Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

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Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

La Rage : Zygmunt Miłoszewski [Teodor Szacki 3]

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Titre : La Rage – Tome 3 des enquêtes du Procureur Teodore Szacki

Auteur : Zygmunt Miloszewski
Édition : Fleuve Editions (2016)

Résumé :
Un cadavre brûlé par des armes chimiques est retrouvé sur un chantier polonais. Les résultats de l’autopsie sont stupéfiants… [En dire plus serait non bénéfique].

gniewCritique : ♫ Szacki, c’est fini, et dire que c’était le procureur de mes premiers amours ♫ Szacki, ses enquêtes c’est fini, je ne crois pas que je m’en remettrai un jour ♪

Je vous rassure de suite, je ne me suis pas faite l’intégrale d’Hervé Vilard, juste que je ne sais pas pourquoi sa chanson « Capri c’est fini » est venue à mon esprit lorsque je cherchais le début de ma chronique.

Eh oui, c’est fini car qui dit trilogie dit trois tomes… Ceci était donc le dernier tome des enquêtes de mon procureur polonais préféré : Teodore Szacki.

Je l’avais rencontré il y a quelques années à Varsovie, au prise avec un cadavre dont l’œil  avait embroché par une broche à rôtir (Les Impliqués). Puis, je l’avais suivi à Sandomierz, 4 ans plus tard, muté, divorcé, avec un corps de femme exsangue pour débuter une enquête des plus carabinées (Un fond de vérité).

Quatre ans de plus se sont écoulés dans la vie de mon proc’ préféré et le voici en poste à Olsztyn (la ville aux onze lacs…), habitant juste en face de son lieu de travail avec sa copine et sa fille, devenue une ado un peu chiante et manipulatrice. Normal, c’est  une ado.

Après tout, chaque adolescente est hypersensible sur le plan de son amour-propre et de sa position dans le groupe.

Alors, raconte, comment ça s’est passé cette lecture !

Et bien, mes retrouvailles avec le procureur Teodore Szacki se sont bien passées, il est toujours aussi ronchon, colérique, énervé, cynique, misanthrope, sociopathe et se retient très souvent de balancer les petites vacheries auxquelles il pense, mais dont nous, lecteur, profitons. Bref, je l’adore !

— Vous savez pourquoi j’envoie un misanthrope sociopathe grognon tel que vous chez des gens normaux ? » Elle avait également anticipé sa réponse : « Parce que vous êtes le seul à avoir l’air d’un procureur. »

Parfois, il ne se retient pas et balance le tout brut de décoffrage dans la figure de la personne, ce qui fait du dégât, surtout avec les médias, qu’il déteste cordialement.

— Je n’ai pas pu m’empêcher de t’appeler quand j’ai vu que tu avais été nommé porte-parole du parquet. C’est un peu comme si on demandait à Hannibal Lecter de devenir le chef cuisinier d’un restaurant végétarien.

J’ai ressenti une pointe de nostalgie tout de même en sachant que c’est le dernier tome et que mon Teodore – le Sherlock Holmes des procureur – ne me fera plus vibrer avec ses enquêtes tout en me contant sa Pologne et ses jolis petits travers, ses problèmes, sa bureaucratie de merde et tout le reste.

Elle était la fille du Sherlock Holmes des procureurs, comme elle appelait parfois son père en plaisantant.

De plus, tous ces systèmes étaient curieusement démembrés, incompatibles et disjoints. Si la nature avait été aussi sotte, chaque partie du corps humain aurait eu son propre cœur, son estomac et ses poumons, et il aurait fallu nourrir chaque partie séparément, en enfonçant des morceaux de steak dans les genoux et dans les coudes. On avait de la chance si les différents parquets de districts réussissaient à relier leurs systèmes en un seul au niveau régional, mais parfois, ça restait un vœu pieux. Ce qui signifiait qu’il suffisait à un tueur en série de changer de région à chaque meurtre pour que personne ne relie jamais ses crimes entre eux.

C’est que j’avais apprécié dans les autres tomes : le côté politique.

L’auteur ne se contente pas de nous faire suivre une enquête de type whodunit ! Il nous parle de son pays, de cette Pologne que nous connaissons mal, de sa politique, de sa population, de son administration (de merde), de la Russie toute proche, du passé Prussien, du racisme et de l’antisémitisme de certains.

