Bilan Livresque Mensuel : Février 2022 [Mois du Polar]

L’avantage du Mois de Février, c’est qu’en plus du Mois du Polar, les jours rallongent, le soleil se lève un peu plus tôt, va se coucher un peu plus tard et que ça se voit de suite !

Pour le soleil, faudra sans doute attendre, hormis quelques bons jours qui m’ont permis de chipoter un peu dans le jardin, le reste du temps, fallait passer entre les gouttes de pluie ou éviter les tempêtes.

Un temps parfait pour la lecture, en quelque sorte, bien au chaud sous des plaids, avec du café chaud. Mon Bilan est gargantuesque puisque j’ai réussi à lire 15 romans, 23 Bédés, 4 Comics et 3 Mangas = 45 lectures !

Oui, j’étais en forme, ce mois-ci ! Faut bien carburer à fond quelques fois pour arriver à ternir les records précédemment établis (ou du moins, ne pas faire pâle figure face à eux).

Pour le moment, j’en suis à 67 lectures depuis le début de l’année. En tenant le rythme, je devrais pouvoir arriver à mes scores habituels.

Heureusement, j’ai eu droit à quelques bons moments sans pluie pour promener ma nièce qui continue à apprendre des nouveaux mots (je tente de lui faire dire dinosaure, elle adore ça) et qui maintenant, veut tout faire toute seule.

Oui, jusqu’au moment où elle se rend compte qu’elle n’y arrive pas. Alors, on passe aux ordres directs avec « Mamy met » ou « tata met ». Ben voyons, avant ça ne veut pas puis ensuite, ça demande. Ah, ces gosses, dire que nous avons été ainsi un jour lointain.

Elle sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Le zapping des chansons enfantines sur You Tube, on connait. Quand elle dit « non pas ça », faut changer de suite. Et plus vite que ça (mdr).

Désolée poulette, mais sur le smartphone, on bouffe des pubs, pour les éviter, faudrait que je voyage avec mon PC. Avec lui, c’est nique les pubs (merci les add-ons sur FF). Pour ça, il faudra attendre qu’elle grandisse et comprenne le principe des pubs que l’on doit bouffer !

Pour le moment, elle est aussi dans une passe où elle a peur de tout et de rien. Autant ou avant, elle aimait aller voir mes chevaux, maintenant, elle a peur et ne demande plus qu’on appelle une des juments.  Bah, ça lui passera. Enfin, j’espère…

Le chat continue se vie de pépère. En mars, il y aura 3 ans qu’il a débarqué à la maison, stressé et apeuré. Il restera toujours un chat peureux, qui s’enfuit devant moi quand je traverse la maison, mais qui me montre le chemin quand il m’invite à le suivre (cherchez pas, docteur).

Afin d’éviter qu’il ne laisse des traces de graisse sur le gros coussin du divan (oui, les poils, c’est gras), je lui ai acheté une carpette de bain pas chère et un coussin pour chien (super doux et pas cher non plus, merci les magasins Action).

Monsieur n’aime pas les changements, il prend son temps pour les valider. Et ni le coussin, ni la carpette n’avait son aval.

Alors, comme il ne voulait pas aller dormir sur le gros coussin à côté de moi, il a pris son courage à deux mains et a sauté sur mes genoux, alors que mon mari était assis à côté de moi.

Après avoir lancé un regard de killer à mon époux, le chat s’est vautré sur la plaid qui couvrait mes jambes et à un moment donné, j’ai même cru qu’il allait s’étendre aussi sur mon homme. Non, là, faut pas rêver. L’inconvénient, c’est qu’ensuite plus personne ne peut bouger… J’ai donc eu droit à avoir mon chat sur les genoux le soir, en regardant la télé.

Maintenant, la carpette est acceptée, le chat remonte donc, au soir, se coucher sur le gros coussin, à côté de moi. Pas de panique, mes jambes sont toujours les reines au matin, après le petit-déj et l’après-midi, pour la pause. Il faut un plaid, en été, il se contentera de se vautrer à mes côtés.

Pour lui faire accepter le coussin, je l’ai mis sous mes fesses et quand le chat se love à côté de moi, il est couché sur une partie du coussin. Hé, faut ruser avec cet animal !

Une fois qu’il aura validé l’affaire, ce sera bon, mais avec monsieur chat, cela met un peu de temps. Il a validé plus rapidement sa nouvelle souris que je lui ai donnée pour jouer en bas. Sa jaune se perdait tout le temps sous le meuble, j’ai donc sorti de ma réserve secrète une souris avec une longue queue. Il en est fou, il la lèche tous les jours.

Passons maintenant aux lectures du mois de février !

Petit tour dans la Grèce en pleine crise économique et financière avec Épilogue meurtrier – Trilogie de la crise HS1 de Pétros Márkaris qui nous dresse un portrait sans concession de la Grèce, même si on sent bien qu’il aime son pays, qu’il a de la tendresse pour lui, pour ses habitants, bien que ses critiques soient acérées. Un polar bien sombre, même sous le soleil de la Grèce.

Le résumé promettait un bon moment de lecture et finalement, c’était tellement lent et ennuyeux que je me suis endormie en lisant L’île des chamanes de Jay Kim. Dialogues plats, sans pep’s, personnages fades et écriture qui semblait manque de naturel. Une rencontre loupée !

Un thriller qui n’est pas trépidant, mais qui arrive tout de même à être captivant, c’est Si vulnérable de Simo Hiltunen. C’est un polar social où les petites gens vivent dans l’alcool, l’excès de religion, le non-respect des femmes, les violences conjugales… Le final est travaillé aussi et ne tombe pas comme un cheveu dans la soupe.

Retour dans la Rus’ des années 1300. Le côté fantastique et la magie sont plus présents que dans le premier tome. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 02 – La Fille dans la tour de Katherine Arden [LC Bianca] est une saga fantastique que je suis contente d’avoir découverte et vivement le 3è tome !

Les Princes de Sambalpur de Abir Mukherjee nous transporte dans l’Inde de 1920. Une fois de plus, l’enquête sur l’assassinat du prince héritier n’est qu’un prétexte pour nous introduire dans la société Hindoue, régie par des castes et toujours sous domination anglaise. Avec une pointe d’humour, l’auteur dissèque cette société avec brio et finalement, l’enquête devient un peu secondaire. C’est bien mené, bien écrit et tout n’est pas aussi simple que le capitaine Wyndham le voudrait.

Dans L’eau rouge, polar qui n’en est pas vraiment un, Jurica Pavičić met en scène la Yougoslavie avant la guerre, du temps où elle ne faisait qu’un seul pays. Intéressant du point de vue du contexte historique. Par contre, pour le suspense, on repassera, l’enquête policière tournera vite à rien. Ce roman est plus à découvrir pour la psychologie des personnages et l’éclatement total d’une famille, celle de la disparue. Notre rencontre ne s’est pas faite au bon moment. Dommage.

C’est en voyant tourner ce roman sur les blogs des copinautes que j’ai eu envie de me plonger dans De silence et de loup de Patrice Gain. Hélas, entre lui et moi, le courant n’est pas passé. Il me fut difficile de renter dans le récit et après une lecture laborieuse du premier tiers, j’ai fermé ce roman.

Petit livre d’énigme à résoudre, Sherlock, qui est le coupable ? de Vincent Raffaitin et Collectif est parfait pour faire marcher ses petites cellules grises. On résout les enquêtes en réfléchissant, en observant les images, en faisant des déductions sur ce que l’on sait, sur ce que les témoins ont dit, fait… Je n’ai pas tout découvert, je vous l’avoue, mais je me suis bien amusée.

Une valeur sûre que Les enquêtes de Frère Athelstan – 04 – La Colère de Dieu de Paul Doherty. Ce policier historique possède plusieurs énigmes, une importante et des plus petites qui viennent s’y greffer. Jamais trop long, jamais trop court, les romans ont la bonne taille et ne deviennent jamais ennuyant. Moi, je les adore !

Russie, années 90… Dressé pour tuer ‭–‬ 02 ‭–‬ Une enquête de Drongo, ex-agent du KGB de Tchinguiz Abdoullaïev est un polar à réserver aux lecteurs/lectrices qui aiment qu’une enquête prenne son temps, même si elle ne dure que 3 jours et qui ne sont pas réfractaires à la politique, car l’auteur prend le temps de poser les bases, de parler de la politique, de la situation de la Russie des années 90, de son passé trouble et pas brillant, de ses cadavres dans les placards, de corruption… Dommage qu’il faille attendre le tiers du roman pour voir arriver Drongo.

Un peu de douceur après quelques romans plus sombres. Petits meurtres en campagne ‭– 01 – Les ‬Enquêtes de Lady Hardcastle ‭de‬ T.E Kinsey [LC Bianca] est un cosy mystery agréable à lire, avec des personnages sympathiques, ne manquant pas de piquant, de répondant et d’indépendance (nos deux femmes qui enquêtent). La résolution ne froissera pas la moustache à Poirot, certes, malgré tout, je n’avais rien vu venir. Une lecture qui fait du bien.

Direction le Soudan et la guerre avec Le Messie du Darfour de Abdelaziz Baraka Sakin. Ce n’est pas une lecture facile, dans tous les sens du terme. Il y a des scènes plus violentes (sans voyeurisme) et en plus, il faut être bien concentrée, car le récit part dans plusieurs directions lorsqu’il explore le passé de plusieurs personnages. Hélas, le roman m’a donné l’impression que l’auteur n’est pas allé au fond des choses, qu’il a lancé beaucoup de pistes, sans jamais aller les terminer, ou les explorer un peu plus. Et pourtant, j’ai apprécié ma lecture. Comme quoi…

Un peu de SF pour changer puisqu’avec Nouvelle Babel,‬ Michel Bussi [LC Bianca] s’est engouffré dans le genre. Imaginez un monde où la téléportation est possible, où il n’y a plus de frontières, plus de nations, une seule langue, une seule monnaie… Voilà encore un roman terriblement addictif !

Il m’a fallu du temps pour lire Une saison de machettes de Jean Hatzfeld. On est en plein coeur du génocide au Rwanda, mais cette fois-ci, l’auteur est allé interroger les assassins, les manieurs de machettes. Putain de bordel de merde, ces assassins racontent leurs massacres comme s’ils vous racontaient leurs journées aux champs, à aller faucher les blés. Horrible, ce détachement total. Pas le genre de récit qu’on a envie de lire au soir, avant d’aller au lit. Éclairant, mais violent.

Comment vous parlez de Verre cassé d’Alain Mabanckou [LC rachel] ? Ce sera difficile, car ce roman part dans tous les sens, ne possède aucun point, ni majuscules et semble être composé des élucubrations du l’auteur, surnommé Verre Cassé. Il est bourré de références littéraires et cinématographiques, incorporées dans le texte, ce qui lui donne un petit air amusant à certains moments. Malheureusement, entre nous, ça n’a pas matché…

Bilan Livresque : 15 Romans 

  1. Épilogue meurtrier – Trilogie de la crise HS1 : Pétros Márkaris
  2. L’île des chamanes : Jay Kim
  3. Si vulnérable : Simo Hiltunen
  4. Trilogie d’une Nuit d’Hiver – 02 – La Fille dans la tour : Katherine Arden [LC Bianca]
  5. Les Princes de Sambalpur : Abir Mukherjee
  6. L’eau rouge : Jurica Pavičić
  7. De silence et de loup : Patrice Gain [Non Chroniqué]
  8. Sherlock, qui est le coupable ? : Vincent Raffaitin et Collectif
  9. Les enquêtes de Frère Athelstan – 04 – La Colère de Dieu : Paul Doherty
  10. Dressé pour tuer ‭–‬ 02 ‭–‬ Une enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev
  11. Petits meurtres en campagne ‭– 01 – Les ‬Enquêtes de Lady Hardcastle ‭:‬ T.E Kinsey [LC Bianca]
  12. Le Messie du Darfour : Abdelaziz Baraka Sakin
  13. Nouvelle Babel ‭:‬ Michel Bussi LC Bianca]
  14. Une saison de machettes : Jean Hatzfeld
  15. Verre cassé : Alain Mabanckou [LC rachel]

Bilan Livresque : 23 Bédés / 4 Comics / 3 Mangas = 30 lectures

  1. Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet – Tome 1 – R.I.P. Ric ! : Zidrou et Simon Van Liemt
  2. Les nouvelles enquêtes de Ric Hochet – Tome 2 – Meurtres dans un jardin français : Zidrou et Simon Van Liemt [BABELIO]
  3. My Home Hero – T02 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA]
  4. My Home Hero – T03 : Naoki Yamakawa et Asaki Masashi [MANGA] [BABELIO]
  5. Psychic Detective Yakumo – T01 : Manabu Kaminaga et Suzuka Oda [MANGA]
  6. Agatha Christie‭ – ‬Tome‭ ‬3‭ – ‬Dix Petits Nègres :‭ ‬François Rivière,‭ ‬Frank Leclercq et Agatha Christie
  7. Agatha Christie‭ ‬ – Tome‭ ‬7‭ – ‬Le Crime du Golf :‭ ‬François Rivière,‭ ‬Marc Piskic et Agatha Christie [BABELIO]
  8. Hercule Poirot (BD) – Tome 6 – Le crime du golf : Frédéric Brémaud, Alberto Zanon et Agatha Christie
  9. Agatha Christie – Tome 02 – Mort sur le Nil (BD) : François Rivière, Solidor et Agatha Christie
  10. Ils étaient dix (BD) : Davoz, Damien Callixte et Agatha Christie
  11. A fake story : Laurent Galandon et Jean-Denis Pendanx
  12. L’assassinat du père Noël : Didier Convard, Eric Adam, Paul et Pierre Véry
  13. Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 1 – Black Program (1/2) : Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond
  14. Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 2 – Black Program (2/2) : Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond [BABELIO]
  15. Retour de flammes – T01 – Premier rendez-vous : Galandon et Alicia Grande
  16. Retour de flammes – T02 – Dernière séance : Galandon et Grande [BABELIO]
  17. L’art du crime – T01 – Planches de sang : Olivier Berlion et Marc Omeyer
  18. La tartare – Le pourpre et l’orchidée – T01 – Orchidée : Hélène Cornen et François Plisson [BABELIO]
  19. Jess Long – T01 – Le bouddha écarlate / Les nouveaux négriers : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  20. Jess Long – T02 – Les ombres du feu / L’évasion : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  21. Jess Long – T03 – La piste sanglante / L’homme du bout de la nuit : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  22. Jess Long – T04 – Les masques de mort / La grotte aux crabes : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  23. Jess Long – T05 – Il était deux fois dans l’ouest / Le saut de la mort : Arthur Piroton et Maurice Tillieux [BABELIO]
  24. Deadpool Killogy – T02 – Deadpool massacre les classiques : Cullen Bunn et Matteo Lolli [COMICS] [BABELIO]
  25. Batman – Last Knight on Earth : Scott Snyder et Greg Capullo [COMICS]
  26. Batman vs Deathstroke : Christopher Priest, Carlo Pagulayan, Ed Benes et Roberto Viacava [COMICS]
  27. Les aventures de Tintin – Tome 17 – On è pitroléy su la lune : Hergé (Édition en patois gaumais de « On a marché sur la Lune »)
  28. Jess Long – T07 – La mort jaune : Arthur Piroton [BABELIO]
  29. Jess Long – T08 – L’intimidation / KO pour l’éternité : Arthur Piroton, Jacques Raes et Tillieux [BABELIO]
  30. Sara : Steve Epting et Garth Ennis [COMICS]

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2022

Et voilà, on recommence : les compteurs livresques ont été remis à zéro et je vais tenter, une fois de plus, de lire beaucoup en 2022 (sans savoir ce que j’arriverai à faire, je n’ai même pas encore établi un article avec mes résolutions livresque – rhô, pas bien).

