout ce qui se passe dans l’envers du décor, sur les magouilles qui se déroulent en coulisses, dans notre dos. Hautement intéressant !

La montagne, ça vous gagne ! Envie de neige dans le Vercors ? Alors ouvrez ce huis clos qui se déroule en plein air, dans l’air vivifiant des montagnes, dans la neige et le froid, à la recherche d’un tueur sadique. Solitudes de Niko Takian ne révolutionnera en rien le roman policier, sa résolution étant assez classique et sans effet WAW que certains savent faire, mais il permet de passer un bon moment de suspense à se geler les pieds dans la montagne.

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Brodeuse de Winchester : Tracy Chevalier [LC avec Bianca]
  2. Rien ne t’efface : Michel Bussi
  3. Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]
  4. Le chant du bison : Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca]
  5. Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01 : Michaël Mention
  6. Le sang des Belasko : Chrystel Duchamp
  7. Le Dit du Vivant : Denis Drummond
  8. La cité de larmes : Kate Mosse
  9. La Mystérieuse Affaire de Styles : Agatha Christie [LC avec Bianca]
  10. La république des faibles : Gwenaël Bulteau
  11. La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green : Michael Marshall Smith
  12. 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Lévy
  13. Solitudes : Niko Takian

Bilan Livresque Mensuel : 6 Bédés – 1 Comics = 7

  1. Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne
  2. Superman – Terre-Un – Tome 1 : Straczynski et Shane Davis [Comics]
  3. Les Quatre de Baker Street – Tome 09 – Le Dresseur de Canaris : Djian, Legrand et Etien
  4. Calvin et Hobbes – Tome 4 – Debout, tas de nouilles ! : Bill Watterson
  5. Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux
  6. Tu mourras moins bête – Tome 1 – La science, c’est pas du cinéma ! : Marion Montaigne
  7. Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Cordurié et JC Poupard

Bilan Livresque Mensuel : Février 2021 [Mois du Polar]

Février, comme tous les ans, est le mois le plus court de l’année et pourtant, je réalise souvent des bons scores de lecture, la faute au Mois du Polar chez Sharon, sans aucun doute.

« Grâce au » Mois du Polar serait plus juste. La motivation est encore plus présente que durant les autres mois (hormis les juin/septembre) car il ne faudrait pas que je ne lui fasse pas honneur.

Mon Bilan Mensuel Livresque pour Février est donc de 21 romans, 7 Bédés, 3 Comics et 4 mangas lus = 35 lectures, pas une de moins.

Pour 28 jours, c’est honorable. Depuis le 1er janvier, j’ai déjà 63 lectures, tout confondu.

Minou, de son côté, continue de bien se porter. On lui a réparé son arbre à chat qui avait fait la guerre, il continue de passer son temps dans le divan en haut, mais vient plus souvent nous faire des petits coucou au rez-de-chaussée.

Minou couché dans le pli de mes jambes, derrière mes genoux

Il adore aller faire un tour dans la véranda et se coucher dans un carré de soleil, renifler mes plantes, se coucher dans un des bacs de fleurs qui se trouve en plein soleil (sans les abîmer !) et se faire un petit parcours en passant derrière le divan et sous les tables, à tel point que bien souvent, on est surpris de le découvrir dans la pièce ou de voir passer un bout de queue grise quelque part.

L’autre jour, il est venu miauler près de moi, avec tellement d’insistance et de détresse dans la voix que j’ai pensé qu’il mourrait de faim et malgré le fait que ce n’était pas son heure de souper, je suis montée pour lui remettre des croquettes. Stupeur, la gamelle contenait encore des croquettes… Ok, j’ai compris le message : monsieur voulait des câlins !

Comme au soir mon mari va se coucher plus tard et durant quelques jours, il y est même allé aussi tard que moi, ce pauvre animal n’avait pas eu droit à ses câlins en tête-à-tête avec moi, donc, il est passé par le bureau des réclamations !

Pas con, ce chat, il sait ce qu’il veut et maintenant que ça fait bientôt deux ans qu’il est chez nous, il se permet plus de choses.

Comme avant je passais du temps près de lui lorsque je le soignais au soir et que, depuis l’accident de mon mari, je ne le faisais plus (le chat a eu droit à plus de 3 mois de tête-à-tête avec moi, ça ne servait plus à rien), ça a dû lui manquer et maintenant, on a remis ça : je le brosse, je le gratouille et lui se colle contre moi avec la tête du chat le plus heureux du monde.

Cet animal est plus brossé qu’un chat à poils longs la veille d’un concours mondial ! Cette brosse va finir usée ou alors, il n’aura plus un poil sur le dos à force de se les faire retirer (mais cette année, la mue sera plus calme, j’espère, vu qu’il est brossé 3 fois par jour !).

Et je vous jure que quand il veut que je monte chez lui pour le câliner, il sait se faire comprendre et il est difficile de résister à son miaulement plaintif qui ressemble à un chat en train de mourir. D’ailleurs, il m’a saisi plusieurs fois car il arrive sans faire de bruit et puis il pousse son cri déchirant.

Ce chat aura ma mort ! mdr

Rien n’est simple dans Nuit sans lune au Waziristan de Saqib Mausoof. On suit un agent d’assurance mais ce roman noir bifurque assez vite dans du plus profond que ce que l’on pourrait penser au départ. Un polar qui prouve que la littérature policière mérite ses lettres de noblesse et qu’il n’y a que ceux qui ne savent pas qui croient encore que c’est de la littérature de gare.

Un récit qui prend aux tripes, c’est sans conteste Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat de Ishmael Beah où l’auteur raconte l’arrivée des rebelles au Sierra Leone, les massacres dans les villages, sa fuite en avant et son embrigadement dans l’armée en tant qu’enfant soldat. Une histoire vraie dure, sombre, violente, même si on se doute que l’auteur a fait en sorte que son récit ne soit pas plombant ou trop horrible.

Rien de tel qu’un peu de légèreté après un roman sombre. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime de Irene Adler ne révolutionnera jamais le monde du polar, mais au moins, l’auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cons et les adultes peuvent le lire sans soucis. L’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée.

Faut bien qu’arrive de temps en temps un roman à côté duquel on passe. L’autre ville de Michal Ajvaz était celui-là. Cet O.L.N.I surfe sur le fantastique, le fantasmagorique, l’onirique et le surréaliste. Je me suis perdue, j’ai étouffé, je me suis noyée dans ce roman…

Pour repartir du bon pied, rien de tel qu’une enquête du Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano de Andrea Camilleri ! Trois enquêtes, dont une qui fut la première en tant que commissaire de Vigatà. Sans se presser, nous contant la Sicile vue par l’autre bout de la lorgnette, l’auteur nous emmène dans des enquêtes où aucun être humain n’est assassiné. Plaisant, amusant et diablement dépaysant !

On revient aux lectures qui marquent avec La dénonciation de Bandi, un auteur qui vit en Corée du Nord et qui nous parle, au travers de plusieurs nouvelles, de ce qu’il se passe dans son pays. Un livre à lire afin de voir ce que c’est que des privations de libertés dans certains pays où vous n’avez même pas le droit de rouspéter.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman [LC avec Bianca]. Enfin, je pensais me la couler douce, mais l’auteure ne ménage ni ses personnages, ni son lectorat et nous entraîne dans plusieurs enquêtes différentes. Cela pourrait sembler léger vu de loin, mais même si c’est avec humour, l’auteure dénonce tout de même certains faits, comme les dégâts provoqués par des rumeurs, les violences policières, les fausses accusations,…

Un roman noir aux airs de reggae, ça vous tente ? Rassurez-vous, Get Up ! Stand Up ! de Perry Henzell n’est pas un roman bourré de clichés et de joyeux hippies jouant sur la plage. Dans ce roman, il y a une vraie réflexion derrière chaque action, chaque personnage, dans le scénario et les clichés ne sont pas les bienvenus. Un roman noir assez sombre sur fond de guerre politique pour obtenir le pouvoir.

La plume de Viliam Klimacek est primesautière, presque, agréable à suivre, teintée d’ironie aussi, dans Bratislava 68, été brûlant. C’est la Grande Histoire que l’on va découvrir au travers de petites histoires familiales. Dans ce roman noir, dans ces témoignages que l’auteur a transformés en fiction, toutes ressemblances avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas fortuite du tout. Elle est réelle.

