2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3.1 Mister Sherlock et Docteur Holmes [Sherlock Holmes]

Mister Sherlock et docteur Holmes… Détective Holmes et Mister Sherlock…

Petite digression dans les articles « Amour, drogue, sexe et rock’n roll » pour vous expliquer la dualité du détective Holmes… qui aurait fait un super cambrioleur Sherlock !

Son rapport avec le monde criminel est très ambigu et nous dévoile, en filigrane, l’autre face du héros : le Holmes criminel.

Le détective entretient un rapport particulier avec la criminalité et avoue : « J’ai toujours eu l’idée que j’aurais fait un criminel de très grande classe ».

Les allusions à sa possible criminalité sont relativement fréquentes et on se dit que si Holmes avait choisi le mauvais chemin, il aurait fait un malfrat de grande envergure.

Pensées partagées par le docteur Watson et même les inspecteurs de Scotland Yard. Ils savaient que Holmes aurait fait « un bien dangereux criminel s’il avait tourné sa sagacité et son énergie contre la loi, au lieu de les exercer pour sa défense ». (« L’interprète grec »).

Ne nous voilons pas la face, le crime fascine. Moi-même je suis attirée par lui depuis toujours, lisant des romans policiers et bavant devant Jack l’Éventreur.

Holmes ressent une sorte d’attraction et de fascination pour le crime et notre détective n’a jamais hésité à imiter, à incarner ceux qu’il traque, à se mettre dans leur peau.

Inquiétantes dispositions, n’est-il pas ? Pour ceux qui auraient encore des doutes, nous avons un faisceau de preuves qui indiquent que Holmes n’a jamais hésité à danser sur la corde raide, bien que selon lui, ce soit toujours pour la bonne cause de la résolution de l’affaire.

  • Il possède l’attirail complet du cambrioleur professionnel et n’hésite pas à s’en servir avec dextérité, pour entrer par effraction, forcer serrures et coffres. Attention, bien qu’il n’hésite pas à utiliser des méthodes illégales, c’est pour une juste cause, à ses yeux comme dans « Les Plans du Bruce Partington » (BRUC) et « Charles Auguste Milverton »(CHAS)
  • L’identification est également psychologique puisque notre détective a avoué lui-même « se mettre à la place du coupable en s’efforçant d’imaginer comment il aurait lui-même agi dans des circonstances analogues » dans « Le Rituel des Musgrave »(MUSG).
  • Son attirance pour le monde criminel pouvait même aller jusqu’à l’empathie totale. Watson évoque même une « force démoniaque » dans « La Deuxième tache » (SECO) et un inspecteur de Scotland Yard, ébahi par ses facultés quasi divinatoires et surnaturelles, le traite de « sorcier » ou l’interpelle « vous êtes donc le diable ! »
  • Enfin sa confrontation avec Moriarty démontre à Holmes qu’il peut être indifféremment détective ou assassin. Ne dit-on pas que Moriarty était une sorte de Holmes passé du mauvais côté de la barrière ? À les voir, on penserait que le professeur est un Jedi ayant sombré du côté obscur de la Force.
  • Holmes révèle dans sa complexité, sa conscience de se maintenir à la frontière entre légalité et illégalité, bien et mal. Et son coté obscur n’est jamais très loin…
  • Il a parfois tendance à faire sa propre justice ou assouvir une vengeance personnelle, notamment dans « Les cinq pépins d’orange » (FIVE) et « Les trois Garrideb » (3GAR).

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou,  Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

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2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.3 Drogues [Sherlock Holmes]

imageEn ce qui concerne la drogue, Holmes en prenait. Une solution à 7% de cocaïne.

Vous ne me croyez pas ?? Voyez cet extrait du « Signe des Quatre » (SIGN) :

Sherlock Holmes prit la bouteille au coin de la cheminée puis sortit la seringue hypodermique de son étui de cuir. Ses longs doigts pâles et nerveux préparèrent l’aiguille avant de relever la manche gauche de sa chemise. Un instant son regard pensif s’arrêta sur le réseau veineux de l’avant-bras criblé d’innombrables traces de piqûres. Puis il y enfonça l’aiguille avec précision, injecta le liquide,et se cala dans le fauteuil de velours en poussant un long soupir de satisfaction.

Depuis plusieurs mois j’assistais à cette séance qui se renouvelait trois fois par jour, mais je ne m’y habituais toujours pas. Au contraire, ce spectacle m’irritait chaque jour davantage, et la nuit, ma conscience me reprochait de n’avoir pas eu le courage de protester. […] Cet après-midi-là, je ne pus me contenir. Était-ce la bouteille du Beaune que nous avions bue à déjeuner ? Était-ce sa manière provocante qui accentua mon exaspération ? En tout cas, il me fallut parler.

Aujourd’hui, lui demandai-je, morphine ou cocaïne ?
Cocaïne, dit-il, une solution à sept pour cent. Vous plairait-il de l’essayer ?
– Non, certainement pas ! répondis-je avec brusquerie. Je ne suis pas encore remis de la campagne d’Afghanistan. Je ne peux pas me permettre de dilapider mes forces.
Ma véhémence le fit sourire.
–  Peut-être avez-vous raison, Watson, dit-il. Peut-être cette drogue a-t-elle une influence néfaste sur mon corps. Mais je la trouve si stimulante pour la clarification de mon esprit, que les effets secondaires me paraissent d’une importance négligeable.

Bref, Holmes n’est pas un junkie, juste un détective qui doit nourrir son esprit quand il est au repos forcé !

Pourquoi ? Parce que son esprit est comme un moteur et l’inaction lui pèse plus que tout. « My mind rebels at stagnation », dira-t-il à Watson ensuite. Holmes veut des énigmes à décoder, il veut du travail, des problèmes ou des enquêtes à résoudre.

Notre détective hait la routine de l’existence.

L’excitation qu’il ressent lors d’une enquête cède ensuite la place à l’abattement lorsque le mystère est résolu.

L’équilibre de sa nature le faisait passer d’une langueur extrême à l’énergie la plus dévorante.

On nous en parlait dans « Le Rituel des Musgrave » (MUSG) :

« Les explosions d’énergie passionnée de Holmes étaient suivies de réactions léthargiques pendant lesquelles il s’allongeait n’importe où avec son violon et ses livres, ne remuait qu’à peine, consentait tout juste à venir s’asseoir à table »

Lorsque ses facultés logiques ne sont pas mobilisées, Holmes est un personnage en proie « à la plus noire des dépressions ».  D’où l’utilisation de la cocaïne.

