Bilan Mensuel Livresque : Juillet 2019

Le Mois de Juillet a été chaud, très chaud… J’ai transpiré, j’ai sué, j’ai mouillé (honni soit qui mal y pense), je me suis liquéfiée, mais j’ai survécu.

Cela n’a pas fait fondre ma PAL pour autant, il en faut plus pour transformer cet Himalaya À Lire (non pollué, lui) en petit glaçon pour mojito. Non, impossible de venir à bout de cette PAL, donc, je n’essaie même plus.

Pourtant, chaque mois j’en sors quelques uns de ce gros tas, mais c’est jamais assez et ce n’est pas mes 12 romans lus qui y changeront quelque chose.

Ajoutons à cela 2 mangas et 6 bédés (6 relectures) lues et vous comprendrez que la canicule n’a pas aidé pour lire plus.

Bilan total : 20 lectures.

À ce jour, mon objectif de 200 lectures pour 2019 est presque atteint (198/200). Je vais devoir le revoir à la hausse.

Au rayon des empêcheurs de faire descendre sa PAL un peu plus, on a les quelques travaux commencés à la maison, ce qui me fait travailler plus mais lire moins et monter moins à cheval… Oui, je vais me plaindre à mon syndicat !

Le chat, lui, est revenu à son niveau normal, ouf. Ça ronronne toujours et on a encore du travail devant nous.

Le nouveau chien de mon père est obéissante et je suis toujours en joie d’entendre le bruit de ses griffes dans mon sillage ou devant moi.

Trois vies fracassées pour un fusil non cassé après la chasse. Histoire de vengeance mais aussi de rédemption, Canyons de Samuel Western (ICI) va plus loin, il explore la pshyché des gens, leurs pensées, leurs douleurs, leurs non-dits. Un roman noir sombre, beau, violent et doux aussi.

Le beau dieu grec Olivier Norek a l’art de surprendre ses lecteurs et son dernier opus, Surface (ICI) m’a plongé dans la perplexité car je me trouvais face à un whodunit dans sa plus simple expression. Oui, mais c’est Norek à la barre, ce qui veut dire que si je pensais la traversée pliée, j’en ai été pour mes frais car il m’a surprise, différemment des autres romans, mais il a réussi à me bluffer.

Kermit la grenouille est de retour ! Pardon, je voulais dire que le capitaine Daniel Mehrlicht, flic imbuvable, était de retour en grande forme pour une enquête aux relents de souffre et de fantastique. Dans la brume écarlate de Nicolas Lebel (ICI) reste dans la lignée des précédents, c’est-à-dire que l’auteur envoie du lourd, une fois de plus.

Les nouvelles, un genre peu apprécié dans nos contrées, plus mises en valeur chez les Américains ou les Anglais. Pourtant, lorsque les nouvelles sont percutantes, c’est un vrai plaisir d’en lire. Il est rare de tomber sur un recueil où toutes les histoires sont excellentes, mais avec Écouter le noir de Yvan Fauth & Collectif (ICI), on frôle la totale car il n’y en a qu’une seule que j’ai moins aimé. Purée de sa mère, il a fait fort, le barbu Yvan, en réunissant toutes ces belles plumes pour nous donner un régal à lire, à défaut de l’écouter.

Il est des jours ainsi où on a beau avoir inscrit le tome 2 au programme de la LC, on se retrouve à lire erronément le tome précédent. Donc, pendant que Biance s’emmerdait ferme dans le tome 2, moi je m’emmerdais à mourir dans  Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage d’Hannah Dennison [LC avec Bianca] (ICI). J’ai été dispensée de lire en vitesse le tome 2.

Puisque je l’avais sélectionné pour le Mois Anglais de Juin 2019 mais pas lu et qu’il me fallait un pavé, c’est avec délectation que j’ai ouvert L’esprit des morts d’Andrew Taylor (ICI) dont le pitch était intriguant et prometteur de belles heures de lecture. Il était très bien fait dans le portrait de ses personnages, dans l’analyse et la mise en scène des différentes classes sociales anglaises, mais purée, vu qu’il ne se passe pas grand-chose durant 450 pages, les 600 furent longues à avaler !

Paraît qu’en Angleterre, on a commencé à faire l’amour en 1963, entre la fin de la « censure Chatterley » et le premier disque des Beatles. Ils savent s’amuser, les anglais ! Sulfureux et limite pornographique lorsqu’il est paru, L’Amant de lady Chatterley de D.H. Lawrence (ICI) ne sent plus le souffre, ni le foutre car personne de nos jours ne trouverait le texte osé et excitant. Par contre, la diatribe contre l’Angleterre fait toujours mal sous la ceinture et l’analyse de l’auteur est perspicace. C’était sans doute plus cela que les scènes de sexe que certains eurent du mal à avaler…

Pas besoin d’être américain pour parler aussi bien de l’Amérique, la preuve avec Hunter – Tome 2 – Crow de Roy Braverman (ICI), auteur frenchie. Ce thriller, c’est l’univers impitoyable de la Nature (l’Alaska), des Hommes, des animaux, c’est une histoire de vengeance jusqu’au boutisme, jusqu’à la connerie, jusqu’à plonger dans l’abîme, celui qui regarde aussi en nous. Addictif, bourré d’adrénaline, de testostérone et de phéromones.

J’ai dû prendre un abonnement ce mois-ci car me revoici avec des nouvelles. L’art de la nouvelle est d’aller à l’essentiel sans s’embarrasser des détails, de plonger le lecteur dans l’action directement, si possible de manière brutale afin de le secouer et de capter son attention directement. L’amour et autres blessures de Jordan Harper (ICI) le fait bien, c’est court, c’est intense, pas le temps de respirer. Un joli recueil qui prouve que les nouvelles savent aussi être aussi bonnes que des romans.

En ces moments où tout le monde parle d’écologie sans vraiment trop savoir de quoi ils parlent et sans vouloir se défaire de certaines manies polluantes, un auteur avait déjà tiré la sonnette d’alarme afin que l’on préserve la vallée du Yaak, dans le Montana. Rick Bass, dans Le livre de Yaak – Chronique du Montana (ICI) nous parle de son amour pour cet endroit perdu aux hivers rudes et longs ainsi que des coupes d’arbres faites à la porte nawak, sans rien préserver, comme si tout allait repousser tout seul et directement. Un livre pour un plaidoyer ou du moins, un coup de pied au cul pour réveiller certains.

Le thriller psychologique n’est pas facile à écrire, on nous promet souvent monts et merveilles et bizarrement, j’en baille toujours d’ennui. Ce ne fut pas le cas avec Juste avant de mourir de S. K. Tremayne [LC avec Bianca] (ICI) qui a su parfaitement doser tous les ingrédients afin de nous ménager du mystère, du suspense, une intrigue inquiétante, des fausses-pistes et une enquête pas évidente lorsqu’on souffre de pertes de mémoire. J’ai bien aimé.

Portraits de femmes différentes, saga familiale sur trois générations, Les femmes de Heart Spring Mountain de Robin MacArthur (ICI) se déroule lentement sur fond de désastre climatique, alternant les passages entre le passé et le présent. Ici, on a envie de chanter ♫ Où sont les hommes ? ♪ car ils sont absents. Quelques longueurs tout de même… À tel point que j’ai eu du mal à revenir vers le roman…

Bilan Mensuel Livresque : 12 romans lus

  1. Canyons : Samuel Western
  2. Surface : Olivier Norek
  3. Dans la brume écarlate : Nicolas Lebel
  4. Écouter le noir : Yvan Fauth & Collectif
  5. L’esprit des morts : Andrew Taylor
  6. Les mystères de Honeychurch – Tome 1 – Petits meurtres en héritage : Hannah Dennison [LC avec Bianca – Fait erreur sur le tome]
  7. L’Amant de lady Chatterley : D.H. Lawrence
  8. Hunter – Tome 2 – Crow : Roy Braverman
  9. L’amour et autres blessures : Jordan Harper
  10. Le livre de Yaak – Chronique du Montana : Rick Bass
  11. Juste avant de mourir : S. K. Tremayne [LC avec Bianca]
  12. Les femmes de Heart Spring Mountain : Robin MacArthur

Bilan Mensuel Livresque : 2 mangas et 6 bédés (6 relectures)

  1. Moriarty – Tome 5 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi
  2. Vinland Saga – Tome 21 : Makoto Yukimura
  3. Basil, détective privé : Emmanuel Baudry & Alain Royer
  4. Tif et Tondu – Tome 19 – Sorti des Abîmes : Maurice Tillieux & Will
  5. Gaston – Tome 10 – Le géant de la gaffe : Franquin
  6. Gaston – Tome 9 – Le cas Lagaffe : Franquin
  7. Gaston – Tome 8 – Lagaffe nous gâte : Franquin
  8. Valhardi – Tome 6 – Valhardi contre le Soleil Noir : Jijé

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Bilan Mensuel Livresque : Juin 2019 [MOIS ANGLAIS]

Comme d’habitude, mon Bilan Livresque du Mois de Juin est gargantuesque puisque c’est le mois de mes vacances annuelles (je les commence déjà fin mai, en général à l’Ascension) et celui du Mois Anglais !

D’office, le Bilan est toujours copieux, exceptionnel, fou, dantesque, amazing, fabuleux.

J’ai réussi à lire (heureusement que j’étais en vacances) 27 romans (dont 2 relectures), 18 Bédés, 3 Mangas et à voir 5 Films et 4 Séries !!

48 lectures au compteur, donc. Ne me demandez pas de faire pareil les autres mois, Juin est comme certains cols lors du Tour de France : Hors-catégorie !

Pour vous donner une idée, en Juin 2018, j’avais établi un record avec 21 romans lus + 13 relectures (= 34 romans lus) et 4 mangas (et zéro bédés). Je vous avoue qu’il ne me sera jamais possible de dépasser ou d’égaler, ni même de m’approcher de ce score stakhanoviste (je parle pour les romans).

Certes, lire autant, ça ne changera rien à ma PAL, on ne voit même pas qu’elle a descendu, mais au moins, j’ai réussi à sortir des vieux romans qui trainaient depuis un peu trop longtemps dans mes étagères.

Une fois de plus, j’ai noté des livres au programme, et je ne les ai pas lu… ♫ Comme d’habitude  ♪

Cela ne fait que la 3ème ou 4ème fois que je les note au programme du Mois Anglais et pas moyen de les sortir de la PAL (Bas-Fonds Londres – Crime et prostitution sous règne de Victoria de Chesney / L’Amant de lady Chatterley de D.H. Lawrence / Moriarty – Le chien des d’Urberville de Newman / La Rose pourpre et le Lys – Tome 1 de Michel Faber).

Certaines lectures furent bonnes, d’autres géniales et vu la quantité, il était normal de tomber sur des daubes premier prix, de celles qui devront caler des meubles ou qui finiront dans des boites à livres parce que sinon, je vais être obligée de détruire des pieds de meuble pour mettre les romans daube dessous.

Pour une fois, les romans ne sont pas toujours classés par ordre de lecture.

Pour ceux ou celles qui chercheraient une saga qui se met en place à son aise, sans pour autant lasser le lecteur, avec une résolution de meurtres, basique mais réaliste, se trouver en compagnie de personnages attachants, qui évoluent, je leur propose Les détectives du Yorkshire – Tome 1 – Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman (ICI). Ambiance so britsih garantie.

Un peu de fantastique, dans un Mois Anglais, ça ne fait jamais de tort et avec Les Attracteurs de Rose Street de Lucius Shepard (ICI), j’ai fait irruption dans un Londres qui avait des airs de steampunk. La psychologie des personnages est poussée et ce fut aussi une découverte agréable qui m’a sorti de mes sentiers plus que battus.

Dans ce futur peut-être pas si éloigné que ça, l’écologie en a pris la gueule, l’Homme a continué de polluer à mort et c’est un monde post-apocalypse qui est décrit dans Le Choix de Paul J. McAuley (ICI). Si j’ai aimé le récit, la manière dont il est écrit, je me suis retrouvée à la fin de cette histoire de manière un peu abrupte car je n’aurais pas craché sur quelques pages en plus. Malgré tout, une belle découverte.

Voilà ma lecture chiante du mois ! Littérature jeunesse ne veut pas dire non plus qu’il faut prendre les jeunes lectures pour des quiches… Jack l’éventreur – Le retour de Gilles Vincent (ICI) fait enquêter des jeunes gamins à qui tout est toujours tombé tout cuit dans le bec, au niveau de leur enquête, sans oublier un chat qui… parle ! Non, on oublie au plus vite.