Janvier, le mois des vœux, de la galette des Rois, celui de la gueule de bois et de l’anniversaire de ma nièce (le même mois que Sherlock Holmes !!).

Pour ne pas déroger à mes habitudes, je dirai que j’ai bien lu, mais que j’aurais pu faire mieux. La faute au temps gris, à la pluie, à plus de travail (putain, j’avais demandé une situation, moi) et sans doute à trop de choix dans mes lectures… Démoralisant, cette PAL, parfois.

Mon début d’année 2021 avait été plus tonitruant niveau pages lues (11 romans lus, mais 5104 pages lues et 16 Bédés), la preuve que je vieillis (mdr).

Ce mois de Janvier 2022 affiche 13 romans lus au compteur, 8 bédés et 1 comics = 22 lectures.

Ce début d’année IRL fut en demi-teinte, avec ses bons moments et ceux plus lourds, où l’administratif nous pompe l’air et toute notre énergie.

Dans les bons moments, je retiendrai les deux ans de ma nièce, toujours aussi choupinette (quand elle n’est pas diable) et qui pense que tout le monde est capable de sauter sur de la musique et de se trémousser sans fin. D’accord, ensuite, vos abdos fessiers seront en béton armé et vos capitons disparus, mais vous risquez aussi l’écroulement de votre pauvre corps ! mdr

J’ai au moins eu la chance de la voir quelques fois durant ce mois de janvier, d’aller la promener, de lui lire des histoires, d’écouter des musiques enfantines (sur You Tube, nous ne sommes plus à l’ère des 33 tours de sa chère tata).

Entre nous, j’ai remarqué que bien des chansons pour enfants comportaient des paroles assez violentes ou dures, notamment dans « Il était un petit navire » dont je n’avais jamais entendu que les marins avaient tiré à la courte-paille pour savoir qui serait mangé (hoé, hoé).

Dans une autre version, plus trash (mais toujours pour les tits n’enfants), les marins se demandent même comment ils vont bouffer le jeune mousse désigné ! Heureusement, à son âge, elle ne capte pas encore tout ! Mais elle a déjà compris où il fallait appuyer sur mon smartphone pour passer à la chanson suivante !

Maintenant, elle entre dans la passe « pipi/caca » et je sens qu’on va la vivre durant de longues années (mon petit neveu de 9 ans est toujours dans cette phase, les proutes en plus). Il est donc impossible, dès lors, d’aller aux toilettes sans entendre « tata, pipi, caca » lorsque vous entrez dans cette pièce. J’ai même eu droit à un « suyé kikine ? » en sortant et après décodage, j’ai confirmé que oui, j’avais essuyé kikine… Gros éclat de rire de la part de ma mère. Ce n’est pas moi qui lui ai appris ce mot là !!

Toujours dans la même phase scatologique, elle m’a dit l’autre jour « caca » en montrant la vieille Pupuce (17,5 ans, la chatte) qui déambulait vers sa gamelle de bouffe. Moi, paniquée, j’ai pensé que le chat avait chié à la maison, mais non, cette chère enfant m’expliquait juste par où l’animal chiait… Ah bravo ! La Pupuce est resté stoïque, moi, je pouffais de rire.

Mon chat continue d’être un peu zinzin et de se comporter comme un crétin fini ! Il dort sur mes genoux et ensuite, lorsqu’il me croise dans la pièce, il détalle ! Imbécile, va ! Bon, il ne file pas loin, se contentant de se planquer sous une table, derrière le fauteuil ou de tracer sa route dans les escaliers… Il manque de logique !

S’étant résigné à ce que j’utilise le plaid de couleur rouge sur mes jambes, dans le canapé d’en haut (le bleu est utilisé ailleurs), il a commencé à monter dessus, à pétrir et pour finir, il s’est roulé en boule sur ce plaid dont la couleur ne lui revenait pas. Et quand ce chat pieute sur mes jambes, je peux vous dire qu’il pieute longtemps !

Depuis quelques temps, il vient sur mes genoux au matin (sur le plaid rouge), après-midi (sur le plaid bleu qui se trouve dans sa pièce) et au soir (plaid rouge à nouveau) lorsque mon mari va au lit plus tôt. Sinon, il dort à côté de moi, sur le gros coussin, puisqu’il n’ose pas venir sur mes genoux lorsque mon mari est à côté de moi.

Toujours capable de rester stoïquement assis à côté de ma jambe, lorsque je bosse sur le PC, l’après-midi, il est aussi capable de se rappeler à mon bon souvenir en posant ses patounes sur ma cuisse, afin de me signifier qu’il est l’heure de ses câlins… Impossible d’y échapper !

Début d’année, on a ajouté une table de salon, au rez-de-chaussée et il l’a adoptée tout de suite. Contrairement à l’autre qui possède une planche entière en-dessous, celle-ci ne possède que des barres, ce qui fait que l’animal peut aller s’y réfugier, dormir, jouer à faire passer sa souris sous la barre… Il la kiffe grave sa race.

Pour bien commencer l’année, j’ai décidé de sortir de mes sentiers battus et de lire Au cœur des ténèbres / Le cœur des ténèbres de Joseph Conrad. Que voilà une lecture étrange. J’ai apprécié une partie de ma lecture et j’ai zappé des paragraphes entiers de ce récit qui est souvent étouffant. Mon avis s’est retrouvé le cul entre deux chaises.

Poursuivant mes envies de découverte, je me suis laissée tenter par ce roman au titre amusant : GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique de Ondjaki [LC avec Rachel]. C’est un roman qui est à la fois drôle et sérieux, amusant tout en étant intelligent, avec une bonne dose de bonne humeur pour bien commencer l’année, sans pour autant manquer de profondeur. Une belle découverte.

Retour à mes chers polars avec Donbass de Benoît Vitkine qui sous le couvert d’une enquête et des meurtres, nous parle plus en profondeur du conflit au Donbass. Le récit prendra son temps, ce qui ne fut pas dérangeant. Un récit géopolitique qui ne devient jamais lourd.

Puisque ce début d’année était consacré à des découvertes et des sorties des sentiers battus, j’ai décidé de lire un peu de SF avec À dos de crocodile de Greg Egan. Les novellas publiées par le Bélial’ sont parfaites pour ce genre : ni trop longues, ni trop courtes. Hélas, à un moment donné, je me suis retrouvée engluée dans la panade avec l’auteur qui introduisait dans son récit trop de données scientifique et cela m’a fait décrocher du voyage intergalactique. Rencontre loupée.

Petit Piment d’Alain Mabanckou me faisait de l’œil. Une fois de plus, j’allais sortir de mes sentiers battus. Si j’ai apprécié plus de la moitié du roman, au moment au Petit Piment commence à péter les plombs, j’ai un peu décroché du roman et perdu le fil lorsqu’il arrivera chez le psychiatre. Malgré ce bémol de fin de voyage, je garderai les bons côtés du roman.

Retour à l’après Révolution Française avec un huis clos magnifique à la Comédie Française. L’assassin de la rue Voltaire – Gabriel Joly 03 de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca] confirme tout le bien que je pensais des deux premiers tomes. Addictif au possible, ce roman se dévore trop vite. L’auteur a pris la peine de nous offrir une belle enquête, des crimes crapuleux et une résolution pas si simple que ça. Last but not least, durant notre lecture, on reçoit un petit cours d’Histoire bienvenu, sans jamais qu’il devienne lourd

Un coin de ciel brûlait de Laurent Guillaume nous entraîne au coeur de la guerre civile au Sierra Leone avec la vie d’enfants soldats. Attention, certains passages sont durs. Parallèlement, à notre époque, des crimes violents ont lieu. En alternance entre la guerre durant les années 90 et les crimes contemporains, l’auteur va monter son récit avant qu’ils ne se rejoignent dans le final. C’est un roman poignant, émouvant, addictif, sombre et enrichissant. Bref, une réussite !

Ayant reçu pour Noël le American Predator de Maureen Callahan, je n’ai pas tardé à m’immerger dans ce récit glaçant sur un tueur en série qui a failli ne jamais être attrapé. Oui, ceci est une histoire vraie ! Nous allons nous face à face avec un prédateur à l’état pur. L’autrice ne donnera pas la vision des faits selon les victimes, uniquement selon les policiers et le tueur. Glaçant et addictif.

La Russie et moi, c’est une vieille histoire d’amour et si en plus, le roman parle de la famille impériale, moi, je me rue dessus ! À cheval sur deux époques (1914 et 1990) Le dernier joyau des Romanov de Monique Dollin du Fresnel [LC avec Bianca] est un thriller historique qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus jusqu’à la fin. Certains théories de l’autrice sont intéressantes et j’aimerais qu’elles soient vraies. Un thriller historique bien documenté qui vous entraînera dans la Première Guerre Mondiale.

Quand la fantasy change les codes, transportant le récit dans notre Monde à l’époque de la ségrégation raciale du Sud des États-Unis, cela donne un roman énergique qui bouleverse tout ce à quoi on est habitué dans ce genre. Ring Shout de P. Djèli Clark met en scène des femmes Noires, fortes, guerrières, confrontées à des horreurs nommées Ku Kluxes (vous n’avez pas envie de les croiser).

Il ne fait jamais bon vivre, dans les Appalaches… Une fois de plus, dans Nos vies en flammes de David Joy, cette région des États-Unis est mise à l’honneur avec ses pauvres gens, ses drogués, ses paumés… Un roman noir, très noir.

Pour la douceur, je conseillerai toujours Les enquêtes du commissaire Montalbano – 05 – Un mois avec Montalbano de Andrea Camilleri. C’est une parenthèse agréable dans mes lectures, une petite tranche de Sicile croquée sans bouger de mon canapé, suivant les pérégrinations de Montalbano. 30 enquêtes, 30 nouvelles, courtes, mais sans manquer de ce qui fait le sel des Montalbano : les personnages, les décors, le parlé.

J’ai quitté un commissaire sous le soleil pour en découvrir un autre, au soleil du Mali, cette fois-ci. Une première ave Les enquêtes du Commissaire Habib – 06 – Meurtre à Tombouctou de Moussa Konaté. Tombouctou est composé de beaucoup d’ethnies différentes, toutes les religions se côtoient dans la vieille ville. J’ai aimé le fait que l’auteur profite de l’enquête pour nous parler de cette ville et de ses originalités.

Bilan Livresque : 13 Romans

  1. Au coeur des ténèbres / Le coeur des ténèbres : Joseph Conrad
  2. GrandMèreDixNeuf et le secret du Soviétique ‭: ‬Ondjaki [LC avec Rachel]
  3. Donbass : Benoît Vitkine
  4. À dos de crocodile : Greg Egan
  5. Petit Piment : Alain Mabanckou
  6. L’assassin de la rue Voltaire – Gabriel Joly 03 : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]
  7. Un coin de ciel brûlait : Laurent Guillaume
  8. American predator : Maureen Callahan
  9. Le dernier joyau des Romanov ‭:‬ Monique Dollin du Fresnel [LC avec Bianca]
  10. Ring Shout : P. Djèli Clark
  11. Nos vies en flammes : David Joy
  12. Enquêtes du commissaire Montalbano – 05 – Un mois avec Montalbano : Andrea Camilleri
  13. Enquêtes du Commissaire Habib – 06 – Meurtre à Tombouctou : Moussa Konaté

Bilan Livresque : 8 Bédés / 1 Comics = 9

  1. Deadpool Assassin : Cullen Bunn et Mark Bagley [COMICS]
  2. Mauvaise réputation – Tome 1 – La véritable histoire d’Emmett Dalton : Emmanuel Bazin et Antoine Ozanam
  3. Ladies with guns – Tome 1 : Olivier Bocquet et Anlor
  4. Goblin’s – T01 – Bêtes et Méchants : T. Roulot et C. Martinage [BABELIO]
  5. Harlem : Mikaël
  6. La ferme de l’enfant-loup : J-D Morvan, P. Facundo et Patricio Angel Delpeche
  7. Les 5 Terres – Tome 1 – De toutes mes forces : Jérôme Lereculey et Lewelyn
  8. Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique : Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain
  9. La venin – Tome 04 – Ciel d’éther : Laurent Astier

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2021 [Mois Américain]

Septembre est toujours un gros mois de lecture, grâce au Mois Américain

Cette année, il n’avait pas lieu, mais malgré tout, j’y ai participé pour mon plaisir personnel, même si le plaisir total n’était pas au rendez-vous, faute de partage de lectures avec les autres participantes (heureusement, il restait le Picabo River Book Club sur FB pour partager mes lectures américaines).

Même si je suis loin d’avoir lu tout ce que j’aurais souhaité lire, je m’en sors tout de même avec les honneurs puisque j’ai réussi à lire 22 Romans, 24 Bédés, 4 Comics = 50 lectures.