L’oisiveté l’épuise ! Dans ces phases d’anéantissement, il peut passer des journées entières au lit, ou rester étendu sur le canapé, inerte, dans un état quasi léthargique, presque un légume.

À propos de légume, j’aurais bien aimé m’occuper de son poireau et me faire brouter la cressonnette… Hum, je m’égare !

Consumé par l’ennui, Holmes déprime. Replié sur lui-même, il n’arrive plus à communiquer et peu même rester des jours sans articuler un mot. Pôvre Watson…

Dans le Canon, les exemples de ces symptômes sont fréquents. Holmes révèle des signes de lassitude dus au surmenage.

Au printemps de 1887, sa santé se trouve ébranlée (branlé ?) par un surmenage excessif comme nous l’apprenait Watson dans « Les propriétaires de Reigate » (REIG) :

« Au printemps de 1887, la santé de mon ami, M. Sherlock Holmes, s’était trouvée ébranlée par un surmenage excessif. L’affaire de la Compagnie de Hollande et Sumatra et les projets fantastiques du baron Maupertuis sont encore trop présents à la mémoire du public et trop intimement liés à de délicats problèmes politique et de finance pour trouver place dans cette galerie de croquis ».

En 1897, il commence à révéler quelques symptômes de lassitude sous le travail énorme qui l’accable.

Holmes devra prendre du repos pour s’épargner une grave dépression nerveuse dans « Le pied du diable » (DEVI).

D’un naturel maniaco-dépressif, Holmes marche sur une corde raide. Il oscille constamment entre périodes d’effervescence et phases d’abattement.

Sherlock Holmes entretient un rapport privilégié avec les excitants de toute sorte : que ce soit les stimulants durant une enquête, tels le tabac et la pipe, ou les stimulants pour son esprit au repos : morphine ou cocaïne.

Attention, toutes les pages du canon ne sont pas remplies par des scènes de piquouzes ! Gardez aussi à l’esprit que Conan Doyle n’aimait pas son personnage, il a donc tout fait pour qu’on le déteste, mais ça n’a pas marché…

Et puis, à l’époque, ce genre de produits n’étaient pas interdits

N’oubliez pas non plus que l’Angleterre déclara la « guerre de l’opium » à la Chine et que les premières drogues étaient pour les gens riches ou les bourgeois, pas le petit peuple qui lui se shootaient au mauvais alcool.

Si Holmes n’est pas fait pour le quotidien de monsieur-tout-le-monde et qu’il cherche sans arrêt à s’en échapper, ne se complaisant que dans l’atmosphère du mystère et du crime, c’est qu’il possède une double personnalité.

À suivre avec « Mister Sherlock et docteur Holmes »…

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou,  Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.2 Sexe [Sherlock Holmes]

Sherlock & Irène dans la série de la BBC (Non canonique !!!)

Et point de vue « sexe » ??

Si notre brillant logicien avait un faible pour les prostiputes ou les dames de petites vertus que l’on prend au pied levé entre deux portes cochères, Conan Doyle s’est bien gardé de nous en parler !

Si le petit gourdin du matin était satisfait de manière « manuelle », on n’en a jamais rien su…

Par contre, Holmes était un fervent amateur de la pipe ! Une bonne pipe, rien de tel pour réfléchir et se détendre. Il nous parle souvent de ça, dans ses aventures.

Pour preuve, voici un extrait de « La ligue des rouquins » :

– […] C’est le problème idéal pour trois pipes, et je vous demande de ne pas me distraire pendant cinquante minutes.

Quand je vous disais que le Holmes était un amateur de pipe

Mais vous, bande de coquins, vous aviez pensé à tout autre chose, hein, avouez !!!

Oui, Holmes fumait comme un pompier, comme un dragon… La cigarette, le cigare ou la pipe. Il avait d’ailleurs prévenu Watson dans « Une étude en rouge » (STUD) :

– J’ai l’œil sur un appartement dans Baker Street, dit-il. Cela ferait très bien notre affaire. L’odeur du tabac fort ne vous incommode pas, j’espère ?
– Je fume moi-même le « ship », répondis-je.

Tout cela fait partie des stimulants utilisés durant d’une enquête.

Mais quelle pipes pour Holmes ??

  • Pipe en terre noire dans « Le chien des Baskerville » (HOUN) : « His black clay pipe ».
  • Pipe puante, quand il réfléchit, notamment dans « La vallée de la peur » (VALL) : « The unsavory pipe which was the companion of is deepest meditations »
  • Pipe de bruyère qui est décrite comme vieille dans « Le signe des Quatre » (SIGN) : « His old briar-root pipe »

J’en profiterai au passage pour vous signaler que la fameuse pipe dite « calabash » ou « calebasse » est un anachronisme pur et dur ! Autant affubler un soldat romain d’une montre à gousset !

Pourquoi ?

Parce que cet objet n’a été ramené en Grande-Bretagne qu’après la guerre des Boers, soit à la fin de la période couvrant les aventures de Sherlock Holmes.

D’où vient ce cliché, alors ?

Selon la légende, nous le devons aux acteurs de théâtre du début du XXe siècle qui trouvaient plus facile de donner leur texte avec ce modèle.

Dans le livre de Bernard Oudin, il attribue la demande à l’acteur William Gilette, créateur du rôle de Sherlock Holmes sur scène en 1899, et qui ajouta à la panoplie holmésienne la pipe recourbée.

Il semblerait que se soit lui l’instigateur de tout cela, trouvant plus facile de dire ses répliques en ayant en bouche une pipe recourbée plutôt qu’une pipe droite. Les autres suivirent.

Pourtant, il semblerait bien que l’acteur ne fut jamais représenté avec cette fichue pipe entre les lèvres ! Le mystère reste entier !

En tout cas, niveau « SEXE », c’est au même point que l’amûûr : on n’en sait rien et on peut déduire qu’il n’en avait rien à faire, son sexe étant comme son estomac, juste un appendice de son cerveau !

Tout le monde sait que l’homme n’a pas assez de sang pour faire fonctionner son cerveau et son phallus en même temps…

Holmes nous disait d’ailleurs ceci dans « La pierre de Mazarin » (MAZA) :
« Ce que la digestion fait gagner à notre sang est autant de perdu pour notre cerveau, dit-il. Je suis un cerveau. Le reste de mon corps n’est que l’appendice de mon cerveau. Donc, c’est le cerveau que je dois servir d’abord »

Allez, une bonne pipe et on résout le problème !