Le problème avec les lectures daubes, c’est qu’elles attirent les autres… J’étais Jack l’Éventreur de Claude Ferny (ICI) finira lui aussi aux oubliettes de ma littérature. D’ailleurs, ne me demandez pas la référence à Jack The Ripper, son nom se trouve dans le titre mais ça s’arrête là. Rien de cohérent, rien de concret, des mobiles bancals, un médecin qui trucide et ses pensées qui ne m’ont fait que soupirer et bailler.

J’ai cru que ce roman finirait dans les abandons mais Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle de Stuart Turton (ICI) a commencé à m’intéresser beaucoup plus après la page 200. C’est un OLNI avec une construction bien à lui mais réussie, ce qui fait que l’on comprend tout, que tout se met en place au fur et à mesure pour donner un final en bouquet final.

La littérature jeunesse ne m’a pas porté chance, ce mois-ci ! Dans Les Naufrageurs de Iain Lawrence (ICI), les événements s’enchainent un peu trop vite, un peu trop bien, les personnages ne sont pas assez travaillés. Tout à l’air d’être un peu trop beau pour être vrai, un peu comme les romans jeunesse que nous lisions jeune (Club Des Cinq et autres). Mais ici, ça ne passe pas ! Ça se lit, sans plus ou ça se lit, à la rigueur.

Mon livre préféré dans la saga qui est repassé haut la main au jeu cruel de la relecture.  Oui, Harry Potter – Tome 3 – Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban de J. K. Rowling [LC Bianca] (ICI) est toujours mon préféré de la saga ! L’auteure nous mystifie habillement, on se laisse avoir facilement, et boum, dans le final, quand on le découvre pour la première fois, on se prend un coup de poing dans le coeur. J’adore !

Si j’ai eu du mal à venir à bout de Mary Jane Kelly – La dernière victime de Didier Chauvet (ICI), ce n’est pas parce que le roman était mal écrit, juste parce qu’il était mal fichu en raison de son format PDF au lieu d’un Epub. J’ai ruiné mes yeux à le lire et il en valait la peine car l’auteur colle aux faits et nous offre une belle analyse brute des crimes de 1888 et plus particulièrement celui de MJK.

Vous voudriez en savoir un peu plus sur les crimes de 1888 sans pour autant entrer dans tous les détails ? Alors, L’Affaire Jack L’Éventreur de Christian Coudurier (ICI) vous conviendra. Voilà un petit livre qui, sans trop entrer dans les détails, donne une vue d’ensemble de l’affaire Jack The Ripper. C’est court, c’est bref, l’essentiel est dit. Pour les lecteurs pressés, ce petit livre est parfait, il fait le job, mais rien de plus.

Comment mettre en scène les inégalités sociales qui gangrénaient l’Angleterre victorienne sans que cela soit flagrant ? H.G. Wells a eu un coup de génie en envoyant un homme dans le futur, en 802.701 avec La Machine à explorer le temps (ICI). Dommage que j’aie découvert ce roman si tard dans ma vie car je l’aurais plus apprécié dans ma jeunesse que dans mon âge d’adulte.

Une nouvelle qui concerne un fantôme terrifiant qui donne envie de rire et ensuite qui donne des émotions ? Lisez Le fantôme de Canterville et autres contes d’Oscar Wilde (ICI) afin de ressentir ce mélange d’émotions. Le Crime de Lord Arthur Savile est aussi une excellente nouvelle du grand Wilde.

Roulements de tambour pour un vampire exceptionnel, un vrai : Dracula de Bram Stoker (ICI) est passé lui aussi sur le grill de la relecture. Le charme s’est accompli une nouvelle foi, Dracula m’a emporté, j’ai vibré durant tout le récit, marmonnant des inutiles « fuyez, pauvres fous » puisque le récit ne pouvait pas changer en mûrissant 26 ans de plus dans mes étagères. Mais il avait acquis un bon goût de fut de cercueil grand cru !

London nocturne de Cathi Unsworth (ICI) avait tout pour lui mais il lui a manqué un peu pour arriver dans les grands romans. La première partie est prenante, le Londres sous les bombes est réaliste, les bas-fonds bien décrits et j’ai aimé la seconde partie, celle avec les procès, même si pour moi, on attrape un peu trop facilement l’éventreur. Le problème, c’est que les personnages manquaient de profondeur et un meilleur traitement leur auraient donné plu d’épaisseur. Dommage. Demi-teinte.

Un Anglais qui parle aussi bien de l’Amérique, c’est pas possible ! Je parie que dans une vie antérieur, R.J Ellory était Américain ! Une fois de plus, il nous monte un roman exceptionnel avec Le chant de l’assassin (ICI) où on se dit que si les hommes avaient porté des capotes, ils auraient eu moins d’emmerdes, mais nous aurions eu un roman insipide ! Ellory, c’est le type qui te plonge dans l’Amérique profonde, dans le trou du cul du Texas et tu en redemandes.

À table ! de John Wainwrigh (ICI) n’est pas un livre de cuisine, bien que les flics disent toujours qu’ils vont cuisiner un suspect lorsqu’ils l’interrogent pour le faire craquer. Véritable huis-clos étouffant, ce roman est à l’origine du film « Garde à vue » où Lino Ventura, en inspecteur, affronte Michel Serrault, le suspect. Les dialogues sont ciselés, aux petits oignons et on se délecte de la joute verbale.

J’avais vraiment envie de me faire peur, ce mois-ci car un 3ème roman est repassé au jeu de la relecture. J’avais adoré Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde (ICI) et je me demandais si lui aussi réussirait l’examen avec Grande Distinction. Une fois de plus, la réussite est totale, mais bon, c’est du Wilde mon pote ! Cynique, pince-sans-rire, les répliques sont cinglantes, elles fusent de toutes part, c’est savoureux, ça se déguste. On ne lit pas le Portrait pour le côté thriller mais pour l’écriture de Wilde qui est magnifique. Dernièrement, j’ai trouvé la version non censurée et bardaf, ce sera une 3ème lecture !

Ici, au moins, le 4ème de couverture n’en disait pas trop, ne spoliaiy rien, mais attisait la curiosité du lecteur avec ces règles bizarres qui sont imposées à Molly. J’ai pris plaisir à découvrir Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson (ICI), novellas qui oscille entre le fantastique, la SF et la dystopie. Un récit court, bon et intense !

Vous partez en vacances et n’avez pas envie de vous emmerder avec de la grande littérature sans pour autant donner du temps de cerveau à une boisson ? Alors, Les chroniques de St Mary – Tome 1 – Un monde après l’autre de Jodi Taylor (ICI) est fait pour vous car il est jubilatoire, simple mais pas simpliste, disons simplement qu’elle n’est pas là pour faire dans le registre sérieux. Drôle, amusant, ludique. What’else ?

Je ne l’aurais jamais cru mais il est revenu ! Quelle joie de retrouver mon Oscar Wilde enquêtant avec ce cher Conan Doyle sur les crimes de Whitechapel ! Oscar Wilde et les crimes de la Tamise de Gyles Brandreth (ICI) est jubilatoire, amusant, sérieux, intelligent, joyeux, sombre… Ce récit est comme la personnalité d’Oscar Wilde : flamboyante ! Non seulement nos deux protagonistes sont réalistes, mais ceux qui les entourent aussi et le scénario est tissé d’un fil qui, au final, donnera une trame qui aurait pu être celle de 1888.

J’ai visité le Londres contemporain, le Londres victorien et de temps en temps, je retourne au Londres moyenâgeux avec le Coroner John Cranston et son acolyte, le Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort de Paul Doherty (ICI). Ça se lit tout seul, facilement, assez rapidement, un sourire venant égayer ces turpitudes dans les tavernes glauques car Cranston est l’élément comique du duo tandis que Athelstan est bien sûr l’élément posé, celui qui joue à Sherlock Holmes.

Et allez une daube de plus ! Pire, on a même un abandon dans le cas de ma copinaute et une lecture en diagonale pour moi. L’échange de‬ Rebecca Fleet [LC Bianca] (ICI) ne nous a pas marqué, sauf le fait de se faire chier durant une lecture compte. Alors, rien que pour ce degré de platitude offert dans ces pages, le roman mériterai 5 étoiles car je n’ai pas lu en diagonale mes autres lectures pas terribles et daubinettes de ce mois-ci.

Quand Oscar Wilde prend la plume, ça perfore, ça attaque, ça reproche, ça mord. Écrivant feuillets par feuillets (le feuillet était repris au soir et il ne pouvait plus y avoir accès pour se relire), censurée durant des années, ayant failli disparaître définitivement, on peut dire qu’on a du bol de pouvoir lire De Profundis (suivi de La Ballade de la geôle de Reading) (ICI) et de voir combien Wilde a souffert de sa relation avec Bosie.

Oui, je l’ai vraiment mis à l’honneur en juin ! L’Éventail de Lady Windermere de Oscar Wilde (ICI), c’est une pièce de théâtre, mise en roman dans ce cas-ci. Des quiproquos, des bons mots, des chassés-croisés, des secrets parsèment cette pièce qui se déroule, en même pas 24h. Une critique acerbe de la haute société victorienne qui, affichant une façade lisse, masquait en fait une vie pas toujours si puritaine que ça.

Dans les collèges huppés, réputés, tout n’est pas toujours rose. Parfois, on a envie de taper #balancetonporc et ce qui arrive dans Des garçons bien élevés de Tony Parsons (ICI) où des anciens d’un collège réputés vont se faire assassiner l’un après l’autre. Dommage que l’on soit face à un policier cassé, une fois de plus.

Envie d’un roman noir inconnu mais petite pépite ? Absolution de Anthony Shaffer (ICI) rentre dans le glauque, sans jamais pourtant franchir de lignes rouges ou virer dans la violence gratuite. Ici, tout est psychologique, on joue avec vos nerfs et le jeu est oppressant. Là aussi il s’en passe des belles dans ce collège…

Je n’ai jamais été fan du mélange entre le fantastique et Holmes, pour moi, les deux doivent être séparés, ou alors, ça doit être léger… Le premier tome ne m’avait pas convaincu en raison d’une explication trop rapide, mais je ne suis pas rancunière et puisque Dame Ida avait que Holmes et les Monstruosités du Miskatonic – Dossiers Cthulhu – Tome 2 de James Lovegrove (ICI) n’était pas si mal que ça, hormis le fait que Holmes avait bien changé et qu’on ne savait pas trop si c’était un pastiche holmésien ou un pastiche lovecraftien… Je me devais de vérifier ! Mais je n’aurai pas le temps de vous le dire maintenant, faudra attendre la chronique.

Bilan Livresque Juin : 27 Romans

  1. Les Sept Morts D’Evelyn Hardcastle : Stuart Turton [ROMAN]
  2. J’étais Jack L’Éventreur : Claude Ferny [ROMAN]
  3. Jack L’Éventreur – Le retour : Gilles Vincent [ROMAN]
  4. L’Affaire Jack L’Éventreur : Christian Coudurier [ROMAN]
  5. Mary Jane Kelly – La dernière victime : Didier Chauvet [ROMAN]
  6. Le Portrait de Dorian Gray : Oscar Wilde [ROMAN – Relecture]
  7. Dracula : Bram Stoker [ROMAN – Relecture]
  8. London nocturne : Cathi Unsworth [ROMAN]
  9. Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ‭: J.K. Rowling [ROMAN] [LC Bianca]
  10. L’échange ‭:‬ Rebecca Fleet [ROMAN] [LC Bianca]
  11. Détectives Yorkshire – T1 – Rendez-vous avec crime : Chapman [ROMAN]
  12. Les Attracteurs de Rose Street : Lucius Shepard [ROMAN]
  13. Le choix : Paul J. McAulay [ROMAN]
  14. Le fantôme de Canterville : Oscar Wilde [ROMAN]
  15. La Machine à explorer le temps : H.G. Wells [ROMAN] 
  16. Les meurtres de Molly Southbourne : Tade Thompson [ROMAN]
  17. Les Naufrageurs : Iain Lawrence [ROMAN]
  18. Le Chant De L’Assassin : R.J. Ellory [ROMAN]
  19. À table ! : John Wainwrigh [ROMAN]
  20. Chroniques de St Mary – T1 – Un monde après l’autre : Taylor [ROMAN]
  21. Oscar Wilde et les crimes de la Tamise : Gyles Brandreth [ROMAN]
  22. Frère Athelstan – Tome 5 – Le Fanal de la mort : Paul Doherty [ROMAN]
  23. De Profundis / La Ballade de la geôle de Reading : Oscar Wilde [ROMAN]
  24. L’Éventail de Lady Windermere : Oscar Wilde [ROMAN]
  25. Des garçons bien élevés : Tony Parsons [ROMAN]
  26. Absolution : Anthony Shaffer [ROMAN]
  27. Holmes et les Monstruosités du Miskatonic – Dossiers Cthulhu 2 : Lovegrove [ROMAN]

