Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1- La Danse du Loup : Hugues de Queyssac

Titre : Le Chevalier noir et la Dame blanche – Tome 1: La Danse du Loup

Auteur : Hugues de Queyssac
Édition: Editions du Pierregord (2005) / Presse Pocket (2012)

Résumé :
Le héros de ce thriller médiéval, Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, est soudainement accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis.

Il s’ensuit alors une série d’aventures, de combats, de crimes épouvantables, de jugement de Dieu, de tempête et de chasse aux trésors temporels et spirituels.

Le fil conducteur de ce roman picaresque est la quête de l’amour et des beaux yeux de la gente damoiselle Isabeau de Guirande.

Les aventures de ce jeune écuyer, un peu Don Quichotte, un peu Perceval, épris d’idéal et prêt à dévorer la vie à belles dents, plongent le lecteur dans la violence, la passion d’une époque où l’homme pensait avec son instinct, sa sensibilité, sa sensualité, voire son animalité, bien plus qu’avec son intellect.

En plein hiver de l’an de grâce 1345, à cinq jours des ides de janvier, je fis un songe hallucinant de vérité : j’entrevis une fée d’une beauté inoubliable, la gente Isabeau de Guirande.

Avec une fougue très juvénile, je décidais incontinent de partir à la recherche de cette chimère, convaincu de son existence en ce monde.

Ma vie basculera ce jour-là. Je venais de soulever le couvercle de la boîte de Pandore. Sans le savoir, Sans le vouloir.

En ma qualité de simple écuyer de messire Fulbert Pons, premier baron de Pierregord, je résidais en la forteresse de Beynac qui surplombe la belle rivière Dourdonne.

Le service que je devais au baron et aux chevaliers de sa suite m’obligea jusqu’en l’île d’Aphrodite, Chypre, où je dus escorter Foulques de Monfort parti à la recherche d’un fabuleux trésor.

Dans mon immense naïveté, je rêvais d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque.

Ma quête se heurtera à une conspiration du silence. Le chemin sera semé de moult embûches. Son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traitrise et de sang ! Le sang de pauvres ou de nobles gens lâchement occis.

Or donc, si vous avez le coeur solidement accroché, suivez-moi. Vivez folles aventures, combats sanglants, humour? érotisme et amour courtois, attaque de pirates barbaresques et terrible ordalie.

Mais de grâce, croyez que fol, je ne suis point ! apportez-moi aide et assistance dans la quête insensée de ma douce chimère, Isabeau de Guirande, la dame de mon coeur.

Car en vérité, elle vit. En ce monde. En chair et en os. Je puis l’affirmer ce jour d’hui. Alors, quel terrible secret détient-elle ?

Bertrand Brachet de Born, Premier écuyer du baron de Beynac

Critique :  

J’attendais beaucoup de ce livre et je suis un peu déçue de ma lecture. Mitigée. Possédant le tome 2, je poursuivrai ma lecture, mais s’il est de la même trempe que le premier, je passerai mon tour pour les numéros 3 et 4…

Non pas que le livre soit une daube, n’allons pas aussi loin, mais il me reste un goût d’inachevé.

La préface disait « l’auteur ne s’embarrasse pas de fioritures et nous plonge directement dans l’action sur un rythme trépidant ». Mouais… nous ne devons pas avoir la même définition de « trépidant ».

Le début commence en 1381 avec un homme qui fait le récit de cette histoire et cela commence avec deux loups, dont un est pris dans un piège. Ensuite, nous passons au récit des exactions commises par un loup à deux pattes, mieux connu sous le nom de « Homme ».

Nous reverrons ce petit récit avec les deux loups à la fin du livre, sans que, durant tout le récit, nous n’entendions parler du canis lupus ! Déjà, je me suis demandée ce que ce morceau faisait là et quel rapport il pouvait avoir avec l’histoire. Me le demande toujours… réponses dans le 2 ?

Enfin, passons sur cette petite question et lisons l’histoire qui commence en 1345 et où nous faisons la connaissance de Bertrand Brachet de Born, jeune écuyer au service de son baron, le seigneur de Beynac, qui l’a élevé. Ça chauffe pour son matricule, au Bertrand, parce qu’il est accusé d’un meurtre. C’est alors que Bertrand se souvient de la curieuse aventure qui lui est arrivée il y a peu…

S’ensuivra une enquête pour l’innocenter, des morts suspectes, une quête de la part de Bertrand pour trouver la femme « de ses rêves » (ceux qui ont lu comprendront), des bâtons dans les roues à chaque fois qu’il pensera savoir à qui appartient le blason de la Belle et un voyage en Orient à la poursuite d’un fabuleux trésor. Une quête !

Et je me plains avec un tel programme ? Oui parce que le rythme est assez lent, bien qu’il soit agrémenté par des batailles en « live » et des récits de batailles (notamment du temps de la prise de Saint Jean d’Acre), ce qui a eu tendance à alourdir le récit.

Les personnages sont bien campés, réalistes, Bertrand peut être parfois neuneu mais il est d’agréable compagnie, surtout pour une bonne qu’il aurait aimé lutiner, paillarder, tout en lui mignardant les mamelles…

Bertrand sortira effectivement son braquemart, mais ce sera en fait celui qui désigne une épée courte à deux tranchants plutôt que l’autre, qui se trouve dans son pantalon. Bien que… Parfois, la quête devient quê-quête.