Ce qui donne au final des romans denses, bien achalandés, Noirs et sans sucre, le tout servi par une écriture qui se dévore, qui se déguste, et qui vous emporte dans de nouvelles contrées (sous le froid et la grisaille, dans ce tome-ci).

De ce côté là, j’ai eu de la chance avec ses romans, je les ai souvent lu au bon moment, atmosphériquement parlant : celui-ci commence un 25 novembre et je l’ai commencé à le lire le 20 novembre (le 1er tome avait été lu en mai et le roman se passait en juin, le second se déroulait en avril et lu en avril), ce qui donne plus de poids aux conditions météo incluses au début de chaque chapitre, avec les événements clés qui ont eu lieu à cette date là.

Le brouillard devait être doté d’une conscience, car il n’enveloppa pas Szacki n’importe comment, mais s’immisça sournoisement sous son manteau, se faufila entre les boutons de sa veste et de sa chemise, pour l’étreindre dans un corset glacial et humide. Un frisson le parcourut, comme s’il avait été soudainement plongé dans de l’eau froide.

En plus de nous donner une atmosphère particulière, l’auteur brosse bien ses personnages, chacun étant unique, bien détaillé, sans devoir en faire trop et chacun peut évoluer à sa manière, nous étonner ou nous décevoir.

Teodore, lui, il reste fidèle à son caractère de cochon, à son côté parfois pas social pour deux balles, à ses exaspérations sur les aménagements routiers de la ville, à ses envies d’étrangler le chef des travaux et son ras-le-bol du chauvinisme de ses habitants.

Il est sexiste, macho et voit souvent les femmes comme la propriété de l’homme (comme beaucoup dans son pays), même s’il essaie de changer sa vision.

C’est rempli d’humour noir et de cynisme, en fait, et j’adore ça !

Falk ne parlait pas beaucoup : lorsqu’on l’interrogeait, il répondait cordialement mais de façon si succincte que chaque syllabe prononcée semblait déduite de son compte en banque.

L’enquête que nous a servie l’auteur était canon, digne d’un final pour notre procureur, c’était une belle enquête, malheureusement, je suis restée avec des questions sans réponse une fois la dernière page tournée.

Dommage, ça casse le coup de cœur assuré car je suis restée dubitative et en proie au syndrome de la dernière page qui vous coupe le cordon un peu trop brutalement.

Malgré tout, je ne regretterai jamais d’avoir lu cet auteur et découvert son procureur, souvent de mauvaise humeur, évoluant dans un pays que j’ai été contente de découvrir, bien loin d’un Guide du Routard et des affiches flamboyantes des agences de voyage. Ici, c’est cru et sans édulcorants et sans colorants artificiels.

La route était épouvantable, étroite, tortueuse et pleine de trous, elle avait probablement plus de morts sur la conscience que Jack l’Éventreur.

♫ Nous ne te lirons plus jamais,
Procureur que j’aimais,
Nous ne te lirons plus jamais,
Ton auteur l’a décidé,
Nous ne te lirons plus jamais,
Ce soir, j’ai beaucoup de peine,
Avec toi nous n’enquêterons plus jamais,
Comme les autres années. ♪
♫ Szacki, c’est fini, et dire que c’était le procureur de mes premiers amours ♫
♫ Szacki, ses enquêtes c’est fini, je ne crois pas que je m’en remettrai un jour ♪
Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (prix Transfuge du meilleur polar étranger).

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[Série] Penny Dreadful – Saison 1 : Une série qui va te vampiriser !

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Penny Dreadful est une série télévisée américano-britannique (double challenge !) créée par John Logan, diffusée depuis le 11 mai 2014 sur Showtime aux États-Unis et depuis le 20 mai 2014 sur Sky Atlantic au Royaume-Uni.

PENNY DREADFUL

1. Synopsis :
Londres, 1891, une menace quasi invisible massacre la population.

Vanessa Ives, une jeune femme aux pouvoirs puissants et hypnotiques, rencontre et propose à Ethan Chandler, un homme rebelle et violent de s’allier à elle ainsi qu’à Sir Malcolm, un homme riche d’un certain âge aux ressources intarissables, pour combattre cette nouvelle menace.

