Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2020

Juillet… Le soleil et les vacances scolaires ! Mais comme je ne suis plus à l’école (oui, un jour, ils m’ont enfin laissé partir), pas de vacances, mais un horaire plus light pour cause de saloperie à couronne (non, pas la reine d’Angleterre !!!).

Après un Mois de Juin de folie, j’ai levé le pied début juillet et durant quelques jours, je n’ai lu AUCUN livre, rien, même pas une bédé. Puis je m’y suis remise à mon aise, sans courir. Je m’accorde deux mois cool avant la folie de Septembre et son Mois Américain.

Là, pas de grand éclat pour ce Bilan Mensuel puisque je n’ai lu que 16 Romans dont certains étaient des petits pavés de plus de 500 pages et 2 Bédés (18 lectures, un bide).

Au niveau Bilan Annuel, pour le moment, j’ai lu 146 Romans / 55 Bédés / 2 Mangas / 6 America et 1 Beau livre = 210 lectures 

69 auteurs différents de lus. Chouette, un de mes chiffres fétiches (ce sera plus difficile d’arriver à 221 ensuite et on va oublier de suite le 666).

Minou continue ses progressions et s’il ne vient plus sur mes genoux, il les utilise toujours comme point de passage entre ma gauche et ma droite et sa nouveauté est de venir se coincer entre ma cuisse et le gros coussin. Plus c’est étroit, plus il adore venir se lover contre moi. Une vraie usine à ronrons.

Au matin, après que j’aie ouvert les tentures, il se tient là où je vais poser mes pieds, entre la table basse du salon et le divan et il se laisse caresser alors que je suis debout.  Ce qui est toujours une grande avancée lorsque ça arrive.

J’ai même réussi à me faufiler dans le petit espace entre lui et le canapé pour aller chercher ma liseuse. Pas bronché d’un poil de moustache. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé dessus ?

Le matin, après le petit-déjeuner de môssieur Chat, est toujours consacré au jeu avec ses diverses souris et il faut se méfier quand on lui grattouille le dos… Quand Minou en a marre, lui toujours donner un coup de patte sur la main (sans les griffes).

Vendredi, il nous a même fait un truc inattendu : il est monté dans le divan, entre les jambes de mon mari et les miennes et il s’est couché en boule, la tête sur ma cuisse. Lorsqu’il grimpe entre nous deux, c’est pour demander une croquette, mais jamais il ne s’était lové ainsi entre nous. Il a eu des caresses de ma ma part et de la main de mon homme, ce qui fait la petite bête ne se sentait plus en joie d’être grattouillé là où il aime.

Samedi soir, de mieux en mieux, au lieu d’attendre que mon mari aille se coucher pour squatter sa place de divan à mes côtés (et il est au aguets car il arrive toujours au bon moment), il s’est faufilé entre moi et le gros coussin et s’y est vautré comme un pacha, tant pis si Chouchou était toujours là…

Oui, cette semaine, nous avons eu des étoiles dans les yeux. Minou est toujours en évolution, à son rythme.

Si le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde et que chaque auteur le reprend à sa sauce, moi, j’ai eu du mal à avaler la cuisine de Tim Powers. Parmi les tombes ne m’a pas convaincu, il aurait même eu tendance à me faire somnoler et j’ai survolé des pages et des pages.

Le roman ne m’a pas fait dormir, lui, il m’a donné plus de sueurs froides qu’une armada de vampires assoiffés. De mort lente de Michaël Mention est d’un réalisme saisissant, quasi un reportage journalistique, sauf que ce reportage est romancé pour faciliter son ingestion. Ça vaut mieux pour nous faire avaler les perturbateurs endocriniens.

Les auteurs qui écrivent des nouvelles dansent sur une corde raide car l’exercice n’est jamais facile. Pourtant, dans  Regarder le noir de Collectif (sous la direction d’Yvan Fauth), je n’ai jamais ressenti la frustration qui m’étreint lorsque je lis des nouvelles. Elles avaient toutes un développement suffisant et une chute, vertigineuse, qui m’ont souvent laissée sur le cul. Je m’incline et j’en redemande.

Il était deux fois de Franck Thilliez est LE roman à ne pas lire sur la plage car vous en oublierez la marée qui monte, qui monte. L’auteur joue avec nous, nous mène par le bout du nez, nous fait passer du temps dans un endroit où nous ne voudrions pas y passer des vacances et pourtant, on crie « encore ». Le maestro fou du polar qui rend dingue (et addict) arrive, une fois de plus, à expliquer, avec une logique implacable, son histoire et à la rattacher son histoire à son « Manuscrit inachevé ». Je m’incline aussi.

Mettre en scène deux victimes d’un serial-killer qui s’accusent l’une l’autre d’être le tueur, fallait le faire. James Delargy ose le faire dans Victime 55 et évite les écueils des romans avec des tueurs en série. Par contre, il va droit dans le mur avec deux policiers un peu trop clichés : le bon et le chiant méchant. Un peu de nuance, que diable. Dommage parce que le reste était tout bon.

Lorsqu’un récit est totalement fou mais vrai, on s’attend à vivre un grand moment de littérature. Le problème survient lorsque le lecteur trouve le ton de la narration trop froid.  Au nom du Japon de Hirō Onoda est une histoire vraie mais je ne l’ai pas ressentie dans mes tripes et je n’ai pas vibré comme j’aurais aimé vibrer. Carramba, encore raté.

Si vous cherchez un roman policier, historique et un roman noir, L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre [LC Bianca] cumule tout cela et bien plus encore. C’est sombre, sanglant mais la plume gouailleuse, qui mêle l’argot dans les dialogues pour leur donner plus de vie, emporte le lecteur dans une autre époque et le voyage, s’il n’est pas de tout repos, est instructif. Génial !

Putain, quel roman mes aïeux ! Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino, c’est une pépite humaniste, un roman fantastique qui joue avec le temps et les voyages que l’on peut faire dedans, un roman choral où tout se tient, où tout se rejoint. C’est un roman fantastique, magique, qui fait un bien fou. C’est une pépite délicieuse, un bonbon acidulé qui pique à certains moments mais qui dégage ensuite un festival de goût qui explose dans la bouche.

Voilà un pavé qui mélange habillement le fantastique et l’épouvante, comme aurait pu le faire Stephen King, mais si L’ami imaginaire de Stephen Chbosky en a les codes et les ingrédients, l’auteur nous sert un plat qui lui appartient.

Un peu de douceur après un livre qui fait peur… On repassera pour la douceur car dans Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait de Faith Martin [LC Bianca], en plus d’un étudiant noyé, vu que nous sommes à Oxford, en 1960, je vous laisse deviner les droits de la femme… Une fois de plus, le duo Loveday/Ryder marche du tonnerre et c’est délicieusement rétro, les ambiances de collège en 1960. Mais il y a quelque chose de pourri chez certains étudiants.

D’habitude, c’est le père que l’on doit tuer, mais Benoît Séverac a choisi d’intituler son roman Tuer le fils. Il est des pères qui arrivent à tuer leurs fils sans faire couler le sang, juste en les assassinant avec des remarques acerbes et du non-amour.

Histoire réelle mise en fiction, Le bal des folles de Victoria Mas est une petite pépite humaniste qui m’a apporté bien des émotions. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le larmoyant, l’auteure nous plonge dans l’asile d’aliéné que fut la Salpêtrière. Ses portraits féminins sont beaux, lumineux, profonds.

Non, tous les romans de post-apo ne surfent pas tous sur les mêmes ingrédients, la preuve avec Le Livre de M de Peng Shepherd qui, bien que reprenant les codes usuels, les adapte à sa sauce afin de sortir des sentiers battus.

L’Albanie… Il n’y faisait pas bon vivre sous le communisme, ni sous la dictature et si vous pensez que le capitalisme et le libéralisme ont fait mieux, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au gros orteil ! Si vous ne me croyez pas, lisez Les Aigles Endormis de Danü Danquigny et vous verrez comment un pays peut foutre en l’air sa population et comment un jeune homme peut mal tourner quand il faut nourrir la famille.

C’est l’avant génocide des Tutsis qui est traité, en huis-clos, dans Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga. Une école pour filles de bonnes familles, perdue dans les nuages, où un faible quota d’élèves Tutsis sont acceptées. Ce que les Hutus pensent des Tutsis a un goût de mépris d’Homme Blanc. C’est larvé, persiflé mais toujours fait à voix haute. Le final sent mauvais le génocide à venir…

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti est une sorte de western burlesque sur fond de vengeance, au Bénin. Je n’ai pas accroché du tout à l’histoire et j’ai fini par sauter des pages.

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 16 livres

  1. Parmi les tombes : Tim Powers (500 pages)
  2. De mort lente : Michaël Mention (400 pages)
  3. Regarder le noir : Collectif
  4. Il était deux fois : Franck Thilliez (528 pages)
  5. Victime 55 : James Delargy
  6. Au nom du Japon : Hirō Onoda
  7. Les miracles du bazar Namiya : Keigo Higashino
  8. L’homme aux lèvres de saphir : Hervé Le Corre [LC Bianca] (503 pages)
  9. L’ami imaginaire : Stephen Chbosky (749 pages)
  10. Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]
  11. Tuer le fils : Benoît Séverac
  12. Le bal des folles : Victoria Mas
  13. Le Livre de M : Peng Shepherd (592 pages)
  14. Les aigles endormis : Danü Danquigny
  15. Notre-Dame du Nil : Scholastique Mukasonga
  16. Western Tchoukoutou : Florent Couao-Zotti

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 2 Bédés

  1. Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  2. Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso

Bilan Mensuel Livresque – Juin 2020 [Mois Anglais – Saison 9]

Quoi de neuf, docteur, en Juin ? Un Bilan Livresque hors norme, gargantuesque, cannibalesque, dantesque ou comment occuper son temps lorsqu’on a eu l’autorisation de prendre ses congés, qu’on n’est pas parti en vacances (parce que trop dangereux) et qu’on avait rien de mieux à faire que de lire, lire, lire… et lire.

J’ose le dire, pour certains romans, j’ai diagonalisé, pas toujours parce que je n’accrochais pas, mais parce que ces livres ne se prêtaient pas à une lecture de toutes les pages. Ça fait gagner du temps de lecture. Rentabilité, comme on dit au travail.

Faut aussi alterner entre ceux qui lisent vite (car guère épais) et les autres plus épais et là, on peut enchaîner plusieurs lectures sur sa journée sans même se fatiguer.

Voilà pourquoi je peux présenter un bilan de malade mentale qui se compose de 46 romans, 28 bédés et 1 manga = 75 lectures. Sur les rotules je suis, mais heureuse aussi.

En 6 mois, Babelio me dit que j’en suis à 190 lectures (130 romans – 53 BD – 2 mangas – 5 America Magazine) et mon objectif de lecture était 200… Nous sommes à la moitié de l’année et l’objectif est quasi atteint (faudra que je monte le chiffre).

Le but serait d’atteindre les 365 lectures (tout compris) de 2019 ou de dépasser les 175 romans lus de 2019. Comme je suis une grande malade… Oui, je tente bien de pulvériser mon record.

Comme Juin rime avec Mois Anglais, le plaisir de lire était double.

Cette année, j’ai enfin lu des romans que je sortais chaque année pour juin et que je n’avais jamais le temps de lire (Moriarty et le chien des d’Uberville / Bas-fonds de Londres – Crimes et prostitution sous le règne de Victoria).