L’avantage de l’auteur c’est qu’il n’a pas écrit en langage moderne : son livre est truffé de langage d’époque, le lexique final étant souvent sollicité lors de la lecture (retardant une fois de plus l’action).

Pour ce qui est de l’Histoire, on en mange ! L’auteur s’est bien documenté sur l’époque, la région, les guerres que se livraient les Français et les Anglais, sans oublier la manière dont ces gens vivaient à l’époque. Là, rien à redire.

Alors, c’est quoi que je lui reproche ? Juste un peu lent dans l’aventure, on ne sait pas trop où cela va nous mener et vu que les quatrièmes de couverture sont trop bavards, j’ai eu la surprise gâchée pour un personnage.

Un complot, il doit y avoir, il est encore latent et à mon avis, ça traîne un peu trop. Voudrait-on nous vendre 4 livres au lieu de 3 ?

Autre reproche, se sont ces espèces de cliffhangers de fin de chapitre. Ils sont à mourir de rire et ils enlèvent tout les frissons du suspense, à croire que l’on se trouve dans un soap de basse catégorie.

Voici un exemple :  « Les cavaliers de l’Apocalypse. Il en manquait un : le dernier, le quatrième ». Pfff, c’est lourdingue.

Hé, oh, on n’est pas dans un dessin animé où il faut accrocher le gosse !

Ah oui, il y a un personnage qui m’a exaspéré à fond la caisse et je lui aurait bien collé ma main dans la figure et mon pied dans les fesses. Tudieu, Bertrand, serais-tu aveugle ?? T’as pas encore compris qu’il est responsable d’une partie de tes maux, ce con ?

Au final, une lecture intéressante mais manquant de sel et de rythme. A vérifier si cela se reproduit dans le tome 2.

Challenge « Totem – Le loup » par Liligalipette.

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Le meneur de loups : Alexandre Dumas

Titre : Le meneur de loups

Auteur : Alexandre Dumas

Édition: Les Belles Lettres (1997)

Résumé :

Un jour précis de l’année, le Diable s’incarne sur terre dans la peau d’un loup noir.

Cette année-là, pourchassé par le seigneur du lieu et sa meute, il doit se réfugier chez un pauvre sabotier à qui il propose un pacte susceptible de faire de lui un seigneur, riche… mais maléfique.

Chef-d’œuvre de la littérature fantastique, « Le meneur de loups » doit au génie inventif et à l’écriture flamboyante du grand romancier romantique un pouvoir de suggestion résolument moderne.

Critique :  

Johnny Hallyday chantait « Qu’on me donne l’envie », mais Thibault le sabotier, personnage principal de ce livre n’a pas besoin de le hurler sur scène, l’envie lui est chevillée au corps comme une moule à son rocher. Et il aurait mieux fait d’avoir envie qu’on lui donne l’envie… si vous me suivez.

Découvert dernièrement, ce livre traînait dans une de mes caisses de mon dernier déménagement (2006) et fait plus que partie intégrante de ce que je nomme ma PAL Noire (les livres qu’on a acheté il y a très longtemps et qu’on a pas encore lu).

Mais vraiment Noire de chez Noir, vu que son étiquette, apposée par la FNAC, a un prix en francs et porte la date de décembre 1998 !

Quatorze ans qu’il attend une lecture, ce pauvre livre oublié dans un coin sombre. C’est de la PAL tellement Noire que si c’était du café, la cuillère et le sucre auraient peur d’entrer dedans.

C’est bête de l’avoir oublié parce qu’il vient de me faire passer un agréable petit moment.

L’introduction est d’Alexandre Dumas lui-même (où d’un de ses nègres) et il nous parle d’un moment de son enfance, avec le garde de son père – Moquet – un type pétrit de superstitions que à ce niveau là, ça ne se soigne plus.

Bien des années plus tard, lorsque Dumas eut quinze ans, il participa à une chasse au loup avec Moquet, l’ancien garde de feu son père. Bien qu’ayant touché le loup, ils retrouvèrent la balle par terre.

C’est alors que Moquet entreprit de raconter à Alexandre l’histoire du loup noir de Thibault le sabotier… Un loup qu’on ne peut tuer qu’à l’aide de balles en argent ou en or.

Dès la page 35, nous entrons donc dans cette histoire fantastique qui nous raconte qu’un jour précis de l’année, le Diable s’incarne sur terre dans un loup noir.

Cette année-là, pourchassé par le seigneur du lieu et sa meute, il se réfugie chez un pauvre sabotier à qui il propose un pacte…

Thibault, c’est le personnage central du livre, un sabotier instruit mais pauvre et qui ne rêve que d’une chose : devenir riche. Il envie les autres, ceux qui sont les seigneurs, qui ont de l’argent. Pourtant, il n’est pas trop mal loti, mais il veut plus et son pacte avec le Diable incarné en loup noir doit y pourvoir.

De ce livre, on peut en tirer de nombreux préceptes de vie, des morales et même quelques commandements bibliques :

1. L’envie, c’est mauvais…

2. La jalousie aussi

3. La colère encore plus

4. Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui

5. Tu ne convoiteras pas la femme d’autrui

6. Le Diable ne se roule pas dans la farine

7. Des pactes, tu ne feras pas

8. Tu ne tueras point

9. La vengeance n’apporte que malheur

Un de ces préceptes nous apprend qu’il vaut mieux ne pas pactiser avec le Diable, illustré ici au propre, mais servant aussi au figuré, tel une fable de Lafontaine.