Bilan Livresque Juin : 18 Bédés et 3 Mangas

  1. Harrison & Holmes – Tome 01 – L’œil de fer : Arnü West [BD]
  2. Harrison et Holmes – Tome 2 – Pièces détachées : Arnü West [BD]
  3. Détectives – T 1 – Miss Crumble, Le monstre botté : Hanna & Guinebaud [BD]
  4. Détectives – T 5 – Frédérick Abstraight, A cat in the barrel : Hanna [BD]
  5. Détectives – T 6 – John Eaton, Eaton in love : Herik Hanna & Mara [BD]
  6.  Détectives – T7 – Nathan Else – Else et la mort : Hanna & Guinebaud [BD]
  7. Clues – Tome 01 – Sur les traces du passé : Mara [BD]
  8. Clues – Tome 02 – Dans l’Ombre de l’Ennemi : Mara [BD]
  9. Clues – Tome 03 – Cicatrices : Mara [BD]
  10. Clues – Tome 04 – À la croisée des chemins : Mara [BD]
  11. Jour J – Tome 18 – Opération Charlemagne : Fred Duva & J-P Pécau [BD]
  12. Holmes – BD dont vous êtes héros – Ombre de Jack l’éventreur : CED [BD]
  13. L’Homme de l’année – Tome 13 – 1888 : Benjamin Blasco-Martinez & Céka [BD]
  14. Dans tête S. Holmes – T1 – L’Affaire Ticket Scandaleux : Lieron & Dahan [BD]
  15. Le Magicien de Whitechapel – Tome 01 – Jerrold Piccobello : Benn [BD]
  16. Choc – Tome 3 – Les fantômes de Knightgrave : Colman et Maltaite [BD]
  17. Barracuda – Tome 1 – Esclaves : Jean Dufaux et Jérémy [BD]
  18. Barracuda – Tome 2 – Cicatrices : Jean Dufaux et Jérémy [BD]
  19. Sherlock Holmes – Tome 2 : Ishinomori, Ishikawa & Conan Doyle [MANGA]
  20. Black Butler – Tome 27 : Yana Toboso [MANGA]
  21. Moriarty – Tome 04 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi [MANGA]

Bilan Filmesque Juin : 5 Films et 4 Séries

  1. Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus (2001) [FILMS]
  2. Harry Potter et la chambre des secrets de Chris Columbus (2002) [FILMS]
  3. Robin des Bois de Ridley Scott (2010) [FILMS]
  4. Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich (1967) [FILMS]
  5. Brexit de Toby Haynes (2019) [TÉLÉFILMS]
  6. Ordeal by innocence – Témoin indésirable (2017) [SÉRIES]
  7. Witness for the Prosecution – Témoin à charge (2016) [SÉRIES]
  8. A very english scandal (2018) [SÉRIES]
  9. Gunpowder (2017) [SÉRIES]

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2019

Mars, le mois du Printemps, de la montée de la sève, du renouveau, des repiquages de ses plantes aromatiques… Le Mois où les jours s’allongent plus vite que si on leur avait donné du Viagra© !

Mars, un mois que j’aime bien. Les chevaux vont quitter les box, ils restent plus longtemps dehors, ils perdent une tonne de poils chacun et c’est affreux.

Mars sera aussi un mois où je me suis ajoutée un challenge, non littéraire cette fois et je vous en parlerai plus tard, lorsqu’il sera arrivé à son aboutissement, même si en 3 semaines on a déjà une belle avancée, elle est encore trop légère que pour que je vous en cause.

Et niveau lectures, on en est où ? Si je ne faisait pas monter ma PAL de plus de livres que je ne la fait descendre, on avancerait mais ce n’est pas la cas, alors, malgré mes 12 romans lus, mes 6 mangas et mes 8 bédés, je suis toujours avec une PAL à envoyer des gens en clinique vu son chiffre.

26 lectures, tout confondu, et je dois tout de même acheter une nouvelle biblio pour caser tout le monde.

EDIT : acheté deux nouvelles biblios Billy chêne clair (voir image) et une étagère Kallax 8 casiers pour caser les romans et surtout mes nouvelles bédés !

Si votre boulot vous fait chier, je vous conseille de lire À la ligne – Feuillets d’usine de Joseph Ponthus (ICI) afin de vous faire relativiser les choses. Ça ne changera rien à votre boulot de merde ou à votre patron casse-burnes, mais au moins, vous saurez qu’il existe bien plus mal loti (Helmut ?) que vous. Le récit prend aux tripes car il ne reflète pas les conditions de travail sous un Victor Hugo ou un Émile Zola, ni celles dans un goulag en Sibérie, mais dans la France d’aujourd’hui, celle qui nous est contemporaine.

L’émission La Grande Librairie a encore frappé et voilà pourquoi j’ai lu un roman aux antipodes de mes habitudes littéraires et c’est no regret car Au-delà des frontières d’Andreï Makine (ICI) est un roman dérangeant, interpelant et qu’il vaut mieux déguster avec sagesse, car il a été brassé avec un savoir dont il m’a fallu plusieurs jours pour arriver à le digérer.  Un roman très copieux !

Puisque j’avais commencé le mois avec des lectures fortes, fallait continuer et je me doutais bien que Le Pays des oubliés de Michael Farris Smith (ICI) était un roman noir très serré. Serré ce petit noir, mais aussi violent, sombre, avec très peu de sucre, profond, âpre, mais juste. La plume de l’auteur se plante dans ton cœur car ses personnages sont puissants, même dans leur détresse ou dans leur loositude.

Impossible de revenir à une lecture plan-plan… Donc, j’enchaine avec Franck Bouysse, un auteur que j’apprécie pour ses romans noirs ruraux et bingo, la bonne pioche car Né d’aucune femme (ICI) m’a pris à la gorge, même si au départ je le pensais classique et simple. Si vous aimez les belles plumes, que vous voulez lire autre chose que de la littérature fast-food et si vous aimez qu’on vous retourne les tripes avec des mots et des personnages qui marquent, je ne dirai qu’une seule chose : lisez-le, nom de Dieu !

Bien lancée, je voulais continuer sur ma lignée et bardaf, ce fut l’embardée avec Un poisson sur la lune de David Vann (ICI) où je suis passé totalement à côté, lisant juste la fin pour savoir comment il se terminait et puis, basta, on oublie.

Heureusement que le roman suivant m’a entrainé dans un truc de fou ! Se basant sur des faits réels et les mêlant avec de la fiction, J’irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck (ICI) est une réussite. Voilà un thriller qu’on a du mal à lâcher et qui fait plus que de nous divertir : il nous instruit aussi !

Réchauffée par ma précédente lecture, je m’attendais à passer un bon moment, perdue avec 5 naufragés et un chien sur L’île mystérieuse de Jules Verne [LC avec Bianca] (ICI) mais au final, on s’est emmerdée à deux sur le roman et la diagonalisation fut la seule solution pour en venir à bout. Au suivant !

Il est des crimes qui appellent la peine capitale, pourtant, dans L’Empreinte d’Alexandria Marzano-Lesnevich (ICI), on fini le roman partagé car bien que le criminel ait commis le pire crime qui soit, sa vie merdique et le fait qu’il ait essayé de se faire soigner plaide en sa faveur.

Un ancien junkie reconverti en perceur de coffres-fort pour le compte des agences américaines, ça pourrait faire sourire mais En lieu sûr de Ryan Gattis (ICI) est un roman noir qui aurait gagné si les nombreux mots d’argot américain avaient été traduits. Hormis ce bémol, le roman est rythmé et sans édulcorants.

Après quelques LC loupées, on est tombée d’accord avec Le Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie (ICI). Bon, l’ayant déjà lu il y a looongtemps, j’étais déjà d’accord avant de commencer et la relecture fut un réel plaisir et un nettoyage de mes petites cellules grises car bien que je me souvenais toujours du coupable, j’avais oublié le modus operandi.

Après un début peu accrocheur, Killarney 1976 de Joël Macron (ICI) s’est révélé ensuite un bon roman sur l’amitié, le nucléaire, les phénomènes inexpliqués (nous ne sommes pas seuls) et c’est avec une pointe de regret que j’ai quitté la bande d’ami et l’Irlande.

Lui, lorsque je l’ai vu sur NetGalley, j’ai su qu’il était fait pour moi : une femme enlevée par des Indiens et qui découvre que ceux qu’elle prenait pour des sauvages sont en fait des gens doués de sentiments « chrétiens ». L’envol du moineau d’Amy Belding Brown (ICI) est un roman bourré d’émotions, de massacres et on a beau être une Blanche, on a le cœur serré en voyant les Rouges mourir de faim. Magnifique récit.

Bilan Livresque Mensuel : 12 romans lus

  1. À la ligne – Feuillets d’usine : Joseph Ponthus
  2. Au-delà des frontières : Andreï Makine
  3. Le Pays des oubliés : Michael Farris Smith
  4. Né d’aucune femme : Franck Bouysse
  5. Un poisson sur la lune : David Vann
  6. J’irai tuer pour vous : Henri Loevenbruck
  7. L’île mystérieuse : Jules Verne [LC avec Bianca]
  8. L’Empreinte : Alexandria Marzano-Lesnevich
  9. En lieu sûr : Ryan Gattis
  10. Le Meurtre de Roger Ackroyd : Agatha Christie
  11. Killarney 1976 : Joël Macron
  12. L’envol du moineau : Amy Belding Brown

Bilan Livresque Mensuel : 6 mangas et 8 bédés

  1. Vinland Saga – Tome 12 : Makoto Yukimura
  2. Vinland Saga – Tome 13 : Makoto Yukimura
  3. Vinland Saga – Tome 14 : Makoto Yukimura
  4. Vinland Saga – Tome 15 : Makoto Yukimura
  5. Vinland Saga – Tome 16 : Makoto Yukimura
  6. Vinland Saga – Tome 17 : Makoto Yukimura
  7. Les Aventures de Lucky Luke (d’après Morris) – Tome 7 – La Terre promise : Jul & Achdé
  8. Dent d’ours – Tome 1 – Max : Alain Henriet & Yann
  9. Dent d’ours – Tome 2 – Hanna : Alain Henriet & Yann
  10. Dent d’ours – Tome 3 – Werner : Alain Henriet & Yann
  11. Dent d’ours – Tome 4 – Amerika bomber : Alain Henriet & Yann
  12. L’Expédition – Tome 2 – La révolte de Niangara : Marcelo Frusin & Richard Marazano
  13. L’Expédition – Tome 3 – Sous les larmes sacrées de Nyabarongo : Frusin & Richard Marazano
  14. Roma – Tome 1 – La malédiction : Éric Adam

 

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2018

N’allez pas croire que mon Bilan Livresque de Septembre soit en fait un copié-collé du Bilan du Mois Américain ! Que nenni (à quelques détails près)

J’ai lu 2 mangas qui auraient eu leur place pour un challenge Anglais, deux bédés de plus (non chroniquées) et deux autres romans en sus du challenge Mois Américain.

Mon Bilan Livresque pour ce mois de Septembre est de 12 romans lus (dont 3 briques pour mes 3 LC : ‭un 790 pages, un 576 pages et un 890 pages), 2 mangas, 22 bédés, 3 films visionnés et 32 épisodes de 8 séries différentes vus.

J’aurais pu lire plus, mais durant ce mois de Septembre, j’avais deux loulouttes à remettre à l’entraînement en prévision de toutes les grosses randos équestre qui nous attendent durant septembre-octobre-novembre et si la plus jeune avait la condition et ne devait que perdre 50 kg, la plus âgée devait reprendre un peu de muscle, du souffle et de l’endurance (ce qu’elle a vite retrouvé en raison de sa race : trotteur).

Et mes entraînements ont payé puisqu’elles font toutes les deux des 20km de rando les sabots dans les naseaux, ne soufflent pas comme des locomotives après un gros effort et récupèrent très vite. YES !

Pour commencer le Mois Américain, j’avais envie de descendre chez les loosers, dans l’Amérique profonde et Kentucky straight de Chris Offutt (ICI) tombait à pic. Dans xe petit recueil de nouvelles, exit le rêve américain, exit les bienfaits de l’éducation nationale et de l’éducation tout court. Des histoires simples, mais des histoires noires. Une réalité sociale qui fait froid dans le dos car elle n’est pas issue de la fiction ou du cerveau fécond d’un auteur, mais juste un simple reflet de la réalité.