La série nous propose de revisiter tour à tour tous les contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues (les fameuses Penny dreadful, nommées ainsi car elles coûtaient un penny et étaient effrayantes), intégrant les personnages, les créatures et les intrigues avec beaucoup de finesse et d’élégance dans le Londres victorien.

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2. Acteurs principaux :

  • Reeve Carney : Dorian Gray
  • Timothy Dalton : Sir Malcolm Murray
  • Eva Green : Vanessa Ives
  • Rory Kinnear : Caliban / John Clare, la créature de Frankenstein
  • Billie Piper : Brona Croft / Lily
  • Danny Sapani : Sembene
  • Harry Treadaway : Dr Victor Frankenstein
  • Josh Hartnett : Ethan Chandler

Penny-Dreadful-Poster-Saison1Ce que j’en ai pensé :
Permettez-moi d’abord de commencer par une minute de culture. Non, restez, ça fait pas mal.

Penny Dreadful ? Quoi t’est-ce ? Un nouveau cocktail alcoolisée à base de rhum brun, de menthe et de citron vert ? Que nenni !

C’est tout simplement des revues qui ne coûtaient qu’un penny et qui étaient effrayantes à cause des contes et histoires d’horreur qui se lisaient à cette époque-là dans les revues.

Cette série que j’ai découvert je ne sais plus où ( sur un blog ou dans un magazine), m’intriguait et je suis allée chez un de mes fournisseurs de séries préférés. Le brave dealer de série avait la saison 1 et je l’ai chopée afin de voir ce que ça valait.

Londres, 1891… Des meurtres horribles ont eu lieu, des gens ont été démembré, on leur a chipé un rein, un foie, des organes génitaux… L’ombre de Jack plane sur la ville !!

Mais ne brûlons pas les étapes, car au commencement de la série, l’était une mère qui dormait avec sa petite fille.

Prise d’un besoin urgent, elle s’en alla sur les gogues, situé devant une fenêtre (pour les odeurs ?). Enfin, des toilettes… Un trou, une planche et basta ! *la musique des dents de la mer irait très bien, ici*

Soudain, alors que la dame soulageait sa conscience et ses intestins, voilà qu’elle se fait happer par un truc et par derrière ! Même pas eu le temps de s’essuyer !

La petite se réveille, crie « maman » toute angoissée et en ouvrant la porte de dehors (pourtant, on lui avait sûrement dit de ne jamais l’ouvrir la nuit), elle voit quelque chose et elle hurle avant de se faire emporter elle aussi.

Moralité ? Les enfants, n’ouvrez pas la cage aux oiseaux ! Heu,… la porte la nuit.

Ensuite, je me retrouve en terrain connu niveau acteurs !

Déjà, James Bond a dû passer par là parce qu’il a perdu une James Bondgirl : Eva Green, la Vesper Lynd de Casino Royale qui a sans doute envie de tromper le beau Daniel Craig avec un ancien James Bond que je n’ai jamais aimé : Timothy Dalton, celui qui avait son permis de tuer.

Notre Eva Green, heu, Vanessa Ives dans la série, est une sorte de médium et  a des dons de déductions dignes de Sherlock Holmes himself !

Voilà qu’elle nous fait une démonstration formidable devant un Josh Hartnett médusé. Elle lui dira qu’il était bien trop jeune pour avoir vécu l’attaque de Pearl Harbor avec le beau Ben Affleck dans le film de…

Pardon, l’abus de mojitos nuit en tout ! Elle lui dira qu’il était trop jeune que pour avoir participé à une bataille avec Buffalo Bill.

Ethan Chandler (Josh Hartnett) est un américain très bon tireur qui fuit un passé mouvementé et travaille dans un spectacle de western ambulant.

Il est engagé par Vanessa Ives pour aider Sir Malcolm Murray (Timothy Dalton) à retrouver Mina Murray, sa fille. Cet ancien explorateur a plongé dans le monde surnaturel pour tenter de sauver sa fille, mais on ne sait pas où elle est… Non, je ne dirai rien de plus.

Vanessa Ives lui propose d’utiliser ses compétences au tir pour les aider, elle et Sir Malcolm Murray, à sauver la fille de ce dernier : Mina Murray. Il dit oui et la nuit, il va se demander où il est tombé : ben chez des vampires, mon grand ! Et pas des gentils qui sentent bons comme dans « Twoilett ».

