Bilan Livresque Mensuel : Mars 2021

BILAN NEW - Scrat dépité 4 mauvais bilan

Mars, ça devrait sentir bon les jours du printemps, mais si, en Mars 2020 (de triste mémoire), nous avions bénéficié de jours ensoleillés, cette année, c’est pas folichon !

Pour le Bilan Livresque de Mars 2021, c’est comme le temps, en demi-teinte ! Je suis contente de mes 13 romans lus (parce que au départ, c’était pas gagné d’arriver à ce score) mais moins de mes 6 bédés et 1 comics = 20 lectures.

Mon plus petit score de lecture pour ces 3 mois ! Shame on me ! Pour l’instant, j’ai 83 lectures en 90 jours. Faut que je remue mes puces, là parce j’ai réussi à me faire une PAL bédés et comics et si je veux en voir le bout, il serait temps que je hausse la cadence !

Mais voilà, comme j’avais lu beaucoup en Février, j’ai eu le coup de barre en Mars et le rythme a été ralenti. J’ai passé aussi quelques soirées à regarder des séries policières qui ne me prenaient pas la tête mais qui me faisaient du bien (Capitaine Marleau, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, la stagiaire, Meurtres à…) et de celles qui font délicieusement peur, comme Stranger Things.

Je me suis aussi occupée de mes plantations de plantes aromatiques (on change leurs terres), de mes petits cactus (idem parce que la terre des commerces, c’est de la merde) et autres plantes dites succulentes. Les mains dans la terre, moi, ça me détend, me déstresse, me comble de joie. Ok, pour les ongles, c’est pas génial, mais on s’en branle puisqu’on est à la maison, confinés ! Mhouhahahaha.

Le chat continue ses petits progrès, sans se presser, mais il avance toujours un petit peu et passe de plus en plus souvent du temps avec nous, surtout la matinée alors qu’avant, après ses câlins digestifs, il pieutait dans le divan, seul, jusqu’à 14h parfois. Là, il redescend avec moi et un jour, il est monté faire sa sieste vers 11h du matin !

Totalement in love de la véranda, ce chat y passe son temps pendant mon petit-déj, faisant subir mille tourments à mon pauvre torchon, qui, après avoir lavé les sols de la maison des centaines et des centaines de fois, coulait une retraite paisible en servant de paillasson pour mes pieds rentrant du jardin. Il joue avec, fait ses griffes dedans et plus tard (après-midi ou soirée), il se couche dessus.

Oui, monsieur le chat pourrait dormir dans un fauteuil, sur un plaid mais il préfère rester dans la véranda, dans le noir, couché en sphinx sur un vieux torchon troué. Tant que je ne remonte pas en haut, il reste là. Mon mari peut partir, le chat se contente juste de vérifier qu’il est bien disparu et revient, heureux, se coucher dans la véranda. Pour lui, il n’y a que moi.

En mars, cela fait deux ans qu’il est arrivé chez nous et quelques jours après son « anniversaire » de débarquement, il m’a fait un joli cadeau : nous étions tous les deux sur le lit de la chambre d’ami (qui est celle du chat), il se faisait gratouiller le cou (toujours à ma droite).

Ensuite, comme souvent, il est passé sur mes genoux pour aller à ma gauche, s’est posé et à réfléchit intensément (du moins, il donnait cette impression là) et boum, en repassant sur mes genoux, il s’y est posé !!!

Nom de Dieu, lui qui ne venait sur mes genoux que dans le divan, en haut, avec un plaid sur mes genoux, le voilà qui prend son courage à deux mains et ose s’y asseoir ailleurs, sans plaid. Et il réalise ça sans me prévenir. J’avais de nouveau un sourire énorme affiché sur ma tronche. Il ne le fait pas à chaque fois, préférant se coucher contre ma cuisse que sur mes genoux, mais maintenant, je sais qu’il a osé et ça me remplit de bonheur.

Le chat endormi à mes côtés, sur le coussin, pendant que je regardais Top Chef

Passons maintenant aux lectures de Mars !

Déception pour commencer le mois avec La Brodeuse de Winchester de Tracy Chevalier [LC avec Bianca] que je souhaitais lire depuis sa sortie. Si j’ai apprécié la partie qui parlait des non-droits des femmes anglaises, de ces femmes en surplus après la Première Guerre, j’ai trouvé le reste du roman contemplatif et je me suis ennuyée à certains moments.

Pour se remettre en route, rien de tel qu’une lecture addictive et c’est une fois de plus avec Michel Bussi que j’ai eu ma dose d’entourloupes. Rien ne t’efface est un policier efficace, rempli de mystères, de questionnements, de choses qui semblent provenir de l’univers du fantastique mais qui seront expliquées de manière tout à fait réaliste. Hautement addictif ce roman et une fois de plus, l’auteur m’a bien eu.

Dans les bonnes résolutions que je ne prends jamais, j’avais envie de découvrir les romans coréens et celui-ci me faisait de l’oeil depuis sa sortie. Sang Chaud de Un-Su Kim [LC avec Rachel] nous plonge dans les mafias coréennes qui, de prime abord, semblent être toutes gentilles mais qui cachent bien des saloperies sous les tapis. Au moins, les Méchants du roman n’étaient pas stéréotypés. Une belle LC !

Si vous voulez voyager dans le temps et dans l’espace (sans oublier dans l’espèce), alors je vous conseille Le chant du bison de Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca] qui nous raconte un moment de vie de Sapiens et Néandertal. C’est un récit qui prend son temps, Bianca l’a trouvé trop contemplatif, mais moi, j’ai aimé son rythme lent, au pas des Hommes qui ont foulé la Terre des milliers d’années avant nous.

Le western, c’est mon dada ! Si un auteur que j’apprécie m’en concocte un, sûr et certain que je vais lui sauter dessus comme Lucky Luke sur Jolly Jumper. Avec Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01, Michaël Mention nous offre un western qui respecte les codes tout en s’en affranchissant, un western poisseux, violent, sans concession, brut de décoffrage car l’époque n’était pas celle des Bisounours. Un vrai roman noir, ce western ! Vivement la suite.

Les huis-clos, quand ils sont bien réalisés, c’est un must. Avec Le sang des Belasko de Chrystel Duchamp, j’en ai eu pour mon argent et même bien plus car il était très bien réalisé du côté des personnages mais aussi de son scénario, avec un suspense bien maîtrisé. Difficile de lâcher ce roman qui allie suspense de fou, mystère épais, scénario implacable, narration au poil et construction intelligente afin de mieux prendre les lecteurs dans ses filets.

C’est chez Yvan que j’avais découvert la chronique et eu envie de lire Le Dit du Vivant de Denis Drummond. Nous n’étions pas fait, le roman et moi, pour nous croiser parce je suis passée à côté…

Après avoir laissé tous les personnages en plan dans La cité de feu, le tome 1, j’avais hâte de les retrouver dans la suite. La cité de larmes de Kate Mosse commence doucement, l’auteure prenant son temps pour que l’on se refamiliarise avec ses personnages quittés en 2020, pour replanter ses décors, l’époque et ses problèmes religieux entre catho et huguenots. Puis tout s’accélère avec la Saint-Barth de triste mémoire…

C’était une relecture mais je l’ai faite avec plaisir à la demande de Bianca. J’ai donc ressorti ma vieille édition de La Mystérieuse Affaire de Styles d’Agatha Christie [LC avec Bianca] et ça tombait bien car je n’avais jamais réussi à retenir l’entourloupe de la Reine du Crime dans ce roman qui met en scène pour la 1ère fois Hercule Poirot. Malgré le fait que j’avais revu il y a peu l’adaptation télé avec David Suchet

Pour ceux et celles qui le boivent noir de noir, je conseillerai La république des faibles de Gwenaël Bulteau. France, 1898, dans la France d’en bas, celle qui trime, qui se lève très tôt. Gardez à l’esprit que c’est un roman noir puissant, violent, sans concession, brut de décoffrage. L’auteur possède une belle écriture, sans fioritures et une plume trempée dans l’acide des injustices sociales. Un très bon premier roman noir.

Une touche de fantastique pour se changer les idées et c’est ainsi que j’ai décidé d’ouvrir La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green de Michael Marshall Smith. Aucun regret, j’ai passé un excellent moment dépaysant à tous points de vue, en compagnie de personnages sympathiques qui m’ont conté une fable intéressante sur le Bien et le Mal, un récit loufoque, déjanté, mais bien maîtrisé !

Un petit coup de techno-thriller pour finir le mois, pour se coucher moins bête et pour passer un excellent moment de lecture addictive. Justement, le deuxième tome de 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves de Marc Lévy était sorti et je lui ai sauté sur le râble. Un énorme travail de documentation de la part de l’auteur, sur tout ce qui se passe dans l’envers du décor, sur les magouilles qui se déroulent en coulisses, dans notre dos. Hautement intéressant !

La montagne, ça vous gagne ! Envie de neige dans le Vercors ? Alors ouvrez ce huis clos qui se déroule en plein air, dans l’air vivifiant des montagnes, dans la neige et le froid, à la recherche d’un tueur sadique. Solitudes de Niko Takian ne révolutionnera en rien le roman policier, sa résolution étant assez classique et sans effet WAW que certains savent faire, mais il permet de passer un bon moment de suspense à se geler les pieds dans la montagne.

Bilan Livresque Mensuel : 13 Romans

  1. La Brodeuse de Winchester : Tracy Chevalier [LC avec Bianca]
  2. Rien ne t’efface : Michel Bussi
  3. Sang Chaud : Un-Su Kim [LC avec Rachel]
  4. Le chant du bison : Antonio Pérez Henares [LC avec Bianca]
  5. Dehors les chiens – Les Errances de Crimson Dyke 01 : Michaël Mention
  6. Le sang des Belasko : Chrystel Duchamp
  7. Le Dit du Vivant : Denis Drummond
  8. La cité de larmes : Kate Mosse
  9. La Mystérieuse Affaire de Styles : Agatha Christie [LC avec Bianca]
  10. La république des faibles : Gwenaël Bulteau
  11. La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green : Michael Marshall Smith
  12. 9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Lévy
  13. Solitudes : Niko Takian

Bilan Livresque Mensuel : 6 Bédés – 1 Comics = 7

  1. Dans la combi de Thomas Pesquet : Marion Montaigne
  2. Superman – Terre-Un – Tome 1 : Straczynski et Shane Davis [Comics]
  3. Les Quatre de Baker Street – Tome 09 – Le Dresseur de Canaris : Djian, Legrand et Etien
  4. Calvin et Hobbes – Tome 4 – Debout, tas de nouilles ! : Bill Watterson
  5. Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux
  6. Tu mourras moins bête – Tome 1 – La science, c’est pas du cinéma ! : Marion Montaigne
  7. Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Cordurié et JC Poupard

Bilan Livresque Mensuel : Février 2021 [Mois du Polar]

Février, comme tous les ans, est le mois le plus court de l’année et pourtant, je réalise souvent des bons scores de lecture, la faute au Mois du Polar chez Sharon, sans aucun doute.

« Grâce au » Mois du Polar serait plus juste. La motivation est encore plus présente que durant les autres mois (hormis les juin/septembre) car il ne faudrait pas que je ne lui fasse pas honneur.

Mon Bilan Mensuel Livresque pour Février est donc de 21 romans, 7 Bédés, 3 Comics et 4 mangas lus = 35 lectures, pas une de moins.

Pour 28 jours, c’est honorable. Depuis le 1er janvier, j’ai déjà 63 lectures, tout confondu.

Minou, de son côté, continue de bien se porter. On lui a réparé son arbre à chat qui avait fait la guerre, il continue de passer son temps dans le divan en haut, mais vient plus souvent nous faire des petits coucou au rez-de-chaussée.