L’Amérique, c’est aussi le western et celui-ci n’a rien d’un roman de gare. Si vous avez envie d’un western noir à l’ambiance oppressante, dense, moite à couper au couteau, où les non dits et les secrets commencent à se faire pesant, jetez-vous sur Le vent de la plaine d’Alan Le May (ICI) qui est un western noir réaliste, dur, âpre, où la nature est hostile, sans pitié pour les Hommes et les bêtes où la vie n’était pas facile… Un western qui met aussi en avant les différences qui caractérisaient les Indiens et qui leur donne une présence.

Les vieux roman de la collection Marabout ont un charme que les autres n’ont pas et pour poursuivre dans l’Amérique profonde, quoi de mieux qu’un roman parlant du tristement célèbre KKK avec Les croix en/de feu de Pierre Pelot (ICI). Avec ce court roman, l’auteur parvint à insuffler toute l’haleine fétide du vieux Sud, celui qui ne digère toujours pas sa défaite et le fait que les esclaves Noirs aient été affranchis. Un western noir qui ne rate pas sa cible, qui la touche en plein bide et fait mal là où il passe.

Était-ce possible de tomber sur pire que les loosers de Kentucky Straight dont je parle un peu plus haut ? Et bien oui ! Avec les 18 nouvelles nouvelles qui composent Knockemstiff, le flamboyant Donald Ray Pollock (ICI) nous raconte 18 nouvelles trash, noires, peuplées de personnages tous plus tarés les uns que les autres, tous irrécupérables. Néanmoins, j’avais préféré ses deux romans « Le diable tout le temps » et « Une mort qui en vaut la peine » qui, tout en étant aussi sordide et nauséabond, m’avaient plus emballé.

Qui dit Amérique dit Indiens… Mais comme je voulais lire quelque chose de profond où les indiens étaient présentés autrement que comme des emplumés excités, j’ai choisi  La dernière frontière de Howard Fast (ICI) et bien m’en pris car ce fut un véritable coup de cœur. Ce livre, c’est une baffe donnée à la face des États-Unis, c’est un plaidoyer envers le courage qu’eurent cette tribu Cheyennes de partir pour un périple impossible, alors qu’ils étaient déjà à bout de force, juché sur des poneys maigres et fatigués. Un roman dont on sort bouleversé, ému… Un roman magnifique, un roman fort, un roman à lire et un formidable travail de l’auteur afin de récupérer des témoignages alors qu’il y avait la barrière de la langue, le Cheyenne étant une langue très riche mais très difficile à apprendre.

Petite dérogation au Mois Américain avec Le Cercle de Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI) qui était un sacré pavé de 790 pages addictive puisque je l’ai lu sur une journée et une matinée (et une petite après-midi). Une intrigue riche et dense, où plusieurs pistes se mêlent et s’entremêlent, où on ne sait jamais trop si on a raison ou si on se goure de piste, Martin Servaz lui-même ne sachant plus trop où donner de la tête tant les pistes sont multiples.

Un auteur de ma connaissance m’ayant fait l’honneur de me demander une préface pour son roman avant sa publication, je me suis empressée de lire Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire de Jon Marcello (ICI) dont l’intrigue principale nous conte tout ce qui précéda ce hold-up magnifique dans un Boeing ainsi que tout ce qui se déroula après, le tout en avançant dans la nuit puisque ni le coupable ni le butin ne furent jamais retrouvé. C’est envolé, travaillé, et l’auteur arrive sans mal à donner une existence à ce voleur magistral et à nous le faire aimer.

L’Amérique, ce n’est pas que les cow-boys, les indiens et les loosers, c’est aussi une dystopie qui, d’après le bandeau-titre, fait trembler l’Amérique de Trump. Il est vrai que le contexte dans lequel se déroule La servante écarlate de Margaret Atwood (ICI) est réaliste et pourrait arriver, ce qui fait froid dans le dos… Mais là où ça fait le plus froid, c’est que personne n’a bougé quand tout s’est mis en place… Glaçant et réaliste !

Mais revenons à nos cow-boys ! Avec Femme de feu, Luke Short (ICI) met en place un western qui a tout des relents d’un roman hard-boiled, le tout servi par des personnages féminins aussi fort et durs que les hommes, sans jamais sombrer dans le manichéisme, les « bons » pouvant se comporter aussi crapuleuse que les « méchants ». Un grand western noir qui n’emprunte pas vraiment ses codes car l’auteur était déjà au-delà du western traditionnel, empruntant plus les codes des romans noirs afin de nous proposer un western pur et dur, profond, réaliste, humain, violent.

L’effet de meute, sur les réseaux sociaux, vous connaissez ? Et bien, L’étrange incident de Walter Van Tilburg Clark (ICI) va nous conter les méfaits de l’effet de meute mais à l’époque des cow-boys et des vachers. Un huis-clos grandeur nature, dans une nature hostile et un temps à ne pas mettre un lyncheur dehors, le lecteur va assister, impuissant, à la montée de la haine et à ses conséquences. Un western noir rempli d’émotions à l’état brut, une piqûre envers la société américaine qui n’interdit le lynchage qu’en 1946…

Revenons quelques instants sur la condition des esclaves Noirs en 1830… Kathleen Grissom m’avait ému avec son précédent roman (La colline aux esclaves) et elle a remis ça avec sa suite, Les larmes de la liberté [LC avec Bianca] (ICI) qui, bien que différent dans sa trame et dans ses personnages, explore les mêmes horreurs que celles qui étaient les conditions des Noirs à cette époque. Un roman fort, puissant, émouvant, avec des personnages attachants ou donnant des envies de meurtres et un James Pyke/Burton qui devra faire la paix avec sa part Nègre (pardon) et choisir s’il veut continuer de vivre en Blanc ou en Noir, sachant que pour l’un comme pour l’autre, il n’est ni l’un ni l’autre, mais a le cul entre deux chaises. Un pavé qu’on est triste de quitter.

Autre gros pavé avec Dreamcatcher de Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI) qui était à notre programme mais que suite à quelques retards, s’est retrouvé programmé juste après un autre pavé (le titre précédent) et où j’ai dû cavaler pour y arriver…

Bilan Livresque Septembre : 12 romans lus

  1. Kentucky straight : Chris Offutt (ICI)
  2. Le vent de la plaine : Alan Le May (ICI)
  3. Les croix en/de feu : Pierre Pelot (ICI)
  4. Knockemstiff : Donald Ray Pollock (ICI)
  5. La dernière frontière : Howard Fast (ICI)
  6. Le Cercle : Bernard Minier [LC avec Stelphique+ Bianca] (ICI)
  7. Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ? Le premier hold-up aérien de l’histoire : Jon Marcello (ICI)
  8. La servante écarlate : Margaret Atwood (ICI)
  9. Femme de feu : Luke Short (ICI)
  10. L’étrange incident : Walter Van Tilburg Clark (ICI)
  11. Les larmes de la liberté : Kathleen Grissom [LC avec Bianca] (ICI)
  12. Dreamcatcher : Stephen King [Défi CannibElphique] (ICI)

Bilan Livresque Septembre : 2 mangas lus

  1. Black Butler – Tome 26 : Yana Toboso
  2. Moriarty – Tome 1 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

Bilan Livresque Septembre : 22  bédés lues

  1. Blueberry – Tome 13 – Chihuahua Pearl : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  2. Blueberry – Tome 14 – L’homme qui valait 500 000 $ : Charlier & Giraud
  3. Blueberry – Tome 15 – Ballade pour un cercueil : Charlier & Giraud
  4. Blueberry – Tome 16 – Le Hors-la-loi : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  5. Blueberry – Tome 17 – Angel Face : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  6. Blueberry – Tome 18 – Nez cassé : Jean-Michel Charlier & Jean Giraud
  7. Blueberry – Hors-Série – Apaches : Charlier (posthume) & Giraud
  8. Lucky Luke – Tome 20 – Billy The Kid : Morris & Goscinny
  9. Lucky Luke – Tome 08 – Phil Defer : Morris
  10. La Jeunesse de Blueberry – Tome 16 – 100 dollars pour mourir : Corteggiani & Blanc-Dumont
  11. La Jeunesse de Blueberry – Tome 17 – Le sentier des larmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  12. La Jeunesse de Blueberry – Tome 18 – 1276 âmes : Corteggiani & Blanc-Dumont
  13. La Jeunesse de Blueberry – Tome 19 – Rédemption : Corteggiani & Blanc-Dumont
  14. Durango – Tome 14 – Un pas vers l’enfer : Swolfs & Girod
  15. Durango – Tome 15 – El Cobra : Swolfs & Girod
  16. Durango – Tome 16 – Le Crépuscule du vautour : Swolfs & Girod
  17. Les Tuniques Bleues – T20 – Black Face : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  18. Les Tuniques Bleues – T06 – La prison de Robertsonville : Cauvin & Lambil
  19. Les Tuniques Bleues – Tome 38 – Les planqués : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  20. Sonora – Tome 01 – La vengeance : Jean-Pierre Pécau & Benoît Dellac
  21. Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Arleston & Barbucci
  22. Ekhö Monde miroir – Tome 9 – La sirène de Manhattan : Arleston &  Barbucci

Bilan Livresque Septembre : 3 films vus 

  1. [FILMS] Vertigo – Sueurs froides d’Alfred Hitchcock (1958)
  2. [FILMS] Hostiles de Scott Cooper (2018)
  3. [FILMS] Hôtel Transylvanie 3 – Des vacances monstrueuses : Le film qui a tout de la croisière s’amonstre (2018)

Bilan Livresque Septembre :  32 épisodes visionnés – 8 séries vues

  1.  Lonesome Dove : Épisodes 1 à 4
  2. The Good Doctor : Épisodes 3 à 12
  3. Capitaine Marleau : Saison 3 – Épisode 5 – Double jeu
  4. Capitaine Marleau : Saison 4 – Épisode 1 – Les Roseaux noirs
  5. Elementary : Saison 6 – Épisode 12
  6. Les enquêtes de Murdoch : Saison 11 – Épisodes 5 à 12
  7. Les petits meurtres d’Agatha Christie :  Épisodes 23 – Mélodie mortelle
  8. Columbo : Saison 13 – Épisode 2 – Face à face
  9. The Big Bang Theory : Saison 11 – Épisodes 13 à 17

Bilan Livresque Mensuel : Juin 2018

Et bien, et bien, et bien… En Juin, Mois Anglais oblige, je fais preuve de stakhanovisme et je bosse plus fort qu’un pauvre esclave enchaîné à sa machine ! Pire que les pauvres hères qui bossaient dans les usines au temps de Victoria !

Bon, j’exagère vachement parce que moi, rien ne m’oblige à bosser autant… Je le fais par plaisir et par défi envers moi puisque jusqu’à présent, jamais personne n’a galopé à mes côtés durant le Mois Anglais.

Qui dit Mois Anglais dit Sherlock Holmes et Jack The Ripper à l’honneur et niveau pastiches holmésiens, j’en ai bien bouffé durant ce mois-ci, que ce soient des découvertes, des nouveautés, des relectures ou des vieilleries qui prenaient les poussières sur mes étagères.

Mon Bilan Livresque de ce mois de Juin est de 21 livres lus, ajoutons à cela 13 relectures, 4 mangas, 5 films et 5 reportages visionnés. Ce qui fait un excellent mois niveau lectures, je vous l’accorde et je me l’accorde à moi-même.

Dans cet article, je ne parlerai que des nouvelles lectures, pour les relectures, les liens sont ajoutés aux titres (si je dois en causer aussi, j’m’en sortirai jamais !).

J’ai commencé le Mois de Juin avec une LC surprise et Bianca et moi avons lu L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg (ICI) qui clôture une trilogie holmésienne où Holmes n’est pas le personnage principal mais qui se retrouve tout de même aux avants-postes avec une compagne d’enquête qui n’a pas démérité sa place.

Profitant de sa réédition en traduction intégrale, j’ai enfin lu Le Hobbit de J.R.R. Tolkien (ICI) qui est moins sombre que le Seigneur des Anneaux, sans pour autant être un récit enfantin ou gaga. Il y a de l’action, de l’humour, de l’amitié. Une belle aventure, une quête épique.

On poursuit avec une étude de 377  pages intitulée L’Aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien de Sophie Bellocq-Poulonis (ICI) qui est à réserver aux holmésiens, à mon sens, ou à une personne qui souhaiterait vraiment en savoir plus sur Sherlock Holmes, dans sa version canonique. Une vraie bible pour l’holmésien, une vraie mine d’or, le tout étant correct, non farfelu et tout à fait canonique.

