Le Diable de la Tamise : Annelie Wendeberg

Diable de la Tamise - Wendeberg

Titre : Le Diable de la Tamise

Auteur : Annelie Wendeberg
Édition : Les Presses De La Cite (2016)

Résumé :
Londres, 1889. Quand une victime du choléra est retrouvée dans la Tamise, le Dr Anton Kronberg, bactériologiste de son état, est appelé pour confirmer les causes du décès.

Toutes les précautions sont prises pour éviter une épidémie. Les choses auraient pu en rester là si les résultats intrigants de l’autopsie n’avaient poussé Kronberg à s’intéresser de plus près à cette affaire.

Alors que Scotland Yard souhaite classer ce cas, Kronberg se rapproche de Sherlock Holmes. Et il ne faut que peu de temps au célèbre détective pour percer le secret du médecin qui, en réalité, est… une femme.

Un secret qui pourrait la mener droit en prison s’il venait à être révélé. Mais tous deux vont unir leurs forces pour débusquer un criminel aussi redoutable que Jack l’Éventreur…

keep-calm-and-read-for-the-english-month-2.jpgCritique :
Pas évident de mettre en scène un détective archi-connu tel que Sherlock Holmes dans une enquête qui tienne la route et encore moins évident de le faire enquêter aux côtés d’une femme qui a choisi de se travestir en homme afin de pouvoir étudier et ensuite exercer la médecine.

Franchement, l’exercice était plus que casse-gueule, une véritable folie mais l’auteur a réussi ce coup de folie !

Non seulement le Holmes qu’elle nous présente ressemble au vrai, a la couleur du vrai, mais tel le ©Canada Dry, ce n’est pas le vrai…

Pourtant, ça pétille et fait du bien de retrouver mon bon vieux Sherlock dans cette courte enquête (256p), même s’il n’a pas le premier rôle…

Le Dr Anton Kronberg se prénomme en fait Anna et puisque les études de médecine ne sont pas accessibles à la moitié de l’humanité (les femmes), elle a dû ruser et se grimer en homme pour y arriver. Il n’y a que Holmes qui a percé le déguisement de la bactériologiste à jour.

Certes, si je voulais chipoter, je dirais que cette femme a beaucoup de qualités, dont celle de se livrer à des déductions, d’avoir un sang-froid parfaitement maîtrisé (mais ça craquera parfois), une philanthropie que peu de médecins possèdent, qui joue au médecin légiste sans même frémir et qu’elle mène une double vie sans que personne n’ait jamais rien remarqué.

Une sorte de docteur Kay Scarpetta en moins chiante… Si, si, au bout de quelques romans, la Scarpetta, elle devenait imbuvable !

Le truc du faux pénis qu’Anna porte pour faire semblant aux urinoirs aurait pu ne pas être mentionné, mais bon, ça passe (oups) et ça laisse imaginer ce que nous les femmes (nous le charme ♫) avons dû faire pour avoir quelques droits dans cette société menée par des phallocrate aux petites bi… aux petits esprits qui auraient trop peur que nous prouvions que nous pouvons être meilleures ou aussi pires qu’eux !

Les idées préconçues nous empêchent d’apprendre ! Ce n’est qu’une fois que nous avons appris tout ce qu’il y a à savoir, une fois que nous avons étudié, observé, que nous pouvons tirer nos conclusions. Et ne vous attendez pas à toujours trouver une réponse à vos questions. Si jamais vous avez fait de votre mieux et que l’explication vous échappe toujours, il est acceptable et honorable de reconnaître votre ignorance.

Une des premières choses que j’ai apprises en tant qu’adulte, c’est que, pour les gens qui ont toujours vécu dans la peur et les préjugés, la connaissance et les faits n’ont strictement aucune importance.

Le manque de discernement a toujours été pour moi le trait le plus dérangeant de mes congénères.

La plume de l’auteur m’a entrainé en peu de mots dans le Londres victorien, nous brossant la misère de ses quartiers, le peu de scrupules de certains médecins (mais nous le savions déjà, non ?), les avancées de la médecine qui se sont faites au détriment des vies humaines (qu’est-ce quelques indigents contre l’humanité ?) et la non-place de la femme dans une société dont le souverain était… une femme.