Que celui qui penserait pouvoir pactiser avec une organisation criminelle telle que la Mafia et les rouler dans la farine, se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude et le bloc ciment aux pieds. On ne les roule pas et on sort toujours perdant.

Entre nous, si Thibault n’était pas un être aussi malfaisant, son rôle irait comme un gant à un acteur tel que Pierre Richard tellement ce gars n’a pas de chance : chaque fois qu’il pense détenir quelque chose ou arriver à conclure ce qu’il désire, un grain de sable vient gripper les rouages et tout s’écroule ou se retourne contre lui.

Hélas, ce n’est pas une comédie mais une tragédie.

Durant toute la lecture, Thibault ne cessera de vouloir ce qu’il ne peut avoir et son âme se noircira au fur et à mesure.

Dès qu’il souhaite une chose, il utilise son pacte, qui n’est pas gratuit, mais il oublie une chose importante, on ne peut pas forcer une femme à vous aimer, même si vous faites disparaître l’homme qu’elle aime.

Chassé de toute part suite à sa détestable réputation, il n’aura pour compagnie que sa meute de loups. Son caractère s’aigrit de plus en plus.

Il est orgueilleux, vaniteux, envieux, tricheur, haineux et ne ressent aucun regrets.

Le pire, c’est qu’il ne se rendra jamais compte qu’il est responsable lui-même de ses malheurs ! C’est toujours la faute aux autres, les puissants, les seigneurs et tutti quanti.

Il change d’avis comme de chemise, oublie une femme parce que « pas assez riche » pour lui, mais devient furax le jour où elle se marie, alors que lui, il a convoité d’autres femmes ! Il a toujours une bonne excuse à son inconduite.

Et puisque se sont les autres les coupables, ils doivent payer tous autant qu’ils sont. De l’égoïsme à tomber raide mort.

Alors, avec sa meute de loups, s’engagera un bras de fer avec la meute de chiens du seigneur local, mais les loups, aidés de l’intelligence et du savoir de l’homme, seront les plus fort, tuant et détruisant tout ce qui vit.

Là dessus, je m’insurge ! Utiliser les loups pour se venger et faire le mal, c’est rajouter à la vieille peur ancestrale des loups, dévoreurs d’hommes. Pas une bonne pub pour ces pauvres créatures. Ok, avec des lapins, ça n’aurait pas fait le même effet…

Thibault parviendra-t-il a obtenir sa rédemption ? Pas de spoiler, muette comme une tombe.

Ce qui me fait enrager c’est que j’ai attendu 14 ans avant de lire ce livre ! Bon, le tort est réparé et ce fut une lecture gourmande et savoureuse.

Une belle leçon de morale et de vie sur tout ce qui peut découler des gens qui sont envieux d’autrui alors qu’ils avaient tout pour être heureux.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Loup » et aux challenges « PAL Noire à Zéro » de George et « Vingt Mille lieues sous mes étagères ».

Légende – Tome 6 – Le secret des Eïles : Yves Swolfs

 

Titre : Légende – Tome 6 : Le secret des Eïles

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs
Édition: Soleil (2012)

Résumé :

Après avoir reconquis son trône et passé quelques mois à remettre les choses en bon ordre, le chevalier Tristan s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour régenter une cour. Il l’abandonne alors, choisissant une vie plus proche de la Nature qui l’a vu grandir…

Mais ses nuits sont hantées par les Eïles, créatures envoûtantes qui essaient de lui voler son âme pendant son sommeil…

Une crainte étrange s’éveille alors en lui, plus inquiétante encore que tous les combats périlleux menés jusqu’alors…

Tristan de Halsbourg se rend dans la forêt la plus proche pour retrouver son père afin d’obtenir des conseils et se ressourcer dans le milieu de sa jeunesse.

Il met quelques temps avant de trouver son père avec sa meute de loups qui l’accompagnent toujours.

Le soir venu autour d’un feu, Tristan se confie sur les étranges cauchemars qu’il fait au sujet de fées mal attentionnées.

Alors qu’il s’assoupit après le repas, les cauchemars prennent place. Tristan évolue dans des décors connus et il doit affronter de nouveau son pire adversaire dans un combat se déroulant sur un pont qui s’effondre.

 

Critique :

Palsambleu ! Moi qui était toute en joie de découvrir un sixième tome de « Légende », je reste avec un léger goût amer de « me prendrait-on pour un cochon payeur ? ».

J’vous explique :

Le premier cycle de la saga « Légende » (5 tomes) qui nous présentait Tristan de Halsbourg dans son combat pour regagner son trône contre le terrible Shaggan m’avait transportée et j’avais vraiment adoré l’univers et les dessins de Swolfs (qui était loin d’être un inconnu pour moi, ayant suivi « Durango » et « Le prince de la nuit »).

Dessins au top et scénario très agréable, mêlant le réel et le fantastique, les légendes et les loups, le tout agrémenté de complots, de trahisons et nous contant la lutte de Tristan pour récupérer la place de Seigneur qu’un autre avait usurpé…

Mais là… j’ai l’impression d’avoir lu un tome pour rien.