Niveau apocryphe holmésien qui trainait depuis longtemps dans mes étagères et qui me déçoit, il y aura Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel de Gérard Dole (ICI) qui ressemble plus aux petits pulps qui copiaient les aventures de Holmes, aidé de Harry Taxon et qui lui faisaient vivre des aventures plus proches de celle de Harry Dickson que ce celle de Sherlock Holmes tant tout était loufoque, à la limite du surnaturel. Au suivant !

Il m’attendait sagement depuis février, alors je n’ai pas laissé trainer ce polar historique qu’est Les derniers jours de Newgate d’Andrew Pepper (ICI) qui se lit tout seul car ses personnages bien typés vous entraineront dans cette gigue infernale et la question qui se posera dans ces pages sera « Qui a fait ça et pourquoi ? ». La solution se trouvera à la fin et oui, elle sera perfide ! Mais tout à fait naturel et vieux comme le Monde.

Au rayon des livres prenant la poussière parce que je n’osais pas les lire, Cheval de guerre de Michael Morpurgo (ICI) était tête de liste. Erreur. Certes, c’est une lecture émouvante, mais c’est aussi un très beau roman qui m’a pris à la gorge. Une vision de 14-18 différente, vue par les yeux d’un animal qui n’avait rien demandé. Magnifique.

Pour ceux ou celles qui veulent ne pas se casser la tête lors d’une lecture et avoir un personnage décalé, je conseille Agatha Raisin enquête – Tome 03 – Pas de pot pour la jardinière de M.C. Beaton (ICI). Une fois de plus, la tornade Agatha va mettre ses godillots dans le plat, dire tout haut ce qu’elle ferait mieux de penser tout bas, pester, tricher, magouiller, faire des crises de jalousie et… enquêter sur l’assassinée que l’on a retrouvé la tête plantée dans un gros pot de terre.

Dans Ma cousine Rachel [LC avec Bianca] (ICI), Daphné Du Maurier vous prends dans les rets de son histoire, insufflant du mystère dès le départ, vous donnant quelques indices mais sans en donner vraiment. Elle réussit à vous embarquer de suite dans son histoire et vous n’avez plus envie de lâcher le livre.. Machiavélique, perfide, géniallissime, j’ai adoré ! C’était bon, une jouissance littéraire.

Envie de lire une satire caustique sur les aristos anglais qui se complaisent à ne rien faire ? Alors, ouvrez de suite Christmas pudding de Nancy Mitford (ICI) qui n’hésite pas à les brocarder, les mettant en scène avec humour, certes, mais en trempant sa plume dans l’acide car tout est toujours cynique. Un roman possédant des dialogues croustillants, caustiques, sarcastiques. J’ai adoré.

Lire un Agatha Raisin enquête – Tome 04 – Randonnée mortelle de M.C. Beaton (ICI), c’est l’assurance de lire un roman léger, décalé, avec une enquêtrice qui a tout du taureau enragé en chaleur. On lit Agatha pour se détendre, pour faire le vide dans son cerveau, parce que le personnage est cynique, rentre-dedans, pieds dans le plat et que tout cela est amusant à lire. Dommage qu’ils manquent parfois de nuances, les différents personnages…

Au rayon des petits plaisirs, j’avais commandé Mon Ami Sherlock Holmes de Martine Ruzé-Moens (ICI) car l’auteure m’avait déjà enchanté avec un précédent roman. Ici, nous allons nous aventurer dans les crimes sordides de 1888… Un roman holmésien qui se boit comme du petit lait car les personnages sont conformes et qui se lit les doigts de pied en éventail tant le plaisir est présent lors de la lecture.

Ce n’est ni le premier, ni la première fois que René Réouven se penche sur les Untold Stories, ces histoires citées dans les aventures canoniques de Holmes mais jamais racontées. Il renouvelle la chose dans Les passe-temps de Sherlock Holmes (ICI) qui est un pastiche correct mais pas transcendantal. Mais au moins, Watson enquête avec Holmes et ce n’est pas le benêt présenté comme parfois (dans une ancienne série et des films). ♫ c’est déjà ça, c’est déjà ça ♪

La couverture superbe Blackwing – Tome 1 – La marque du corbeau de Ed McDonald (ICI) me l’a fait sortir un peu plus vite, de plus, j’avais envie de me replonger dans de la fantasy qui avait tout de la Dark Fantasy avec cette ambiance d’apocalypse et de fin du monde. On n’est pas volé sur la marchandise, c’est bourré d’action, de péripéties, d’enquête, de fausses-pistes, de doutes et de personnages épiques. Un roman de fantasy que je recommande à tous les fans du genre ou à ceux qui voudrait tâter de l’épée sans jamais en avoir fait.

Alors, le suaire de Turin, est-ce une vraie relique qui aurait contenu le corps du Christ ?Le sang du Suaire de Sam Christer [Défi CannibElphique] (ICI) ne prétend pas répondre à la question, mais dans ce thriller ésotérique, il va y aller de sa petite théorie à lui, après avoir fait subir moult péripéties au duo d’enquêteurs, sans oublier un tueur en série pour épaissir le mystère. Une lecture qui ne cassera pas trois pattes à un pape mais qui est plaisante et addictive.

Encore un livre que je voulais lire au plus vite et qui prenait les poussières ! Dans Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon [LC avec Bianca] (ICI), c’est un garçon de 15 ans, autiste, qui mène l’enquête. L’auteur a poussé le réalisme jusqu’au boutisme avec Christopher, étudiant sans doute le comportement des autistes afin de lui donner vie avec le plus de réalisme possible. Une bien belle lecture, un coup de cœur, même !

Prendre le canon, en faire des confettis, le réécrire et confronter Holmes au fantastique est un exercice qui peut se révéler casse-gueule s’il n’est pas bien réalisé. Heureusement, l’auteur ne s’est pas planté dans les Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell de James Lovegrove (ICI), même si certains passages auraient mérité d’être écrit de manière plus réaliste.

Non, ce n’est pas Moriarty qui est Le Meilleur Ennemi de Sherlock Holmes ! Du moins, pas selon Martine Ruzé-Moëns (ICI). Et elle n’a pas tort ! J’ai pris plaisir à suivre Holmes dans son enquête, à découvrir une rencontre improbable entre lui et qui vous savez, sans oublier toutes les petites infos qui parsèment ce roman. Une découverte qui valait la peine !

Dommage qu’il y ait souvent un gouffre entre une adaptation et le roman original car comme pour le Hobbit, la version filmée fourmille de tas de petites choses en plus que l’on ne retrouve pas dans le roman et ce fut le cas avec La trilogie de Corfou – Tome 1 – Ma famille et autres animaux de Gerald Durrell (ICI). Malgré tout, cela reste un roman bourré d’humour, avec des personnages que l’on dirait tout droit sorti de l’imagination d’un auteur fantasque alors qu’ils sont bien réels, comme quoi, le réalité dépassera toujours la fiction.

Dernier tome publié pour le moment des enquêtes de Lizzie Martin et de son époux, l’inspecteur ben Ross avec Le brouillard tombe sur Deptford de Ann Granger (ICI). Cette sixième aventure ne souffre pas de temps mort, il se lit avec avidité et on prend toujours plaisir à suivre Lizzie dans ses petites enquêtes sur le côté, aidant son mari du mieux qu’elle peut. Un très bon moment de lecture, une résolution que je n’ai pas vu venir, des incursions dans le monde d’en bas, le Londres des abysses (mais pas encore au fond des abysses) et dans la haute société.

Même si notre petit détective ne sera jamais la copie conforme A.O.C de celui de A. Christie, je ne suis pas contre que l’on édite des nouvelles aventures, la preuve avec Meurtres en majuscules [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] de Sophie Hannah (ICI). ce premier tome met en scène un Hercule Poirot bien plus élaboré que le suivant, possède une intrigue bien tarabiscotée qui bouscule le lecteur et les codes habituels du roman policier.

Mycroft Holmes de Kareem Abdul-Jabbar (ICI) était déjà au programme pour le Mois Anglais de 2017 et comme vous le voyez, il a eu du retard. De toute façon, il ne pouvait pas concourir puisque la majorité de l’action se déroule à Trinidad. Quelques longueurs, dans ce roman, parfois un manque de rythme et un Mycroft un peu trop fleur bleue, mais bon, dans l’ensemble, ça peut aller si on n’est pas trop regardant ou trop difficile…

Bilan Mensuel :  21 romans + 13 relectures = 34 romans !

  1. L’héritier de Moriarty : Annelie Wendeberg [LC avec Bianca]
  2. Le Hobbit : J.R.R. Tolkien
  3. Les triomphes de Sherlock Holmes – Souvenirs d’une souris d’hôtel : Gérard Dole
  4. Aventure du détective triomphant, une étude du mythe holmesien : Bellocq-Poulonis
  5. Cheval de guerre : Michael Morpurgo
  6. Les derniers jours de Newgate : Andrew Pepper
  7. Ma cousine Rachel : Daphné Du Maurier [LC avec Bianca]
  8. Agatha Raisin enquête – Tome 03 – Pas de pot pour la jardinière : M. C. Beaton
  9. Agatha Raisin enquête – Tome 04 – Randonnée mortelle : M.C. Beaton
  10. Christmas pudding : Nancy Mitford
  11. Mon Ami Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moens
  12. Les passe-temps de Sherlock Holmes : René Réouven
  13. Blackwing – Tome 1 – La marque du corbeau : Ed McDonald
  14. Le sang du Suaire : Sam Christer [Défi CannibElphique]
  15. Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit : Mark Haddon [LC avec Bianca]
  16. Dossiers Cthulhu – Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : James Lovegrove
  17. Le Meilleur Ennemi de Sherlock Holmes : Martine Ruzé-Moëns
  18. La trilogie de Corfou – Tome 1 – Ma famille et autres animaux : Gerald Durrell
  19. Le brouillard tombe sur Deptford [Saga Lizzie Martin 6] : Ann Granger
  20. Meurtres en majuscules [Les nouvelles enquêtes d’Hercule Poirot 1] : Sophie Hannah
  21. Mycroft Holmes : Kareem Abdul-Jabbar

Relectures : 13 romans relus

  1. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T1 : Le requin de la Tamise
  2. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T2 : Le tueur dans le fog
  3. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T3 : Le secret de l’île aux chiens
  4. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T4 : Les meurtres du Titanic
  5. Sherlock Holmes et les agents du Kaiser – T 5 : L’otage de fräulein doktor
  6. Sherlock Holmes revient : André-Paul Duchâteau
  7. Les carnets secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  8. Les dossiers secrets de Sherlock Holmes : June Thomson
  9. Watson et Holmes : June Thomson
  10. Défi à Sherlock Holmes : Béatrice Nicodème
  11. Quel jour sommes-nous Watson ? : Jean-Pierre Crauser
  12. Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti
  13. Sherlock Holmes revient : Yves Varende

Bilan Mensuel : 4 Mangas

  1. Vinland Saga – T03 : Makoto Yukimura
  2. Vinland Saga – T04 : Makoto Yukimura
  3. Vinland Saga – T05 : Makoto Yukimura
  4. Black Butler – Tome 25 : Yana Toboso

Bilan Mensuel : 5 Films et 5 reportages

  1. [FILMS] Gladiator – Le film qui pénétra dans l’arène : Ridley Scott (2000)
  2. [FILMS] Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell (1994)
  3. [FILMS] Bridget Jones’s Diary – Le film qui te donnera envie de porter des culottes couvrantes : Sharon Maguire (2001)
  4. [FILMS] Love Actually de Richard Curtis (2003) – Le film qui te dit que l’amour est partout, partout(ze) !
  5. FILMS] Monty Python and the Holy Graal – « Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire » de Terry Gilliam et Terry Jones (1975)
  6. Sherlock Holmes : L’héritage (2013)
  7. Jack l’Éventreur – L’invention du serial killer : Faits divers à la Une ARTE (2017)
  8. Sherlock Holmes contre Conan Doyle (France 5 – Février 2018)
  9. Sur la piste de Jack l’Éventreur (2015)
  10. Dossiers secrets – Jack L’Éventreur : National Geographic (2009)

Bilan Livresque Mensuel : Mai 2018

En Mai, lis ce qu’il te plait ! Oui, tant que c’est Espagnol… Eh oui, le Mois Espagnol chez Sharon a lieu en mai et comme je les apprécie tous les deux, je leur fais honneur en sortant de ma PAL des romans qui ne sont pas toujours des têtes de gondole ou qui n’ont pas les honneurs des blogs littéraires.