Les personnages sont bien brossés, Holmes est conforme, le Dr Anton/Anna Kronberg attachante, une femme qui vit selon ses convictions, qui ne dit pas non à une partie de jambes en l’air et qui est prête à toute pour résoudre ce cas étrange du cadavre retrouvé sur les bords de la Tamise et qui présentait tous les signes d’une mort due au choléra.

Oui, on oscille entre enquête policière et enquête médicale, mais on ne jouera pas au médecin non conventionné avec Holmes…

De plus, la fin laisse présager une suite car tout n’est pas résolu. Non, on ne pourrait pas terminer cette enquête par un arrêt total de tout, impossible, ce ne serait pas réaliste à ce niveau là.

J’espère juste que j’aurais droit à une autre enquête du Dr Anton/Anna Kronberg et de Sherlock Holmes.

« L’égalité entre hommes et femmes sera une réalité le jour où on mettra une femme incompétente à un poste de responsabilité » (Françoise Giroud)

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

SH - Keep-Calm-Sherlock Power déduction

Publicités

Un linceul n’a pas de poches : Horace Mc Coy

Titre : Un linceul n’a pas de poches       big_4

Auteur : Horace Mc Coy
Édition : Série Noire Gallimard N°4 (1946) / Folio Policier (1998)

Résumé :
Écœuré, Mike Dolan quitte le journal où il travaille. Il ne supporte plus de ne pouvoir faire éclater la vérité, le quotidien étant muselé par les annonceurs et soumis à diverses pressions.

Avec son meilleur ami et reporter judiciaire, Eddie Bishop, et avec Myra Barnovsky, ils décident decréer « Cosmopolite », un hebdomadaire dont la devise est « La vérité, toute la vérité et rien que la vérité ».

Les dents vont grincer et les menaces pleuvoir. La jeunesse et l’impétuosité auront-elles raison du système en place ?

Petit Plus : Avec Hammett et Chandler, McCoy est l’un des pères fondateurs du roman noir américain. Dans « Un linceul n’a pas de poches », son récit le plus autobiographique, il s’est servi de son expérience de journaliste pour dresser un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société.

Le sujet toujours d’actualité et la qualité de l’écriture font que ce roman publié en 1937 n’a pas pris une ride.

Critique :
Puisque j’affectionne régulièrement plonger dans le roman noir, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de me taper le numéro 4 de la mythique collection « Série Noire ».

Non, ne cherchez pas vainement un crime et en enquêteur habituel, ici, rien n’est habituel. Les crimes, se sont les notables de la ville qui les commettent avec leurs magouilles. Leurs complices ? Les journaux complaisants qui détournent la vérité ou la maquille.

L’enquêteur ? Mike Dolan, un jeune journaliste assoiffé de vérité qui a déniché une magouille et, puisque son patron ne veut pas publier son article sur le match de base-ball truqué, il plaque tout afin de créer sa propre revue, se disant qu’il pourra exercer son métier comme il l’entend ainsi que dénoncer tout ce qui lui semble contraire à la morale..

Mike sait que si les journaux n’osent plus appeler les enfants de salaud par leur nom, c’est à cause des pressions qu’excercent sur eux les notables de la ville et les annonceurs publicitaires. Tout le système est gangrené.

Mais ce n’est pas évident de créer sa propre revue lorsqu’on est sans le sous et criblé de dettes ! La rigueur de Mike fait peur et après quelques publications, son imprimeur se défile et sa revue est retirée des kiosques suite à un article qui a dérangé la personne visée.

Malgré plusieurs menaces, Mike est bien décidé de continuer à faire tomber les gros bonnets.

Son combat n’est-il pas perdu d’avance, lui qui voudrait nettoyer les écuries d’Augias d’un seul coup de torchon ? (non, pas au kärcher).

Plume trempée dans le vitriol, cynisme à tous les étages, personnages haut en couleur dont le « héros », rempli de défauts est un joli cœur, véritable bête noire des pères possédant une jolie fille, assoiffé de reconnaissance, voulant côtoyer les plus grands… Homme épris de justice, il me fait penser à un Don Quichotte des temps modernes.

Vous l’aurez compris, ce roman « noir de noir » est un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société américaine et de la société en général.

Écrit avant la Seconde Guerre Mondiale, McCoy nous dresse donc un portrait horriblement sinistre des États-Unis : censure de la presse, extrémisme, Ku Klux Klan…. Pays de la liberté ? Mon c**, oui !