Certes, ce tome 6 démarre un second cycle, malgré tout, ça ressemble furieusement à du délire de l’auteur, rien n’étant trop cohérent dans le récit, mêlant, cette fois, les rêves et les cauchemars sans que l’on sache où l’auteur va nous emmener. Le voyage était fadasse.

En bref, pour un début de nouveau cycle, on ne peut pas dire que l’auteur m’ait aguiché ou mis l’eau à la bouche dans la perspective des autres tomes à venir.

Que du contraire ! Durant toute ma lecture, j’attendais, en vain, qu’il se passe quelque chose de cohérent.

Lorsque je l’eus refermée, je me suis sentie comme un loup affamé à qui on aurait proposé un morceau de bois pour calmer sa faim.

Le départ était correct, pourtant…

La bédé commençait avec notre héros qui est lassé par les occupations liées à la gestion de son royaume et par la cour qui l’entoure.

Avoir fait tout ça pour, au final, se faire chier sur son trône, et bien, elle est forte, celle là !

En plus, il cauchemarde sec, notre Tristan.

Il décide donc de retourner auprès de celui qui l’a élevé dans la nature sauvage (l’homme qui vit avec les loups) pour essayer de résoudre son problème de cauchemar.

Chaque nuit, les Eïles viennent hanter ses rêves en cherchant à capturer son âme.

J’aurais bien qualifié ce tome 6 de one-shot que l’auteur aurait fait pour se faire plaisir ou arnaquer son lectorat, mais  en faisant des recherches que j’ai appris que c’était le départ d’un autre cycle. L’arnaque est là tout de même…

Scénario déstabilisant, univers onirique avec de nombreux évènements qui s’enchaînent sans liens entre eux et une grosse tendance freudienne, limite oedipienne et même pire, mais je spoilierais (moi, je me suis faite spolier du prix de cette bédé !).

La seule chose qui sauve cette bédé, ce sont les dessins d’Yves Swolf qui sont toujours de qualités et qui restent fidèle à l’ensemble de la série.

Rien que les dessins, hein !

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Loup ».

L’Âge de Feu – Tome 3 : Dragon Banni : E.E. Knight

Titre : L’Âge de Feu – Tome 3 : Dragon Banni

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2009)

Résumé :

« Je suis désolée, dragonnet. Tu es banni. Tu devras apprendre à survivre seul. »

Tel est l’accueil réservé au jeune dragon cuivré à peine sorti de l’œuf.

Privé de nom, estropié tandis qu’il combat son frère pour devenir le champion de leur nichée, le voici abandonné par ses parents.

Sous la menace de nains appâtés par l’or, il sauve sa propre vie en trahissant ceux qui l’ont rejeté… et paiera pour cela un prix qu’il n’aurait jamais pu imaginer.

Exilé, il entreprend un incroyable périple pour découvrir la retraite des derniers dragons encore en liberté et trouver une nouvelle famille au sein de cette civilisation secrète.

Lui aussi sera confronté à des choix qui impliqueront la survie de son espèce et il devra alors faire preuve de force, de ruse et de courage.

Critique :

Ce livre traînait depuis quatre ans sur mes étagères et je ne me décidais pas à le lire, n’ayant pas envie de suivre les tribulations du dragonnet banni.

Bien que selon la dure loi des dragons il ait été estropié en combattant son frère pour devenir le champion de leur nichée, abandonné par ses parents et privé de nom, je n’avais aucune sympathie pour ce jeune dragonnet..

Pourquoi ?

Parce qu’il avait trahi les siens en donnant l’adresse de leur grotte aux nains, contre de l’or, entrainant la mort de ses parents ainsi qu’une de ses soeurs et l’exil de des deux autres dragonnets.

Tout cela parce qu’il avait été banni du nid, son frère Auron ayant gagné le combat, mais, le cuivré ayant survécu et étant personna non grata dans le nid, il avait la rage sur ce frère qu’il avait nomme le Rat Gris… Non mais !

Erreur fatale de l’avoir laissé traîner autant dans ma PAL !

Dans le tome un l’auteur nous racontait la vie de Auron, dragonnet gris sans écailles, sa naissance, sa victoire sur ses deux frères, l’estropiage du cuivré, la mort de ses parents suite à la trahison du frère banni et la manière dont il avait survécu dans le monde d’En Haut.

Lors de cette lecture, je dois avouer que j’avais la haine du cuivré banni.

Dans le tome deux, qui reprenait le tout mais du point de vue de la dragonnelle Wistala, mon point de vue sur le cuivré avait un peu évolué, ayant droit à des révélations dans ce tome qui ne se trouvaient pas dans le premier.

Raconté par la soeur, on en apprenait un peu plus puisqu’elle ne le pourchassait pas pour le tuer, elle.

Ici, c’est la version racontée par le cuivré et j’avoue que je bat ma coulpe.

Chassé, blessé, obligé de survivre seul, il fut fait prisonnier par les nains qui le torturèrent durant des jours.

Là où apparaît toute la « vicioserie » (néologisme de mon cru) de l’humain, c’est quand, après vous avoir battu à mort, on sort du chapeau le coup du « gentil » qui vous cajole et vous sort les vers hors du nez sans même que vous vous en rendiez compte.

Non, le cuivré n’est pas coupable, Votre Honneur, on l’a honteusement torturé, cassé en deux, sans que les droits du dragon aient été respectés.