Au moment où vous lirez cet article (qui ne s’autodétruira pas), j’en aurai bien plus puisque j’ai fait la clôture du Bilan avant le 30 septembre. 50 était un beau chiffre rond et il me convenait bien. Pour ce 30/09, j’en suis officiellement à 60… en 30 jours (des congés vacances et être malade, ça aide à lire).

Au compteur total de mes lectures 2021, j’en suis à 300 lectures (bien plus, maintenant – 310). Le record est à 365. J’espère au moins l’égaler ! Plus, ce serait de la folie… ♪ Les folies sont affaires de vauriens… ♫

Puisqu’il n’y avait pas de Mois Américain officiel, il n’y aura pas de page récapitulative de ce Mois, tout se trouvera sur le Bilan Mensuel, sans distinction.

De toute façon, hormis un roman italien se déroulant en Argentine et une bédé avec Sherlock Holmes, toutes mes lectures furent américaines ou se déroulant aux États-Unis. Ce qui me fait donc 48 lectures pour le Mois Américain (50 – 2 pour les nuls/les en calcul).

3ème meilleur score, ce qui n’est pas si mal pour un Mois Américain non organisé auquel j’ai participé juste pour mon plaisir. Si je n’avais pas clôturé mon Bilan plus tôt, j’aurais pu afficher 10 lectures de plus (58), mais quand on fait un Mois Américain « seule », ça le fait moins, on n’a pas cette même motivation.

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : 43 fiches ! Record battu ! (12 romans, 19 bédés, 10 Comics, 2 mangas)
  • 2017 : 46 fiches ! Record ! (9 romans, 30 bédés, 5 films, 1 série, 1 fiche cuisine)
  • 2018 : 38 billets  (11 romans – 20 BD – 5 films – 2 séries)
  • 2019 : 54 billets (21 romans – 26 BD – 7 Beaux Livres)
  • 2020 : 63 billets (25 romans – 35 BD – 2 comics – 1 série)
  • 2021 : 48 billets (21 romans – 23 bédés – 4 comics)

Attention, certaines critiques n’ont été publiées que sur Babelio et n’ont pas fait l’objet d’une chronique sur le blog, c’est le cas notamment de certaines bédés ou des nouvelles de Craig Johnson, consacrées à Walt Longmire.

Les liens se trouvent insérés dans leurs titres. Ces nouvelles m’ont aussi permis de faire monter le bilan lecture (et pas le bilan carbone).

Comme j’ai encore quelques lectures américaines qui seront publiées en octobre, je continuerai d’apposer le logo du Mois Américain puisque « no rules ».

Ma nièce est toujours satisfaite des services de sa tata et semble penser que je suis la bonne poire pour la pousser sur son petit vélo à trois roues. Elle sait ce qu’elle veut et sait se faire comprendre. Comme lorsqu’elle me donne mes chaussures de sport ou qu’elle m’apporte son gilet et son faux-col pour me faire comprendre qu’il faut sortir !

Elle a appris le mot « oui » (le « non », elle le disait depuis longtemps) et elle le dit d’une manière tellement choupi que je ne peux m’empêcher de sourire.

Elle adore aller mettre du foin à une des jument (ration pour hamster, vu ses petites mains) et ce qu’elle aimerait faire par dessus tout, c’est donner le foin à la jument, pas le poser au sol… La jument est délicate, elle le prendra avec sa lèvre supérieure (elle a déjà sorti plusieurs fois mon smartphone de ma poche arrière sans l’abimer), mais on n’est jamais trop prudent non plus… J’ai déjà senti des dents en donnant une carotte parce que je n’avais pas fait attention.

La petite puce n’est pas avare non plus avec l’autre jument qui a sa loge plus en retrait que la plus jeune. Elle fait tout le chemin, passant à côté des machines de travail de son papy, pour aller déposer la ration d’un lapin nain à la trotteuse (qui s’en contrefiche, elle, n’étant pas gourmande, ni intriguée par le petit Scarabée). Puis, satisfaite, elle fait comme les adultes, elle se frotte les mains.

Minou, lui, est toujours égal à lui-même. Il se laisse caresser à certains endroits de la maison mais pas encore partout. Malgré tout ce que j’ai déjà fait, il lui arrive encore souvent de cavaler devant nous, jamais loin, mais il s’enfuit tout de même. Pffffff….

Il est toujours à la recherche de câlins, par contre, ça, il ne risque pas de les oublier. Si pour le moment, il ne vient plus sur mes jambes, il se colle contre ma cuisse et me regarde amoureusement. Son côté chien est toujours présent, il adore se coucher à côté de mon pied lorsque je suis au PC ou dans le fauteuil à la véranda.

Mes torchons ont toujours la cote, il se vautre dessus, joue avec, les retourne dans tous les sens, leur saute dessus… et passe ses soirées vautré sur le vieux torchon, à la véranda, après avoir regardé les herbes dehors, les fleurs, les oiseaux qui s’y posent. Bref, un putain de belle vie de chat qu’il a !

Au rayon des déceptions littéraires du mois de Septembre, plusieurs livres dont j’attendais passer un bon moment de lecture m’ont donné des sensations inverses.

Ce fut le cas avec Le fleuve des rois qui ne m’a pas emballé et ce fut pire avec La chance vous sourit, que je n’ai pas terminé, l’abandonnant après 2 nouvelles.

Après l’incendie possède une intro trop bavarde, des passages où il ne passe rien qui donnent envie de dormir tant il y a des répétitions.

Quant au dernier titre de Harlan Coben, L’inconnu de la forêt, il manquait cruellement de profondeur, tant au niveau de ses personnages que du scénario. La novella Les agents de Dreamland, elle était tellement tarabiscotée en ce concernait la chronologie que j’ai zappé une grande partie.

September September avait mal commencé puis a redressé la barre. Heureusement que je l’ai continué, sinon, il passait à la trappe aussi.

Les plaisirs littéraires sont venu de tous les autres romans dont vous trouverez les liens vers leurs différentes chroniques. Le temps m’a manqué pour faire un mini texte à chacun. Je leur ai donc adjoint des petits ♥.

Bilan Livresque Mensuel : 22 Romans

  1. Le cheval de discorde – Walt Longmire HS5 : Craig Johnson [Nouvelle]
  2. Les agents de Dreamland : Caitlín R. Kiernan
  3. Vigilance : Robert Jackson Bennett ♥♥♥
  4. Le mystère du tramway hanté : P. Djèli Clark ♥♥♥♥
  5. Joe : Larry Brown ♥♥♥
  6. Les mécanos de Vénus – Hap Collins et Leonard Pine 01 : Lansdale ♥♥♥
  7. September September : Shelby Foote ♥♥
  8. Un vieux truc indien – Walt Longmire HS1 : Craig Johnson [Nouvelle]
  9. Le Diable à la langue fourchue – Longmire HS2 : Craig Johnson [Nouvelle]
  10. Avec du sang sur les mains – Andrea Cort 00 : A-T Castro [Nouvelle] ♥♥♥
  11. Différentes Saisons : Stephen King ♥♥♥♥
  12. Le fleuve des rois : Taylor Brown
  13. La chance vous sourit : Adam Johnson [Pas chroniqué, abandon]
  14. La vénus de Botticelli Creek – Sean Stranahan 03 : Keith McCafferty ♥♥♥
  15. Les prisonniers de la liberté : Luca Di Fulvio [LC avec Bianca] ♥♥♥
  16. Les femmes n’ont pas d’histoire : Amy Jo Burns ♥♥♥♥
  17. Enterre mon coeur à Wounded Knee : Dee Brown ♥♥♥♥♥
  18. Temps Noir : Thomas Mullen ♥♥♥♥♥
  19. Après l’incendie : Robert Goolrick [LC avec Bianca]
  20. L’inconnu de la forêt : Harlan Coben
  21. Les Tambours du dieu noir/ L’Étrange Affaire du djinn du Caire : Clark ♥♥♥
  22. Pasakukoo : Roy Braverman ♥♥♥♥

Bilan Livresque Mensuel : 24 Bédés et 4 Comics = 28

  1. La main de Dieu‭ ‬(L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬1‭ ‬-‭ ‬La peur rouge :‭ ‬Marc Védrines ♥♥♥
  2. La main de Dieu (L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬2‭ ‬-‭ ‬Promotion gangsters :‭ ‬Marc Védrines ♥♥♥
  3. La main de Dieu (L’histoire secrète du FBI‭)‬ – T‬3 – L’usurpateur : Marc Védrines ♥♥♥
  4. Edmund Kemper‭ ‬-‭ ‬L’ogre de Santa Cruz‭ ‬[Sérials killers‭ ‬04‭]‬ :‭ ‬Bourgoin,‭ ‬Morvan,‭ ‬Martinez et Vargas
  5. Calvin et Hobbes – Tome 5 – Fini de rire ! : Bill Watterson ♥♥♥♥
  6. Calvin et Hobbes – Tome 6 – Allez, on se tire ! : Bill Watterson ♥♥♥♥
  7. Lucky Luke (Vu par…) – Tome 2 – Wanted Lucky Luke : Matthieu Bonhomme ♥
  8. Renaissance héros Marvel – T4 – Captain America : Rieber et Cassaday ♥♥♥♥
  9. Blacksad – Tome 4 – L’Enfer, le silence : Canales et Guarnido ♥♥♥♥
  10. Jeremiah Johnson – Tome 1 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Jack Jadson
  11. Jeremiah Johnson – Tome 2 : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau et Jack Jadson
  12. La Venin – Tome 1 – Déluge de feu : Laurent Astier
  13. La Venin – Tome 2 – Lame de fond : Laurent Astier
  14. La Venin – Tome 3 – Entrailles : Laurent Astier
  15. Dynastie Donald Duck – T01- Sur les traces de la licorne et autres histoires : Carl Barks [Comics] ♥♥♥
  16. Texas Jack : Dimitri Armand et Pierre Dubois ♥♥♥♥
  17. Black Panther – Tome 1 – L’empire intergalactique du Wakanda (Partie 1) : Ta-Nehisi Coates, Daniel Acuña et Jen Bartel [Comics]
  18. Hercule Potiron – Tome 2 – Hollywood : Pierre Veys et Giancarlo Caracuzzo
  19. Ghost kid : Tiburce Oger ♥♥♥♥
  20. Catamount‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬1‭ ‬-‭ ‬La jeunesse de Catamount :‭ ‬Benjamin Blasco-Martinez‭ ‬et‭ ‬Albert Bonneau ♥♥
  21. Je suis Iron Man :‭ ‬Collectif [Comics]
  22. Death Mountains – Tome 1 – Mary Graves : Christophe Bec et Daniel Brecht ♥♥
  23. Death Mountains – Tome 2 – La Cannibale : Christophe Bec et Daniel Brecht ♥♥
  24. Superman – Terre-Un – Tome 2 : Straczynski et Ardian Syaf [Comics] ♥♥♥♥
  25. Buffalo Runner : Tiburce Oger ♥♥♥♥
  26. Geronimo : Matz et Jef
  27. Undertaker – Tome 6 – Salvaje : Xavier Dorison et Ralph Meye ♥♥♥♥
  28. Dans la tête de Sherlock Holmes – T2 – L’Affaire du ticket scandaleux :  Lieron et Benoit Dahan ♥♥♥♥

 

Bilan Livresque Mensuel : Juin 2021 [Mois Anglais – Saison 10]

Chaque année, le mois de Juin est un des plus prolifiques (avec septembre aussi), la faute au Mois Anglais qui me fait dépasser toutes les limites (avec une baisse de régime ensuite).

Ce n’est pas en 2021 que je rougirai de mon Bilan, même si, comme d’habitude (♪), j’aurais aimé lire encore plus et que malgré ma vitesse de pointe, ça ne changera pas grand-chose à mon Immense Pile À Lire.

Pour ce Mois de Juin sans vacances dans le Sud, j’ai tout de même réussi à lire 27 Romans (dont 4 pavés), 34 Bédés et 1 Mangas, ce qui me donne un total de 62 lectures en juin.

Mon compteur Babelio est, quant à lui, à 202 lectures (depuis le 1er janvier 2021).

Au rayon des évolutions flagrantes, Minou a encore fait des progrès… Lorsqu’il est dans sa pièce, là où je le soigne, là où se trouve deux biblios, il est plus réceptif et bien plus en confiance qu’ailleurs dans la maison.

C’est dans cette pièce que je l’ai le plus câliné. En juin, pendant que mes mains se trouvaient des deux côtés de la bête, lui prodiguant moult caresse, j’ai tenté une nouvelle expérience en lui soulevant l’avant, puis l’arrière, sans que monsieur ne se rebelle. Il semblait plus se demander ce qu’il se passait, mais rien de plus. Quelques fois j’ai réitéré l’exploit sans qu’il ne bouge.

Je suis donc passée à la vitesse supérieure qui fut de le soulever dans les airs (une main sous le ventre, une autre au cul, lui plaquant la queue). Il a tourné la tête dans tous les sens, se demandant sans doute par quel prodige il l’évitait et je l’ai reposé assez vite.

Plusieurs jours de suite j’ai recommencé, le gardant de plus en plus dans mes mains, montant un peu plus haut et le déposant même sur le lit. On voit de suite qu’il ne comprend pas le truc, mais il ne se débat pas, c’est déjà ça.

Il est toujours à la recherche de câlins et quand il a décidé que c’était maintenant, faut monter sinon, ses cris plaintifs se feront entendre. Je craque…

L’autre jour, sa gamelle était vide (il était 15h30), ce qui est assez rare, il se garde toujours une petite provision. Je peux compter sur les doigts d’une main les fois où mon chat a demandé à manger, s’étant toujours contenté de ce qu’il recevait. Avec lui, pas de cinéma comme avec d’autres chats de ma connaissance.

Pourtant, dernièrement, après ses câlins, il a entreprit de lécher la poussière de croquettes au fond de sa gamelle, alors qu’il ne la ramasse jamais (je dois la retirer).

Consciencieusement, il a absolument tout reléché !! Sa gamelle était presque aussi propre que lorsque je la lui lave. Le message était on ne peu plus clair… Même si ce n’était pas l’heure, je lui ai donné sa ration du soir. Ce chat sait se faire comprendre !