Faut varier les plaisirs, et j’essaie d’appliquer cette maxime dans mes lectures.

Pour ce moi ensoleillé de Mai, j’ai évacué 15 romans de ma PAL.

On parlait de ce roman comme étant une sorte de western… Avaler du sable d’Antônio Xerxenesky (ICI) a bien des airs de western mais il a aussi des airs de zombies ! Si le départ avait bien été, le final est parti en eau de boudin chez moi et je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette lecture. Le Mois Espangol commençait bien !

Les éditions Asphalte a l’art de nous proposer des auteurs moins connus et j’ai fait de belles découvertes, mais Far West Gitano de Ramon Erra (ICI) n’en fera pas partie ! La cause ? L’écriture, qui ressemble à un texte que l’on aurait écrit au kilomètre, les personnages horripilants, une histoire qui m’a donné envie de dormir… Quel début de Mois Espagnol !

Un far-west dans la pampa ? Pourquoi pas ? Patagonia Tchou Tchou de Raúl Argemi (ICI) n’a rien d’un tortillard, ce petit train qui arpente la pampa a rassemblé à son bord toute une clique de personnages les plus étonnants qui soient pour faire un voyage haut en couleur et en émotions. Ben voilà, on pouvait y arriver !

Satanas sans Diabolo, c’est possible ? Oui, dans le roman très sombre de Mario Mendoza (ICI) où l’on a l’impression que dans ces pages traine l’ombre du diable en personne. Un roman très noir, très fort, inspiré d’un fait réel. Un final qui m’a laissé K.O. Le Mois Espagnol continue sur la bonne voie.

N’emportez pas La dernière nuit à Tremore Beach de Mikel Santiago (ICI) sur la plage, vous en oublierez la marée montante ! Ce thriller m’a fait frissonner avec son suspense haletant, ses mystères, son action, ses personnages sympathiques et attachants. Le scénario était bien construit et le final bourré d’adrénaline. Mon Mois a mal débuté, mais on remonte fameusement la pente, avec ces trois là.

Puisque Noir c’est Noir ♫ Continuons dans le Noir Corsé avec La Ballade des misérables d’Aníbal Malvar (ICI) qui m’a fait découvrir le peuple Gitan et la misère crasse dans laquelle la plupart vivaient. C’est violent, c’est trash, c’est sans édulcorant. Un roman noir dont on sort K.O, groggy.

Une si belle brochette de romans, ça ne pouvait pas durer, il fallait bien que je tombe sur un morceau un peu plus coriace qui s’est révélé immangeable au final car trop lourd pour l’estomac. Meurtre au comité central [Pepe Carvalho 5] de Manuel Vázquez Montalbán (ICI) avait un côté politique un peu trop prononcé et son style d’écriture lourd a plombé ma lecture.

Peut-on se plaire dans un roman où le personnage principal est un être infect ? Oui, parce qu’à lui tout seul, il symbolise une certaine France sous l’Occupation. L’Affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe [LC avec Bianca] (ICI) est glacé comme la lame d’un scalpel, sans concession et il me fut impossible de ressentir de la sympathie pour aucun personnage. Une belle lecture tout de même !

Pour doucher un peu mon bel enthousiasme pour la lecture précédente, je suis de nouveau tombée sur un morceau de viande dont je n’ai pas apprécié le goût et j’ai quitté la table bien avant al fin. Les Rues de Barcelone [Inspecteur Méndez 2] de Francisco González Ledesma (ICI) sont à oublier… Pour moi.

Envie de fumer un cigare cubain ? Alors, allumez vite La vie est un tango de Lorenzo Lunar (ICI) car sans être un page-turner, ce roman noir se lit assez vite et on éprouve un plaisir intense lors de sa lecture, en découvrant Cuba sous un autre éclairage que celui de l’agence de voyage du coin.

À quoi ça tient, parfois, une lecture… Les hommes n’appartiennent pas au ciel de Nuno Camarneiro (ICI) est entré dans ma PAL suite à une interview du Bison et aussitôt entré, aussitôt lu. Un petit roman bourré de poésie, à lire avec un bière fraiche en main en savourant et le breuvage et les phrases remplies de jolis mots de l’auteur.

Un polar historique qui parle de croyances, de foi, de religion ? Ma foi, Karen Maitland ne m’a jamais déçue… L’ambiance dans Les âges sombres [LC avec Bianca] (ICI) est une atmosphère assez lourde car nous sommes en 1321 et il n’y faisait pas toujours bon vivre.

Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez (ICI) est un roman fou ! Thilliez, dans ce roman, il est dingue, fou, étonnant, taré, illuminé, inspiré, déjanté ! Thilliez, c’est un magicien, le roi de l’embrouille, le roi de l’illusion, tu n’y vois que du feu et même une fois qu’il t’a expliqué son tour, t’as toujours les yeux brillants de plaisir car t’as rien vu venir. Excellent !

Le premier tome m’avait plu sans pour autant m’emballer… Le deuxième sonnera le glas des Enquêtes d’Alfred et Agatha – Tome 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? d’Anna Campoy (ICI) ne m’a guère emballé. Pour les plus jeunes, c’est ce qu’il faut, mais pour les vieux briscards dans mon genre, ça ne passe plus. Pourtant, d’autres romans étiqueté jeunesse passent super bien…

Direction l’Espagne au temps de l’Inquisition. 1521, ce n’était toujours pas bon de remettre certains principes religieux et pour beaucoup, un bon Maure était un Maure mort… Les diables de Cardona de Matthew Carr (ICI) est un polar historique qui prend son temps, qui décrit son époque trouble, qui mène l’enquête lentement, mais sûrement.

Bilan Mensuel : 15 romans

  1. Avaler du sable : Antônio Xerxenesky
  2. Far West Gitano : Ramon Erra
  3. Patagonia Tchou Tchou : Raúl Argemi
  4. Satanas : Mendoza Mario (Colombie)
  5. La dernière nuit à Tremore Beach : Mikel Santiago
  6. La Ballade des misérables : Anibal Malvar
  7. Meurtre au comité central : Manuel Vázquez Montalbán
  8. L’Affaire Léon Sadorski : Romain Slocombe [LC avec Bianca]
  9. Les rues de Barcelone : Francisco González Ledesma
  10. Les hommes n’appartiennent pas au ciel : Nuno Camarneiro
  11. La vie est un tango : Lorenzo Lunar
  12. Les âges sombres : Karen Maitland [LC avec Bianca]
  13. Le manuscrit inachevé : Franck Thilliez
  14. Enquêtes d’Alfred et Agatha – 2 – Qu’est-il arrivé à Snouty Jones ? : Campoy
  15. Les diables de Cardona : Matthew Carr

Bilan Mensuel : 2 bédés et 3 mangas

  1. GTO (Great Teacher Onizuka) – Tome 2 : Tôru Fujisawa
  2. GTO (Great Teacher Onizuka) – Tome 3 : Tôru Fujisawa
  3. La main droite de Lucifer – Tome 5 : Naoki Serizawa
  4. Les vieux fourneaux – T04 – La magicienne : Wilfrid Lupano & Paul Cauuet
  5. Putain de guerre (1941-1918) – Intégrale : Jacques Tardi & Verney

Bilan Mensuel : 8 films

  1. Captain America 3 – Civil War de  Joe Russo (2016)
  2. Sueurs froides (Vertigo) d’Alfred Hitchcock (1958)
  3. Public Ennemies de Michael Mann (2009)
  4. Black Panther de Ryan Coogler (2018)
  5. Iron Man 2 de Jon Favreau (2010)
  6. Coco des Studios Disney Pixar (2017)
  7. Ocean Eleven de Steven Soderbergh (2001)
  8. Rock de Michael Bay (1996)

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2018

En Avril, découvre ta PAL de plein de fils ! C’est ce que j’ai fait en sortant pas moins de 14 romans de cette foutue PAL qui n’est plus gérable du tout.

Encore un roman traitant de l’univers carcéral ? On en a tant lu. Oui, mais ça ne vous tuera pas de lire Iboga de Christian Blanchard (ICI). Certes, je l’ai trouvé moins émotionnant que d’autres, pourtant ce roman est réaliste. Malgré le manque d’émotions ressenties (je suis peut-être la seule responsable), Iboga est un roman fort, profond, où l’on ressent très bien la sensation d’étouffement dans ces 10m2 que font la cellule. Un roman bourré d’humanité mais aussi d’inhumanité.

Le mythe de Médée sous la plume de David Vann ? Je veux ! Enfin, je voulais… Parce qu’avec L’obscure clarté de l’air (ICI),  je n’ai pas franchi le terrible cap de la page 30… Vu les critiques élogieuses de mes collègues Babéliottes, je me dis que je suis passée à côté d’un truc super.

Tu as aimé Dix Petits Nègres d’Agatha Christie ? Ça te dit de te faire le même style de roman mais dans l’enfer blanc du Groenland ? Alors, habilles-toi chaudement et cours vite lire Boréal de Sonja Delzongle (ICI). T’inquiètes, tu vas pas t’emmerder dans ces pages. Boréal, parce qu’il le vaut bien.

La guerre du Vietnam vue par deux vétérans… Avec Sale boulot de Larry Brown (ICI) met les pieds dans le plat, mais sans en faire trop. Un roman noir qui parle, aux travers de ces deux hommes, de la stupidité d’une guerre, des inégalités en Amérique, du problème racial, des gens d’en bas, le tout avec une glacière remplie de bières, quelques joints et un mystère.

Non, Fantazmë de Nicolas Tackian [Saga Tomar Khan 2] (ICI) n’est pas un roman de cul ! Nous ferons connaissance avec Tomar, un flic écorché, un de plus, tout en étant différent des autres. Niveau scénario, c’est rythmé, c’est couillu, c’est musclé, sanglant, violent, servi avec de la profondeur et des émotions, sans oublier le suspense, mon vieux complice et du réalisme. What’else ? La suite…

Il est un fait que me doutais bien que La colline aux esclaves de Kathleen Grissom [LC avec Bianca] (ICI) n’aurait rien à voir avec les ambiances de « La petite maison dans la prairie »… Dans ce roman, mon esprit à hurlé, mon coeur a saigné, et pourtant, j’en redemande parce qu’il se dégageait souvent de l’humanité de ces pages car lorsqu’ils étaient par terre, ces esclaves là se soutenaient comme dans une vraie famille.

Si je devais élire le roman le plus fou de ce début 2018, Sauf d’Hervé Commère (ICI) décrocherait la palme sans même lever le petit doigt. Là, il m’a troué le cul, décoiffé, et j’en passe. Tout en restant réaliste, le mec ! Waw, la claque dans ma petite gueule. On peut en ravoir ?

Un auteur qui allait me parler de l’Amérique d’en bas, des clandestins, des gens exploités, des immigrés prêts à tout pour avoir un peu de sous, moi, ça me fait dresser l’oreille. Dommage que Parmi les loups et les bandits d’Atticus Lish (ICI) qui promettait beaucoup n’ait pas trouvé sa place chez moi. Je n’ai pas joui de cette came et j’ai passé mon tour.

Un beau mais un dur voyage. Un voyage éprouvant, émouvant, un voyage qui se veut une sorte de rédemption avec Les étoiles s’éteignent à l’aube de Richard Wagamese (ICI). L’histoire d’Eldon est touchante, âpre, il lui faudra du courage pour la raconter à ce fils qu’il n’a pas voulu, à ce fils à qui il a promis des tas de choses, mais qu’une bouteille a fait tout oublier. Un très beau roman dont j’aimerais vous en dire plus mais que je ne peux pas, et que je ne saurai pas, car tout est à l’intérieur de mon cœur.

Imaginez un monde où plus personne ne meurt… Les maladies n’existent plus, les crimes non plus. Un monde idyllique alors ? Mon cul ! La faucheuse – Tome 1 de Neal Shusterman (ICI) nous balance dans un monde où l’on doit nommer des gens pour en tuer d’autres. Un roman sans temps mort, difficile à lâcher, une véritable tuerie au niveau du scénario et de ses personnages, ainsi que dans la structure et l’élaboration de son récit avec le poil à gratter qui parsème la description de la nouvelle société.

♫ Oh Jenny, si tu savais, le mal que j’ai eu à te lire…  Jenny de Fabrice Colin (ICI) était une lecture de poids dans ma PAL… Je m’y suis enlisée lamentablement et j’ai peiné pour arriver au bout. Une lecture de plus à oublier, sans pour autant mettre l’auteur de côté car j’ai envie de le découvrir sur un autre roman et là, qui sait, peut-être l’étincelle tant espérée arrivera.