Minou couché dans le pli de mes jambes, derrière mes genoux

Il adore aller faire un tour dans la véranda et se coucher dans un carré de soleil, renifler mes plantes, se coucher dans un des bacs de fleurs qui se trouve en plein soleil (sans les abîmer !) et se faire un petit parcours en passant derrière le divan et sous les tables, à tel point que bien souvent, on est surpris de le découvrir dans la pièce ou de voir passer un bout de queue grise quelque part.

L’autre jour, il est venu miauler près de moi, avec tellement d’insistance et de détresse dans la voix que j’ai pensé qu’il mourrait de faim et malgré le fait que ce n’était pas son heure de souper, je suis montée pour lui remettre des croquettes. Stupeur, la gamelle contenait encore des croquettes… Ok, j’ai compris le message : monsieur voulait des câlins !

Comme au soir mon mari va se coucher plus tard et durant quelques jours, il y est même allé aussi tard que moi, ce pauvre animal n’avait pas eu droit à ses câlins en tête-à-tête avec moi, donc, il est passé par le bureau des réclamations !

Pas con, ce chat, il sait ce qu’il veut et maintenant que ça fait bientôt deux ans qu’il est chez nous, il se permet plus de choses.

Comme avant je passais du temps près de lui lorsque je le soignais au soir et que, depuis l’accident de mon mari, je ne le faisais plus (le chat a eu droit à plus de 3 mois de tête-à-tête avec moi, ça ne servait plus à rien), ça a dû lui manquer et maintenant, on a remis ça : je le brosse, je le gratouille et lui se colle contre moi avec la tête du chat le plus heureux du monde.

Cet animal est plus brossé qu’un chat à poils longs la veille d’un concours mondial ! Cette brosse va finir usée ou alors, il n’aura plus un poil sur le dos à force de se les faire retirer (mais cette année, la mue sera plus calme, j’espère, vu qu’il est brossé 3 fois par jour !).

Et je vous jure que quand il veut que je monte chez lui pour le câliner, il sait se faire comprendre et il est difficile de résister à son miaulement plaintif qui ressemble à un chat en train de mourir. D’ailleurs, il m’a saisi plusieurs fois car il arrive sans faire de bruit et puis il pousse son cri déchirant.

Ce chat aura ma mort ! mdr

Rien n’est simple dans Nuit sans lune au Waziristan de Saqib Mausoof. On suit un agent d’assurance mais ce roman noir bifurque assez vite dans du plus profond que ce que l’on pourrait penser au départ. Un polar qui prouve que la littérature policière mérite ses lettres de noblesse et qu’il n’y a que ceux qui ne savent pas qui croient encore que c’est de la littérature de gare.

Un récit qui prend aux tripes, c’est sans conteste Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat de Ishmael Beah où l’auteur raconte l’arrivée des rebelles au Sierra Leone, les massacres dans les villages, sa fuite en avant et son embrigadement dans l’armée en tant qu’enfant soldat. Une histoire vraie dure, sombre, violente, même si on se doute que l’auteur a fait en sorte que son récit ne soit pas plombant ou trop horrible.

Rien de tel qu’un peu de légèreté après un roman sombre. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime de Irene Adler ne révolutionnera jamais le monde du polar, mais au moins, l’auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cons et les adultes peuvent le lire sans soucis. L’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée.

Faut bien qu’arrive de temps en temps un roman à côté duquel on passe. L’autre ville de Michal Ajvaz était celui-là. Cet O.L.N.I surfe sur le fantastique, le fantasmagorique, l’onirique et le surréaliste. Je me suis perdue, j’ai étouffé, je me suis noyée dans ce roman…

Pour repartir du bon pied, rien de tel qu’une enquête du Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano de Andrea Camilleri ! Trois enquêtes, dont une qui fut la première en tant que commissaire de Vigatà. Sans se presser, nous contant la Sicile vue par l’autre bout de la lorgnette, l’auteur nous emmène dans des enquêtes où aucun être humain n’est assassiné. Plaisant, amusant et diablement dépaysant !

On revient aux lectures qui marquent avec La dénonciation de Bandi, un auteur qui vit en Corée du Nord et qui nous parle, au travers de plusieurs nouvelles, de ce qu’il se passe dans son pays. Un livre à lire afin de voir ce que c’est que des privations de libertés dans certains pays où vous n’avez même pas le droit de rouspéter.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman [LC avec Bianca]. Enfin, je pensais me la couler douce, mais l’auteure ne ménage ni ses personnages, ni son lectorat et nous entraîne dans plusieurs enquêtes différentes. Cela pourrait sembler léger vu de loin, mais même si c’est avec humour, l’auteure dénonce tout de même certains faits, comme les dégâts provoqués par des rumeurs, les violences policières, les fausses accusations,…

Un roman noir aux airs de reggae, ça vous tente ? Rassurez-vous, Get Up ! Stand Up ! de Perry Henzell n’est pas un roman bourré de clichés et de joyeux hippies jouant sur la plage. Dans ce roman, il y a une vraie réflexion derrière chaque action, chaque personnage, dans le scénario et les clichés ne sont pas les bienvenus. Un roman noir assez sombre sur fond de guerre politique pour obtenir le pouvoir.

La plume de Viliam Klimacek est primesautière, presque, agréable à suivre, teintée d’ironie aussi, dans Bratislava 68, été brûlant. C’est la Grande Histoire que l’on va découvrir au travers de petites histoires familiales. Dans ce roman noir, dans ces témoignages que l’auteur a transformés en fiction, toutes ressemblances avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas fortuite du tout. Elle est réelle.

Dans Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune de Le Griot nous propose de revenir sur cette enquête en chambre close, 20 ans après et que le grand détective nous offre une autre solution que celle connue du grand public. Réalisant ses déductions du fond de son fauteuil, je n’ai pas été conquise par la solution proposée par Holmes.

Quand on est fan du détective de Baker Street, on le suit partout, même s’il n’y a pas de remontées mécaniques. Sherlock Holmes à Chamonix de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc ne révolutionnera rien du tout, le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts mais au moins, on passe un bon moment lecture sans se prendre la tête. J’ai déjà lu mieux mais croyez-moi, j’ai lu bien pire !

Oubliez le train postal Glasgow-Londres et passez directement à L’attaque du Calcutta-Darjeeling de Abir Mukherjee. Une fois de plus, nous sommes dans un roman où la résolution du crime est moins importante que de dénoncer le racisme crasse des Anglais envers les indigènes. La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre.

Chez Pétros Márkaris aussi, l’enquête sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque. Dans Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté nous retrouvons le commissaire Kostas Charitos qui enquête sur des meurtres dont le lecteur n’a pas trop envie que l’on retrouve l’assassin tant c’étaient des salopards. Un roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard.

Allez hop, je n’ai pas pu résister à l’envie de m’en refaire un de plus ! Ayant sauté dans la chronologie, le volume 2 : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence de Andrea Camilleri, j’ai rattrapé mon erreur.

Puisqu’il fait recette et que des tas d’auteurs aiment s’en inspirer, c’est du pain béni pour les amateurs du détective du 221B. Oui mais… Dans Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours de Jean-Noël Delétang, c’est un Holmes sans relief que j’ai suivi. Il est le reflet de ce que l’auteur imagine dans sa tête (et c’est son droit), mais le présenter de la sorte, c’est un parti pris énorme qui ne paye pas car si le plat présenté était inhabituel, il était aussi sans saveur et trop doux pour le palais des fans du détective. Ça manquait de goût ! Et puis, nommer Watson « Charles » alors que c’est « John », j’ai pas apprécié et encore moins compris l’utilité.

♫ C’est quelqu’un qui m’a dit que… ♪ Et voilà, La rumeur ‭est lancée ! ‬Kara Lesley nous plonge dans une petite ville où il paraîtrait qu’une tueuse d’enfant est planquée. La rumeur, telle une bite, grossit de bouche en bouche et quand ça explose, ça fait des dégâts, ça peut briser des vies, des réputations et les dommages collatéraux sont énormes. Si je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour les personnages, on peut dire que ce roman est addictif et que l’auteure a su bien brouiller les cartes.

Le conflit Israelo-Palestinien n’est pas souvent traité dans les romans, c’est pour cela que j’avais coché Gaza dans la peau de Selma Dabbagh mais hélas, je n’ai pas réussi à entrer dans le roman et je suis passée à côté. Deux fois en février que je loupe une lecture… Râlant ! J’aurais aimé pouvoir me glisser dans ces pages et le vivre de l’intérieur, aux côtés de ceux qui souffrent.

Véritable whodunit ou Cluédo Coréen, Le portrait de la Traviata de Jinki Do explore toutes les pistes possibles et imaginables pour ce meurtre quasi en chambre close. Rien ne sera laissé au hasard et tout en enquêtant, l’auteur nous parlera de la culture sociétale coréenne et des bars à hôtesses qui ne disent pas leur véritable nom.

Un roman noir violent, d’un réalisme brutal et cette fois-ci, Gabino Iglesias nous propose un roman choral dans Les Lamentations du coyote. Si certains portraits avaient une puissance énorme et m’ont pris aux tripes, deux parmi les six étaient moins intéressants, moins forts et à chaque fois que je tombais sur eux, la pression redescendait et cela a gâché une partie de mon plaisir.

Il vit dans le même bled paumé que vous, vous vous entendez bien, c’est votre voisin, mais aussi un pote. Avec L’ami, Tiffany Tavernier, explore les ravages qui découle de l’arrestation de votre pote pour assassinat de jeunes filles. Vous n’aviez rien vu, rien suspecté, vous tombez de haut. Un roman prenant qui traite d’un fait divers et qui montre que les assassins savent se déguiser et passer inaperçu.

Que pourrait-on faire de son temps de cerveau disponible que nous avons gagné comparé à nos ancêtres ? Apocalypse cognitive de Gérald Bronner pose une question : Que faisons-nous aujourd’hui du temps libéré par les machines ? La passons-nous à apprendre, étudier ou le gaspillons-nous sur les réseaux sociaux ? Le genre de lecture qui ne reposera votre cerveau mais qui l’enrichira.

Bilan Livresque Mensuel : 21 Romans

  1. Nuit sans lune au Waziristan : S. Mausoof
  2. Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat : Ishmael Beah
  3. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler
  4. L’autre ville : Michal Ajvaz
  5. Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri
  6. La dénonciation : Bandi
  7. Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  8. Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell
  9. Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek
  10. Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot
  11. Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
  12. L’attaque du Calcutta-Darjeeling : Abir Mukherjee
  13. Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris
  14. Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri
  15. Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang
  16. La rumeur ‭: ‬Kara Lesley [LC avec Bianca]
  17. Gaza dans la peau : Selma Dabbagh
  18. Le portrait de la Traviata : Do Jinki
  19. Les Lamentations du coyote : Gabino Iglesias
  20. L’ami : Tiffany Tavernier
  21. Apocalypse cognitive : Gérald Bronner

Bilan Livresque Mensuel : 7 Bédés / 3 Comics / 4 mangas = 14

  1. Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux
  2. Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
  3. Calvin et Hobbes – Tome 2 – En avant, tête de thon ! : Bill Watterson
  4. Calvin et Hobbes – Tome 3 – On est fait comme des rats : Bill Watterson
  5. Jeremiah – Tome 1 – La Nuit des rapaces : Hermann
  6. Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank
  7. Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank
  8. Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie
  9. My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa
  10. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  11. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  12. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 5 – L’aiguille creuse (3ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  13. Batman – Année Un : Frank Miller & David Mazzucchelli
  14. Barracuda – Tome 3 – Duel : Jean Dufaux et Jérémy

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2021

Quoi d’neuf docteur pour ce mois de Janvier 2021 ? Rien de neuf sous le soleil (ou sous la pluie), juste des nouvelles lectures, une PAL qui monte plus souvent qu’elle ne descend et des nouveautés qui arrivent avec la rentrée littéraire et qui vont encore venir exploser mon compteur PAL.