Alléluia, j’ai aussi sorti 4 livres de ma PAL Noire, celle qui date de l’époque du crétacé (L’épopée de Gengis Khan, 02 – Le seigneur des steppes / Troie, 02 – Le Bouclier du Tonnerre / Sherlock Holmes une vie / Jack l’Éventreur, les morts).

J’avais commencé le challenge « PAL Noire à zéro » en septembre 2012, peu de temps après la naissance de mon blog et après l’avoir bien fait diminuer, j’avais retiré certains livres dont je savais que je ne les lirais jamais.

Dans le rayon bédé, j’ai fait de belles découvertes, des moins bonnes aussi, des passables, sans oublier un retour aux sources avec un Alix, un Tintin et Blake & Mortimer. Hormis deux relectures, tout le reste fut de la découverte.

Je me suis aussi occupée de mes chevaux, les pauvres sont toujours contentes de me voir et on reprend l’entrainement en douceur, on transforme le gras en muscle ou en rempli les creux de l’hiver. Comme il faut toujours rester prudente, je ne vais qu’un jour semaine chez mes parents, mon père s’occupant de longer les cocottes en semaine.

Quand je vous dis que j’avais du temps pour lire !

Minou, après 4 mois de confinement (lui il confine toute l’année, nous pas) & déconfinement, il continue sa progression. Vu de loin, on pourrait penser que rien n’a évolué mais quand on regarde en détail, ces 4 mois où j’étais là tous les jours, ont été bénéfiques pour lui.

Minou et sa tête d’halluciné ! mdr

Déjà, quand il est sur un escalier plus haut que moi, il ne me crache plus dessus (un réflexe qui devait lui rester, sans doute, parce qu’après, il faisait sa tête de con, celle de celui qui ne sait pas pourquoi il a fait ça).

Il passe de plus en plus de temps avec nous et quand il redescend de sa sieste, il ne se contente plus de passer faire l’inspection et d’aller dormir ailleurs. Non, maintenant, monsieur reste près de nous et se couche soit sur le sol (et dodo), soit non loin du divan, à mes pieds ou plus loin (l’odeur sans doute).

Mieux, il est venu quelques fois se coucher sur le gros coussin qui se trouve à ma droite sur le divan : soit quand il était seul avec mon mari et l’autre jour, alors que nous étions dans le divan, mon chéri et moi. Et pour y accéder, Minou est passé entre nos cuisses, puis dans mon dos (je n’étais pas avachie) et ensuite, siesta.

Le Graal fut atteint un après-midi lorsque, sur ce même gros coussin, il a poussé mon bras droit de sa tête, me signifiant qu’il était dans le chemin. J’ai soulevé mon bras et monsieur est venu se coucher sur moi (les pattes de devant, le cul étant toujours sur le gros coussin) alors que mon mari était là aussi ! Une grande première.

Après, il s’est tourné un peu et boum, tout son corps était couché sur moi (j’étais un peu affalée, il a pris possession de mon ventre plat et musclé). 5 minutes de silence absolue et de sourire de triomphe car si Minou vient sur mes genoux au matin, c’est parce que nous ne sommes seuls dans le divan. Là, on venait de passer un nouveau palier.

Au rayon des bizarreries, s’il me suit partout, quand il me croise dans les couloirs, il me fuit. Plus comme au début, mais il trottine pour se mettre à l’abri.

Autre truc bizarre, quand un chat se couche près de vous et s’endort, c’est qu’il a confiance en vous mais malgré le fait qu’il ait fait des siestes près de nous dans le divan, au moindre mouvement, il en descend vite fait. Cherchez pas docteur.

Revenons au bilan livresque… Habituellement, je vous fais un topo en quelques lignes sur ce que j’ai pensé de chaque roman lu, mais là, comme le chantait Michel Fugain ♫ je n’aurai pas le temps, pas le temps ♪

En fait, le morceau est trop gros à rédiger, vu mon score stakhanoviste. Donc, pour une fois, vous aurez droit à des petits émoticones ou des cœurs. Plus il y a de cœur et plus j’ai aimé, bien entendu, mais attention, un seul cœur ne veut pas dire que le roman est merdique… Juste un peu moins bon que les autres.

Bilan Livresque : 46 romans

  1. A comme arsenic – Les poisons d’Agatha Christie : K. Harkup 😞
  2. Agatha Christie de A à Z : Anne Martinetti et G. Lebeau ♥♥
  3. Sacrées sorcières : Roald Dahl ♥♥♥
  4. L’héritier de Dracula : Sam Stall ♥♥♥♥
  5. L’Importance d’être constant : Oscar Wilde ♥♥♥♥
  6. Bas-fonds Londres – Crimes/prostitution sous règne Victoria : Chesney ♥♥♥
  7. La nuit qui ne finit pas : Agatha Christie ♥♥♥
  8. Miss Marple – T13 – La dernière énigme : Agatha Christie ♥♥♥
  9. Hercule Poirot – Tome 34 – La troisième fille : Agatha Christie ♥
  10. Les deux gredins : Roald Dahl ♥♥
  11. Charlie et la chocolaterie : Dahl Roald ♥♥
  12. Le portrait de Dorian Gray – Version non censurée : Oscar Wilde ♥♥♥♥♥
  13. Londres Express : Peter Loughran 🤮
  14. Grand livre de l’horreur – T05 – Sur les traces de Sherlock Holmes : Zimmermann ♥♥♥
  15. Le temps fut : Ian McDonald ♥♥♥
  16. Mauvais garçon : Michaël Morpurgo ♥
  17. Les contes du whisky : Jean Ray 😞
  18. Peste Noire – Grandes peurs et épidémies (1345-1730) : Naphy et Spicer 😞
  19. Sherlock,‭ ‬Lupin‭ & ‬moi‭ ‬-‭ ‬Tome‭ ‬8‭ ‬-‭ ‬Le secret de l’oeil d‭’‬Horus :‭ ‬Irene Adler ♥♥♥
  20. Les chroniques de St Mary’s – Tome 2 – D’écho en échos : Jodi Taylor ♥♥♥
  21. Détectives du Yorkshire – T02 – Rendez-vous avec le mal : Chapman ♥♥♥
  22. Enquêtes extraordinaires Newbury & Hobbes – T1 – Les revenants de Whitechapel : G. Mann ♥♥♥
  23. Jacks – Pour qui sonne le glas à Londres ? : Benoit Chavaneau 😞
  24. Sherlock Holmes et les disparus des Cornouailles : Martine Ruzé-Moens ♥♥♥
  25. L’épopée de Gengis Khan – T02 – Le seigneur des steppes : Iggulden ♥♥♥♥
  26. London noir : André-François Ruaud ♥♥♥
  27. 3 minutes pour comprendre les multiples visages de Londres : Denison ♥
  28. Blackwing – Tome 2 – Le Cri du corbeau : Ed McDonald ♥♥♥
  29. Enquêtes de Frère Athelstan – T01 – La galerie du rossignol : Doherty ♥♥♥
  30. Sherlock Holmes – Une vie : Ruaud et Mauméjean ♥♥♥♥
  31. Jack l’Éventreur, le secret de Clifford Harrington : Patrice Dumas ♥♥♥
  32. Son Espionne royale mène l’enquête – Tome 1 : Rhys Bowen ♥♥
  33. La ferme du bout du monde : Sarah Vaughan [LC Bianca] 😞
  34. Inspecteur Pekkala – Tome 1 – L’oeil du Tsar Rouge : Sam Eastland ♥♥♥♥
  35. Troie – T02 – Le Bouclier du Tonnerre : David Gemmell [Pavé de l’été] ♥♥♥♥
  36. Lizzie Martin – Tome 7 – L’orpheline de Salisbury : Ann Granger ♥♥♥
  37. Le jour où Kennedy n’est pas mort : R. J. Ellory ♥♥♥
  38. Jack l’Éventreur, les morts : Ruaud & Bétan ♥♥♥♥
  39. Loveday & Ryder- Tome 1 – Le corbeau d’Oxford : Faith Martin ♥♥♥
  40. Un parfum de mort : Andrew Taylor [LC Bianca] 😞
  41. Le Samouraï : David Kirk ♥♥♥♥
  42. Cuits à point : Élodie Serrano
  43. Dossiers Cthulhu – Tome 3 – Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : James Lovegrove ♥♥♥♥
  44. Moriarty et le chien des d’Urberville : Kim Newman [Pavé de l’été] 😞
  45. Burton & Swinburne – T01 – L’Étrange affaire de Spring Heeled Jack : Mark Hodder ♥♥♥♥
  46. La chair du limier : Stéphane Belmont 😞

Bilan Livresque : 28 bédés + 1 manga = 29 lectures

  1. Baker Street – T5 – Le cheval qui murmurait à l’oreille de Sherlock Holmes : Barral et Pierre Veys ♥♥♥
  2. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T1 – Chien des Baskerville : Edginton et Culbard 😕
  3. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T2 – Une étude en rouge : Ian Edginton et Ian Culbard 😕
  4. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T3 – Le signe des quatre : Ian Edginton et Ian Culbard ♥
  5. Une histoire illustrée de Sherlock Holmes – T4 – La vallée de la peur : Ian Edginton et Ian Culbard ♥♥
  6. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T2 – Club de la mort : Marniquet ♥
  7. Archives secrètes de Sherlock Holmes – T3 – Marque de Kâli : Marniquet 😞
  8. M.O.R.I.A.R.T.Y – T01 – Empire mécanique (1/2) : Duval, Pécau et Subic 😕
  9. M.O.R.I.A.R.T.Y – T02 – Empire mécanique (2/2) : Duval, Pécau et Subic 😞
  10. Blake et Mortimer – T06 – La Marque jaune : Edgar P. Jacobs 😕
  11. Blake et Mortimer – T13 – L’affaire Francis Blake : Van Hamme & Benoît  ♥♥
  12. Blake et Mortimer- T21 – Le Serment des Cinq Lords : Sente & Juillard  ♥♥♥
  13. Les aventures de Tintin – T07 – L’Île Noire : Hergé ♥
  14. Basil et Victoria – Tome 1 – Sâti : Edith Grattery et Yann ♥♥
  15. Alix – Tome 33 – Britannia : Mathieu Bréda, Marc Jailloux et Jacques Martin 😞
  16. Maudit sois-tu – Tome 1 – Zaroff : Philippe Pelaez & Carlos Puerta ♥
  17. Mystères de Whitechapel – Terreur sur Londres : Marniquet & Chanoinat 😞
  18. Le club des prédateurs – Tome 1 – The Bogeyman : Mangin et Dupré ♥♥♥
  19. Le club des prédateurs – Tome 2 – The party : Mangin et Dupré ♥♥♥
  20. Dickens & Dickens – Tome 1 – Destins croisés : Rodolphe et Griffo ♥♥♥
  21. Dickens & Dickens – Tome 2 – Jeux de miroir : Rodolphe et Griffo 😞
  22. Special Branch – Tome 1 – L’agonie du léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  23. Special Branch – Tome 2 – La course du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  24. Special Branch – Tome 3 – L’éveil du Léviathan : Roger Seiter et Hamo ♥♥
  25. Special Branch – Tome 4 – Londres rouge : Roger Seiter et Hamo ♥
  26. Le magicien de Whitechapel – Tome 2 – Vivre pour l’éternité : André Benn 😞
  27. Dracula, L’ordre des dragons – T1 – L’enfance d’un monstre : Corbeyran ♥♥
  28. Dracula, L’ordre des dragons – T2 – Cauchemar Chtonien : Corbeyran ♥ 😞
  29. Moriarty – Tome 07 : Ryôsuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi 😞

Bilan Mensuel Livresque : Mai 2020

Pour une fois, en Mai, je n’ai pas fait ce qu’il me plait… Ni personne d’ailleurs. En phase de décongélation (comme j’ai appelé ça) progressive depuis le lundi 4 mai, le cœur n’y est pour rien, hormis pour la lecture et pour le chat (et pour Chouchou aussi, mais bon, lui est apprivoisé totalement).