Voilà une série originale où la science et le supernaturel marchent main dans la main.

Bon, il y a une surenchère de gore, notamment lorsqu’ils sont dans la planque des vampires : des tas de corps démembrés gisent en grosses piles, il y a du sang, des viscères, des corps de petits bébés, bref, c’est gore à l’exagéré et ça fout tout en l’air, presque. Dommage…

Les décors sont bien rendus, on est dans le Londres de 1892, avec ses costumes, ses cab, ses fiacres, sa misère noire dans les taudis…

La musique est entrainante et elle a un petit air de celle que Hans Zimmer composa pour le film Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

Les phénomènes étranges sont légions, mâtinés d’égyptologie et de Livre des Morts ou de personnages bizarres, comme ce jeune médecin qui, à un moment donné, n’aura pas besoin de nous dire son nom pour que l’on sache QUI il est, même si ce n’est pas sa bonne époque et qu’il sort tout droit de la littérature.

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Tout comme le Dorian Gray, inquiétant et sexy en diable…

La série n’est pas que fantastique avec des vampires, mais elle est aussi policière puisque Sir Malcolm Murray enquête sur les meurtres atroces qui ont eu lieu dans le quartier de Spitalfield : bras manquant, reins prélevés, foies aussi, organes génitaux,… Jack The Ripper is back ?

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Qui a laissé trainé son bras sur la voie publique ?

Les acteurs sont bien dans leurs rôles, même le Timothy Dalton que je détestais et ne savait pas voir en peinture ! Comme quoi !

Et puis, nous ne sommes pas à l’abri des surprises durant les épisodes de la saison 1 et les retournement de situations seront là pour nous faire ouvrir grand les yeux !

Les personnages sont troubles, pas nets, pas tout blanc non plus et on en apprendra des belles au fur et à mesure des épisodes.

Ah, j’oubliais, il y a quelques scènes de sexe aussi… Vanessa Ives a le feu au cul ! Elle aurait même couché avec le fiancé de sa meilleure amie juste avant leur mariage…

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Penny Dreadful, c’est une chouette série qui se déroule dans le Londres victorien, avec des décors superbes (le pont de Londres en construction), une musique entrainante, des personnages étranges, qui n’ont pas tous livrés leurs petits secrets pas nets.

Une série où la science et le surnaturel et le paranormal couchent ensemble. Une partouze de genres qui vont bien ensemble.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Les voies de l’ombre sont-elles impénétrables ? On pénètre page après page… (Prédation – Part 4/4)

Et bien, pas évident une LC avec un résumé à faire toutes les 100 pages… Surtout quand on est samedi, qu’il faut faire les courses, préparer la salade, faire la vaisselle, la lessive… Et terminer les 80 pages de son roman précédent !

Bref, je m’y suis mise cet après-midi et nous publierons nos impressions sur le premier tome « Prédation » au fur et à mesure, sur cette même page, les premières en haut et les suivantes en bas. N’oubliez donc pas de jouer avec votre curseur ou la roulette de votre moeseke… votre souris !

L’édition papier faisant 378 pages, vous aurez droit à 4 billets d’impressions pour Prédation.

Les impressions ressenties tout au long de la lecture des autres romans qui font partie de la trilogie (quadrilogie) seront publiées sur des pages neuves pour votre facilité, avec le titre du roman.

Suivez bien le numéro dans le titre afin de savoir où nous en sommes dans la publication de nos impressions (Part 1-2-3-4)

Alors, le bilan de ces 100 premières pages ? J’y viens, pas de stress.

Les impressions du Cannibal (pages 1 à 100) : Déjà, le volume est lourd, le genre de truc avec lequel on pourrait expédier un cambrioleur aux pays des rêves doux en lui assénant un coup sur la tête avec ce pavé. Heureusement que je possède la version light pour la semaine, sinon, je risque la scoliose du dos en le portant.