Tout comme son personnage principal qui lui ressemblait beaucoup, Mc Coy paiera très cher cette peinture peu reluisante : son roman ne sera pas publié en Amérique, mais en Angleterre et ensuite en France, dans la mythique série noire de Marcel Duhamel.

« No pockets in a shroud » devra patienter jusque 1948 pour être édité : et encore, ce sera une version remaniée de l’édition anglaise, qui, elle-même, avait subi des coupes par rapport au manuscrit original.

La fin est brutale, mais il ne pouvait en être autrement…

Un roman qui se lit vite, les dialogues pulsent, l’action aussi, on ne s’ennuie pas et ça valait la peine d’être lu !

 

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « Challenge US » chez Noctembule et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

Les Raisins de la colère : John Steinbeck

Titre : Les Raisins de la colère

Auteur : John Steinbeck
Édition : Gallimard/Folio

Résumé :
L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, avec qui il partage des souvenirs d’enfance.

Les deux personnages font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et un peu perdus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres membres de la famille Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson avec ce qui leur reste de biens.

Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce à des feuillets leur proposant du travail et qui sont distribués un peu partout dans leur état : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre.

Séduits par cette publicité, la famille Joad décide d’investir tout ce qui lui reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur J. Casy se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest.

Dans des camps de fortune dressés au bord de la route ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie.

La famille Joad ne veut pas admettre que les promesses auxquelles elle croit ne seront pas tenues. Juste avant la limite d’état, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert.

En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille, qui est enceinte) quitte la famille. Le reste de la famille, dirigé par Man, n’a d’autre choix que de poursuivre sa route.

A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les propriétaires importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Ils profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires et les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville.

Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire adhérer à des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom car il avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux.

Critique : 
Un roman qui, malgré ses quelques longueurs, m’a pris aux tripes… Un roman porteur d’un message sur le capitalisme qui, non content d’exploiter l’homme, fait en sorte que toutes les richesses ne soient détenue que par quelques mains (la racaille en col blanc).

« Lorsque la propriété est accumulée dans un trop petit nombre de mains, elle est enlevée. Lorsqu’une majorité a faim et froid, elle prendra par la force ce dont elle a besoin. la répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité ».

 

L’industrialisation a beau être pointée du doigt dans ce roman (les tracteurs), ce n’est pas elle qui est citée à comparaître sur le banc des accusés : la machine n’est pas responsable du mal qu’elle fait.

Non, mais l’auteur dénonce la mauvaise utilisation et le fait que les banquiers – eux, une fois de plus – aient entraînés les plus pauvres à payer leurs erreurs (♫ non, non, rien n’a changé ♪).

« La banque ce n’est pas la même chose que les hommes. Il se trouve que chaque homme dans une banque hait ce que la banque fait, et cependant la banque le fait. La banque est plus que les hommes, je vous le dis. C’est LE MONSTRE. C’est les hommes qui l’ont créé, mais ils sont incapables de le diriger ».

Oklahoma, fin des années 20… 1929 pour être plus précise. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et les agriculteurs qui avaient emprunté de l’argent aux banques après une récolte merdique, se retrouvent à ne plus savoir honorer leurs dettes puisque aucune de leurs récoltes ne fut vraiment bonne.

Et que font les banquiers lorsque vous ne savez pas payer vos dettes ? Ils vous saisissent vos biens, vos terres et vous saisissent à la gorge. Ils ont expulsé les fermiers sans aucun état d’âme (et nous savons que cela continue de nos jours)…

Le passage où les tracteurs charruent les terres des pauvres gens, massacrant au passage leurs maisons de bois est émouvant. C’est toute leur vie qu’on met à bas, leurs terres que l’on massacre, leurs terres que l’on va épuiser en plantant du coton.

À non, c’est vrai, ce ne sont plus leurs terres, ce sont celles de la banque, de la société, de on-ne-sait-pas-trop-qui, mais le responsable n’est pas « humain » en tout cas. Il est bien plus facile de dire que c’est la Société Machin.

Chassés de chez eux, ils penseront comme tous les immigrants que leur situation s’arrangera ailleurs – en Californie, ici – puisque des feuillets leur promettent monts et merveilles, notamment du travail à foison. Ces pauvres gens pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Pauvres fous… (pas en tant qu’insulte, mais en tant que visionnaire de leur futures emmerdes).

La famille Joad, c’est elle que nous allons suivre sur leur chemin d’exil  depuis l’Oklahoma jusqu’en Californie, sur la mythique route 66 qui ne sera pas une partie de plaisir, mais s’apparentera plus à une descente aux Enfers.

Les voitures des émigrants surgissaient en rampant des chemins de traverse, regagnaient l’autostrade et reprenaient la grande voie des migrations, la route de l’Ouest. A l’aube, elles détalaient, pareilles à des punaises ; dès la tombée du jour, surprises par l’obscurité, elles se rassemblaient et venaient grouiller autour d’un abri ou d’un point d’eau.

De fait, nous n’avons jamais vu d’immigrants voyager en Rolls. Ici, ce sera un vieux « camion ». De nos jours, ce sont des containers, des embarcations de fortune…

Mais comme Moïse, la terre promise, certains ne la verront jamais, et les autres, ils ne feront que l’avoir rêvée parce qu’on leur a vendu de belles images. Non content de les spolier de leurs terres, on les spolie de leurs rêves d’avoir une vie meilleure.

Ne laisse pas s’envoler trop tes espérances, pour n’avoir pas à ramper comme un ver de terre.

Ce livre comporte des passages assez long et j’ai parfois eu dur de continuer le voyage, mais comme les Joad, je me suis accrochée afin de lire ce chef-d’œuvre de Steinbeck, ce pamphlet qui n’épargne pas les banques et qui nous raconte ce que fut la grande dépression de 1929 au travers du voyage d’une famille.

Il vous prend aux tripes parce que vous vous retrouvez à abandonner ce que fut votre vie, vos affaires, vos amis, vous voyagez sur une route qui a tout du fleuve Styx (celui des Enfers), parce que vous vous retrouvez dans des camps de fortune dressés sur les bords des routes, parce que les promesses de travail vantées par les put**** de prospectus ne sont pas tenues, entrainant les familles déjà démunies à crever de faim parce que sans emploi et sans nourriture.

Et tout retour en arrière est impossible, c’est marche en avant ou crève en faisant marche arrière.

Si vous qui possédez les choses dont les autres manquent, si vous pouviez comprendre cela, vous pourriez peut-être échapper à votre destin. Si vous pouviez séparer les causes des effets, si vous pouviez savoir que Paine, Marx, Jefferson, Lénine furent des effets, non des causes, vous pourriez survivre. Mais cela vous ne pouvez pas le savoir. Car le fait de posséder vous congèle pour toujours en « Je » et vous sépare toujours du « Nous ».

La famille Joad, qui ne sera pas au bout de ses peines, va devoir se disloquer, elle crèvera de faim aussi, subira comme d’autres l’injustice et l’exploitation, elle devra faire face à des conditions de survie inhumaines, elle connaîtra le rejet, la discrimination, la mort, la prison,…

« Les grandes compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d’augmenter les salaires, elles employaient l’argent à faire l’acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entraîner leurs troupes improvisées. Sur les grand-routes, les gens erraient comme des fourmis à le recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait.

Comme le dit la devise de mon pays, « L’Union Fait La Force » et c’est uni que tout ces opprimés arriveront à s’en sortir. La solidarité étant souvent très forte entre eux (dans le livre).

– On en apprend tous les jours, dit t-elle, mais il y a une chose que je sais bien, à force . Quand on est dans le besoin, ou qu’on a des ennuis – ou de la misère – c’est aux pauvres gens qu’il faut s’adresser. C’ est eux qui viendrons en aide – EUX SEULS.

Autre paradoxe soulevé par le récit et qui me fait penser à ce que nous vivons toujours : les habitants de Californie ne veulent pas les immigrés mais ils en ont besoin pour le travail… « Travaille et puis casse-toi, pauv’con ».

– On est bien dans un pays libre, tout de même.

– Eh bien tâchez d’en trouver, de la liberté. Comme dit l’autre, ta liberté dépend du fric que t’as pour la payer.

Bref, un livre à lire, les personnages sont attachants, ce qui est écrit est une partie de l’histoire, malgré quelques longueurs, ça vaut la peine de l’ouvrir, de plus, le style d’écriture est implacable. Dire que depuis, rien n’a changé.

Craignez le temps où l’Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l’univers.

L’auteur a reçu pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940.

Lu dans le cadre des Challenges « Romans Cultes » de Métaphore, de « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel, du « Pavé de l’été » chez Sur Mes Brizées, pour Le « Challenge US » chez Noctembule et pour Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle.

La Ligne verte – Tome 6 – Caffey sur la ligne : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 6 : Caffey sur la ligne                big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
– Tu dois le sortir de là, Paul. Il faut le sortir de là ! Tenter une évasion, mentir, prendre des risques…

John Caffey doit sortir de sa cellule. Janice, la femme de Paul l’a compris. Tous le savent. Cet homme est pur…

Comme l’agneau qui vient de naître, comme le Fils venu sauver les hommes. Mais la tragédies est en marche.

Au bout du corridor, l’odieuse machine attend une victime. Le sacrifice doit être consommé. Alors, quand vient son tour de remonter la ligne verte, qui sauvera John Caffey ? Qui peut le sauver ?

Paul Edgecombe voudrait oublier. Oublier que, parfois, il n’existe aucune différence entre le salut et la damnation éternelle.

Et, lorsqu’il cherche le sommeil, ce qu’il voit, ce sont les yeux toujours humides de John Caffey, l’homme miraculeux aux larmes éternelles…

Critique :

Mouchoirs !!

L’exécution de John Coffey, quand l’émotion est palpable et que la salive ne descend plus dans la gorge, que vous avez mal à votre gueule (pour parler mal) à force de crisper les mâchoires devant une injustice avec un grand « I ».

Un miracle de la nature mis à mort…

Oui, j’ai pleuré en lisant le dernier tome. Oui, ce livre a eu des conséquences sur ma manière de penser. Oui, il m’a marqué, plus que d’autres. Oui, il en reste des traces encore maintenant, dès années après ma lecture.

Oui, en y repensant, j’ai encore mal ma gueule…

Merci à Stephen King de l’avoir écrit.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 5 – L’équipée nocturne : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 5 : L’équipée nocturne     big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
« J’l’ai fait. J’l’ai fait, pas vrai ? » répète John Caffey de sa voix basse.

Oh, oui ! il l’a fait ! Il l’a fait pour Mister Jingles et pour Paul Edgecombe. Et ses larmes ont cessé de couler. C’est vrai, pour Delacroix, il n’y pouvait rien. Mais pourquoi ne le ferait-il pas pour Melinda ?

Cette idée folle a germé dans l’esprit du gardien-chef. John Caffey, le colosse étrange et doux, le meurtrier des petites Detterick, peut sauver Melinda. Il est le seul. Paul doit seulement le conduire jusqu’à elle.

Briser le règlement, immobiliser Percy, sortir le prisonnier…

L’expédition est insensée. Mais Paul est allée trop loin… Une onde de choc… Une rafale de vent… Un hurlement… Et cette nuit, cette nuit terrifiante qui n’en finit pas…

Critique :

Moi aussi j’avais compris que Caffey était innocent et qu’il avait un don dans les mains. Montagne de muscles, esprit simple, mais doux.

C’est ici que Paul va parler à ses collègues du don de Caffey et qu’ils mettront au point une folle équipée.

Suspense, lors de cette folle sortie, mon coeur s’est emballé et j’ai crains que malgré tout, Caffey soit tout de même mis à mort…

Ici aussi je suis passée par bons nombres d’émotions, mais la plus prégnante était celle qui ne me lâchait pas d’une semelle et le sentiment qu’une horrible injustice allait avoir lieu et qu’il m’y faudrait y assister, impuissante, tout autant que les gardiens.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 4 – La mort affreuse d’Edouard Delacroix : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 4 : La mort affreuse d’Edouard Delacroix

Auteur : Stephen King                                          big_5
Édition : Librio (1996)

Résumé :
Sur le lino vert du pénitencier, Mister Jingles gît dans son sang. Dans ses petits yeux noirs de souris, une expression d’agonie et de stupeur bien trop humaine.

Au-dessus de lui, Percy sourit. Et le hurlement de Delacroix n’y change rien. Le tonnerre, ce jour-là, n’avait cessé de gronder.

Le ciel était lourd de nuages, déchiré d’éclairs. Une tornade meurtrière s’était levée. Les éléments déchaînés protestaient. C’était l’exécution de Delacroix.

Autour de la chaise électrique, Percy s’affaire. Il jubile. C’est son heure. C’est lui qui pose le masque sur le visage du condamné, lui qui lève la main pour.

Mais quelque chose ne va pas! Oh! un simple détail. Les autres n’ont rien vu! Et cette fois, hélas, John Caffey, oui, John Caffey lui-même n’y peut rien.

Critique :

Là, j’ai vraiment eu envie de tuer de mes propres mains ce fils de sa mère de Percy.

La souffrance, il s’en nourrit, surtout de celle des autres. Mais là, on dépasse toutes les bornes et, bien que Delacroix ait du sang sur ses mains, il ne méritait pas une telle mort. Elle s’étale sur plusieurs pages et j’ai poussé un cri muet de terreur, imaginant ce qu’un homme pouvait ressentir.

Percy se fera taper sur les doigts par ses collègues.

Delacroix a réussi à faire naître de l’empathie chez moi. Comme quoi, même les criminels peuvent nous émouvoir de temps en temps, sous la plume de King dans ses meilleurs jours.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 3 – Les Mains de Caffey : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 3 : Les Mains de Caffey      big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
Ils sont trois à présent. John Caffey, Delacroix et Bill Wharton, le plus jeune et le plus dangereux.

Trois meurtriers du bloc E, qui n’ont plus rien à espérer de l’existence.

Au bout de la ligne verte, la chaise électrique les attend. Mais avant.

Avant, se souvient Paul Edgecombe, tout s’est mis à aller de travers. Oh! pas tout d’un coup. Non. Mais lentement, comme ça.

Des événements insignifiants qui, bout à bout, auraient permis de comprendre, de prévoir, d’éviter. Wild Bill s’en foutait. De tout.

Caffey, égaré dans son silence, demeurait une énigme. Un doute, Delacroix était de trop bonne humeur.

Et Percy. Percy, arrogant et lâche, n’avait pas sa place au bloc E. Pourtant, quand Mister Jingles traverse la ligne verte à la poursuite de son jouet, il est là.

Et Paul Edgecombe, horrifié, se souvient.

Critique :

Dans ma critique précédente, emportée par les souvenirs, j’ai sans le vouloir critiqué le tome 2 et le 3.

C’est dans ce tome ci que Caffey enlève, grâce à l’imposition de ses mains, l’infection de Paul. La partie avec la chaise électrique et la rébellion d’un condamné, ce n’était pas dans le 2.

La sensation se malaise augmente dans ce tome, crescendo. Percy cherche tout le monde et déteste Mister Jingles, bien évidemment.

Étouffant, on sent qu’il va se passer quelque chose de grave. Si ce n’était qu’une chose de grave.

Ce roman de King est vraiment à découvrir, si vous ne l’avez jamais lu. Le film est quasi le même que le livre, à un détail près.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 2 – Mister Jingles : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 2 : Mister Jingles                  big_5

Auteur : Stephen King
Édition: Librio (1996)

Résumé :
Dans les années 30 au pénitencier de Cold Mountain (Louisiane), le gardien-chef Paul Edgecomb responsable du Bloc E, où se trouve le couloir de la mort « la ligne verte ». Il est très attaché au règlement, mais reste très humain avec les condamnés qui lui sont confiés en attendant leur exécution.

Paul est secondé par plusieurs personnes dont Brutus Howell « Brutal », plutôt doux, il a un physique impressionnant, et Percy Wetmore personne antipathique, qui ne travaille au Bloc E que dans l’unique but de diriger une exécution capitale.

Dans le couloir de la mort il n’y a qu’un seul condamné Edouard Delacroix meurtrier un peu simplet qui a apprivoisé une souris surdouée baptisée « Mr. Jingles ».

Puis il est rejoint par John Caffey (comme la boisson mais ça s’écrit pas pareil). C’est un colosse noir condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, malgré son physique et sa condamnation il semble doux et inoffensif.

Mister Jingles

Critique :

Même après la lecture de l’accablant dossier, Paul était resté très dubitatif au sujet de la culpabilité de Caffey, et moi aussi.

Crise de démence passagère ? Erreur judiciaire ?

Percy Wetmore, lui, le salopard, jubilait de la destination des détenus du bloc E. Ses collègues le détestent, c’est une teigne, mais ce crétin sadique est parent avec le gouverneur. Et vu que la teigne veut aller ailleurs, il va magouiller.

En plus de frapper les détenus, il ne rêve que d’une chose : monter au front et griller du prisonnier. Dans ce chapitre, vous le verrez dans toute sa roublardise et vous n’aurez qu’une envie, le faire griller vous-même !!

L’arrivée extravagante de William Wharton, criminel de 19 ans qui n’avait plus rien à perdre avait dévoilé la peur qui poussait Percy à être ce qu’il était. Oui, Percy est un trouillard, un couillon, un pisseur dans son froc. Seuls les faibles profitent du fait qu’une personne ne sait pas se défendre pour s’en prendre à elle.

Le problème qui fera monter ma tension, et celles des gardiens, ce sera Wharton, qui, faisant semblant d’être sous haute dose de calmants, s’était réveillé d’un coup et avait envoyé les gardiens au tapis, manquant de peu d’étrangler Dean Stanton sous les yeux de Percy paralysé de peur. Trouillard, je vous le disais et j’avais, une fois de plus, envie d’entrer dans le livre pour le flinguer.

Le fantastique est arrivé ensuite, pendant que les collègues s’occupaient du dingue, Paul était resté seul avec Caffey et le géant noir l’avait attrapé à travers les barreaux, posant sa main sur le pubis du chef. Quelques secondes plus tard, il reculait en titubant et s’allongeait après avoir exhalé une nuée de petits insectes qui disparaissaient.

Ensuite ? Paul n’avait plus l’impression de pisser des rasoirs. Envolée l’infection urinaire qui lui pourrissait la vie.

Sans oublier Delacroix qui fait réaliser des tours à sa souris, nommé Mister Jingles.

Moi qui déteste les souris, celle là, je l’ai adorée !!

Toujours un chapitre qui se dévore, la tension monte et l’adrénaline aussi.

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

La Ligne verte – Tome 1 – Deux petites filles mortes : Stephen King

Titre : La Ligne verte, tome 1 : Deux petites filles mortes             big_5

Auteur : Stephen King
Édition:  Librio (1996) / J’ai Lu / Livre de Poche

Résumé :
Octobre 1932, pénitencier d’État, Cold Mountain, Louisiane. Le bloc E, celui des condamnés à mort, reçoit un nouveau pensionnaire : John Caffey rejoint ceux qui attendent de franchir la ligne verte pour rencontrer la chaise électrique, Miss Cent Mille Volts.

Mais Caffey n’est pas comme les autres. D’accord, on l’a retrouvé auprès des cadavres ensanglantés de deux petites filles, mais il est étrangement absent. Jusqu’au jour où Paul, le gardien-chef, tombe malade et alors une terrible vérité semble s’esquisser.

Qui est ce prétendu meurtrier aux pouvoirs étranges ? Qui dresse Mister Jingles, l’étrange souris, bien trop intelligente ? Quand Paul commence à répondre à ces questions, il sent que personne dans le bloc E ne sortira indemne de la rencontre avec John Caffey.

Petit plus : Renouant avec la tradition des feuilletonistes, Stephen King, le prolifique auteur de fantastique, propose un récit troublant, initialement en six volumes, entre roman noir et conte de fées, dont a été tiré un film, La Ligne verte, avec Tom Hanks.

Critique :

Roman publié aux éditions Librio en six parties (*), et, curieuse, j’avais acheté le premier volet, celui qui met en place les personnages de ce couloir de la mort, ce bloc E, cette antichambre de l’enfer, située dans le pénitentier de Cold Mountain. Miss Cent-Mille-Volt se trouve être votre dernière étape avant de passer de l’autre côté.

Fervente adepte de cette méthode barbare, le livre m’a fait changer de mentalité. Nous sommes en 1932 (dans le livre) et c’était déjà barbare, la peine de mort. Et en 2012, « non, non, rien n’a changé, tout à continué ».

Les personnages de King, que ce soit les gardiens ou les prisonniers, étaient fouillés, travaillés et certains m’ont ému au-delà de tout.

Ce premier livre nous raconte le meurtre atroce de deux petites filles et l’arrivée du meurtrier : un grand homme noir, qui tenait les petits cadavres dans ses bras. John Caffey, comme le café, mais ça s’écrit pas pareil. Montagne de muscle, mais montagne de douceur.

C’est là aussi que l’on croise l’assassin prénommé Delacroix, son étrange souris et du gardien Percy Wetmore, une sale teigne qui se repait de la souffrance des autres.

A la fin de ce premier tome, j’étais accro et je râlais de ne pas avoir acheté les cinq autres.

En un tome, j’étais déjà passé par beaucoup d’émotions : tristesse et colère pour la mort des deux enfants, empathie envers Caffey, haine de Percy,…

Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois » de Bianca et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » chez Kabaret Kulturel.

(*) Existe aussi aux éditions « Livre de Poche » et « Presse Pocket » en un seul et unique roman. Moi, je l’ai suivi peu de temps après sa sortie.

challenge-des-100-livres-chez-bianca 624b5-challengelalitt25c325a9raturefaitsoncin25c325a9ma2013-252822529jpg

Le tour du monde en quatre-vingts jours : Jules Verne

Titre : Le tour du monde en quatre-vingts jours

Auteur : Jules Verne
Édition : Gallimard (2001)

Résumé :
Faire le tour du globe en 1920 heures ou 15200 minutes, c’est le pari fou que le gentleman anglais Phileas Fogg relève en 1872 contre les membres du Reform Club de Londres ! Il entraîne Passepartout, son valet, dans une course effrénée…

Poursuivi, de steamboat en railroad par les polices anglaises qui voient en lui le cambrioleur qui vient de dévaliser la Banque d’Angleterre.

Une grande aventure où se croise une belle indienne à sauver du bûcher. où les ponts s’effondrent, les navires flambent… et où un gentleman dépense et se dépense sans compter pour atteindre son but à l’heure exacte !

Critique : 

Sorry, veuillez excuser mon léger retard, mais je viens de boucler un tour du monde en 80 jours en compagnie de mon ami Passepartout et son nouvel employeur, Mr Phileas Fogg.

Y’a pas à dire, c’était une sacrée aventure que nous venons de vivre, tout ça pour un pari avec ses amis du club auquel il appartient ! Monsieur Fogg a tout de même parié la moitié de sa fortune.

Qui je suis ? Mais enfin, je suis Tico et je voyage dans la poche de Passe-Partout.

Quoi ? Ah, pardon, je vous présente mes excuses. Tico ne fait pas partie du roman de Verne. Là, je me croyais revenue en 1983, sur Récré A2, dans ce grand classique du dessin animé japonais « animalier » (comme dans le dessin animé « Sherlock Holmes »).

Voilà tout le paradoxe de ma lecture : l’omniprésence des images du dessin animé qui avait bercé mon enfance et que j’avais revu avec plaisir il y a 10 ans.

Le dessin animé, bien que fidèle au livre, possédait quelque différences, dont une de taille : l’humour !

Ici, le Philéas Fogg n’a pas une tête de lion et est moins sympa, l’inspecteur Fix du livre n’est pas aussi crétin que celui de la version animée (et sans compère encore plus crétin) et pas de Tico pour faire des bêtises.

Alors, j’ai dû faire table rase sur mes souvenirs et une fois que ce fut fait, ma lecture s’est accélérée et bien que connaissant la fin, j’ai ressenti l’ivresse de la course et du poteau final qui s’approchait. Oui, on peut connaître la fin et jouir du suspense malgré tout.

Verne n’est pas avare de descriptions, que se soit au niveau des personnages ou des endroits qu’ils traversent. On voyage à peu de frais en compagnie de nos deux compères, Fogg gardant son flegme quoi qu’il arrive.

Quant à Passepartout, il fera bien quelques bêtises, bien vite pardonnées et puis, il se rattrape à la fin !

Le seul bémol est la princesse que j’ai trouvée un peu trop lisse, pas assez présente et Fogg moins sympa que sa représentation en lion.

Pour le reste, une lecture agréable, rapide, sans prise de tête, un voyage autour du monde à une vitesse folle et un dépaysement certain. Je me devais de le lire et j’ai bien fait.

« 80 jours à courir, pas plus pour réussir
Le tour complet de la planète
Personne ne l’a jamais fait
Mais on fera tout pour être les premiers
80 jours à courir, pas plus pour réussir
Le tour complet de la planète
Pla_nète, quel pari de fou mais on y arrivera
Oh, quel pari de fou mais on y arrivera »

Y’a pas de raison qu’elle ne vous trotte pas dans la tête à vous aussi !

Livre lu dans le cadre des challenges « Romans Classiques » de Métaphore et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.