Le Minou a bien progressé (14 mois qu’il est chez nous) et depuis quelques temps, il a pris la décision de venir se coucher sur mes genoux au matin, me privant par là-même de ma tasse de café de 6h du mat’…

Avant, lorsqu’il se contentait de poser ses pattes avant sur ma cuisse, je savais encore me pencher pour l’attraper et boire ce divin breuvage, mais si je me penche lorsqu’il est sur mes genoux, il va fuir. Donc, j’attends le lever mon chéri (peu avant 7h) pour déguster le kawa, puisque le chat est descendu de mes jambes.

Le matin, c’est toujours les jeux après la bouffe, il vient jouer avec ses souris près de nous, vient chercher ses câlins (toujours près de moi) et ces derniers jours, il est même allé se coucher sur le gros coussin du divan, montant faire sa sieste sous l’armoire vers 11h30 en lieu et place de 10h. Le confinement a du bon, pour lui.

En ce qui concerne mon Bilan Livresque Mensuel, j’ai fait un très bon mois de lecture puisque je totalise 20 romans lus, 4 bandes dessinées et 2 magazines America = 26 lectures, c’est pas si mal que ça. Un bon échauffement pour le Mois Anglais qui arrive.

Pour cette année 2020, j’en suis déjà à 116 lectures, tout confondu. Juin va être l’occasion de faire monter le score.

Pour entamer ce Mois de Mai, j’ai fait fort avec El Niño de Hollywood de Juan José Martínez et Óscar Martínez qui nous parle de la formation du gang des MS13, de leurs origines modestes à leur transformation en un gang super puissant et ultra violent. Plus un compte-rendu d’une enquête profonde qu’un roman, ce livre est sombre et il est préférable de le commencer à tête reposée car il y a des voyages dans le temps et l’espace.

Après une lecture aussi éprouvante, il fallait du calme et Crack, chien patagon de Georges Catelin avait tout pour me faire passer un bon moment dans la pampa, à cheval. Les grands espaces, les immenses étendues de l’Argentine, en confinement, ça n’a pas de prix. Un chouette petit livre qui pourrait plaire aux enfants comme aux adultes à la recherche d’un petit moment de détente.

Bianca m’a proposé une LC en Russie et j’ai dit oui pour Le soleil rouge du tsar de Violette Cabesos. Deux récits en alternance, un au présent, un dans le passé et c’est à ce dernier qu’est allé ma préférence puisque nous étions dans la Russie du tsar Nicolas II. Nous avons toutes deux passé une lecture remplie d’aventures, de mystères, d’enquête et d’émotions dans cette Russie que nous adorons.

Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 de Gabriel Trujillo Muñoz est un roman court et percutant. Et très glauque. Avec peu de pages, il nous donne un aperçu de la main mise des Américains sur le Mexique et combien les mexicains en ont plein le cul. Dommage que le format court oblige l’auteur a aller au plus pressé et que la résolution se fasse un peu au détriment du réalisme.

Je suis impardonnable, il a fallu que Luis Sepúlveda décède pour que je lise enfin un de ses romans et j’ai commencé par La fin de l’histoire qui nous parle du Chili, de la dictature de Pinochet, des tortures, des gens disparus, de l’exil… C’est un roman qui va dans un sens, puis dans un autre, brouille les cartes, les pistes, pour se terminer avec une intensité infernale. Faut suivre, sinon, on risque d’être largué, mais c’est tellement prenant que les sauts temporels et géographiques ne posent que peu de problèmes.

Je voulais aussi découvrir l’auteur dans un autre registre, alors j’ai choisi Histoire d’une baleine blanche, toujours de Luis Sepúlveda. Un conte illustré qui m’a emporté loin de chez moi, au milieu de l’océan, près des côtes chilienne, en compagnie d’un cachalot blanc. Il y a un océan d’émotions, dans ces pages, un gulf-stream qui vous emporte dans ses flots et vous dépose ailleurs, dans un monde inconnu… Une bien belle histoire que l’on a du mal à refermer.

C’est avec l’Argentine des années 30 que j’avais rendez-vous ensuite… Tout pour la patrie de Martin Caparrós se déroule dans un pays corrompu et in love des théories raciales d’un certain Hitler. Par contre, je n’ai pas accroché au récit, aux personnages et je me suis perdue bien avant la fin. On oublie !

Trouvé par hasard, j’ai décidé de découvrir L’homme en arme de Horacio Castellanos Moya et toutes les envies de découvertes ne se soldent pas par des coups de coeur, parfois, on a des envies de passer de suite à autre chose. Impossible de me retrouver dans ce récit violent où aucun personnage n’est attachant car tous peu développés. À oublier et au suivant, une fois de plus !

Jamais deux déceptions sans trois ! On continue la série noire avec Jungle de Miguel Bonnefoy où il est question d’un trek de 15 jours dans la jungle vénézuélienne. Une fois de plus, je suis restée quasi de marbre devant les mots de l’écrivain, lisant sans lire, n’arrivant pas à me projeter dans cette jungle. Allez, au suivant !

Le Nicaragua n’avait jamais été coché sur mon passeport littéraire, donc, j’ai décidé de m’y rendre avec Il pleut sur Managua de Sergio Ramirez qui nous raconte avec une plume cynique son pays où les anciens guérilleros se sont recyclés un peu partout, notamment dans la police. L’inspecteur Morales en est un et il ne se foule pas trop pour ses enquêtes. Gaffe, à un moment, le roman s’enlise un peu avant de repartir de plus belle. Une belle découverte.

Une fois de plus, Bianca et moi avons loupé notre LC car Rien de plus grand de Malin Persson Giolito fut un fiasco total. Une lecture qui se traîne en longueur, on a les yeux qui se ferment, on admire sa tapisserie… Pourtant, les procès, en littérature, j’adore ! Mais là, rien ne m’a passionné… Au suivant !

Heureusement qu’après la déception vient le roman qui te prend à la gorge, qui te glace, qui te fait douter de l’Humain… Avec Mala vida, Marc Fernandez dénonce les vols d’enfants sous la dictature de Franco et encore après sa mort. Un roman policier noir et politique, captivant, difficile à lâcher, tout en étant glaçant. L’auteur nous livre une enquête bien ficelée, prenante, historique, bien documentée. Mon seul petit bémol sera pour la personne qui assassine, pas super crédible dans son rôle (personnage trop parfait), mais la résolution des crimes est accessoire.

Une fois de plus, j’ai pioché un roman glaçant avec La conspiration des médiocres – « Perro » Lascano 04 d’Ernesto Mallo qui est en fait le première enquête de Perro. Un roman noir écrit au vitriol, taillé au scalpel, un roman court mais ultra percutant, sombre, violent. L’auteur ne s’encombre pas de fioritures et va directement à l’essentiel. Du brut de décoffrage qui écorche la gorge et pique aux yeux. Une enquête retorse où les atmosphères angoissantes du pays sont plus importantes que tout le reste. Un roman noir glaçant.

Le tableau du maître flamand d’Arturo Perez-Reverte était recommandé par « Le polar pour les Nuls » mais ce fut une lecture laborieuse : personnages peu développés, inintéressants et résolution difficile à comprendre pour quelqu’un qui n’y connait rien aux échecs, sans oublier la sensation de « tout ça pour ça » et un coup de pute de l’auteur pour le coupable. Au suivant !

Heureusement que je ne joue pas au casino car ce mois-ci, j’ai une mauvaise main et La frontière sud de José Luis Muñoz le confirme une fois de plus. C’est un peu normal, je ne pioche que dans des romans lusophones et tous ne sont pas du même niveau et tous ne plairont pas. Trop de passages à vide dans ce roman, trop de longueurs afin de présenter les personnages et de les placer dans leurs décors, leur boulot, leur vie. Seule la partie consacrée à l’autre côté de la frontière, à Tijuana, est intéressante. Allez, Jacques, chante-le moi encore : ♫ Au suivant ! ♪

En voyageant dans le temps, je trouverai peut-être mon plaisir littéraire… Oui et non car si Le manuscrit de Grenade de Marianne Leconte a du bon, il manque surtout de profondeur dans ses personnages, dans la résolution de l’énigme et le final où tout semble bien tomber. Ce roman a du bon, il m’aurait sans doute plu lorsque j’étais jeune, à la recherche d’histoire se terminant bien, avec de personnages à qui s’en sortent quasi toujours des différents traquenards. Hélas, l’auteur qui succombe aux facilités de l’intrigue, ça me fend le cœur et me gâche mon plaisir littéraire.

En plus de voyager en Amérique latine, mes lectures ont joué au montagnes Russes et Ni vivants ni morts de Federico Mastrogiovanni m’a envoyé dans les sommets d’émotions et dans les tréfonds de la perversion humaine. C’est le genre de récit que l’on n’oublie jamais. Mexique, 30.000 disparition forcées. Le règne de la terreur, les gens qui n’osent pas bouger de peur de disparaître à leur tour. Ce roman, qui glace les sangs est composé de plusieurs enquêtes réalisées par l’auteur. Attention, ceci n’est pas un roman mais la réalité.

Après pareille lecture, on aimerait un peu de légèreté tout en restant dans le roman noir. Sans le savoir, De loin on dirait des mouches de Kike Ferrari était la bonne sélection car il nous fait passer quelques heures dans la peau d’un pourri de chez pourri. Luis Machi cumule toutes les bassesses humaines, il est détestable et on adore le voir essayer de se dépêtrer du cadavre qui se trouve dans son coffre sans qu’il en soit le responsable. Jouissif et immoral.

Dire que je ne savais pas que je lisais une histoire vraie avec Bakhita de Véronique Olmi ! C’est en l’ajoutant à mon Babelio que je m’en suis rendue compte. Une histoire bourrée d’émotions, qui m’a mis le coeur en vrac, les yeux humides et la gorge serrée. L’Homme est cruel et les esclavagistes sont dans le haut du panier, qu’ils soient catho ou musulmans. Un récit qui prend son temps mais un récit bouleversant.

Pour terminer ce Mois Espangol et faire le lien avec le Mois Anglais, j’avais dans mon stock Chez les Gauchos de Hugo Backhouse, un récit autobiographique d’un Anglais qui parti jouer au gaucho dans la Pampa Argentine. Cet achat réalisé dans une brocante s’est révélé judicieux car sans révolutionner la littérature, ce récit d’aventures m’a fait passer un moment hors du temps.

