Tif et Tondu – Tome 26 – Le gouffre interdit : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 26 – Le gouffre interdit

Scénariste : Maurice Tillieux et Stephen Desberg
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1978)

Résumé :
Dans une petite ville de l’Ardèche, à Aulenay, Chomerac attend près de la gare que ses deux invités arrivent. Tif et Tondu n’ont su résister à l’invitation de leur vieil ami.

Au même moment, un hold-up a lieu dans une banque de la ville, le Crédit Ardéchois.

Deux hommes masqués s’emparent du butin et se comportent bizarrement de façon à ce que l’employé derrière son guichet puisse prévenir la police.

C’est lorsqu’ils entendent les sirènes que les deux hommes prennent la fuite…

Critique :
Voilà une enquête de Tif et Tondu comme je les aime : sans monsieur Choc, sans la Main Blanche, sans fantastique, bref, une véritable enquête policière.

Pas de bol, vu que c’est la 36ème fois que je le lis, plus de surprise, je sais toujours qui a cambriolé la banque et comment tout cela s’est terminé, mais, lorsque je l’avais lu pour la première fois lorsque j’étais toute gamine (pas plus de 8-9 ans), la résolution ne m’avait pas sautée aux yeux avant de la lire.

Maintenant, tout le charme de l’album se trouve dans le fait que l’action se déroule en Ardèche, lieu de mes villégiatures, même si la ville est fictive.

Comme je le disais, l’enquête est tout ce qu’il y a de plus classique, même si la trame de départ est la même que celle de l’album « Le roc maudit », ce qui est dommage car le lecteur, s’il a lu l’album, connaîtra le truc et comprendra bien avant tout le monde.

Malgré tout, c’est toujours un plaisir de retrouver deux vieux amis, de replonger dans leurs aventures que je préfère, de me revoir toute jeune, les découvrant dans les albums de mon père ou dans ses vieux Spirou de l’époque, je ne me souviens plus très bien avec l’âge qui avance.

Il y a toujours un trait d’humour, de mystère, de suspense et, une fois de plus, nos deux amis ne se reposeront pas chez leur ami Chomérac.

Mais fallait déjà être abruti pour cambrioler une banque le jour de l’arrivée de Tif et Tondu ! Si on peut baiser la police, on ne se fout pas de la gueule de nos deux enquêteurs.

Un scénario bien ficelé, une solution inattendue, un coup qui aurait pu fonctionner, si, par le plus grand des hasards, nos deux vieux copains n’avaient pas été invité en Ardèche.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête : Maurice Tillieux & Will

Titre : Tif et Tondu – Tome 25 – Le Retour de la Bête

Scénariste : Maurice Tillieux
Dessinateur : Will

Édition : Dupuis (1977)

Résumé :
En Angleterre, des squelettes portent un cercueil et sèment le trouble dans tout un village.

De son côté un nouveau savant fou se prépare à organiser le casse du siècle en se servant d’hologrammes afin de créer des mirages…

Critique :
Pour mon billet du jour, je vous parlerai du retour de… Gérard Lambert ? Non, Renaud, aujourd’hui, on parle du retour de la Bête ! La grosse bébête qui était sortie des abysses et qui hantait Limehouse Dock !

Sérieusement ? Elle est de retour ? Il me semblait que Tif et Tondu l’avait transformée en salade de poulpe !

En fait, oui elle est de retour, mais pas tout à fait en chair et en os (si tant que cette bête horrible avait des os). Une sorte de Méluche, si vous voyez ce que je sous-entend… Il n’avait pas le monopole des hologrammes.

Allez, on retourne en Angleterre, mais cette fois-ci nous irons faire un tour à la campagne après avoir fait une courte visite dans le Londres avec sa Tamise et son smog.

Will nous restitue correctement la campagne anglaise aussi bien que la capitale de l’Angleterre. Le trait est précis et on se doute que pour cet album, il y a eu un travail de documentation.

Certes, quand nos deux amis vont faire un tour chez nos voisins d’en face, ça me sert pour le Mois Anglais, mais j’ai toujours eu plaisir à retrouver nos deux amis en compagnie de l’inspecteur Fixchussets ou de la comtesse Kiki d’Yeu.