Dans Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune de Le Griot nous propose de revenir sur cette enquête en chambre close, 20 ans après et que le grand détective nous offre une autre solution que celle connue du grand public. Réalisant ses déductions du fond de son fauteuil, je n’ai pas été conquise par la solution proposée par Holmes.

Quand on est fan du détective de Baker Street, on le suit partout, même s’il n’y a pas de remontées mécaniques. Sherlock Holmes à Chamonix de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc ne révolutionnera rien du tout, le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts mais au moins, on passe un bon moment lecture sans se prendre la tête. J’ai déjà lu mieux mais croyez-moi, j’ai lu bien pire !

Oubliez le train postal Glasgow-Londres et passez directement à L’attaque du Calcutta-Darjeeling de Abir Mukherjee. Une fois de plus, nous sommes dans un roman où la résolution du crime est moins importante que de dénoncer le racisme crasse des Anglais envers les indigènes. La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre.

Chez Pétros Márkaris aussi, l’enquête sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque. Dans Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté nous retrouvons le commissaire Kostas Charitos qui enquête sur des meurtres dont le lecteur n’a pas trop envie que l’on retrouve l’assassin tant c’étaient des salopards. Un roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard.

Allez hop, je n’ai pas pu résister à l’envie de m’en refaire un de plus ! Ayant sauté dans la chronologie, le volume 2 : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence de Andrea Camilleri, j’ai rattrapé mon erreur.

Puisqu’il fait recette et que des tas d’auteurs aiment s’en inspirer, c’est du pain béni pour les amateurs du détective du 221B. Oui mais… Dans Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours de Jean-Noël Delétang, c’est un Holmes sans relief que j’ai suivi. Il est le reflet de ce que l’auteur imagine dans sa tête (et c’est son droit), mais le présenter de la sorte, c’est un parti pris énorme qui ne paye pas car si le plat présenté était inhabituel, il était aussi sans saveur et trop doux pour le palais des fans du détective. Ça manquait de goût ! Et puis, nommer Watson « Charles » alors que c’est « John », j’ai pas apprécié et encore moins compris l’utilité.

♫ C’est quelqu’un qui m’a dit que… ♪ Et voilà, La rumeur ‭est lancée ! ‬Kara Lesley nous plonge dans une petite ville où il paraîtrait qu’une tueuse d’enfant est planquée. La rumeur, telle une bite, grossit de bouche en bouche et quand ça explose, ça fait des dégâts, ça peut briser des vies, des réputations et les dommages collatéraux sont énormes. Si je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour les personnages, on peut dire que ce roman est addictif et que l’auteure a su bien brouiller les cartes.

Le conflit Israelo-Palestinien n’est pas souvent traité dans les romans, c’est pour cela que j’avais coché Gaza dans la peau de Selma Dabbagh mais hélas, je n’ai pas réussi à entrer dans le roman et je suis passée à côté. Deux fois en février que je loupe une lecture… Râlant ! J’aurais aimé pouvoir me glisser dans ces pages et le vivre de l’intérieur, aux côtés de ceux qui souffrent.

Véritable whodunit ou Cluédo Coréen, Le portrait de la Traviata de Jinki Do explore toutes les pistes possibles et imaginables pour ce meurtre quasi en chambre close. Rien ne sera laissé au hasard et tout en enquêtant, l’auteur nous parlera de la culture sociétale coréenne et des bars à hôtesses qui ne disent pas leur véritable nom.

Un roman noir violent, d’un réalisme brutal et cette fois-ci, Gabino Iglesias nous propose un roman choral dans Les Lamentations du coyote. Si certains portraits avaient une puissance énorme et m’ont pris aux tripes, deux parmi les six étaient moins intéressants, moins forts et à chaque fois que je tombais sur eux, la pression redescendait et cela a gâché une partie de mon plaisir.

Il vit dans le même bled paumé que vous, vous vous entendez bien, c’est votre voisin, mais aussi un pote. Avec L’ami, Tiffany Tavernier, explore les ravages qui découle de l’arrestation de votre pote pour assassinat de jeunes filles. Vous n’aviez rien vu, rien suspecté, vous tombez de haut. Un roman prenant qui traite d’un fait divers et qui montre que les assassins savent se déguiser et passer inaperçu.

Que pourrait-on faire de son temps de cerveau disponible que nous avons gagné comparé à nos ancêtres ? Apocalypse cognitive de Gérald Bronner pose une question : Que faisons-nous aujourd’hui du temps libéré par les machines ? La passons-nous à apprendre, étudier ou le gaspillons-nous sur les réseaux sociaux ? Le genre de lecture qui ne reposera votre cerveau mais qui l’enrichira.

Bilan Livresque Mensuel : 21 Romans

  1. Nuit sans lune au Waziristan : S. Mausoof
  2. Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat : Ishmael Beah
  3. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler
  4. L’autre ville : Michal Ajvaz
  5. Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri
  6. La dénonciation : Bandi
  7. Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  8. Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell
  9. Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek
  10. Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot
  11. Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
  12. L’attaque du Calcutta-Darjeeling : Abir Mukherjee
  13. Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris
  14. Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri
  15. Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang
  16. La rumeur ‭: ‬Kara Lesley [LC avec Bianca]
  17. Gaza dans la peau : Selma Dabbagh
  18. Le portrait de la Traviata : Do Jinki
  19. Les Lamentations du coyote : Gabino Iglesias
  20. L’ami : Tiffany Tavernier
  21. Apocalypse cognitive : Gérald Bronner

Bilan Livresque Mensuel : 7 Bédés / 3 Comics / 4 mangas = 14

  1. Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux
  2. Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
  3. Calvin et Hobbes – Tome 2 – En avant, tête de thon ! : Bill Watterson
  4. Calvin et Hobbes – Tome 3 – On est fait comme des rats : Bill Watterson
  5. Jeremiah – Tome 1 – La Nuit des rapaces : Hermann
  6. Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank
  7. Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank
  8. Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie
  9. My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa
  10. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  11. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  12. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 5 – L’aiguille creuse (3ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  13. Batman – Année Un : Frank Miller & David Mazzucchelli
  14. Barracuda – Tome 3 – Duel : Jean Dufaux et Jérémy

Bilan Mensuel Livresque : Octobre 2020

Octobre tient sa revanche par rapport au bilan de malade de Septembre car il est catastrophique au niveau des scores de lecture.

Accrochez-vous à votre fauteuil de bureau, je n’ai lu QUE 10 romans et 12 Bédés (22 lectures – 325 lectures, tout confondu, pour le moment) ! La faute à trop de travail, trop de trucs à gérer seule puisque monsieur Chouchou était toujours à l’hôpital, trop d’emmerdes volant en escadrilles et pas assez de temps pour lire.

Moi qui avait glandouillé grave ma race durant le confinement, ces dernières semaines, j’ai bossé dur et fort à tel point que je suis à plat à cause de la fatigue intellectuelle.

Minou, lui, il va toujours très bien, l’absence de mon homme ne lui pèse pas, je suis toute entière à lui et le divan aussi.

Plusieurs week-end, il les a passé couché sur le canapé pendant que je pianotais sur mon PC. La semaine, je bougeais plus, et ça, monsieur le chat n’aime pas trop. Comme les travaux ont été suspendus pour cause de pluie, le chat était encore plus heureux, vous pensez bien.

Il se permet même de venir miauler sa famine le matin (j’ai eu droit à plusieurs rappels à l’ordre) à tel point que je le soigne 1h plus tôt qu’auparavant (changement d’heure oblige).

Avant, il redescendait chez lui, après m’avoir rappelé à son bon souvenir mais plus maintenant, il attend dans les escaliers et si je traîne un peu, ça miaule à nouveau, de manière désespérante. J’en suis arrivée à petit-déjeuner après l’avoir soigné (avec un chien, ce serait dangereux).

Puis quand il a fini de manger (et il en laisse dans la gamelle pour après), monsieur vient de nouveau miauler pour avoir ses câlins. Puis ensuite il joue avec ses souris que je retrouve partout dans la maison (quand je les retrouve). La vie est belle pour lui.