Mon Bilan Livresque de Janvier est honorable. Je suis dans la normalité, ni plus, ni moins et pas de démarrage en trombe car qui veut voyager loin ménage sa monture, ou qui veut lire un max sur l’année ne commence pas par se fatiguer.

Pour le moment, j’ai lu plus de livres qu’il n’y a de vaccinés, c’est-à-dire 11 Romans, 16 Bédés et 1 Manga (= 28 lectures). Attention, dans mes romans, j’avais deux pavés énormes : un de 1050 pages et l’autre de 900…

Si j’additionne mes pages lues, ça fait un sacré nombre (5104 pages lues). Non, je ne suis pas dopée, même pas à l’insu de mon plein gré. Juste au café…

Minou de son côté continue de progresser. Il passe sa journée dans le divan en haut, pendant que nous sommes en bas, mais depuis le nouvel an, mon mari sait remonter les escaliers et donc, au soir, il se pose dans le divan de Minou.

Si au départ le poilu n’a pas osé monter sur mes genoux et s’est contenté de se vautrer sur le gros coussin à mes côtés, il a été s’acheter une dose de courage et depuis quelques temps, il n’hésite plus à sauter sur mes genoux, à s’y installer (tout en dardant sur mon homme son regard de braise qui doit vouloir dire « casse-toi d’là »), à ronronner et dernièrement, à y pieuter !

Lorsque mon mari monte se coucher, le chat court se planquer sous la table (des fois qu’il voudrait le tuer) et revient ensuite reprendre son dodo là où il l’avait terminé. Non mais, des fois !

Dernièrement, il a même osé aller se coucher à sa place, au fond du divan, à côté de mon mari. Que de progrès.

Dans les escaliers, lorsque le chat et moi, nous nous croisons, c’est toujours la fuite en avant (comme si j’allais lui shooter dedans) mais ça cavale moins vite, il prend des risques, ne s’enfuit qu’au dernier moment (il aime la vie dangereuse), tout en vérifiant que je suis dans son sillage, si c’est l’heure de manger…

Ne déviez pas du chemin pour brancher la bouilloire électrique pour votre café, le Minou viendra vous rappeler d’un miaulement que ce n’est pas l’heure pour ça mais pour les croquettes… Hé ho, le café, ça attendra, moi je veux mes croquettes !

C’est grâce à la chronique de Sharon que j’ai enfin sorti de ma biblio Dans la vallée de l’ombre de la mort de Kirk Mitchell, roman policier historique qui se déroule durant la guerre de Sécession. C’est un récit qui prend son temps, qui nous plonge dans un bain de sang, sans jamais virer au glauque, sans jamais devenir lourd et qui nous expédie, avec un réalisme glaçant, dans la Guerre de Sécession.

À cause de Dealer De Lignes, j’ai acheté Le Voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson, qui est totalement en dehors de mes sentiers battus, même si c’est tout de même une enquête sur un vol… Un vol particulier dans un musée : des plumes d’oiseaux rares afin de monter des mouches pour la pêche. Non, ne soupirez pas d’ennui car le roman est super intéressant et je n’avais pas envie de reposer le livre qui m’a tenu en haleine durant tout le temps.

Je me devais de terminer la trilogie de Don Winslow et je me suis attaquée à La Frontière – Art Keller 03, roman sur la drogue, les cartels, la D.E.A, les prisons, mais pas que… C’est un roman sombre, glaçant, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule. Bref, un putain de coup de coeur !

La loi des hommes de Wendall Utroi [LC avec Bianca] n’est pas qu’un roman policier historique, c’est aussi un roman noir car les conditions sociales sont mises en avant par l’auteur à tel point qu’on se croirait dans un Dickens rythmé. Dans ce roman, les gens mentent, cachent des choses et il faudra de la persévérance à l’enquêteur pour démêler le vrai du faut. Un récit sombre mais non dénué d’émotions.

Depuis le temps que je me dis qu’il est temps que je découvre les auteurs Coréens, c’est maintenant chose faite avec Eté, quelque part, des cadavres de Yeon-Seon Park qui est un roman policier bourré de fraîcheur, de sourires, tout en restant sérieux car nous avons 4 jeunes filles disparues le même jour. Une enquête menée par une jeune fille, sa mémé bourrue et un gamin de 14 ans beau comme Apollon. Une belle découverte.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan se déroule en 1985 mais pourrait avoir lieu de tout temps et vu le comportement de certains, on pourrait même croire que ce récit vient tout droit de l’époque victorienne. Hélas, il n’en est rien. Ce roman court met en avant un contexte social de crise économique et l’omniprésence de la religion dans cette Irlande catholique. Les bonnes soeurs bouffent du Bon Dieu et chient du Diable. Un roman bourré d’émotions qui se termine un peu trop vite, malheureusement.

Si on voulait absolument classer Le Sanctuaire de Laurine Roux quelque part, la tentation serait grande de le mettre en dystopie et post-apo, mais ne vous fiez pas aux étiquettes ! Deux adultes et leurs deux enfants vivent reclus après une pandémie…  Voilà un récit de survie qui m’a emporté loin dans les airs, là où je ne m’y attendais pas, me taclant violement à certains moments. L’auteure fait évoluer ses personnages, certains remettant en question l’ordre établit, se rebellant. J’étais en terres inconnues et je me suis laissée porter par le récit et la belle plume de l’auteur.

Depuis des années que je veux le lire… Là, cela faisait 1 an qu’il était entré dans ma biblio et que je ne me décidais toujours pas. L’Archipel du Goulag – Version abrégée de Alexandre Soljenitsyne est une sacré montagne à escalader, elle fait très peur puisque l’on va descendre dans les cercles de l’enfer, côtoyer des pauvres hères et des salopards sans états d’âmes. Jamais Soljenitsyne ne fait pas un réquisitoire politique. Sa plume, magnifique, nous explique les choses sans fard mais à aucun moment je n’ai passé des passages trop éprouvants ou eu envie de caser ce livre dans le freezer, comme le furent certains sur les camps de concentration. N’allez pas croire que c’est une balade de santé, jamais de la vie, mais l’auteur a eu manière de raconter qui fait que l’on va jusqu’au bout du périple. Un vrai coup de ❤️ 

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen est accusé d’un meurtre et il va mener l’enquête afin de s’innocenter. La Mort d’une sirène de Thomas Rydahl & Kazinski n’est pas un polar historique qui va à toute vitesse, le récit prend son temps de nous immerger dans la Copenhague de l’époque et, une fois de plus, il ne manquait que les odeurs pour s’y croire vraiment. Ici, j’ai sauté quelques passages horribles (dont une fois de plus un avec un pauvre chat).

Le lièvre d’Amérique de Mireille Gagné était court, c’était un conte et je suis passée à cent lieues de lui, le lisant, mais sans jamais accrocher vraiment. C’est un roman atypique, surprenant à plus d’un titre, captivant par certains moments, qui dénonce les conditions de travail dans certains bureaux où les employés bossent au-delà des heures et qui met en scène d’une manière originale le mythe algonquien du lièvre Nanabozho, mais voilà, la rencontre n’a pas eu lieu entre lui et moi. Dommage.

Appalaches, le retour ! Nous sommes au fin fond de la Virginie où le criminel en cavale, Rice Moore, a trouvé refuge dans une réserve…  Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin n’est pas un roman qui va à un train d’enfer, l’auteur prenant le temps de poser ses personnages, de faire des retours en arrière, d’explorer la nature sauvage des Appalaches et de certains de ses habitants bas de plafond. À lire sans se presser.

Bilan Livresque Janvier 2021 : 11 romans (5104 pages lues)

  1. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell (528 pages) ❤️
  2. Le Voleur de plumes : Kirk Wallace Johnson (488 pages) ❤️
  3. La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow (1024 pages) ❤️❤️❤️
  4. La loi des hommes : Wendall Utroi (398 pages) [LC avec Bianca] ❤️
  5. Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park (327 pages) ❤️
  6. Ce genre de petites choses : Claire Keegan (112 pages) ❤️
  7. Le Sanctuaire : Laurine Roux (147 pages) ❤️
  8. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne (899 pages) ❤️❤️❤️
  9. La Mort d’une sirène : Thomas Rydahl & Kazinski (560 pages) ❤️
  10. Le lièvre d’Amérique : Mireille Gagné (184 pages)
  11. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin (437 pages)

Bilan Livresque Janvier 2021 : 16 Bédés / 1 mangas = 17

  1. Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso (Manga)
  2. Lincoln – Tome 9 – Ni Dieu, ni maître ! : Olivier & Jérôme Jouvray
  3. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 13 – Glèbe la Singulière : Arleston & Floch
  4. Le Detection Club : Jean Harambat
  5. Mafalda – Tome 02 – Encore Mafalda : Quino
  6. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti
  7. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti
  8. Regarde dans la jungle : Emiri Hayashi
  9. Les Indes fourbes : Alain Ayroles et Juanjo Guarnido
  10. Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  11. Grands anciens – Tome 2 – Le Dieu Poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  12. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  13. Agatha Christie – T18 – Cinq petits cochons : Miceal O’Griafa et David Charrier
  14. Grimmy – Tome 4 – Je me lave les dents après chaque poubelle : Mike Peters
  15. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  16. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  17. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori

 

Bilan Mensuel Livresque : Octobre 2020

Octobre tient sa revanche par rapport au bilan de malade de Septembre car il est catastrophique au niveau des scores de lecture.

Accrochez-vous à votre fauteuil de bureau, je n’ai lu QUE 10 romans et 12 Bédés (22 lectures – 325 lectures, tout confondu, pour le moment) ! La faute à trop de travail, trop de trucs à gérer seule puisque monsieur Chouchou était toujours à l’hôpital, trop d’emmerdes volant en escadrilles et pas assez de temps pour lire.

Moi qui avait glandouillé grave ma race durant le confinement, ces dernières semaines, j’ai bossé dur et fort à tel point que je suis à plat à cause de la fatigue intellectuelle.

Minou, lui, il va toujours très bien, l’absence de mon homme ne lui pèse pas, je suis toute entière à lui et le divan aussi.

Plusieurs week-end, il les a passé couché sur le canapé pendant que je pianotais sur mon PC. La semaine, je bougeais plus, et ça, monsieur le chat n’aime pas trop. Comme les travaux ont été suspendus pour cause de pluie, le chat était encore plus heureux, vous pensez bien.

Il se permet même de venir miauler sa famine le matin (j’ai eu droit à plusieurs rappels à l’ordre) à tel point que je le soigne 1h plus tôt qu’auparavant (changement d’heure oblige).

Avant, il redescendait chez lui, après m’avoir rappelé à son bon souvenir mais plus maintenant, il attend dans les escaliers et si je traîne un peu, ça miaule à nouveau, de manière désespérante. J’en suis arrivée à petit-déjeuner après l’avoir soigné (avec un chien, ce serait dangereux).

Puis quand il a fini de manger (et il en laisse dans la gamelle pour après), monsieur vient de nouveau miauler pour avoir ses câlins. Puis ensuite il joue avec ses souris que je retrouve partout dans la maison (quand je les retrouve). La vie est belle pour lui.

Si tout va bien, au moment où ce bilan sera publié, monsieur devrait être revenu à la maison, avec des béquilles. Là, ça va être moins drôle pour Minou…

EDIT : ce mercredi 28, fatiguée, je m’assieds dans le divan, avec le plaid sur mes genoux. Minou, intéressé, vient quémander des câlins. Normal jusque là. Puis, hésitant un peu, il ose enfin refaire ce qu’il n’avait plus osé faire depuis des mois : s’installer sur mes genoux !!! Moment de grâce !