D’habitude, c’est Tif qui est la figure burlesque du duo, mais dans cet épisode-ci, c’est notre Tondu (le chevelu, donc) qui nous fait sourire en se tortillant au sol, salué par un un ver dont il se demandera toujours si le ver lui avait vraiment parlé où si les nombreux coups reçus sur le crâne ne lui avaient pas faire avoir des hallucinations auditives.

Les esprits tatillons diront que l’album est facile car on se sert de la créature sortie des abîmes dans l’album 19 pour nous faire une histoire où elle n’est présente que par procédé holographique, mais je trouve que le coup était bien joué par le professeur afin de réaliser un super casse. ZE casse of the siècle !

Sans oublier la petite dose d’humour ajoutée par le scénariste, ce qui fait toujours plaisir lorsqu’on lit les dialogues.

Une chouette enquête où le bandit se rendra compte qu’il aurait mieux fait de ne pas chercher des poux à Tondu !

Challenge« Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

Nains – Tome 2 – Ordo du Talion : Nicolas Jarry, Pierre-Denis Goux & Stéphane Créty

Titre : Nains – Tome 2 – Ordo du Talion                                    big_3-5

Auteur : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty
Designer : Pierre-Denis Goux
Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Ordo est maudit… Né le sixième jour de la sixième lune, il est le sixième enfant d’une fratrie de l’ordre du Talion. Le jour de ses six ans, son père l’abandonne aux instructeurs de la Loge noire, une branche secrète de l’ordre qui forme des assassins destinés à éliminer tous ceux qui s’opposent au dessein du Talion.

Trente ans plus tard, Ordo est devenu un maître de l’ombre. Le moment est venu pour lui de se venger de tous ceux qui l’ont trahi et qui l’ont fait tant souffrir.

Pour cela, il doit pénétrer au cœur de la forteresse imprenable de Draz, afin d’y dérober le plus secret et le plus grand des trésors de l’ordre…

Critique :
Être né le le sixième jour de la sixième lune tout en étant le sixième enfant d’une fratrie de l’ordre du Talion n’est pas des plus réjouissant.

Déjà que ça vous fait un triple 6 (666 pour les incultes en math, chiffre de la Bête pour les incultes tout court), mais en plus, cerise sur votre sixième gâteau d’anniversaire, vous n’aurez pas vos cadeaux parce qu’on viendra vous cherchez pour vous faire entrer dans la Loge Noire.

Ordo l’a découvert le jour de son putain de sixième anniversaire et il a eu la rage que son père n’ait rien fait pour l’y soustraire.

Mais au fait, c’est quoi la Loge Noire ? Bon, tout d’abord nous avons l’Ordre du Talion, confrérie puissante, composée de commerçants et de négociants, qui fait la pluie et le beau temps. Les Maîtres Assassins de la Loge Noire sont leur bras armé.

Quand un maitre veut le pouvoir, il corrompt, il assassine jusqu’à ce qu’il calanche ou qu’il arrive à ses fins… C’est un jeu simple. Il n’y a aucune règle. Car les règles protègent les faibles et dans mon monde, seuls les forts doivent survivre!

Les examens sont sélectifs, c’est la jungle et il faut tuer pour ne pas être tué. Après 30 ans de contrats à exécuter, Ordo a envie de réaliser le casse du millénaire dans la citadelle de Draz…

Un maître assassin n’attend pas la mort, il va au devant d’elle, l’effleure, la caresse jusqu’à l’apprivoiser, la chérir et l’aimer. Au cœur des ténèbres, elle est sa seule amante, sa seule confidente, sa seule complice…

Ordo est un personnage qui marque, un nain qui a réussi à garder une parcelle d’humanité en lui afin de ne pas plonger dans l’abîme. Dommage qu’il souffre de ne pas avoir de personnages secondaires de sa trempe.

D’Héba, l’autre Maître Assassin, son ancienne collègue d’apprentissage, on ne sait pas grand-chose et Panham aurait pu être un peu plus développé et soigné pour faire un complice digne de ce nom.

Les dessins du premier tome étaient plus aboutis et ceux-ci souffrent même d’un petit bâclage dans les dernières cases.

Hormis cela, le scénario est au poil, malgré le fait qu’il s’agisse d’une histoire de vengeance, de rédemption, le tout mêlé à des mensonges, de l’amitié et une envie de changer la donne.

Ordo aurait aimé changé la vie mais les riches et les puissants resteront toujours à la tête du pouvoir, que l’on soit chez les Nains, les Elfes, les Orcs, ou les humains…