De plus, la contrat était bancal vu qu’il est entaché de tromperies visant à inciter le cuivré à passer contrat. C’est un dol, Votre Horreur. Les nains n’ont pas respecté leur parole, il n’en avait pas l’intention, d’ailleurs, voulant juste tuer les dragons.

C’est sous la menace de nains qui étaient appâtés par l’or du dragon AuRel que le cuivré a, pour sauver sa propre vie et celle de sa soeur Jizara, trahi ceux qui l’avaient rejeté… et il paiera pour cela un prix qu’il n’aurait jamais pu imaginer même dans ses pires cauchemars.

Mais avant de parler, il a souffert, Votre Grandeur ! Une sii (patte avant) brisée à la naissance, une queue martyrisée par les coups incessants occasionnés par les nains de jardin, et ce, durant une semaine !

Ajoutons aussi un oeil rendu aveugle suite à cette séance de bastonnade reçue par des types tellement petits que, quand ils se mettent un suppositoire dans le c**, ça leur fait mal à la tête…

Sans oublier la suite des maltraitances avec une future aile foutue en l’air par un dragonneur sans scrupules.

Innocent, Votre Glandeur ! Nous ne pouvons pas lui en vouloir. De plus, son père avait lui même entubé les nains en ne respectant pas sa parole. La vengeance étant un plat qui se mange froid… les nains se vengèrent.

Le cuivré banni ne fut que leur instrument.

Ah, durant ma lecture, j’ai souffert pour lui, surtout lorsqu’il découvre qu’il a été berné et que sa soeur préféré, celle qu’il voulait protéger, est tuée par les nains.

La lecture m’a encore plus entraînée que celle avec Auron.

Suivre le cuivré dans sa lutte pour survivre, dans sa fuite, sa rencontre avec des chauve-souris et ensuite son arrivée dans le Lavandôme, antre des dragons, était des plus palpitantes.

Il a dû lutter pour survivre et s’imposer, ce qui n’était pas facile vu son handicap.

Là, j’avoue, j’ai un gros faible pour le cuivré et j’attends de suivre ses aventures, surtout sa rencontre avec son frère AuRon et sa soeur Wistala.

Ma seule critique ira au combat qui a lieu en fin d’ouvrage et qui fut trop bref et pas assez détaillé à mon goût.

En ce qui concerne les intrigues de cour, j’aurais aimé avoir quelques éclaircissements sur la mort du Premier, si sa compagne était de mèche ou si mort naturelle…

Et le traître, jouait-il un jeu quand il faisait le crétin juste intéressé par se mirer et s’admirer ?

J’aurais bien aimé aussi quelques explications sur le fait que celle qui disait aimer le cuivré se rétracte subitement alors que lui avait refusé l’alliance avec une petite-fille du Tyr (Ze big boss). Elle dit qu’elle l’aime pas puis revirement ensuite… Pourquoi ? Est-elle droite dans ses bottes ?

Hormis ces quelques détails, c’était une lecture très agréable et une découverte sur le cuivré qui a remonté tellement haut dans mon estime qu’il est haut dans le ciel.

Lu dans le cadre du challenge « Totem » de Lili Galipette, dans le cadre de l’objectif « PAL Noire à Zéro » de George et de « Vingt mille lieues sous mes étagères » de moi-même.

L’Âge du feu – Tome 2 : La vengeance du dragon : E.E. Knight

Titre : L’Âge du feu – Tome 2 : La vengeance du dragon

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2009) 

Résumé :

« Je suis Wistala, la dragonelle chasseuse, la vengeresse verte et silencieuse fendant les cieux… »

Ainsi parle sitôt libérée de son œuf la jeune Wistala, l’un des quatre dragons nés au plus haut des montagnes.

Dernière née d’une espèce à l’agonie, la fratrie apprendra tout de l’héritage qui lui revient grâce à une mère dévouée et un père protecteur.

Jusqu’au jour funeste où leur sanctuaire est pris d’assaut par une horde de nains. Leur mère les pousse alors vers la liberté tout en se sacrifiant pour sauver leurs vies.

Wistala se retrouve dans le monde d’En-Haut seule avec Auron, son frère gris et dépourvu d’écailles.

Bientôt livrée à elle-même, Wistala doit surmonter sa terreur, son chagrin pour se lancer à la recherche de ses semblables… et abattre sa fureur sur ceux qui s’emploient à les exterminer.

Critique :

Nouvelle surprise dans ce tome, puisque, ayant acheté les deux premiers tomes ensemble, je n’avais pas lu le quatrième de couverture du deuxième tome.

Donc, croyant poursuivre la quête d’AuRon, quelle ne fut pas ma surprise de recommencer avec la naissance des dragonneaux !!

Oh, y aurait-il une erreur lors de l’impression ? me suis-je demandée. Les types à l’imprimerie avaient-ils forcé sur l’alcool ??

Non, mais si j’avais pas fait ma feignasse, j’aurais lu le résumé et compris que le deuxième tome concernait les aventures de Wistala, la sœur d’AuRon.

Beaucoup de différences entre elle et son frère. Déjà, elle retrouvera leur père, blessé à mort, avant de poursuivre son aventure.

Contrairement à son frère, elle se liera d’amitié avec un être humain, donnant ainsi plus de dialogues. Elle apprendra à lire, aussi et deviendra plus littéraire que son frère.