  • Chapitres aux titres intrigants
  • Récit au présent, mais ça passe tout seul car narration à la troisième personne.
  • Commence fort, perd pas de temps à entrer dans le vif du sujet.
  • On fait la connaissance du flic qui va enquêter
  • Alternances des chapitres : enquête et enlèvement
  • Humour noir

Je sens que je me lie au livre, tout doucement. Suspense, angoisse et mystère… Les auteurs arriveront-ils à me passer le bracelet de l’addiction au poignet ? Resserreront-ils les liens ? Silence sur toute la ligne, je ne peux en dévoiler plus.

Les impressions de Stelphique (pages 1 à 100) : L’exemplaire étant scellé j’y ai vu, comme un obstacle, une protection pour nous éviter de franchir le pas vers Les voies de l’Ombre, mais bon, nous on n’est as des peureuses et on se fout des recommandations, même les plus évidentes. On va le lire, un point c’est tout !

Quelle jolie surprise d’y voir la dédicace des auteurs !!!! On vous fait partager ce petit bonheur avec nous !

Et s’il y a un truc sur lequel on se rejoint, nous les deux lectrices assoiffées de thrillers, c’est qu’on sait déjà qu’on va avoir mal au poignet, c’est tout de même un sacré pavé !!!!!

Liée……..

Liée par cette intrigue, un poignet attaché à ce livre : ligotée par l’angoisse et prisonnière aveuglée.

Voilà ce que je mettrais pour ses 100 premières pages et j’ai relevé un certain humour dont je suis fan…

— Je ne sais pas si tu es un pessimiste jovial ou un optimiste ténébreux. (p57)

— J’en ai ma claque de vivre le nez dans vos PV de meurtres, de voir des CV d’assassins et de violeurs et des photos de viande saignante. C’est vomitif à la longue. (p85)

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Impressions du Cannibal (page 101 à 200) : « Justice, enquête bâclée, questions, SEXE, folie, récits de vie étrange, Genèse ».

L’alternance des récits donnent du peps à l’histoire et ajoute un grain de suspense et de frustration. Autre chose, des autres récits viennent se greffer dans le roman, écrits dans une autre police d’écriture.

Durant ces pages, j’ai été gâtée en extraits un peu hot. Je les ai d’ailleurs publié sur Babelio, sur les citations dédiées à la Trilogie. Hé, on ne me refait pas !

Impressions de Stelphique (page 101 à 200) : Si j’étais liée,en début de lecture, là je rajouterai que je suis reliée au destin de Clara et sa douce lueur…. La force de ce duo père/ fille m’émeut indubitablement.

Par contre, je suis Dégoutée de Rufus (en plus c’est quoi ce prénom de cleb’s errant, tiens ça lui va bien finalement…)… Il m’a perdue à la page 157, sans espoir de retour, je le crains fort…

Et j’ajouterai un autre mot : Horrifiée et peinée devant la lente transformation d’un monstre en devenir…

Impressions du Cannibal (page 201 à 300) : « K7, Marlon Brando, Stockholm, arc-en-ciel, questions, mystères, suspense, angoisses, cavale, Prosit » (là, seuls ceux qui l’ont lu comprendront l’allusion).

Marlon Brando en silhouette esquissée dans l’ombre d’une K7L’arc-en-ciel et ses couleurs utilisé à mauvais escient, beaucoup de questions et le mystère reste entier.

Le roman est assez addictif, mais pas au point de m’empêcher d’aller au lit. Mais pour tenir le rythme de lecture que nous sommes imposés tacitement, j’ai profité de mon vice qui est de manger en lisant. Non, pardon, qui est de lire tout en mangeant ! Et ma salade préparée se prêtait bien à l’exercice. Le livre aussi puisque, étant de seconde main, il tenait ouvert tout seul.

Impressions de Stelphique (page 201 à 300) : Je suis atterrée par certains tournants explosifs, mais là je suis surtout en Attente de voir les tenants et aboutissants de certaines pistes… Je pense aussi qu’il va me falloir remédier à ma culture cinématographique car je n’ai toujours pas vu Apocalypse now… (Non pas taper !!! mdr !)

Impressions du Cannibal uniquement (pages 301 à la 378) : « Fuite, désespoir, peur, rébellion, espoir, machiavélisme, ruse, courage, couilles au cul ! »

Je vous avouerai que ça faisait longtemps que je n’avais pas lu autant durant un week-end (les 400 en 1,5 jour), moi qui le dédie généralement à d’autres activités.