Un autre soir, vers 22h30, il est venu miauler et quand je voulais le caresser, il s’en allait sans se presser, comme pour me signifier que je devais le suivre, ce que j’ai fait. Il avait tout mangé sa ration du soir (un événement !), alors, je lui en ai remis un peu dans sa gamelle et tout en sortant sa boite à croquettes, j’entendais ronronner derrière moi. Comme disait Mongénéral « Je vous ai compris ».

Ces derniers jours, alors que je soupirais parce que je n’étais plus arrivée à le caresser dans les escaliers, lorsque je monte derrière lui, suivant monsieur pour aller le câliner dans ses appartements, et bien, il s’est arrêté dans l’escalier, comme d’habitude, j’ai tendu la main et bingo, j’ai pu le caresser !! Et réitérer l’exploit le lendemain… Héhé, on progresse encore et toujours.

Ma nièce va toujours très bien, elle est toujours in love de sa tata d’amour (ne me demandez pas qui est le plus in love de l’autre) et après être restée 15 jours sans me voir (foutue pharyngite), j’ai eu droit à des gros gâtés et les deux jours qu’elle est venue chez mes parents, après sa sieste, elle est restée plus d’une heure assise sur mes genoux, toute calme. On lui aurait donné le bon dieu sans confession. Mdr

D’ailleurs, ma mère n’existait plus, elle ne pouvait plus lui donner la main (fallait que ce soit moi), ni à manger. La puce voulait partager ses frites et son poisson avec moi, pas parce qu’elle est partageuse, juste pour en avoir mon à manger (sa mère, plus âgée, refourguait sa nourriture au chien mais s’était vite faite découvrir. Ne riez pas, j’avais fait de même bien avant elle).

Par contre, quand la petite puce n’a pas voulu un ©Petit Beurre (gravé main et bio) et que ma mère me l’a donné, j’ai juste pu mordre une seule fois dedans avant qu’elle ne me le confisque pour le manger…

Pas grave, ma mère m’en refile un deuxième… Confisqué aussi par les petites mains qui, après avoir mordillé dans les deux, leur a fait livrer une bataille épique. Deux Petit Beurre qui se télescopent, ça en fait des miettes sur le short (sur le mien puisqu’elle était sur mes genoux). Bon ben, privée de biscuit, tata ! M’en fout, elle est trop choupi mais je ne suis pas impartiale.

Passons maintenant au Bilan. Vu tout ce que j’ai lu durant le mois, je ne vais pas faire des mini chroniques de chaque romans lus et, comme en juin 2020, je vais me contenter de vous donner la liste de mes lectures avec les liens intégrés dedans. Des petits émojis vous donneront, en un seul coup d’oeil, mes impressions de lecture.

Bilan Mensuel Livresque : 27 romans lus (dont 4 pavés)

  1. La Survie de Molly Southbourne : Tade Thompson ♥♥♥
  2. Ormeshadow : Priya Sharma ♥♥♥
  3. Les Annales du Disque-Monde 01 – La Huitième Couleur : Terry Pratchett ♥♥
  4. Le secret de Sherlock Holmes : Christophe Guillon et Christian Chevalier ♥♥♥♥
  5. Aventures du fils de Sherlock Holmes racontées par le Dr. Watson ♥♥
  6. Acadie : Dave Hutchinson ♥♥
  7. Lady Sherlock – Tome 1 – Une étude en rose bonbon : Sherry Thomas ♥♥♥♥
  8. La ferme des animaux : George Orwell ♥♥♥♥♥
  9. L’hôtel de la dernière chance – Une enquête magique de Seth Seppi – 01 : Nicki Thornton ♥♥
  10. Agnès Grey : Anne Brontë 😞
  11. Sacrilège à Blackfriars – Frère Athelstan 03 : Paul C. Doherty ♥♥♥♥
  12. Le Murder Club du jeudi : Richard Osman [LC avec Bianca] 😞
  13. Blood and Sugar : Laura Shepherd-Robinson ♥♥♥♥
  14. Blackwing – 03 – La chute du corbeau : Ed McDonald ♥♥♥♥
  15. Le Carnet d’enquêtes de Sherlock Holmes : Tim Dedopulos ♥♥♥
  16. Détectives du Yorkshire ‭–‬ 05 ‭– ‬Rendez-vous avec le danger ‭:  Chapman [LC avec Bianca] ♥♥♥♥
  17. Méthode de Sherlock Holmes – Secrets et astuces du plus grand détective du monde : Ransom Riggs ♥♥♥
  18. Nouvelles enquêtes Hercule Poirot – 03 – Crime en toutes lettres : Hannah ♥♥
  19. Sherlock Holmes et les ombres du passé : Thierry Niogret ♥♥♥♥
  20. Ganesha‭ ‬-‭ ‬Mémoires de l’Homme-Éléphant :‭ ‬Xavier Mauméjean 😞
  21. Les chroniques de St Mary’s – 03 – Une seconde chance : Jodi Taylor ♥♥♥♥
  22. Troie – 03 – La chute des rois : David Gemmell et Stella Gemmell ♥♥♥♥♥
  23. Épopée de Gengis Khan – 03 – Chevauchée vers l’Empire : Iggulden ♥♥♥♥♥
  24. Les Dernières heures : Minette Walters [LC avec Bianca] 😞
  25. Le lord, le magicien et la malédiction : Lee Welch (pas chroniqué) 😞
  26. Le carnaval des ombres : R. J. Ellory ♥♥♥♥
  27. Les secrets de Cloudesley : Hannah Richell ♥♥♥

Bilan Mensuel Livresque : 34 Bédés et 1 Manga = 35 lectures

  1. Hercule Potiron – T1 – La meilleure façon de mourir : Veys et Caracuzzo ♥♥♥♥
  2. London – Tome 01 – La fenêtre fantôme : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  3. London – Tome 02 – Le carnet volé : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  4. The London Mystery Club – T1 – Loup-garou Hyde Park : Cali et Robert ♥
  5. Le gardien des ténèbres : Rodolphe et Isaac Wens ♥♥
  6. Le capital : Hiromi Iwashita et Karl Marx ♥♥♥
  7. Basil et Victoria – T02 – Jack : Edith Grattery et Yann 😞😞
  8. Basil et Victoria – T05 – Ravenstein : Edith Grattery et Yann ♥♥
  9. Golden Dogs – T01 – Fanny : Stephen Desberg et Griffo ♥♥
  10. Golden Dogs – T02 – Orwood : Stephen Desberg et Griffo ♥
  11. Les traqueurs – T03 – La dernière chasse : David Muñoz et Tirso ♥♥♥
  12. Golden dogs – T03 – Le juge Aaron : Stephen Desberg et Griffo ♥♥
  13. Golden dogs – T04 – Quatre : Stephen Desberg et Griffo 😞
  14. Blake et Mortimer – T24 – Le testament de William S. : Sente et  Juillard ♥
  15. Enquêtes commissaire Raffini – T11 – L’Inconnue de Tower Bridge : Rodolphe et Maucler 😞😞
  16. ABC contre Poirot (BD) : Frédéric Brémaud, Alberto Zanon et Agatha Christie ♥♥
  17. Agatha Christie- T1 – Le Secret de Chimneys : Rivière, Suhner et Christie 😞
  18. Agatha Christie – T09 – L’Affaire Protheroe (BD) : Norma et William Maury ♥
  19. Agatha Christie – T14 – Témoin indésirable (BD) : Chandre et A. Christie 😞
  20. Agatha Christie – T15 – Le Crime d’Halloween : Chandre et A. Christie ♥♥♥
  21. Agatha Christie – T16 – Cartes sur table : Franck Leclercq et A. Christie ♥♥♥
  22. Classiques illustrés – Grandes aventures de S. Holmes : Tall et  Redondo ♥♥♥
  23. Sherlock Holmes – Enquêtes surnaturelles : Boutanox et Jarvin ♥♥♥♥
  24. Les Voies du Seigneur – T01 – 1066 – Hastings : David et Calderón ♥♥
  25. L’Histoire Secrète – T05 – 1666 : Jean-Pierre Pécau et Léo Pilipovic ♥♥
  26. Aventures de Philip et Francis – T1 – Menaces sur l’empire : Veys/Barral ♥♥♥♥
  27. Aventures de Philip et Francis – T2 –  Piège machiavélique : Veys et Barral ♥♥
  28. L’homme invisible (BD) – Tome 1/2 : Dobbs, Regnault et H. G. Wells ♥♥♥
  29. L’homme invisible (BD) – Tome 2/2 : Dobbs, Regnault et H. G. Wells ♥♥♥
  30. Lord Jeffrey – Tome 1 – Le train de 16h54 : Hemberg et Hamo ♥♥
  31. L’île du docteur Moreau (BD) : Dobbs, Fiorentino et H. G. Wells ♥♥♥
  32. Blitz‭ – ‬Tome‭ ‬01‭ – ‬Blitz :‭ ‬François Rivière et Floc’h 😞
  33. Enquêtes d’Enola Holmes – T1 – Double disparition : Blasco &  Springer ♥♥♥
  34. Enquêtes d’Enola Holmes – T2 – L’Affaire Lady Alister : Blasco & Springer ♥♥♥
  35. WW 2.2 – L’autre Deuxième Guerre Mondiale – T03 – Secret Service : Mathieu Gabella et Vincent Cara ♥♥♥♥

Bilan Livresque Mensuel : Mai 2021

Mai 2021 a été un bon mois pour plusieurs raisons :

  • C’était le Mois Espagnol
  • J’ai un bon Bilan Livresque
  • On nous déconfine un peu plus
  • Minou va toujours bien
  • J’ai pu aller faire une balade à cheval
  • Ma nièce est toujours aussi choupi

Le Bilan Livresque de ce Mois de Mai n’est pas si mal que ça. 15 romans, 19 bédés et 2 comics de lus = 36 lectures. À ce jour, c’est mon meilleur score pour 2021 !

Sur Babelio, j’ai 140 lectures au compteur (tous les genres confondus) et nous ne sommes pas encore à la moitié de l’année. Arriver à 250 lectures sera donc, une fois de plus, tout à fait faisable.

Par contre, en ce qui concerne le temps, ce n’est pas avec le Mois de Mai que je vais prendre des jolies couleurs !! Par contre, mes pieds commencent à se palmer… Et j’ai trouvé des poissons dans le fond du jardin (mdr).

Au rayon des bonnes nouvelles, par contre nous avons donc la réouverture des restos et cafés, mais uniquement en terrasse. Dommage que le temps soit celui d’octobre et que la loi de Murphy soit toujours bien présente. Apparemment, si rien ne change, le 9 juin, ce sera la fête du slip et on pourra manger à l’intérieur des restos.

Minou, lui, il ne se plaint de rien, sauf qu’il voudrait encore plus de coups de brosse… Moi je ne suis pas contre, mais j’ai peur qu’un jour il n’ait plus un poil sur le dos à force de se faire passer la brosse. Depuis janvier que je brosse la bête deux à trois fois par jour, je viens toujours avec des sous-poils et je pourrais me faire un second manteau.

Comme toujours, si je suis à la véranda l’après-midi, Monsieur Chat me fiche la paix royale, me laisse même piquer une mini sieste, se contentant lui de dormir sur son torchon, couché à mes pieds (qui sont étendus, j’ai des grandes jambes), la tête contre ma pantoufle (ce chat est un chien !!!).

J’arrive à le caresser tout à fait dans cette pièce, mais faut qu’il soit en demande, sinon, il s’enfuit (pas trop vite). Si je pianote au PC sur la table de la cuisine, j’ai quelques chances qu’il me laisse écrire mes chroniques avant de réclamer que je monte chez lui pour le câliner, mais si je suis à la salle à manger, là, je n’y coupe pas, c’est directement qu’il pousse son miaulement plaintif de pauvre bête martyrisée !

Je résiste, je lui dis « non » alors monsieur va dans la véranda se chauffer la couenne puis revient à l’abordage. L’autre jour, il s’est assis non loin de moi mais en me tournant le dos. J’étais pliée de rire sur mon clavier.

Ma nièce continue de pousser, d’apprécier les balades avec moi et le chien et dernièrement, alors que je m’étais faite des tartines de choco (le Galler, choco Belge sans huile de palme, fournisseur de la Cour) comme dans pub (petites tranches de pain que je n’avais pas refermée), mademoiselle est venue près de moi, m’a fait comprendre qu’elle voulait venir sur mes genoux (je l’ai assise donc) et cette bougresse m’a piqué ma tartiné, a reléché consciencieusement le choco dessus puis a balancé ce qu’il restait, avec un air de suffisance affiché sur sa jolie bouille barbouillée de choco !

Sa tata est plus généreuse avec le choco sur les tartines que sa mamy… Bien que, ma mère n’ait pas tort d’en mettre très peu, vu l’état dans lequel la petite a quitté la table… PTDR

Sale gosse, va ! (comme sa tante, en effet).

Et puis, j’ai enfin fait referrer mes deux juments, il y avait du soleil et j’en ai profité pour monter la vieille bique et partir une heure (elle était speedée, la vieille !). Bon, pas le choix, j’ai fait, pour la 47 millionième fois, un tour que l’on connait plus que par coeur, mais putain, que ça faisait du bien de chevaucher au soleil.

Je n’ai pas réussi à obtenir un galop de la miss, mais j’ai eu au moins droit à un trot rapide (mois rapide que quand elle était jeune). Par contre, son pas est toujours rapide et la flânerie impossible avec elle. On ne la changera plus.

En commençant le mois par un conte, je ne pensais me prendre une telle baffe dans la gueule. Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepúlveda est un conte philosophique, une ode à la nature, qui n’est jamais tendre, un pamphlet sur ceux qui ne respectent rien, le tout sans jamais adopter un ton moralisateur, personne n’étant tout blanc ou tout noir dans ses pages.

Un voyage en camion me tentait bien alors je suis montée avec Patagonie, route 203 de Eduardo Fernando Varela et si au départ, je me suis amusée dans ma découverte, ensuite, le camion a continué sa route sans moi et je n’ai jamais réussi à reprendre le fil de l’histoire.

Huis-clos oppressant, Le puits de Ivan Repila est un court roman qui m’a mise fort mal à l’aise de par son sujet : deux enfants au fond d’un puit de terre, sans nourriture, sans eau. Les émotions ressenties sont fortes, donnent mal au ventre, mais je déplore que l’auteur n’ait pas approfondi certaines choses dans ce roman. Malgré tout, une fois ouvert, vous ne le fermerez qu’une fois la dernière page tournée.