Purée, le mois d’avril aura été riche en lectures « abandonnées » ! Du jamais vu en 30 malheureux jours. Fatherland de Robert Harris (ICI) n’échappera pas au massacre des lectures loupées ! Ce n’est pas avec cette dystopie-ci que je prendrai mon pied. Second et dernier essai raté avec l’auteur. On divorce. MDR

Et bien, en voilà un qui n’a pas trainé dans ma PAL : aussitôt entré, aussitôt sorti ! Méthode de gestion des stocks calamiteuse, là. Mon désir le plus ardent de Pete Fromm (ICI) est un roman bouleversant.

J’ai bien ri en lisant Ça peut pas rater de Gilles Legardinier [LC avec Bianca] (ICI), mais je n’ai pas ressenti les émotions que j’avais eue avec « Et soudain tout change ». Attention, ne jetez pas ce roman aux orties, il est excellent comme antidépresseur et vendu dans toutes les bonnes librairies, sans ordonnance. Gaffe aux crampes avec les zygomatiques, là, il y a danger !

Bilan Livresque Mensuel : 14 Romans

  1. Iboga : Christian Blanchard
  2. L’obscure clarté de l’air : David Vann
  3. Boréal : Sonja Delzongle
  4. Sale boulot : Larry Brown
  5. Fantazmë : Nicolas Tackian [Saga Tomar Khan 2]
  6. La colline aux esclaves : Kathleen Grissom [LC avec Bianca]
  7. Sauf : Hervé Commère
  8. Parmi les loups et les bandits : Atticus Lish
  9. Les étoiles s’éteignent à l’aube : Richard Wagamese
  10. La faucheuse – Tome 1 : Neal Shusterman
  11. Jenny : Fabrice Colin
  12. Fatherland : Robert Harris
  13. Ça peut pas rater : Gilles Legardinier [LC avec Bianca]
  14. Mon désir le plus ardent : Pete Fromm

Bilan Livresque Mensuel : 4 Bédés

  1. Montana – Une aventure de Tex : Gianfranco Manfredi & Giulio De Vita
  2. Tony Chu, détective cannibale – Tome 11 – La Grande bouffe : John Layman
  3. Tony Chu, détective cannibale – Tome 12 – Le Dernier repas : John Layman
  4. Astérix – Tome 15 – La zizanie : Goscinny & Uderzo

Bilan Livresque Mensuel : 2 Films et 3 Séries (12 épisodes visionnés)

  1.  The Hobbit 3 – The Battle of the Five Armies (2014)
  2. La folie des grandeurs de Gérard Oury(1971)
  3. Stranger Things – Saison 1 : Épisodes 1 à 8 (final)
  4. Capitaine Marleau – Saison 2 : Ép 1 – Sang et lumière
  5. Capitaine Marleau – Saison 2 : Ép 2 – Le Jeune homme et la mort
  6. NCIS : Nouvelle-Orléans – Saison 3 : Épisodes 14-24

 

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2018

Mars, le début du printemps, les jours qui allongent, et ma PAL qui n’a pas fort diminué en 31 jours.

La faute à une saloperie de pharyngite doublée d’une laryngite (les emmerdes viennent toujours par deux) qui m’a fait tousser, moucher, dormir, ne rien avaler, sucer (des pastilles, bande de cochons), passer de « Vous safe trop chaud » à « Vous safe trop froid » et qui durant quelques jours m’a empêché de lire correctement.

Bien que mon Bilan Mensuel Livresque ne soit pas exceptionnel, niveau pages, j’ai eu mon lot de « briques » à lire.

Je comptabilise 9 romans lus, 16 bédés lues, 7 films vus et 32 épisodes visionnés de 6 séries différentes.

Un peu de fantastique pour commencer le mois avec la brique (664 pages) The Rook – Au service surnaturel de sa majesté de Daniel O’Malley (ICI) qui avait fait l’objet d’une sélection de mon obscur Book Club. Sans prétention aucune, ce roman fantastique qui a la taille d’une brique, m’a fait passer un moment de pur plaisir, où j’ai ri, où j’ai frémi, souri, me donnant pour mon argent en suspense et en mystères.

Une brique entraîne l’autre (784 pages) et me voici dans le Londres victorien à mener une enquête aux côtés d’un voleur et du fils de Pinkerton. L’homme aux deux ombres de Steven Price (ICI) est une grande oeuvre, dommage qu’il manquait un peu de flamboyance dans la grande aventure.

Depuis le temps qu’il croupissait dans ma PAL, il m’a fallu une LC avec Bianca pour enfin sortir Le Treizième Conte de Diane Setterfield (ICI) !  Le début du roman est très lent et j’ai ramé avant que le mystère n’arrive avec le récit de Vida Winter. Anybref, beaucoup de pages lues (567 pages) pour peu de plaisir.

Roman au pitch prometteur, La loge noire de Jean-Pierre Croquet (ICI) a réussi à me faire sauter des paragraphes, des pages et à ne rien ressentir lors de la mort d’une fillette, alors que j’aurais dû être émue. C’est touffu, confus, brouillon, les personnages sans relief et l’écriture ne brillait pas par son originalité. je l’ai trouvée très plate et simpliste.

Le pari était osé : écrire une « suite » à « Seuls les vautours », roman noir époustouflant où l’auteur avait su insuffler des véritables senteurs des années 80 dignes d’un King. Pari réussi pour Retour à Duncan’s Creek de Nicolas Zeimet (ICI) qui nous offre un roman noir puissant, un road-trip émouvant, un retour dans le passé, une plongée dans un abîme de sentiments, de souvenirs qui ne laissera pas son personnage principal indemne.

Un roman qui parle d’une fusillade dans un lycée américain ? Hélas, c’est d’actualité. Mais ce qui fait la force de Jake de Bryan Reardon (ICI), c’est qu’il vous prend aux tripes et qu’il ne vous lâche pas. Un roman noir profond, humain, juste, réaliste, et un concentré d’émotions pures dans les dernières pages, celles qui donnent des crasses dans les yeux parce que soudainement, ils se mettent à pleurer tout seuls.

Encore un roman qui me promettait monts et merveilles dans le résumé et qui, une fois ouvert, a fait « pchitt ». Possédées de Frédéric Gros (ICI) [LC avec Bianca] (ICI) est une lecture qui ne restera pas dans mes annales. Je me suis ennuyée, je me suis faite chier durant ma lecture, j’ai sauté des pages entières et pour finir, j’ai eu envie de le faire valser. Heureusement que Bianca l’a adoré, elle.

Qui a osé dire du mal de mon Sherlock Holmes ??? C’est Arrowood, détective privé pour les pauvres gens qui a balancé son fiel sur mon Holmes. Mick Finlay (ICI), son auteur, risque de me voir hurler… Bon, l’enquêteur n’est pas aussi bon que Holmes, n’a pas son charisme, mais j’ai apprécié l’aventure.

Mais pourquoi tuer un cheval ?? C’est la question que je me suis posée en lisant Glacé de Bernard Minier [LC avec Bianca]+[Défi CannibElphique] (ICI), brique addictive car une fois dedans, on n’a qu’une envie : savoir !! Oui, je sais, après on tue des hommes, mais moi, j’avais du chagrin pour le cheval. Un roman génial avec un scénario recherché et quelques petites piques sur nos sociétés.

Bilan Livresque Mensuel Mars : 9 romans lus

  1. The Rook – Au service surnaturel de sa majesté : Daniel O’Malley
  2. L’homme aux deux ombres : Steven Price
  3. Le Treizième Conte : Diane Setterfield [LC avec Bianca]
  4. La loge noire : Jean-Pierre Croquet
  5. Retour à Duncan’s Creek : Nicolas Zeimet
  6. Jake : Bryan Reardon
  7. Possédées : Frédéric Gros [LC avec Bianca]
  8. Arrowood : Mick Finlay
  9. Glacé : Bernard Minier [LC avec Bianca]+[Défi CannibElphique]

Bilan Livresque Mensuel Mars : 16 bédés lues

  1. Gil Jourdan – Tome 5 – L’enfer de Xique-Xique : Tillieux
  2. Gil Jourdan – Tome 8 – Les Trois taches : Tillieux
  3. Gil Jourdan – Tome 9 – Le gant à 3 doigts : Tillieux
  4. Gil Jourdan – Tome 10 – Le chinois à 2 roues : Tillieux
  5. Gil Jourdan – Tome 11 – Chaud et froid : Tillieux
  6. Gil Jourdan – Tome 11 – Le grand souffle : Tillieux
  7. Gil Jourdan – Tome 12 – Pâtée explosive : Tillieux
  8. Gil Jourdan – Tome 12 – La guerre en caleçon : Tillieux
  9. Gil Jourdan – Tome 13 – Carats en vrac : Tillieux
  10. Gil Jourdan – Tome 14 – Gil Jourdan et les fantômes : Tillieux
  11. Gil Jourdan – Tome 15 – Sur la piste d’un 33 tours : Tillieux
  12. Gil Jourdan – Tome 16 – Entre deux eaux : Tillieux
  13. Gil Jourdan – Intégrale 4 – La maison du mystère : Tillieux
  14. Gil Jourdan – Intégrale 4 – L’homme au pull blanc : Tillieux
  15. Gil Jourdan – Intégrale 4 – Les santons : Tillieux
  16. Tif et Tondu – Tome 26 – Le gouffre interdit : Tillieux & Will

Bilan Filmesque Mensuel Mars : 7 films vus

  1. IT – ÇA de Andy Muschietti (2017)
  2. Les compères de Francis Veber (1983)
  3. Monument Men de George Clooney (2014)
  4. La belle et la bête de Disney (1991)
  5. Captain America 2 – Le soldat de l’hiver de Anthony et Joe Russo (2014)
  6. Superman – Man of steel de Zack Snyder (2013)
  7. Oscar de Édouard Molinaro (1967)

Bilan des Séries Mars : 6 séries vues / 32 épisodes visionnés

  1. Cardinal – Saison 1 – Épisodes 1 à 6 (final)
  2. Breaking Bad – Saison 5 – Épisodes 1 à 16 (final)
  3. Stranger Things – Saison 1 – Épisodes 1 et 2
  4. The Durrells – Saison 1 – Épisodes 1 à 6 (final)
  5. Hercule Poirot – Saison 4 – Épisode 1 – A.B.C contre Poirot
  6. Endeavour – Saison 5 – Épisode 1

Bilan Livresque Mensuel : Février 2018

Février, le mois le plus court de l’année, mais pas le moins prolifique puisque, Mois du Polar oblige, je me devais de lire un maximum afin de lui faire honneur ainsi qu’a son organisatrice, Sharon.

OK, il n’a pas fallu trop me forcer, je l’avoue !

Anybref, pour ce Mois de Février, pas moins de 14 romans lus, 13 bédés lues et 18 films vus (pas tous des nouveautés, parfois des visionnages pour la 2ème ou la 36ème fois, sans oublier les films vu à la télé et non en DVD ou BRD).

Puisque j’avais décidé d’un programme de lecture pour le Mois du Polar, j’ai essayé de m’y tenir et j’y suis arrivée, sauf que j’ai moins lu que ce que j’avais prévu à cause de la lecture d’une grosse brique pour ma LC avec Bianca.

Un petit roman noir anglais pour bien commencer le mois avec Les étrangers dans la maison – Inspecteur Charles Resnick 2 de John Harvey (ICI) qui est un polar qui prend son temps et qui pose ses ambiances d’Angleterre qui se réveille avec la gueule de bois à cause du chômage, le tout écrit avec ce flegme britannique mâtiné de bons mots qui font sourire. Un régal pour ceux qui aiment ces ambiances.

Allez, on quitte le froid de l’Angleterre pour la chaleur du Mexique et on continue de découvrir des romans noirs célèbres avec Cosa fácil – Hector Belascoarán Shayne 1 de Paco Ignacio Taibo II (ICI). Avec du cynisme et de l’ironie mordante, notre détective va mettre le doigt sur les multiples dysfonctionnements du Mexique des années 70, sur les magouilles en tout genre, qu’elles soient politiques, sociales ou autres. Une belle découverte.

Attachez vos ceintures, je vais lire Drive de James Sallis (ICI) ! Si le Chauffeur est un bon conducteur, je ne dirai pas pour autant que je suis ressortie décoiffée du roman. Durant la course, les rouages se sont grippés. J’avais acheté des places pour un grand spectacle et j’ai eu l’impression que l’auteur a oublié de changer de vitesse à un moment donné. On oublie !