Activités saines et non cochonnes puisqu’il s’agit de surf et de visionnage de films ou séries sur le PC !

L’enfant des cimetières : Sire Cédric

Titre : L’enfant des cimetières                            big_3-5

Auteur : Sire Cédric
Éditions : Le Pré aux Clercs (2009) / France Loisirs (2009) / Pocket (2011)

Résumé :
Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort.

Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David.

Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable…

Petit Plus : Thriller gothique époustouflant, L’Enfant des cimetières est servi par une écriture nerveuse terriblement évocatrice qui laisse le lecteur hypnotisé par l’horreur. Attention, si vous commencez ce livre, vous ne pourrez plus le lâcher!

Critique : 
Amis du Fantastique et de l’Irrationnel, bonjour ! Amis ayant les pieds sur terre et allergiques aux romans qui flirtent avec le fantastique, « Passez votre chemin de ce livre »… Mais pas de ma critique.

Si je n’ai rien contre les polars ou les thrillers aux effluves « fantastique » c’est parce que bien souvent, derrière ce qui nous semble démoniaque de prime abord, se cache du concret, comme dans « Le chien des Baskerville » où aucun chien de l’Enfer ne rôde vraiment sur la lande.

Dans ce roman, il n’en est rien ! Les faits étranges que je pensais être expliqué par du concret sentent en fait le souffre. Le vrai souffre… Ici, si on était sur la lande, on éviterait réellement de se promener à l’heure à laquelle les forces démoniaques s’exaltent  ! Mhouhahaha.

Bon, vu que le fantastique mélangé à notre monde ne m’a jamais dérangé et que j’aime ça, le roman est passé tout seul, avalé en deux traites assez rapide parce que c’est ce qu’on peut appeler un « page turner ».

Tout commence avec une légende urbaine sur « L’enfant des cimetières » :

« Cette histoire entre dans la catégorie des légendes urbaines, aussi appelées légendes contemporaines. On raconte qu’il arrive, lorsqu’on se promène dans l’enceinte d’un cimetière ou bien le long de sa clôture, d’apercevoir un étrange garçon, dont la seule vision vous met très mal à l’aise ».

Mon seul point négatif est que j’ai trouvé le personnage principal, David, manquait un peu d’étoffe au départ alors que sur la fin, il devenait presque un surhomme. Malgré tout, j’ai eu peur pour lui, surtout à la fin, quand l’adrénaline et le suspense sont à leur comble.

Pour ce qui est su personnage du flic Alexandre Vauvert, je l’ai apprécié et j’ai hâte de lire la suite de ses aventures.

Malgré ce petit défaut avec un personnage – qui n’en est pas vraiment un – j’ai passé un bon moment de lecture et dévoré les 580 pages en deux jours.

Une écriture qui pulse, des démons qui s’échappent des pages, des cadavres pas toujours en un seul morceau, de la cervelle qui adhère aux murs, des ombres qui vous grignotent par petits morceaux, des signes cabalistiques tracés au sol, c’était la recette qu’il me fallait pour m’évader dans un autre monde.

Les personnages, que se soit David aidé d’Aurore ou de Vauvert, le flic, ont tous bien remonté la piste du tueur, croisant les données, et bien que Vauvert soit un homme avec les pieds sur terre, il a quand même compris, tel un Fox Mulder, que « nous n’étions pas seuls ».

Un roman qui nous transporte ailleurs, une enquête bien rodée, un meurtrier bien vicieux et un joli petit coup de pied au cul sur la fin.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014) et challenge Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (Prix Masterton 2010 du roman francophone).

Resurrection Row : Anne Perry [Charlotte et Thomas Pitt 4]

Titre : Resurrection Row

Auteur : Anne Perry
Édition:  10/18
Résumé :

« Bas les masques », tel paraît être le mot d’ordre d’Anne Perry dans la série de romans où elle met en scène un couple de héros « victoriens », l’inspecteur Thomas Pitt et son épouse Charlotte, les personnages de roman policier les plus pittoresques et attachants qui nous aient été donnés à découvrir ces dernières années.

Dans le Londres de la fin du XIXe siècle qui sert de cadre à leurs exploits, c’est en effet le code hypocrite de bonne conduite de la société anglaise qui se trouve singulièrement mis à mal, sa corruption et sa fausse respectabilité. Anne Perry ou le polar au vitriol : décapant !