Constitué de trois récits à des époques différentes, Le Ciel à bout portant, Jorge Franco nous immerge totalement en Colombie grâce à ses personnages travaillés qui seront nos guides dans la narration et qui, au travers de leur récit, tenterons de nous expliquer ce qu’est la Colombie et ses narcos.

San Perdido de David Zukerman a beau être une ville fictive, elle a tout de même eu assez de réalisme que pour s’infiltrer dans les pores de ma peau. Et dans mon âme, elle brûle encore, à la manière d’un grand soleil (oui, Brassens est dans ta tête maintenant). Assurément, un grand roman, porté par une belle écriture, simple sans jamais être simpliste et qui finit d’office dans mes coups de coeur 2021.

On pourrait croire que c’est un énième roman sur la shoah, mais non : Le magicien d’Auschwitz – Comment celui que l’on surnommait le Grand Nivelli a survécu à l’enfer de José Rodrigues dos Santos est bien plus que ça, même si son sous-titre aurait pu être plus sobre… Sans sombrer dans le voyeurisme ou le glauque, ce roman historique mêle la fiction avec la réalité, les personnages fictifs croisant les réels et nous parle de ces nazis fanas d’ésotérisme et de théories totalement farfelues, dingues, mais auxquelles ils croyaient dur comme fer. Un histoire à suivre que je me réjouis de retrouver au mois d’octobre.

L’univers du roman Les Voleurs de curiosités de Jess Kidd [LC avec Bianca] est un univers fantastique, sans pour autant que l’on fasse appel à la magie. L’intrigue, assez étrange, m’a un peu déroutée au départ, mais juste le temps de quelques pages. Ensuite, j’étais bien vautrée dans l’univers. C’est étouffant, ténébreux à souhait, mais amusant aussi, car il y aussi de l’humour grinçant dans ces pages et un fond d’humanité.

Avec un roman, ça passe ou ça casse ! Chez moi, quand ça ne passe pas, ça casse… Et c’est ce qui a eu lieu avec Les eaux troubles du Tigre de Alicia Plante. Son 4ème de couverture, avait tous les ingrédients pour faire un récit intéressant (les années de plomb de la dictature argentine, les vols de bébés) mais le passé dictatorial m’a semblé survolé en ce qui concernait les enfants volés et en prime, je me suis perdue dans les incessants aller-retour du récit

Deux ambiances différentes dans cette novellas SF qu’est Le fini des mers de Gardner Dozois qui sans en avoir l’air, parviendront à se rejoindre sur le final du roman om l’auteur semble nous adresser un pied de nez, nous laissant hésiter entre « tout cela était donc vrai » ou pas… Une excellente novellas pour ceux ou celles qui, comme moi, ne sont pas familière de l’univers SF mais qui ont envie d’aller s’y encanailler en commençant petit. Un récit très émouvant.

Les enquêtes du détective privé Heredia me faisaient de l’œil alors j’ai commencé par le dernier : Negra soledad de Ramon Diaz-Eterovic. Heredia est un détective privé bourru qui enquête à son aise, un peu comme un Maigret. L’atmosphère de ce roman était faite pour moi, je m’y suis sentie à mon aise et j’avais envie de poursuivre avec les autres romans et puis, l’auteur m’a fait un coup de pute dans ce roman-ci qui ne me donne pas envie de revenir. Dommage.

Mapuche de Caryl Férey est st un roman noir, fort sombre, qui mélange adroitement les faits réels et la fiction, lui donnant plus de poids que si nous avions juste lu des chiffres ou des faits, ad nauseam. Le roman ne nous apprend pas tout sur la dictature argentine, mais il est tout de même éclairant sur ce qu’il se passe durant les années de la dictature militaire et dont on ne parle pas assez souvent.

Après tous ces romans noirs, j’avais besoin d’une bouffée d’air frais et Enquête étrusque au Louvre 01 de Carole Declercq [LC avec Bianca] est arrivé à point nommé. Certes, il faut attendre la moitié du roman pour avoir un cadavre (mort naturelle), certes, ce n’est pas avec ce roman que vous serez incollable sur l’art étrusque, mais de mon point de vue, ce n’était absolument pas grave tant ce roman m’a fait du bien au moral. Il ne révolutionnera pas les romans policiers, mais il m’a apporté de la sérénité et m’a reboosté pour replonger dans le noir.

Entre le détective privé Mário França et moi, ça n’a pas matché… Quand les vautours approchent de Miguel Miranda est à prendre au second degré. Pourtant, impossible pour moi de passer la seconde, je suis restée en première et vous pensez bien que ce n’est pas passé… Moi qui n’ai rien contre les parodies, là, ce fut le bide total.

Son premier roman avait été un coup de coeur, il était impératif que j’aille voir ce que le suivant allait donner. Guerilla social club de Marc Fernandez m’a entraîné cette fois-ci du côté du Chili et de l’Argentine, durant quelques instants des années de plomb qui pèsent toujours sur les épaules des familles qui cherchent leurs disparus.

Pour le Mois Anglais, j’ai choisi le mauvais roman pour commencer car L’accusé du Ross-Shire de Graeme Macrae Burnet se déroule dans les Highlands (pas encore trop grave) mais son auteur est Écossais et non pas Anglais ! Bardaf, l’embardée, il ne peut entrer dans le Mois Anglais.

Mélange habile de thriller, de confession, de polar historique et de récit sur la conditions des paysans sous l’autorité d’un laird en 1869, c’est aussi le récit désespéré d’un jeune garçon qui voit son père baisser la tête sous le harcèlement de leur constable et qui un jour décide de mettre fin à tout cela. Ce thriller aurait pu se nommer « La vie des paysans dans les Highlands au XIXème siècle » ou tout simplement « La condition humaine ».

Bilan Livresque : 15 romans

  1. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Luis Sepúlveda
  2. Patagonie, route 203 : Eduardo Fernando Varela
  3. Le puits : Ivan Repila  
  4. Le Ciel à bout portant : Jorge Franco
  5. San Perdido : David Zukerman
  6. Le magicien d’Auschwitz : José Rodrigues dos Santos
  7. Les Voleurs de curiosités : Jess Kidd [LC avec Bianca]
  8. Les eaux troubles du tigre : Alicia Plante  
  9. Le fini des mers : Gardner Dozois
  10. Negra soledad : Ramon Diaz-Eterovic
  11. Mapuche : Caryl Férey
  12. Enquête étrusque au Louvre 01 : Carole Declercq [LC avec Bianca]
  13. Quand les vautours approchent : Miguel Miranda
  14. Guerilla social club : Marc Fernandez
  15. L’accusé du Ross-Shire : Graeme Macrae Burnet

Bilan Livresque : 19 Bédés & 2 Comics = 21 lectures

  1. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido
  2. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo, Mignola et Augustyn
  3. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Diaz Canales et Guarnido Juanjo
  4. Blacksad – Tome 2 – Arctic-Nation : Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
  5. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda, Piña et Saiz Jesús
  6. Don Vega : Alary Pierre
  7. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A
  8. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A
  9. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G.
  10. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares
  11. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares
  12. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor  et Khoury
  13. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel
  14. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  15. Dernier Templier, 04 – Le faucon du temple : Miguel de Lalor Imbiriba et Khoury
  16. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino
  17. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios
  18. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles
  19. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Philippe Nihoul et Daniel Brecht
  20. Les Traqueurs – T01 – L’arme perdue des dieux : David Muñoz et Tirso
  21. Les Traqueurs – T02 – L’héritage de sang : David Muñoz et Tirso

Bilan Livresque Mensuel : Mars 2021

BILAN NEW - Scrat dépité 4 mauvais bilan

Mars, ça devrait sentir bon les jours du printemps, mais si, en Mars 2020 (de triste mémoire), nous avions bénéficié de jours ensoleillés, cette année, c’est pas folichon !

Pour le Bilan Livresque de Mars 2021, c’est comme le temps, en demi-teinte ! Je suis contente de mes 13 romans lus (parce que au départ, c’était pas gagné d’arriver à ce score) mais moins de mes 6 bédés et 1 comics = 20 lectures.

Mon plus petit score de lecture pour ces 3 mois ! Shame on me ! Pour l’instant, j’ai 83 lectures en 90 jours. Faut que je remue mes puces, là parce j’ai réussi à me faire une PAL bédés et comics et si je veux en voir le bout, il serait temps que je hausse la cadence !

Mais voilà, comme j’avais lu beaucoup en Février, j’ai eu le coup de barre en Mars et le rythme a été ralenti. J’ai passé aussi quelques soirées à regarder des séries policières qui ne me prenaient pas la tête mais qui me faisaient du bien (Capitaine Marleau, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, la stagiaire, Meurtres à…) et de celles qui font délicieusement peur, comme Stranger Things.

Je me suis aussi occupée de mes plantations de plantes aromatiques (on change leurs terres), de mes petits cactus (idem parce que la terre des commerces, c’est de la merde) et autres plantes dites succulentes. Les mains dans la terre, moi, ça me détend, me déstresse, me comble de joie. Ok, pour les ongles, c’est pas génial, mais on s’en branle puisqu’on est à la maison, confinés ! Mhouhahahaha.

Le chat continue ses petits progrès, sans se presser, mais il avance toujours un petit peu et passe de plus en plus souvent du temps avec nous, surtout la matinée alors qu’avant, après ses câlins digestifs, il pieutait dans le divan, seul, jusqu’à 14h parfois. Là, il redescend avec moi et un jour, il est monté faire sa sieste vers 11h du matin !

Totalement in love de la véranda, ce chat y passe son temps pendant mon petit-déj, faisant subir mille tourments à mon pauvre torchon, qui, après avoir lavé les sols de la maison des centaines et des centaines de fois, coulait une retraite paisible en servant de paillasson pour mes pieds rentrant du jardin. Il joue avec, fait ses griffes dedans et plus tard (après-midi ou soirée), il se couche dessus.

Oui, monsieur le chat pourrait dormir dans un fauteuil, sur un plaid mais il préfère rester dans la véranda, dans le noir, couché en sphinx sur un vieux torchon troué. Tant que je ne remonte pas en haut, il reste là. Mon mari peut partir, le chat se contente juste de vérifier qu’il est bien disparu et revient, heureux, se coucher dans la véranda. Pour lui, il n’y a que moi.

En mars, cela fait deux ans qu’il est arrivé chez nous et quelques jours après son « anniversaire » de débarquement, il m’a fait un joli cadeau : nous étions tous les deux sur le lit de la chambre d’ami (qui est celle du chat), il se faisait gratouiller le cou (toujours à ma droite).

Ensuite, comme souvent, il est passé sur mes genoux pour aller à ma gauche, s’est posé et à réfléchit intensément (du moins, il donnait cette impression là) et boum, en repassant sur mes genoux, il s’y est posé !!!

Nom de Dieu, lui qui ne venait sur mes genoux que dans le divan, en haut, avec un plaid sur mes genoux, le voilà qui prend son courage à deux mains et ose s’y asseoir ailleurs, sans plaid. Et il réalise ça sans me prévenir. J’avais de nouveau un sourire énorme affiché sur ma tronche. Il ne le fait pas à chaque fois, préférant se coucher contre ma cuisse que sur mes genoux, mais maintenant, je sais qu’il a osé et ça me remplit de bonheur.

Le chat endormi à mes côtés, sur le coussin, pendant que je regardais Top Chef

Passons maintenant aux lectures de Mars !

Déception pour commencer le mois avec La Brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier [LC avec Bianca] que je souhaitais lire depuis sa sortie. Si j’ai apprécié la partie qui parlait des non-droits des femmes anglaises, de ces femmes en surplus après la Première Guerre, j’ai trouvé le reste du roman contemplatif et je me suis ennuyée à certains moments.

Pour se remettre en route, rien de tel qu’une lecture addictive et c’est une fois de plus avec Michel Bussi que j’ai eu ma dose d’entourloupes. Rien ne t’efface est un policier efficace, rempli de mystères, de questionnements, de choses qui semblent provenir de l’univers du fantastique mais qui seront expliquées de manière tout à fait réaliste. Hautement addictif ce roman et une fois de plus, l’auteur m’a bien eu.

Dans les bonnes résolutions que je ne prends jamais, j’avais envie de découvrir les romans coréens et celui-ci me faisait de l’oeil depuis sa sortie. Sang Chaud de Un-Su Kim [LC avec Rachel] nous plonge dans les mafias coréennes qui, de prime abord, semblent être toutes gentilles mais qui cachent bien des saloperies sous les tapis. Au moins, les Méchants du roman n’étaient pas stéréotypés. Une belle LC !

Si vous voulez voyager dans le temps et dans l’espace (sans oublier dans l’espèce), alors je vous conseille Le chant du bison de Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca] qui nous raconte un moment de vie de Sapiens et Néandertal. C’est un récit qui prend son temps, Bianca l’a trouvé trop contemplatif, mais moi, j’ai aimé son rythme lent, au pas des Hommes qui ont foulé la Terre des milliers d’années avant nous.

Le western, c’est mon dada ! Si un auteur que j’apprécie m’en concocte un, sûr et certain que je vais lui sauter dessus comme Lucky Luke sur Jolly Jumper. Avec Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01, Michaël Mention nous offre un western qui respecte les codes tout en s’en affranchissant, un western poisseux, violent, sans concession, brut de décoffrage car l’époque n’était pas celle des Bisounours. Un vrai roman noir, ce western ! Vivement la suite.

Les huis-clos, quand ils sont bien réalisés, c’est un must. Avec Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp, j’en ai eu pour mon argent et même bien plus car il était très bien réalisé du côté des personnages mais aussi de son scénario, avec un suspense bien maîtrisé. Difficile de lâcher ce roman qui allie suspense de fou, mystère épais, scénario implacable, narration au poil et construction intelligente afin de mieux prendre les lecteurs dans ses filets.