Histoire différente, quelques temps morts aussi, mais je n’ai sauté aucune pages.

Style d’écriture simple, facile à lire et aventures aux antipodes de celles de son frangin.

Bon, maintenant je sais que le tome trois concernera son frère banni, le cuivré qui fut blessé par AuRon et qui avait une patte blessée.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Dragon ».

L’Âge du feu – Tome 1 : Dragon : E.E. Knight

Titre : L’Âge du feu – Tome 1 : Dragon

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2008)
Résumé :

Au plus profond d’une caverne, dans les montagnes, naît une couvée de dragons.

Les quatre petits appartiennent à une espèce en voie d’extinction : ils sont le dernier espoir de survie de leur peuple. Mais des nains font irruption et sèment la mort dans la caverne.

Seul le jeune Auron parvient à s’échapper. Spécimen rare de dragon gris sans écailles, uniquement armé de son esprit, de ses griffes et d’un instinct de survie sans limite, il décide de partir en quête de ses semblables.

C’est le début d’un long périple dans un monde dangereux, peuplé d’elfes mercenaires et d’humains violents, où il rencontrera des alliés improbables et découvrira sa véritable nature.

Critique :

Surprise pour ce livre qui nous raconte la vie d’un dragonnet nommé AuRon, un sans écaille, en plus !

Le livre commence par la naissance des dragonnets sous l’œil attentif de leur mère.

Cinq œufs qui doivent éclore… le premier sort, c’est un mâle, un rouge… qui sera tué par AuRon dès sa sortie de l’oeuf.

Ensuite, il s’occupera de son autre frère, un cuivré, qu’il ne parviendra pas à tuer et qui sera banni du nid, devant rester dehors, sous la pluie, crevant de faim tandis qu’AuRon mange à sa faim, avec ses deux soeurs.

J’entends déjà les lecteurs s’écrier « comme c’est cruel ». Non, c’est comme ça chez les dragons, un seul mâle dois survivre et les autres sont tués.

Tout fou l’camp lorsque les nains envahissent la grotte, tue maman dragon, une des jeunes dragonnes et blesse le père, AuRel.

Voilà donc le jeune dragon en compagnie de sa soeur, Wistala dans le monde d’En-Haut. Ensuite, ils devront se séparer et chacun suivra sa route.

Ce qui est surprenant, dans ce livre, c’est que le héros est un animal et qu’il y a peu de dialogues, juste des pensées.

Jamais je n’aurais cru possible de réaliser un roman avec juste un dragonnet comme héros, même si dans sa quête il croisera la route de loups, d’humains et d’autres dragons.

AuRon voudrait que les dragons retrouvent leur place dans le monde, comme avant, quand ils étaient les rois.

Le livre a parfois quelques temps morts, pourtant, je ne me suis pas embêtée en le lisant, l’aventure de AuRon étant très instructive à suivre.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Dragon ».

Anita Blake – Tome 4 – Lunatic Café : Laurell K. Hamilton

Titre : Anita Blake, Tome 4 : Lunatic Café

Auteur : Laurell K Hamilton
Édition:  Milady (2009)

Résumé :

« On dirait que je le fais exprès. Je suis tombée amoureuse du chef de meute local. Non, pas un louveteau. Un loup-garou, bien sûr !

Maintenant, il y a des tas de filles dans ma tranche d’âge qui n’arrivent pas à se dégoter un petit ami. Et c’était mon cas avant Richard.

Certes, Jean-Claude, mon vampire préféré, ne demandait pas mieux, mais son coté possessif a tendance à me démotiver. Même si c’était un homme ordinaire, j’aurais déjà du mal à imaginer une vie de couple avec lui.

Côté sexe, ça oui : no problemo, je vois très bien, mais sortir… Aller au restaurant, au spectacle, fréquenter ses amis. Franchement, non!
On a beau être dans une histoire d’horreur, il y a des limites ! ».

Critique :

Dans ce quatrième opus, des loups-garous et des métamorphes ont disparus et le chef de la meute de Saint-Louis, Marcus, charge Anita de l’enquête pour tirer les choses au clair.

Côté vie privée, Anita sort avec Richard, loup-garou de son état, et se rend compte qu’elle ne le connaît pas assez comme elle le voudrait après deux mois de relation amoureuse et chaste, et il y a ce cher Jean-Claude, maître vampire de la ville, jaloux de son état qui se refuse à laisser Anita roucouler dans les bras de Richard.

Pas découragé par son rival, il continue de poursuivre la jeune réanimatrice de ses assiduités.

Dans ce tome, nous avons nous concentrons donc sur l’enquête surnaturelle et sur les amours d’Anita.

Parlons-en des amours d’Anita : ma prédiction marrante s’est donc réalisée et la voilà en train de se poser des questions existentielles sur celui avec qui elle doit aller.

Restera-je avec le p’tit loup, le beau Richard ou irai-je avec Jean-Claude, le beau vampire attirant en diable ?

Que choisir ? Un mec qui, la journée, est à l’état de putréfaction avancée, même pas capable de vous préparer un bon p’tit plat, et qui, en prime, lors de son réveil, avale un litre – pas du pinard – de sang frais

Ou alors, dois-je rester avec le loup-garou qui risque de perdre ses poils sur le tapis, mordiller mes peluches Pingouin, et qui risque aussi de pisser aux quatre coins de la maison ?