170 pages pour 6€, ça fait cher la page, mais paraît que quand on aime, on ne compte pas… Flirtant avec la SF ou le fantastique, Au-delà de Sherlock Holmes – Tome 3 de Collectif (ICI) est un recueil sympathique mais guère épais et qui se lit bien trop vite.

Qui c’est qui te tient en haleine durant 1.000 pages ? C’est Ken Follet et sa saga commençant par Le Siècle 1 – La chute des géants [LC Bianca] (ICI). Avec brio, l’auteur va nous faire passer de 1911 à 1924, nous montrant les prémices du futur conflit à venir (discussion politiques) et ensuite de ce qui se déroula durant la guerre (certaines batailles), et ce, au travers de plusieurs personnages bien distincts, que ce soit au niveau des nationalités ou de leur origines sociales. Magnifique !

Découvrir les enquêtes de l’inspecteur Mario Conde faisait aussi partie de mes petits challenges personnels, alors, j’ai extirpé Passé parfait – Les quatre saisons 1 de Leonardo Padura (ICI) de ma PAL et direction Cuba et La Havane. Le courant n’est pas trop passé entre moi et Mario Conde. Son enquête, qui, dans son final, sera fort classique, limite banale, tant ce problème là est vieux comme le monde. À voir si je reviendrai à La Havane.

Un véritable plaisir pour moi que de lire les aventures de nos jeunes enquêteurs en herbe car ils m’apportent un vent de fraicheur après une lecture ardue. Voilà pourquoi j’adore la série Sherlock, Lupin et moi – Tome 4 – La Cathédrale de la peur d’Irene Adler (ICI). Sans révolutionner le genre, cette série est bien fichue, agréable à lire, elle vous aère la tête en vous offrant du plaisir durant 250 pages, et, sans se prendre la tête, vous offre du suspense, du mystère, et un beau moment d’amitié.

Un autre auteur que j’avais envie de découvrir, c’est David Goodis, alors, j’ai mis la main sur La lune dans le caniveau (ICI) et je suis entrée de plein pied dans un roman est noir de chez noir qui parle de conditions sociales et de la difficulté de s’en échapper, de se hisser au-dessus de sa condition, de ce quartier qui a façonné ses habitants. Si j’avais commencé par me prendre des coups d’entrée de jeu avec les descriptions et les atmosphères bien sordides, je me suis perdue sur la fin, dans les 40 dernières pages, avant de me reprendre un coup dans les gencives. Faudra que je m’en refasse un autre.

Lire un livre qui fut interdit en Afrique du Sud ? Oui, Coin perdu pour mourir de Wessel Ebersohn (ICI) fut interdit, et en le lisant, j’ai compris pourquoi il avait été ait été interdit (publié en 1979) là-bas : car il démontrait le côté patriarcal de cette société. Ici, l’intrigue est juste un prétexte pour brosser un portrait au vitriol de la société sud africaine. Nous avons en main un roman noir fort, puissant, qui décrit avec précision le système en vigueur en Afrique du Sud, surtout dans les petites villes où l’apartheid était encore très prononcé.

La série télé ne m’avait pas emballée, mais je voulais découvrir les enquêtes du Commissaire Montalbano au travers des multiples romans, ce qui fut fait avec La forme de l’eau d’Andrea Camilleri [Les enquêtes du commissaire Montalbano – 1] (ICI). Beaucoup d’humour, d’ironie et j’ai adoré le flegme du commissaire, son côté bourru, le fait que l’enquête est, elle aussi, un peu accessoire, ne servant qu’à nous présenter tout ce petit monde. Je reviendrai en Sicile pour boire de la grappa avec ce commissaire intègre !

Cette année, à la Foire du Livre de Bruxelles, j’avais décidé de me pencher un peu plus sur des auteurs de polars moins connus et qui offrent un côté « dépaysement » dans leurs romans. L’Écosse ? Ça me botte ! J’ai donc acheté et lu Meurtre au dix-huitième trou de John-Erich Nielsen [Inspecteur Sweeney – Tome 01] (ICI) qui est un whodunit classique, avec un inspecteur original, qui possède des blessures, mais pas au point d’être fracassé comme certains, une tante bien sympathique, sorte de Watson dans ce qu’elle est un conducteur de lumière, sans oublier le chien bizarre de Sweeney et son style vestimentaire bien à lui. Sans rien révolutionner dans le genre, cette lecture fut une belle découverte et un de ces jours, je compte repartir enquêter aux côtés de Sweeney sur la lande écossaise.

Non, Perro Lascano n’est pas mort ! Tu as vu son hommage chez Jean-Pierre Foucault ? Non ? Alors Perro Lascano n’est pas mort. Perro, si tu nous regarde… Un voyou argentin d’Ernesto Mallo [Perro Lascano – 2] (ICI est un bon roman noir de par son sujet (l’Argentine dans les années 80), mais j’ai trouvé l’intrigue fort brouillonne.

Avec un titre pareil, j’avais pensé y être, En de bonnes mains de Bill James (ICI), mais les enquêtes de Harpur & Iles m’ont passionnées autant que la pluie et le roman a failli terminer sa course en vol plané. Je vais aller noyer ma ragitude dans le triangle des Bermudes !

Comme c’était le mois des découvertes, je me suis dirigée vers le Montana avec Gabriel Du Pré, un sang-mêlé, lointain descendant des tribus indiennes du Canada pénétrées par des « voyageurs » français (québécois).  La maison du coyote de Peter Bowen est un polar ethnique assez lent, mais agréable à lire pour son côté grands espaces et réflexions sur notre monde qui bouffe de plus en plus les endroits encore vierge. À voir si je reviendrai dans le Montana en sa compagnie.

Bilan Livresque Mensuel  Février : 14 romans

  1. Les étrangers dans la maison – Inspecteur Resnick 2 : John Harvey
  2. Cosa fácil – Hector Belascoarán Shayne 1 : Paco Ignacio Taibo II
  3. Drive : James Sallis
  4. Au-delà de Sherlock Holmes – Tome 3 : Collectif
  5. Le Siècle 1 – La chute des géants : Ken Follet [LC Bianca]
  6. Passé parfait – Les quatre saisons 1 : Leonardo Padura
  7. Sherlock, Lupin et moi – T4 – La Cathédrale de la peur : Adler
  8. La lune dans le caniveau : David Goodis
  9. Coin perdu pour mourir : Wessel Ebersohn [Yudel Gordon – 1]
  10. La forme de l’eau : Andrea Camilleri [Commissaire Montalbano – 1]
  11. Meurtre au dix-huitième trou : J-E Nielsen [Inspecteur Sweeney – 1]
  12. Un voyou argentin : Ernesto Mallo [Perro Lascano – 2]
  13. En de bonnes mains : Bill James [Harpur & Iles 11]
  14. La maison du coyote : Peter Bowen [Gabriel Du Pré 1]

Bilan Livresque Février : 13 bédés (12 relectures et 1 découverte)

  1. Tif et Tondu – T18 – Le Roc maudit : Tillieux & Will [Relecture]
  2. Tif et Tondu – T20 – Les Ressuscités : Tillieux & Will [Relecture]
  3. Les maîtres inquisiteurs – Tome 8 – Synillia : Cordurié & Bonetti
  4. Les Naufragés d’ythaq – T12 – Les clés du néant : Arleston & Floch [Relecture]
  5. Astérix et le chaudron – Tome 13 : Uderzo & Goscinny [Relecture]
  6. Gil Jourdan – Tome 0 – La poursuite : Tillieux [Relecture]
  7. Gil Jourdan – Tome 1 – Libellule s’évade : Tillieux [Relecture]
  8. Gil Jourdan – Tome 2 – Popaïne et vieux tableaux : Tillieux [Relecture]
  9. Gil Jourdan – Tome 3 – La voiture immergée : Tillieux [Relecture]
  10. Gil Jourdan – Tome 4 – Les cargos du crépuscule : Tillieux [Relecture]
  11. Gil Jourdan – Tome 6 – Surboum pour 4 roues : Tillieux [Relecture]
  12. Gil Jourdan – Tome 7 – Les moines rouges : Tillieux [Relecture]
  13. Félix – Intégrale 2 Jourdan – Les momies de Saint-Sulpice : Tillieux [Relecture]

Bilan Filmesque Février : 18 films et 5 épisodes de séries vus

  1. [FILMS] L’Homme des Hautes Plaines – High Plains Drifter de Clint Eastwood (1973)
  2. [FILMS] The Limehouse Golem – Golem, le tueur de Londres : Juan Carlos Medina (2017)
  3. [FILMS] Pirates des Caraïbes 5 – La vengeance de Salazar de Joachim Rønning et Espen Sandberg (2017)
  4. [FILMS] Guardians of the Galaxy 1 de James Gunn (2014) [3ème fois]
  5. [FILMS] Avengers 2 – L’ère d’Ultron de Joss Whedon (2015)
  6. [FILMS] Star Trek 1 de J.J. Abrams (2009) [2ème fois]
  7. [FILMS] Deadpool de Tim Miller (2016) [2ème fois]
  8. [FILMS] Le 5ème élément de Luc Besson (1997) [36ème fois]
  9. [FILMS] Le Crime de l’Orient-Express – Murder on the Orient Express de Kenneth Branagh (2017)
  10.  [FILMS] Captain America – The First Avengers de Joe Johnston (2011)
  11. [FILMS] Bienvenue chez les Ch’tis de Dany Boon (2008) [36ème fois – télé]
  12. [FILMS] Star Trek 3 – Beyond de Justin Lin (2016)
  13. [FILMS] IL est de retour de David Wnendt (2015)
  14. [FILMS] Retour vers le futur 3 de Robert Zemeckis (1990) [36ème fois – télé]
  15. [FILMS] Police Academy 1 de Hugh Wilson (1984) [36ème fois – télé]
  16. [FILMS] Mystic River de Clint Eastwood (2003)
  17. [FILMS] Aladdin des Studios Disney (1992) [36ème fois]
  18. [FILMS] Perfect Murder de Andrew Davis (1998) [3ème fois]
  19. [SÉRIES] Columbo – Saison 4 / Épisode 4 – Eaux troubles
  20. [SÉRIES] Capitaine Marleau – Saison 1 – Épisode 8 – Chambre avec vue (mais pas sur l’Arno)
  21. [SÉRIES] The Big Bang Theory – Saison 11 – Épisodes 10 – 11 – 12

Bilan Livresque Mensuel 2018 – Intro

L’objectif de 2018 sera d’égaler (ou d’approcher) mon record de lecture de 2017 (en ce qui concerne les romans)…

Pour rappel en 2017…

  • 140 romans lus !
  • 112 bédés lues
  • 26 comics lus
  • 23 mangas lus
  • 3 guides Holmésiens relus
  • 8 relectures pour les besoins du blog

C’est dire si la barre est haute et le challenge costaud. Je ne promets pas d’y arriver, mais du moins d’essayer…

Je vais tenter aussi de sortir des auteurs de Romans Noirs moins « connus » et pas toujours à l’honneur.

Ce seront des auteurs sud-américain, en partie, sud-africain ou Italiens, Espagnols, afin de découvrir le Noir sous d’autres latitudes et de savoir si la misère serait moins pénible au soleil.

Ces dernières années, j’ai un peu oublié de diminuer ma PAL Noire (celle des origines), il serait temps que je m’y remette ou que j’abandonne définitivement l’idée de lire certains livres y figurant.

Statistiquement parlant, lors de mes derniers bilans livresque, j’ai passablement augmenté mon volume de livres lus (et livres achetés aussi), même si en 2012 et en 2015 j’avais un peu baissé mon rythme stakhanoviste.

Malgré tout, hormis en 2012, j’ai souvent été au-dessus de la barre des 100 romans lus, ce qui n’est pas si mal, je trouve.

  • 2012 – 96 romans lus
  • 2013 – 116 romans lus
  • 2014 – 112 romans lus (15 en numérique)
  • 2015 – 109 romans lus (68 en numérique)
  • 2016 – 134 romans lus (100 en numérique)
  • 2017 – 140 romans lus (74 en numérique)

Alors, dépasserai-je mon score de 2017 ou pas ? Prenez les paris, les z’amis ! 

En janvier 2017, jamais je n’aurais pensé (ou rêvé) dépasser le score de 2016 et de ses 134 romans lus, je parlais même de « miracle » avec la voix de rabbi Jacob, et tout compte fait, le miracle a eu lieu et j’en ai lu 140.