C’est chez Yvan que j’avais découvert la chronique et eu envie de lire Le Dit du Vivant de Denis Drummond. Nous n’étions pas fait, le roman et moi, pour nous croiser parce je suis passée à côté…

Après avoir laissé tous les personnages en plan dans La cité de feu, le tome 1, j’avais hâte de les retrouver dans la suite. La cité de larmes de Kate Mosse commence doucement, l’auteure prenant son temps pour que l’on se refamiliarise avec ses personnages quittés en 2020, pour replanter ses décors, l’époque et ses problèmes religieux entre catho et huguenots. Puis tout s’accélère avec la Saint-Barth de triste mémoire…

C’était une relecture mais je l’ai faite avec plaisir à la demande de Bianca. J’ai donc ressorti ma vieille édition de La Mystérieuse Affaire de Styles d’Agatha Christie [LC avec Bianca] et ça tombait bien car je n’avais jamais réussi à retenir l’entourloupe de la Reine du Crime dans ce roman qui met en scène pour la 1ère fois Hercule Poirot. Malgré le fait que j’avais revu il y a peu l’adaptation télé avec David Suchet

Pour ceux et celles qui le boivent noir de noir, je conseillerai La république des faibles de Gwenaël Bulteau. France, 1898, dans la France d’en bas, celle qui trime, qui se lève très tôt. Gardez à l’esprit que c’est un roman noir puissant, violent, sans concession, brut de décoffrage. L’auteur possède une belle écriture, sans fioritures et une plume trempée dans l’acide des injustices sociales. Un très bon premier roman noir.

Une touche de fantastique pour se changer les idées et c’est ainsi que j’ai décidé d’ouvrir La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green de Michael Marshall Smith. Aucun regret, j’ai passé un excellent moment dépaysant à tous points de vue, en compagnie de personnages sympathiques qui m’ont conté une fable intéressante sur le Bien et le Mal, un récit loufoque, déjanté, mais bien maîtrisé !

Un petit coup de techno-thriller pour finir le mois, pour se coucher moins bête et pour passer un excellent moment de lecture addictive. Justement, le deuxième tome de 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves de Marc Lévy était sorti et je lui ai sauté sur le râble. Un énorme travail de documentation de la part de l’auteur, sur tout ce qui se passe dans l’envers du décor, sur les magouilles qui se déroulent en coulisses, dans notre dos. Hautement intéressant !

La montagne, ça vous gagne ! Envie de neige dans le Vercors ? Alors ouvrez ce huis clos qui se déroule en plein air, dans l’air vivifiant des montagnes, dans la neige et le froid, à la recherche d’un tueur sadique. Solitudes de Niko Takian ne révolutionnera en rien le roman policier, sa résolution étant assez classique et sans effet WAW que certains savent faire, mais il permet de passer un bon moment de suspense à se geler les pieds dans la montagne.

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Brodeuse de Winchester : Tracy Chevalier [LC avec Bianca]
  2. Rien ne t’efface : Michel Bussi
  3. Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]
  4. Le chant du bison : Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca]
  5. Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01 : Michaël Mention
  6. Le sang des Belasko : Chrystel Duchamp
  7. Le Dit du Vivant : Denis Drummond
  8. La cité de larmes : Kate Mosse
  9. La Mystérieuse Affaire de Styles : Agatha Christie [LC avec Bianca]
  10. La république des faibles : Gwenaël Bulteau
  11. La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green : Michael Marshall Smith
  12. 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Lévy
  13. Solitudes : Niko Takian

Bilan Livresque Mensuel : 6 Bédés – 1 Comics = 7

  1. Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne
  2. Superman – Terre-Un – Tome 1 : Straczynski et Shane Davis [Comics]
  3. Les Quatre de Baker Street – Tome 09 – Le Dresseur de Canaris : Djian, Legrand et Etien
  4. Calvin et Hobbes – Tome 4 – Debout, tas de nouilles ! : Bill Watterson
  5. Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux
  6. Tu mourras moins bête – Tome 1 – La science, c’est pas du cinéma ! : Marion Montaigne
  7. Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Cordurié et JC Poupard

Bilan Livresque Mensuel : Février 2021 [Mois du Polar]

Février, comme tous les ans, est le mois le plus court de l’année et pourtant, je réalise souvent des bons scores de lecture, la faute au Mois du Polar chez Sharon, sans aucun doute.

« Grâce au » Mois du Polar serait plus juste. La motivation est encore plus présente que durant les autres mois (hormis les juin/septembre) car il ne faudrait pas que je ne lui fasse pas honneur.

Mon Bilan Mensuel Livresque pour Février est donc de 21 romans, 7 Bédés, 3 Comics et 4 mangas lus = 35 lectures, pas une de moins.

Pour 28 jours, c’est honorable. Depuis le 1er janvier, j’ai déjà 63 lectures, tout confondu.

Minou, de son côté, continue de bien se porter. On lui a réparé son arbre à chat qui avait fait la guerre, il continue de passer son temps dans le divan en haut, mais vient plus souvent nous faire des petits coucou au rez-de-chaussée.

Minou couché dans le pli de mes jambes, derrière mes genoux

Il adore aller faire un tour dans la véranda et se coucher dans un carré de soleil, renifler mes plantes, se coucher dans un des bacs de fleurs qui se trouve en plein soleil (sans les abîmer !) et se faire un petit parcours en passant derrière le divan et sous les tables, à tel point que bien souvent, on est surpris de le découvrir dans la pièce ou de voir passer un bout de queue grise quelque part.

L’autre jour, il est venu miauler près de moi, avec tellement d’insistance et de détresse dans la voix que j’ai pensé qu’il mourrait de faim et malgré le fait que ce n’était pas son heure de souper, je suis montée pour lui remettre des croquettes. Stupeur, la gamelle contenait encore des croquettes… Ok, j’ai compris le message : monsieur voulait des câlins !

Comme au soir mon mari va se coucher plus tard et durant quelques jours, il y est même allé aussi tard que moi, ce pauvre animal n’avait pas eu droit à ses câlins en tête-à-tête avec moi, donc, il est passé par le bureau des réclamations !

Pas con, ce chat, il sait ce qu’il veut et maintenant que ça fait bientôt deux ans qu’il est chez nous, il se permet plus de choses.

Comme avant je passais du temps près de lui lorsque je le soignais au soir et que, depuis l’accident de mon mari, je ne le faisais plus (le chat a eu droit à plus de 3 mois de tête-à-tête avec moi, ça ne servait plus à rien), ça a dû lui manquer et maintenant, on a remis ça : je le brosse, je le gratouille et lui se colle contre moi avec la tête du chat le plus heureux du monde.

Cet animal est plus brossé qu’un chat à poils longs la veille d’un concours mondial ! Cette brosse va finir usée ou alors, il n’aura plus un poil sur le dos à force de se les faire retirer (mais cette année, la mue sera plus calme, j’espère, vu qu’il est brossé 3 fois par jour !).

Et je vous jure que quand il veut que je monte chez lui pour le câliner, il sait se faire comprendre et il est difficile de résister à son miaulement plaintif qui ressemble à un chat en train de mourir. D’ailleurs, il m’a saisi plusieurs fois car il arrive sans faire de bruit et puis il pousse son cri déchirant.

Ce chat aura ma mort ! mdr

Rien n’est simple dans Nuit sans lune au Waziristan de Saqib Mausoof. On suit un agent d’assurance mais ce roman noir bifurque assez vite dans du plus profond que ce que l’on pourrait penser au départ. Un polar qui prouve que la littérature policière mérite ses lettres de noblesse et qu’il n’y a que ceux qui ne savent pas qui croient encore que c’est de la littérature de gare.

Un récit qui prend aux tripes, c’est sans conteste Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat de Ishmael Beah où l’auteur raconte l’arrivée des rebelles au Sierra Leone, les massacres dans les villages, sa fuite en avant et son embrigadement dans l’armée en tant qu’enfant soldat. Une histoire vraie dure, sombre, violente, même si on se doute que l’auteur a fait en sorte que son récit ne soit pas plombant ou trop horrible.

Rien de tel qu’un peu de légèreté après un roman sombre. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime de Irene Adler ne révolutionnera jamais le monde du polar, mais au moins, l’auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cons et les adultes peuvent le lire sans soucis. L’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée.

Faut bien qu’arrive de temps en temps un roman à côté duquel on passe. L’autre ville de Michal Ajvaz était celui-là. Cet O.L.N.I surfe sur le fantastique, le fantasmagorique, l’onirique et le surréaliste. Je me suis perdue, j’ai étouffé, je me suis noyée dans ce roman…

Pour repartir du bon pied, rien de tel qu’une enquête du Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano de Andrea Camilleri ! Trois enquêtes, dont une qui fut la première en tant que commissaire de Vigatà. Sans se presser, nous contant la Sicile vue par l’autre bout de la lorgnette, l’auteur nous emmène dans des enquêtes où aucun être humain n’est assassiné. Plaisant, amusant et diablement dépaysant !

On revient aux lectures qui marquent avec La dénonciation de Bandi, un auteur qui vit en Corée du Nord et qui nous parle, au travers de plusieurs nouvelles, de ce qu’il se passe dans son pays. Un livre à lire afin de voir ce que c’est que des privations de libertés dans certains pays où vous n’avez même pas le droit de rouspéter.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman [LC avec Bianca]. Enfin, je pensais me la couler douce, mais l’auteure ne ménage ni ses personnages, ni son lectorat et nous entraîne dans plusieurs enquêtes différentes. Cela pourrait sembler léger vu de loin, mais même si c’est avec humour, l’auteure dénonce tout de même certains faits, comme les dégâts provoqués par des rumeurs, les violences policières, les fausses accusations,…

Un roman noir aux airs de reggae, ça vous tente ? Rassurez-vous, Get Up ! Stand Up ! de Perry Henzell n’est pas un roman bourré de clichés et de joyeux hippies jouant sur la plage. Dans ce roman, il y a une vraie réflexion derrière chaque action, chaque personnage, dans le scénario et les clichés ne sont pas les bienvenus. Un roman noir assez sombre sur fond de guerre politique pour obtenir le pouvoir.

La plume de Viliam Klimacek est primesautière, presque, agréable à suivre, teintée d’ironie aussi, dans Bratislava 68, été brûlant. C’est la Grande Histoire que l’on va découvrir au travers de petites histoires familiales. Dans ce roman noir, dans ces témoignages que l’auteur a transformés en fiction, toutes ressemblances avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas fortuite du tout. Elle est réelle.

Dans Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune de Le Griot nous propose de revenir sur cette enquête en chambre close, 20 ans après et que le grand détective nous offre une autre solution que celle connue du grand public. Réalisant ses déductions du fond de son fauteuil, je n’ai pas été conquise par la solution proposée par Holmes.

Quand on est fan du détective de Baker Street, on le suit partout, même s’il n’y a pas de remontées mécaniques. Sherlock Holmes à Chamonix de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc ne révolutionnera rien du tout, le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts mais au moins, on passe un bon moment lecture sans se prendre la tête. J’ai déjà lu mieux mais croyez-moi, j’ai lu bien pire !

Oubliez le train postal Glasgow-Londres et passez directement à L’attaque du Calcutta-Darjeeling de Abir Mukherjee. Une fois de plus, nous sommes dans un roman où la résolution du crime est moins importante que de dénoncer le racisme crasse des Anglais envers les indigènes. La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre.

Chez Pétros Márkaris aussi, l’enquête sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque. Dans Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté nous retrouvons le commissaire Kostas Charitos qui enquête sur des meurtres dont le lecteur n’a pas trop envie que l’on retrouve l’assassin tant c’étaient des salopards. Un roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard.

Allez hop, je n’ai pas pu résister à l’envie de m’en refaire un de plus ! Ayant sauté dans la chronologie, le volume 2 : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence de Andrea Camilleri, j’ai rattrapé mon erreur.

Puisqu’il fait recette et que des tas d’auteurs aiment s’en inspirer, c’est du pain béni pour les amateurs du détective du 221B. Oui mais… Dans Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours de Jean-Noël Delétang, c’est un Holmes sans relief que j’ai suivi. Il est le reflet de ce que l’auteur imagine dans sa tête (et c’est son droit), mais le présenter de la sorte, c’est un parti pris énorme qui ne paye pas car si le plat présenté était inhabituel, il était aussi sans saveur et trop doux pour le palais des fans du détective. Ça manquait de goût ! Et puis, nommer Watson « Charles » alors que c’est « John », j’ai pas apprécié et encore moins compris l’utilité.

♫ C’est quelqu’un qui m’a dit que… ♪ Et voilà, La rumeur ‭est lancée ! ‬Kara Lesley nous plonge dans une petite ville où il paraîtrait qu’une tueuse d’enfant est planquée. La rumeur, telle une bite, grossit de bouche en bouche et quand ça explose, ça fait des dégâts, ça peut briser des vies, des réputations et les dommages collatéraux sont énormes. Si je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour les personnages, on peut dire que ce roman est addictif et que l’auteure a su bien brouiller les cartes.

Le conflit Israelo-Palestinien n’est pas souvent traité dans les romans, c’est pour cela que j’avais coché Gaza dans la peau de Selma Dabbagh mais hélas, je n’ai pas réussi à entrer dans le roman et je suis passée à côté. Deux fois en février que je loupe une lecture… Râlant ! J’aurais aimé pouvoir me glisser dans ces pages et le vivre de l’intérieur, aux côtés de ceux qui souffrent.

Véritable whodunit ou Cluédo Coréen, Le portrait de la Traviata de Jinki Do explore toutes les pistes possibles et imaginables pour ce meurtre quasi en chambre close. Rien ne sera laissé au hasard et tout en enquêtant, l’auteur nous parlera de la culture sociétale coréenne et des bars à hôtesses qui ne disent pas leur véritable nom.

Un roman noir violent, d’un réalisme brutal et cette fois-ci, Gabino Iglesias nous propose un roman choral dans Les Lamentations du coyote. Si certains portraits avaient une puissance énorme et m’ont pris aux tripes, deux parmi les six étaient moins intéressants, moins forts et à chaque fois que je tombais sur eux, la pression redescendait et cela a gâché une partie de mon plaisir.

Il vit dans le même bled paumé que vous, vous vous entendez bien, c’est votre voisin, mais aussi un pote. Avec L’ami, Tiffany Tavernier, explore les ravages qui découle de l’arrestation de votre pote pour assassinat de jeunes filles. Vous n’aviez rien vu, rien suspecté, vous tombez de haut. Un roman prenant qui traite d’un fait divers et qui montre que les assassins savent se déguiser et passer inaperçu.