Si tout va bien, au moment où ce bilan sera publié, monsieur devrait être revenu à la maison, avec des béquilles. Là, ça va être moins drôle pour Minou…

EDIT : ce mercredi 28, fatiguée, je m’assieds dans le divan, avec le plaid sur mes genoux. Minou, intéressé, vient quémander des câlins. Normal jusque là. Puis, hésitant un peu, il ose enfin refaire ce qu’il n’avait plus osé faire depuis des mois : s’installer sur mes genoux !!! Moment de grâce !

Le jeudi 29 au matin, il s’est couché sur mon ventre, profitant lâchement de mon affalement et l’après-midi, pendant que je lisais, il est de nouveau venu se coucher sur mes jambes, alors que mes pieds étaient posés sur la table basse, ce qui ne lui a pas facilité la tâche. Bref, c’était la semaine de toues les audaces, de tous les défis, pour Minou.

Je pensais commencer le mois doucement avec Aquarium de David Vann et au fait, certains passages de ce roman sont très doux alors que d’autres sont horribles, angoissants, trop violents. Ce roman commence doucement, dans une atmosphère feutrée avant que l’explosion n’ait lieu et ne chamboule les lecteurs.

Le Loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca] ne rigole pas avec vous ! Directement il vous prend dans ses crocs et ne vous lâche plus. Si l’étude de la Révolution Française vous emmerdait à l’école, ici, elle va vous passionner car l’auteur va vous plonger dans le coeur de Paris, tout en gardant l’équilibre entre le fictif et le réel (faits et personnages). C’est génial, tout simplement.

Est-ce un rural noir ou un western noir ? Buveurs de vent de Franck Bouysse oscille entre les deux genres. J’ai aimé le portrait des quatre enfants, je me suis attachée à eux, mais je n’ai pas ressenti les émotions que j’avais eue pour Grossir Le Ciel. Malgré tout, j’ai aimé ma lecture et le final m’a laissé comme deux ronds de Flamby. Violent…

Point de suspense à la fin de l’année, Betty de Tiffany McDaniel sera assurément dans mes coups de coeur. Point de vue émotions, j’ai ai eu à la louche, de toutes les sortes, dont certaines très émouvantes. C’est un roman excessivement fort, magnifiquement beau, à tel point qu’après cette lecture, tout me semblait fadasse. Un putain de bordel de dieu de coup de coeur.

C’est avec grand plaisir que j’ai renoué avec ma  petite troupe d’enquêteurs que j’apprécie dans Joseph Laflamme – 03 – Maria de Hervé Gagnon [LC avec Bianca]. Une fois de plus, nous serons dans le sordide. Heureusement que l’auteur adoucit le tout avec quelques touches d’humour en provenance de ses quatre personnages. C’est un polar historique classique, il n’y aura rien de neuf sous le soleil, mais on passe un très bon moment de lecture.

À quoi ça tient le destin d’une personne ? À un fil, pas plus… Laurent Petitmangin va nous le démontrer dans Ce qu’il faut de nuit, un roman social qui m’a donné l’impression d’être un curé écoutant la confession d’un homme qui ne sait pas trop où il a foiré dans l’éducation de ses gamins. Le récit était bien construit, j’ai aimé le côté social du roman mais il m’a manqué des émotions.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre ! Enquêter avec eux est toujours un plaisir que j’assouvi de suite. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle de Irene Adler n’a pas traîné plus de 24h sur ma pile. C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite. Vivement la suite !

Les critiques étaient unanimes : ce roman est génial. C’était sans compter moi et ma foutue manie parfois de passer à côté d’une lecture qui avait tout pour être marquante. Ça vient d’arriver avec Ohio de Stephen Markley. Un roman sombre qui explore la face de l’Amérique post attentats du 11 septembre au travers de 4 portraits d’ancien étudiants. Certains passages m’ont hautement intéressés et puis, je suis retombée dans l’ennui le plus profond.

Quand ça ne va pas dans ses lectures, rien de tel qu’un polar addictif pour se remettre en selle. Je ne le savais pas en commençant mais Octobre de Søren Sveistrup [LC avec Bianca] était LE truc qu’il me fallait pour me donner envie de dévorer à nouveau un roman. 736 pages (version poche) qui se dévorent en deux jours tant c’est excellent du début à la fin.

De temps en temps, je m’encanaille avec de la SF et Un Océan de Rouille de C. Robert Cargill me faisait de l’œil depuis quelques temps. Au moment où je rédige cet article, il n’est pas encore terminé, mais jusqu’à présent, je m’amuse bien à le lire.

Bilan Livresque : 10 romans lus

  1. Aquarium : David Vann
  2. Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]
  3. Buveurs de vent : Franck Bouysse
  4. Betty : Tiffany McDaniel
  5. Joseph Laflamme – 03 – Maria : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]
  6. Ce qu’il faut de nuit : Laurent Petitmangin
  7. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler
  8. Ohio : Stephen Markley
  9. Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]
  10. Un Océan de Rouille : C. Robert Cargill

Bilan Livresque : 12 bédés lues

  1. Mafalda – Tome 01 : Quino
  2. Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel ! : Bill Watterson
  3. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 01 – Soeur Marie-Thérèse des Batignolles : Maëster
  4. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 02 – Heureux les imbéciles : Maëster
  5. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 03 – Dieu vous le rendra : Maëster
  6. West legends – 02 – Billy the Kid, the Lincoln County war : Bec & Negrin
  7. Grimmy – Tome 01 – La routine… : Mike Peters
  8. Grimmy – 02 – Faudrait peut-être que je me lave les oreilles : Mike Peters
  9. Grimmy – 03 – Si j’ai bien compris : Mike Peters
  10. Chevaliers d’Héliopolis – 03 – Rubedo, l’oeuvre au rouge : Jodorowsky et Jeremy
  11. Chevaliers d’Héliopolis – 04 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune : Jodorowsky et Jérémy
  12. Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2020

Juillet… Le soleil et les vacances scolaires ! Mais comme je ne suis plus à l’école (oui, un jour, ils m’ont enfin laissé partir), pas de vacances, mais un horaire plus light pour cause de saloperie à couronne (non, pas la reine d’Angleterre !!!).

Après un Mois de Juin de folie, j’ai levé le pied début juillet et durant quelques jours, je n’ai lu AUCUN livre, rien, même pas une bédé. Puis je m’y suis remise à mon aise, sans courir. Je m’accorde deux mois cool avant la folie de Septembre et son Mois Américain.

Là, pas de grand éclat pour ce Bilan Mensuel puisque je n’ai lu que 16 Romans dont certains étaient des petits pavés de plus de 500 pages et 2 Bédés (18 lectures, un bide).

Au niveau Bilan Annuel, pour le moment, j’ai lu 146 Romans / 55 Bédés / 2 Mangas / 6 America et 1 Beau livre = 210 lectures 

69 auteurs différents de lus. Chouette, un de mes chiffres fétiches (ce sera plus difficile d’arriver à 221 ensuite et on va oublier de suite le 666).

Minou continue ses progressions et s’il ne vient plus sur mes genoux, il les utilise toujours comme point de passage entre ma gauche et ma droite et sa nouveauté est de venir se coincer entre ma cuisse et le gros coussin. Plus c’est étroit, plus il adore venir se lover contre moi. Une vraie usine à ronrons.

Au matin, après que j’aie ouvert les tentures, il se tient là où je vais poser mes pieds, entre la table basse du salon et le divan et il se laisse caresser alors que je suis debout.  Ce qui est toujours une grande avancée lorsque ça arrive.

J’ai même réussi à me faufiler dans le petit espace entre lui et le canapé pour aller chercher ma liseuse. Pas bronché d’un poil de moustache. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé dessus ?

Le matin, après le petit-déjeuner de môssieur Chat, est toujours consacré au jeu avec ses diverses souris et il faut se méfier quand on lui grattouille le dos… Quand Minou en a marre, lui toujours donner un coup de patte sur la main (sans les griffes).

Vendredi, il nous a même fait un truc inattendu : il est monté dans le divan, entre les jambes de mon mari et les miennes et il s’est couché en boule, la tête sur ma cuisse. Lorsqu’il grimpe entre nous deux, c’est pour demander une croquette, mais jamais il ne s’était lové ainsi entre nous. Il a eu des caresses de ma ma part et de la main de mon homme, ce qui fait la petite bête ne se sentait plus en joie d’être grattouillé là où il aime.