Critique :

Mais qu’est-ce qui leur prend, à ces cadavres en putréfaction, de sortir de leurs tombes ? La terre ne leur conviendrait-elle pas ? Ils ont oublié d’éteindre le gaz ? Le voisinage est-il à ce point trop silencieux pour que l’un d’eux ait soudain l’envie irrépressible de se faire conducteur de cab ?

Y aurait-il des Vampires à Londres ? Des zombies à Leicester Square ?

Avouez qu’il y a de quoi tomber en pâmoison devant ce conducteur plus que faisandé. L’argent n’a pas d’odeur, mais lui, oui !

Allez hop, on le refiche dans sa boi-boite, cet aristocrate cavaleur (mais sans pieu dans le cœur) et il réintègre sa demeure. Avec les asticots, l’aristo !

Mais voilà ti pas que le dimanche, notre brave Lord Augustus – qui s’était déjà retrouvé sur le cab et qui fut ré-enterré dans la boi-boite – nous rejoue la fille de l’air ! Notre brave cadavre puant est retrouvé assis à l’Eglise, ce qui fera hurler sa veuve.

Ce n’est donc pas un vampire… puisqu’il est dans un lieu saint.

STOP ! Lecteur cartésien, ne t’en va point, nous sommes dans un polar victorien, et chez Anne Perry, pas de zombies.

Non, c’est juste qu’un petit malin s’amuse à déterrer les cadavres et fait tourner la police en bourrique.

Pitt en est à se demander si la mort de Lord Augustus Fitzroy-Hammond ne serait pas suspecte et que quelqu’un veuille attirer l’attention dessus.

Diable, on l’a tout de même extirpé deux fois de son repos éternel ! Faut pas pousser bobonne dans les orties, tout de même, surtout lorsqu’elle est en string.

C’est bougrement louche, toutes ces « sorties » du père Augustus qui n’a même pas le droit de se transformer en humus en toute tranquillité.

Mais voilà que l’invasion des cadavres cavaleurs commence et que ça se déterre un peu partout ! Pitt en perd son latin.

Avec Anne Perry, pas besoin d’attendre la page 200 pour avoir son lot de cadavres ou de sang.

Directement, elle vous plonge dans le sujet comme on plonge un petit gâteau dans son thé : des cadavres qui puent et un plus frais ensuite.

Tous n’ont pas dépassé leur date de péremption… Un peu de fraîcheur dans les cadavres, ça fait du bien.

Dans cette enquête, l’inspecteur Pitt est plus présent et j’ai adoré retrouver cette chère tante Vespasia, qui n’a jamais sa langue en poche (et qui a dû la balader ailleurs dans sa jeunesse).

Cette chère dame adore le franc-parler de Charlotte, soeur d’Emily, sa nièce par alliance. Même notre inspecteur dégingandé, elle l’apprécie.

Ce qui a de bien avec Anne Perry c’est que, contrairement à Conan Doyle, elle nous plonge VRAIMENT dans le Londres de la reine Victoria et sans complaisance.

La misère, vous la côtoyez ! Les femmes qui travaillent comme des malades et doivent encore faire le trottoir pour payer leur loyer, elle ne vous le cache pas.

Les enfants exploités dans les hospices, elle vous en parle. Les lois mal faites et que les aristos trouvent très bien puisqu’elles privent les pauvres des droits essentiels, elle vous fiche le nez dedans.

De plus, l’auteur ne se prive pas de mêler le sexe glauque dans les enquêtes de l’inspecteur Pitt : prostitution, proxénétisme, homosexualité (consentie ou pas), pédophilie, TOUS les sujets sont abordés dans ses différents romans, y compris les débuts de la pornographie photo.

300 pages durant lesquelles on ne s’ennuie pas, découvrant tout un arrière-plan (et train) de la ville de Londres très très sombre.

Au final ? Bluffée !

Titre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba, au Challenge « Polar Historique » de Samlor, au Challenge « I Love London » de Maggie et Titine, à l’Objectif « PAL Noire à Zéro » de George et à « Vingt Mille Lieues Sous Mes Étagères » by The Cannibal Lecteur.