 

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou,  Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

2. Amour, Sexe, Drogues et Rock’n Roll – 2.1.Amour [Sherlock Holmes]

I. Amour…

Point de vue amour, j’avais espéré, lors de ma lecture de « Un scandale en Bohème » (SCAN), que Holmes fut amoureux de cette Irene Adler.

Imaginez mon émoi lorsque je lus : « Pour Sherlock Holmes, elle est toujours la femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera la femme. Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? »

Un hurlement de loup s’échappa de ma bouche. Des hectolitres de bave s’échappaient de mes lèvres ouvertes !

Mais je la fermai bien vite en poursuivant ma lecture car ensuite, ce fut la douche froide avec : « Absolument pas ! »

Là, ça vous coupe la chique. Et pourquoi n’aurait-il pas pu éprouver de l’amour pour cette dame ?? Allez Watson, raconte nous !

« Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète ; amoureux, il n’aurait plus été le même. »

Et voilà comment mon détective préféré va hériter du titre du misogyne de l’année ! Titre qui va lui coller à la peau, faisant dire de lui qu’il est homo refoulé, et patati et patata…

Moi je dis qu’il n’aurait pas pu aimer un autre homme puisque Watson nous dit qu’il répugnait les choses du cœur :

« Lorsqu’il parlait des choses du cœur, c’était toujours pour les assaisonner d’une pointe de raillerie ou d’un petit rire ironique. Certes, en tant qu’observateur, il les appréciait : n’est-ce pas par le cœur que s’éclairent les mobiles et les actes des créatures humaines ? Mais en tant que logicien professionnel, il les répudiait : dans un tempérament aussi délicat, aussi subtil que le sien, l’irruption d’une passion aurait introduit un élément de désordre dont aurait pu pâtir la rectitude de ses déductions ».


Le sexe étant une émotion forte, il devait donc le bannir, alors ? Qu’est-ce que tu en dis, mon cher John Watson ??

« Il s’épargnait donc les émotions fortes, et il mettait autant de soin à s’en tenir à l’écart qu’à éviter, par exemple de fêler l’une de ses loupes ou de semer des grains de poussière dans un instrument de précision. Telle était sa nature. Et pourtant une femme l’impressionna : la femme, Irène Adler, qui laissa néanmoins un souvenir douteux et discuté ».

Bref, lors de la lecture de l’intro de « Un scandale en Bohème », j’avais eu droit à la douche froide… Snif !

Cela ne m’a jamais empêché de me faire des films et de mettre Holmes avec une femme… Na ! Oui, je sais, je prêche une chose pour les uns et je fais une autre pour moi.

Que voulez-vous, on ne se refait pas !

J’avais eu aussi droit à une autre mini crise cardiaque lors de ma lecture « Charles Auguste Milverton » (CHAS) :

– Diriez-vous que je suis homme à me marier, Watson ?
– Certes non !
– Cela vous intéressera certainement d’apprendre que je suis fiancé.
– Mon cher ami ! mes félicitations…

Argh !! Il vient de se FIANCER !! Vous comprenez ma défaillance cardiaque… qui fut de courte durée en lisant la suite du dialogue :

– A la bonne de Milverton.
– Juste ciel !
– Il me fallait des renseignements, Watson.
– Vous êtes tout de même allé un peu loin, dites ?
– C’était nécessaire. Je suis un plombier, à la tête d’une maison qui commence à marcher. Je m’appelle Escott. Je suis sorti avec elle tous les soirs et on a causé. Seigneur, quelles conversations ! Quoi qu’il en soit, j’ai eu tout ce qu’il me fallait. Je connais la maison de Milverton aussi bien que le creux de ma main.
– Mais la fille, Holmes ?
– On ne peut rien, mon cher, dit-il avec un haussement d’épaules. Il faut jouer ses cartes de son mieux quand il y a sur la table un pareil enjeu. Je suis d’ailleurs heureux de dire que j’ai un rival abhorré qui me supplantera sitôt que j’aurai le dos tourné.

Merci, Sherlock ! De fausses fiançailles pour mieux entrer dans la demeure d’un maître chanteur afin de récupérer les lettres de sa cliente. « Finis coronat opus » aurait dit le vieux pirate dans Astérix (La fin justifie les moyens).

Rhôô, il a profité d’une innocente jeune fille a qui il a promis mariage et tutti quanti… Qui sait, il l’a peut-être tripoté un peu.

Le mot « conversations » veut peut-être dire « causerie à l’horizontale »… Surtout que la fille m’a l’air d’avoir déjà de quoi se consoler. Une chaudasse, quoi ! Lui aurait-il sorti le tuyau d’incendie pour éteindre son feu de broussailles ??

Nous n’en saurons pas plus, mais je peux imaginer des choses !!

Bref, Holmes peut utiliser les gens à sa guise pour une enquête, piétinant les sentiments que la jeune fille aurait pu avoir envers lui.

Par contre, on se rend compte aussi lorsqu’on lit le canon, que dans ses rapports ordinaires avec les femmes, il met beaucoup de gentillesse et de courtoisie.

Il n’a nulle confiance dans le sexe faible, mais il est toujours un adversaire chevaleresque.

Bien qu’il nous balance allégrement des :

« Le coeur et l’esprit d’une femme sont des énigmes insolubles pour un mâle« , dit-il dans « Un illustre client » (ILLU).

« Leurs actions les plus banales peuvent se rapporter à quelque chose de très grave, mais leur comportement extraordinaire dépend parfois d’une épingle à cheveux ou d’un fer à friser » nous lâche-t-il dans « La seconde tache » (SECO). 

Mary Morstan du « Signe des quatre » (SIGN) le laissera indifférent, contrairement à Watson qui en pince pour elle et qui en fera sa légitime.

Il fut très prévenant envers Violet Hunter, dans « Les hêtres rouges » (COPP)…  Mais pas de bol, il cessera de lui témoigner le moindre intérêt dès qu’elle ne sera plus le pivot de l’un de ses problèmes, à la déception de Watson qui avait peut-être envie de le caser !

Prévenant aussi avec Helen Stoner dans « Le ruban moucheté » (SPEC) mais rien de plus que la prévenance d’un détective envers sa cliente qui risquait sa vie et ne le savait pas.

Le coup de grâce se trouvera pour moi dans « L’aventure du pied du diable » (DEVI) dans le recueil intitulé « Son dernier coup d’archet » où Holmes dit :

– Je n’ai jamais aimé, Watson, mais si j’aimais et si la femme que j’aimais mourrait de la sorte, je pourrais fort bien me comporter comme notre chasseur de lions. Qui sait ?