Samedi soir, de mieux en mieux, au lieu d’attendre que mon mari aille se coucher pour squatter sa place de divan à mes côtés (et il est au aguets car il arrive toujours au bon moment), il s’est faufilé entre moi et le gros coussin et s’y est vautré comme un pacha, tant pis si Chouchou était toujours là…

Oui, cette semaine, nous avons eu des étoiles dans les yeux. Minou est toujours en évolution, à son rythme.

Si le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde et que chaque auteur le reprend à sa sauce, moi, j’ai eu du mal à avaler la cuisine de Tim Powers. Parmi les tombes ne m’a pas convaincu, il aurait même eu tendance à me faire somnoler et j’ai survolé des pages et des pages.

Le roman ne m’a pas fait dormir, lui, il m’a donné plus de sueurs froides qu’une armada de vampires assoiffés. De mort lente de Michaël Mention est d’un réalisme saisissant, quasi un reportage journalistique, sauf que ce reportage est romancé pour faciliter son ingestion. Ça vaut mieux pour nous faire avaler les perturbateurs endocriniens.

Les auteurs qui écrivent des nouvelles dansent sur une corde raide car l’exercice n’est jamais facile. Pourtant, dans  Regarder le noir de Collectif (sous la direction d’Yvan Fauth), je n’ai jamais ressenti la frustration qui m’étreint lorsque je lis des nouvelles. Elles avaient toutes un développement suffisant et une chute, vertigineuse, qui m’ont souvent laissée sur le cul. Je m’incline et j’en redemande.

Il était deux fois de Franck Thilliez est LE roman à ne pas lire sur la plage car vous en oublierez la marée qui monte, qui monte. L’auteur joue avec nous, nous mène par le bout du nez, nous fait passer du temps dans un endroit où nous ne voudrions pas y passer des vacances et pourtant, on crie « encore ». Le maestro fou du polar qui rend dingue (et addict) arrive, une fois de plus, à expliquer, avec une logique implacable, son histoire et à la rattacher son histoire à son « Manuscrit inachevé ». Je m’incline aussi.

Mettre en scène deux victimes d’un serial-killer qui s’accusent l’une l’autre d’être le tueur, fallait le faire. James Delargy ose le faire dans Victime 55 et évite les écueils des romans avec des tueurs en série. Par contre, il va droit dans le mur avec deux policiers un peu trop clichés : le bon et le chiant méchant. Un peu de nuance, que diable. Dommage parce que le reste était tout bon.

Lorsqu’un récit est totalement fou mais vrai, on s’attend à vivre un grand moment de littérature. Le problème survient lorsque le lecteur trouve le ton de la narration trop froid.  Au nom du Japon de Hirō Onoda est une histoire vraie mais je ne l’ai pas ressentie dans mes tripes et je n’ai pas vibré comme j’aurais aimé vibrer. Carramba, encore raté.

Si vous cherchez un roman policier, historique et un roman noir, L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre [LC Bianca] cumule tout cela et bien plus encore. C’est sombre, sanglant mais la plume gouailleuse, qui mêle l’argot dans les dialogues pour leur donner plus de vie, emporte le lecteur dans une autre époque et le voyage, s’il n’est pas de tout repos, est instructif. Génial !

Putain, quel roman mes aïeux ! Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino, c’est une pépite humaniste, un roman fantastique qui joue avec le temps et les voyages que l’on peut faire dedans, un roman choral où tout se tient, où tout se rejoint. C’est un roman fantastique, magique, qui fait un bien fou. C’est une pépite délicieuse, un bonbon acidulé qui pique à certains moments mais qui dégage ensuite un festival de goût qui explose dans la bouche.

Voilà un pavé qui mélange habillement le fantastique et l’épouvante, comme aurait pu le faire Stephen King, mais si L’ami imaginaire de Stephen Chbosky en a les codes et les ingrédients, l’auteur nous sert un plat qui lui appartient.

Un peu de douceur après un livre qui fait peur… On repassera pour la douceur car dans Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait de Faith Martin [LC Bianca], en plus d’un étudiant noyé, vu que nous sommes à Oxford, en 1960, je vous laisse deviner les droits de la femme… Une fois de plus, le duo Loveday/Ryder marche du tonnerre et c’est délicieusement rétro, les ambiances de collège en 1960. Mais il y a quelque chose de pourri chez certains étudiants.

D’habitude, c’est le père que l’on doit tuer, mais Benoît Séverac a choisi d’intituler son roman Tuer le fils. Il est des pères qui arrivent à tuer leurs fils sans faire couler le sang, juste en les assassinant avec des remarques acerbes et du non-amour.

Histoire réelle mise en fiction, Le bal des folles de Victoria Mas est une petite pépite humaniste qui m’a apporté bien des émotions. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le larmoyant, l’auteure nous plonge dans l’asile d’aliéné que fut la Salpêtrière. Ses portraits féminins sont beaux, lumineux, profonds.

Non, tous les romans de post-apo ne surfent pas tous sur les mêmes ingrédients, la preuve avec Le Livre de M de Peng Shepherd qui, bien que reprenant les codes usuels, les adapte à sa sauce afin de sortir des sentiers battus.

L’Albanie… Il n’y faisait pas bon vivre sous le communisme, ni sous la dictature et si vous pensez que le capitalisme et le libéralisme ont fait mieux, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au gros orteil ! Si vous ne me croyez pas, lisez Les Aigles Endormis de Danü Danquigny et vous verrez comment un pays peut foutre en l’air sa population et comment un jeune homme peut mal tourner quand il faut nourrir la famille.

C’est l’avant génocide des Tutsis qui est traité, en huis-clos, dans Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga. Une école pour filles de bonnes familles, perdue dans les nuages, où un faible quota d’élèves Tutsis sont acceptées. Ce que les Hutus pensent des Tutsis a un goût de mépris d’Homme Blanc. C’est larvé, persiflé mais toujours fait à voix haute. Le final sent mauvais le génocide à venir…

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti est une sorte de western burlesque sur fond de vengeance, au Bénin. Je n’ai pas accroché du tout à l’histoire et j’ai fini par sauter des pages.

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 16 livres

  1. Parmi les tombes : Tim Powers (500 pages)
  2. De mort lente : Michaël Mention (400 pages)
  3. Regarder le noir : Collectif
  4. Il était deux fois : Franck Thilliez (528 pages)
  5. Victime 55 : James Delargy
  6. Au nom du Japon : Hirō Onoda
  7. Les miracles du bazar Namiya : Keigo Higashino
  8. L’homme aux lèvres de saphir : Hervé Le Corre [LC Bianca] (503 pages)
  9. L’ami imaginaire : Stephen Chbosky (749 pages)
  10. Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]
  11. Tuer le fils : Benoît Séverac
  12. Le bal des folles : Victoria Mas
  13. Le Livre de M : Peng Shepherd (592 pages)
  14. Les aigles endormis : Danü Danquigny
  15. Notre-Dame du Nil : Scholastique Mukasonga
  16. Western Tchoukoutou : Florent Couao-Zotti

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 2 Bédés

  1. Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  2. Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Bilan Mensuel Livresque : Juin 2019 [MOIS ANGLAIS]

Comme d’habitude, mon Bilan Livresque du Mois de Juin est gargantuesque puisque c’est le mois de mes vacances annuelles (je les commence déjà fin mai, en général à l’Ascension) et celui du Mois Anglais !

D’office, le Bilan est toujours copieux, exceptionnel, fou, dantesque, amazing, fabuleux.

J’ai réussi à lire (heureusement que j’étais en vacances) 27 romans (dont 2 relectures), 18 Bédés, 3 Mangas et à voir 5 Films et 4 Séries !!

48 lectures au compteur, donc. Ne me demandez pas de faire pareil les autres mois, Juin est comme certains cols lors du Tour de France : Hors-catégorie !

Pour vous donner une idée, en Juin 2018, j’avais établi un record avec 21 romans lus + 13 relectures (= 34 romans lus) et 4 mangas (et zéro bédés). Je vous avoue qu’il ne me sera jamais possible de dépasser ou d’égaler, ni même de m’approcher de ce score stakhanoviste (je parle pour les romans).

Certes, lire autant, ça ne changera rien à ma PAL, on ne voit même pas qu’elle a descendu, mais au moins, j’ai réussi à sortir des vieux romans qui trainaient depuis un peu trop longtemps dans mes étagères.

Une fois de plus, j’ai noté des livres au programme, et je ne les ai pas lu… ♫ Comme d’habitude  ♪

Cela ne fait que la 3ème ou 4ème fois que je les note au programme du Mois Anglais et pas moyen de les sortir de la PAL (Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne de Victoria de Chesney / L’Amant de lady Chatterley de D.H. Lawrence / Moriarty – Le chien des d’Urberville de Newman / La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 de Michel Faber).

Certaines lectures furent bonnes, d’autres géniales et vu la quantité, il était normal de tomber sur des daubes premier prix, de celles qui devront caler des meubles ou qui finiront dans des boites à livres parce que sinon, je vais être obligée de détruire des pieds de meuble pour mettre les romans daube dessous.

Pour une fois, les romans ne sont pas toujours classés par ordre de lecture.

Pour ceux ou celles qui chercheraient une saga qui se met en place à son aise, sans pour autant lasser le lecteur, avec une résolution de meurtres, basique mais réaliste, se trouver en compagnie de personnages attachants, qui évoluent, je leur propose Les détectives du Yorkshire – Tome 1 – Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman (ICI). Ambiance so britsih garantie.

Un peu de fantastique, dans un Mois Anglais, ça ne fait jamais de tort et avec Les Attracteurs de Rose Street de Lucius Shepard (ICI), j’ai fait irruption dans un Londres qui avait des airs de steampunk. La psychologie des personnages est poussée et ce fut aussi une découverte agréable qui m’a sorti de mes sentiers plus que battus.

Dans ce futur peut-être pas si éloigné que ça, l’écologie en a pris la gueule, l’Homme a continué de polluer à mort et c’est un monde post-apocalypse qui est décrit dans Le Choix de Paul J. McAuley (ICI). Si j’ai aimé le récit, la manière dont il est écrit, je me suis retrouvée à la fin de cette histoire de manière un peu abrupte car je n’aurais pas craché sur quelques pages en plus. Malgré tout, une belle découverte.

Voilà ma lecture chiante du mois ! Littérature jeunesse ne veut pas dire non plus qu’il faut prendre les jeunes lectures pour des quiches… Jack l’éventreur – Le retour de Gilles Vincent (ICI) fait enquêter des jeunes gamins à qui tout est toujours tombé tout cuit dans le bec, au niveau de leur enquête, sans oublier un chat qui… parle ! Non, on oublie au plus vite.

Le problème avec les lectures daubes, c’est qu’elles attirent les autres… J’étais Jack l’Éventreur de Claude Ferny (ICI) finira lui aussi aux oubliettes de ma littérature. D’ailleurs, ne me demandez pas la référence à Jack The Ripper, son nom se trouve dans le titre mais ça s’arrête là. Rien de cohérent, rien de concret, des mobiles bancals, un médecin qui trucide et ses pensées qui ne m’ont fait que soupirer et bailler.

J’ai cru que ce roman finirait dans les abandons mais Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton (ICI) a commencé à m’intéresser beaucoup plus après la page 200. C’est un OLNI avec une construction bien à lui mais réussie, ce qui fait que l’on comprend tout, que tout se met en place au fur et à mesure pour donner un final en bouquet final.

La littérature jeunesse ne m’a pas porté chance, ce mois-ci ! Dans Les Naufrageurs de Iain Lawrence (ICI), les événements s’enchainent un peu trop vite, un peu trop bien, les personnages ne sont pas assez travaillés. Tout à l’air d’être un peu trop beau pour être vrai, un peu comme les romans jeunesse que nous lisions jeune (Club Des Cinq et autres). Mais ici, ça ne passe pas ! Ça se lit, sans plus ou ça se lit, à la rigueur.

Mon livre préféré dans la saga qui est repassé haut la main au jeu cruel de la relecture.  Oui, Harry Potter – Tome 3 – Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de J. K. Rowling [LC Bianca] (ICI) est toujours mon préféré de la saga ! L’auteure nous mystifie habillement, on se laisse avoir facilement, et boum, dans le final, quand on le découvre pour la première fois, on se prend un coup de poing dans le coeur. J’adore !

Si j’ai eu du mal à venir à bout de Mary Jane Kelly – La dernière victime de Didier Chauvet (ICI), ce n’est pas parce que le roman était mal écrit, juste parce qu’il était mal fichu en raison de son format PDF au lieu d’un Epub. J’ai ruiné mes yeux à le lire et il en valait la peine car l’auteur colle aux faits et nous offre une belle analyse brute des crimes de 1888 et plus particulièrement celui de MJK.

Vous voudriez en savoir un peu plus sur les crimes de 1888 sans pour autant entrer dans tous les détails ? Alors, L’Affaire Jack L’Éventreur de Christian Coudurier (ICI) vous conviendra. Voilà un petit livre qui, sans trop entrer dans les détails, donne une vue d’ensemble de l’affaire Jack The Ripper. C’est court, c’est bref, l’essentiel est dit. Pour les lecteurs pressés, ce petit livre est parfait, il fait le job, mais rien de plus.

Comment mettre en scène les inégalités sociales qui gangrénaient l’Angleterre victorienne sans que cela soit flagrant ? H.G. Wells a eu un coup de génie en envoyant un homme dans le futur, en 802.701 avec La Machine à explorer le temps (ICI). Dommage que j’aie découvert ce roman si tard dans ma vie car je l’aurais plus apprécié dans ma jeunesse que dans mon âge d’adulte.

Une nouvelle qui concerne un fantôme terrifiant qui donne envie de rire et ensuite qui donne des émotions ? Lisez Le fantôme de Canterville et autres contes d’Oscar Wilde (ICI) afin de ressentir ce mélange d’émotions. Le Crime de Lord Arthur Savile est aussi une excellente nouvelle du grand Wilde.

Roulements de tambour pour un vampire exceptionnel, un vrai : Dracula de Bram Stoker (ICI) est passé lui aussi sur le grill de la relecture. Le charme s’est accompli une nouvelle foi, Dracula m’a emporté, j’ai vibré durant tout le récit, marmonnant des inutiles « fuyez, pauvres fous » puisque le récit ne pouvait pas changer en mûrissant 26 ans de plus dans mes étagères. Mais il avait acquis un bon goût de fut de cercueil grand cru !

London nocturne de Cathi Unsworth (ICI) avait tout pour lui mais il lui a manqué un peu pour arriver dans les grands romans. La première partie est prenante, le Londres sous les bombes est réaliste, les bas-fonds bien décrits et j’ai aimé la seconde partie, celle avec les procès, même si pour moi, on attrape un peu trop facilement l’éventreur. Le problème, c’est que les personnages manquaient de profondeur et un meilleur traitement leur auraient donné plu d’épaisseur. Dommage. Demi-teinte.

Un Anglais qui parle aussi bien de l’Amérique, c’est pas possible ! Je parie que dans une vie antérieur, R.J Ellory était Américain ! Une fois de plus, il nous monte un roman exceptionnel avec Le chant de l’assassin (ICI) où on se dit que si les hommes avaient porté des capotes, ils auraient eu moins d’emmerdes, mais nous aurions eu un roman insipide ! Ellory, c’est le type qui te plonge dans l’Amérique profonde, dans le trou du cul du Texas et tu en redemandes.

À table ! de John Wainwrigh (ICI) n’est pas un livre de cuisine, bien que les flics disent toujours qu’ils vont cuisiner un suspect lorsqu’ils l’interrogent pour le faire craquer. Véritable huis-clos étouffant, ce roman est à l’origine du film « Garde à vue » où Lino Ventura, en inspecteur, affronte Michel Serrault, le suspect. Les dialogues sont ciselés, aux petits oignons et on se délecte de la joute verbale.

J’avais vraiment envie de me faire peur, ce mois-ci car un 3ème roman est repassé au jeu de la relecture. J’avais adoré Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde (ICI) et je me demandais si lui aussi réussirait l’examen avec Grande Distinction. Une fois de plus, la réussite est totale, mais bon, c’est du Wilde mon pote ! Cynique, pince-sans-rire, les répliques sont cinglantes, elles fusent de toutes part, c’est savoureux, ça se déguste. On ne lit pas le Portrait pour le côté thriller mais pour l’écriture de Wilde qui est magnifique. Dernièrement, j’ai trouvé la version non censurée et bardaf, ce sera une 3ème lecture !

Ici, au moins, le 4ème de couverture n’en disait pas trop, ne spoliaiy rien, mais attisait la curiosité du lecteur avec ces règles bizarres qui sont imposées à Molly. J’ai pris plaisir à découvrir Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson (ICI), novellas qui oscille entre le fantastique, la SF et la dystopie. Un récit court, bon et intense !

Vous partez en vacances et n’avez pas envie de vous emmerder avec de la grande littérature sans pour autant donner du temps de cerveau à une boisson ? Alors, Les chroniques de St Mary – Tome 1 – Un monde après l’autre de Jodi Taylor (ICI) est fait pour vous car il est jubilatoire, simple mais pas simpliste, disons simplement qu’elle n’est pas là pour faire dans le registre sérieux. Drôle, amusant, ludique. What’else ?

Je ne l’aurais jamais cru mais il est revenu ! Quelle joie de retrouver mon Oscar Wilde enquêtant avec ce cher Conan Doyle sur les crimes de Whitechapel ! Oscar Wilde et les crimes de la Tamise de Gyles Brandreth (ICI) est jubilatoire, amusant, sérieux, intelligent, joyeux, sombre… Ce récit est comme la personnalité d’Oscar Wilde : flamboyante ! Non seulement nos deux protagonistes sont réalistes, mais ceux qui les entourent aussi et le scénario est tissé d’un fil qui, au final, donnera une trame qui aurait pu être celle de 1888.

J’ai visité le Londres contemporain, le Londres victorien et de temps en temps, je retourne au Londres moyenâgeux avec le Coroner John Cranston et son acolyte, le Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort de Paul Doherty (ICI). Ça se lit tout seul, facilement, assez rapidement, un sourire venant égayer ces turpitudes dans les tavernes glauques car Cranston est l’élément comique du duo tandis que Athelstan est bien sûr l’élément posé, celui qui joue à Sherlock Holmes.

Et allez une daube de plus ! Pire, on a même un abandon dans le cas de ma copinaute et une lecture en diagonale pour moi. L’échange de‬ Rebecca Fleet [LC Bianca] (ICI) ne nous a pas marqué, sauf le fait de se faire chier durant une lecture compte. Alors, rien que pour ce degré de platitude offert dans ces pages, le roman mériterai 5 étoiles car je n’ai pas lu en diagonale mes autres lectures pas terribles et daubinettes de ce mois-ci.

Quand Oscar Wilde prend la plume, ça perfore, ça attaque, ça reproche, ça mord. Écrivant feuillets par feuillets (le feuillet était repris au soir et il ne pouvait plus y avoir accès pour se relire), censurée durant des années, ayant failli disparaître définitivement, on peut dire qu’on a du bol de pouvoir lire De Profundis (suivi de La Ballade de la geôle de Reading) (ICI) et de voir combien Wilde a souffert de sa relation avec Bosie.

Oui, je l’ai vraiment mis à l’honneur en juin ! L’Éventail de Lady Windermere de Oscar Wilde (ICI), c’est une pièce de théâtre, mise en roman dans ce cas-ci. Des quiproquos, des bons mots, des chassés-croisés, des secrets parsèment cette pièce qui se déroule, en même pas 24h. Une critique acerbe de la haute société victorienne qui, affichant une façade lisse, masquait en fait une vie pas toujours si puritaine que ça.

Dans les collèges huppés, réputés, tout n’est pas toujours rose. Parfois, on a envie de taper #balancetonporc et ce qui arrive dans Des garçons bien élevés de Tony Parsons (ICI) où des anciens d’un collège réputés vont se faire assassiner l’un après l’autre. Dommage que l’on soit face à un policier cassé, une fois de plus.

Envie d’un roman noir inconnu mais petite pépite ? Absolution de Anthony Shaffer (ICI) rentre dans le glauque, sans jamais pourtant franchir de lignes rouges ou virer dans la violence gratuite. Ici, tout est psychologique, on joue avec vos nerfs et le jeu est oppressant. Là aussi il s’en passe des belles dans ce collège…

Je n’ai jamais été fan du mélange entre le fantastique et Holmes, pour moi, les deux doivent être séparés, ou alors, ça doit être léger… Le premier tome ne m’avait pas convaincu en raison d’une explication trop rapide, mais je ne suis pas rancunière et puisque Dame Ida avait que Holmes et les Monstruosités du Miskatonic – Dossiers Cthulhu – Tome 2 de James Lovegrove (ICI) n’était pas si mal que ça, hormis le fait que Holmes avait bien changé et qu’on ne savait pas trop si c’était un pastiche holmésien ou un pastiche lovecraftien… Je me devais de vérifier ! Mais je n’aurai pas le temps de vous le dire maintenant, faudra attendre la chronique.

Bilan Livresque Juin : 27 Romans

  1. Les Sept Morts D’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton [ROMAN]
  2. J’étais Jack L’Éventreur : Claude Ferny [ROMAN]
  3. Jack L’Éventreur – Le retour : Gilles Vincent [ROMAN]
  4. L’Affaire Jack L’Éventreur : Christian Coudurier [ROMAN]
  5. Mary Jane Kelly – La dernière victime : Didier Chauvet [ROMAN]
  6. Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde [ROMAN – Relecture]
  7. Dracula : Bram Stoker [ROMAN – Relecture]
  8. London nocturne : Cathi Unsworth [ROMAN]
  9. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ‭: J.K. Rowling [ROMAN] [LC Bianca]
  10. L’échange ‭:‬ Rebecca Fleet [ROMAN] [LC Bianca]
  11. Détectives Yorkshire – T1 – Rendez-vous avec crime : Chapman [ROMAN]
  12. Les Attracteurs de Rose Street : Lucius Shepard [ROMAN]
  13. Le choix : Paul J. McAulay [ROMAN]
  14. Le fantôme de Canterville : Oscar Wilde [ROMAN]
  15. La Machine à explorer le temps : H.G. Wells [ROMAN] 
  16. Les meurtres de Molly Southbourne : Tade Thompson [ROMAN]
  17. Les Naufrageurs : Iain Lawrence [ROMAN]
  18. Le Chant De L’Assassin : R.J. Ellory [ROMAN]
  19. À table ! : John Wainwrigh [ROMAN]
  20. Chroniques de St Mary – T1 – Un monde après l’autre : Taylor [ROMAN]
  21. Oscar Wilde et les crimes de la Tamise : Gyles Brandreth [ROMAN]
  22. Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort : Paul Doherty [ROMAN]
  23. De Profundis / La Ballade de la geôle de Reading : Oscar Wilde [ROMAN]
  24. L’Éventail de Lady Windermere : Oscar Wilde [ROMAN]
  25. Des garçons bien élevés : Tony Parsons [ROMAN]
  26. Absolution : Anthony Shaffer [ROMAN]
  27. Holmes et les Monstruosités du Miskatonic – Dossiers Cthulhu 2 : Lovegrove [ROMAN]

Bilan Livresque Juin : 18 Bédés et 3 Mangas

  1. Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West [BD]
  2. Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West [BD]
  3. Détectives – T 1 – Miss Crumble, Le monstre botté : Hanna & Guinebaud [BD]
  4. Détectives – T 5 – Frédérick Abstraight, A cat in the barrel : Hanna [BD]
  5. Détectives – T 6 – John Eaton, Eaton in love : Herik Hanna & Mara [BD]
  6.  Détectives – T7 – Nathan Else – Else et la mort : Hanna & Guinebaud [BD]
  7. Clues – Tome 01 – Sur les traces du passé : Mara [BD]
  8. Clues – Tome 02 – Dans l’Ombre de l’Ennemi : Mara [BD]
  9. Clues – Tome 03 – Cicatrices : Mara [BD]
  10. Clues – Tome 04 – À la croisée des chemins : Mara [BD]
  11. Jour J – Tome 18 – Opération Charlemagne : Fred Duva & J-P Pécau [BD]
  12. Holmes – BD dont vous êtes héros – Ombre de Jack l’éventreur : CED [BD]
  13. L’Homme de l’année – Tome 13 – 1888 : Benjamin Blasco-Martinez & Céka [BD]
  14. Dans tête S. Holmes – T1 – L’Affaire Ticket Scandaleux : Lieron & Dahan [BD]
  15. Le Magicien de Whitechapel – Tome 01 – Jerrold Piccobello : Benn [BD]
  16. Choc – Tome 3 – Les fantômes de Knightgrave : Colman et Maltaite [BD]
  17. Barracuda – Tome 1 – Esclaves : Jean Dufaux et Jérémy [BD]
  18. Barracuda – Tome 2 – Cicatrices : Jean Dufaux et Jérémy [BD]
  19. Sherlock Holmes – Tome 2 : Ishinomori, Ishikawa & Conan Doyle [MANGA]
  20. Black Butler – Tome 27 : Yana Toboso [MANGA]
  21. Moriarty – Tome 04 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi [MANGA]

Bilan Filmesque Juin : 5 Films et 4 Séries

  1. Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001) [FILMS]
  2. Harry Potter et la chambre des secrets de Chris Columbus (2002) [FILMS]
  3. Robin des Bois de Ridley Scott (2010) [FILMS]
  4. Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich (1967) [FILMS]
  5. Brexit de Toby Haynes (2019) [TÉLÉFILMS]
  6. Ordeal by innocence – Témoin indésirable (2017) [SÉRIES]
  7. Witness for the Prosecution – Témoin à charge (2016) [SÉRIES]
  8. A very english scandal (2018) [SÉRIES]
  9. Gunpowder (2017) [SÉRIES]

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2019

Mars, le mois du Printemps, de la montée de la sève, du renouveau, des repiquages de ses plantes aromatiques… Le Mois où les jours s’allongent plus vite que si on leur avait donné du Viagra© !

Mars, un mois que j’aime bien. Les chevaux vont quitter les box, ils restent plus longtemps dehors, ils perdent une tonne de poils chacun et c’est affreux.

Mars sera aussi un mois où je me suis ajoutée un challenge, non littéraire cette fois et je vous en parlerai plus tard, lorsqu’il sera arrivé à son aboutissement, même si en 3 semaines on a déjà une belle avancée, elle est encore trop légère que pour que je vous en cause.

Et niveau lectures, on en est où ? Si je ne faisait pas monter ma PAL de plus de livres que je ne la fait descendre, on avancerait mais ce n’est pas la cas, alors, malgré mes 12 romans lus, mes 6 mangas et mes 8 bédés, je suis toujours avec une PAL à envoyer des gens en clinique vu son chiffre.

26 lectures, tout confondu, et je dois tout de même acheter une nouvelle biblio pour caser tout le monde.

EDIT : acheté deux nouvelles biblios Billy chêne clair (voir image) et une étagère Kallax 8 casiers pour caser les romans et surtout mes nouvelles bédés !

Si votre boulot vous fait chier, je vous conseille de lire À la ligne – Feuillets d’usine de Joseph Ponthus (ICI) afin de vous faire relativiser les choses. Ça ne changera rien à votre boulot de merde ou à votre patron casse-burnes, mais au moins, vous saurez qu’il existe bien plus mal loti (Helmut ?) que vous. Le récit prend aux tripes car il ne reflète pas les conditions de travail sous un Victor Hugo ou un Émile Zola, ni celles dans un goulag en Sibérie, mais dans la France d’aujourd’hui, celle qui nous est contemporaine.

L’émission La Grande Librairie a encore frappé et voilà pourquoi j’ai lu un roman aux antipodes de mes habitudes littéraires et c’est no regret car Au-delà des frontières d’Andreï Makine (ICI) est un roman dérangeant, interpelant et qu’il vaut mieux déguster avec sagesse, car il a été brassé avec un savoir dont il m’a fallu plusieurs jours pour arriver à le digérer.  Un roman très copieux !

Puisque j’avais commencé le mois avec des lectures fortes, fallait continuer et je me doutais bien que Le Pays des oubliés de Michael Farris Smith (ICI) était un roman noir très serré. Serré ce petit noir, mais aussi violent, sombre, avec très peu de sucre, profond, âpre, mais juste. La plume de l’auteur se plante dans ton cœur car ses personnages sont puissants, même dans leur détresse ou dans leur loositude.

Impossible de revenir à une lecture plan-plan… Donc, j’enchaine avec Franck Bouysse, un auteur que j’apprécie pour ses romans noirs ruraux et bingo, la bonne pioche car Né d’aucune femme (ICI) m’a pris à la gorge, même si au départ je le pensais classique et simple. Si vous aimez les belles plumes, que vous voulez lire autre chose que de la littérature fast-food et si vous aimez qu’on vous retourne les tripes avec des mots et des personnages qui marquent, je ne dirai qu’une seule chose : lisez-le, nom de Dieu !

Bien lancée, je voulais continuer sur ma lignée et bardaf, ce fut l’embardée avec Un poisson sur la lune de David Vann (ICI) où je suis passé totalement à côté, lisant juste la fin pour savoir comment il se terminait et puis, basta, on oublie.

Heureusement que le roman suivant m’a entrainé dans un truc de fou ! Se basant sur des faits réels et les mêlant avec de la fiction, J’irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck (ICI) est une réussite. Voilà un thriller qu’on a du mal à lâcher et qui fait plus que de nous divertir : il nous instruit aussi !

Réchauffée par ma précédente lecture, je m’attendais à passer un bon moment, perdue avec 5 naufragés et un chien sur L’île mystérieuse de Jules Verne [LC avec Bianca] (ICI) mais au final, on s’est emmerdée à deux sur le roman et la diagonalisation fut la seule solution pour en venir à bout. Au suivant !

Il est des crimes qui appellent la peine capitale, pourtant, dans L’Empreinte d’Alexandria Marzano-Lesnevich (ICI), on fini le roman partagé car bien que le criminel ait commis le pire crime qui soit, sa vie merdique et le fait qu’il ait essayé de se faire soigner plaide en sa faveur.

Un ancien junkie reconverti en perceur de coffres-fort pour le compte des agences américaines, ça pourrait faire sourire mais En lieu sûr de Ryan Gattis (ICI) est un roman noir qui aurait gagné si les nombreux mots d’argot américain avaient été traduits. Hormis ce bémol, le roman est rythmé et sans édulcorants.

Après quelques LC loupées, on est tombée d’accord avec Le Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie (ICI). Bon, l’ayant déjà lu il y a looongtemps, j’étais déjà d’accord avant de commencer et la relecture fut un réel plaisir et un nettoyage de mes petites cellules grises car bien que je me souvenais toujours du coupable, j’avais oublié le modus operandi.

Après un début peu accrocheur, Killarney 1976 de Joël Macron (ICI) s’est révélé ensuite un bon roman sur l’amitié, le nucléaire, les phénomènes inexpliqués (nous ne sommes pas seuls) et c’est avec une pointe de regret que j’ai quitté la bande d’ami et l’Irlande.

Lui, lorsque je l’ai vu sur NetGalley, j’ai su qu’il était fait pour moi : une femme enlevée par des Indiens et qui découvre que ceux qu’elle prenait pour des sauvages sont en fait des gens doués de sentiments « chrétiens ». L’envol du moineau d’Amy Belding Brown (ICI) est un roman bourré d’émotions, de massacres et on a beau être une Blanche, on a le cœur serré en voyant les Rouges mourir de faim. Magnifique récit.

Bilan Livresque Mensuel : 12 romans lus

  1. À la ligne – Feuillets d’usine : Joseph Ponthus
  2. Au-delà des frontières : Andreï Makine
  3. Le Pays des oubliés : Michael Farris Smith
  4. Né d’aucune femme : Franck Bouysse
  5. Un poisson sur la lune : David Vann
  6. J’irai tuer pour vous : Henri Loevenbruck
  7. L’île mystérieuse : Jules Verne [LC avec Bianca]
  8. L’Empreinte : Alexandria Marzano-Lesnevich
  9. En lieu sûr : Ryan Gattis
  10. Le Meurtre de Roger Ackroyd : Agatha Christie
  11. Killarney 1976 : Joël Macron
  12. L’envol du moineau : Amy Belding Brown

Bilan Livresque Mensuel : 6 mangas et 8 bédés

  1. Vinland Saga – Tome 12 : Makoto Yukimura
  2. Vinland Saga – Tome 13 : Makoto Yukimura
  3. Vinland Saga – Tome 14 : Makoto Yukimura
  4. Vinland Saga – Tome 15 : Makoto Yukimura
  5. Vinland Saga – Tome 16 : Makoto Yukimura
  6. Vinland Saga – Tome 17 : Makoto Yukimura
  7. Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 7 – La Terre promise : Jul & Achdé
  8. Dent d’ours – Tome 1 – Max : Alain Henriet & Yann
  9. Dent d’ours – Tome 2 – Hanna : Alain Henriet & Yann
  10. Dent d’ours – Tome 3 – Werner : Alain Henriet & Yann
  11. Dent d’ours – Tome 4 – Amerika bomber : Alain Henriet & Yann
  12. L’Expédition – Tome 2 – La révolte de Niangara : Marcelo Frusin & Richard Marazano
  13. L’Expédition – Tome 3 – Sous les larmes sacrées de Nyabarongo : Frusin & Richard Marazano
  14. Roma – Tome 1 – La malédiction : Éric Adam

 

Bilan Livresque : Avril 2015

BILAN - Hommes dansants 1— Alors ce mois d’Avril où l’on ne peut se découvrir d’un fil ? Comment était-il au niveau de la qualité de lecture ?
— Excellent !
— Et au niveau de la quantité de livres sortis de la PAL ?
— Bof, pas super, seulement 8 livres de sorti de ma PAL… Mais pour ma défense, j’ai lu une brique de plus de 1400 pages !
— Oui, mais tu avais lu deux romans en deux jours !
— Ils étaient tout fins… Les autres l’étaient moins. Et sur les 8 lus, il n’y en a qu’un seul qui ne m’a pas plu. Par contre, ma PAL Noire ne descend plus d’un cran…

J’ai débuté ce mois avec l’excellent « À la mesure de nos silences »(ICI) de Sophie Loubière. Cette escapade entre un grand-père vieillissant qui enlève son petit-fils afin de lui raconter son histoire possédait une profondeur insoupçonnée.

Le premier tome m’avait enchanté, le deuxième a fait mieux : emportée ! Un vrai coup de cœur que fut la lecture de « Un fond de vérité »(ICI) de  Zygmunt Miloszewski. Le procureur Teodore Szacki, a quitté la capitale pour se retrouver muté dans la petite ville de Sandomierz. J’ai eu un peu peur, mais l’auteur passe de nouveau la Pologne aux rayons X.

« Leçons d’un tueur » de Saul Black (ICI) est un thriller de bonne facture, avec tous les ingrédients, mais il ne révolutionne pas le genre. Sympa, mais ne fait pas peur du tout.

J’avais vu le film il y a très longtemps et je peux vous dire que le roman est 1000 fois mieux ! « Josey Wales hors-la-loi » de Forrest Carter (ICI) est un roman sur l’amitié et non pas sur une vengeance, comme le film.

La Série Noire m’avait habituée à mieux et j’ai été déçue par ma lecture de « Du Sang Sur la Glace » de Jo Nesbø (qui m’a habitué à mieux aussi). Le style d’écriture est plat et j’ai baillé d’ennui ! (ICI)

Le rendez-vous avec ma binôme Stelphique portait sur un grand nom de la littérature américaine : Stephen King.

Jamais je n’avais osé lire « ÇA » et jamais je n’aurais osé sans cette LC qui fut, une fois de plus, une réussite totale. Un putain de roman qui ne se concentre pas uniquement sur un monstre ou sur l’horreur, mais qui est un formidable roman sur l’amitié et la jeunesse. Tomes 1 et 2 (ICI).

Une autre LC, mais cette fois-ci avec le groupe chez Bianca et de nouveau un lecture qui m’a emporté bien loin de ma ville et de mon époque. Comme pour « Long Spoon Lane » qui avait des relents contemporains, « Dorchester terrace » de Anne Perry (ICI) avait un fond de future Première Guerre Mondiale puisque l’on parle de l’empire d’Autriche-Hongrie et de l’empereur François-Ferdinand, celui qui se fera assassiner à Sarajevo.

Bilan Livresque du Mois d’Avril : 8 livres

  1. À la mesure de nos silences : Sophie Loubière
  2. Un fond de vérité : Zygmunt Miloszewski
  3. Leçons d’un tueur : Saul Black
  4. Josey Wales hors-la-loi : Forrest Carter
  5. Du Sang Sur la Glace : Jo Nesbø
  6. ÇA – Tome 1  : Stephen King
  7. ÇA – Tome 2 : Stephen King
  8. Dorchester terrace : Anne Perry

Bilan Livresque : Novembre 2014

Quoi de neuf en Novembre ?? Un an de plus et quelques lectures de plus au compteur.

De ce côté là, c’est pas terrible… 6 livres (dont un est toujours en cours).

Je sais, j’ai déjà fait mieux, mais j’ai eu une grosse brique de 808 pages au menu.

Ma liseuse avait beau afficher moins de pages parce que je diminue la police d’écriture et les marges, ça ne me fait pas gagner du temps puisque tout le texte est là quand même.

Un superbe huis-clos qui donnera des frissons aux gens qui ont peur du noir et de l’inconnu : « Bird Box » de Josh Malerman (ICI) m’a vraiment collé des sueurs froides avec cet ennemi que l’on ne voit pas et le fait qu’il faille rester enfermer, fenêtres occultées et bandeau sur les yeux si on va dehors.

Un lecture qui m’a plu sur les 2/3 du récit, c’est le paradoxe que j’ai vécu avec « Le Fils » de Philipp Meyer (ICI). Autant le récit d’Eli McCullough est passionnant, autant j’ai été passionnée par celui Peter, son fils, écrasé par l’ombre du père, autant celui de Jeanne-Anne, arrière-petite fille d’Eli et petite-fille de Peter , est endormant. Des trois récit, c’est celui que j’ai le moins aimé, du moins, au début, vers les trois-quart, ça allait mieux.

Ukraine, 1930, un petit village perdu au fin fond du fin fond du trou du cul du monde. Gros coup de coeur avec « Le Village » de Smith Dan (ICI). Accrochez-vous, vous allez vivre quelques heures angoissante de lecture qui vont vous transporter dans une époque fort sombre de par son contexte politique. Magnifique de par son histoire, ses personnages et la profondeur de tout le reste.

J’ai trainé avant de le lire, mais les menaces d’Yvan ont portées leurs fruits. Une fois de plus, il avait raison (c’est énervant, à la fin) car « Carter contre le Diable » de Glen David Gold (ICI) fut mon second coup de coeur de ce mois ! Entrez dans le livre et laissez-vous porter par sa magie, laissez-vous envoûter par ces mots, lisez ces phrases, ouvrez grand les yeux et la magie opérera à tel point que vous aurez du mal à lâcher ces pages.

Pour certains, il fut un coup de cœur, pour moi, le sentiment est mitigé ave « Filles » de Frederick Busch (ICI). Ce roman avait tout pour me plaire de par sa psychologie des personnages poussée très loin, leurs blessures profondes, un couple déchiré, un environnement sombre, noir, de la neige pour donner un faux air de huis clos… C’est sur le style et la manière de construire le texte que j’ai bloqué.

Pour ma Lecture Commune chez Bianca, au menu, il y avait « Southampton Row » de Anne Perry (EN COURS – ICI) qui est très politique, comme roman, puisque nous sommes en plein avant les élections et toutes les magouilles qui vont avec. Mon seul soucis vient du fait que je n’aime pas quand mon Thomas Pitt est à la Special Branch… Moi, je ne l’aime qu’au commissariat de Bow Street.

Bilan Livresque Novembre : 6 livres (dont 5 numériques)

  1. Filles : Frederick Busch
  2. Carter contre le Diable : Glen David Gold [NUM] ♥
  3. Le Village : Smith Dan [NUM] ♥
  4. Le Fils : Philipp Meyer [NUM]
  5. Bird Box : Josh Malerman [NUM]
  6. Southampton Row : Anne Perry [NUM]