Que pourrait-on faire de son temps de cerveau disponible que nous avons gagné comparé à nos ancêtres ? Apocalypse cognitive de Gérald Bronner pose une question : Que faisons-nous aujourd’hui du temps libéré par les machines ? La passons-nous à apprendre, étudier ou le gaspillons-nous sur les réseaux sociaux ? Le genre de lecture qui ne reposera votre cerveau mais qui l’enrichira.

Bilan Livresque Mensuel : 21 Romans

  1. Nuit sans lune au Waziristan : S. Mausoof
  2. Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat : Ishmael Beah
  3. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler
  4. L’autre ville : Michal Ajvaz
  5. Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri
  6. La dénonciation : Bandi
  7. Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  8. Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell
  9. Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek
  10. Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot
  11. Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
  12. L’attaque du Calcutta-Darjeeling : Abir Mukherjee
  13. Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris
  14. Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri
  15. Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang
  16. La rumeur ‭: ‬Kara Lesley [LC avec Bianca]
  17. Gaza dans la peau : Selma Dabbagh
  18. Le portrait de la Traviata : Do Jinki
  19. Les Lamentations du coyote : Gabino Iglesias
  20. L’ami : Tiffany Tavernier
  21. Apocalypse cognitive : Gérald Bronner

Bilan Livresque Mensuel : 7 Bédés / 3 Comics / 4 mangas = 14

  1. Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux
  2. Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
  3. Calvin et Hobbes – Tome 2 – En avant, tête de thon ! : Bill Watterson
  4. Calvin et Hobbes – Tome 3 – On est fait comme des rats : Bill Watterson
  5. Jeremiah – Tome 1 – La Nuit des rapaces : Hermann
  6. Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank
  7. Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank
  8. Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie
  9. My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa
  10. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  11. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  12. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 5 – L’aiguille creuse (3ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  13. Batman – Année Un : Frank Miller & David Mazzucchelli
  14. Barracuda – Tome 3 – Duel : Jean Dufaux et Jérémy

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2021

Quoi d’neuf docteur pour ce mois de Janvier 2021 ? Rien de neuf sous le soleil (ou sous la pluie), juste des nouvelles lectures, une PAL qui monte plus souvent qu’elle ne descend et des nouveautés qui arrivent avec la rentrée littéraire et qui vont encore venir exploser mon compteur PAL.

Mon Bilan Livresque de Janvier est honorable. Je suis dans la normalité, ni plus, ni moins et pas de démarrage en trombe car qui veut voyager loin ménage sa monture, ou qui veut lire un max sur l’année ne commence pas par se fatiguer.

Pour le moment, j’ai lu plus de livres qu’il n’y a de vaccinés, c’est-à-dire 11 Romans, 16 Bédés et 1 Manga (= 28 lectures). Attention, dans mes romans, j’avais deux pavés énormes : un de 1050 pages et l’autre de 900…

Si j’additionne mes pages lues, ça fait un sacré nombre (5104 pages lues). Non, je ne suis pas dopée, même pas à l’insu de mon plein gré. Juste au café…

Minou de son côté continue de progresser. Il passe sa journée dans le divan en haut, pendant que nous sommes en bas, mais depuis le nouvel an, mon mari sait remonter les escaliers et donc, au soir, il se pose dans le divan de Minou.

Si au départ le poilu n’a pas osé monter sur mes genoux et s’est contenté de se vautrer sur le gros coussin à mes côtés, il a été s’acheter une dose de courage et depuis quelques temps, il n’hésite plus à sauter sur mes genoux, à s’y installer (tout en dardant sur mon homme son regard de braise qui doit vouloir dire « casse-toi d’là »), à ronronner et dernièrement, à y pieuter !

Lorsque mon mari monte se coucher, le chat court se planquer sous la table (des fois qu’il voudrait le tuer) et revient ensuite reprendre son dodo là où il l’avait terminé. Non mais, des fois !

Dernièrement, il a même osé aller se coucher à sa place, au fond du divan, à côté de mon mari. Que de progrès.

Dans les escaliers, lorsque le chat et moi, nous nous croisons, c’est toujours la fuite en avant (comme si j’allais lui shooter dedans) mais ça cavale moins vite, il prend des risques, ne s’enfuit qu’au dernier moment (il aime la vie dangereuse), tout en vérifiant que je suis dans son sillage, si c’est l’heure de manger…

Ne déviez pas du chemin pour brancher la bouilloire électrique pour votre café, le Minou viendra vous rappeler d’un miaulement que ce n’est pas l’heure pour ça mais pour les croquettes… Hé ho, le café, ça attendra, moi je veux mes croquettes !

C’est grâce à la chronique de Sharon que j’ai enfin sorti de ma biblio Dans la vallée de l’ombre de la mort de Kirk Mitchell, roman policier historique qui se déroule durant la guerre de Sécession. C’est un récit qui prend son temps, qui nous plonge dans un bain de sang, sans jamais virer au glauque, sans jamais devenir lourd et qui nous expédie, avec un réalisme glaçant, dans la Guerre de Sécession.

À cause de Dealer De Lignes, j’ai acheté Le Voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson, qui est totalement en dehors de mes sentiers battus, même si c’est tout de même une enquête sur un vol… Un vol particulier dans un musée : des plumes d’oiseaux rares afin de monter des mouches pour la pêche. Non, ne soupirez pas d’ennui car le roman est super intéressant et je n’avais pas envie de reposer le livre qui m’a tenu en haleine durant tout le temps.

Je me devais de terminer la trilogie de Don Winslow et je me suis attaquée à La Frontière – Art Keller 03, roman sur la drogue, les cartels, la D.E.A, les prisons, mais pas que… C’est un roman sombre, glaçant, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule. Bref, un putain de coup de coeur !

La loi des hommes de Wendall Utroi [LC avec Bianca] n’est pas qu’un roman policier historique, c’est aussi un roman noir car les conditions sociales sont mises en avant par l’auteur à tel point qu’on se croirait dans un Dickens rythmé. Dans ce roman, les gens mentent, cachent des choses et il faudra de la persévérance à l’enquêteur pour démêler le vrai du faut. Un récit sombre mais non dénué d’émotions.

Depuis le temps que je me dis qu’il est temps que je découvre les auteurs Coréens, c’est maintenant chose faite avec Eté, quelque part, des cadavres de Yeon-Seon Park qui est un roman policier bourré de fraîcheur, de sourires, tout en restant sérieux car nous avons 4 jeunes filles disparues le même jour. Une enquête menée par une jeune fille, sa mémé bourrue et un gamin de 14 ans beau comme Apollon. Une belle découverte.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan se déroule en 1985 mais pourrait avoir lieu de tout temps et vu le comportement de certains, on pourrait même croire que ce récit vient tout droit de l’époque victorienne. Hélas, il n’en est rien. Ce roman court met en avant un contexte social de crise économique et l’omniprésence de la religion dans cette Irlande catholique. Les bonnes soeurs bouffent du Bon Dieu et chient du Diable. Un roman bourré d’émotions qui se termine un peu trop vite, malheureusement.

Si on voulait absolument classer Le Sanctuaire de Laurine Roux quelque part, la tentation serait grande de le mettre en dystopie et post-apo, mais ne vous fiez pas aux étiquettes ! Deux adultes et leurs deux enfants vivent reclus après une pandémie…  Voilà un récit de survie qui m’a emporté loin dans les airs, là où je ne m’y attendais pas, me taclant violement à certains moments. L’auteure fait évoluer ses personnages, certains remettant en question l’ordre établit, se rebellant. J’étais en terres inconnues et je me suis laissée porter par le récit et la belle plume de l’auteur.

Depuis des années que je veux le lire… Là, cela faisait 1 an qu’il était entré dans ma biblio et que je ne me décidais toujours pas. L’Archipel du Goulag – Version abrégée de Alexandre Soljenitsyne est une sacré montagne à escalader, elle fait très peur puisque l’on va descendre dans les cercles de l’enfer, côtoyer des pauvres hères et des salopards sans états d’âmes. Jamais Soljenitsyne ne fait pas un réquisitoire politique. Sa plume, magnifique, nous explique les choses sans fard mais à aucun moment je n’ai passé des passages trop éprouvants ou eu envie de caser ce livre dans le freezer, comme le furent certains sur les camps de concentration. N’allez pas croire que c’est une balade de santé, jamais de la vie, mais l’auteur a eu manière de raconter qui fait que l’on va jusqu’au bout du périple. Un vrai coup de ❤️ 

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen est accusé d’un meurtre et il va mener l’enquête afin de s’innocenter. La Mort d’une sirène de Thomas Rydahl & Kazinski n’est pas un polar historique qui va à toute vitesse, le récit prend son temps de nous immerger dans la Copenhague de l’époque et, une fois de plus, il ne manquait que les odeurs pour s’y croire vraiment. Ici, j’ai sauté quelques passages horribles (dont une fois de plus un avec un pauvre chat).

Le lièvre d’Amérique de Mireille Gagné était court, c’était un conte et je suis passée à cent lieues de lui, le lisant, mais sans jamais accrocher vraiment. C’est un roman atypique, surprenant à plus d’un titre, captivant par certains moments, qui dénonce les conditions de travail dans certains bureaux où les employés bossent au-delà des heures et qui met en scène d’une manière originale le mythe algonquien du lièvre Nanabozho, mais voilà, la rencontre n’a pas eu lieu entre lui et moi. Dommage.

Appalaches, le retour ! Nous sommes au fin fond de la Virginie où le criminel en cavale, Rice Moore, a trouvé refuge dans une réserve…  Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin n’est pas un roman qui va à un train d’enfer, l’auteur prenant le temps de poser ses personnages, de faire des retours en arrière, d’explorer la nature sauvage des Appalaches et de certains de ses habitants bas de plafond. À lire sans se presser.

Bilan Livresque Janvier 2021 : 11 romans (5104 pages lues)

  1. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell (528 pages) ❤️
  2. Le Voleur de plumes : Kirk Wallace Johnson (488 pages) ❤️
  3. La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow (1024 pages) ❤️❤️❤️
  4. La loi des hommes : Wendall Utroi (398 pages) [LC avec Bianca] ❤️
  5. Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park (327 pages) ❤️
  6. Ce genre de petites choses : Claire Keegan (112 pages) ❤️
  7. Le Sanctuaire : Laurine Roux (147 pages) ❤️
  8. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne (899 pages) ❤️❤️❤️
  9. La Mort d’une sirène : Thomas Rydahl & Kazinski (560 pages) ❤️
  10. Le lièvre d’Amérique : Mireille Gagné (184 pages)
  11. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin (437 pages)

Bilan Livresque Janvier 2021 : 16 Bédés / 1 mangas = 17

  1. Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso (Manga)
  2. Lincoln – Tome 9 – Ni Dieu, ni maître ! : Olivier & Jérôme Jouvray
  3. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 13 – Glèbe la Singulière : Arleston & Floch
  4. Le Detection Club : Jean Harambat
  5. Mafalda – Tome 02 – Encore Mafalda : Quino
  6. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti
  7. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti
  8. Regarde dans la jungle : Emiri Hayashi
  9. Les Indes fourbes : Alain Ayroles et Juanjo Guarnido
  10. Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  11. Grands anciens – Tome 2 – Le Dieu Poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  12. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  13. Agatha Christie – T18 – Cinq petits cochons : Miceal O’Griafa et David Charrier
  14. Grimmy – Tome 4 – Je me lave les dents après chaque poubelle : Mike Peters
  15. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  16. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  17. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori

 

Bilan Mensuel Livresque : Octobre 2020

Octobre tient sa revanche par rapport au bilan de malade de Septembre car il est catastrophique au niveau des scores de lecture.

Accrochez-vous à votre fauteuil de bureau, je n’ai lu QUE 10 romans et 12 Bédés (22 lectures – 325 lectures, tout confondu, pour le moment) ! La faute à trop de travail, trop de trucs à gérer seule puisque monsieur Chouchou était toujours à l’hôpital, trop d’emmerdes volant en escadrilles et pas assez de temps pour lire.

Moi qui avait glandouillé grave ma race durant le confinement, ces dernières semaines, j’ai bossé dur et fort à tel point que je suis à plat à cause de la fatigue intellectuelle.

Minou, lui, il va toujours très bien, l’absence de mon homme ne lui pèse pas, je suis toute entière à lui et le divan aussi.

Plusieurs week-end, il les a passé couché sur le canapé pendant que je pianotais sur mon PC. La semaine, je bougeais plus, et ça, monsieur le chat n’aime pas trop. Comme les travaux ont été suspendus pour cause de pluie, le chat était encore plus heureux, vous pensez bien.

Il se permet même de venir miauler sa famine le matin (j’ai eu droit à plusieurs rappels à l’ordre) à tel point que je le soigne 1h plus tôt qu’auparavant (changement d’heure oblige).

Avant, il redescendait chez lui, après m’avoir rappelé à son bon souvenir mais plus maintenant, il attend dans les escaliers et si je traîne un peu, ça miaule à nouveau, de manière désespérante. J’en suis arrivée à petit-déjeuner après l’avoir soigné (avec un chien, ce serait dangereux).

Puis quand il a fini de manger (et il en laisse dans la gamelle pour après), monsieur vient de nouveau miauler pour avoir ses câlins. Puis ensuite il joue avec ses souris que je retrouve partout dans la maison (quand je les retrouve). La vie est belle pour lui.

Si tout va bien, au moment où ce bilan sera publié, monsieur devrait être revenu à la maison, avec des béquilles. Là, ça va être moins drôle pour Minou…

EDIT : ce mercredi 28, fatiguée, je m’assieds dans le divan, avec le plaid sur mes genoux. Minou, intéressé, vient quémander des câlins. Normal jusque là. Puis, hésitant un peu, il ose enfin refaire ce qu’il n’avait plus osé faire depuis des mois : s’installer sur mes genoux !!! Moment de grâce !

Le jeudi 29 au matin, il s’est couché sur mon ventre, profitant lâchement de mon affalement et l’après-midi, pendant que je lisais, il est de nouveau venu se coucher sur mes jambes, alors que mes pieds étaient posés sur la table basse, ce qui ne lui a pas facilité la tâche. Bref, c’était la semaine de toues les audaces, de tous les défis, pour Minou.