Si j’avais encore un faible espoir, je pouvais me torcher avec !

Et on rajoute une couche avec une autre de cette petite phrase assassine dans « Le signe des quatre » :

« On ne peut jamais faire totalement confiance aux femmes ; pas même aux meilleures d’entre elles ». 

Niveau « amour », on peut dire qu’avec Holmes, c’est rappé !!

Pourtant, dans « Les diadèmes de Béryls » (BERI), il nous dit tout de même ça :

– Non, il ne s’agit pas de moi. Ce que vous devez, ce sont de très humbles excuses à votre fils, ce noble garçon, qui s’est conduit en cette pénible circonstance comme je serais fier de voir mon fils le faire si j’avais le bonheur d’en avoir un.

Alors, Holmes, quelques regrets tout de même ??? On aurait eu envie d’un héritier ?

C’est ce que j’ai toujours pensé en lisant cette phrase, mais dans tout cela, tout est affaire d’interprétation !

De là à dire qu’il aurait souhaité prendre une femme (oh oui, prendre une femme, coquin !) comme poule pondeuse et se faire faire un fils… Non, je ne le dirai pas ! Par contre, il aurait sans doute voulu un héritier pour la transmission de tout ce qu’il savait… Je suppute, je suppute !

Je vous avais dit que mon approche se ferait dans la légèreté et l’humour. Allez, demain on s’attaque au SEXE !!

1. Sherlock Holmes en long et en large

1. Introduction

Sherlock Holmes est un personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle dans le roman policier « Une étude en rouge » en 1887.

Lors de ses enquêtes, relatées dans les 4 romans et les 56 nouvelles qui forment ce qu’on appelle le canon, il est fréquemment accompagné du docteur Watson.

Watson au début de « Une étude en rouge », dressait ce portrait peu flatteur de celui avec lequel il partageait l’appartement au 221b, Baker Street.

  • En littérature : nulles.
  • En philosophie : nulles.
  • En astronomie : nulles.
  • En politique : faibles.
  • En botanique : spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poisons en général. Ne connaît rien au jardinage.
  • En géologie : pratiques, mais restreintes. Distingue au premier coup d’œil les différentes espèces de terrains. Après s’être promené à pied dans Londres, m’a montré des éclaboussures sur son pantalon et, d’après leur couleur et leur consistance, a déterminé dans quel quartier il les avait essuyées. En chimie : approfondies.
  • En anatomie : exactes, mais sans système.
  • En littérature à sensation : immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
  • Joue bien du violon.
  • Est adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
  • A une bonne connaissance des lois anglaises.

À la décharge du docteur, il ne savait pas encore le métier qu’exerçait son curieux colocataire… Il ne savait pas non plus que Holmes ne voulait pas s’encombrer la mémoire avec des choses inutiles pour son métier.

Cela avait troué le cul de Watson que Holmes ne sache rien du système solaire…

— Qu’un être humain civilisé, au dix-neuvième siècle, ne sût pas que la terre tournait autour du soleil me parut être une chose si extraordinaire que je pouvais à peine le croire.
—Vous paraissez étonné, me dit-il, en soupirant de ma stupéfaction. Mais, maintenant que je le sais, je ferai de mon mieux pour l’oublier.
— Pour l’oublier ! »

Puisque cela ne pouvait pas servir à son métier et qu’il considérait la mémoire comme une pièce avec des murs non élastiques, il prenait garde à ne pas stocker des choses inutiles afin de ne pas encombrer sa mémoire et de l’obliger à jeter une info importante pour stocker une info inutile.

Ce qui veut dire qu’il se fiche de savoir si la terre tourne autour du soleil ou le contraire, vu que ça ne l’aidera pas pour résoudre une enquête.

Sa mémoire était phénoménale : il savait différencier les différentes boues et localiser l’endroit où vous étiez passé, reconnaître tous les sorte de tabacs, il connaissait son Londres…

Un détective se devait de tout connaître, disait-il. Il avait même écrit plusieurs monographies, dont notamment une « Sur la discrimination entre les différents tabacs ». Cent quarante variétés de cigares, cigarettes, et de tabacs y étaient énumérées avec des reproductions en couleurs qui illustraient les différents aspects des cendres.

Pour notre Consulting Detective, des cendres pouvaient constituer un indice d’une importance capitale.

Si on pouvait dire, par exemple, que tel meurtre a été commis par un homme fumant un cigare de l’Inde, cela diminuait le champ de recherches.

Toujours selon lui, il disait que pour un œil exercé, la différence était aussi vaste entre la cendre noire d’un « Trichinopoly » et le blanc duvet du tabac  « Bird’s Eye », qu’entre un chou et une pomme de terre.

Contrairement à ce que Watson pensait au début, Holmes avait écrit des tas de choses. Notamment un  essai sur la détection des traces de pas, avec quelques remarques concernant l’utilisation du plâtre de Paris pour préserver les empreintes…

Sans oublier un curieux petit ouvrage qui traitait de l’influence des métiers sur la forme des mains (avec gravures à l’appui) représentant des mains de couvreurs, de marins, de bûcherons, de typographes, de tisserands, et de tailleurs de diamants.

Livre d’un grand intérêt pratique pour le détective scientifique surtout pour découvrir les antécédents d’un criminel et dans les cas de corps non identifiés.

Il s’est aussi fendu d’autres ouvrages que l’on ne trouve pas en librairie, hélas !

  • Livre sur les tatouages
  • Monographie sur les variations de l’oreille humaine
  • Monographie sur les motets polyphoniques de Lassus
  • Monographie sur la datation des documents
  • Monographie sur les écritures secrètes
  • Manuel d’apiculture
  • Manuel entièrement consacrée à l’art du détective

À suivre…

Demain, je commencerai à publier le premier article intitulé « Amour, sexe, drogues et rock’n roll ».

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou, Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – The Consulting Detective : Intro

L’occasion du « Mois Anglais » était trop belle pour que je passe à côté de mon vice rédhibitoire depuis presque 25 ans : Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes, mon vice… Celui que j’ai découvert fin 1989 avec « Le chien des Baskerville » que j’avais acheté parce qu’il y avait le mot « chien » dans le titre. J’avais 13 ans, presque 14, et j’avais envie de lire autre chose que mes « Club des Cinq » tout en gardant un côté policier.

Je choisi donc ce livre avant de le dévorer et d’acheter la suite du « canon » ensuite… et de poursuivre ensuite avec les récits apocryphes (écrits par des autres que Conan Doyle), les films, les séries… Collectionneuse compulsive je suis.

Qui est Sherlock ??

Sherlock Holmes est le personnage de fiction qui a été le plus représenté au cinéma avec plus de 260 films, le premier datant de 1900 ! Bien plus que Dracula et Frankenstein…

Dès les débuts du nouvel art cinématographique, Conan Doyle déplorait lui-même que les enquêtes de Holmes soient situées dans l’époque où le film se tournait, et non à l’époque victorienne, qui est celle des récits originaux.

De ce personnage littéraire, chacun a dans son esprit sa vision « personnelle » du détective : jeune et élancé, maniant un smartphone pour la génération « Sherlock Cumberbatch »; l’élégance télévisuelle et un brin dandy d’un Jeremy Brett pour ceux de ma génération; un côté débraillé à la Robert Downey Jr; un Peter Cushing haut en couleur gravé à jamais sur les pelicules de la Hammer; un Robert Neville dans les ruelles sombres de Whitechapel; un côté « cliché » avec Basil Rathborne; avec une tête de renard dans une version japonaise d’un dessin animé…

Peut importe le flacon, nous avons tous eu de l’ivresse avec les récits canonique, apocryphes, les séries télés, le théâtre et le grand écran.

Sherlock Holmes… peu de personnages ont excité à ce point les créateurs de tout poils, sur quelques supports que ce soit, alors que l’œuvre originale de Conan Doyle ne tient qu’en 56 nouvelles et 4 romans.

Pour le grand public et certains holmésiens, c’est un héros qui a existé puisque l’on visite son appartement à Londres, au 221b et un héros immortel puisque sa nécrologie n’a jamais été publiée dans le « Times ».

Pour les réalisateurs de films, c’est un sujet qui a engendré autant d’oeuvres que Jésus Christ ou Napoléon.

Pour les passionnés, c’est le personnage qui est à l’origine de plusieurs centaines de clubs à travers le monde, des associations où l’on dissèquent les œuvres du Maître, où l’on observe des rituels bien établis, où l’on organise des pèlerinages sur les lieux même de ses aventures.

Un engouement auquel n’eurent jamais droit des Maigret, Poirot ou Lupin, pourtant remarquables, eux aussi… Enfin, si, ils ont leurs fans, leurs club, mais ils n’arrivent pas au point d’un Holmes qui suscite un engouement jamais vu.

Conan Doyle a donc écrit 4 romans et 56 nouvelles, le tout publiés entre 1887 et 1927, en plein essor de l’âge victorien. L’ère victorienne au Royaume-Uni désigne les années de règne de la reine Victoria, de 1837 à 1901.

Je vous rassure de suite, je n’ai pas la prétention de vous pondre une étude poussée et clinique du personnage, juste envie de vous parler de mon vice avec les traits d’humours qui me sont coutumiers.

C’est pour cela que je n’aborderais pas « tout » mais juste quelques petites choses qui me tenait à cœur et qui me donnait la possibilité de m’amuser (petites choses qui sont vite devenues des tas de choses).

Que les pète-sec passent leur chemin parce que je vais parler d’un sujet de loisirs sans prétention aucune, traitant l’affaire par-dessus la jambe.

Afin de ne pas alourdir le sujet, je vais traiter le sujet en plusieurs morceaux !

Vous me connaissez, je commence avec l’intention formelle de m’en tenir au strict minimum et ensuite, je ne me sens plus et mes doigts courent sur le clavier et je pianote !

Que les organisatrices comptent tout le dossier comme elles le veulent : 1 ou le nombre exact d’articles que je vais commettre.

Mon crime est en tout cas signé !

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, « Mois anglais III » chez Titine et Lou,  Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Les Aventures de Sherlock Holmes – The Adventures of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Les Aventures de Sherlock Holmes The Adventures of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                              big_5
Édition: Robert Laffont

Résumé :
– Un scandale en Bohême.
– La ligue des rouquins.
– Une affaire d’identité.
– Le mystère du Val Boscombe.
– Les cinq pépins d’orange.
– L’homme à la lèvre tordue.
– L’escarboucle bleue.
– Le ruban moucheté.
– Le pouce de l’ingénieur.
– Un aristocrate célibataire.
– Le diadème de béryls.
– Les Hêtres Rouges.

Critique : 
S’il y a bien un tome qui est mon préféré de chez préféré, c’est bien celui-là. Je l’avais acheté peu de temps après le roman « Le chien des Baskerville »(pourquoi faire dans l’ordre quand on je joue pas au Tiercé ?) et la première ligne me faisait déjà tressaillir : « Pour Sherlock Holmes, elle est toujours LA femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu’il ne l’appelle presque jamais par son nom ; elle est et elle restera LA femme. Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? ».

Non mais là, je vous le jure, je ne me sentais plus. La suite doucha mon enthousiasme juvénile (j’avais 14 ans !) :  » Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. »

Malgré tout, « Un scandale en Bohème » reste mon histoire préférée (exæquo avec « Le ruban moucheté ») en raison du fait que Holmes se fait avoir par une femme ! Monsieur l’avait sous-estimée et bardaf, elle aura le dernier mot.

Pourtant, il l’avait eu le premier, quand, déguisé en valet d’écurie, il lui avait servi de témoin pour son mariage en catimini avec l’avocat. Holmes : 1 / Irène : 0

Il l’avait bien eue aussi, quand, déguisé en clergyman non conformiste, il lui jouait cinq lignes, découvrant la cachette de la photo compromettante. Holmes : 2 / Irène : 0

Irène n’étant pas absente le jour où on distribuait les cerveaux, le sien additionna les faits et elle suivit Holmes, déguisé en homme. Elle lui souhaita « Bonne nuit, monsieur Holmes » et il ne la reconnu pas dans ce jeune dandy. Holmes : 2 / Irène : 1

Elle le flousa ensuite de la plus belle des manières en jouant la fille de l’air et Holmes, surpris mais bon jouer ne demanda que le portrait de la belle cantatrice au Roi. Holmes : 2 / Irène : 2

On a souvent fait de la belle Irène Adler une voleuse ou autre, pourtant, dans le récit canonique, ce n’était qu’une femme qui avait aimé un homme, mais c’était Wilhelm Gottsreich Sigismond von Ormstein, grand-duc de Cassel-Falstein, et roi héréditaire de Bohême (ouf, je l’ai dit), et qui se fit trahir de bien cruelle manière (monsieur s’est fiancé avec une prout-prout-ma-chère de son rang). Moi aussi je me serais vengée.

C’est dans ce recueil que l’on retrouve la crème des enquêtes de Sherlock Holmes, telle « La ligue des rouquins » (magnifique !) et « Le mystère du Val Boscombe » où Holmes empêchera une condamnation injuste.

« L’homme à la lèvre tordue » va mettre Holmes en difficulté, jusqu’à ce que la lumière se fasse dans son esprit, suite à une action qu’il fit (Dr House, copie de Holmes, résolvait ses cas suite à un mot ou à un détail qui lui faisait comprendre la maladie du patient). Du grand art !

« L’escarboucle bleue » donnera à Holmes la possibilité de montrer toute l’étendue de son talent en déduisant sur un chapeau. Sans compter que la cachette pour l’escarboucle volée était des plus « innovante » et ingénieuse. Holmes est au sommet de son art.

« Le ruban moucheté » est mon préféré. La roublardise d’un docteur, son machiavélisme, son sadisme… Bref, géniale aventure et j’aurais bien aimé que Holmes se rapproche un peu plus de sa cliente… Romantique, que voulez-vous, je ne me referai pas.

« Une affaire d’identité », « Le pouce de l’ingénieur », « Un aristocrate célibataire » et « Les cinq pépins d’orange » ne sont pas mes préférées. Elles sont originales, mais je ressent moins de jouissance durant ma lecture que pour les autres.

« Le diadème de béryls » est magnifique de par une phrase de Holmes : « Ce que vous devez, ce sont de très humbles excuses à votre fils, ce noble garçon, qui s’est conduit en cette pénible circonstance comme je serais fier de voir mon fils le faire si j’avais le bonheur d’en avoir un. »

Encore une histoire où une femme mène un homme par le bout du nez…

C’est dans « Les Hêtres Rouges » que Holmes nous dit une phrase qui a fait penser à certains holmésiens qu’il avait une soeur : « Mon Dieu, mademoiselle, je vous avoue franchement que ce n’est pas la situation que je choisirais pour ma soeur, si j’en avais une ». Il a lieu de lire qu’il n’en pas, de soeur…

Un recueil qui me fait toujours passer du très très bon temps, malgré les quelques aventures qui me font moins décoller.

Le format des nouvelles convient bien aux enquêtes de Sherlock Holmes, même si le lire en roman est aussi un plaisir parce que ça dure plus longtemps.

Sherlock Holmes, tu y goûtes une fois et tu es accro ! La preuve…

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Souvenirs de Sherlock Holmes – The Memoirs of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Souvenirs de Sherlock Holmes – The Memoirs of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                  big_5
Édition: Robert Laffont (1964)

Résumé :
« Que fait Sherlock Holmes toute la journée ? Il déduit et, de déduction en déduction, il découvre pourquoi les moutons boitent quand les chevaux de course disparaissent, pourquoi un homme en fait chanter un autre et pourquoi le colonel Barclay s’effondre, mort, dans son salon. C’est très clair,  » élémentaire, mon cher Watson !  » Et les onze énigmes deviennent de simples histoires d’amour, de vengeance et de mort.

Dans ce dernier volume de la série des Sherlock Holmes, le célèbre détective anglais affronte un adversaire aussi intelligent que lui, le professeur Moriarty, criminel génial et machiavélique. Le duel aura lieu dans les montagnes suisses. « 

Au sommaire :
– Flamme d’Argent
– La figure jaune
– L’Employé de l’agent de change
– Le Gloria Scott
– Le Rituel des Musgrave
– Les Propriétaires de Reigate
– L’Estropié
– Le Pensionnaire en traitement
– L’Interprète grec
– Le Traité naval
– Le dernier problème.

Critique : 
Dans cette vieille édition de chez « Le livre de poche », une intro est erronée… C’est celle qui concerne les déductions de Holmes sur les pensées de Watson, où il nous parle du portrait du général Beecher… Cette fameuse intro se trouve dans la nouvelle « Le Pensionnaire en traitement ».

A l’origine, cette intro était celle de « La boîte en carton »  !!

Oh, vu comme ça, c’est pas bien grave, me direz-vous. Mais si c’est grave ! Voilà encore un exemple d’une belle prise de tête lors de ma première lecture, quand je portais des culottes courtes.

Dans cette intro, Watson nous parle de chaleur torride, de 33°, de Parlement en vacances, de la population qui avait déserté la capitale…

Or, dans ce passage inséré dans « Le Pensionnaire en traitement », la question de la chaleur torride ne se posait pas puisqu’il était dit, noir sur blanc, que nous étions au mois d’octobre…

Angleterre, mois d’octobre et chaleur torride de 33° ??? J’avais pas compris.

C’est plus tard que j’eus l’explication : « La boîte en carton » comprenant des mutilations humaines, elle n’avait pas été retenue dans les publications en recueil, pour ne pas choquer les âmes sensibles, mais puisque cette intro était magnifique, hop, abracadabra, la voilà dans une autre nouvelle « Le Pensionnaire en traitement » et l’intro du pensionnaire prenait la place de « La boite en carton »… Ni vu, ni connu, je t’embrouille.

Oui, mais quand on découvre le canon avec des vieux livres mal traduits ou avec les vieux arrangements, ben, on se demande ce qui se passe pour avoir du 33° en plein mois d’octobre à Londres !

Dire qu’il y en a qui croient que lire le canon est une promenade de santé !

Dans ce recueil, je les aime toutes, hormis la dernière qui est « Le dernier problème » et j’ai beau l’avoir lue 36.000 fois, j’ai toujours les larmes aux yeux.

Dans « Flamme d’Argent », le niveau des déductions de Sherlock Holmes atteint un niveau particulièrement élevé. Le chien qui n’a pas aboyé, c’est étrange. C’est aussi dans cette aventure que Holmes est décrit portant une casquette à rabats sur les oreilles… Illustré par Sidnet Paget.

Sherlock Holmes se montre trop sûr de lui dans « La figure jaune » et se lance sur une fausse piste. Mais il sait reconnaître ses torts et demandera à Watson que, si un jour il se fie un peu trop à ses facultés, ou qu’il accorde à une affaire moins d’intérêt qu’elle ne le mérite, et bien qu’il faudra lui rappeler « Norbury ».

« L’Employé de l’agent de change » : ce n’était pas ma préférée, avant, maintenant, je la redécouvre avec plaisir. De plus, il est bon de savoir que la SSHF a tiré son nom holmésien « Les Quincailliers de la Franco-Midland » de cette aventure…

« Le Gloria Scott » : la première affaire dans la vie de Sherlock Holmes ! Et il nous la raconte… Il nous parle aussi de son seul ami de l’époque, Trévor.

« Le Rituel des Musgrave » : on nous gâte, voilà encore des premières enquêtes de Sherlock… Je l’adore aussi, celle-là, on y apprend toutes les petites manies de Holmes, dont le tabac dans la babouche persane !

Dans « Les Propriétaires de Reigate », alors qu’il prend quelques jours de repos, Sherlock Holmes doit résoudre l’énigme du meurtre d’un cocher. Il est assez vachard avec le pauvre Watson, mais on apprend aussi que Holmes était surmené, ainsi que quelques titres d’Untold Stories pour nous faire rêver.

Avec l’aventure de « L’Estropié » (parfois nommé « Le tordu »), nous avons un meurtre en chambre close et d’étranges traces au mur. Un joli récit sur la vengeance qui est un plat qui se déguste froid.

« Le Pensionnaire en traitement » est encore une aventure digne d’intérêt (enfin, c’est ce que moi je pense). Holmes s’intéresse au comportement étrange de Mr Blessington, riche pensionnaire ayant concédé l’usage du rez-de-chaussée de sa demeure à un jeune médecin en échange de soins et d’une partie de ses honoraires. Quand on le retrouve pendu… the game is afoot. De plus, ayant adoré la version de la Granada avec Jeremy Brett, lorsque je la lis, je vois la série.

« L’Interprète grec » est un must rien que pour le fait qu’on apprend que Holmes a un frère ! Watson ne le savait pas non plus… Et leurs déductions sur le type dehors, sur le trottoir !

« Le Traité naval » me transporte parce que l’on découvre un Holmes sentimental (le fameux épisode de la rose) qui contraste avec sa philosophie rationaliste.

« Le dernier problème » est celui qui me fait monter les larmes aux yeux avec la mort de Sherlock Holmes. Cette aventure devait ainsi marquer la fin de la série aux yeux de Conan Doyle, mais l’avenir l’obligea à revenir sur cette cruelle décision.

S’il était tombé sur le personnage de King,  Annie Wilkes (Misery) et bien, il aurait fait revenir Holmes plus vite !

Vous l’aurez compris, ce tome fait partie de mes préférés ! Toutes les aventures sont extra, bien écrites, avec de l’action, des déductions, des révélations et tutti quanti.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes : Arthur Conan Doyle

Titre : Résurrection de Sherlock Holmes – The Return of Sherlock Holmes

Auteur : Arthur Conan Doyle                                                       big_5
Édition: Le Livre de Poche Policier  

Résumé :
Choisies parmi les enquêtes les plus remarquables de Sherlock Holmes par le fidèle Watson qui a été personnellement mêlé à la plupart d’entre elles, voici treize « affaires » captivantes qui mettent en lumière les facultés étonnantes du célèbre détective :

Au sommaire :
– La Maison vide
– L’Entrepreneur de Norwood
– Les Hommes dansants
– La Cycliste solitaire
– L’École du prieuré
– Peter le noir
– Charles-Auguste Milverton
– Les Six Napoléons
– Les Trois Étudiants
– Le Pince-nez en or
– Le trois-quarts manquant
– Le Manoir de l’abbaye
– La Deuxième Tache.

Critique : 
Sherlock Holmes est de retour !! Yes ! Les chutes de Reichenbach n’ont pas causées sa chute. Heureusement que Conan Doyle l’avait fait disparaître de cette manière… S’il avait choisi l’option « un coup de fusil dans le coeur et six pieds sous terre », restait plus que Jésus pour le faire ressortir de terre, tel Lazare.

La littérature permet beaucoup de chose. Ses lecteurs de l’époque furent les premiers contents et je l’ai été aussi lorsque je sus qu’il revenait ensuite. Je ne dus pas être la seule, non ?

Bon, nous n’avons aucun mérite, à notre époque (que ce soit au XXè et XXIè siècle), nous n’avons pas dû attendre 10 ans, nous, tandis que ceux de l’époque, ben ils se sont bouffés les doigts entre décembre 1893 et septembre 1903 !

Tout de même, dix ans sans ma drogue, je n’aurais pas survécu… Oui, je sais, Conan Doyle a cédé aux sirènes de l’argent et publié « The hound of Baskerville » en 1901… Mais c’était pas la résurrection de Sherlock.

Bref, lire ce recueil est toujours vivifiant. Mon chouchou est revenu. « La Maison vide » ne l’est plus ! Terrible cette affaire. Sa tête est mise à prix et faudrait pas que l’ignoble Colonel Moran nous le dégomme direct.

Dans « L’Entrepreneur de Norwood », les empreintes digitales sont utilisées comme élément de preuve. J’apprécie beaucoup cette affaire en raison de son caractère « rusé ». Fallait y penser ! Mais Sherlock fut le plus fort et encore plus rusé que l’autre rusé.

Avec « Les Hommes dansants », Holmes est pris de vitesse et ne parvient pas à sauver son client à temps. Bel exercice de déchiffrage d’un code composé de petits bonshommes qui dansent.

Non, « Le Cycliste solitaire » ne parle pas d’un cycliste du tour de France dopé à l’EPO et qui ferait la course seul en tête ! Une cliente viens chez Holmes : Miss Violet Smith… L’aventure est retorse et je l’adore.

Petit plus pour vous : Le titre anglais « The Solitary Cyclist » est impersonnel et de longues polémiques ont lieu pour savoir s’il s’agit de Violet Smith ou de Mr Carruthers, tous deux cyclistes… solitaires. D’ailleurs, dans de nombreuses éditions, il est noté « La »… Mais un manuscrit de Conan Doyle a résolu l’affaire puisque qu’on y voit le titre « The Solitary Man » avec le mot « Man » rayé et remplacé par « Cyclist ».

« L’École du prieuré » traite d’une double disparition du jeune lord Saltire et de son professeur d’allemand. Holmes arrive à déterminer la marque des pneus du vélo en observant les traces dans la boue, ainsi que sa direction. Pour la direction, il fut prouvé ensuite qu’il est impossible de le déduire à partir des traces dans la boue…

« Peter le noir » a été retrouvé transpercé par un harpon, littéralement cloué sur l’un des murs de la remise de son jardin. Holmes est toujours aussi fort…

« Charles-Auguste Milverton » est un maître-chanteur et l’aventure a failli me donner une crise cardiaque lorsque je lus que Holmes s’était… fiancé ??? Rhâââ, oui ? Et bien non. Le rustre a séduit une jeune servante de la maison juste pour en apprendre plus sur le maître chanteur, ensuite, Holmes se livre à un cambriolage d’utilité publique et refuse d’aider la police. Il y a de l’humour dans cette aventure.

« Les Six Napoléons »… A croire que quelqu’un n’aime votre Empereur, en Angleterre, car on retrouve des statuettes de son buste brisées… Wellington a-t-il un alibi ? Et Nelson, il était où ? Vous l’avez compris, cette histoire, je l’apprécie beaucoup. Holmes un peu z’ému, que demander de plus ?

Avec « Les Trois Étudiants », pas de partouzes, mais juste le vol de la copie des questions d’examen… de grec. Et puisque Holmes était dans les parages. A chaque fois j’oublie qui est le coupable et je le redécouvre.

« Le Pince-nez en or » n’est pas bon pour la santé parce que Holmes fume comme un dragon à côté du lit d’un client, pour la bonne marche de son enquête. De toute façon, le client, immobilisé dans le lit, fume encore plus. Holmes est un génie ! Sans son intervention, on restait avec un crime impuni.

« Le trois-quarts manquant » démontrera toute la ruse de Holmes pour arriver à suivre la voiture du docteur Armstrong. Une seringue et un peu de produit, non pas dopant, mais de l’anis et un chien qui a du flair et le tour est joué.

« Le Manoir de l’abbaye » ou « on ne la fait pas à Holmes ». Nan, faut pas lui raconter des carabistouilles. Holmes peut aussi se placer au-dessus de la loi et considérer que le coupable l’est moins que la victime.

« La Deuxième Tache » ou « on est jamais aussi bien trahi que par une femme »… Holmes est mandaté pour retrouver un document hyper-important, un document couvert par le secret d’Etat, dont la divulgation pourrait entraîner l’Europe dans la guerre. Une enquête superbe, un document retrouvé, mais ce n’est pas ça qui empêchera un jour la guerre de se déclarer.

Une fois de plus un recueil que j’aime relire, que ce soit dans mes vieilles éditions (parce qu’elles ont une histoire) ou des les éditions Omnibus, traductions parfaites et V.O sur la page gauche.

Sherlock Holmes a beau avoir un caractère spécial, il n’en reste pas moins un personnage avec du caractère et pas de la guimauve dans les veines.

Du caractère, mais sans être pour autant un alcolo notoire comme certains flics de polars (j’ai rien contre eux, mais à la fin, ils le sont tous), s’administrant une fois de temps en temps une injection de cocaïne, une solution à 7%, pas pour planer, mais parce que son cerveau se rebelle à la stagnation et qu’être sans affaire est pour lui un supplice.

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.

Son dernier coup d’archet – His Last Bow : Arthur Conan Doyle

Titre : Son dernier coup d’archet – His Last Bow

Auteur : Arthur Conan Doyle
Édition: Le Livre de Poche Policier

Résumé :
Relatées par le fidèle Watson, huit aventures captivantes de Sherlock Holmes :
• L’aventure de Wisteria Lodge.
• La boîte en carton
• L’aventure du cercle rouge
• Les plans du Bruce Partington
• L’aventure du détective agonisant
• La disparition de Lady Frances Carfax
• L’aventure du pied du diable
• Son dernier coup d’archet.

Huit « affaires » inextricables que le célèbre détective réussit à dénouer grâce à ses dons d’observation aigus et ses méthodes subtiles et hardies.

Critique : 
Le recueil que j’aime le moins relire car il contient le toute dernière aventure de Sherlock Holmes « Son dernier coup d’archet » où Holmes fait arrêter Vonbork, un espion allemand basé en Angleterre. C’est le début de la Grande Guerre. Lui et Watson sont âgés et fatigués.

Si « L’aventure du cercle rouge » me plaît moins, celle « du pied du diable » m’a fait pleurer parce que Holmes dit « Je n’ai jamais aimé… ». Elle est terrible, cette aventure là.

« L’aventure de Wisteria Lodge » possède elle aussi une entourloupe de taille : Conan Doyle commet une grosse faute, plaçant cette histoire en mars 1892, alors qu’à cette date, Holmes ne pouvait résoudre cette affaire, pour cause de grand hiatus ! (1891-1894).

« La boîte en carton » (janvier 1893) devait être à l’origine publiée dans « Les mémoires de Sherlock Holmes » mais son côté assez sombre et glauque avec des mutilations lui a valu d’être retardée dans sa publication en recueil et la voici fichue dans « Son dernier coup d’archet ».

« Les plans du Bruce Partington » : un des cas les plus politiques de la saga du détective, avec des références à l’espionnage. Le coup du cadavre placé sur… (non, je ne dévoilerai rien) était une riche idée pour embrouiller les policiers, mais on ne mystifie pas Holmes.

« L’aventure du détective agonisant » : une nouvelle qui m’a bluffé, Holmes est au sommet de son art et sa ruse n’a pas d’égal.

« La disparition de Lady Frances Carfax » :pas mal, mais quelle complexité juste pour commettre un meurtre !

« L’aventure du pied du diable » : en plus de la phrase mythique, Holmes a l’air surmené et son état de santé de Holmes au début de l’aventure laisserait penser à un surmenage important, ou un abus de drogue…

Celui-ci est le recueil que j’ouvre avec le plus de nostalgie parce que je sais que lorsque j’ai fini de le relire (pour la 36ème fois), j’en ai terminé avec les écrits canoniques.

Aaah, Sherlock, toi et moi, c’est une vieille histoire d’amour… Et je ne m’en lasse pas, bien que j’aille voir un peu de tout les côtés. D’ailleurs, je lui laisse le mot de la fin…

– Ah ! ma Belette ! me fit Holmes en remettant de l’ordre dans son col froissé. Les voyages finissent toujours par réunir les amoureux, comme on dit ! Je ne crois pas que j’ai eu le plaisir de vous voir depuis que vous m’avez comblé d’attentions quand j’étais sur ma plate-forme au-dessus des chutes de Reichenbach.

(Extrait de « The Adventure of the Empty House » – « La maison vide » et je n’ai changé qu’un mot : « Colonel » a disparu au profit de « ma Belette »).

Challenges « Thrillers et polars » de Liliba, « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « I Love London » de Maggie et Titine, « Le mois anglais » chez Titine et le challenge « Victorien » chez Arieste.