Non ! Qu’est-ce que c’est que ce triangle amoureux de bas-étage ? Le tout au détriment de l’enquête, en plus !

Quand je parle d’enquête… enquête, mon œil ! Niveau intrigue, il y a trop de choses à la fois, trop d’éléments introduits qui ne se rejoignent pas vraiment.

Négliger son enquête au profit de ses problèmes sentimentaux, je vous demande un peu ! Je comprends que les auteurs de polars ou de romans policiers gardaient leur héros célibataire. Au moins, ils ne nous cassaient pas les pieds durant la moitié du livre avec leur problème de cœur ! Non, pas de problèmes de cul avec Anita, elle reste chaste…

Puritanisme ! On tue mais on ne baise pas… cherchez pas à comprendre, elle avait sans doute peur que le loup ne la morde sauvagement.

Cette enquête aurait pu être intéressante avec tous ces métamorphes qui ont disparu et cette histoire de snuff-movie. Mais l’auteur embrouille le tout avec les problème de meute de Richard, avec JC qui court derrière Anita, un qui veut écrire des livres sur les métamorphes,…

Bref, c’est aussi touffu que la queue d’un loup-garou et tous ces éléments ne se rejoignent pas, pour certains.

On passe rapidement à ces scènes, et rien en transition : résultat, Anita a à peine le temps de dormir ou manger !

Moins bon que le trois…

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette.

Mercy Thompson – Tome 02 – Les liens du sang : Patricia Briggs

Titre : Les liens du sang – Mercy Thompson 2

Auteur : Patricia Briggs

Édition : Milady (2009)

Résumé :

Parce qu’elle lui doit une faveur, Mercedes s’engage à aider son ami vampire Stefan dans sa lutte contre un autre de ses congénères. Mais cela va s’avérer plus difficile que prévu car ce vampire est possédé par un Démon ! Et elle ne pourra compter sur aucun de ses amis dans cette lutte ….

« Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé.

En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n’a pas à s’inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l’un de ces citoyens modèles. « 

La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout. y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l’un d’entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant.

Mais ce vampire inconnu est loin d’être ordinaire. tout comme le démon qui le possède.

Critique :

Dans le premier tome, « L’Appel de la Lune » l’auteur nous avait présenté la meute d’Adam, le loups-garou voisin de Mercy.  Même si les vampires étaient présents, ils n’étaient pas les vedettes.

Le tome « deux » met à l’honneur  les buveurs de sang. Roulements de tambours et place au monde nocturne des vampires et des démons !

Cette fois, Mercy va se retrouver mêlée à une étrange histoire de vampire, de démons et de meurtres.

Stefan, son ami vampirique, fan de Scooby-Doo (ça s’invente pas) va être à l’origine de ses emmerdes qui, dans un roman, s’appellent « une aventure » et, sans les emmerdes, pas de roman.

Le tome précédent nous l’avait expliqué : Mercy est une des rares changeuse et cette capacité à se transformer en coyote peut être parfois très utile…

Évidemment, rien ne se passera pas comme prévu et les ennuis s’abattront sur la petite communauté.

Rien à dire, l’action est présente dès le départ, le texte ne s’essouffle pas, alternant avec des actions rapides et courts passages explicatifs.

C’est dans ces moments que nous en apprendrons plus sur les vampires, sur l’essaim de Marsilia et sur leur fonctionnement. Une très bonne chose, car nous ne savions pas grand-chose sur le monde de la nuit. L’auteur va entrer dans leur monde en profondeur, pour mon plus grand plaisir.

Arrivée aussi de nouveaux personnages, sans éclipser les anciens.

J’ai parcouru ce tome aux côtés de Mercy, d’Adam, de Samuel, de Jesse, de Stefan, de Zee (un faes) et de Gabriel. Mon carnet d’adresse s’est étoffé avec l’arrivée des nouveaux vampires qui ne gagnent pas à être connu, sauf si vous voulez vous faire « pomper » tout votre fluide vital. Les impôts vous en laisse encore un peu, pas les vampires…

Ce livre n’est pas une promenade de santé pour notre chère Mercy, ça c’est sûr.

De plus, vu la majorité d’hommes dans ce tome, la testostérone coule à flot et Mercy, simple femme, se retrouve considérée comme une faible, alors que dans les ennuis, elle est la première à se jeter tandis que les hommes hésitent.

Point de vue (images du monde) des relations entre les personnages, c’est toujours le bon vieux triangle amoureux du premier tome, avec peut-être un 4ème homme… Plus on est de fous, plus on rit .

J’ai apprécié ce deuxième tome, lu aussi durant les vacances. Bien qu’il soit centré sur les vampires, les loups ne sont pas relégués au second plan.

Le deuxième tome confirme que le premier était le premier (La Palice, si tu me lis…) et qu’il bénéficiait des erreurs de jeunesse.

Celui-ci est plus mature, sans perdre l’humour des réparties.

Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette.

Mercy Thompson – Tome 01 – L’appel de la lune : Patricia Briggs

Titre : L’appel de la lune – Mercy Thompson 1

Auteur : Patricia Briggs

Édition : Milady (2008)

Résumé :

 » Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. « 

En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte.

Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage.

Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…

Critique :

Mercy Thompson n’est pas une fille comme les autres.  Oh que non ! Tout d’abord elle est garagiste et s’éclate à retaper de vieilles voitures, avec un gros faible pour les voitures Allemandes.

Ensuite c’est une métamorphe. Elle est capable de se transformer en coyote. Enfin, elle fait ami-ami avec les loups-garou, les vampires et autres créatures de la nuit.

Tout commence lorsque Mac, un jeune loup-garou, frappe à sa porte. Dans l’incapacité de contrôler son loup, il lui demande de l’aide.

Mercy est une brave fille, et, tout comme on recueillerait un chaton égaré, elle le confie à Adam, le beau loup-garou qu’elle a pour voisin et qui est l’Alpha de la meute locale. Ze big boss, quoi.

Petit problème : ce jeune loup se retrouvera  sur le seuil de Mercy, plus raide que les derniers mètres du Mont Ventoux et plus froid qu’une vieille nonne recluse. Oui, il a avalé son certificat de naissance… Gênant ! Surtout que la fille de l’Alpha a disparu, en plus.

C’est ce que j’appellerais une journée de merde, moi. Mais pas Mercy. C’est une héroïne rebelle qui sort des sentiers battus. Comme toutes les héroïnes.

Le style du livre est simple, facile à lire, l’intrigue nous donne envie de poursuivre la route et les pages se tournent facilement.

L’univers est bien étoffé, nous avons les loups-garous avec leur hiérarchie, les métamorphes, dont Mercy fait partie, ils ne doivent pas attendre la pleine lune pour changer, les vampires vivent en essaim, avec leur hiérarchie propre et Stefan, le vampire qui est ami avec Mercy a l’air bien sympa avec son bus décoré comme le minibus du dessin animé « Scooby-Doo ».

Dans les romans de Patricia Briggs, les loups-garous ont fait leur coming-out et le monde est au courant de leur existence. N’oublions pas non plus les faes… Un vrai petit monde fantastique.

Rien à dire, on passe un bon moment de lecture, sans se prendre la tête…

Enfin, quoique, à un moment donné, je me la suis prise, la tête, avec les explications finales qui, si vous n’avez pas un tube d’aspirine à vos côtés, seront douloureuses pour vos méninges.

Oui, c’est le petit bémol du livre : l’auteur, croyant bien faire, a voulu étoffer son histoire, peut-être trop.

Résultat : on se perd un peu à la fin entre le trafic de loups-garous et les expérimentations, l’enlèvement de Jesse, la tentative pour destituer Adam de son rang de chef, le malaise d’un loup-garou qui n’admet pas sa condition, l’usurpation d’identité, ect…..

Bref, ça tournait dans ma tête et je sais que mes deux neurones n’ont pas tout capté.

Pour ce qui est de l’intrigue amoureuse, on la sent venir à des kilomètres, un peu du genre d’Anita Blake (même si elle, elle hésite entre un vampire et un loup-garou).

Mercy hésite entre Samuel et Adam… entre deux bêtes à poils, deux mecs séduisants, parce que dans les livres, ils sont jamais moche et ne sentent pas mauvais de la gueule comme tous animaux à poils qui se respectent.

Pitié, inventez-nous une autre intrigue amoureuse ! Même si, je peux concevoir qu’il n’y ait pas 36 scénarios différents.

Malgré tout, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture, et j’ai continué avec les autres, sans être déçue.

Pas de la grande littérature, mais juste de quoi passer le temps durant les vacances ou dans le métro. On se prend pas la tête et on ne s’embête pas en le lisant parce que les temps morts sont peu nombreux.

Le premier tome souffrait des fautes des débutants et je peux vous dire qu’elle a redressé la barre dans les suivants.

C’est vraiment à découvrir, cette série !

Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette.

L’heure du loup : Robert McCammon

Titre : L’heure du loup

Auteur : Robert McCammon
Édition : Presse Pocket / Milady

Résumé :
Michael Gallatin est un as de l’espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou. Capable de se transformer à la vitesse de l’éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà prouvé en Afrique ses talents contre Rommel. Maintenant on lui confie une mission aussi dangereuse que délicate : découvrir ce qui se cache derrière l’opération « Poing de fer », le mieux gardé des plans secrets nazis.

Critique :
Imaginez, James Bond sans les gadgets de Q mais avec la faculté de se transformer en loup… le tout sur fond de Seconde Guerre Mondiale, du côté des alliés, avec des Allemands bien méchants, et notre gros louloup d’espion doit démanteler une opération « Poing de Fer » (et pas Point de Vue) sinon, ça va chier grave pour les alliés.

Si Michael n’était pas là, nous serions tous en Germanie, à parler de je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui (Sardou, arrête de chanter dans ma tête !).

Mon premier livre avec un loup-garou, ce fut celui-là, mais quel loup-garou ! On aimerait l’avoir pour meilleur ami, Michael.

Du suspense, de l’action, des chapitres alternant entre le passé et le présent : le présent pour la guerre et le passé sur « comment je suis devenu un lycanthrope » et tout son apprentissage au sein de la meute.

Un livre super avec une autre approche du loup-garou, sans pour autant tomber dans la nunucherie car le sang gicle de tous les côtés et la Grande Faucheuse fauche dans tous les sens.

Un roman d’espionnage différend des autres, un thriller à lire, non, à dévorer !

Titre participant au challenge « Totem » de Lili Galipette dans la catégorie « Loup-garou ».