Le jeudi 29 au matin, il s’est couché sur mon ventre, profitant lâchement de mon affalement et l’après-midi, pendant que je lisais, il est de nouveau venu se coucher sur mes jambes, alors que mes pieds étaient posés sur la table basse, ce qui ne lui a pas facilité la tâche. Bref, c’était la semaine de toues les audaces, de tous les défis, pour Minou.

Je pensais commencer le mois doucement avec Aquarium de David Vann et au fait, certains passages de ce roman sont très doux alors que d’autres sont horribles, angoissants, trop violents. Ce roman commence doucement, dans une atmosphère feutrée avant que l’explosion n’ait lieu et ne chamboule les lecteurs.

Le Loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca] ne rigole pas avec vous ! Directement il vous prend dans ses crocs et ne vous lâche plus. Si l’étude de la Révolution Française vous emmerdait à l’école, ici, elle va vous passionner car l’auteur va vous plonger dans le coeur de Paris, tout en gardant l’équilibre entre le fictif et le réel (faits et personnages). C’est génial, tout simplement.

Est-ce un rural noir ou un western noir ? Buveurs de vent de Franck Bouysse oscille entre les deux genres. J’ai aimé le portrait des quatre enfants, je me suis attachée à eux, mais je n’ai pas ressenti les émotions que j’avais eue pour Grossir Le Ciel. Malgré tout, j’ai aimé ma lecture et le final m’a laissé comme deux ronds de Flamby. Violent…

Point de suspense à la fin de l’année, Betty de Tiffany McDaniel sera assurément dans mes coups de coeur. Point de vue émotions, j’ai ai eu à la louche, de toutes les sortes, dont certaines très émouvantes. C’est un roman excessivement fort, magnifiquement beau, à tel point qu’après cette lecture, tout me semblait fadasse. Un putain de bordel de dieu de coup de coeur.

C’est avec grand plaisir que j’ai renoué avec ma  petite troupe d’enquêteurs que j’apprécie dans Joseph Laflamme – 03 – Maria de Hervé Gagnon [LC avec Bianca]. Une fois de plus, nous serons dans le sordide. Heureusement que l’auteur adoucit le tout avec quelques touches d’humour en provenance de ses quatre personnages. C’est un polar historique classique, il n’y aura rien de neuf sous le soleil, mais on passe un très bon moment de lecture.

À quoi ça tient le destin d’une personne ? À un fil, pas plus… Laurent Petitmangin va nous le démontrer dans Ce qu’il faut de nuit, un roman social qui m’a donné l’impression d’être un curé écoutant la confession d’un homme qui ne sait pas trop où il a foiré dans l’éducation de ses gamins. Le récit était bien construit, j’ai aimé le côté social du roman mais il m’a manqué des émotions.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre ! Enquêter avec eux est toujours un plaisir que j’assouvi de suite. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle de Irene Adler n’a pas traîné plus de 24h sur ma pile. C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite. Vivement la suite !

Les critiques étaient unanimes : ce roman est génial. C’était sans compter moi et ma foutue manie parfois de passer à côté d’une lecture qui avait tout pour être marquante. Ça vient d’arriver avec Ohio de Stephen Markley. Un roman sombre qui explore la face de l’Amérique post attentats du 11 septembre au travers de 4 portraits d’ancien étudiants. Certains passages m’ont hautement intéressés et puis, je suis retombée dans l’ennui le plus profond.

Quand ça ne va pas dans ses lectures, rien de tel qu’un polar addictif pour se remettre en selle. Je ne le savais pas en commençant mais Octobre de Søren Sveistrup [LC avec Bianca] était LE truc qu’il me fallait pour me donner envie de dévorer à nouveau un roman. 736 pages (version poche) qui se dévorent en deux jours tant c’est excellent du début à la fin.

De temps en temps, je m’encanaille avec de la SF et Un Océan de Rouille de C. Robert Cargill me faisait de l’œil depuis quelques temps. Au moment où je rédige cet article, il n’est pas encore terminé, mais jusqu’à présent, je m’amuse bien à le lire.

Bilan Livresque : 10 romans lus

  1. Aquarium : David Vann
  2. Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]
  3. Buveurs de vent : Franck Bouysse
  4. Betty : Tiffany McDaniel
  5. Joseph Laflamme – 03 – Maria : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]
  6. Ce qu’il faut de nuit : Laurent Petitmangin
  7. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler
  8. Ohio : Stephen Markley
  9. Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]
  10. Un Océan de Rouille : C. Robert Cargill

Bilan Livresque : 12 bédés lues

  1. Mafalda – Tome 01 : Quino
  2. Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel ! : Bill Watterson
  3. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 01 – Soeur Marie-Thérèse des Batignolles : Maëster
  4. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 02 – Heureux les imbéciles : Maëster
  5. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 03 – Dieu vous le rendra : Maëster
  6. West legends – 02 – Billy the Kid, the Lincoln County war : Bec & Negrin
  7. Grimmy – Tome 01 – La routine… : Mike Peters
  8. Grimmy – 02 – Faudrait peut-être que je me lave les oreilles : Mike Peters
  9. Grimmy – 03 – Si j’ai bien compris : Mike Peters
  10. Chevaliers d’Héliopolis – 03 – Rubedo, l’oeuvre au rouge : Jodorowsky et Jeremy
  11. Chevaliers d’Héliopolis – 04 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune : Jodorowsky et Jérémy
  12. Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2020

Juillet… Le soleil et les vacances scolaires ! Mais comme je ne suis plus à l’école (oui, un jour, ils m’ont enfin laissé partir), pas de vacances, mais un horaire plus light pour cause de saloperie à couronne (non, pas la reine d’Angleterre !!!).

Après un Mois de Juin de folie, j’ai levé le pied début juillet et durant quelques jours, je n’ai lu AUCUN livre, rien, même pas une bédé. Puis je m’y suis remise à mon aise, sans courir. Je m’accorde deux mois cool avant la folie de Septembre et son Mois Américain.

Là, pas de grand éclat pour ce Bilan Mensuel puisque je n’ai lu que 16 Romans dont certains étaient des petits pavés de plus de 500 pages et 2 Bédés (18 lectures, un bide).

Au niveau Bilan Annuel, pour le moment, j’ai lu 146 Romans / 55 Bédés / 2 Mangas / 6 America et 1 Beau livre = 210 lectures 

69 auteurs différents de lus. Chouette, un de mes chiffres fétiches (ce sera plus difficile d’arriver à 221 ensuite et on va oublier de suite le 666).

Minou continue ses progressions et s’il ne vient plus sur mes genoux, il les utilise toujours comme point de passage entre ma gauche et ma droite et sa nouveauté est de venir se coincer entre ma cuisse et le gros coussin. Plus c’est étroit, plus il adore venir se lover contre moi. Une vraie usine à ronrons.

Au matin, après que j’aie ouvert les tentures, il se tient là où je vais poser mes pieds, entre la table basse du salon et le divan et il se laisse caresser alors que je suis debout.  Ce qui est toujours une grande avancée lorsque ça arrive.

J’ai même réussi à me faufiler dans le petit espace entre lui et le canapé pour aller chercher ma liseuse. Pas bronché d’un poil de moustache. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé dessus ?

Le matin, après le petit-déjeuner de môssieur Chat, est toujours consacré au jeu avec ses diverses souris et il faut se méfier quand on lui grattouille le dos… Quand Minou en a marre, lui toujours donner un coup de patte sur la main (sans les griffes).

Vendredi, il nous a même fait un truc inattendu : il est monté dans le divan, entre les jambes de mon mari et les miennes et il s’est couché en boule, la tête sur ma cuisse. Lorsqu’il grimpe entre nous deux, c’est pour demander une croquette, mais jamais il ne s’était lové ainsi entre nous. Il a eu des caresses de ma ma part et de la main de mon homme, ce qui fait la petite bête ne se sentait plus en joie d’être grattouillé là où il aime.

Samedi soir, de mieux en mieux, au lieu d’attendre que mon mari aille se coucher pour squatter sa place de divan à mes côtés (et il est au aguets car il arrive toujours au bon moment), il s’est faufilé entre moi et le gros coussin et s’y est vautré comme un pacha, tant pis si Chouchou était toujours là…

Oui, cette semaine, nous avons eu des étoiles dans les yeux. Minou est toujours en évolution, à son rythme.

Si le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde et que chaque auteur le reprend à sa sauce, moi, j’ai eu du mal à avaler la cuisine de Tim Powers. Parmi les tombes ne m’a pas convaincu, il aurait même eu tendance à me faire somnoler et j’ai survolé des pages et des pages.

Le roman ne m’a pas fait dormir, lui, il m’a donné plus de sueurs froides qu’une armada de vampires assoiffés. De mort lente de Michaël Mention est d’un réalisme saisissant, quasi un reportage journalistique, sauf que ce reportage est romancé pour faciliter son ingestion. Ça vaut mieux pour nous faire avaler les perturbateurs endocriniens.

Les auteurs qui écrivent des nouvelles dansent sur une corde raide car l’exercice n’est jamais facile. Pourtant, dans  Regarder le noir de Collectif (sous la direction d’Yvan Fauth), je n’ai jamais ressenti la frustration qui m’étreint lorsque je lis des nouvelles. Elles avaient toutes un développement suffisant et une chute, vertigineuse, qui m’ont souvent laissée sur le cul. Je m’incline et j’en redemande.

Il était deux fois de Franck Thilliez est LE roman à ne pas lire sur la plage car vous en oublierez la marée qui monte, qui monte. L’auteur joue avec nous, nous mène par le bout du nez, nous fait passer du temps dans un endroit où nous ne voudrions pas y passer des vacances et pourtant, on crie « encore ». Le maestro fou du polar qui rend dingue (et addict) arrive, une fois de plus, à expliquer, avec une logique implacable, son histoire et à la rattacher son histoire à son « Manuscrit inachevé ». Je m’incline aussi.

Mettre en scène deux victimes d’un serial-killer qui s’accusent l’une l’autre d’être le tueur, fallait le faire. James Delargy ose le faire dans Victime 55 et évite les écueils des romans avec des tueurs en série. Par contre, il va droit dans le mur avec deux policiers un peu trop clichés : le bon et le chiant méchant. Un peu de nuance, que diable. Dommage parce que le reste était tout bon.

Lorsqu’un récit est totalement fou mais vrai, on s’attend à vivre un grand moment de littérature. Le problème survient lorsque le lecteur trouve le ton de la narration trop froid.  Au nom du Japon de Hirō Onoda est une histoire vraie mais je ne l’ai pas ressentie dans mes tripes et je n’ai pas vibré comme j’aurais aimé vibrer. Carramba, encore raté.

Si vous cherchez un roman policier, historique et un roman noir, L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre [LC Bianca] cumule tout cela et bien plus encore. C’est sombre, sanglant mais la plume gouailleuse, qui mêle l’argot dans les dialogues pour leur donner plus de vie, emporte le lecteur dans une autre époque et le voyage, s’il n’est pas de tout repos, est instructif. Génial !

Putain, quel roman mes aïeux ! Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino, c’est une pépite humaniste, un roman fantastique qui joue avec le temps et les voyages que l’on peut faire dedans, un roman choral où tout se tient, où tout se rejoint. C’est un roman fantastique, magique, qui fait un bien fou. C’est une pépite délicieuse, un bonbon acidulé qui pique à certains moments mais qui dégage ensuite un festival de goût qui explose dans la bouche.

Voilà un pavé qui mélange habillement le fantastique et l’épouvante, comme aurait pu le faire Stephen King, mais si L’ami imaginaire de Stephen Chbosky en a les codes et les ingrédients, l’auteur nous sert un plat qui lui appartient.

Un peu de douceur après un livre qui fait peur… On repassera pour la douceur car dans Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait de Faith Martin [LC Bianca], en plus d’un étudiant noyé, vu que nous sommes à Oxford, en 1960, je vous laisse deviner les droits de la femme… Une fois de plus, le duo Loveday/Ryder marche du tonnerre et c’est délicieusement rétro, les ambiances de collège en 1960. Mais il y a quelque chose de pourri chez certains étudiants.

D’habitude, c’est le père que l’on doit tuer, mais Benoît Séverac a choisi d’intituler son roman Tuer le fils. Il est des pères qui arrivent à tuer leurs fils sans faire couler le sang, juste en les assassinant avec des remarques acerbes et du non-amour.

Histoire réelle mise en fiction, Le bal des folles de Victoria Mas est une petite pépite humaniste qui m’a apporté bien des émotions. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le larmoyant, l’auteure nous plonge dans l’asile d’aliéné que fut la Salpêtrière. Ses portraits féminins sont beaux, lumineux, profonds.

Non, tous les romans de post-apo ne surfent pas tous sur les mêmes ingrédients, la preuve avec Le Livre de M de Peng Shepherd qui, bien que reprenant les codes usuels, les adapte à sa sauce afin de sortir des sentiers battus.

L’Albanie… Il n’y faisait pas bon vivre sous le communisme, ni sous la dictature et si vous pensez que le capitalisme et le libéralisme ont fait mieux, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au gros orteil ! Si vous ne me croyez pas, lisez Les Aigles Endormis de Danü Danquigny et vous verrez comment un pays peut foutre en l’air sa population et comment un jeune homme peut mal tourner quand il faut nourrir la famille.

C’est l’avant génocide des Tutsis qui est traité, en huis-clos, dans Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga. Une école pour filles de bonnes familles, perdue dans les nuages, où un faible quota d’élèves Tutsis sont acceptées. Ce que les Hutus pensent des Tutsis a un goût de mépris d’Homme Blanc. C’est larvé, persiflé mais toujours fait à voix haute. Le final sent mauvais le génocide à venir…

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti est une sorte de western burlesque sur fond de vengeance, au Bénin. Je n’ai pas accroché du tout à l’histoire et j’ai fini par sauter des pages.

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 16 livres

  1. Parmi les tombes : Tim Powers (500 pages)
  2. De mort lente : Michaël Mention (400 pages)
  3. Regarder le noir : Collectif
  4. Il était deux fois : Franck Thilliez (528 pages)
  5. Victime 55 : James Delargy
  6. Au nom du Japon : Hirō Onoda
  7. Les miracles du bazar Namiya : Keigo Higashino
  8. L’homme aux lèvres de saphir : Hervé Le Corre [LC Bianca] (503 pages)
  9. L’ami imaginaire : Stephen Chbosky (749 pages)
  10. Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]
  11. Tuer le fils : Benoît Séverac
  12. Le bal des folles : Victoria Mas
  13. Le Livre de M : Peng Shepherd (592 pages)
  14. Les aigles endormis : Danü Danquigny
  15. Notre-Dame du Nil : Scholastique Mukasonga
  16. Western Tchoukoutou : Florent Couao-Zotti

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 2 Bédés

  1. Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  2. Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Bilan Mensuel Livresque : Mai 2020

Pour une fois, en Mai, je n’ai pas fait ce qu’il me plait… Ni personne d’ailleurs. En phase de décongélation (comme j’ai appelé ça) progressive depuis le lundi 4 mai, le cœur n’y est pour rien, hormis pour la lecture et pour le chat (et pour Chouchou aussi, mais bon, lui est apprivoisé totalement).

Le Minou a bien progressé (14 mois qu’il est chez nous) et depuis quelques temps, il a pris la décision de venir se coucher sur mes genoux au matin, me privant par là-même de ma tasse de café de 6h du mat’…

Avant, lorsqu’il se contentait de poser ses pattes avant sur ma cuisse, je savais encore me pencher pour l’attraper et boire ce divin breuvage, mais si je me penche lorsqu’il est sur mes genoux, il va fuir. Donc, j’attends le lever mon chéri (peu avant 7h) pour déguster le kawa, puisque le chat est descendu de mes jambes.

Le matin, c’est toujours les jeux après la bouffe, il vient jouer avec ses souris près de nous, vient chercher ses câlins (toujours près de moi) et ces derniers jours, il est même allé se coucher sur le gros coussin du divan, montant faire sa sieste sous l’armoire vers 11h30 en lieu et place de 10h. Le confinement a du bon, pour lui.

En ce qui concerne mon Bilan Livresque Mensuel, j’ai fait un très bon mois de lecture puisque je totalise 20 romans lus, 4 bandes dessinées et 2 magazines America = 26 lectures, c’est pas si mal que ça. Un bon échauffement pour le Mois Anglais qui arrive.

Pour cette année 2020, j’en suis déjà à 116 lectures, tout confondu. Juin va être l’occasion de faire monter le score.

Pour entamer ce Mois de Mai, j’ai fait fort avec El Niño de Hollywood de Juan José Martínez et Óscar Martínez qui nous parle de la formation du gang des MS13, de leurs origines modestes à leur transformation en un gang super puissant et ultra violent. Plus un compte-rendu d’une enquête profonde qu’un roman, ce livre est sombre et il est préférable de le commencer à tête reposée car il y a des voyages dans le temps et l’espace.

Après une lecture aussi éprouvante, il fallait du calme et Crack, chien patagon de Georges Catelin avait tout pour me faire passer un bon moment dans la pampa, à cheval. Les grands espaces, les immenses étendues de l’Argentine, en confinement, ça n’a pas de prix. Un chouette petit livre qui pourrait plaire aux enfants comme aux adultes à la recherche d’un petit moment de détente.

Bianca m’a proposé une LC en Russie et j’ai dit oui pour Le soleil rouge du tsar de Violette Cabesos. Deux récits en alternance, un au présent, un dans le passé et c’est à ce dernier qu’est allé ma préférence puisque nous étions dans la Russie du tsar Nicolas II. Nous avons toutes deux passé une lecture remplie d’aventures, de mystères, d’enquête et d’émotions dans cette Russie que nous adorons.

Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 de Gabriel Trujillo Muñoz est un roman court et percutant. Et très glauque. Avec peu de pages, il nous donne un aperçu de la main mise des Américains sur le Mexique et combien les mexicains en ont plein le cul. Dommage que le format court oblige l’auteur a aller au plus pressé et que la résolution se fasse un peu au détriment du réalisme.

Je suis impardonnable, il a fallu que Luis Sepúlveda décède pour que je lise enfin un de ses romans et j’ai commencé par La fin de l’histoire qui nous parle du Chili, de la dictature de Pinochet, des tortures, des gens disparus, de l’exil… C’est un roman qui va dans un sens, puis dans un autre, brouille les cartes, les pistes, pour se terminer avec une intensité infernale. Faut suivre, sinon, on risque d’être largué, mais c’est tellement prenant que les sauts temporels et géographiques ne posent que peu de problèmes.

Je voulais aussi découvrir l’auteur dans un autre registre, alors j’ai choisi Histoire d’une baleine blanche, toujours de Luis Sepúlveda. Un conte illustré qui m’a emporté loin de chez moi, au milieu de l’océan, près des côtes chilienne, en compagnie d’un cachalot blanc. Il y a un océan d’émotions, dans ces pages, un gulf-stream qui vous emporte dans ses flots et vous dépose ailleurs, dans un monde inconnu… Une bien belle histoire que l’on a du mal à refermer.

C’est avec l’Argentine des années 30 que j’avais rendez-vous ensuite… Tout pour la patrie de Martin Caparrós se déroule dans un pays corrompu et in love des théories raciales d’un certain Hitler. Par contre, je n’ai pas accroché au récit, aux personnages et je me suis perdue bien avant la fin. On oublie !

Trouvé par hasard, j’ai décidé de découvrir L’homme en arme de Horacio Castellanos Moya et toutes les envies de découvertes ne se soldent pas par des coups de coeur, parfois, on a des envies de passer de suite à autre chose. Impossible de me retrouver dans ce récit violent où aucun personnage n’est attachant car tous peu développés. À oublier et au suivant, une fois de plus !

Jamais deux déceptions sans trois ! On continue la série noire avec Jungle de Miguel Bonnefoy où il est question d’un trek de 15 jours dans la jungle vénézuélienne. Une fois de plus, je suis restée quasi de marbre devant les mots de l’écrivain, lisant sans lire, n’arrivant pas à me projeter dans cette jungle. Allez, au suivant !

Le Nicaragua n’avait jamais été coché sur mon passeport littéraire, donc, j’ai décidé de m’y rendre avec Il pleut sur Managua de Sergio Ramirez qui nous raconte avec une plume cynique son pays où les anciens guérilleros se sont recyclés un peu partout, notamment dans la police. L’inspecteur Morales en est un et il ne se foule pas trop pour ses enquêtes. Gaffe, à un moment, le roman s’enlise un peu avant de repartir de plus belle. Une belle découverte.

Une fois de plus, Bianca et moi avons loupé notre LC car Rien de plus grand de Malin Persson Giolito fut un fiasco total. Une lecture qui se traîne en longueur, on a les yeux qui se ferment, on admire sa tapisserie… Pourtant, les procès, en littérature, j’adore ! Mais là, rien ne m’a passionné… Au suivant !

Heureusement qu’après la déception vient le roman qui te prend à la gorge, qui te glace, qui te fait douter de l’Humain… Avec Mala vida, Marc Fernandez dénonce les vols d’enfants sous la dictature de Franco et encore après sa mort. Un roman policier noir et politique, captivant, difficile à lâcher, tout en étant glaçant. L’auteur nous livre une enquête bien ficelée, prenante, historique, bien documentée. Mon seul petit bémol sera pour la personne qui assassine, pas super crédible dans son rôle (personnage trop parfait), mais la résolution des crimes est accessoire.

Une fois de plus, j’ai pioché un roman glaçant avec La conspiration des médiocres – « Perro » Lascano 04 d’Ernesto Mallo qui est en fait le première enquête de Perro. Un roman noir écrit au vitriol, taillé au scalpel, un roman court mais ultra percutant, sombre, violent. L’auteur ne s’encombre pas de fioritures et va directement à l’essentiel. Du brut de décoffrage qui écorche la gorge et pique aux yeux. Une enquête retorse où les atmosphères angoissantes du pays sont plus importantes que tout le reste. Un roman noir glaçant.

Le tableau du maître flamand d’Arturo Perez-Reverte était recommandé par « Le polar pour les Nuls » mais ce fut une lecture laborieuse : personnages peu développés, inintéressants et résolution difficile à comprendre pour quelqu’un qui n’y connait rien aux échecs, sans oublier la sensation de « tout ça pour ça » et un coup de pute de l’auteur pour le coupable. Au suivant !

Heureusement que je ne joue pas au casino car ce mois-ci, j’ai une mauvaise main et La frontière sud de José Luis Muñoz le confirme une fois de plus. C’est un peu normal, je ne pioche que dans des romans lusophones et tous ne sont pas du même niveau et tous ne plairont pas. Trop de passages à vide dans ce roman, trop de longueurs afin de présenter les personnages et de les placer dans leurs décors, leur boulot, leur vie. Seule la partie consacrée à l’autre côté de la frontière, à Tijuana, est intéressante. Allez, Jacques, chante-le moi encore : ♫ Au suivant ! ♪

En voyageant dans le temps, je trouverai peut-être mon plaisir littéraire… Oui et non car si Le manuscrit de Grenade de Marianne Leconte a du bon, il manque surtout de profondeur dans ses personnages, dans la résolution de l’énigme et le final où tout semble bien tomber. Ce roman a du bon, il m’aurait sans doute plu lorsque j’étais jeune, à la recherche d’histoire se terminant bien, avec de personnages à qui s’en sortent quasi toujours des différents traquenards. Hélas, l’auteur qui succombe aux facilités de l’intrigue, ça me fend le cœur et me gâche mon plaisir littéraire.

En plus de voyager en Amérique latine, mes lectures ont joué au montagnes Russes et Ni vivants ni morts de Federico Mastrogiovanni m’a envoyé dans les sommets d’émotions et dans les tréfonds de la perversion humaine. C’est le genre de récit que l’on n’oublie jamais. Mexique, 30.000 disparition forcées. Le règne de la terreur, les gens qui n’osent pas bouger de peur de disparaître à leur tour. Ce roman, qui glace les sangs est composé de plusieurs enquêtes réalisées par l’auteur. Attention, ceci n’est pas un roman mais la réalité.

Après pareille lecture, on aimerait un peu de légèreté tout en restant dans le roman noir. Sans le savoir, De loin on dirait des mouches de Kike Ferrari était la bonne sélection car il nous fait passer quelques heures dans la peau d’un pourri de chez pourri. Luis Machi cumule toutes les bassesses humaines, il est détestable et on adore le voir essayer de se dépêtrer du cadavre qui se trouve dans son coffre sans qu’il en soit le responsable. Jouissif et immoral.

Dire que je ne savais pas que je lisais une histoire vraie avec Bakhita de Véronique Olmi ! C’est en l’ajoutant à mon Babelio que je m’en suis rendue compte. Une histoire bourrée d’émotions, qui m’a mis le coeur en vrac, les yeux humides et la gorge serrée. L’Homme est cruel et les esclavagistes sont dans le haut du panier, qu’ils soient catho ou musulmans. Un récit qui prend son temps mais un récit bouleversant.

Pour terminer ce Mois Espangol et faire le lien avec le Mois Anglais, j’avais dans mon stock Chez les Gauchos de Hugo Backhouse, un récit autobiographique d’un Anglais qui parti jouer au gaucho dans la Pampa Argentine. Cet achat réalisé dans une brocante s’est révélé judicieux car sans révolutionner la littérature, ce récit d’aventures m’a fait passer un moment hors du temps.

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 20 Romans

  1. El Niño de Hollywood : Juan José Martínez et Óscar Martínez
  2. Le soleil rouge du tsar : Violette Cabesos [LC Bianca]
  3. Crack, chien patagon : Catelin Georges
  4. Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 : Gabriel Trujillo Muñoz
  5. La fin de l’histoire : Luis Sepúlveda
  6. Histoire d’une baleine blanche : Luis Sepúlveda
  7. Tout pour la patrie : Martin Caparros
  8. L’homme en arme : Horacio Castellanos Moya
  9. Jungle : Miguel Bonnefoy
  10. Il pleut sur Managua : Sergio Ramirez
  11. Rien de plus grand : Malin Persson Giolito [LC Bianca – Pas de chronique]
  12. Mala vida : Marc Fernandez
  13. La conspiration des médiocres – Perro Lascano 04 : Ernesto Mallo
  14. Le tableau du maître flamand : Arturo Perez-Reverte
  15. La frontière sud : José Luis Muñoz
  16. Le Manuscrit de Grenade : Leconte Marianne
  17. Ni vivants ni morts : Federico Mastrogiovanni
  18. De loin on dirait des mouches : Ferrari Kike
  19. Bakhita : Véronique Olmi
  20. Chez les Gauchos : Backhouse Hugo

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 4 Bédés + 2 magazines (6)

  1. Dracula, Dracul, Vlad ?, Bah.. : Alberto Breccia (Argentine)
  2. Dracula : Fernando Fernández
  3. Spirou et Fantasio – T07 – Le Dictateur et le champignon : Franquin
  4. Ratatouille – La Bd du Film : Walt Disney
  5. America N°5 : François Busnel
  6. America N°6 : François Busnel

Bilan Mensuel Livresque : Mars 2020

Mars 2020 restera un mois des plus marquants dans l’histoire de nos pays puisque nos gouvernants ont décidé de nous confiner pour éviter que tout les malades atteint par le covid19 n’arrivent tous en même temps dans les hôpitaux puisque les soins intensifs n’ont pas assez de lits pour tout les malades.

On sentait venir l’oignon et chez nous, nous avions ordre de repartir avec les PC du boulot pour « si jamais on devait télétravailler ». De plus, depuis début mars, on prenait déjà des précautions et je ne suis même plus allée chez mon kiné, ni même à la Foire du Livre !

Bah, c’est le moment d’en profiter pour lire plus et regarder toutes les séries et films que j’ai de retard… raté ! Je n’ai pas encore regardé un seul épisode d’une seule série, ni de films et j’ai même diminué mes heures de temps passé devant mon PC loisirs… Ben merde alors. Un comble.

Malgré tout, j’ai tout de même lu 19 romans, mais seulement 2 bédés, 2 magazines et 1 beaux livres (24 lectures pour mars, 69 lectures pour 2020).

Ayant remarqué que sur Babelio et Goodreads, les magazines « America – L’Amérique comme vous ne l’aviez jamais lue » s’y trouvaient, je les ai inclus dans mes lectures puisque, vu le nombre de pages, ce sont des pavés. De plus, ils sont intelligents, instructifs, bien écrit et on va aussi se coucher moins bête.

Par contre, j’ai un retard monstre dans ces lecture et j’ai seulement commencé à lire le Tome 1 en janvier 2020… 3 ans après sa sortie et son achat ! Shame on me. Le confinement a du bon, j’en ai lu deux en Mars.

Le Bûcher de Moorea de Patrice Guirao est un polar Noir Azur et il a réussi sa mission qui est de transmettre le ressenti propre aux îles du Pacifique. Les descriptions et l’ambiance étaient bien rendues, on s’y croyait ! Par contre, niveau personnages, je n’ai pas eu d’accointance avec Lilith Tereia, personnage principal et j’ai trouvé le tueur en série très fadasse. On verra avec la suite.

Les guerres dites « de religion » ont toujours fait des ravages, même si pour certains, elles servaient leur politique… La Cité de feu de Kate Mosse possède des personnages profonds, qui m’ont fait vibrer, même s’il y avait un peu de manichéisme là-dedans. Le récit est riche, intéressant, le scénario bien travaillé et ce pavé passe comme une lettre à la poste. Magnifique !

Après du sérieux, un peu de folie avec ce barrio noir totalement frappadingue ! Mais on reste dans la religion car la Santa muerte de Gabino Iglesias mérite qu’on lui fasse des offrandes. Violent mais réaliste, avec un chapitre profond qui nous expliquera ce que vivent et ressentent les migrants. Un roman noir intense, court, qui ne laisse pas le temps de reprendre son souffle.

On reste dans le déjanté avec Indian Blues de Sherman Alexie mais là, ce n’est pas passé aussi bien que pour son prédécesseur. Si la misère des Amérindiens, leurs déchéance, leur problème d’alcool, de drogue, de travail sont bien décrites, le fait qu’on oscille sans cesse entre la réalité et le mysticisme m’a fait perdre pied dans le récit.

Pour prendre une bouffée d’air frais, rien de tel que de la littérature jeunesse bien écrite et qui ne prend pas les jeunes pour des décérébrés. Avec Les disparus de Saint-Agil de Pierre Véry, on entre dans un pensionnat pour jeunes garçons où a lieu d’étranges choses… Du mystère, de l’aventure, de l’amitié, du suspense, des disparitions, une enquête réalisée par un des gamins et un roman qui se lit d’une traite, le sourire aux lèvres.

Après Moorea, direction Les Marquises pour une enquête qui m’a laissé comme deux ronds de flan dans son final. Au soleil redouté de Michel Bussi [LC Bianca] est redoutable. Non seulement on y meurt comme dans l’île de Dix Petits Nègres, mais en plus, on ne sait jamais d’où le coup va venir. Michel Bussi m’a encore bien eu.

Pour rire un bon coup, rien de tel que Les Cactus de Jérôme de Warzée (Tome 1). Malheureusement pour les français, ce sont des histoires belgos-belges et qui ne feront rire que ceux qui les connaissent. J’ai savouré cette petite pépite de rire fin sur plusieurs jours, ne lisant que deux chroniques par jour pour le faire durer le plus longtemps possible. Pour le reste, j’écouterai De Warzée à la radio, pour rire encore.

J’avais sélectionné La Nuit sous le pont de pierre de Léo Perutz pour le Mois du Polar de Février et puisque Rachel voulait faire le Perutz en LC avec moi, je l’avais mis sur le côté. Une fois qu’elle l’eut acheté, nous le lûmes chacune de notre côté et une fois terminé, patatras, nous n’avions pas lu le même ! Qu’a cela ne tienne, hormis les deux dernières nouvelles que je n’ai pas apprécié, j’ai lu toutes les autres avec gourmandise, appréciant le côté fantastique, mystérieux et le fait que les personnages se retrouvaient au fil des nouvelles.

À cause de « La Grande Librairie », j’ai coché et lu Ainsi parlait ma mère de Rachid Benzine qui, s’il a tout d’une autobiographie, n’en est pas une. On se doute que l’auteur a mis de son enfance dedans… Un beau cri d’amour à sa mère, un récit pudique, émouvant, beau, empreint d’émotion car l’auteur nous parlera aussi de la difficulté d’intégration de la population immigrée.

Allegheny River de Matthew Neill Null est un recueil de nouvelles que j’ai trouvée inégales. Après des histoires puissantes, je suis arrivée dans des nouvelles plus calmes, et cette cassure a diminué mon enthousiasme. Elles auraient dû me faire reprendre mon souffle, mais moi, j’avais envie que l’auteur continue de me bastonner… Malgré tout, un bon rural noir !

Une fois de plus, j’ai ouvert un roman noir assez barré, au rythme rapide et à l’écriture qui est comme une rafale de mitraillette et vous empêche de reprendre votre souffle. Mictlán de Sébastien Rutés est écrit avec peu de virgules, de points finaux et les phrases sont longues, trop longues. Le style m’a lassé, à la fin. Un roman noir violent, sans lueur d’espoir.

C’était La Neige de saint Pierre de Léo Perutz [LC avec Rachel] que ma copinaute avait acheté et lu et donc, j’ai fait pareil et découvert une autre facette de l’univers de cet auteur. Roman interdit dès 1933 par les nazis car l’auteur, par allégorie, se moquait un peu du Reich, troisième du nom. Une belle découverte.

Kya, héroïne de Là où chantent les écrevisses de Délia Owens restera dans ma mémoire. Cette jeune gamine, abandonnée par sa mère, a vu partir ses frères, ses soeurs, son père et a réussi à survivre dans le marais en faisant corps avec lui. Un roman émouvant, beau, sombre, qui parle de survie, de respect de la Nature, de racisme et de ségrégation. Magnifique !

Sydney Grice a du Sherlock Holmes, mais avec les travers poussés au maximum, dont la mauvaise foi. Avec Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett de M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca], on entre dans une lecture drôle où les répliques acides fusent entre les deux personnages, avec une médaille d’or pour Sydney. Une lecture sans se prendre la tête.

D’habitude, John Steinbeck me fait vibrer, mais avec Le poney rouge, les seules émotions que j’ai ressentie, c’est parce que j’ai déjà vécu la perte d’un cheval. Sans cela, les vibrations n’auraient pas été au rendez-vous. Le style est trop froid et je n’ai pas vibré.

Pour coller à l’actualité, j’ai décidé de lire Le Hussard sur le toit de Jean Giono qui nous parle d’une épidémie de choléra. Le comportement des gens est réaliste… Les descriptions de paysage sont bien présentes, parfois un peu trop longues et je n’ai pas eu d’empathie avec les personnages principaux, trouvant même que Angelo, le hussard, s’en sortait un peu trop bien, tout le temps. Les dialogues étaient lassants et il y a trop de passages de grand lyrisme.

On n’hésite plus entre le choléra et… La Peste ! Pour coller toujours à l’actualité, j’ai sorti mon Albert Camus et si les débuts étaient prometteurs, le reste s’est passé dans un semi-coma et passages de lignes. Lui aussi était réaliste dans les différents comportements des gens, en plus d’être une allégorie sur la montée de la peste brune qu’est le fascisme. Un livre lourd à lire.

Si nous râlons d’être confiné, Sylvain Tesson, lui, a choisi de s’isoler 6 mois dans une cabane au bord du lac Baïkal. Dans les forêts de Sibérie nous raconte sa vie dans un isolement quasi total, avec des livres, de la vodka et des voisins éloignés de plusieurs heures. Entre ses récits de la vie quotidienne, se glissent des moments plus profonds, plus poétiques. Une belle découverte.

Puisque j’étais là-haut en Sibérie, je me suis glissée chez le peuple Touva avec Belek, une chasse dans le Haut-Altaï de Galsan Tschinag qui nous proposent deux histoires émouvantes, profondes, dépaysante, nous parlant des habitants de ces steppes, de la Nature, du climat, âpre, de la montée des Rouges et de toutes les dérives de cette politique.

65 nationalités ! Le chiffre monte.

Bilan Livresque Mars : 19 Livres

  1. Le Bûcher de Moorea : Patrice Guirao
  2. La Cité de feu : Kate Mosse
  3. Santa muerte : Gabino Iglesias
  4. Indian Blues : Sherman Alexie
  5. Les disparus de Saint-Agil : Pierre Véry
  6. Les Cactus – Tome 1 : Jérôme de Warzée
  7. Au soleil redouté : Michel Bussi [LC Bianca]
  8. La Nuit sous le pont de pierre : Léo Perutz
  9. Ainsi parlait ma mère : Rachid Benzine
  10. Allegheny River : Matthew Neill Null
  11. Mictlán : Sébastien Rutés
  12. La Neige de saint Pierre : Léo Perutz [LC avec Rachel]
  13. Là où chantent les écrevisses : Délia Owens
  14. Les enquêtes de Middleton et Grice – Tome 2 – La malédiction de la maison Foskett : M. R. C. Kasasian [LC avec Bianca]
  15. Le poney rouge : John Steinbeck
  16. Le Hussard sur le toit : Jean Giono
  17. La Peste : Albert Camus
  18. Dans les forêts de Sibérie : Sylvain Tesson
  19. Belek, une chasse dans le Haut-Altaï : Galsan Tschinag

Bilan Livresque Mars : 2 Bédés, 2 Magazines et 1 beau livre

  1. Le Pape terrible – T4 – L’Amour est aveugle : Jodorowsky & Theo
  2. Tu mourras moins bête– T2 – Quoi de neuf, docteur Moustache ? : Montaigne
  3. L’Histoire N°54 : L’aventure oubliée – Les indiens d’Amérique – Des Micmacs au Red Power
  4. America N°02 : François Busnel (magazine)
  5. America N°03 : François Busnel (magazine)

Bilan Livresque Mensuel – Intro (2020)

Une nouvelle année commence, on remet les compteurs à zéro et on repart au pied de la montagne, au pied de la PAL en essayant de faire aussi bien que les autres années, niveau score de lecture…

Le but est toujours de dépasser ou, au moins d’égaler les scores des années 2017 et 2018 (148 romans). Ou, si je suis assez folle, de dépasser le score de 2019…

Non, on oublie, c’est quasi impossible de dépasser les 365 lectures (tout support confondu).

Il sera même difficile de dépasser les 175 romans lus, tout simplement…

Je reste confiante, mais comme je ne vend jamais la peau de l’ours avant d’avoir été acheter la carabine, je dis toujours que « On verra bien, je vais faire du mieux que je peux et si je n’y arrive pas, ben, il n’y aura pas mort d’homme ».

Qui dit nouvelle année dit toujours bonnes résolutions, mais ma résolution est de ne jamais en prendre ! 

J’aimerais lire les derniers romans qui traînent dans ma PAL Noire (celle qui date de Charlemagne), j’aimerais toutes les chouettes nouveautés qui arrivent, j’en ai encore des chouettes de 2016 que je n’ai pas encore réussi à lire, ma Pedigree PAL n’a pas diminué et j’ai eu un arrivage de bédé assez conséquent, à tel point que j’ai dû le lister. Une PAL en bédés, du jamais vu chez moi.

Bon, je vous laisse, j’ai du pain sur la planche et accessoirement, un Bilan Livresque Mensuel à finaliser !

Bilan du Mois Américain – Septembre 2019 [Chez Titine]

Non, ce n’est pas encore cette année que je vais me calmer !

Le Mois Américain est l’occasion pour moi de me déchaîner et de sortir des romans moins connus de ma PAL, du moins, j’essaie, mais j’ai toujours eu les yeux plus gros que le ventre, en littérature (ok, j’oublie souvent que les journées ne font que 24h et qu’il faut dormir, bosser, faire son ménage,…).

Mes meilleurs scores étaient de 43 et 46 fiches, je n’avais jamais dépassé ces nombres, alors qu’en Mois Anglais, ce genre de chiffres correspondent à un score pitoyable.

Pour le dépasser, pas le choix, fallait sortir des bédés, ce qui va le plus vite pour lire, même si rédiger les chroniques me prennent autant de temps pour une bédé que pour un roman.

L’occasion était donc belle pour ressortir mes vieilles bédés western de leurs étagères et de les relire pour la 36ème fois, mais en les chroniquant, cette fois-ci !

J’en ai profité aussi pour tirer de leur retraite bienheureuse mes beaux livres qui parlaient de l’Amérique avec moult photos en couleurs.

Résultat des courses ? J’y suis arrivée ! J’ai dépassé mes scores précédents et j’ai établi un nouveau record que j’aurai dû mal à battre.

Il reste encore des tas de romans non lus, une fois de plus, dont certains se retrouvent sur ma liste depuis 3 Mois Américain et n’en sont toujours pas sorti (shame on me) mais je vais me mettre la pression et essayer de les lire les mois qui viennent car ça ne plus durer ainsi ! mdr

Du moins, je vais essayer de les lire… Tout en lisant la Rentrée Littéraire de septembre 2019 et en mettant à jour les livres non lus les Rentrées littéraires 2016/2017/2018… Ok, il y a du pain sur la planche.

Avant les chiffres, je voudrais remercier cette pauvre Titine que j’ai encore épuisé cette année et je sens qu’à la fin, elle va me blacklister !

Scores précédents :

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : 43 fiches ! Record battu ! (12 romans, 19 bédés, 10 Comics, 2 mangas)
  • 2017 : 46 fiches ! Record ! (9 romans, 30 bédés, 5 films, 1 série, 1 fiche cuisine)
  • 2018 : 38 billets  (11 romans – 20 BD – 5 films – 2 séries)
  • 2019 ???? 54 billets !! (21 romans – 26 BD – 7 Beaux Livres)

Bilan Lectures Mois Américain : 21 romans – 26 BD – 7 Beaux Livres – 0 Films

  1. Meurtres sur la Madison : Keith McCafferty [ROMAN]
  2. Nuit de fureur : Jim Thompson [ROMAN]
  3. Le mort sur un cheval noir : Ray Hogan [ROMAN]
  4. Tandis que j’agonise : William Faulkner [ROMAN]
  5. Terreur apache : William R. Burnett [ROMAN]
  6. Walt Slade – Tome 2 – Les Forbans du pétrole : Bradford Scott [ROMAN]
  7. Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle : Bradford Scott [ROMAN]
  8. Walt Slade – Tome 4 – Le Chariot mystérieux : Bradford Scott [ROMAN]
  9. En attendant Eden : Elliot Ackerman [ROMAN]
  10. Le pays des petites pluies : Mary Austin [ROMAN]
  11. Martiens, go home ! : Fredric Brown [ROMAN]
  12. Un feu d’origine inconnue : Daniel Woodrell [ROMAN]
  13. Pieds nus sur la Terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan [ROMAN]
  14. Un silence brutal : Ron Rash [ROMAN]
  15. Walt Longmire – T10 – Steamboat : Craig Johnson [ROMAN]
  16. Le petit arpent du bon dieu : Erskine Caldwell [ROMAN]
  17. Les Fugitifs de l’Alder Gulch : Ernest Haycox [ROMAN]
  18. Au nom du bien : Jake Hinkson [ROMAN]
  19. Le Passage du canyon : Ernest Haycox [ROMAN]
  20. La véritable histoire de la mort d’Hendry Jones : Charles Neider [ROMAN]
  21. Détectives – T02 – Richard Monroe, Who killed the fantastic mister Leeds ? : Herik Hanna & Nicolas Sure [BD]
  22. Bernard Prince – Tome 04 – Aventure à Manhattan : Hermann & Greg [BD]
  23. La piste des ombres – Tome 1 – Pierres brûlantes : Tiburce Oger [BD]
  24. Tuniques Bleues – T36 – Quantrill : Cauvin & Lambil [BD]
  25. Tuniques Bleues – T42 – Qui veut la peau du Général ? : Cauvin & Lambil [BD]
  26. Les Tuniques Bleues – T45 – Émeutes à New York : Cauvin & Lambil [BD]
  27. Le train des orphelins – T01 – Jim : Ph. Charlot et X. Fourquemin [BD]
  28. Le train des orphelins – T02 – Harvey : Charlot et Fourquemin [BD]
  29. Lucky Luke  – T03 – L’Homme de Washington : Achdé & Gerra [BD]
  30. Lucky Luke  – T04 – Lucky Luke contre Pinkerton : Achdé & Pennac [BD]
  31. Lucky Luke – Tome 09 – Des Rails sur la prairie : Morris [BD]
  32. Lucky Luke – Tome 29 – Des Barbelés sur la prairie : Morris [BD]
  33. Lucky Luke – Tome 33 – Le Pied-tendre : Morris [BD]
  34. Lucky Luke – Tome 35 – Jesse James : Morris [BD]
  35. Lucky Luke – Tome 46 – Le Fil qui chante : Morris [BD]
  36. Lucky Luke – Tome 53 – Fingers : Morris [BD]
  37. Lucky Luke – Tome 63 – Le Pont sur le Mississipi : Morris [BD]
  38. Jerry Spring –Tome 03 – Lune d’argent : Jijé [BD]
  39. Jerry Spring –Tome 04 – Trafic d’armes : Jijé [BD]
  40. Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance : Jijé [BD]
  41. Jerry Spring – Tome 14 – Les Broncos du Montana : Jijé [BD]
  42. Jerry Spring – Tome 21 – L’or de personne : Jijé [BD]
  43. H.H.Holmes – Tome 01 – Englewood : Henri Fabuel & Fabrice Le Hénanff [BD]
  44. Sonora – Tome 02 – Lola Montez : Jean-Pierre Pécau [BD]
  45. Astérix – Tome 22 – La grande traversée : Goscinny et Uderzo [BD]
  46. La piste des ombres – Tome 1 – Pierres brûlantes : Tiburce Oger [BD]
  47. USA – Le Sud-Ouest : Thomas Jeier [BEAUX LIVRES]
  48. Far West éternel (Voyages et aventures) : Dylan Winter [BEAUX LIVRES]
  49. Cow-Boys – Mythe et réalité : Yves Berger & Claude Poulet [BEAUX LIVRES]
  50. Itinerrance dans l’Ouest des USA : Josyane Cassaigne [BEAUX LIVRES]
  51. Ouest américain – Territoires sauvages : Grunewald [BEAUX LIVRES]
  52. L’Ouest Américain – Grands voyageurs : Montagu et Thomas [BEAUX LIVRES]
  53. Le Western : C. Champclaux, L. Tahir Meriau & J-F Giré [BEAUX LIVRES]
  54. Le western : Jean-Jacques Dupuis [ROMAN]

Non lus, une fois de plus… J’ai encore de quoi lire !

  1. La famille Winter : Clifford Jackman [ROMAN]
  2. La prisonnière du désert : Alan Le May [ROMAN]
  3. Le sang des Dalton : Ron Hansen [ROMAN]
  4. La culasse de l’enfer : Tom Franklin [ROMAN]
  5. La porte d’or : Michel Le Bris [ROMAN]
  6. La rivière des indiens : Jeffrey Lent [ROMAN]
  7. L’agent indien : Dan O’Brien [ROMAN]
  8. Méridien de sang : Cormac McCarthy [ROMAN]
  9. Le pouvoir du chien : Thomas Savage [ROMAN]
  10. L’Aventurier du Rio Grande : Tom Lea [ROMAN]
  11. Du haut des cieux, les étoiles : Harry Brown [ROMAN]
  12. La montagne en sucre : Wallace Stegner [ROMAN]
  13. Le gang de la clef à molette : Edward Abbey [ROMAN]
  14. Bohemian flats : Mary Relindes Ellis [ROMAN]
  15. Le gang des rêves : Luca Di Fulvio [ROMAN] À Lire d’urgence car Stelphique m’a menacé des pires représailles si je ne le lisais pas !
  16. Sherlock & Moria – T1 – L’initiation : Ridley Pearson [ROMAN]
  17. Sherlock & Moria – T2 – La Spirale infernale : Ridley Pearson [ROMAN]
  18. 221b Baker street : Graham Moore [ROMAN]
  19. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines [ROMAN]  – LU mais pas encore chroniqué (pour bientôt)
  20. Wash : Margaret Wrinkle [ROMAN]
  21. Le Châtiment de Willie Jones : Elizabeth Hartley Winthrop [ROMAN]
  22. Le régiment noir : Henry Bauchau [ROMAN]
  23. Mississippi : Hillary Jordan [ROMAN]
  24. Cherry : Nico Walker [ROMAN]
  25. La poudre et la cendre : Taylor Brown [ROMAN]
  26. Terminus : Tom Sweterlitsch [ROMAN – SF]
  27. Whiskey : Bruce Holbert [ROMAN]
  28. Les morts de Bear Creek : Keith McCafferty [ROMAN]
  29. Le Grand Silence : Jennifer Haigh [ROMAN]
  30. Stoneburner : William Gay [ROMAN]
  31. Les animaux : Christian Kiefer [ROMAN]
  32. La véritable histoire de l’Ouest américain : Jacques Portes[ROMAN]
  33. Le cercle brisé – Meurtres en pays navajo : Rodney Barker [ROMAN]
  34. Swan Peak : James Lee Burke [ROMAN]
  35. Red Grass Rive: James Carlos Blake [ROMAN]
  36. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell [ROMAN]
  37. Sympathy for the Devil : Kent Anderson [ROMAN]
  38. Mindhunter – Dans la tête d’un serial-killer : Douglas & Olshaker [ROMAN]
  39. Normal : Warren Ellis [ROMAN]
  40. Avant la nuit : Pete Fromm [ROMAN]
  41. Walt Longmire – T07 – Tous les démons sont ici : Craig Johnson [ROMAN]
  42. Perry Mason – T23 – Le moustique flemmard : Erle Stanley Gardner [ROMAN]
  43. Le train des orphelins – T03 – Lisa : Charlot et Fourquemin [BD]
  44. Le train des orphelins – T04 – Joey : Charlot et Fourquemin [BD]
  45. Le train des orphelins – T05 – Cowpoke Canyon : Charlot et Fourquemin [BD]
  46. Le train des orphelins – T06 – Duels : Charlot et Fourquemin [BD]
  47. Le train des orphelins – T07 – Racines : Charlot et Fourquemin [BD]
  48. Le train des orphelins – T08 – Adieux : Charlot et Fourquemin [BD]
  49. The Rider – Le film qui te dit qu’avec l’âge, les Rider se déplacent [FILMS] 
  50. La porte du paradis – Heaven’s Gate – Le film qui Knock-knock-knockin’ on heaven’s door ♫ (1980) [FILMS] 

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2019 [Mois Américain]

Effectivement, en Septembre, mon Bilan Livresque ne peut qu’être exceptionnel, génial, énorme, stakhanoviste, dantesque, gargantuesque…

Normal, c’est le Mois Américain et, tout comme pour le Mois Anglais, je me crève pour inonder la charmante organisatrice – Titine – de billets. Elle est facile à reconnaître, c’est celle qui est en burn-out et qui boit du whisky pour oublier ma participation qui la tue à chaque fois (elle aime ça).

J’ai lu pas moins de 10 Beaux Livres (8 sur l’Amérique), 21 romans (dont 3 relectures) et 29 bandes dessinées, ce qui fait un total de 60 lectures pour ce Mois de Septembre.

Ma rentrée des classes est bonne ! Attention, comme tous les élèves, je me casse le cul au départ et ensuite, je vais dormir sur mes lauriers…

Enfin, pas trop faire dodo, car je me dois de battre Sharon à son Challenge Thrillers & Polars et de battre mon record de 140 romans lus en 2018 (hors bédés, comics, mangas) !

Là, j’en suis à 283 lectures tout confondu.

Hier, sur Babelio, j’ai posté ma 1.888ème critique…. 1888 ! Ça ne vous rappelle rien cette date ???

Pour le reste, mon Wild Cat adore toujours autant les câlins, il va bien, se la coule douce et se cache dans mes livres, le coquin ! Bon, lorsque je suis debout, il se taille et se cache sous le lit, mais il est toujours en progression, même si ce sont des tout petits pas. Il n’a plus donné signe de maladie, je touche du bois. On ne saura sans doute jamais ce qu’il a eu.

Le nouveau chien de mes parents évolue dans le bon sens aussi et maintenant, elle suit le cheval lorsque je pars en balade et elle est calme. Mais faut la surveiller, elle aime batifoler partout.

Comme pour le moment j’ai ma plus vieille jument en « revalidation » (on ne fait que du pas, je croise les doigts que ça guérisse et que l’on puisse refaire des allures), c’est plus facile de surveiller le chien et de lui apprendre à suivre « derrière » et non sur le côté… La chienne ne part pas avec la plus jeune de mes juments car cette dernière déteste avoir un chien qui la suit, ça lui fout la pétoche à un moment donné. Et bardaf, c’est l’embardée !

Bilan Livresque Septembre : 10 beaux Livres (8 sur l’Amérique)

  1. Itinerrance dans l’Ouest des USA : Josyane Cassaigne & Alain Cassaigne
  2. Cow-Boys – Mythe et réalité : Yves Berger & Claude Poulet
  3. Ouest américain – Territoires sauvages : Grunewald
  4. L’Ouest Américain – Grands voyageurs : Montagu et Thomas
  5. USA – Le Sud-Ouest : Thomas Jeier
  6. Far West éternel (Voyages et aventures) : Dylan Winter
  7. Le Western : Christophe Champclaux & Linda Tahir Meriau
  8. Le western, une histoire parallèle des Etats-Unis : William Bourton
  9. Le polar : Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret
  10. C’est l’histoire de la Série Noire (1945-2015) : Franck Lhomeau

Bilan Livresque Septembre : 21 romans (dont 3 relectures)

  1. Le mort sur un cheval noir : Ray Hogan
  2. Tandis que j’agonise : William Faulkner
  3. Terreur apache : William R. Burnett
  4. En attendant Eden : Elliot Ackerman
  5. Walt Slade – Tome 2 – Les Forbans du pétrole : Bradford Scott
  6. Le pays des petites pluies : Mary Austin
  7. Martiens, go home ! : Fredric Brown
  8. Un feu d’origine inconnue : Daniel Woodrell
  9. Pieds nus sur la Terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  10. Erectus : Xavier Müller [LC Bianca]
  11. Un silence brutal : Ron Rash
  12. Walt Longmire – T10 – Steamboat : Craig Johnson
  13. Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle : Bradford Scott
  14. Walt Slade – Tome 4 – Le Chariot mystérieux : Bradford Scott
  15. Le petit arpent du bon dieu : Erskine Caldwell
  16. Les Fugitifs de l’Alder Gulch : Ernest Haycox
  17. Au nom du bien : Jake Hinkson
  18. La dame en blanc : W. Wilkie Collins [LC Bianca]
  19. Le Passage du canyon : Ernest Haycox
  20. La véritable histoire de la mort d’Hendry Jones : Charles Neider
  21. Le western : Jean-Jacques Dupuis

Bilan Livresque Septembre : 29 bédés (« Sonora, tome 2 » relu pour chronique mais n’entre pas dans ma compta de lectures puisque déjà lue en janvier 2019)

  1. Astérix – Tome 22 – La grande traversée : René Goscinny & Albert Uderzo
  2. Lucky Luke – Tome 63 – Le Pont sur le Mississipi : Morris, Xavier Fauche & Jean Léturgie
  3. Détectives – Tome 2 – Richard Monroe, Who killed the fantastic mister Leeds ? : Herik Hanna & Nicolas Sure
  4. La piste des ombres – Tome 1 – Pierres brûlantes : Tiburce Oger
  5. Bernard Prince – Tome 04 – Aventure à Manhattan : Hermann & Greg
  6. Tuniques Bleues – Tome 36 – Quantrill : Raoul Cauvin & Willy Lambil
  7. Tuniques Bleues – Tome 42 – Qui veut la peau du Général ? : Cauvin & Lambil
  8. Tuniques Bleues – Tome 45 – Émeutes à New York : Cauvin & Lambil
  9. Le train des orphelins – T01 – Jim : Ph. Charlot et X. Fourquemin
  10. Le train des orphelins – T02 – Harvey : Charlot et Fourquemin
  11. Lucky Luke (d’après Morris) – T03 – Homme de Washington : Achdé & Gerra
  12. Lucky Luke (d’après Morris) – T04 – Lucky Luke contre Pinkerton : Achdé & Pennac
  13. Lucky Luke – Tome 09 – Des Rails sur la prairie : Morris
  14. Lucky Luke – Tome 29 – Des Barbelés sur la prairie : Morris
  15. Lucky Luke – Tome 33 – Le Pied-tendre : Morris
  16. Lucky Luke – Tome 35 – Jesse James : Morris
  17. Lucky Luke – Tome 46 – Le Fil qui chante : Morris
  18. Lucky Luke – Tome 53 – Fingers : Morris
  19. Lucky Luke – Tome 63 – Le Pont sur le Mississipi : Morris, Fauche & Léturgie
  20. Jerry Spring –Tome 03 – Lune d’argent : Jijé
  21. Jerry Spring –Tome 04 – Trafic d’armes : Jijé
  22. Jerry Spring – Tome 05 – La passe des indiens : Jijé
  23. Jerry Spring – Tome 07 – Le ranch de la malchance : Jijé
  24. Jerry Spring – Tome 08 – Les 3 barbus de Sonoyta : Jijé
  25. Jerry Spring – Tome 14 – Les Broncos du Montana : Jijé
  26. Jerry Spring – Tome 20 – Jerry contre KKK : Jijé et Jacques Lob
  27. Jerry Spring – Tome 21 – L’or de personne : Jijé
  28. H.H.Holmes – Tome 01 – Englewood : Henri Fabuel & Fabrice Le Hénanff
  29. Sonora– Tome 2 – Lola Montez : J-P Pécau & Smulkowski (non comptabilisée)
  30. Sonora – Tome 3 – Le rêve brisé : Dellac, Pécau & Smulkowski