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 20 Romans

  1. El Niño de Hollywood : Juan José Martínez et Óscar Martínez
  2. Le soleil rouge du tsar : Violette Cabesos [LC Bianca]
  3. Crack, chien patagon : Catelin Georges
  4. Loverboy – Miguel Ángel Morgado 03 : Gabriel Trujillo Muñoz
  5. La fin de l’histoire : Luis Sepúlveda
  6. Histoire d’une baleine blanche : Luis Sepúlveda
  7. Tout pour la patrie : Martin Caparros
  8. L’homme en arme : Horacio Castellanos Moya
  9. Jungle : Miguel Bonnefoy
  10. Il pleut sur Managua : Sergio Ramirez
  11. Rien de plus grand : Malin Persson Giolito [LC Bianca – Pas de chronique]
  12. Mala vida : Marc Fernandez
  13. La conspiration des médiocres – Perro Lascano 04 : Ernesto Mallo
  14. Le tableau du maître flamand : Arturo Perez-Reverte
  15. La frontière sud : José Luis Muñoz
  16. Le Manuscrit de Grenade : Leconte Marianne
  17. Ni vivants ni morts : Federico Mastrogiovanni
  18. De loin on dirait des mouches : Ferrari Kike
  19. Bakhita : Véronique Olmi
  20. Chez les Gauchos : Backhouse Hugo

Bilan Mensuel Livresque de Mai : 4 Bédés + 2 magazines (6)

  1. Dracula, Dracul, Vlad ?, Bah.. : Alberto Breccia (Argentine)
  2. Dracula : Fernando Fernández
  3. Spirou et Fantasio – T07 – Le Dictateur et le champignon : Franquin
  4. Ratatouille – La Bd du Film : Walt Disney
  5. America N°5 : François Busnel
  6. America N°6 : François Busnel

Bilan Livresque Mensuel : Avril 2020

Le Mois d’Avril restera aussi marqué dans ma mémoire pour le confinement… Ce mois m’avait ravi un chien et un cheval en 2005 (la même année que les décès de Rainier et Jean-Paul II) et celui de 2020 sera marqué lui aussi au fer rouge.

Les amis et les copines, je vous le dis : ça commence à devenir long et dur ! Tout le monde espère tous une liberté conditionnelle pour le 4 mai… On verra si la Première Ministre à raison d’oser nous relâcher en suivant des phases bien précise pour notre décongélation.

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu’on va vers une putain de bordel quand on va ouvrir les vannes et libérer la population… Croisons les doigts que la deuxième vague ne soit pas trop grave, sinon, retour case « casa »…

Malgré le fait que nous pouvons sortir pour aller marcher, le temps me semble long sans les contacts sociaux avec la famille, les chevaux, les collègues, les potes,…

Puisque je n’avais pas le courage d’entamer des grands rangements ou nettoyage de printemps, j’ai lu ! Et j’ai bien lu…

Pas moins de 18 romans, 3 bédé, 1 magazine America (22 lectures) et pas un seul manga…

Pour commencer le second mois du confinement, j’ai sorti un roman noir, très noir. La prière du maure d’Adlène Meddi est un roman écrit par un journaliste d’investigation, et ça se sent tout de suite car derrière ses phrases, il y a eu enquête. Mon problème fut avec l’écriture style staccato de l’auteur.

La valeur sûre, dans ma biblio, c’est entre autre Stephen King et puisque son dernier opus, L’Institut, était dedans, je n’allais pas passer mon tour, surtout que l’on me parlait d’une histoire de gamins comme dans ÇA… J’ai passé un excellent moment d’angoisse avec le King et en compagnie d’une bande de jeunes kidnappée par des scientifiques parce qu’ils avaient des dons de télépathie et/ou de télékinésie mais l’histoire d’amitié était un chouïa en-dessous de celle dans ÇA.

L’enfer, c’est les autres… Laurence en sait quelque chose, elle qui est brimée par son grand frère, par les élèves de sa classe… Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière est un roman qui se lit tout seul, mais je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour Laurence, juste de l’exaspération devant son immobilisme. Par contre, le récit est ciselé et son final est excellent.

Confinement ou pas, moi je suis partie en Corée du Sud et j’y ai découvert les conditions des femmes qui ne sont pas joyeuses puisque les femmes sont soumises à leurs maris et aux décisions des mâles en général. Kim Jiyoung, née en 1982 de Nam-joo Cho nous parle de ces femmes résignées, soumises, qui courbe l’échine et qui mettent leur carrière de côté pour élever les enfants. Un livre choc, à lire. Très beau mais très dur pour nous les femmes car nos sociétés dites évoluées ne le sont pas tant que ça.

Il est bon parfois de lire un roman bourré d’émotions mais des positives, le tout rehaussé d’une goutte d’amour et d’une bonne dose de musique. Âme brisée d’Akira Mizubayashi est tout ça à la fois. On commence par des moments difficiles et puis, on se dirigera vers le pardon. J’ai pris mon pied littéraire avec, j’ai terminé ma lecture dans un état de zénitude totale et jamais, à aucun moment, ce roman n’a sombré dans la guimauve.

Non, Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie de François Cheng ne donne pas des envies de suicide, mais plutôt des envies de réflexion sur le fait que sans la mort, la vie n’aurait aucun sens. Sans la maladie, être en bonne santé n’aurait aucun sens… Ce petit roman de méditations, c’est de la poésie, au sens propre comme au figuré, c’est de la justesse, ce sont des mots réfléchis, c’est aussi de la philosophie et le fait que tout ce qu’il dit s’imbrique l’un dans l’autre.

Après Cheng, il faut un peu de légèreté et j’ai été bien servie avec La Tête sous l’eau d’Olivier Adam qui est une parfaite lecture pour la plage car ce roman de littérature jeunesse reste léger, comme s’il ne fallait pas alourdir la tête des jeunes. Personnages juste esquissés, mobile de l’enlèvement un peu court, dénouement trop rapide et l’auteur survole en vitesse le monde des ados et des foutus réseaux sociaux utilisés pour nuire. Juste bon pour la plage car il est divertissant.

Un roman se déroulant en Russie durant la sombre période du communisme est un plaisir littéraire mais souvent une torture pour le coeur et ce fut une fois de plus le cas avec Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 de Tom Rob Smith [LC avec Bianca]. Cette Russie communiste, cette Russie de Staline qui broie le peuple est décrite d’une manière qui s’intègre parfaitement bien dans le récit. L’auteur a étudié le pays, ses moeurs, son système et, une fois de plus, j’en ai pris plein ma gueule et ça fait toujours mal. Le seul bémol sera pour le mobile des meurtres horrible que j’ai trouvé un peu limite.

Si tenir debout sur une planche de surf au milieu des vagues ou des tempêtes est une belle métaphore de nos vie, j’aurais dû penser à me munir d’un gilet de sauvetage car je me suis noyée à la moitié de Jours barbares de William Finnegan. Ce roman n’était pas fait pour moi.

Après avoir voyagé un peu partout sur le globe, j’avais envie d’un voyage dans le temps et j’ai été me promener en 1407 avec Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio. Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéens à mon goût. Malgré tout, je ne bouderai pas mon plaisir car j’ai frémi, souri, eu de l’aventure durant ces 600 pages, même si, à un moment donné, on avait quelques longueurs.

Une fois de plus, j’avais un excellent roman qui prenait la poussières depuis des années dans mes étagères : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Quelle histoire, mes amis ! Quel texte, quelle plume ! Pourtant, l’histoire est banale, habituelle, déjà vue, rien de neuf sous le soleil pourrait-on croire, mais l’art est toujours dans la manière de conter les histoires, de créer les personnages, de les faire évoluer. Et là, Gaudé a été un bon créateur.

Caroline du Nord, les Appalaches, une de mes destinations régulières en littérature, mais jamais pour un balade bucolique. Ce lien entre nous de David Joy est un roman noir violent où il est difficile de porter un jugement sur l’un où l’autre protagoniste. Pas de manichéisme mais un travail des personnages pour leur donner une profondeur qui en fait des êtres ni tout à fait blanc, ni tout à fait noir. L’action est présente, mais c’est le côté psychologique qui est le plus important et c’est pour lui que ce roman vaut la peine d’être découvert.

Je consomme donc je suis… Cela pourrait être le résumé de nos vies et ce contre quoi  Pierre Rabhi voudrait nous mettre en garde dans son livre Vers la sobriété heureuse, nous expliquant que l’on peut vivre mieux avec moins car la Terre n’est pas un puits sans fond où l’on peut se servir à l’exagéré, laissant sur le côté les autres puisque tout le monde ne saurait vivre comme nos sociétés. À méditer.

Une super grippe décime les États-Unis, puis le Monde… Faut être zinzin pour commencer à Le Fléau – Tome 1/2 de Stephen King en plein confinement Covid-19 ! Je le suis assez pour le faire. Les personnages du King sont travaillés, présentés dans leurs vies banales et mis en face du virus qui tue tout le monde autour d’eux. Ce premier tome mélange habillement les scènes de vie normale, les scènes anxiogènes, les scènes horribles d’assassinats, les tentatives de fuites, les survivants qui s’organisent et introduit un élément fantastique avec les rêves bizarres qui comportent la vieille dame et l’homme en noir.

Une touche de frais et d’innocence ensuite avec Les aristochats de Walt Disney en roman. Le roman du dessin animé. Pas de surprise je connais l’histoire. Une histoire cousue de fil blanc avec des rebondissements, des plans machiavélique, des chats qui jouent de la musique et une rencontre improbable entre une chatte distinguée et un chat de gouttière. Pretty Woman à l’envers !

Ben oui, tant qu’a faire, puisque j’y étais, autant poursuivre avec Le Livre de la jungle de Walt Disney. ♫ Il en faut peu pour être heureux ♪ Un roman agréable, sans véritable méchant, mais avec des leçons de vie : la jungle n’est pas faite pour un petit d’homme.

Bilan Livresque Mensuel : 18 Livres

  1. La prière du maure : Adlène Meddi
  2. À la recherche de Dracula – Carnet de voyage de Jonathan Harker : Pascal Croci et Françoise-Sylvie Pauly
  3. L’Institut : Stephen King
  4. Cinq cartes brûlées : Sophie Loubière
  5. Kim Jiyoung, née en 1982 : Nam-joo Cho
  6. Âme brisée : Akira Mizubayashi
  7. Cinq méditations sur la mort autrement dit sur la vie : François Cheng
  8. La Tête sous l’eau : Olivier Adam
  9. Jours barbares : William Finnegan
  10. Enfant 44 – Leo Demidov – Tome 1 : Tom Rob Smith [LC avec Bianca]
  11. Le soleil des rebelles : Luca Di Fulvio
  12. Le Soleil des Scorta : Laurent Gaudé
  13. Ce lien entre nous : David Joy
  14. Vers la sobriété heureuse : Pierre Rabhi
  15. Le couple d’à côté : Shari Lapena [LC avec Bianca]
  16. Le Fléau – Tome 1/2 : Stephen King
  17. Les aristochats : Walt Disney
  18. Le Livre de la jungle : Walt Disney

Bilan Livresque Mensuel : 3 bédés + 1 magazine (4)

  1. Mages – Tome 1 – Aldoran : Jean-Luc Istin, Kyko Duarte et Nanjan
  2. Mages – Tome 2 – Eragan : Nicolas Jarry, Stéphane Créty et Olivier Héban
  3. Mages – Tome 3 – Altherat :
  4. América N°4 : François Busnel

Bilan Livresque Mensuel : Février 2020

Février est le mois le plus court de l’année, vous le savez, je ne vais pas vous la faire. Mais cette année, c’était un mois coquin puisqu’il était bissextil ! Quoi ? Ça ne veut pas dire « deux sexes » ??

Trêves de conneries ! Le Mois de Février, c’est surtout le Mois du Polar, chez ma copinaute Sharon et comme à chaque fois, j’essaie d’y être brillante.

Pour les résultats du Mois du Polar, vous saurez tout demain avec la publication du bilan spécialement consacré à ce Mois…

En ce qui concerne mes lectures, j’ai cartonné en février, comme quoi, je devais juste prendre un peu le temps de me remettre de mon cannibalesque Bilan de 2019 pour reprendre le collier et continuer mon rythme de croisière.

18 romans, 14 bédés et 1 manga (33 lectures) pour ce Bilan de Février. J’ai déjà fait mieux, mais j’ai souvent fait moins bien (oulà, je suis philosophe, moi).

Comment ai-je réussi à lire tout ça ? La faute (ou grâce à) une pharyngite qui m’a laissée 11 jours à la maison et j’en ai profité pour lire et encore, entre deux toux grasses, quelques atchoum, ponctués d’un nez bouché ou coulant.

J’ai aussi choisi des romans assez courts que pour être lu en une seule journée, même si, j’ai aussi quelques briquounettes, dont une de 800 pages en format poche.

Ajoutons une semaine de congé sur la fin du mois, afin de faire de l’administratif et vous comprendrez que j’ai eu du temps pour mes lectures.

Minou va toujours bien, il boude un peu lorsque je ne suis pas là et reste très peu près de mon mari, par contre, lorsque je reviens, c’est fiesta câlins puis il court partout comme un dératé, jouant avec ses souris, attaquant des kleenex et faisant son compte à un sac plastique.

C’est amusant pour lui, surtout lorsqu’il double son plaisir de jeu en foutant sa souris verte sous le sac plastique. Là, il était comme un fou. Mais un fou joyeux.

Puisque monsieur le Chat s’attaquait aux murs du couloir et au divan, alors qu’il a des arbres à chat « 100% pur arbre véritable » on a investi dans un « faux arbre » en sisal, avec une souris suspendue et bingo, il l’a adopté de suite et a déjà fait ses griffes dessus 36.000 fois. Il adore la souris montée sur élastique.

Mais il ne se couche plus dans le divan avec moi au soir, à un moment donné, on ne le voit plus, il est redescendu chez lui. On le voit, puis tout d’un coup, on ne le voit plus…. mdr

Même pour Top Chef, il ne reste pas. Par contre, le matin, il boit toujours le café avec moi et là, c’est grimpette dans le canapé pour quémander des câlins et une ou deux croquettes planquées dans la poche de ma veste d’intérieur.

Le gros boulot maintenant c’est qu’il arrête de fuir lorsque nous marchons ! D’ici quelques jours, cela fera un an qu’il est chez nous et sa mère, qui va sur ses 16 ans, est toujours en parfaite santé. Mais elle vit chez mes parents, elle.

EDIT : avec le petit Minou, il suffit d’en parler pour qu’il le fasse ! Ce matin, il a sauté sur mes genoux, et en partant du sol, s’il vous plait ! Puis, il s’est installé sur mes genoux recouvert du plaid (au matin, il fait froid) et est resté sur moi pendant 15 minutes au moins.

Rebelote cet après-midi, à mon retour du boulot (plus tôt, j’ai pris des heures), il est de nouveau venu sur moi, s’est couché et si ce putain de téléphone n’avait pas sonné, il y serait resté plus. Je me plaignais qu’il n’était plus venu sur mes genoux et boum, il l’a fait. Ce chat a dû lire mon article en préparation… PTDR

Cauchemar de Paul Cleave était bien coté chez mes copinautes et en commençant ma lecture, je n’ai pas été emballée du tout. Et puis, la persévérance aidant, j’ai été récompensée en voyant le récit s’accélérer et j’ai adoré la seconde moitié.

Qui dit Mois du Polar dit voyages littéraires. Direction le Kenya avec l’Inspecteur Ishmael – Tome 1 – Là où meurent les rêves de Mukoma Wa Ngugi. Le seul reproche que je ferai au roman, c’est le côté un peu bordélique sur le final, car trop de révélations m’ont embrouillé l’esprit et j’avais du mal à distinguer la bonne résolution de la fausse.

Mon voyage en Moldavie s’est mal déroulé et Camp de gitans de Vladimir Lortchenkov ne m’a pas apporté l’ivresse littéraire et ici, c’est trop de loufoquerie qui m’a perdu.

De l’Algérie, je ne connais rien de rien, alors, l’enquête du Commissaire Kemal Fadil – Tome 2 – Le Désert ou la mer d’Ahmed Tiab tombait on ne peut plus mieux. Le récit est réaliste, humain, le style est maîtrisé et la découpe des chapitres harmonieuses, alternant  l’enquête de Kemal et le voyage des migrants. Un récit tout en émotions, en harmonie, mais avec une bonne dose de cynisme.

Pour une fois que je tombe sur un roman de nouvelles qui n’ont pas un goût de trop peu, puisqu’elles concernaient des tranches de vie de drogués, et bien le roman n’a pas plu et je me suis ennuyée dans Transsiberian back to black d’Andreï Doronine, qui n’a eu un goût de « revenez-y » que pour la première nouvelle. Un roman noir très glauque, cash et trash, rempli de déchéance humaine à cause de la drogue mais il ne m’a pas emballé.

Avec Bagdad, la grande évasion de Saad Z. Hossain, vous entrerez dans la guerre de 2004 et vous pourrez constater les conséquences d’un conflit sur un pays et ses habitants. Contrairement à d’autres, ce un roman échevelé est intelligent ! La construction est intelligente et jamais l’auteur ne paume son lecteur dans le fatras des personnages qui traversent son récit. Un roman noir drôle, intelligent, enlevé, profond, amusant, qui entraînera ses lecteurs dans une aventure folle mais réfléchie.

Reprenant les détectives les plus illustres de la littérature, qu’ils appartiennent au passé ou qu’ils soient nos contemporains La vraie vie des détectives de fiction de Mathilde de Jamblinne avait tout pour me plaire, surtout en lisant le 4ème de couverture mais je n’ai rien vu venir de ce qui était annoncé. À lire pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur les détectives de fiction.

Il fait moche dehors ? Allez hop, on prend un billet pour le soleil de Sicile avec le Commissaire Montalbano – 04 – La voix du violon d’Andrea Camilleri. Montalbano, c’est un commissaire épicurien, qui ne court pas, qui ne se dépêche pas, qui prend le temps. C’est aussi des personnages qu’on n’oublie pas, hauts en couleurs, amusants, atypiques et des enquêtes plaisantes à suivre. Du bonheur en roman !

La crise économique… Mais vue de Grèce, vue par ses habitants… La Trilogie de la crise – 02 – Le justicier d’Athènes de Petros Markaris nous y plonge les deux pieds dedans. Le commissaire Kostas Charitos est lent, ringard et chiant, mais on l’adore et on a toujours un faible pour les criminels, dans ses romans. Avec lui, c’est toujours brillant.

L’Albanie est un pays méconnu. Ou mal connu. Avec Les assassins de la route du Nord d’Anila Wilms, j’y ai enfin mis les pieds, mais en 1924. Une fois de plus, j’ai été foutre mon nez dans la pourriture des politiciens, des diplomates, des gros industriels… Mêlant habillement la géopolitique, la diplomatie, explorant l’âme humaine et les jeux de vilains des politiciens, ce petit polar nous emmène dans une Albanie qui n’a rien à voir avec celle que l’on voit sur les affiches des agences de voyage.

Accident ? Suicide ? Assassinat ? Qu’est ce qui est arrivé à Rodolphe, le fils de Sissi ? Mon détective préféré a enquêté et vous saurez tout dans Sherlock Holmes et le complot de Mayerling de Nicole Boeglin. Attention, il n’y a pas que du Holmes dans ses pages, il y a aussi une enquête plus contemporaine (1990) et un récit de cette enquête sous forme épistolaire. Moi j’ai adoré, Bianca était plus mitigée.

Un roman français qui ressemble à s’y méprendre à un roman noir écrit par un auteur du Sud de l’Amérique, la profonde, ça vous dit ? Alors foncez sur Freeman, le Tome 3 de la saga « Hunter » de Roy Braverman. C’est glauque et poisseux mais au moins, on a plusieurs enquêtes dans le roman et pas le temps de s’ennuyer. Ce roman noir, c’est la Louisiane comme si vous y étiez.

Pour être loufoque, c’était loufoque ! La guerre des bulles de Kao Yi-Feng est un OLNI mais je n’ai pas réussi à l’apprécier. Trop de détails tuent le détail. La première partie fut laborieuse, j’ai sauté des pages et j’ai fait de même avec la seconde… On oublie.

J’ai toujours aimé les romans qui se déroulent en Russie, alors, avec Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB de Tchinguiz Abdoullaïev, j’étais aux anges. Ce n’est pas un roman d’action, plus un roman d’enquête mais sans qu’il y ait des trépidations. Malgré tout, on ne s’embête pas une seconde en explorant les arcanes sombres du pouvoir et des organes tels que KGB, GRU,… J’ai bien envie de lire les suivants.

Heureusement que j’étais en LC avec Bianca, sinon, j’aurais sauté directement au final tant la première moitié de Sans même un adieu de Robert Goddard [LC avec Bianca] m’a semblé poussive, les descriptions multiples alourdissant le récit. Pourtant, ce roman parle on ne peut mieux de la société anglaise, analysant la pensée des gens, le machisme, la méfiance envers les étrangers et les femmes. J’ai eu raison de ne pas zapper toute une partie, mais j’avoue que j’ai sauté des lignes.

Comme si je n’avais pas encore assez lu sur la misère humaine et la violence de l’Homme, j’ai sorti de mes étagères À l’ombre des loups d’Alvydas Šlepikas qui nous parle de la situation des populations Allemandes après la défaite de 45 et les Russes qui se vengeaient sur les civils, femmes et enfants. Un roman qui serre les tripes, un roman qui parle d’un sujet méconnu et qui le fait bien.

Après la neige des forêts Allemandes, direction le soleil de Haïti, mais le tout À l’ombre du baronFabienne Josaphat met en scène le Haïti sous la dictature de Papa Doc, quand toute la population vivait dans la terreur et les privations, sauf ceux qui avaient du pognon. Un roman qui ne laisse pas indifférent et la partie consacrée à notre entrée dans la prison de Fort Dimanche me fera serrer les fesses un peu plus. Un roman maîtrisé sur une page sombre de Haïti.

Après le soleil, retour à la neige de Finlande avec Frontière Blanche de Matti Rönkä. Élu meilleur polar nordique en 2010. Mouais… La concurrence ne devait pas être dure. Le polar n’est pas mauvais, loin de là, mais on le traverse sans vraiment s’attacher à personne, même à Viktor Kärppä, le détective privé au passé trouble. L’enquête piétine puis la résolution arrive brutalement, grâce à la persévérance de Viktor, certes, mais comme un cheveu dans la soupe avant de rebondir sans que l’on ait vraiment le fin mot, même s’il n’est pas compliqué de comprendre. Bof quoi.

Bilan Livresque Mensuel : 18 romans

  1. Cauchemar : Paul Cleave
  2. Inspecteur Ishmael – Tome 1 – Là où meurent les rêves : Mukoma Wa Ngugi
  3. Camp de gitans : Vladimir Lortchenkov
  4. Commissaire Kemal Fadil – Tome 2 – Le Désert ou la mer : Ahmed Tiab
  5. Transsiberian back to black : Andreï Doronine
  6. Bagdad, la grande évasion : Saad Z. Hossain
  7. La vraie vie des détectives de fiction : Mathilde de Jamblinne
  8. Commissaire Montalbano – 04 – La voix du violon : Andrea Camilleri
  9. Trilogie de la crise – 02 – Le justicier d’Athènes : Petros Markaris
  10. Les assassins de la route du Nord : Anila Wilms
  11. Sherlock Holmes et le complot de Mayerling : Nicole Boeglin [LC avec Bianca]
  12. Hunter – Tome 03 – Freeman : Roy Braverman
  13. La guerre des bulles : Kao Yi-Feng
  14. Une cible parfaite – La première enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev
  15. Sans même un adieu : Robert Goddard [LC avec Bianca]
  16. À l’ombre des loups : Alvydas Šlepikas
  17. À l’ombre du baron : Fabienne Josaphat
  18. Frontière Blanche : Matti Rönkä

Bilan Livresque Mensuel : 14 Bédés et 1 Manga = 15

  1. Shelton & Felter – Tome 1 – La mort noire : Jacques Lamontagne
  2. Shelton & Felter – Tome 2 – Le spectre de l’Adriatic : Jacques Lamontagne
  3. Notre mère la guerre – Tome 03 – Troisième complainte : Kriss & Maël
  4. Jusqu’au dernier : Jérôme Félix & Paul Gastine
  5. Southern Bastards – Tome 4 – Du fond des tripes : Aaron & Latour
  6. Notre mère la guerre – Tome 04 – Requiem : Kriss & Maël
  7. Tu mourras moins bête – T03 – Science un jour, science toujours ! : Marion Montaigne
  8. Tu mourras moins bête – T04 – Professeur Moustache étale sa science ! : Marion Montaigne
  9. Spirou et Fantasio– Tome 05 – Les Voleurs du Marsupilami : André Franquin
  10. Spirou et Fantasio – Tome 10 – Les Pirates du silence : André Franquin
  11. Spirou et Fantasio – Tome 20 – Le Faiseur d’or : Fournier
  12. Spirou et Fantasio – Tome 21 – Du glucose pour Noémie : Fournier
  13. Spirou et Fantasio– Tome 27 – L’Ankou : Fournier
  14. Arsène Lupin, l’aventurier – T01 – Le diadème de la princesse de Lamballe : Takashi Morita et Maurice Leblanc [MANGA]
  15. Les chevaliers d’Héliopolis – T0 2 – Albedo, l’oeuvre au blanc :  Jodorowsky et Jérémy

 

 

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2020

Janvier, une fois les fêtes terminées, se révèle être un mois agréable car les jours rallongent tout doucement. Oh, au début, on le remarque à peine, mais au fur et à mesure, on se rend compte qu’on a repoussé un peu les murs sombre de la nuit qui tombe à 16h30.

Cette année, j’avais un peu plus de temps pour moi puisque les juments passent l’hiver dehors, avec possibilité de se mettre à l’abri (chacune le sien, chacune sa parcelle) et donc, je n’ai qu’un abri à nettoyer, l’autre étant trop grand que pour se faire à la brouette et à l’huile de coude…

Oui, j’avais plus de temps pour la lecture et pourtant, je n’ai pas lu tant que ça pour ce premier mois de l’année et si je veux égaler ou dépasser mon score de 2019, j’ai intérêt à remuer mon cul car je n’ai que 9 romans, 3 bandes dessinées et 1 America (magazine) au compteur. 13 lectures pour 31 jours, c’est la misère !

Indécent, comme score, pour moi… PTDR

EDIT : je viens d’ajouter dans mon Bilan Livresque Mensuel le magazine America, édité par François Busnel. Non seulement c’est de la lecture, c’est épais, intelligent et bien fait. Puisqu’ils sont répertoriés chez Babelio et Goodreads, ils compteront pour le Bilan Annuel.

Sinon, au rayon des dernières nouvelles qui ne sont pas littéraires : le nouveau chien de mes parents venaient faire les box avec moi, en octobre/novembre, lorsque les juments passaient la nuit au box (les vrais box) avant les randos du dimanche. Je trichais aussi parce que je prenais la balle avec moi…

Purée, ça prend 10 fois plus de temps de nettoyer un box tout en jouant à lancer la baballe au chienchien.

Mais puisque maintenant je passe par la stabulation libre de la grosse poule pour accéder plus rapidement à l’abri de la grande, la chienne ne vient plus avec moi car elle a perdu sa sale manie de pénétrer dans les loges/box des chevaux ! Mieux ainsi car c’était dangereux, la grosse poule détestant les chiens.

Le Minou continue sa vie de Minou, à se faire caresser les cuisses à rebrousse-poils, la tête, à boire le café avec moi, au matin, à se mettre à mes pieds, au bureau quand je tape mes chroniques et à courir comme un con quand je lance une croquette, à jouer avec ses souris.

Pour le moment, il ne dort plus à mes côtés dans le divan car il redescend dans ses pièces bien avant que je n’arrive dans le canapé, vers 21h… Sans doute qu’il est déçu que mon homme ne regarde pas de films débiles pour le moment. Un bon vieux film crétin, entre mecs, ça soude des liens ! mdr

Le tome 2 des aventures de l’agent Art Keller est encore plus époustouflant que le premier. Cartel de Don Winslow (ICI) réussi la gageure du deuxième meilleur encore que le premier (mais ceci n’est que mon avis). On plonge dans l’univers des narcotraficants et pour les combattre, il faut mettre ses mains dans le sang et agir comme eux : sans avoir de conscience !

Tout sur le passé de Assad ! Moi, je veux savoir, alors, je me suis jetée sur le tome 08 des enquêtes du Département V : Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen (ICI) et je n’ai pas été déçue, le passé était à la hauteur de ce que je pensais. Sans oublier que l’auteur ne se contente pas de nous dévoiler des pans de la vie d’un de ses personnages, il va plus loin et il creuse une fois de plus dans les travers de la société et met à jour ses maladies.

Une LC en demi-teinte avec Bianca avec La griffe du diable de Lara Dearman (ICI) pour cause de personnages insipides, peu profonds, une enquête qui n’avance pas et d’un coupable qui sort de l’ordinaire, certes, mais auquel nous n’aurions jamais pu arriver car aucun indices ne menait à lui. Le bon point ira aux descriptions de l’île et de ses habitants.

Après un début de lecture chaotique et bordélico-schizo-paranoïde (© Lord Arsenik), j’ai enfin réussi à prendre pied dans Je suis le fleuve de T. E. Grau (ICI). Une fois passé les délires, on entre de plein-pied dans l’histoire et on en en prend plein sa gueule aussi avec un ancien combattant du Vietnam.

Le défaut d’Âme de pirate de Charlotte Macaron (ICI) est qu’il est trop court… Il est bon, mais c’est trop court, même si, en 56 pages, l’auteur arrive à nous dire assez pour ne pas nous frustrer totalement. Mais il y a, dans ce roman, de quoi en faire un grand, un long et un encore plus bon !

Ma lecture choc du mois, même de l’année, a eu lieu avec Le consentement de Vanessa Springora (ICI), victime d’un pédocriminel qui n’a jamais été inquiété par la justice car il était un auteur connu et sans doute aussi parce que ses victimes étaient « consentantes ». Consentement ou pas, la loi est claire, ceci n’aurait pas dû avoir lieu et cela aurait dû être puni. Mais tout le monde regardait ailleurs…

Un peu de tendresse dans ce monde de brute avec Quand on n’a que l’humour (publié en poche sous le titre : Les silences) d’Amélie Antoine [LC avec Bianca] (ICI). Ben non, pas vraiment de tendresse, une enfance pas facile pour Edouard, mais il y a dans ce livre des vrais beaux moments qui font sourire et des passages plus émouvants où la larme n’est pas loin de poindre. Un joli roman.

Ça commençait comme un rural noir, avec l’enfance malheureuse de Corentin et bardaf, alors qu’il est jeune et aux études, l’apocalypse a lieu. Et toujours les Forêts de Sandrine Collette (ICI) est un roman post-apocalypse, différent des autres romans de l’auteure et différent des romans qui traitent du sujet. Des personnages forts, attachants, du réalisme, de l’angoisse… Un roman fort, percutant !

Qu’en estil de la situation des Amérindiens ? J’en ai appris un peu plus en lisant La résistance indienne aux États-Unis du XVIe au XXIe siècle de Élise Marienstras (ICI). Ce n’est pas un roman, c’est une étude historique et sociologique. Le genre d’étude qui vous donne envie de vomir tant ce peuple a subi lui aussi des injustices profondes de la part d’envahisseurs qui voulaient créer un monde meilleur, plus juste… Mon cul.

Bilan Livresque Mensuel : 9 romans

  1. Art Keller – Tome 02 – Cartel : Don Winslow
  2. Département V – Tome 08 – Victime 2117 : Jussi Adler-Olsen
  3. Jennifer Dorey – Tome 1 – La griffe du diable : Lara Dearman
  4. Je suis le fleuve : T. E. Grau
  5. Âme de pirate : Charlotte Macaron
  6. Le consentement : Vanessa Springora
  7. Quand on n’a que l’humour… / Les silences : Amélie Antoine
  8. Et toujours les Forêts : Sandrine Collette
  9. La résistance indienne aux États-Unis du XVIe au XXIe siècle : Élise Marienstras

Bilan Livresque Mensuel : 3 bandes dessinées + 1 magazine

  1. La piste des ombres – Tome 2 – Trois tombes : Tiburce Oger
  2. La piste des ombres – Tome 03 – Les écorchés : Tiburce Oger
  3. Astérix – Tome 18 – Les lauriers de César : Goscinny et Uderzo
  4. America N°01 : François Busnel

 

Bilan Livresque Mensuel – Intro (2020)

Une nouvelle année commence, on remet les compteurs à zéro et on repart au pied de la montagne, au pied de la PAL en essayant de faire aussi bien que les autres années, niveau score de lecture…

Le but est toujours de dépasser ou, au moins d’égaler les scores des années 2017 et 2018 (148 romans). Ou, si je suis assez folle, de dépasser le score de 2019…

Non, on oublie, c’est quasi impossible de dépasser les 365 lectures (tout support confondu).

Il sera même difficile de dépasser les 175 romans lus, tout simplement…

Je reste confiante, mais comme je ne vend jamais la peau de l’ours avant d’avoir été acheter la carabine, je dis toujours que « On verra bien, je vais faire du mieux que je peux et si je n’y arrive pas, ben, il n’y aura pas mort d’homme ».

Qui dit nouvelle année dit toujours bonnes résolutions, mais ma résolution est de ne jamais en prendre ! 

J’aimerais lire les derniers romans qui traînent dans ma PAL Noire (celle qui date de Charlemagne), j’aimerais toutes les chouettes nouveautés qui arrivent, j’en ai encore des chouettes de 2016 que je n’ai pas encore réussi à lire, ma Pedigree PAL n’a pas diminué et j’ai eu un arrivage de bédé assez conséquent, à tel point que j’ai dû le lister. Une PAL en bédés, du jamais vu chez moi.

Bon, je vous laisse, j’ai du pain sur la planche et accessoirement, un Bilan Livresque Mensuel à finaliser !

Bilan Livresque Annuel et Coups de Cœur 2019 (2/2)

Cette année, j’ai un peu changé mon concept des Coups De Coeurs Ultimes et au lieu de vous les présenter en liste simple, je les ai regroupés en différents classements, selon les émotions ressenties ou selon les origines de leurs auteurs.

Coups de cœur Littérature Américaine :

  1. Mon territoire : Tess Sharpe
  2. Nuits Appalaches : Chris Offut
  3. Sauvage : Jamey Bradbury
  4. La vie en chantier : Pete Fromm
  5. Pieds nus sur la terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  6. Le chant des revenants : Jesmyn Ward
  7. Au nom du bien : Jake Hinkson
  8. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  9. Tandis que j’agonise : Faulkner
  10. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  11. Les testaments – Servante écarlate 2 : Margaret Atwood

Ceux qui m’ont donné des émotions fortes qui resteront :

  1. Les mal-aimés : Jean-Christophe Tixier
  2. À la ligne : Joseph Ponthus
  3. Pieds nus sur la terre sacrée : Teresa Carolyn McLuhan
  4. Denali : Patrice Gain
  5. Taqawan : Éric Plamondon
  6. Dites-leur que je suis un homme : Ernest J. Gaines
  7. La nuit divisée : Wessel Ebersohn
  8. Né d’aucune femme : Franck Bouysse
  9. Nuits Appalaches : Chriss Offut
  10. Sauvage : Jamey Bradbury
  11. La forme de l’eau : Guillermo Del Toro
  12. Écouter le noir : Collectif
  13. Une bête au paradis : Cécile Coulon

Ceux qui m’ont fait rire, jubiler, passer un bon moment :

  1. Le voleur de goûter : Andrea Camilleri
  2. Hot Spot : Charles Williams
  3. Le petit arpent du bon Dieu : Erskine Caldwell
  4. Le triomphe de la bêtise : Armand Farrachi
  5. Les morts de Bear Creek : Keith McCafferty

Ceux qui m’ont interpellé avec des théories, qui m’ont fait me poser des questions :

  1. L’empreinte : Alex Marzano-Lesnevich
  2. Erectus : Xavier Müller
  3. Régression : Fabrice Papillon
  4. Complot : Nicolas Beuglet

Celui qui m’a troué le cul (polar) :

  1. Nymphéas Noirs : Michel Bussi

Celui dont je n’attendais rien mais qui m’a donné beaucoup de plaisir :

  1. La dame en blanc : W. Wilkie Collins

Ceux qui ont fait vivre le dépaysement, la grande aventure (mais pas que…) :

  1. 1793 : Niklas Natt och Dag
  2. Manhattan chaos : Michaël Mention
  3. PAZ : Caryl Ferey
  4. Pour un instant d’éternité : Gilles Legardinier
  5. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic

Ceux auxquels je n’ai pas accroché alors que j’attendais beaucoup : 

  1. Ici n’est plus ici : Tommy Orange
  2. Whiskey : Bruce Holbert
  3. Les femmes de Heart Spring Mountain : Robin MacArthur
  4. Dans les angles morts : Elizabeth Brundage
  5. Le grand silence : Jennifer Haigh

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2019

Eh oui, 2019 est déjà sur sa caisse… Vive 2020 alors.

Mon dernier Bilan Livresque Mensuel de l’année, celui de Décembre, celui où l’on fait les comptes, celui où l’on regarde en arrière en se demandant quelles lectures on va retenir de 2019.

Quels furent les Coups de Coeur, les déceptions ? A-t-on dépassé son score de lecture de 2018 ou pas ? Et par rapport aux anciens bilans, a-t-on lu plus ou moins que les dernières années ?

Ça, vous le saurez demain ! En attendant, place au Bilan Livresque de Décembre où j’ai lu 14 romans (dont 3 pavés), 13 bédés et 1 manga, ce qui me fait 28 lectures pour ce dernier mois de l’année 2019.

J’en avais entendu le plus grand bien, mais sans le personnage de Liv, petite fille souffrant du spectre de l’autisme, je ne garderai pas de grands souvenirs de ma lecture de Le baiser de l’ogre d’Elsa Roch (ICI). Ma pierre d’achoppement fut surtout les incohérences et les manquements à la procédure de la part de Marsac, le chef de l’équipe de policiers enquêteurs.

Si j’ai trouvé l’Inspectrice Sarah Geringën fort froide, distante et pas toujours regardante sur les dégâts qu’elle laissait en enquêtant bille en tête, j’ai kiffé grave les théories exposées dans Complot de Nicolas Beuglet (ICI). Je ne suis pas une fan des théories du Grand Complot Mondial que l’on dit sioniste ou maçonnique, mais là, on était ailleurs et c’était présenté de manière réaliste à tel point que maintenant, je me pose des questions.

Une mère qui décède lorsque ses enfants sont adultes, ça devrait passer mieux que lorsqu’ils sont enfants, mais pas chez Eric-Emmanuel Schmitt qui avait une relation fort fusionnelle avec sa mère et c’est avec pudeur et amour qu’il nous en parle dans son Journal d’un amour perdu (ICI) qui est tendre, émouvant et qui mélange ses souvenirs, le présent, le passé, sa famille.

Après tout cela, il me fallait du plus léger et donc, j’ai sorti le dernier de la saga avec Wiggins et la nuit de l’éclipse de Béatrice Nicodème (ICI). Je pensais lire du léger mais ce n’était pas si light que ça dans le collège que Wiggins a dû intégrer pour enquêter sur des menaces reçues. Brimades, mises à l’écart, racisme, harcèlement, que l’on soit en 2019 ou en 1894, rien n’a changé, sauf les smartphones…

Qu’allait-il bien pouvoir nous raconter dans Couleurs de l’incendie, ce diable de Pierre Lemaitre (ICI) ? Une histoire qui est une suite du premier mais avec d’autres personnages, notamment l’effacée Madeleine qui va prendre de l’épaisseur, du galon et faire ce à quoi elle n’était pas préparée. Un grand roman avec, en toile de fond, un contexte historique riche mais sombre.

Fallait oser le faire et il l’a fait : Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan de Ron Stallworth (ICI) est l’histoire vraie d’un policier Noir qui a réussi à infiltrer les suprémacistes Blancs du KKK et son récit est jubilatoire, tout en restant sérieux, amusant tout en étant sombre. Une petite perle noire de la littérature.

Dommage que le côté étude des textes biblique ait pris plus de la moitié du livre au détriment de l’Histoire tout court. Ce qui fait que Réflexions sur la question antisémite (ICI) de Delphine Horvilleur a eu un petit côté lourd, long, pénible. L’auteure en parlait mieux sur le plateau de LGL que via l’écriture. Petite déception, mais malgré tout, j’ai été me coucher moins bête.

Un dépit ne venant jamais seul, j’ai connu un grand moment de solitude avec Le grand silence de Jennifer Haigh (ICI). Il est rare qu’un roman des éditions Gallmeister me déçoive, mais ça arrive. Des personnages inconsistants, un récit qui se traîne, une envie de bailler et d’aller au lit…

Embêtant lorsqu’on est en train de faire la liste de ses coups de coeur pour les bilans finaux d’avoir un bonheur pareil avec le roman Une bête au paradis de Cécile Coulon (ICI). Un roman qui parle de la terre aussi bien, ça ne pouvait que me toucher direct au cœur. J’ai vibré, j’ai fusionné avec le récit, les personnages. Un coup de cœur de plus pour finir 2019.

Non mais c’est fini les coups de coeur ? Bardaf, une nouvelle jouissance littéraire avec De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic (ICI) qui m’a entraîné en Russie et en Ukraine, plus particulièrement à Pripiat… Tchernobyl, la zone d’exclusion, ça vous dit ? Sans devoir passer par un tour opérator vous allez pouvoir vous balader à Pripiat, tout en résolvant des meurtres et tout en devisant sur la politique, la corruption, l’écologie, la folie humaine.

Si l’envie vous prend de lire un roman noir déjanté, une fiction réaliste, car basée sur des faits réels, un roman tellement noir qu’il n’y pas de lueur d’espoir ? Sautez sur Il était une fois dans l’Est de Árpád Soltész (ICI) et accrochez-vous durant les premières pages car il est un peu bordélique, puis, on retrouve ses jeunes et ensuite, ça coule tout seul. Un roman sans concession, brut de décoffrage et qui donne la nausée.

Puisqu’on en est dans les nausées… Avec Les testaments de Margaret Atwood (ICI), suite pas directe de La Servante Écarlate, les hauts-le-coeur sont garantis tant la société tyrannique qu’elle décrit n’est pas si dystopique que cela mais le reflet de ce que nos sociétés furent et de ce que certaines sont encore : pas de droits de la femme, la religion comme référent pour tout et les hommes au pouvoir.

On ne pourra pas dire que ma rencontre avec Victor Lessard sera marquante. Oserai-je même dire que durant la première partie de Ghetto X de Martin Michaud (ICI), je n’avais l’envie de lire car je trouvais le tout un peu soporiphique… Si j’ai adoré le personnage haut en couleur de Jacinthe, j’ai eu un peu de mal avec Victor, mais sur la fin, on était un peu plus copain. La seconde moitié rattrape le reste car là j’ai apprécié le rythme et les petites phrases philosophiques.

Ma réalité est-elle réelle ? Je n’en sais rien, mais Nick, le personnage dans Benzos de Noël Boudou (ICI), se pose cette question existentielle. Et moi aussi je me suis posée cette question durant ma lecture : rêve ou réalité ? Vrai ou faux trip ? L’auteur a joué avec nos pieds sans que l’on sache sur lequel nous devions danser, tout comme son personnage. Un thriller psychologique qui fait bien flipper à certains moments.

Bilan Livresque Mensuel : 14 romans

  1. Le baiser de l’ogre : Elsa Roch
  2. Inspectrice Sarah Geringën – Tome 2 – Complot : Nicolas Beuglet
  3. Journal d’un amour perdu : Eric-Emmanuel Schmitt
  4. Wiggins et la nuit de l’éclipse : Béatrice Nicodème
  5. Couleurs de l’incendie : Pierre Lemaitre (530 pages) [LC Bianca]
  6. Le noir qui infiltra le Ku Klux Klan : Ron Stallworth
  7. Réflexions sur la question antisémite : Delphine Horvilleur
  8. Le grand silence : Jennifer Haigh
  9. Une bête au paradis : Cécile Coulon
  10. De bonnes raisons de mourir : Morgan Audic
  11. Il était une fois dans l’est : Árpád Soltész
  12. Les testaments : Margaret Atwood (532 pages) [LC Bianca]
  13. Ghetto X : Martin Michaud (608 pages)
  14. Benzos : Noël Boudou

Bilan Livresque Mensuel : 13 bédés + 1 manga (14)

  1. Elfes – Tome 23 – Le goût de la mort : Olivier Peru et Stéphane Bileau
  2. Elfes – Tome 24 – Le Bagne de Komoorth : Corbeyran et Bojan Vukic
  3. Elfes – Tome 25 – Vengeance noire : Arleston, Dana Dimat & Aquaro
  4. Nains – Tome 15 – Oboron du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare
  5. Nains – Tome 16 – Tala de la Forge : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  6. Le Scorpion – Tome 12 – Le mauvais augure : Marini & Desberg
  7. Holmes (1854/+1891?) – Tome 5 – Le frère aîné : Brunschwig & Cécil
  8. Sherlock – Tome 4 – Un scandale à Buckingham (1/2) : Jay, Gatiss et Moffat
  9. Astérix – Tome 13 – Astérix et le chaudron : Goscinny & Uderzo
  10. Astérix – Tome 06 – Astérix et Cléopâtre : Goscinny et Uderzo
  11. Astérix- Tome 17 – Le Domaine des dieux : Goscinny et Uderzo
  12. Spirou et Fantasio – Tome 14 – Le prisonnier du Bouddha : Franquin
  13. Spirou et Fantasio – Tome 11 – Le gorille a bonne mine : Franquin
  14. Astérix – Tome 20 – Astérix en Corse : Goscinny et Uderzo

 

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2019

Novembre, avant-dernier mois de l’année, moi où je vieillis (hélas), mois où les feuilles tombent et où je commence l’hivernation.

Fini les randos à cheval, on se met au repos et au chaud sous un plaid, avec un café fumant à ses côtés et des livres, bien entendu !

Quel est le score de Novembre ? Pas moins de 17 romans (dont un pavé de 1030 pages, un autre de 576 et un 544 pages), 9 Bédés & 2 mangas ont été lus.

Ce qui fait 28 lectures pour Novembre. Les feuilles sont tombées !

Oui, j’ai mis les bouchées doubles. Pourtant, j’aurais pu dormir sur mes lauriers puisqu’il ne me manquait que deux romans pour dépasser mon score de 2018 qui était de 148 romans lus.

Pas question de dormir, je vais continuer le job jusqu’au 31 décembre et voir jusqu’où je peux aller dans ce nouveau score démentiel de lectures. Score que je remettrai en jeu début 2020 et tenterai de dépasser, une fois de plus (il y a un moment où je n’y arriverai plus, sans aucun doute, mais chaque fois que je pense que ce n’est pas faisable, je le fais).

Pour le moment, j’en suis donc à 337 lectures, tout confondu :

  • 166 romans – dont 5 relectures (record de 148 romans lus battu !!),
  • 11 beaux livres
  • 134 bédés (record 2018 battu aussi – 85 BD)
  • 23 mangas (record 2018 battu aussi – 17 mangas)
  • 3 comics

Si le premier tome était de loin le meilleur, ces nouvelles aventures du Bourbon Kid – Tome 8 – Que le Diable l’emporte de Anonyme (ICI) n’est pas trop mal. Si vous lisez ce roman, ne vous attendez pas à de la grande littérature et à des personnages d’une profondeur confondante, sauf dans leurs conneries où là, ils atteignent tous une profondeur démentielle. Pour lire ce roman, il faut vider son cerveau car il est fait pour vous aérer l’esprit.

Les wesern, ça me connait, j’en ai bouffé pour le Mois Américain, mais quand il y a une dose de fantastique dedans, ça passe ou ça casse… Ouf, c’est passé pour Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang de Michel Robert (ICI). Il est à préciser que l’élément fantastique apparaît sur la fin. Un western qui reprend les codes mais qui les change un peu afin de ne pas donner l’impression qu’on est face à du déjà-lu.

Laurie de Stephen King (ICI) est le prénom d’un chien… Auquel il n’arrivera rien (âmes sensibles, restez avec nous) mais puisque nous sommes dans une nouvelle du King, vous vous doutez que vous tremblerez un peu. Mais vous craquerez aussi ! Une  petite bouffée de plaisir, cette Laurie. Sans être transcendantale, l’histoire se déguste comme un cappuccino, avec de la poudre de chocolat et du sucre. C’est bon pour le moral ♫

Vous pourrez tout essayer mais jamais vous ne me ferez entre Dans les Hautes Herbes de Stephen King & Joe Hill (ICI) ! C’est foutrement dangereux. Toutes les distances sont tronquées. Heureusement, je ne me suis pas perdue dans cette courte nouvelle qui m’a bien fait flippé ma race.

Si vous lisez PAZ de Caryl Férey (ICI), attendez-vous à de la violence. La Colombie des FARCS, des cartels, des assassins, ce n’est pas les Schtroumpfs au pays des Bisounours. La violence n’est pas là pour faire joli, juste pour illustrer une réalité que nous ne voyons pas, que nous ne voyons jamais. C’est Noir, sombre, sans une once de lumière, ça pue la corruption, la poudre blanche, les armes à feu, le sang, la sueur, les règlements de compte et les histoires de famille bien sordides. Superbe !

Une fois de plus, notre LC avec Bianca tourne à l’abandon avec Le livre perdu de Léonard de Vinci de Francesco Fioretti (ICI) dont le texte, croulant sous les détails, était épuisant à lire (et lourd). Trop documenté, cette pléthore de descriptions cassait le rythme. Au suivant !

Effectivement, lorsqu’on lit L’étranger des Carpathes de Karl von Wachsmann (ICI), paru 50 ans avant Dracula, on y relève des points communs, comme si Bram Stoker s’en était inspiré. Avec un vampire plus frustre, plus cynique et plus irrévérencieux que Dracula, cette courte histoire est parfaite pour lire le soir, quand tout est paisible à la maison et que le moindre craquement de plancher vous donnera des sueurs froides.

Sans révolutionner le genre, Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar (ICI) est une novella qui a un petit quelque chose qu’on aime, un petit quelque chose qui nous tient en haleine, un goût de chocolat qui fond dans la bouche… La construction est simple, pas de monstre sous le tapis, mais elle est agréable à lire et laisse un sentiment de plénitude.

Pas de plénitude dans Mon territoire de Tess Sharpe (ICI) ! Une fois de plus je repars pour le trou du cul de l’Amérique, chez les trafiquants de meth, les femmes battues, les armes à feu et les guerres de clan. Mais gaffe, les mecs, le Girl Power est en marche et il va vous écraser les burnes ! Harley McKenna est une fille, mais elle a des burnes. Un roman magnifique.

Si une envie de poulpe vous prend, alors lisez Légendes du mythe de Cthulhu – Tome 1 – L’Appel de Cthulhu de Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel] (ICI) et vous reviendrez à la viande car la mer, c’est dangereux ! Et dégueulasse car les poissons baisent dedans… Mon dieu, si Clhulhu se masturbe, on risque la marée blanche. Une narration étrange puisque celui qui mène l’enquête rassemblera des témoignages, ce court roman fait pourtant naître quelques frissons sur les bras. J’ai bien aimé.

Quant on divulgâche dans l’intro, on éveille ma méfiance et pas de bol, j’ai vu la couille dans le pâté un peu trop tôt. Hésitant à le finir, j’ai tout de même poursuivi La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas (ICI) car le récit était léger, agréable, gai et même si on n’a pas cassé trois pattes à un canard, c’était tout de même un vent de fraîcheur et un éclat de rire aux dépends d’un inspecteur.

Lors de ma première lecture (2003), ce n’était pas mon préféré, ce Harry Potter ‭–‬ Tome 05 ‭–‬ Harry Potter et l’ordre du phénix ‭de J.K. Rowling [LC avec Bianca] (ICI) car je trouvais Harry Potter un peu trop en train de se lamenter. J’avais oublié que nous étions comme lui lorsque nous étions ados. 16 ans après, cette relecture est bien meilleure. Le gros pavé a été dévoré avec application. Cette relecture avec un autre état d’esprit a fait remonter ce tome dans mon estime et maintenant, je l’aime aussi.

Depuis que je regarde La Grande Librairie, j’ai ajouté des romans que je n’aurais jamais pensé à lire avant, notamment avec La panthère des neiges de Sylvain Tesson (ICI). Une quête par 6.000 mètre d’altitude, par des froids de -30°, pour espérer apercevoir un animal qui a quasi disparu, le tout dans un silence religieux. Un roman magnifique aussi.

Une fois de plus, c’est grâce à La Grande Librairie que j’ai eu envie de découvrir Retour à Birkenau de Ginette Kolinka (avec Marion Ruggieri) (ICI) qui était venue en parler sur le plateau. Le récit est sobre, assez court, mais en peu de pages, sans entrer dans tous les détails, l’auteure est arrivée à mettre des émotions sur ses mots et à décrire l’indicible, qu’elle a vécu. Un récit empreint d’émotions mais que les âmes sensibles peuvent lire aussi.

Les hôpitaux psychiatriques sont des lieux intéressants pour mettre en scène un roman et Camisole de Salomon de Izarra (ICI) a su jouer avec les lieux et la folie des Hommes (et les fous ne sont pas toujours ceux que l’on pense). Un roman court mais intense, sans temps mort, avec une pointe de fantastique et une fin ouverte.

UnPur de Isabelle Desesquelles (ICI) parle des enlèvements d’enfants et de pédophilie, pas des genres faciles car on risque de tomber dans le gore inutile ou le voyeurisme. L’auteur a su utiliser des métaphores qui étaient plus fortes que des mots mais son choix de narration m’a coupé une partie de mes émotions et je n’ai pas su apprécier ce roman à sa juste valeur.

Des passages secrets ! Des cachettes derrière les bibliothèques ! Le tout à Paris lors de l’exposition universelle. Moi, j’adore ! Pour un instant d’éternité de Gilles Legardinier (ICI) n’a pas traîné dans ma PAL. Une belle aventure mais ça manquait parfois de rythme. Par contre, les personnages principaux étaient réussis.

Bilan Livresque Mensuel : 17 Romans

  1. Bourbon Kid – Tome 8 – Que le Diable l’emporte : Anonyme
  2. Largo Callahan – Tome 1 – Six petites gouttes de sang : Michel Robert
  3. Laurie : Stephen King
  4. Dans les Hautes Herbes : Stephen King & Joe Hill
  5. PAZ : Caryl Férey
  6. Le livre perdu de Léonard de Vinci : Francesco Fioretti [LC avec Bianca]
  7. L’étranger des Carpathes : Karl von Wachsmann
  8. Gwendy et la boîte à boutons : Stephen King et Richard Chizmar
  9. Mon territoire : Tess Sharpe
  10. L’Appel de Cthulhu : Howard Phillips Lovecraft [LC avec Rachel]
  11. La police des fleurs, des arbres et des forêts : Romain Puértolas
  12. Harry Potter et l’ordre du phénix – Tome 5 ‭:‬ J.K. Rowling [LC avec Bianca]
  13. La panthère des neiges : Sylvain Tesson
  14. Retour à Birkenau : Ginette Kolinka
  15. Camisole : Salomon de Izarra
  16. UnPur : Isabelle Desesquelles
  17. Pour un instant d’éternité : Gilles Legardinier

Bilan Livresque Mensuel : 9 Bédés & 2 mangas (11)

  1. Astérix– Tome 18 – Astérix chez les Helvètes : Goscinny et Uderzo
  2. Astérix– Tome 03 – Astérix et les Goths : René Goscinny et Albert Uderzo
  3. Astérix- Tome 07 – Le Combat des chefs : René Goscinny et Albert Uderzo
  4. Black Butler – Tome 28 : Yana Toboso [MANGA]
  5. Moriarty – Tome 6 : Ryôsuke Takeuchi & Hikaru Miyoshi [MANGA]
  6. Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël : Jarry & Bordier
  7. Sherlock Holmes – La BD dont vous êtes le héros – Tome 6 – Enquêtes internationales : Ced & Boutanox
  8. Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir : Jodorowsky
  9. Undertaker – Tome 5 – L’indien blanc : Xavier Dorison et Ralph Meyer
  10. Lonesome – Tome 2 – Les Ruffians : Yves Swolfs
  11. Quatre de Baker Street – Tome 8 – Les Maîtres de Limehouse : Djian et Etien