Mois du Polar – Février 2021 : Bilan Livresque [Chez Sharon]

C’est déjà fini, le Mois du Polar ! Ça m’attriste toujours la fin d’un challenge mensuel, même si je n’ai pas besoin d’un Mois du Polar pour lire du polar…

Mais c’est un plaisir d’y participer et pour Sharon, c’est un supplément de boulot avec une stakhanoviste dans mon genre qui ne s’arrête que lorsqu’elle dort.

Comme d’habitude, j’ai fait en sorte de sortir de ma PAL des auteurs aux nationalités plus rares afin de sortir de mes habitudes et de continuer à noircir mon planisphères sur Livraddict. 

En 2020, j’étais passée de 52 nationalités différentes à 62.

Début février 2021, j’en étais à 70 nationalités coloriées sur mon planisphère et j’ai réussi à atteindre le chiffre de 76. Je vous avoue que ça commence à devenir de plus en plus difficile à noircir.

S’il est aisé de colorier l’Europe, l’Amérique, Nord et Sud, il est plus compliqué de trouver des autres provenant d’Afrique et du Moyen-Orient (en V.F, bien entendu car en V.O ce n’est pas compliqué).

En 2020, j’avais 32 chroniques pour le Mois du Polar et en 2021, sans le vouloir, j’ai fait un peu mieux puisque j’ai posté 38 fiches, pas une de moins et j’avais encore un peu de rab, mais ce sera pour Mars.

Si j’ai réussi à sortir enfin des titres qui traînaient dans ma PAL depuis trop longtemps (et que je voulais déjà lire aux Mois du Polar des années antérieures), il ne reste toujours de ceux qui ne reverront pas la lumière des projecteurs avant Février 2022… (se Dièu lou vôu)

Bilan Mois du Polar Février 2021 : 38 fiches

  1. Agatha Christie – Tome 18 – Cinq petits cochons : Agatha Christie, Miceal O’Griafa et David Charrier
  2. La Mort d’une sirène : A. J. Kazinski & Thomas Rydahl [LC avec Bianca]
  3. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  4. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne
  5. Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 1 – Épisode 10 : Un meurtre en sommeil (2013)
  6. Grands anciens – Tome 2 – Le dieu poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  7. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin
  8. Nuit sans lune au Waziristan : S. Mausoof
  9. Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat : Ishmael Beah
  10. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler
  11. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  12. L’autre ville : Michal Ajvaz
  13. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori
  14. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  15. Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri
  16. La dénonciation : Bandi
  17. Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  18. Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell
  19. Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek
  20. Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot
  21. Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux
  22. Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
  23. Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 01 – Épisode 06 – Je ne suis pas coupable (2010)
  24. Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
  25. L’attaque du Calcutta-Darjeeling : Abir Mukherjee
  26. Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank
  27. Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris
  28. Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie
  29. Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 27 – Un cadavre au petit déjeuner (2019)
  30. My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa
  31. Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang
  32. Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri
  33. Les petits meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 13 – Le cheval pâle (2015)
  34. Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank
  35. Les Petits Meurtres d’Agatha Christie – Saison 02 – Épisode 15 – La mystérieuse affaire de Styles (2016)
  36. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  37. Le portrait de la Traviata : Do Jinki
  38. La rumeur ‭: ‬Kara Lesley

Bilan Livresque Mensuel : Février 2021 [Mois du Polar]

Février, comme tous les ans, est le mois le plus court de l’année et pourtant, je réalise souvent des bons scores de lecture, la faute au Mois du Polar chez Sharon, sans aucun doute.

« Grâce au » Mois du Polar serait plus juste. La motivation est encore plus présente que durant les autres mois (hormis les juin/septembre) car il ne faudrait pas que je ne lui fasse pas honneur.

Mon Bilan Mensuel Livresque pour Février est donc de 21 romans, 7 Bédés, 3 Comics et 4 mangas lus = 35 lectures, pas une de moins.

Pour 28 jours, c’est honorable. Depuis le 1er janvier, j’ai déjà 63 lectures, tout confondu.

Minou, de son côté, continue de bien se porter. On lui a réparé son arbre à chat qui avait fait la guerre, il continue de passer son temps dans le divan en haut, mais vient plus souvent nous faire des petits coucou au rez-de-chaussée.

Minou couché dans le pli de mes jambes, derrière mes genoux

Il adore aller faire un tour dans la véranda et se coucher dans un carré de soleil, renifler mes plantes, se coucher dans un des bacs de fleurs qui se trouve en plein soleil (sans les abîmer !) et se faire un petit parcours en passant derrière le divan et sous les tables, à tel point que bien souvent, on est surpris de le découvrir dans la pièce ou de voir passer un bout de queue grise quelque part.

L’autre jour, il est venu miauler près de moi, avec tellement d’insistance et de détresse dans la voix que j’ai pensé qu’il mourrait de faim et malgré le fait que ce n’était pas son heure de souper, je suis montée pour lui remettre des croquettes. Stupeur, la gamelle contenait encore des croquettes… Ok, j’ai compris le message : monsieur voulait des câlins !

Comme au soir mon mari va se coucher plus tard et durant quelques jours, il y est même allé aussi tard que moi, ce pauvre animal n’avait pas eu droit à ses câlins en tête-à-tête avec moi, donc, il est passé par le bureau des réclamations !

Pas con, ce chat, il sait ce qu’il veut et maintenant que ça fait bientôt deux ans qu’il est chez nous, il se permet plus de choses.

Comme avant je passais du temps près de lui lorsque je le soignais au soir et que, depuis l’accident de mon mari, je ne le faisais plus (le chat a eu droit à plus de 3 mois de tête-à-tête avec moi, ça ne servait plus à rien), ça a dû lui manquer et maintenant, on a remis ça : je le brosse, je le gratouille et lui se colle contre moi avec la tête du chat le plus heureux du monde.

Cet animal est plus brossé qu’un chat à poils longs la veille d’un concours mondial ! Cette brosse va finir usée ou alors, il n’aura plus un poil sur le dos à force de se les faire retirer (mais cette année, la mue sera plus calme, j’espère, vu qu’il est brossé 3 fois par jour !).

Et je vous jure que quand il veut que je monte chez lui pour le câliner, il sait se faire comprendre et il est difficile de résister à son miaulement plaintif qui ressemble à un chat en train de mourir. D’ailleurs, il m’a saisi plusieurs fois car il arrive sans faire de bruit et puis il pousse son cri déchirant.

Ce chat aura ma mort ! mdr

Rien n’est simple dans Nuit sans lune au Waziristan de Saqib Mausoof. On suit un agent d’assurance mais ce roman noir bifurque assez vite dans du plus profond que ce que l’on pourrait penser au départ. Un polar qui prouve que la littérature policière mérite ses lettres de noblesse et qu’il n’y a que ceux qui ne savent pas qui croient encore que c’est de la littérature de gare.

Un récit qui prend aux tripes, c’est sans conteste Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat de Ishmael Beah où l’auteur raconte l’arrivée des rebelles au Sierra Leone, les massacres dans les villages, sa fuite en avant et son embrigadement dans l’armée en tant qu’enfant soldat. Une histoire vraie dure, sombre, violente, même si on se doute que l’auteur a fait en sorte que son récit ne soit pas plombant ou trop horrible.

Rien de tel qu’un peu de légèreté après un roman sombre. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime de Irene Adler ne révolutionnera jamais le monde du polar, mais au moins, l’auteur ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des cons et les adultes peuvent le lire sans soucis. L’enquête est intéressante, possède du mystère, du suspense, des interrogations et est rondement menée.

Faut bien qu’arrive de temps en temps un roman à côté duquel on passe. L’autre ville de Michal Ajvaz était celui-là. Cet O.L.N.I surfe sur le fantastique, le fantasmagorique, l’onirique et le surréaliste. Je me suis perdue, j’ai étouffé, je me suis noyée dans ce roman…

Pour repartir du bon pied, rien de tel qu’une enquête du Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano de Andrea Camilleri ! Trois enquêtes, dont une qui fut la première en tant que commissaire de Vigatà. Sans se presser, nous contant la Sicile vue par l’autre bout de la lorgnette, l’auteur nous emmène dans des enquêtes où aucun être humain n’est assassiné. Plaisant, amusant et diablement dépaysant !

On revient aux lectures qui marquent avec La dénonciation de Bandi, un auteur qui vit en Corée du Nord et qui nous parle, au travers de plusieurs nouvelles, de ce qu’il se passe dans son pays. Un livre à lire afin de voir ce que c’est que des privations de libertés dans certains pays où vous n’avez même pas le droit de rouspéter.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison de Julia Chapman [LC avec Bianca]. Enfin, je pensais me la couler douce, mais l’auteure ne ménage ni ses personnages, ni son lectorat et nous entraîne dans plusieurs enquêtes différentes. Cela pourrait sembler léger vu de loin, mais même si c’est avec humour, l’auteure dénonce tout de même certains faits, comme les dégâts provoqués par des rumeurs, les violences policières, les fausses accusations,…

Un roman noir aux airs de reggae, ça vous tente ? Rassurez-vous, Get Up ! Stand Up ! de Perry Henzell n’est pas un roman bourré de clichés et de joyeux hippies jouant sur la plage. Dans ce roman, il y a une vraie réflexion derrière chaque action, chaque personnage, dans le scénario et les clichés ne sont pas les bienvenus. Un roman noir assez sombre sur fond de guerre politique pour obtenir le pouvoir.

La plume de Viliam Klimacek est primesautière, presque, agréable à suivre, teintée d’ironie aussi, dans Bratislava 68, été brûlant. C’est la Grande Histoire que l’on va découvrir au travers de petites histoires familiales. Dans ce roman noir, dans ces témoignages que l’auteur a transformés en fiction, toutes ressemblances avec des personnes existantes ou ayant existé n’est pas fortuite du tout. Elle est réelle.

Dans Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune de Le Griot nous propose de revenir sur cette enquête en chambre close, 20 ans après et que le grand détective nous offre une autre solution que celle connue du grand public. Réalisant ses déductions du fond de son fauteuil, je n’ai pas été conquise par la solution proposée par Holmes.

Quand on est fan du détective de Baker Street, on le suit partout, même s’il n’y a pas de remontées mécaniques. Sherlock Holmes à Chamonix de Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc ne révolutionnera rien du tout, le meurtre d’Edward Whymper ne sera résolu qu’à mots couverts mais au moins, on passe un bon moment lecture sans se prendre la tête. J’ai déjà lu mieux mais croyez-moi, j’ai lu bien pire !

Oubliez le train postal Glasgow-Londres et passez directement à L’attaque du Calcutta-Darjeeling de Abir Mukherjee. Une fois de plus, nous sommes dans un roman où la résolution du crime est moins importante que de dénoncer le racisme crasse des Anglais envers les indigènes. La plume de l’auteur manie avec brio l’humour et le cynisme, l’encre est teintée d’ironie douce-amère et c’est un véritable plaisir de découvrir ce roman policier qui ne ressemble à aucun autre.

Chez Pétros Márkaris aussi, l’enquête sert de support pour parler de la tragédie de la crise grecque. Dans Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté nous retrouvons le commissaire Kostas Charitos qui enquête sur des meurtres dont le lecteur n’a pas trop envie que l’on retrouve l’assassin tant c’étaient des salopards. Un roman noir qui vole plus haut que le polar de gare et qui nous fait visiter une Grèce qui ne se trouvera jamais sur les cartes postales ou dans le guide du Routard.

Allez hop, je n’ai pas pu résister à l’envie de m’en refaire un de plus ! Ayant sauté dans la chronologie, le volume 2 : Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence de Andrea Camilleri, j’ai rattrapé mon erreur.

Puisqu’il fait recette et que des tas d’auteurs aiment s’en inspirer, c’est du pain béni pour les amateurs du détective du 221B. Oui mais… Dans Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours de Jean-Noël Delétang, c’est un Holmes sans relief que j’ai suivi. Il est le reflet de ce que l’auteur imagine dans sa tête (et c’est son droit), mais le présenter de la sorte, c’est un parti pris énorme qui ne paye pas car si le plat présenté était inhabituel, il était aussi sans saveur et trop doux pour le palais des fans du détective. Ça manquait de goût ! Et puis, nommer Watson « Charles » alors que c’est « John », j’ai pas apprécié et encore moins compris l’utilité.

♫ C’est quelqu’un qui m’a dit que… ♪ Et voilà, La rumeur ‭est lancée ! ‬Kara Lesley nous plonge dans une petite ville où il paraîtrait qu’une tueuse d’enfant est planquée. La rumeur, telle une bite, grossit de bouche en bouche et quand ça explose, ça fait des dégâts, ça peut briser des vies, des réputations et les dommages collatéraux sont énormes. Si je n’ai pas vraiment eu d’empathie pour les personnages, on peut dire que ce roman est addictif et que l’auteure a su bien brouiller les cartes.

Le conflit Israelo-Palestinien n’est pas souvent traité dans les romans, c’est pour cela que j’avais coché Gaza dans la peau de Selma Dabbagh mais hélas, je n’ai pas réussi à entrer dans le roman et je suis passée à côté. Deux fois en février que je loupe une lecture… Râlant ! J’aurais aimé pouvoir me glisser dans ces pages et le vivre de l’intérieur, aux côtés de ceux qui souffrent.

Véritable whodunit ou Cluédo Coréen, Le portrait de la Traviata de Jinki Do explore toutes les pistes possibles et imaginables pour ce meurtre quasi en chambre close. Rien ne sera laissé au hasard et tout en enquêtant, l’auteur nous parlera de la culture sociétale coréenne et des bars à hôtesses qui ne disent pas leur véritable nom.

Un roman noir violent, d’un réalisme brutal et cette fois-ci, Gabino Iglesias nous propose un roman choral dans Les Lamentations du coyote. Si certains portraits avaient une puissance énorme et m’ont pris aux tripes, deux parmi les six étaient moins intéressants, moins forts et à chaque fois que je tombais sur eux, la pression redescendait et cela a gâché une partie de mon plaisir.

Il vit dans le même bled paumé que vous, vous vous entendez bien, c’est votre voisin, mais aussi un pote. Avec L’ami, Tiffany Tavernier, explore les ravages qui découle de l’arrestation de votre pote pour assassinat de jeunes filles. Vous n’aviez rien vu, rien suspecté, vous tombez de haut. Un roman prenant qui traite d’un fait divers et qui montre que les assassins savent se déguiser et passer inaperçu.

Que pourrait-on faire de son temps de cerveau disponible que nous avons gagné comparé à nos ancêtres ? Apocalypse cognitive de Gérald Bronner pose une question : Que faisons-nous aujourd’hui du temps libéré par les machines ? La passons-nous à apprendre, étudier ou le gaspillons-nous sur les réseaux sociaux ? Le genre de lecture qui ne reposera votre cerveau mais qui l’enrichira.

Bilan Livresque Mensuel : 21 Romans

  1. Nuit sans lune au Waziristan : S. Mausoof
  2. Le chemin parcouru – Mémoires d’un enfant soldat : Ishmael Beah
  3. Sherlock, Lupin & moi – Tome 10 – Le seigneur du crime : Irene Adler
  4. L’autre ville : Michal Ajvaz
  5. Commissaire Montalbano 11 – La Première Enquête de Montalbano : Andrea Camilleri
  6. La dénonciation : Bandi
  7. Les détectives du Yorkshire – Tome 4 – Rendez-vous avec le poison : Julia Chapman [LC avec Bianca]
  8. Get Up ! Stand Up ! : Perry Henzell
  9. Bratislava 68, été brûlant : Viliam Klimacek
  10. Sherlock Holmes et le mystère de la Chambre Jaune : Le Griot
  11. Sherlock Holmes à Chamonix : Pierre Charmoz et Jean-Louis Lejonc
  12. L’attaque du Calcutta-Darjeeling : Abir Mukherjee
  13. Trilogie de la crise – 03 – Pain, éducation, liberté : Pétros Márkaris
  14. Commissaire Montalbano – 02 – Chien de faïence : Andrea Camilleri
  15. Sherlock Holmes et le mystère des reliques de Saint-Martin de Tours : Jean-Noël Delétang
  16. La rumeur ‭: ‬Kara Lesley [LC avec Bianca]
  17. Gaza dans la peau : Selma Dabbagh
  18. Le portrait de la Traviata : Do Jinki
  19. Les Lamentations du coyote : Gabino Iglesias
  20. L’ami : Tiffany Tavernier
  21. Apocalypse cognitive : Gérald Bronner

Bilan Livresque Mensuel : 7 Bédés / 3 Comics / 4 mangas = 14

  1. Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux
  2. Hercule Poirot (BD) – Tome 1 – Le crime de l’Orient-Express : Chaiko, Benjamin Von Eckartsberg et Agatha Christie
  3. Calvin et Hobbes – Tome 2 – En avant, tête de thon ! : Bill Watterson
  4. Calvin et Hobbes – Tome 3 – On est fait comme des rats : Bill Watterson
  5. Jeremiah – Tome 1 – La Nuit des rapaces : Hermann
  6. Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank
  7. Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank
  8. Hercule Poirot (BD) – Tome 3 – Mort sur le Nil : Isabelle Bottier, Damien Callixte et Agatha Christie
  9. My home hero – Tome 1 : Naoki Yamakawa
  10. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 3 – L’aiguille creuse (1ère partie) : Takashi Morita et Maurice Leblanc
  11. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 4 – L’aiguille creuse (2ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  12. Arsène Lupin, L’aventurier – Tome 5 – L’aiguille creuse (3ème partie) : Takashi Morita et M. Leblanc
  13. Batman – Année Un : Frank Miller & David Mazzucchelli
  14. Barracuda – Tome 3 – Duel : Jean Dufaux et Jérémy

Bilan Livresque Mensuel : Janvier 2021

Quoi d’neuf docteur pour ce mois de Janvier 2021 ? Rien de neuf sous le soleil (ou sous la pluie), juste des nouvelles lectures, une PAL qui monte plus souvent qu’elle ne descend et des nouveautés qui arrivent avec la rentrée littéraire et qui vont encore venir exploser mon compteur PAL.

Mon Bilan Livresque de Janvier est honorable. Je suis dans la normalité, ni plus, ni moins et pas de démarrage en trombe car qui veut voyager loin ménage sa monture, ou qui veut lire un max sur l’année ne commence pas par se fatiguer.

Pour le moment, j’ai lu plus de livres qu’il n’y a de vaccinés, c’est-à-dire 11 Romans, 16 Bédés et 1 Manga (= 28 lectures). Attention, dans mes romans, j’avais deux pavés énormes : un de 1050 pages et l’autre de 900…

Si j’additionne mes pages lues, ça fait un sacré nombre (5104 pages lues). Non, je ne suis pas dopée, même pas à l’insu de mon plein gré. Juste au café…

Minou de son côté continue de progresser. Il passe sa journée dans le divan en haut, pendant que nous sommes en bas, mais depuis le nouvel an, mon mari sait remonter les escaliers et donc, au soir, il se pose dans le divan de Minou.

Si au départ le poilu n’a pas osé monter sur mes genoux et s’est contenté de se vautrer sur le gros coussin à mes côtés, il a été s’acheter une dose de courage et depuis quelques temps, il n’hésite plus à sauter sur mes genoux, à s’y installer (tout en dardant sur mon homme son regard de braise qui doit vouloir dire « casse-toi d’là »), à ronronner et dernièrement, à y pieuter !

Lorsque mon mari monte se coucher, le chat court se planquer sous la table (des fois qu’il voudrait le tuer) et revient ensuite reprendre son dodo là où il l’avait terminé. Non mais, des fois !

Dernièrement, il a même osé aller se coucher à sa place, au fond du divan, à côté de mon mari. Que de progrès.

Dans les escaliers, lorsque le chat et moi, nous nous croisons, c’est toujours la fuite en avant (comme si j’allais lui shooter dedans) mais ça cavale moins vite, il prend des risques, ne s’enfuit qu’au dernier moment (il aime la vie dangereuse), tout en vérifiant que je suis dans son sillage, si c’est l’heure de manger…

Ne déviez pas du chemin pour brancher la bouilloire électrique pour votre café, le Minou viendra vous rappeler d’un miaulement que ce n’est pas l’heure pour ça mais pour les croquettes… Hé ho, le café, ça attendra, moi je veux mes croquettes !

C’est grâce à la chronique de Sharon que j’ai enfin sorti de ma biblio Dans la vallée de l’ombre de la mort de Kirk Mitchell, roman policier historique qui se déroule durant la guerre de Sécession. C’est un récit qui prend son temps, qui nous plonge dans un bain de sang, sans jamais virer au glauque, sans jamais devenir lourd et qui nous expédie, avec un réalisme glaçant, dans la Guerre de Sécession.

À cause de Dealer De Lignes, j’ai acheté Le Voleur de plumes de Kirk Wallace Johnson, qui est totalement en dehors de mes sentiers battus, même si c’est tout de même une enquête sur un vol… Un vol particulier dans un musée : des plumes d’oiseaux rares afin de monter des mouches pour la pêche. Non, ne soupirez pas d’ennui car le roman est super intéressant et je n’avais pas envie de reposer le livre qui m’a tenu en haleine durant tout le temps.

Je me devais de terminer la trilogie de Don Winslow et je me suis attaquée à La Frontière – Art Keller 03, roman sur la drogue, les cartels, la D.E.A, les prisons, mais pas que… C’est un roman sombre, glaçant, sans concession, sans manichéisme, d’un réalisme à couper le souffle. Une trilogie qui va trôner dans les hautes étagères de ma biblio, avec les autres grands romans coups de poing dans la gueule. Bref, un putain de coup de coeur !

La loi des hommes de Wendall Utroi [LC avec Bianca] n’est pas qu’un roman policier historique, c’est aussi un roman noir car les conditions sociales sont mises en avant par l’auteur à tel point qu’on se croirait dans un Dickens rythmé. Dans ce roman, les gens mentent, cachent des choses et il faudra de la persévérance à l’enquêteur pour démêler le vrai du faut. Un récit sombre mais non dénué d’émotions.

Depuis le temps que je me dis qu’il est temps que je découvre les auteurs Coréens, c’est maintenant chose faite avec Eté, quelque part, des cadavres de Yeon-Seon Park qui est un roman policier bourré de fraîcheur, de sourires, tout en restant sérieux car nous avons 4 jeunes filles disparues le même jour. Une enquête menée par une jeune fille, sa mémé bourrue et un gamin de 14 ans beau comme Apollon. Une belle découverte.

Ce genre de petites choses de Claire Keegan se déroule en 1985 mais pourrait avoir lieu de tout temps et vu le comportement de certains, on pourrait même croire que ce récit vient tout droit de l’époque victorienne. Hélas, il n’en est rien. Ce roman court met en avant un contexte social de crise économique et l’omniprésence de la religion dans cette Irlande catholique. Les bonnes soeurs bouffent du Bon Dieu et chient du Diable. Un roman bourré d’émotions qui se termine un peu trop vite, malheureusement.

Si on voulait absolument classer Le Sanctuaire de Laurine Roux quelque part, la tentation serait grande de le mettre en dystopie et post-apo, mais ne vous fiez pas aux étiquettes ! Deux adultes et leurs deux enfants vivent reclus après une pandémie…  Voilà un récit de survie qui m’a emporté loin dans les airs, là où je ne m’y attendais pas, me taclant violement à certains moments. L’auteure fait évoluer ses personnages, certains remettant en question l’ordre établit, se rebellant. J’étais en terres inconnues et je me suis laissée porter par le récit et la belle plume de l’auteur.

Depuis des années que je veux le lire… Là, cela faisait 1 an qu’il était entré dans ma biblio et que je ne me décidais toujours pas. L’Archipel du Goulag – Version abrégée de Alexandre Soljenitsyne est une sacré montagne à escalader, elle fait très peur puisque l’on va descendre dans les cercles de l’enfer, côtoyer des pauvres hères et des salopards sans états d’âmes. Jamais Soljenitsyne ne fait pas un réquisitoire politique. Sa plume, magnifique, nous explique les choses sans fard mais à aucun moment je n’ai passé des passages trop éprouvants ou eu envie de caser ce livre dans le freezer, comme le furent certains sur les camps de concentration. N’allez pas croire que c’est une balade de santé, jamais de la vie, mais l’auteur a eu manière de raconter qui fait que l’on va jusqu’au bout du périple. Un vrai coup de ❤️ 

Copenhague, 1834. Hans Christian Andersen est accusé d’un meurtre et il va mener l’enquête afin de s’innocenter. La Mort d’une sirène de Thomas Rydahl & Kazinski n’est pas un polar historique qui va à toute vitesse, le récit prend son temps de nous immerger dans la Copenhague de l’époque et, une fois de plus, il ne manquait que les odeurs pour s’y croire vraiment. Ici, j’ai sauté quelques passages horribles (dont une fois de plus un avec un pauvre chat).

Le lièvre d’Amérique de Mireille Gagné était court, c’était un conte et je suis passée à cent lieues de lui, le lisant, mais sans jamais accrocher vraiment. C’est un roman atypique, surprenant à plus d’un titre, captivant par certains moments, qui dénonce les conditions de travail dans certains bureaux où les employés bossent au-delà des heures et qui met en scène d’une manière originale le mythe algonquien du lièvre Nanabozho, mais voilà, la rencontre n’a pas eu lieu entre lui et moi. Dommage.

Appalaches, le retour ! Nous sommes au fin fond de la Virginie où le criminel en cavale, Rice Moore, a trouvé refuge dans une réserve…  Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin n’est pas un roman qui va à un train d’enfer, l’auteur prenant le temps de poser ses personnages, de faire des retours en arrière, d’explorer la nature sauvage des Appalaches et de certains de ses habitants bas de plafond. À lire sans se presser.

Bilan Livresque Janvier 2021 : 11 romans (5104 pages lues)

  1. Dans la vallée de l’ombre de la mort : Kirk Mitchell (528 pages) ❤️
  2. Le Voleur de plumes : Kirk Wallace Johnson (488 pages) ❤️
  3. La Frontière – Art Keller 03 : Don Winslow (1024 pages) ❤️❤️❤️
  4. La loi des hommes : Wendall Utroi (398 pages) [LC avec Bianca] ❤️
  5. Eté, quelque part, des cadavres : Yeon-Seon Park (327 pages) ❤️
  6. Ce genre de petites choses : Claire Keegan (112 pages) ❤️
  7. Le Sanctuaire : Laurine Roux (147 pages) ❤️
  8. L’Archipel du Goulag : Alexandre Soljenitsyne (899 pages) ❤️❤️❤️
  9. La Mort d’une sirène : Thomas Rydahl & Kazinski (560 pages) ❤️
  10. Le lièvre d’Amérique : Mireille Gagné (184 pages)
  11. Dans la gueule de l’ours : James A. McLaughlin (437 pages)

Bilan Livresque Janvier 2021 : 16 Bédés / 1 mangas = 17

  1. Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso (Manga)
  2. Lincoln – Tome 9 – Ni Dieu, ni maître ! : Olivier & Jérôme Jouvray
  3. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 13 – Glèbe la Singulière : Arleston & Floch
  4. Le Detection Club : Jean Harambat
  5. Mafalda – Tome 02 – Encore Mafalda : Quino
  6. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 1 – La Dernière nuit de Dieu : Dobbs et Antonio Marinetti
  7. Mister Hyde contre Frankenstein – Tome 2 – La chute de la maison Jekyll : Dobbs et Antonio Marinetti
  8. Regarde dans la jungle : Emiri Hayashi
  9. Les Indes fourbes : Alain Ayroles et Juanjo Guarnido
  10. Grands anciens – Tome 1 – La Baleine blanche : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  11. Grands anciens – Tome 2 – Le Dieu Poulpe : Jean-Marc Lainé et Bojan Vukic
  12. Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka
  13. Agatha Christie – T18 – Cinq petits cochons : Miceal O’Griafa et David Charrier
  14. Grimmy – Tome 4 – Je me lave les dents après chaque poubelle : Mike Peters
  15. Elfes – Tome 30 – Le scintillement des ténèbres : Christophe Arleston et Dimat
  16. Orcs et gobelins – Tome 11 – Kronan : Jean-Luc Istin et Sébastien Grenier
  17. West legends – Tome 4 – Buffalo Bill – Yellowstone : Fred Duval et Andrea Fattori

 

Bilan Livresque Mensuel : Décembre 2020

Et voilà déjà Décembre, avec le tout dernier Bilan Livresque de l’année 2020 avant de passer, demain, au Bilan Annuel et ensuite aux coups de cœur de l’année.

L’année 2020 fut merdique en tout point, uniquement éclairée, au début, par la naissance de ma nièce que je suis déjà en train de dévoyer en lui apprenant à passer la langue avant de, plus tard, lui apprendre à réciter l’alphabet en rotant, sans oublier les chansons paillardes et les blagues cochonnes…

C’est l’unique lumière de cette année où le covid a frappé, où nous avons été confinés, stressés, où je n’ai pas vu beaucoup ma famille proche, ni pu monter mes chevaux comme je le voulais, ni promener la p’tite Louloute autant que je l’aurais souhaité, où Chouchou a fait une chute qui l’a envoyé à l’hosto (pire qu’un confinement) et puis en chaise roulante, en déambulateur et maintenant en béquilles (le bout du tunnel est proche).

2020 sera pourtant l’année record niveau lecture, sauf si je pulvérise ce chiffre en 2021 (avec moi, tout est possible).

Allez, laissons les emmerdes de côté et parlons des bonnes choses… J’ai lu beaucoup, ça c’est un fait certain (habituel, même) et Minou a bien progressé dans son apprentissage de la vie de chat apprivoisé puisque mes genoux sont devenu son point de mire au matin avant sa bouffe, après sa bouffe, après la vaisselle et au soir, avant mon dodo.

Bref, il est addict de mes jambes et il s’encourt moins vite lorsque je monte les escaliers et qu’il y est assis à m’attendre. On progresse toujours à petits pas mais au moins, on avance. En mars, il y aura deux ans qu’il est chez nous à se faire choyer.

Mais passons maintenant au Bilan Livresque de ce mois de Décembre ! Clôturant le mois un peu avant le 31 (afin d’établir les bilans), j’ai lu 12 romans, 15 bédés et 1 magazine America (28 lectures).

Mon total de lectures de 2020 est de 385 lectures alors qu’en 2019, j’en étais à 365… Oui, sans le vouloir, sans chercher à battre le record, j’y suis arrivée ! 20 de plus, rien que ça.

Il y a des cosy-mystery qui sont neuneu et d’autres qui volent plus haut, ce qui est le cas pour Les détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman qui arrive à me faire sourire, enquêter, frissonner, avoir peur et parfois, trouver le fin mot de l’histoire avant le détective Samson ! Une série de cosy mystery réfléchie, bien écrite, avec du suspense, des mystères, des secrets, des personnages intéressants et très attachants. À découvrir au plus vite, et dans l’ordre.

Clore une trilogie n’est jamais facile car il ne faut pas sombrer dans le facile ou la conclusion expédiée en deux coups de cuillère à pot. Heureusement, avec L’heure du Diable – Chris Kovak 03, l’auteur, Patrick Bauwen n’a pas coulé sa trilogie. Il nous offre, en apothéose, un thriller addictif, réfléchi, engagé, possédant de multiples pistes.

L’exercice du True-Crime n’est pas aisé non plus, mais avec Les lumières de l’aube, notre auteure enquêtrice, Jax Miller, nous plonge dans un trou perdu de l’Oklahoma et nous glacera avec le récit de l’enquête réalisée par les flics du coin. Patiemment, elle remontra les indices, recueillera des témoignages et nous livrera sa théorie quand aux coupables. Hélas, il y a profusion de détails et parfois, cela nuit à la lecture, la rendant plus lourde. Un portrait de l’Amérique peu flatteur…

Si on a envie d’évasion au fond de son canapé, L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag de Sylvain Tesson est LE roman idéal !

Envie d’audace littéraire ? Jetez-vous sur L’Anomalie de Hervé Le Tellier qui mixe le roman noir, la SF, l’anticipation, la littérature blanche dans un roman décoiffant qui sort clairement des sentiers battus. C’est époustouflant, brillant, copieux sans être indigeste. Une sacrée belle découverte qu’il aurait été dommage de louper.

Un gros flop avec La disparue de Noël de Rachel Abbott que nous avons lu en LC, Bianca et moi. Un thriller qui aurait pu être addictif car l’auteure a choisi de prendre des petits sentiers au lieu du boulevard devant elle. Hélas, on a des personnages fades, peu étoffés, des situations peu réalistes, zéro émotions et zéro bouleversements. L’idée de départ était bonne mais l’auteure n’a pas su cuisiner les ingrédients et nous a servi une soupe fade.

Un nouvel apocryphe avec Sherlock Holmes ? Je me jette dessus. Le cinquième cœur de Dan Simmons est presque un pavé et l’auteur en profite pour étaler sa science et nous montrer qu’il a potassé le sujet en nous endormant avec beaucoup trop de documentations, là où Holmes est bien plus efficace en format Nouvelle. Une lecture assez lourde et en demi-teinte.

Une dystopie qui sent la grosse multinationale de livraison mondiale ? MotherCloud de Rob Hart a des relents de Ha, Ma Zone. Hélas, il y a beaucoup de blablas on rendu la lecture somnolente et je n’ai ressenti aucune attache avec les deux personnages principaux. La dystopie reste glaçante car elle nous parle d’esclavagistes modernes, de ces gens qui vous collent des outillages soi-disant pour vous faciliter la vie, la tâche, le boulot, mais qui au final, ne servent qu’à vous traquer.

Un peu de douceur dans ce monde de brute avec les enquêtes de Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse de Faith Martin que j’ai lu en LC. Enfin, douceur est un euphémisme ! Dans les années 60, les droits de la Femme sont minimes et sa place est dans la cuisine, dans son foyer, à choyer mari et enfants…

Toutes les techniciennes de surface ne sont pas les mêmes. Prenons par exemple Madame B qui est une nettoyeuse hors-pair… De scènes de crimes et pour les malfrats ! Sandrine Destombes met en scène une nettoyeuse qui n’a rien d’une Tomb Raider, que l’on devrait haïr mais à laquelle on s’attache (pourtant, les taches, elle les fait disparaître).

Si l’envie d’un rural noir se fait sentir, il y a Ces montagnes à jamais de Joe Wilkins qui va nous plonger dans le Montana, dans les Bull Mountains, plus précisément. Une fois de plus, c’est l’Amérique rurale, celle des gens peu intellectualisés, peu scolarisés, qui perdent leurs terres, qui triment pour survivre et qui sont hyper armés. Il m’a fallu du temps pour entrer dans l’histoire et sympathiser avec les personnages principaux. Mais une fois la moitié passée, je ne voulais plus les quitter.

Pour finir l’année 2020 en beauté, j’avais envie de sortir de mes habitudes, envie de légèreté très légère et donc, j’ai choisi une romance… joyeuse ! Enfin, gay avec Un chocolatier pour Noël de Hope Tiefenbrunner remplit le contrat en offrant des personnages sympathiques, avec de la profondeur, une présence, de l’humour. Oui, tout est couru d’avance mais putain, qu’est-ce que ça fait du bien de finir l’année ainsi !

Bilan Livresque Mensuel : 12 Romans

  1. Détectives du Yorkshire – Tome 3 – Rendez-vous avec le mystère : Chapman
  2. L’heure du Diable – Chris Kovak 03 : Patrick Bauwen
  3. Les lumières de l’aube : Jax Miller
  4. L’axe du loup – De la Sibérie à l’Inde, sur les pas des évadés du Goulag : Sylvain Tesson
  5. L’Anomalie : Hervé Le Tellier
  6. La disparue de Noël : Rachel Abbott [LC Bianca]
  7. Le cinquième cœur : Dan Simmons
  8. MotherCloud : Rob Hart
  9. Loveday & Ryder – Tome 3 – Meurtre en coulisse : Faith Martin [LC Bianca]
  10. Madame B : Sandrine Destombes
  11. Ces montagnes à jamais : Joe Wilkins
  12. Un chocolatier pour Noël : Hope Tiefenbrunner

Bilan Livresque Mensuel : 15 Bédés + 1 America  = 16

  1. Nains – Tome 17 – Gurdan du Malt : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux
  2. Wild West – Tome 1 – Calamity Jane : Thierry Gloris et Jacques Lamontagne
  3. Ekhö, Monde miroir – Tome 9 – Abidjan-Nairobi Express : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  4. Ekhö, Monde miroir – Tome 10 – Un fantôme à Pékin : Christophe Arleston et Alessandro Barbucci
  5. Le Scorpion – Tome 13 – Tamose l’Égyptien : Stephen Desberg
  6. Mages – Tome 04 – Arundill : Nicolas Jarry et Bojan Vukic
  7. Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Arleston et Floch
  8. Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge : Jean-Luc Istin et Giovanni Lorusso
  9. Murena – Tome 9 – Les épines : Jean Dufaux et Delaby
  10. Murena – Tome 10 – Le Banquet : Jean Dufaux et Theo
  11. Murena – Tome 11 – Lemuria : Jean Dufaux et Theo
  12. Sapiens – Tome 1 – La naissance de l’humanité : Yuval Noah Harari
  13. Les naufragés de la Méduse : J-Sébastien Bordas et J-Christophe Deveney
  14. Les enquêtes de Lord Harold, douzième du nom – Tome 1 – Blackchurch : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  15. Rendez-vous avec la mort – Tome 02 – Hercule Poirot (BD) : Didier Quella-Guyot, Marek et Agatha Christie
  16. America n°09 : L’Amérique indienne (oui, j’ai un retard considérable)

Bilan Livresque Mensuel : Novembre 2020

Mois de Novembre doux, avec du beau temps, des passages ensoleillés et pas vraiment l’impression qu’on m’a reconfinée puisque j’ai le droit de sortir et d’aller quasi où je veux (mais je n’ai pas abusé, je reste prudente).

L’énergie est revenue avec le retour de Chouchou et j’ai pu aménager de longues phases de lectures durant toutes mes soirées avec Minou couché sur moi, se faisant câliner avant de pieuter comme un veau.

Oui, maintenant, il a pris le pli et il vient sur mes genoux dès que je pose mon prose dans le canapé (celui au deuxième, pas au rez-de-chaussée, ne rêvons pas !). Par contre, le matin, il a une sale manie : il me pétrit !! Heureusement, moins fort que sa mère, il ne met pas trop de griffes, mais mon foie et mon estomac sont massés tous les matins (ça aide à la digestion, vous croyez ??).

Einstein parlait de relativité et j’en ai fait l’expérience avec mes lectures… Si en Octobre, j’avais eu l’impression de me traîner comme une limace écrasée dans mes lectures (seulement 10 romans lus), Novembre m’avait donné la sensation que j’avais pulvérisé les records et tout compte fait, non… Un mois normal pour les scores.

J’ai lu plus qu’en octobre, mais pas au point de faire péter le champagne. Au Bilan comptable, j’ai lu 14 Romans, 17 bédés + 1 magazine = 32 lectures. Octobre comptait 22 lectures (10 romans, 12 bédés)… 10 de plus, pas de quoi sauter au plafond (mdr).

Par contre, niveau Bilan Annuel, j’en suis déjà à 357 lectures, tout confondu, en ce 30 novembre !!

En 2019, j’avais 365 lectures tout confondu et je ne pense pas m’avancer trop en certifiant que j’arriverai à dépasser ce score en 2020 ! Plus que 8 lectures à faire et vu ce que notre gouvernement nous a pondu pour les fêtes de fin d’année, sûr que j’aurais du temps pour lire et pulvériser mon score de 2019 !

Parfois, je devrais fermer ma gueule… Moi qui me plaignais chaque années que j’aimerais avoir des fêtes de fin d’année plus calmes, avec moins de bouffe, moins de travail (pour celles qui sont debout dans la cuisine) et bien me voici exaucée puisque pour les fêtes, nous devrons les passer avec ceux qui vivent sous notre toit, exclusivement.

Autrement dit, mon homme, le chat et moi. Mes parents passeront Noël leur deux et ma soeur fêtera de son côté, avec son homme et le petite pioupioutte. Entre nous, je me fiche de Noël, mais j’apprécie le côté repas en famille, les plaisanteries qu’on échange et c’était le premier Noël de la petite de ma soeur. Ah, putain de covid de mes deux !

Privée de restaurant aussi pour mon vieillissement de cette fin de mois et mon arpentage du marché de Noël. On mangera à la maison, tant pis… Malgré tout, je relativise, nous ne sommes pas si mal lotis que ça, comparé à certains…

Voilà, je l’ai enfin fait… Pourtant, j’avais juré que jamais de ma vie je ne lirai un Marc Levy. Si j’ai décidé d’y passer, c’est parce que C’est arrivé la nuit était un techno-thriller qui parlait de hacking et de scandales dévoilés par des lanceurs d’alertes qui naviguent dans l’illégalité tout en risquant plus que les criminels en cols blancs.

Je ne pensais lire une nouvelle fois un roman de Romain Puértolas, vu que son dernier annonçait un peu trop fort une astuce et que je l’ai trouvée de suite… Curieuse tout de même, j’ai lu Sous le parapluie d’Adélaïde et bien que j’aie une nouvelle fois découvert l’embrouille, elle n’a rien gâché du plaisir de l’enquête. Moi qui pensais avoir une lecture gentillette, je me suis fourvoyée, il y avait de la profondeur et des émotions.

Si vous désirez vous prendre un gros missile sur la gueule, je vous conseille Impact de Olivier Norek qui nous parle d’écologie, mais pas que… Un roman prenant, angoissant, difficile à lâcher et malheureusement plus à charge qu’à décharge, alors qu’un peu de nuance dans le procès des pollueurs n’aurait pas fait de mal, surtout que nous sommes coupables aussi à notre échelle. Malgré tout, il reste un sacré coup de pied au cul.

À croire que j’aime me prendre des claques, moi ! L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 de Nicolas Beuglet m’en a collé quelques unes, même si le deuxième roman était plus puissant que celui-ci. Nous sommes sur un thriller addictif, assez court et il vaut mieux avoir l’estomac accroché pour certaines scènes. Il me reste des questions sans réponses sur la fin et plus de pages auraient été utiles afin de refermer toutes les questions en suspens.

Pour ceux qui voudraient enquêter en Alsace, Sherlock Holmes et le pont du diable de Christine Muller est une bonne solution pour voyager dans le temps et l’espace sans sortir de chez soi. 200 pages d’enquête qui ne manquent pas de peps, de dialogues savoureux et si les comparaisons sont un peu trop légions, ça n’entame pas le plaisir de découvrir le détective ailleurs qu’à Londres.

Quand on commence les séries en retard, on ne doit pas trop attendre pour la suite… Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02 de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]. Le premier était punchy et le deuxième est différent, plus calme, si je puis dire. Toujours aussi intéressant de par son côté historique que la Révolution Française, sans jamais devenir insipide ou indigeste. Un régal niveau historique et des personnages, fictifs ou réels. Je suis juste fâchée avec l’auteur pour ce qu’il a fait à un personnage. Kill list !!!

Oui, j’ai un faible pour les romans Noirs se passant en Afrique du Sud, même si je n’en lis pas assez à mon goût. Avec La proie – Benny Griessel 06 de Deon Meyer commence comme une enquête banale, mais l’auteur est un malin, il sait glisser dans son récit du mystère, de la politique, du social, bref, il nous parle de son pays sans que cela n’enlève rien au récit. Que du contraire, ça lui donne de la couleur et de la saveur. Un grand roman Noir !

Avais-je déjà lu un tel livre ? Non, je n’en ai pas souvenir… Les monstres de Maud Mayeras est atypique mais il vaut mieux ne pas manger en le lisant. Sans jamais sombrer dans le glauque ou la violence gratuite, l’auteure développe un roman angoissant au possible, malsain, dérangeant.  Sans juger, elle nous plonge dans un terrier en compagnie de monstres et nous laissera pantelant à la fin de son roman puissant.

Ken Follett est un incroyable conteur et l’Histoire qu’il déroule dans Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 [LC avec Bianca] est, une fois de plus, intéressante, puissante, détaillée sur la vie en l’an 997 en Angleterre, sans jamais devenir indigeste. Sauf que l’auteur fait toujours preuve de manichéisme envers ses personnages et que ce pré-quel est moins punchy que les suivants. Malgré tout, j’ai eu mon plaisir à le lire.

Nicolas Beuglet aime les thématiques qui sortent de l’ordinaire et il le prouve une fois encore dans Le dernier message qui est un thriller ambitieux, avec des messages forts, justes, véridiques, le tout avec un côté scientifique intéressant, mais hélas, le roman est court et tout va très vite, trop vite. Alors oui, on a de la profondeur mais avec plus de pages, on aurait pu aller plus loin, plus profond et donner plus de corps aux personnages et au contexte.

J’avais pensé au départ trouver un recueil de nouvelles apocryphes de mon détective préféré. Las, Sherlock Holmes – Détective de l’étrange de Xavier Mauméjean n’est pas un recueil d’enquêtes frôlant le fantastique, mais un petit ouvrage qui parle du Holmes canonique, de ses enquêtes. C’est bien fait, mais il n’y avait rien de neuf sous le soleil.

Un peu de SF angoissante pour lire sous le plaid, au soir et frissonner de peur. Avec La Chose de John Wood Campbell, c’est chose faite, si je puis dire ! Le côté psychologique est bien traité et on sent la paranoïa monter entre les hommes de la base : qui est infecté et qui ne l’est pas ? Horrifiant !

Par contre, je n’ai pas accroché du tout avec Les abysses de Rivers Solomon et j’ai fini par tourner les pages mécaniquement, sans vraiment voir ce que je lisais, zappant jusqu’au bout avant de le refermer. Ce n’était pas pour moi, on va oublier et passez au suivant.

Un rendez-vous traditionnel que je n’ai pas envie de rater, celui avec les beaux yeux de Paul Cleave et bien qu’il n’écrive plus sur mon serial-killer préféré, bien que je n’ai pas super accroché avec son précédent roman, j’avais des Intuitions que cette fois-ci, ça allait matcher entre nous. En effet, ça a bien pris ! On commence doucement dans son nouveau roman, on pense qu’on va suivre un boulevard et bardaf, l’auteur nous dépose en pleine campagne et l’angoisse monte. Bravo !

Bilan Livresque Novembre : 14 Livres lus

  1. C’est arrivé la nuit : Marc Levy
  2. Sous le parapluie d’Adélaïde : Romain Puértolas
  3. Impact : Olivier Norek
  4. L’île du Diable – Inspectrice Sarah Geringën 03 : Nicolas Beuglet
  5. Sherlock Holmes et le pont du diable : Christine Muller
  6. Le mystère de la main rouge – Loup des Cordeliers 02 : Loevenbruck [LC avec Bianca]
  7. La proie – Benny Griessel 06 : Deon Meyer
  8. Les monstres : Maud Mayeras
  9. Le crépuscule et l’aube – Kingsbridge 0 : Ken Follett [LC avec Bianca]
  10. Le dernier message : Nicolas Beuglet
  11. Sherlock Holmes – : Détective de l’étrange : Xavier Mauméjean
  12. La Chose : John Wood Campbell
  13. Les abysses : Rivers Solomon
  14. Intuitions : Paul Cleave

Bilan Livresque Novembre : 17 Bédés lues + 1 magazine (=18)

  1. La Franc-maçonnerie dévoilée : Philippe Bercovici et Arnaud de La Croix
  2. Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial : José-Luis Munuera et Béka
  3. Atom Agency – Tome 2 – Petit hanneton : Yann & Olivier Schwartz
  4. Elfes – Tome 27 – Les Maîtres Ogham : Nicolas Jarry et Gianluca Maconi
  5. Elfes – Tome 28 – Au royaume des aveugles : Olivier Peru et Stéphane Bileau
  6. Nains – Tome 18 – Ararun du Temple : Nicolas Jarry et Paolo Deplano
  7. Nains – Tome 19 – Tadgar des Errants : Nicolas Jarry et Jean-Paul Bordier
  8. Aventures de Lucky Luke – T08 – Un cow-boy à Paris : Jul et Achdé
  9. Aventures de Lucky Luke – T09 – Un cow-boy dans le coton : Achdé et Jul
  10. Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe : Arleston et Floch
  11. Orcs & Gobelins – Tome 09 – Silence : Stéphane Créty, Peru et Olivier Héban
  12. Orcs & Gobelins – Tome 10 – Dunnrak : Olivier Peru et Stéphane Créty
  13. Preacher, livre 2 : Garth Ennis
  14. Les vieux fourneaux – Tome 6 – L’Oreille bouchée : Lupano et Cauuet
  15. Astérix – HS 07 – Le Menhir d’or : René Goscinny et Albert Uderzo
  16. 50 nuances de grecs – T01 – Encyclopédie des mythes et des mythologies : Jul et Charles Pépin
  17. West legends – Tome 3 – Sitting Bull, Home of the braves : Peru et Luca Merli
  18. Sang froid thématique n°3 : Les 100 meilleurs polars américains (magazine)

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Bilan Mensuel Livresque : Octobre 2020

Octobre tient sa revanche par rapport au bilan de malade de Septembre car il est catastrophique au niveau des scores de lecture.

Accrochez-vous à votre fauteuil de bureau, je n’ai lu QUE 10 romans et 12 Bédés (22 lectures – 325 lectures, tout confondu, pour le moment) ! La faute à trop de travail, trop de trucs à gérer seule puisque monsieur Chouchou était toujours à l’hôpital, trop d’emmerdes volant en escadrilles et pas assez de temps pour lire.

Moi qui avait glandouillé grave ma race durant le confinement, ces dernières semaines, j’ai bossé dur et fort à tel point que je suis à plat à cause de la fatigue intellectuelle.

Minou, lui, il va toujours très bien, l’absence de mon homme ne lui pèse pas, je suis toute entière à lui et le divan aussi.

Plusieurs week-end, il les a passé couché sur le canapé pendant que je pianotais sur mon PC. La semaine, je bougeais plus, et ça, monsieur le chat n’aime pas trop. Comme les travaux ont été suspendus pour cause de pluie, le chat était encore plus heureux, vous pensez bien.

Il se permet même de venir miauler sa famine le matin (j’ai eu droit à plusieurs rappels à l’ordre) à tel point que je le soigne 1h plus tôt qu’auparavant (changement d’heure oblige).

Avant, il redescendait chez lui, après m’avoir rappelé à son bon souvenir mais plus maintenant, il attend dans les escaliers et si je traîne un peu, ça miaule à nouveau, de manière désespérante. J’en suis arrivée à petit-déjeuner après l’avoir soigné (avec un chien, ce serait dangereux).

Puis quand il a fini de manger (et il en laisse dans la gamelle pour après), monsieur vient de nouveau miauler pour avoir ses câlins. Puis ensuite il joue avec ses souris que je retrouve partout dans la maison (quand je les retrouve). La vie est belle pour lui.

Si tout va bien, au moment où ce bilan sera publié, monsieur devrait être revenu à la maison, avec des béquilles. Là, ça va être moins drôle pour Minou…

EDIT : ce mercredi 28, fatiguée, je m’assieds dans le divan, avec le plaid sur mes genoux. Minou, intéressé, vient quémander des câlins. Normal jusque là. Puis, hésitant un peu, il ose enfin refaire ce qu’il n’avait plus osé faire depuis des mois : s’installer sur mes genoux !!! Moment de grâce !

Le jeudi 29 au matin, il s’est couché sur mon ventre, profitant lâchement de mon affalement et l’après-midi, pendant que je lisais, il est de nouveau venu se coucher sur mes jambes, alors que mes pieds étaient posés sur la table basse, ce qui ne lui a pas facilité la tâche. Bref, c’était la semaine de toues les audaces, de tous les défis, pour Minou.

Je pensais commencer le mois doucement avec Aquarium de David Vann et au fait, certains passages de ce roman sont très doux alors que d’autres sont horribles, angoissants, trop violents. Ce roman commence doucement, dans une atmosphère feutrée avant que l’explosion n’ait lieu et ne chamboule les lecteurs.

Le Loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck [LC avec Bianca] ne rigole pas avec vous ! Directement il vous prend dans ses crocs et ne vous lâche plus. Si l’étude de la Révolution Française vous emmerdait à l’école, ici, elle va vous passionner car l’auteur va vous plonger dans le coeur de Paris, tout en gardant l’équilibre entre le fictif et le réel (faits et personnages). C’est génial, tout simplement.

Est-ce un rural noir ou un western noir ? Buveurs de vent de Franck Bouysse oscille entre les deux genres. J’ai aimé le portrait des quatre enfants, je me suis attachée à eux, mais je n’ai pas ressenti les émotions que j’avais eue pour Grossir Le Ciel. Malgré tout, j’ai aimé ma lecture et le final m’a laissé comme deux ronds de Flamby. Violent…

Point de suspense à la fin de l’année, Betty de Tiffany McDaniel sera assurément dans mes coups de coeur. Point de vue émotions, j’ai ai eu à la louche, de toutes les sortes, dont certaines très émouvantes. C’est un roman excessivement fort, magnifiquement beau, à tel point qu’après cette lecture, tout me semblait fadasse. Un putain de bordel de dieu de coup de coeur.

C’est avec grand plaisir que j’ai renoué avec ma  petite troupe d’enquêteurs que j’apprécie dans Joseph Laflamme – 03 – Maria de Hervé Gagnon [LC avec Bianca]. Une fois de plus, nous serons dans le sordide. Heureusement que l’auteur adoucit le tout avec quelques touches d’humour en provenance de ses quatre personnages. C’est un polar historique classique, il n’y aura rien de neuf sous le soleil, mais on passe un très bon moment de lecture.

À quoi ça tient le destin d’une personne ? À un fil, pas plus… Laurent Petitmangin va nous le démontrer dans Ce qu’il faut de nuit, un roman social qui m’a donné l’impression d’être un curé écoutant la confession d’un homme qui ne sait pas trop où il a foiré dans l’éducation de ses gamins. Le récit était bien construit, j’ai aimé le côté social du roman mais il m’a manqué des émotions.

Il est des amis que l’on aime retrouver, même si c’est pour aller au fin fond du trou du cul de l’Angleterre ! Enquêter avec eux est toujours un plaisir que j’assouvi de suite. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle de Irene Adler n’a pas traîné plus de 24h sur ma pile. C’est toujours frais, amusant, enlevé et ça fait un bien fou au moral. L’inconvénient est que ça se lit trop vite. Vivement la suite !

Les critiques étaient unanimes : ce roman est génial. C’était sans compter moi et ma foutue manie parfois de passer à côté d’une lecture qui avait tout pour être marquante. Ça vient d’arriver avec Ohio de Stephen Markley. Un roman sombre qui explore la face de l’Amérique post attentats du 11 septembre au travers de 4 portraits d’ancien étudiants. Certains passages m’ont hautement intéressés et puis, je suis retombée dans l’ennui le plus profond.

Quand ça ne va pas dans ses lectures, rien de tel qu’un polar addictif pour se remettre en selle. Je ne le savais pas en commençant mais Octobre de Søren Sveistrup [LC avec Bianca] était LE truc qu’il me fallait pour me donner envie de dévorer à nouveau un roman. 736 pages (version poche) qui se dévorent en deux jours tant c’est excellent du début à la fin.

De temps en temps, je m’encanaille avec de la SF et Un Océan de Rouille de C. Robert Cargill me faisait de l’œil depuis quelques temps. Au moment où je rédige cet article, il n’est pas encore terminé, mais jusqu’à présent, je m’amuse bien à le lire.

Bilan Livresque : 10 romans lus

  1. Aquarium : David Vann
  2. Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]
  3. Buveurs de vent : Franck Bouysse
  4. Betty : Tiffany McDaniel
  5. Joseph Laflamme – 03 – Maria : Hervé Gagnon [LC avec Bianca]
  6. Ce qu’il faut de nuit : Laurent Petitmangin
  7. Sherlock, Lupin & moi – Tome 9 – Partie de chasse mortelle : Irene Adler
  8. Ohio : Stephen Markley
  9. Octobre : Søren Sveistrup [LC avec Bianca]
  10. Un Océan de Rouille : C. Robert Cargill

Bilan Livresque : 12 bédés lues

  1. Mafalda – Tome 01 : Quino
  2. Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel ! : Bill Watterson
  3. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 01 – Soeur Marie-Thérèse des Batignolles : Maëster
  4. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 02 – Heureux les imbéciles : Maëster
  5. Soeur Marie-Thérèse des Batignolles – 03 – Dieu vous le rendra : Maëster
  6. West legends – 02 – Billy the Kid, the Lincoln County war : Bec & Negrin
  7. Grimmy – Tome 01 – La routine… : Mike Peters
  8. Grimmy – 02 – Faudrait peut-être que je me lave les oreilles : Mike Peters
  9. Grimmy – 03 – Si j’ai bien compris : Mike Peters
  10. Chevaliers d’Héliopolis – 03 – Rubedo, l’oeuvre au rouge : Jodorowsky et Jeremy
  11. Chevaliers d’Héliopolis – 04 – Citrinitas, l’oeuvre au jaune : Jodorowsky et Jérémy
  12. Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

The American Month is finish – Bilan du Mois Américain [Septembre 2020]

Une fois de plus, j’ai cartonné à fond pour le Mois Américain, cuvée Septembre 2020.

Allais-je réussir à dépasser (ou égaler ?) mon score de dingue du Mois Anglais  de juin 2020 (64 billets) alors qu’en septembre, je n’étais pas en vacances annuelles ???

Le suspense est à son comble et on fera les roulements de tambours d’ici quelques instants… Tout le monde sait que je suis à fond dans les deux Mois et que je suis plus enragée qu’un pitbull qui aurait la rage.

Scores précédents :

  • 2014 : 36 fiches (9 romans, 21 bédés, 4 séries, 2 articles)
  • 2015 : 20 fiches (16 romans, 3 films, 1 série)
  • 2016 : 43 fiches ! Record battu ! (12 romans, 19 bédés, 10 Comics, 2 mangas)
  • 2017 : 46 fiches ! Record ! (9 romans, 30 bédés, 5 films, 1 série, 1 fiche cuisine)
  • 2018 : 38 billets  (11 romans – 20 BD – 5 films – 2 séries)
  • 2019 : 54 billets !! (21 romans – 26 BD – 7 Beaux Livres)
  • 2020 : 63 billets (25 romans – 35 BD – 2 comics – 1 série)

Score battu et de loin ! J’aurai du mal à faire mieux… 

Malgré tout, il reste encore beaucoup de romans dans ma liste que je voulais absolument lire et que je n’ai pas réussi à sortir de ma PAL.

Heureusement que certains autres qui y croupissaient depuis des lustres en sont enfin sortis (17) ! Il était plus que temps que je les lise… Bizarrement, ça ne se voit pas vraiment dans ma PAL.

Une fois de plus, beaucoup de bédés ont été mises à l’honneur pour le Mois Américain étant donné qu’il est facile de trouver des bédés qui se déroulent aux États-Unis qu’en Angleterre.

C’était un beau Mois Américain, avec de belles découvertes littéraires et des moins bonnes, dont certains n’avaient pas vocation à me décevoir, mais la vie de lectrice est ainsi, dans nos lectures, il y a des hauts et des bas…

Un Mois Américain qui me plaît toujours autant parce que j’ai beau ne pas aimer la mentalité de certains yankee, leur littérature, elle, je l’adore.

Dommage que le Mois Américain est déjà terminé, mais promis, je vais militer pour un Mois Américain qui durerait deux mois !! 

Bilan Mois Américain : 63 fiches

  1. L’hiver dans le sang : James Welch
  2. Le régiment noir : Henry Bauchau
  3. L’agent Indien : Dan O’Brien
  4. La mort du petit coeur : Daniel Woodrell
  5. Butcher’s crossing : John Edward Williams
  6. De beaux jours à venir : Megan Kruse
  7. Fais-moi danser beau gosse : Tim Gautreaux
  8. La Culasse de l’enfer : Tom Franklin
  9. Perry Mason (nouvelle version) – HBO Reboot (2020) [SÉRIES]
  10. Les enquêtes de Leaphorn et Chee – 01 – Porteurs de peau : Tony Hillerman
  11. Sur les pas de Geronimo : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo
  12. West Legends – Tome 1 – Wyatt Earp’s Last Hunt : Peru et Lorusso
  13. Une Aventure du lieutenant Blueberry – 01 – Amertume apache : Sfar et Blain
  14. Shelton & Felter – Tome 3 – Billy Bowman a disparu : Jacques Lamontagne
  15. Walter Appleduck – 01 – Cow-boy stagiaire : Fabcaro et Erre
  16. Walter Appleduck – 02 – Un cow-boy dans la ville : Fabcaro et Erre
  17. Gunfighter – Tome 1 : Christophe Bec
  18. Jeunesse de Blueberry – 20 – Gettysburg : Corteggiani et Blanc-Dumont
  19. Jeunesse de Blueberry – 21 – Le convoi des bannis : Corteggiani
  20. Marshal Bass – Tome 1 – Black & White : Darko Macan & Igor Kordey
  21. Marshal Bass – Tome 2 – Meurtres en famille : Darko Macan & Igor Kordey
  22. Marshal Bass – Tome 3 – Son nom est personne : Darko Macan et Igor Kordey
  23. Badlands – Tome 1 – L’enfant-Hibou : Eric Corbeyran et Piotr Kowalski
  24. Blueberry – Tome 07 – Le cheval de fer : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  25. Blueberry – Tome 08 – L’homme au poing d’acier : Charlier et Giraud
  26. Blueberry – Tome 09 – La piste des Sioux : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  27. Blueberry – Tome 10 – Général « tête jaune » : Charlier et Giraud
  28. Blueberry – Tome 19 – La longue marche : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  29. Blueberry – Tome 20 – La tribu fantôme : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  30. Blueberry – Tome 21 – La dernière carte : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  31. Blueberry – Tome 22 – Le bout de la Piste : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud
  32. Wanted – Tome 2 – Le canyon de la muerte : Rocca et Giraud
  33. Wanted – Tome 3 – Le Shérif de la ville sans loi : Thierry Girod et Simon Rocca
  34. Wanted – Tome 4 – L’or sous le scalp : Thierry Girod et Simon Rocca
  35. Wanted – Tome 5 – Superstition Mountains : Thierry Girod et Simon Rocca
  36. Duke – Tome 1 – La boue et le sang : Yves H. et Hermann
  37. Duke – Tome 2 – Celui qui tue : Yves H. et Hermann
  38. Duke– Tome 3 – Je suis une ombre : Yves H. et Hermann
  39. Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  40. Le train des orphelins – Tome 4 – Joey : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  41. Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon : Charlot et Fourquemin
  42. Le train des orphelins – Tome 6 – Duels : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
  43. Le train des orphelins – Tome 7 – Racines : Charlot et Xavier Fourquemin
  44. Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux : Charlot et Xavier Fourquemin
  45. Six-coups – Tome 2 – Les marchands de plomb : Thibault-Jouvray et Jouvray
  46. Bouncer – Tome 1 – Un diamant pour l’au-delà : Jodorowsky et François Boucq
  47. Fondu au noir : Ed Brubaker et Sean Phillips [COMICS]
  48. L’insigne rouge du courage : Stephen Crane
  49. Un livre de martyrs américains : Joyce Carol Oates
  50. Les larmes noires : Julius Lester
  51. Bohemian flats : Mary Relindes Ellis
  52. L’aventurier du Rio Grande : Tom Lea
  53. Nickel Boys : Colson Whitehead
  54. Sanctuaire : William Faulkner
  55. Coup de vent : Mark Haskell Smith
  56. Red Grass River : James Carlos Blake
  57. La vallée des poupées : Jacqueline Susan [LC avec Bianca]
  58. Indian creek : Pete Fromm
  59. Walt Longmire – 06 – Molosses : Craig Johnson
  60. The Big Sky – Tome 1 – La Captive aux yeux clairs : Alfred Bertram Guthrie
  61. Le gang des rêves ‭:‬ Luca Di Fulvio [LC avec Bianca]
  62. Les animaux : Christian Kiefer
  63. Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon [COMICS]

Bilan Livresque Mensuel : Septembre 2020 [Mois Américain]

Septembre… Une rentrée mouvementée avec le covid qui prenait son cartable, quelques beaux jours ensoleillés et un Mois Américain où je me suis déchaînée… Vous vous en doutiez ??

Au bilan de la rentrée, j’affiche au compteur 28 romans lus, 39 bédés et 2 comics = 69 lectures. Tiens, bizarre, ce chiffre me fait penser à un truc sexuel…

Ce qui me donne 302 lectures (233 + 69) tout compris depuis le 1er janvier 2020. Mon record est à 365.

Puisque je ne vais plus à l’école, septembre n’a plus cette saveur amère et, covid oblige, le télétravail reste la norme ce qui fait que les métros qui se retrouvent bondés à la rentrée des classes ne me concernent pas vraiment cette année… Cool quoi !

Enfin, c’était chouette… Puis Chouchou a glissé à la mi-septembre, bardaf l’hôpital et ils vont me le garder quelques semaines, immobilisé dans un lit. Le confinement était long et dur ? Celui qu’il vit pour le moment est mille fois plus chiant…

Devinez qui est heureux de la situation ? Minou, bien sûr… Il a toute la place dans le divan à mes côtés, personne pour le déranger quand il se fait câliner au matin ou au soir… Le contraire l’aurait sans doute emmerdé mais mon mari qui disparaît et c’est un chat qui en profite !

Au soir, il s’installe à côté de moi dans le canapé. Si je suis couchée en chien de fusil, il prend place contre mes pieds et il s’endort avec les narines sur mon pied nu (va falloir consulter). Des fois il monte sur le dossier du divan et il s’installe pour sa sieste, bref, pour lui, c’est que du bonheur.

Problème c’est qu’avec les travaux qui ont commencé dans la maison (les emmerdes volent en escadrille), Minou est confiné la journée dans ses pièces, là, il rigole moins parce que les ouvriers font du bruit.

Moi je suis moins heureuse que lui de l’absence de mon chéri… J’ai même eu une baisse significative dans mes lectures durant deux jours (chez moi, c’est significatif), heureusement que j’avais carburé avant.

Faudra prendre son mal en patience en attendant le retour de mon mâle adoré (et non castré, lui). Preuve que Minou est content, dimanche, il a pieuté toute la matinée et une partie de l’après-midi sur le gros coussin du divan. J’étais à table avec le PC et Minou a passé sa journée avec moi (en dormant, bien entendu).

J’en suis donc réduite à causer avec le chat au soir… Pas de panique, Chouchou reviendra et devra se faire revalider.

Mais causons livres… Vu mon bilan de lecture de dingue en septembre (comme pour un Mois Anglais), il m’est impossible de détailler chaque livre comme je le fais habituellement, donc, comme en juin, vous aurez les petits ♥ à côté des titres ou des 😞 si je n’ai aimé.

La tête 😕 intervient si je suis restée dubitative devant cette lecture car il y avait du potentiel pour faire quelque chose de bien, mais c’est parti en couille… Ou bien l’ouvrage était sans audace, sans profondeur, tiré par les cheveux…

Bilan Livresque Septembre : 28 romans

  1. Le régiment noir : Henry Bauchau 😞
  2. L’agent Indien : Dan O’Brien 😞
  3. La mort du petit coeur : Daniel Woodrell 😞
  4. Butcher’s crossing : John Edward Williams ♥♥♥
  5. La Culasse de l’enfer : Tom Franklin ♥♥♥♥
  6. L’hiver dans le sang : James Welch 😞
  7. Enquêtes de Leaphorn et Chee – 01 – Porteurs de peau : Hillerman ♥♥♥
  8. De beaux jours à venir : Megan Kruse ♥♥
  9. Fais-moi danser beau gosse : Tim Gautreaux ♥♥♥
  10. Sur les pas de Geronimo : Corine Sombrun et Harlyn Geronimo ♥♥♥♥
  11. L’insigne rouge du courage : Stephen Crane ♥♥
  12. Un livre de martyrs américains : Joyce Carol Oates ♥♥♥♥
  13. Les larmes noires : Julius Lester ♥♥♥
  14. Bohemian flats : Mary Relindes Ellis ♥♥♥♥
  15. L’aventurier du Rio Grande : Tom Lea ♥♥♥
  16. Nickel Boys : Colson Whitehead ♥♥♥♥
  17. Cherry : Nico Walker (chronique Babelio) 😞
  18. Sanctuaire : William Faulkner 😞
  19. Le cercle brisé – Meurtres en pays Navajo : Rodney Barker 😞
  20. Coup de vent : Mark Haskell Smith ♥♥♥♥
  21. Red Grass River : James Carlos Blake ♥♥♥♥
  22. La vallée des poupées : Jacqueline Susan ♥♥♥ [LC avec Bianca]
  23. Indian creek : Pete Fromm ♥♥♥♥
  24. Walt Longmire – 06 – Molosses : Craig Johnson ♥♥♥
  25. The Big Sky 1 – La Captive aux yeux clairs : AB Guthrie ♥♥♥
  26. Le gang des rêves ‭:‬ Luca Di Fulvio ♥♥♥♥ [LC avec Bianca]
  27. Les animaux : Christian Kiefer 😞
  28. Un autre tambour : William Melvin Kelley ♥♥♥♥

Bilan Livresque Septembre : 39 bédés et 2 comics = 41 !

  1. West Legends – Tome 1 – Wyatt Earp’s Last Hunt : Peru et Lorusso ♥♥♥
  2. Aventure du lieutenant Blueberry – 01 – Amertume apache : Sfar et Blain ♥♥
  3. Shelton & Felter – Tome 3 – Billy Bowman a disparu : J. Lamontagne ♥♥♥
  4. Walter Appleduck – 01 – Cow-boy stagiaire : Fabcaro et Erre ♥♥♥♥
  5. Walter Appleduck – 02 – Un cow-boy dans la ville : Fabcaro et Erre ♥♥♥♥
  6. Six-coups – 02 – Les marchands de plomb : Thibault-Jouvray et Jouvray ♥♥♥♥
  7. Gunfighter – Tome 1 : Christophe Bec ♥♥♥♥
  8. Badlands – Tome 1 – L’enfant-Hibou : Eric Corbeyran et Piotr Kowalski 😞
  9. Marshal Bass – Tome 1 – Black & White : Darko Macan & Igor Kordey ♥♥♥
  10. Marshal Bass – Tome 2 – Meurtres en famille : Macan & Kordey ♥♥♥
  11. Marshal Bass – Tome 3 – Son nom est personne : Macan et Kordey ♥♥♥
  12. Marshal Bass – Tome 4 – Yuma : Darko Macan et Igor Kordey ♥♥♥
  13. Marshal Bass – Tome 5 – L’Ange de Lombard Street : Macan et Kordey ♥♥♥
  14. Blueberry – Tome 07 – Le cheval de fer : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  15. Blueberry – Tome 08 – L’homme au poing d’acier : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  16. Blueberry – Tome 09 – La piste des Sioux : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  17. Blueberry – Tome 10 – Général « tête jaune » : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  18. Blueberry – Tome 19 – La longue marche : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  19. Blueberry – Tome 20 – La tribu fantôme : Charlier et Giraud ♥♥♥♥
  20. Blueberry – Tome 21 – La dernière carte : Charlier et Giraud ♥♥
  21. Blueberry – Tome 22 – Le bout de la Piste : Charlier etGiraud ♥♥♥♥
  22. Duke – Tome 1 – La boue et le sang : Yves H. et Hermann 😕
  23. Duke – Tome 2 – Celui qui tue : Yves H. et Hermann 😕
  24. Duke– Tome 3 – Je suis une ombre : Yves H. et Hermann 😕
  25. Le train des orphelins – Tome 3 – Lisa : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  26. Le train des orphelins – Tome 4 – Joey : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  27. Le train des orphelins – Tome 5 – Cowpoke Canyon : ♥♥♥♥
  28. Le train des orphelins – Tome 6 – Duels : Charlot et Fourquemin ♥♥♥♥
  29. Le train des orphelins – Tome 7 – Racines : Charlot et Fourquemin ♥♥♥
  30. Le train des orphelins – Tome 8 – Adieux : Charlot et Fourquemin ♥♥♥
  31. Jeunesse de Blueberry – 20 – Gettysburg : Corteggiani et Blanc-Dumont ♥♥
  32. Jeunesse de Blueberry – 21 – Le convoi des bannis : Corteggiani 😕
  33. Wanted – Tome 1 – Les frères Bull : Rocca et Giraud (relecture) 😕
  34. Wanted – Tome 2 – Le canyon de la muerte : Rocca et Giraud 😕
  35. Wanted – Tome 3 – Le Shérif de la ville sans loi : Girod et Rocca 😕
  36. Wanted – Tome 4 – L’or sous le scalp : Girod et Rocca 😞
  37. Wanted – Tome 5 – Superstition Mountains : Girod et Rocca 😞
  38. Bouncer – Tome 1 – Un diamant pour l’au-delà : Jodorowsky et Boucq ♥♥
  39. Bouncer – Tome 2 – La pitié des bourreaux : Jodorowsky et Boucq ♥♥♥
  40. Fondu au noir : Ed Brubaker et Sean Phillips ♥♥♥♥ [COMICS]
  41. Preacher (Urban) – Tome 1 : Garth Ennis et Steve Dillon ♥♥♥♥ [COMICS]

Bilan Livresque Mensuel : Août 2020

Le Mois d’Août fut caniculaire et ça a fait fondre un peu ma PAL. Juste un peu, elle est plus épaisse que la calotte glaciaire, rassurez-vous.

Mon Bilan Livresque est donc correct pour ce mois de 31 jours puisque j’ai lu 12 romans (dont 2 pavés), 3 bédés, 3 comics et 5 mangas = 23 lectures (233 lectures tout compris depuis le 1er janvier 2020).

Au moment de dresser mon bilan, je n’aurais pas imaginé avoir réussi à lire tout ça car j’ai tout de même eu deux gros pavés, une putain de migraine qui m’a cloué une journée, ainsi que la chaleur horrible qui ne me donnait qu’une seule envie : me terrer à la cave et ne plus en bouger.

Minou a eu du mal, comme nous tous, durant les jours les plus chauds. Pas de jeux avec ses souris, pas de courses dans les escaliers mais il est resté près de nous, jusque 12h30 parfois avant de monter faire la sieste à l’endroit le plus chaud de la maison (imbécile, va !).

Le chat était content, j’étais en télétravail super light, donc présente dans la maison. Il a donc pieuté à la frontière entre la salon et la salle à manger. Affalé au maximum pour que la plus grande surface de son bidou soit au sol.

Une nuit (celle du 13 au 14) où je crevais encore plus de chaud, je suis redescendue m’étendre dans le divan, laissant la porte de notre étage ouverte, pour tenter d’avoir un peu d’air. Minou est arrivé super vite, le sourire aux lèvres et à particulièrement aimé le fait de dormir sur le sol, non loin de moi qui était couchée dans le divan.

Le matin, j’ai senti un truc tout doux contre mes jambes et comme mon épilation ne remontait pas à si loin que ça, j’ai capté que Minou était venu se coucher contre ma jambe. Pourtant, il ne venait jamais se coucher lorsque j’étais allongée. De nouveau un palier de franchi.

À ce moment-là, il faisait un tout petit plus frais dans la pièce (alléluia), ça a rendu Minou un peu fou et il a rampé sur le divan avant de sauter sur sa pauvre souris (celle qui fait du bruit) et de jouer comme un malade, à 5h du mat’, puis de rejouer le remake de la charge des cavaliers de Napoléon dans les escaliers, qui sont en bois. 5h du mat’, tu n’as pas bien dormi et lui, il joue avec toutes ses souris et sans discrétion aucune… Merci Minou !

J’avais lu le premier volet durant le confinement, il était plus que temps de terminer Le Fléau – Tome 2/2 de Stephen King. Mon bémol sera pour un final qui n’est pas digne du King car il se déroule trop vite, trop facilement… C’est un peu court, jeune homme ! Alors qu’on s’est farci 1.500 pages parlant de l’arrivée du virus, de l’annihilation des êtres vivants, de l’exode et d’une tentative de rebâtir quelque chose…

Un petit tour dans les bayous de Louisiane, cela faisait une paie que je n’avais pas continué la saga de James Lee Burke et de son Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues. À ne pas lire si vous voulez de l’action qui pulse car ici, on prend son temps, on mange, on déguste les phrases, on mène l’enquête sans courir mais en foutant des coups à bien des gens.

Si vous aimez le fantastique et que le mélange Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles (Loïs H. Gresh) ne vous dérangent pas, préférez-lui la trilogie de Lovegrove qui offre des personnages plus conformes au canon holmésien. Pour ce roman, j’ai apprécié la première partie mais la seconde était lourde et fort longue. Sentiment mitigé pour ce premier tome.

Pour ceux ou celles qui ont envie d’un peu de fraîcheur, je ne pourrais que leur conseiller de découvrir un personnage hors-norme avec Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry de Jean-Christophe Rufin. L’enquête ne sort pas des sentiers battus, mais l’enquêteur, oui et c’est ce qui fait tout le piment de ce polar.

Le personnage principal n’a rien pour plaire, de prime abord, mais au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans le récit Terres fauves de Patrice Gain, notre homme acquiert une autre dimension, évolue après avoir échappé à la mort et va se révéler être une épine dans le pied de celui qui pensait se débarrasser de lui. Un roman sur la survie en milieu froid et hostile qui n’a qu’un défaut : la rapidité du récit fait qu’il manque parfois de vraisemblance.

Le boucher de Chicago de Robert Bloch ne vous parle pas de la Boucherie Sanzot qui aurait déménagée à Chicago mais de G. Gordon Gregg qui ressemble à s’y méprendre à H.H. Holmes, le tueur en série. Un polar historique addictif car, entre les manigances d’un séducteur qui tue pour de l’argent et l’enquête d’une jeune journaliste qui rêve de faire un scoop, on n’a pas trop le temps de s’ennuyer.

De temps en temps, j’aime revenir à la fantasy et puisque Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) de Brandon Sanderson était bien cotée, je me suis plongée dans ce pavé. Problème : 990 pages à lire, quand on rame sur plus des cent premières pages et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long. Lorsque le récit s’est débloqué, ce fut un plaisir à lire car l’univers de l’auteur est très riche. Je poursuivrai donc la suite.

Si, si, dans Dortmunder – 02 – Comment voler une banque de Donald Westlake, Dortmunder et sa bande de voleurs vont nous expliquer comment voler une banque en l’emportant avec soi. Si vous connaissez le personnage, pas besoin de vous en dire plus, et pour ceux qui ne savent pas, sachez que Dotmunder et sa bande sont souvent victimes de malchance caractérisée. Un petit bijou d’humour, un excellent moment de détente littéraire.

Arrive un vagabond de Robert Goolrick aurait pu se nommer « Chronique d’un drame annoncé » car il n’y a que dans les Harlequin que les histoires d’amour interdites se terminent bien. Roman d’amour, roman noir, la frontière est mince entre les deux, mais une chose est sûre : pas de guimauve ni de grandes envolées lyriques dans ce texte. Sobriété, émotions, amour, drame. Un récit magnifique.

Quand c’est trop court, ça ne laisse pas vraiment le temps à l’auteur de donner de la profondeur à ses personnages et même si le scénario n’est pas mal, Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre de Pierre Pelot ne permet pas non plus de développer toutes les subtilités des esprits qui s’échauffent lors d’une poursuite d’un pauvre Noir par un posse composé de Blancs.

Voilà un roman noir plus que glaçant. Atlanta, 1948, des policiers Noirs accèdent à la fonction de policiers. Oui, mais, ils n’ont quasi aucun droits. Darktown de Thomas Mullen, sous le couvert d’une enquête sur le meurtre d’une jeune fille Noire, va nous expliquer toutes les horreurs que les Noirs ont vécu à cette époque et avant.

Puisque j’étais déjà dans la ville, j’ai poursuivi avec Meurtres à Atlanta de James Baldwin qui parle aussi de ségrégation raciale, de racisme, d’injustices, d’intégration, de meurtres,… 28 enfants ont été assassinés, tous étaient Noirs et issus de la classe sociale pauvre et de ces horribles meurtres vont servir de base à l’auteur pour décortiquer la société américaine Blanche.

Quand une connerie de gamins débiles se transforme en une folie meurtrière… La Culasse de l’enfer de Tom Franklin est tirée d’un fait réel, que l’auteur met en scène en changeant les personnages. La soif de pouvoir, d’argent, la vanité, l’impunité, le plaisir des armes à feu et le sentiment de se sentir inférieur par rapport aux notables locaux, tout cela donnera naissance à un déferlement de violence d’une intensité folle.

James Welsh excelle dans les descriptions des grands espaces et dans celle des âmes humains. L’hiver dans le sang nous conte la vie quotidienne des habitants d’une réserve, le travail au ranch, le mépris des Blancs. Les dialogues sont taillés au cordeau, pas un mot de plus, sont empreints d’une justesse qui me fait dire qu’il n’en fallait pas plus. J’ai moins aimé les passages où le narrateur erre de bar en bar. Mitigée je suis.

J’ai clôturé mon bilan littéraire ce 26 août afin de me consacrer à fond au Mois Américain qui se profile, en lisant quelques bédés/romans et en préparant quelques fiches car je ne suis pas en vacances en Septembre.

Même si ces romans et bédés seront lus fin août, ils compteront pour le bilan du mois de Septembre.

Ce n’est pas dans mes habitudes, je suis maniaque dans mes bilans mais puisque j’avais des fiches de programmées jusque fin août et que je ne voulais pas faire de double publication (je laisse ça pour septembre et son Mois Américain), me voici en train de déséquilibrer volontairement un bilan. Shame on me !

Bilan Livresque Août : 12 romans

  1. Le fléau – Tome 2/2 : Stephen King (790 pages)
  2. Dave Robicheaux – 02 – Black Cherry Blues : James Lee Burke
  3. Sherlock vs Chtulhu – 01 – Les dimensions mortelles : L.H. Gresh (480 pages)
  4. Les énigmes d’Aurel le Consul – 01 – Le suspendu de Conakry : J-Ch. Rufin
  5. Terres fauves : Patrice Gain
  6. Le boucher de Chicago : Robert Bloch
  7. Archives de Roshar – 01 – La voie des rois (1/2) : B. Sanderson (990 pages)
  8. Dortmunder – 02 – Comment voler une banque : Donald Westlake
  9. Arrive un vagabond : Robert Goolrick
  10. Dylan Stark – Tome 12 – La peau du nègre : Pierre Pelot
  11. Darktown : Thomas Mullen (500 pages en poche)
  12. Meurtres à Atlanta : James Baldwin

Bilan Livresque Août : 3 bédés, 3 comics et 5 mangas (11 lectures)

  1. American Vampire Legacy – Tome 01 – Sélection naturelle :  Snyder et Murphy
  2. American Vampire Legacy – Tome 2 – Le réveil du monstre : Snyder et Nguyen
  3. Astérix – Tome 01 – Astérix le gaulois : René Goscinny et Albert Uderzo
  4. Bloodborne – Tome 1 – La fin du cauchemar : Kot, Kowalski et Simpson
  5. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Matsumoto et Shimaboshi
  6. Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Matsumoto et Shimaboshi
  7. Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Matsumoto et Shimaboshi
  8. Six-coups – Tome 1 – Le crash de monsieur Crunch : Jouvray et Thibault-Jouvray
  9. Pinkerton – Tome 1 – Dossier Jesse James – 1875 : Rémi Guérin et Damour
  10. Vinland Saga – Tome 22 : Makoto Yukimura
  11. Vinland Saga – Tome 23 : Makoto Yukimura

Bilan Livresque Mensuel : Juillet 2020

Juillet… Le soleil et les vacances scolaires ! Mais comme je ne suis plus à l’école (oui, un jour, ils m’ont enfin laissé partir), pas de vacances, mais un horaire plus light pour cause de saloperie à couronne (non, pas la reine d’Angleterre !!!).

Après un Mois de Juin de folie, j’ai levé le pied début juillet et durant quelques jours, je n’ai lu AUCUN livre, rien, même pas une bédé. Puis je m’y suis remise à mon aise, sans courir. Je m’accorde deux mois cool avant la folie de Septembre et son Mois Américain.

Là, pas de grand éclat pour ce Bilan Mensuel puisque je n’ai lu que 16 Romans dont certains étaient des petits pavés de plus de 500 pages et 2 Bédés (18 lectures, un bide).

Au niveau Bilan Annuel, pour le moment, j’ai lu 146 Romans / 55 Bédés / 2 Mangas / 6 America et 1 Beau livre = 210 lectures 

69 auteurs différents de lus. Chouette, un de mes chiffres fétiches (ce sera plus difficile d’arriver à 221 ensuite et on va oublier de suite le 666).

Minou continue ses progressions et s’il ne vient plus sur mes genoux, il les utilise toujours comme point de passage entre ma gauche et ma droite et sa nouveauté est de venir se coincer entre ma cuisse et le gros coussin. Plus c’est étroit, plus il adore venir se lover contre moi. Une vraie usine à ronrons.

Au matin, après que j’aie ouvert les tentures, il se tient là où je vais poser mes pieds, entre la table basse du salon et le divan et il se laisse caresser alors que je suis debout.  Ce qui est toujours une grande avancée lorsque ça arrive.

J’ai même réussi à me faufiler dans le petit espace entre lui et le canapé pour aller chercher ma liseuse. Pas bronché d’un poil de moustache. Le Saint-Esprit lui serait-il tombé dessus ?

Le matin, après le petit-déjeuner de môssieur Chat, est toujours consacré au jeu avec ses diverses souris et il faut se méfier quand on lui grattouille le dos… Quand Minou en a marre, lui toujours donner un coup de patte sur la main (sans les griffes).

Vendredi, il nous a même fait un truc inattendu : il est monté dans le divan, entre les jambes de mon mari et les miennes et il s’est couché en boule, la tête sur ma cuisse. Lorsqu’il grimpe entre nous deux, c’est pour demander une croquette, mais jamais il ne s’était lové ainsi entre nous. Il a eu des caresses de ma ma part et de la main de mon homme, ce qui fait la petite bête ne se sentait plus en joie d’être grattouillé là où il aime.

Samedi soir, de mieux en mieux, au lieu d’attendre que mon mari aille se coucher pour squatter sa place de divan à mes côtés (et il est au aguets car il arrive toujours au bon moment), il s’est faufilé entre moi et le gros coussin et s’y est vautré comme un pacha, tant pis si Chouchou était toujours là…

Oui, cette semaine, nous avons eu des étoiles dans les yeux. Minou est toujours en évolution, à son rythme.

Si le mythe des vampires est aussi vieux que le Monde et que chaque auteur le reprend à sa sauce, moi, j’ai eu du mal à avaler la cuisine de Tim Powers. Parmi les tombes ne m’a pas convaincu, il aurait même eu tendance à me faire somnoler et j’ai survolé des pages et des pages.

Le roman ne m’a pas fait dormir, lui, il m’a donné plus de sueurs froides qu’une armada de vampires assoiffés. De mort lente de Michaël Mention est d’un réalisme saisissant, quasi un reportage journalistique, sauf que ce reportage est romancé pour faciliter son ingestion. Ça vaut mieux pour nous faire avaler les perturbateurs endocriniens.

Les auteurs qui écrivent des nouvelles dansent sur une corde raide car l’exercice n’est jamais facile. Pourtant, dans  Regarder le noir de Collectif (sous la direction d’Yvan Fauth), je n’ai jamais ressenti la frustration qui m’étreint lorsque je lis des nouvelles. Elles avaient toutes un développement suffisant et une chute, vertigineuse, qui m’ont souvent laissée sur le cul. Je m’incline et j’en redemande.

Il était deux fois de Franck Thilliez est LE roman à ne pas lire sur la plage car vous en oublierez la marée qui monte, qui monte. L’auteur joue avec nous, nous mène par le bout du nez, nous fait passer du temps dans un endroit où nous ne voudrions pas y passer des vacances et pourtant, on crie « encore ». Le maestro fou du polar qui rend dingue (et addict) arrive, une fois de plus, à expliquer, avec une logique implacable, son histoire et à la rattacher son histoire à son « Manuscrit inachevé ». Je m’incline aussi.

Mettre en scène deux victimes d’un serial-killer qui s’accusent l’une l’autre d’être le tueur, fallait le faire. James Delargy ose le faire dans Victime 55 et évite les écueils des romans avec des tueurs en série. Par contre, il va droit dans le mur avec deux policiers un peu trop clichés : le bon et le chiant méchant. Un peu de nuance, que diable. Dommage parce que le reste était tout bon.

Lorsqu’un récit est totalement fou mais vrai, on s’attend à vivre un grand moment de littérature. Le problème survient lorsque le lecteur trouve le ton de la narration trop froid.  Au nom du Japon de Hirō Onoda est une histoire vraie mais je ne l’ai pas ressentie dans mes tripes et je n’ai pas vibré comme j’aurais aimé vibrer. Carramba, encore raté.

Si vous cherchez un roman policier, historique et un roman noir, L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre [LC Bianca] cumule tout cela et bien plus encore. C’est sombre, sanglant mais la plume gouailleuse, qui mêle l’argot dans les dialogues pour leur donner plus de vie, emporte le lecteur dans une autre époque et le voyage, s’il n’est pas de tout repos, est instructif. Génial !

Putain, quel roman mes aïeux ! Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino, c’est une pépite humaniste, un roman fantastique qui joue avec le temps et les voyages que l’on peut faire dedans, un roman choral où tout se tient, où tout se rejoint. C’est un roman fantastique, magique, qui fait un bien fou. C’est une pépite délicieuse, un bonbon acidulé qui pique à certains moments mais qui dégage ensuite un festival de goût qui explose dans la bouche.

Voilà un pavé qui mélange habillement le fantastique et l’épouvante, comme aurait pu le faire Stephen King, mais si L’ami imaginaire de Stephen Chbosky en a les codes et les ingrédients, l’auteur nous sert un plat qui lui appartient.

Un peu de douceur après un livre qui fait peur… On repassera pour la douceur car dans Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait de Faith Martin [LC Bianca], en plus d’un étudiant noyé, vu que nous sommes à Oxford, en 1960, je vous laisse deviner les droits de la femme… Une fois de plus, le duo Loveday/Ryder marche du tonnerre et c’est délicieusement rétro, les ambiances de collège en 1960. Mais il y a quelque chose de pourri chez certains étudiants.

D’habitude, c’est le père que l’on doit tuer, mais Benoît Séverac a choisi d’intituler son roman Tuer le fils. Il est des pères qui arrivent à tuer leurs fils sans faire couler le sang, juste en les assassinant avec des remarques acerbes et du non-amour.

Histoire réelle mise en fiction, Le bal des folles de Victoria Mas est une petite pépite humaniste qui m’a apporté bien des émotions. Sans jamais sombrer dans le pathos ou le larmoyant, l’auteure nous plonge dans l’asile d’aliéné que fut la Salpêtrière. Ses portraits féminins sont beaux, lumineux, profonds.

Non, tous les romans de post-apo ne surfent pas tous sur les mêmes ingrédients, la preuve avec Le Livre de M de Peng Shepherd qui, bien que reprenant les codes usuels, les adapte à sa sauce afin de sortir des sentiers battus.

L’Albanie… Il n’y faisait pas bon vivre sous le communisme, ni sous la dictature et si vous pensez que le capitalisme et le libéralisme ont fait mieux, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au gros orteil ! Si vous ne me croyez pas, lisez Les Aigles Endormis de Danü Danquigny et vous verrez comment un pays peut foutre en l’air sa population et comment un jeune homme peut mal tourner quand il faut nourrir la famille.

C’est l’avant génocide des Tutsis qui est traité, en huis-clos, dans Notre-Dame du Nil de Scholastique Mukasonga. Une école pour filles de bonnes familles, perdue dans les nuages, où un faible quota d’élèves Tutsis sont acceptées. Ce que les Hutus pensent des Tutsis a un goût de mépris d’Homme Blanc. C’est larvé, persiflé mais toujours fait à voix haute. Le final sent mauvais le génocide à venir…

Western Tchoukoutou de Florent Couao-Zotti est une sorte de western burlesque sur fond de vengeance, au Bénin. Je n’ai pas accroché du tout à l’histoire et j’ai fini par sauter des pages.

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 16 livres

  1. Parmi les tombes : Tim Powers (500 pages)
  2. De mort lente : Michaël Mention (400 pages)
  3. Regarder le noir : Collectif
  4. Il était deux fois : Franck Thilliez (528 pages)
  5. Victime 55 : James Delargy
  6. Au nom du Japon : Hirō Onoda
  7. Les miracles du bazar Namiya : Keigo Higashino
  8. L’homme aux lèvres de saphir : Hervé Le Corre [LC Bianca] (503 pages)
  9. L’ami imaginaire : Stephen Chbosky (749 pages)
  10. Loveday & Ryder – T2 – Un pique-nique presque parfait : Faith Martin [LC Bianca]
  11. Tuer le fils : Benoît Séverac
  12. Le bal des folles : Victoria Mas
  13. Le Livre de M : Peng Shepherd (592 pages)
  14. Les aigles endormis : Danü Danquigny
  15. Notre-Dame du Nil : Scholastique Mukasonga
  16. Western Tchoukoutou : Florent Couao-Zotti

Bilan Livresque Mensuel Juillet : 2 Bédés

  1. Orcs & Gobelins – Tome 7 – Braagam : Nicolas Jarry et Stéphane Créty
  2. Orcs & Gobelins – Tome 8 – Renifleur : Olivier Peru et Giovanni Lorusso