Je pensais commencer le mois doucement avec Aquarium de David Vann et au fait, certains passages de ce roman sont très doux alors que d’autres sont horribles, angoissants, trop violents. Ce roman commence doucement, dans une atmosphère feutrée avant que l’explosion n’ait lieu et ne chamboule les lecteurs.

Le Loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca] ne rigole pas avec vous ! Directement il vous prend dans ses crocs et ne vous lâche plus. Si l’étude de la Révolution Française vous emmerdait à l’école, ici, elle va vous passionner car l’auteur va vous plonger dans le coeur de Paris, tout en gardant l’équilibre entre le fictif et le réel (faits et personnages). C’est génial, tout simplement.

Est-ce un rural noir ou un western noir ? Buveurs de vent de Franck Bouysse oscille entre les deux genres. J’ai aimé le portrait des quatre enfants, je me suis attachée à eux, mais je n’ai pas ressenti les émotions que j’avais eue pour Grossir Le Ciel. Malgré tout, j’ai aimé ma lecture et le final m’a laissé comme deux ronds de Flamby. Violent…

Point de suspense à la fin de l’année, Betty de Tiffany McDaniel sera assurément dans mes coups de coeur. Point de vue émotions, j’ai ai eu à la louche, de toutes les sortes, dont certaines très émouvantes. C’est un roman excessivement fort, magnifiquement beau, à tel point qu’après cette lecture, tout me semblait fadasse. Un putain de bordel de dieu de coup de coeur.

C’est avec grand plaisir que j’ai renoué avec ma  petite troupe d’enquêteurs que j’apprécie dans Joseph Laflamme – 03 – Maria de Hervé Gagnon [LC avec Bianca]. Une fois de plus, nous serons dans le sordide. Heureusement que l’auteur adoucit le tout avec quelques touches d’humour en provenance de ses quatre personnages. C’est un polar historique classique, il n’y aura rien de neuf sous le soleil, mais on passe un très bon moment de lecture.

À quoi ça tient le destin d’une personne ? À un fil, pas plus… Laurent Petitmangin va nous le démontrer dans Ce qu’il faut de nuit, un roman social qui m’a donné l’impression d’être un curé écoutant la confession d’un homme qui ne sait pas trop où il a foiré dans l’éducation de ses gamins. Le récit était bien construit, j’ai aimé le côté social du roman mais il m’a manqué des émotions.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre ! Enquêter avec eux est toujours un plaisir que j’assouvi de suite. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle de Irene Adler n’a pas traîné plus de 24h sur ma pile. C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite. Vivement la suite !

Les critiques étaient unanimes : ce roman est génial. C’était sans compter moi et ma foutue manie parfois de passer à côté d’une lecture qui avait tout pour être marquante. Ça vient d’arriver avec Ohio de Stephen Markley. Un roman sombre qui explore la face de l’Amérique post attentats du 11 septembre au travers de 4 portraits d’ancien étudiants. Certains passages m’ont hautement intéressés et puis, je suis retombée dans l’ennui le plus profond.

Quand ça ne va pas dans ses lectures, rien de tel qu’un polar addictif pour se remettre en selle. Je ne le savais pas en commençant mais Octobre de Søren Sveistrup [LC avec Bianca] était LE truc qu’il me fallait pour me donner envie de dévorer à nouveau un roman. 736 pages (version poche) qui se dévorent en deux jours tant c’est excellent du début à la fin.

De temps en temps, je m’encanaille avec de la SF et Un Océan de Rouille de C. Robert Cargill me faisait de l’œil depuis quelques temps. Au moment où je rédige cet article, il n’est pas encore terminé, mais jusqu’à présent, je m’amuse bien à le lire.

Bilan Livresque : 10 romans lus

  1. Aquarium : David Vann
  2. Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]
  3. Buveurs de vent : Franck Bouysse
  4. Betty : Tiffany McDaniel
  5. Joseph Laflamme – 03 – Maria : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]
  6. Ce qu’il faut de nuit : Laurent Petitmangin
  7. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler
  8. Ohio : Stephen Markley
  9. Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]
  10. Un Océan de Rouille : C. Robert Cargill

Bilan Livresque : 12 bédés lues

  1. Mafalda – Tome 01 : Quino
  2. Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel ! : Bill Watterson
  3. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 01 – Soeur Marie-Thérèse des Batignolles : Maëster
  4. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 02 – Heureux les imbéciles : Maëster
  5. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 03 – Dieu vous le rendra : Maëster
  6. West legends – 02 – Billy the Kid, the Lincoln County war : Bec & Negrin
  7. Grimmy – Tome 01 – La routine… : Mike Peters
  8. Grimmy – 02 – Faudrait peut-être que je me lave les oreilles : Mike Peters
  9. Grimmy – 03 – Si j’ai bien compris : Mike Peters
  10. Chevaliers d’Héliopolis – 03 – Rubedo, l’oeuvre au rouge : Jodorowsky et Jeremy
  11. Chevaliers d’Héliopolis – 04 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune : Jodorowsky et Jérémy
  12. Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2020

Juillet… Le soleil et les vacances scolaires ! Mais comme je ne suis plus à l’école (oui, un jour, ils m’ont enfin laissé partir), pas de vacances, mais un horaire plus light pour cause de saloperie à couronne (non, pas la reine d’Angleterre !!!).

Après un Mois de Juin de folie, j’ai levé le pied début juillet et durant quelques jours, je n’ai lu AUCUN livre, rien, même pas une bédé. Puis je m’y suis remise à mon aise, sans courir. Je m’accorde deux mois cool avant la folie de Septembre et son Mois Américain.

Là, pas de grand éclat pour ce Bilan Mensuel puisque je n’ai lu que 16 Romans dont certains étaient des petits pavés de plus de 500 pages et 2 Bédés (18 lectures, un bide).

Au niveau Bilan Annuel, pour le moment, j’ai lu 146 Romans / 55 Bédés / 2 Mangas / 6 America et 1 Beau livre = 210 lectures 

69 auteurs différents de lus. Chouette, un de mes chiffres fétiches (ce sera plus difficile d’arriver à 221 ensuite et on va oublier de suite le 666).

Minou continue ses progressions et s’il ne vient plus sur mes genoux, il les utilise toujours comme point de passage entre ma gauche et ma droite et sa nouveauté est de venir se coincer entre ma cuisse et le gros coussin. Plus c’est étroit, plus il adore venir se lover contre moi. Une vraie usine à ronrons.

Au matin, après que j’aie ouvert les tentures, il se tient là où je vais poser mes pieds, entre la table basse du salon et le divan et il se laisse caresser alors que je suis debout.  Ce qui est toujours une grande avancée lorsque ça arrive.

J’ai même réussi à me faufiler dans le petit espace entre lui et le canapé pour aller chercher ma liseuse. Pas bronché d’un poil de moustache. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé dessus ?

Le matin, après le petit-déjeuner de môssieur Chat, est toujours consacré au jeu avec ses diverses souris et il faut se méfier quand on lui grattouille le dos… Quand Minou en a marre, lui toujours donner un coup de patte sur la main (sans les griffes).

Vendredi, il nous a même fait un truc inattendu : il est monté dans le divan, entre les jambes de mon mari et les miennes et il s’est couché en boule, la tête sur ma cuisse. Lorsqu’il grimpe entre nous deux, c’est pour demander une croquette, mais jamais il ne s’était lové ainsi entre nous. Il a eu des caresses de ma ma part et de la main de mon homme, ce qui fait la petite bête ne se sentait plus en joie d’être grattouillé là où il aime.

Samedi soir, de mieux en mieux, au lieu d’attendre que mon mari aille se coucher pour squatter sa place de divan à mes côtés (et il est au aguets car il arrive toujours au bon moment), il s’est faufilé entre moi et le gros coussin et s’y est vautré comme un pacha, tant pis si Chouchou était toujours là…

Oui, cette semaine, nous avons eu des étoiles dans les yeux. Minou est toujours en évolution, à son rythme.

Si le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde et que chaque auteur le reprend à sa sauce, moi, j’ai eu du mal à avaler la cuisine de Tim Powers. Parmi les tombes ne m’a pas convaincu, il aurait même eu tendance à me faire somnoler et j’ai survolé des pages et des pages.

Le roman ne m’a pas fait dormir, lui, il m’a donné plus de sueurs froides qu’une armada de vampires assoiffés. De mort lente de Michaël Mention est d’un réalisme saisissant, quasi un reportage journalistique, sauf que ce reportage est romancé pour faciliter son ingestion. Ça vaut mieux pour nous faire avaler les perturbateurs endocriniens.

Les auteurs qui écrivent des nouvelles dansent sur une corde raide car l’exercice n’est jamais facile. Pourtant, dans  Regarder le noir de Collectif (sous la direction d’Yvan Fauth), je n’ai jamais ressenti la frustration qui m’étreint lorsque je lis des nouvelles. Elles avaient toutes un développement suffisant et une chute, vertigineuse, qui m’ont souvent laissée sur le cul. Je m’incline et j’en redemande.

Il était deux fois de Franck Thilliez est LE roman à ne pas lire sur la plage car vous en oublierez la marée qui monte, qui monte. L’auteur joue avec nous, nous mène par le bout du nez, nous fait passer du temps dans un endroit où nous ne voudrions pas y passer des vacances et pourtant, on crie « encore ». Le maestro fou du polar qui rend dingue (et addict) arrive, une fois de plus, à expliquer, avec une logique implacable, son histoire et à la rattacher son histoire à son « Manuscrit inachevé ». Je m’incline aussi.

Mettre en scène deux victimes d’un serial-killer qui s’accusent l’une l’autre d’être le tueur, fallait le faire. James Delargy ose le faire dans Victime 55 et évite les écueils des romans avec des tueurs en série. Par contre, il va droit dans le mur avec deux policiers un peu trop clichés : le bon et le chiant méchant. Un peu de nuance, que diable. Dommage parce que le reste était tout bon.

Lorsqu’un récit est totalement fou mais vrai, on s’attend à vivre un grand moment de littérature. Le problème survient lorsque le lecteur trouve le ton de la narration trop froid.  Au nom du Japon de Hirō Onoda est une histoire vraie mais je ne l’ai pas ressentie dans mes tripes et je n’ai pas vibré comme j’aurais aimé vibrer. Carramba, encore raté.

Si vous cherchez un roman policier, historique et un roman noir, L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre [LC Bianca] cumule tout cela et bien plus encore. C’est sombre, sanglant mais la plume gouailleuse, qui mêle l’argot dans les dialogues pour leur donner plus de vie, emporte le lecteur dans une autre époque et le voyage, s’il n’est pas de tout repos, est instructif. Génial !

Putain, quel roman mes aïeux ! Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino, c’est une pépite humaniste, un roman fantastique qui joue avec le temps et les voyages que l’on peut faire dedans, un roman choral où tout se tient, où tout se rejoint. C’est un roman fantastique, magique, qui fait un bien fou. C’est une pépite délicieuse, un bonbon acidulé qui pique à certains moments mais qui dégage ensuite un festival de goût qui explose dans la bouche.

Voilà un pavé qui mélange habillement le fantastique et l’épouvante, comme aurait pu le faire Stephen King, mais si L’ami imaginaire de Stephen Chbosky en a les codes et les ingrédients, l’auteur nous sert un plat qui lui appartient.

Un peu de douceur après un livre qui fait peur… On repassera pour la douceur car dans Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait de Faith Martin [LC Bianca], en plus d’un étudiant noyé, vu que nous sommes à Oxford, en 1960, je vous laisse deviner les droits de la femme… Une fois de plus, le duo Loveday/Ryder marche du tonnerre et c’est délicieusement rétro, les ambiances de collège en 1960. Mais il y a quelque chose de pourri chez certains étudiants.

D’habitude, c’est le père que l’on doit tuer, mais Benoît Séverac a choisi d’intituler son roman Tuer le fils. Il est des pères qui arrivent à tuer leurs fils sans faire couler le sang, juste en les assassinant avec des remarques acerbes et du non-amour.

Histoire réelle mise en fiction, Le bal des folles de Victoria Mas est une petite pépite humaniste qui m’a apporté bien des émotions. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le larmoyant, l’auteure nous plonge dans l’asile d’aliéné que fut la Salpêtrière. Ses portraits féminins sont beaux, lumineux, profonds.

Non, tous les romans de post-apo ne surfent pas tous sur les mêmes ingrédients, la preuve avec Le Livre de M de Peng Shepherd qui, bien que reprenant les codes usuels, les adapte à sa sauce afin de sortir des sentiers battus.

L’Albanie… Il n’y faisait pas bon vivre sous le communisme, ni sous la dictature et si vous pensez que le capitalisme et le libéralisme ont fait mieux, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au gros orteil ! Si vous ne me croyez pas, lisez Les Aigles Endormis de Danü Danquigny et vous verrez comment un pays peut foutre en l’air sa population et comment un jeune homme peut mal tourner quand il faut nourrir la famille.

C’est l’avant génocide des Tutsis qui est traité, en huis-clos, dans Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga. Une école pour filles de bonnes familles, perdue dans les nuages, où un faible quota d’élèves Tutsis sont acceptées. Ce que les Hutus pensent des Tutsis a un goût de mépris d’Homme Blanc. C’est larvé, persiflé mais toujours fait à voix haute. Le final sent mauvais le génocide à venir…

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti est une sorte de western burlesque sur fond de vengeance, au Bénin. Je n’ai pas accroché du tout à l’histoire et j’ai fini par sauter des pages.

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 16 livres

  1. Parmi les tombes : Tim Powers (500 pages)
  2. De mort lente : Michaël Mention (400 pages)
  3. Regarder le noir : Collectif
  4. Il était deux fois : Franck Thilliez (528 pages)
  5. Victime 55 : James Delargy
  6. Au nom du Japon : Hirō Onoda
  7. Les miracles du bazar Namiya : Keigo Higashino
  8. L’homme aux lèvres de saphir : Hervé Le Corre [LC Bianca] (503 pages)
  9. L’ami imaginaire : Stephen Chbosky (749 pages)
  10. Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]
  11. Tuer le fils : Benoît Séverac
  12. Le bal des folles : Victoria Mas
  13. Le Livre de M : Peng Shepherd (592 pages)
  14. Les aigles endormis : Danü Danquigny
  15. Notre-Dame du Nil : Scholastique Mukasonga
  16. Western Tchoukoutou : Florent Couao-Zotti

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 2 Bédés

  1. Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  2. Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso