Derniers jours : Adam Nevill [LC avec Stelphique – Intro]

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— Stelphique, c’est pas mal la proposition de la LC de juin… Un roman écrit par un auteur anglais mais dont une partie de l’histoire se déroule aux États-Unis… Je peux ennuyer deux organisatrices de Challenge pour le prix d’une ! Noctembule et Titine, tremblez ! Ah ben non, je sais plus pourrir le mois de juin de Titine, maintenant ! Je dois lui pourrir son année, mais c’est plus fatiguant !
— Je ne pouvais pas te proposer un livre dont l’histoire ou l’auteur n’était pas de la perfide Albion sinon, t’aurais même pas voulu le lire durant le Mois Anglais… Tu as lu le résumé, au moins ?
— Non, je le fais… *pause lecture* Aaaaaah, mon dieu, mais c’est un livre d’horreur, ça ! Je vais finir sous le lit avec une histoire pareille !
— Mais non !
— Siiiii ! Maman, j’ai peur ! On pourrait pas se relire un Club des Cinq, là ? *va se cacher sous le table*
— *Long soupir de Stelphique* Ah, les autres aiment nos LC, mais ils ne savent pas combien c’est difficile de gérer un électron libre et un peu fou tel que celle Belette Cannibal !
— On va tous finir mouru ! Tués pas la secte !!
— Pourquoi, tu es dans une secte ?
— Ça va pas, non ! Que Dieu me garde de faire pareille bêtise !
— Bon ben alors… Tu risque rien ! Tu as lu « ÇA », tu as lu « Simetierre » et « Cujo »…
— *Glousse* Oui, mais j’aime quand le King me fait peur…
— Moi aussi… Mais là, on va se faire peur avec un autre…
— Nous allons tromper le King ? Now ? Never ! (♫ Come hold me tight ♪ Kiss me my darling, ♫ Be mine tonight ♪ Tomorrow will be too late, ♫ It’s now or never ♫)… *Explosion de rire*
— Je m’en doutais que tu ne pourrais pas résister à nous sortir une chanson de l’autre King, celui à paillettes !
— Bon, on se la fait, cette LC où on continue de boire le café ? Je suis chaud boulette, là !
— Quand je vous disais que faire des LC avec la Belette Cannibal n’était pas simple… Un électron libre, un animal dont on ne sait jamais ce qu’il va faire, dire, écrire…

Le pitch : Kyle Freeman est chargé de réaliser un documentaire sur le Temple des Derniers Jours, une secte basée dans le désert d’Arizona en 1975, aujourd’hui disparue.

Depuis, les rumeurs vont bon train sur les pratiques déviantes et les expériences paranormales du groupe.

Et bientôt une série de phénomènes inexpliqués s’abat sur la production.

Expériences surnaturelles et visites nocturnes troublantes, disparitions soudaines et découvertes d’horribles artefacts, le tournage vire au cauchemar absolu…

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Un linceul n’a pas de poches : Horace Mc Coy

Titre : Un linceul n’a pas de poches       big_4

Auteur : Horace Mc Coy
Édition : Série Noire Gallimard N°4 (1946) / Folio Policier (1998)

Résumé :
Écœuré, Mike Dolan quitte le journal où il travaille. Il ne supporte plus de ne pouvoir faire éclater la vérité, le quotidien étant muselé par les annonceurs et soumis à diverses pressions.

Avec son meilleur ami et reporter judiciaire, Eddie Bishop, et avec Myra Barnovsky, ils décident decréer « Cosmopolite », un hebdomadaire dont la devise est « La vérité, toute la vérité et rien que la vérité ».

Les dents vont grincer et les menaces pleuvoir. La jeunesse et l’impétuosité auront-elles raison du système en place ?

Petit Plus : Avec Hammett et Chandler, McCoy est l’un des pères fondateurs du roman noir américain. Dans « Un linceul n’a pas de poches », son récit le plus autobiographique, il s’est servi de son expérience de journaliste pour dresser un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société.

Le sujet toujours d’actualité et la qualité de l’écriture font que ce roman publié en 1937 n’a pas pris une ride.

Critique :
Puisque j’affectionne régulièrement plonger dans le roman noir, je me suis dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de me taper le numéro 4 de la mythique collection « Série Noire ».

Non, ne cherchez pas vainement un crime et en enquêteur habituel, ici, rien n’est habituel. Les crimes, se sont les notables de la ville qui les commettent avec leurs magouilles. Leurs complices ? Les journaux complaisants qui détournent la vérité ou la maquille.

L’enquêteur ? Mike Dolan, un jeune journaliste assoiffé de vérité qui a déniché une magouille et, puisque son patron ne veut pas publier son article sur le match de base-ball truqué, il plaque tout afin de créer sa propre revue, se disant qu’il pourra exercer son métier comme il l’entend ainsi que dénoncer tout ce qui lui semble contraire à la morale..

Mike sait que si les journaux n’osent plus appeler les enfants de salaud par leur nom, c’est à cause des pressions qu’excercent sur eux les notables de la ville et les annonceurs publicitaires. Tout le système est gangrené.

Mais ce n’est pas évident de créer sa propre revue lorsqu’on est sans le sous et criblé de dettes ! La rigueur de Mike fait peur et après quelques publications, son imprimeur se défile et sa revue est retirée des kiosques suite à un article qui a dérangé la personne visée.

Malgré plusieurs menaces, Mike est bien décidé de continuer à faire tomber les gros bonnets.

Son combat n’est-il pas perdu d’avance, lui qui voudrait nettoyer les écuries d’Augias d’un seul coup de torchon ? (non, pas au kärcher).

Plume trempée dans le vitriol, cynisme à tous les étages, personnages haut en couleur dont le « héros », rempli de défauts est un joli cœur, véritable bête noire des pères possédant une jolie fille, assoiffé de reconnaissance, voulant côtoyer les plus grands… Homme épris de justice, il me fait penser à un Don Quichotte des temps modernes.

Vous l’aurez compris, ce roman « noir de noir » est un violent réquisitoire contre la corruption et l’hypocrisie de la société américaine et de la société en général.

Écrit avant la Seconde Guerre Mondiale, McCoy nous dresse donc un portrait horriblement sinistre des États-Unis : censure de la presse, extrémisme, Ku Klux Klan…. Pays de la liberté ? Mon c**, oui !

Tout comme son personnage principal qui lui ressemblait beaucoup, Mc Coy paiera très cher cette peinture peu reluisante : son roman ne sera pas publié en Amérique, mais en Angleterre et ensuite en France, dans la mythique série noire de Marcel Duhamel.

« No pockets in a shroud » devra patienter jusque 1948 pour être édité : et encore, ce sera une version remaniée de l’édition anglaise, qui, elle-même, avait subi des coupes par rapport au manuscrit original.

La fin est brutale, mais il ne pouvait en être autrement…

Un roman qui se lit vite, les dialogues pulsent, l’action aussi, on ne s’ennuie pas et ça valait la peine d’être lu !

 

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « Challenge US » chez Noctembule et « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel.

Les Raisins de la colère : John Steinbeck

Titre : Les Raisins de la colère

Auteur : John Steinbeck
Édition : Gallimard/Folio

Résumé :
L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, avec qui il partage des souvenirs d’enfance.

Les deux personnages font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et un peu perdus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres membres de la famille Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson avec ce qui leur reste de biens.

Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce à des feuillets leur proposant du travail et qui sont distribués un peu partout dans leur état : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre.

Séduits par cette publicité, la famille Joad décide d’investir tout ce qui lui reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur J. Casy se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest.

Dans des camps de fortune dressés au bord de la route ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie.

La famille Joad ne veut pas admettre que les promesses auxquelles elle croit ne seront pas tenues. Juste avant la limite d’état, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert.

En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille, qui est enceinte) quitte la famille. Le reste de la famille, dirigé par Man, n’a d’autre choix que de poursuivre sa route.

A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les propriétaires importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Ils profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires et les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville.

Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire adhérer à des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom car il avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux.

Critique : 
Un roman qui, malgré ses quelques longueurs, m’a pris aux tripes… Un roman porteur d’un message sur le capitalisme qui, non content d’exploiter l’homme, fait en sorte que toutes les richesses ne soient détenue que par quelques mains (la racaille en col blanc).

« Lorsque la propriété est accumulée dans un trop petit nombre de mains, elle est enlevée. Lorsqu’une majorité a faim et froid, elle prendra par la force ce dont elle a besoin. la répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité ».

 

L’industrialisation a beau être pointée du doigt dans ce roman (les tracteurs), ce n’est pas elle qui est citée à comparaître sur le banc des accusés : la machine n’est pas responsable du mal qu’elle fait.

Non, mais l’auteur dénonce la mauvaise utilisation et le fait que les banquiers – eux, une fois de plus – aient entraînés les plus pauvres à payer leurs erreurs (♫ non, non, rien n’a changé ♪).

« La banque ce n’est pas la même chose que les hommes. Il se trouve que chaque homme dans une banque hait ce que la banque fait, et cependant la banque le fait. La banque est plus que les hommes, je vous le dis. C’est LE MONSTRE. C’est les hommes qui l’ont créé, mais ils sont incapables de le diriger ».

Oklahoma, fin des années 20… 1929 pour être plus précise. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl (tempête de sable) et les agriculteurs qui avaient emprunté de l’argent aux banques après une récolte merdique, se retrouvent à ne plus savoir honorer leurs dettes puisque aucune de leurs récoltes ne fut vraiment bonne.

Et que font les banquiers lorsque vous ne savez pas payer vos dettes ? Ils vous saisissent vos biens, vos terres et vous saisissent à la gorge. Ils ont expulsé les fermiers sans aucun état d’âme (et nous savons que cela continue de nos jours)…

Le passage où les tracteurs charruent les terres des pauvres gens, massacrant au passage leurs maisons de bois est émouvant. C’est toute leur vie qu’on met à bas, leurs terres que l’on massacre, leurs terres que l’on va épuiser en plantant du coton.

À non, c’est vrai, ce ne sont plus leurs terres, ce sont celles de la banque, de la société, de on-ne-sait-pas-trop-qui, mais le responsable n’est pas « humain » en tout cas. Il est bien plus facile de dire que c’est la Société Machin.

Chassés de chez eux, ils penseront comme tous les immigrants que leur situation s’arrangera ailleurs – en Californie, ici – puisque des feuillets leur promettent monts et merveilles, notamment du travail à foison. Ces pauvres gens pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Pauvres fous… (pas en tant qu’insulte, mais en tant que visionnaire de leur futures emmerdes).

La famille Joad, c’est elle que nous allons suivre sur leur chemin d’exil  depuis l’Oklahoma jusqu’en Californie, sur la mythique route 66 qui ne sera pas une partie de plaisir, mais s’apparentera plus à une descente aux Enfers.

Les voitures des émigrants surgissaient en rampant des chemins de traverse, regagnaient l’autostrade et reprenaient la grande voie des migrations, la route de l’Ouest. A l’aube, elles détalaient, pareilles à des punaises ; dès la tombée du jour, surprises par l’obscurité, elles se rassemblaient et venaient grouiller autour d’un abri ou d’un point d’eau.

De fait, nous n’avons jamais vu d’immigrants voyager en Rolls. Ici, ce sera un vieux « camion ». De nos jours, ce sont des containers, des embarcations de fortune…

Mais comme Moïse, la terre promise, certains ne la verront jamais, et les autres, ils ne feront que l’avoir rêvée parce qu’on leur a vendu de belles images. Non content de les spolier de leurs terres, on les spolie de leurs rêves d’avoir une vie meilleure.

Ne laisse pas s’envoler trop tes espérances, pour n’avoir pas à ramper comme un ver de terre.

Ce livre comporte des passages assez long et j’ai parfois eu dur de continuer le voyage, mais comme les Joad, je me suis accrochée afin de lire ce chef-d’œuvre de Steinbeck, ce pamphlet qui n’épargne pas les banques et qui nous raconte ce que fut la grande dépression de 1929 au travers du voyage d’une famille.

Il vous prend aux tripes parce que vous vous retrouvez à abandonner ce que fut votre vie, vos affaires, vos amis, vous voyagez sur une route qui a tout du fleuve Styx (celui des Enfers), parce que vous vous retrouvez dans des camps de fortune dressés sur les bords des routes, parce que les promesses de travail vantées par les put**** de prospectus ne sont pas tenues, entrainant les familles déjà démunies à crever de faim parce que sans emploi et sans nourriture.

Et tout retour en arrière est impossible, c’est marche en avant ou crève en faisant marche arrière.

Si vous qui possédez les choses dont les autres manquent, si vous pouviez comprendre cela, vous pourriez peut-être échapper à votre destin. Si vous pouviez séparer les causes des effets, si vous pouviez savoir que Paine, Marx, Jefferson, Lénine furent des effets, non des causes, vous pourriez survivre. Mais cela vous ne pouvez pas le savoir. Car le fait de posséder vous congèle pour toujours en « Je » et vous sépare toujours du « Nous ».

La famille Joad, qui ne sera pas au bout de ses peines, va devoir se disloquer, elle crèvera de faim aussi, subira comme d’autres l’injustice et l’exploitation, elle devra faire face à des conditions de survie inhumaines, elle connaîtra le rejet, la discrimination, la mort, la prison,…

« Les grandes compagnies ne savaient pas que le fil est mince qui sépare la faim de la colère. Au lieu d’augmenter les salaires, elles employaient l’argent à faire l’acquisition de grenades à gaz, de revolvers, à embaucher des surveillants et des marchands, à faire établir des listes noires, à entraîner leurs troupes improvisées. Sur les grand-routes, les gens erraient comme des fourmis à le recherche de travail, de pain. Et la colère fermentait.

Comme le dit la devise de mon pays, « L’Union Fait La Force » et c’est uni que tout ces opprimés arriveront à s’en sortir. La solidarité étant souvent très forte entre eux (dans le livre).

– On en apprend tous les jours, dit t-elle, mais il y a une chose que je sais bien, à force . Quand on est dans le besoin, ou qu’on a des ennuis – ou de la misère – c’est aux pauvres gens qu’il faut s’adresser. C’ est eux qui viendrons en aide – EUX SEULS.

Autre paradoxe soulevé par le récit et qui me fait penser à ce que nous vivons toujours : les habitants de Californie ne veulent pas les immigrés mais ils en ont besoin pour le travail… « Travaille et puis casse-toi, pauv’con ».

– On est bien dans un pays libre, tout de même.

– Eh bien tâchez d’en trouver, de la liberté. Comme dit l’autre, ta liberté dépend du fric que t’as pour la payer.

Bref, un livre à lire, les personnages sont attachants, ce qui est écrit est une partie de l’histoire, malgré quelques longueurs, ça vaut la peine de l’ouvrir, de plus, le style d’écriture est implacable. Dire que depuis, rien n’a changé.

Craignez le temps où l’Humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée, car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l’univers.

L’auteur a reçu pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940.

Lu dans le cadre des Challenges « Romans Cultes » de Métaphore, de « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel, du « Pavé de l’été » chez Sur Mes Brizées, pour Le « Challenge US » chez Noctembule et pour Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle.

[Série] The Mentalist : une série qui vous ausculte les pensées

The Mentalist est une série télévisée américaine créée par Bruno Heller et diffusée depuis le 23 septembre 2008 sur le réseau CBS.

Mentalist… C’est quoi ce truc ? C’est « Quelqu’un utilisant l’acuité mentale, l’hypnose et/ou la suggestion… Maître dans l’art de manipuler la pensée et le comportement ».

Un mentaliste peut donc utiliser diverses méthodes telles que l’illusionnisme, la lecture à froid, l’hypnose ou encore la psychologie.


Synopsis de la série :
L’unité des crimes majeurs du California Bureau of Investigation (CBI), dirigée par Teresa Lisbon, enquête sur des crimes, avec la collaboration de Patrick Jane, consultant pour le CBI, utilisant ses facultés de mentalisme.

Patrick Jane dispose d’un sens très fin de la psychologie et de son mental (lecture froide, hypnose, etc). Il ne s’agit pas d’un pouvoir car il a aussi été prestidigitateur. Sa carrière de voyant lui a également permis d’acquérir des connaissances pointues en matière d’analyse psychomotrice. Tous ses talents rassemblés lui permettent d’être plus précisément un mentaliste, ce qui lui vaut d’être également un manipulateur très efficace pour résoudre les enquêtes.

Cependant, c’est sur le cas particulier de John le Rouge (Red John), un tueur en série qui signe toujours ses meurtres par un smiley dessiné avec le sang de ses victimes sur les murs, que se centre leur attention. John le Rouge a tué la femme et la fille de Patrick Jane, qui autrefois se faisait passer pour un médium et s’était moqué du tueur…

Acteurs principaux :
Simon Baker  : Patrick Jane (V.F : Thierry Ragueneau)
Robin Tunney  : Teresa Lisbon (V.F : Cathy Diraison)
Tim Kang : Kimball Cho (V.F : Stéphane Pouplard)
Owain Yeoman  : Wayne Rigsby (V.F : Thibaut Belfodil)
Amanda Righetti  : Grace Van Pelt (V.F : Stéphanie Lafforgue)


Pour tout vous avouer, lorsque cette série a commencé à être diffusée, je ne l’ai pas regardée. Pourquoi ? Pas envie, tout simplement… Ne me demandez pas pourquoi car le pitch était plus qu’intéressant. Manque de temps, une fois de plus et puis, on y pense plus.

Et puis, un soir, alors qu’il n’y avait rien à la télé (Comme d’habitude), je suis tombée sur un épisode de la saison 4 au cours d’un zapping. Pourquoi pas ?

C’est là que le charme a opéré. Non seulement j’ai regardé l’épisode, mais je me suis surprise à apprécier la série puisque j’ai regardé l’épisode suivant, diffusé à la suite de l’autre et que la semaine suivante, j’étais fidèle à mon poste…

Mais bon, j’avais pris le train en cours de route et il me manquait beaucoup de choses.

En parfaite petite pirate que je suis, j’ai téléch…. Heu, j’ai acquis la première saison et je l’ai visionnée avec un certain plaisir, pour ne pas dire un plaisir certain.

La Première Chaîne Belge (RTBF) diffuse en ce moment la saison 5 tous les jeudis et, bien qu’ayant raté quelques épisodes, je la visionne tout en continuant de découvrir la première saison sur mon PC.

Ici, je me contenterai de vous parler de la saison 1 en général, sans développer une critique pointue pour chaque épisode.

– Alors, docteur Belette, votre diagnostique ? Point de vue des personnages… Du héros principal, Patrick Jane ?

– Je dois vous avouer que Patrick Jane, le « mentalist », est mignon à croquer et que je commettrais bien le péché de chair avec lui. Ce joli blondinet a un sourire qui me fait fondre, je le croquerais bien tout cru en hurlant « Patriiiick » tout en arrachant son costume trois pièces avant de me ruer sur son service trois-piè…

– Heu, les lecteurs voudraient peut-être un avis plus professionnel et moins personnel…

– Oh, pardon ! Hors tout fantasmes personnels, j’avoue que le personnage est mystérieux et qu’il est intrigant. Ce bel animal est doté de facultés d’observation et de déduction exceptionnelles, il utilise notamment des techniques de lecture froide ou d’hypnose pour l’interrogatoire d’un témoin, quand ce n’est pas carrément celles du pickpocket ou du cambrioleur qui ouvre toutes les serrures… Ceci afin d’élucider des meurtres. Sous couvert de ses sourires bienveillants, il sonde tout le monde; sous couvert de vous réconforter en vous posant la main sur l’épaule, il vous analyse et vous passe à la moulinette. Ou pire, il vous hypnose afin de vous tirer les vers hors du nez.

Il n’a aucune gêne à vous dire tout haut le résultat de son analyse sur vous. Ses déductions sont parfois holmésiennes car basées sur des détails physiques (des mains de joueur de guitare, par exemple), ou souvent sur des analyses plus intuitives, comme des coups de sondes.

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Sa personnalité fait penser à d’autres personnages du petit écran :

  •  Au Dr House pour son ardeur à résoudre le problème;
  •  À l’inspecteur Murdoch (Murdoch Mysteries);
  •  Au Hercule Poirot d’Agatha Christie;
  •  Au héros de la série « Life » (Damian Lewis);
  •  À Monk (tous les deux ont le même don de déduction et leurs femmes ont été assassinées);
  •  Un peu de « Lie to Me »;
  •  Un soupçon du lieutenant Columbo (comme le lieutenant, Jane pose parfois des questions que l’on pourrait croire « à la con », hors, il n’en est rien / Pour le fait que les enquêtes se déroulent dans les milieux huppés et pour sa voiture ancienne et française, une Citroën DS);
  • À la série « Psych » : Enquêteur malgré lui » (série télévisée apparue quelques années avant Mentalist dont le personnage – Shawn Spencer – est consultant pour la police, qui a un talent d’observation très développé pour remarquer tous les détails et qui prétend être médium – une série que je n’aime pas du tout).

De plus, tous les personnages de toutes ces séries ont pour inspiration le personnage de Sherlock Holmes (le Holmes des romans d’Arthur Conan Doyle)  et même Bruno Heller, le créateur de la série, déclare qu’il considère Jane comme le nouveau Sherlock Holmes.

The Mentalist s’est aussi inspirée du célèbre ouvrage du père du roman policier français, Émile Gaboriau, intitulé « L’Affaire Lerouge » dont l’adaptation télévisée avait été diffusée par la Société Radio-Canada entre 1964 et 1965 (ces infos là viennent du Net).

De plus, Patrick Jane a de multiples talents, dont celui de pouvoir compter les cartes dans un Casino et de contrôler les dés pour faire 6/6 à chaque lancé.

Pour ce qui est des interrogatoires ou des questions à poser aux témoins ou à la famille, Patrick ne met pas de gants, il leur rentre dans le lard et est bien souvent odieux, mais au contraire du docteur House, il le fait avec le sourire.

Au sein de l’équipe, Jane est très à l’aise et apporte une aide précieuse dans chaque affaire, malgré ses excentricités. Ses collègues le suivent souvent des ses excentricités, en soupirant, mais ils le suivent.

Toujours élégant, le sourire ravageur et charmeur, rempli d’idées loufoques qui payent…

Cependant, derrière son assurance apparente, il se sent responsable de la mort de sa famille et ne poursuit qu’un but : parvenir un jour à retrouver la trace de John le Rouge pour le tuer.

Les scénaristes nous le montrent aussi parfois avec les larmes aux yeux, avant qu’il ne se reprenne très vite. On sent la faille sous la carapace.

Ce que j’apprécie aussi, c’est que les scénaristes ne jouent pas sur une relation sentimentale avec son chef, Teresa Lisbon. On ne sent pas qu’elle le regarde avec des yeux d’amoureuse transie et, ma foi,  je serais contre une relation entre eux deux.

Sans oublier que notre Mentalist est un grand buveur de thé… Il a même un charme soo british, je trouve…

Agent-Teresa-Lisbon-The-Mentalist-tv-female-characters-15317910-682-1024En ce qui concerne le personnage de la « chef » du CBI – Teresa Lisbon – il est plus que bien campé.

Loin d’être une cruche, c’est une jeune femme autoritaire, attachée aux règles et aux procédures, mince et athlétique, parfois agacée par le comportement de Jane et ses méthodes peu conventionnelles.

Elle respecte la loi, elle, ce qui tout le contraire de Patrick.

Cependant elle a constaté que les analyses de celui-ci étaient pertinentes et c’est à cause de cela qu’elle a pris la décision de l’emmener avec elle sur le terrain.

Elle est le garde-fou de Jane et fait de son mieux pour l’empêcher de faire des folies, mais ce n’est pas demain la veille que Patrick Jane va obéir, ce qui fait qu’elle est régulièrement obligée de le couvrir auprès de son supérieur hiérarchique.

Lisbon et Jane forment un duo de charme : c’est un duo professionnel et efficace.

Pas de roucoulades entre eux et c’est tant mieux. Lisbon est souvent caustique avec Patrick et n’hésite pas à lui envoyer des piques.

Souvent il lui fait hausser les sourcils ou soupirer d’exaspération… Tout comme le directeur du CBI, monsieur Minelli.

Lisbon a sous ses ordres trois agents : Kimball Cho, Wayne Rigsby et Grace Van Pelt.

Ce sont des personnages auxquels je me suis vite attachée. Ils ont beau avoir regardé Patrick comme une bête de foire au départ, ils ont vite compris qu’il était utile dans la résolution de leurs affaires criminelles.

Wayne Rigsby a une carrure imposante mais c’est une personne aimable et attachante.

Dès l’arrivée de la nouvelle recrue – Grace Van Pelt – il est sous le charme de cette belle grande rousse.

Mais, grand timide, il n’ose pas lui avouer ses sentiments, se montrant souvent gêné et maladroit avec elle. Un malaise qui amuse beaucoup ses coéquipiers, tout particulièrement Jane.

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Kimball Cho est l’inspecteur le plus discret de l’équipe. Derrière son calme apparent, il sait se montrer acerbe et caustique.

Fin stratège et pédagogue, c’est souvent à lui que revient la lourde tâche de mener les interrogatoires.

Il est également celui qui a le plus de recul sur le comportement de Jane et qui semble être le plus amusé par sa personnalité étonnante.

Dans la saison 2, on apprend que non seulement il a fait son curieux en lisant les dossiers de ses collègues (ce qui est interdit), et qu’il a fait partie d’un gang…

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mentalist2-grace-van-peltGrace Van Pelt est la nouvelle recrue de l’équipe de Lisbon et spécialisée en informatique, ce qui lui vaut d’être souvent « coincée » au bureau, mais elle rêve d’accompagner plus souvent ses collègues sur le terrain.

Au cours des enquêtes, elle prendra conscience de ce qu’elle ressent pour Rigsby.

Prudente, elle jouera à celle qui ne s’en rend pas compte, ne souhaitant pas être entraînée dans une histoire sentimentale avec un collègue de bureau.

C’est une jeune femme croyante et sensible au domaine du paranormal, elle s’accroche parfois avec Jane, qu’elle trouve trop rationnel et trop cynique.


Personnages récurrents :
John le Rouge (Red John dans la version originale) est un tueur en série ayant commis près de trente meurtres y compris celui de la femme et la fille de Patrick Jane cinq ans avant qu’il rejoigne le CBI. Il signe tous ses crimes avec un smiley tracé à l’aide du sang et du doigt de sa victime…

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Lors de la visualisation de la saison 1, j’ai donc appris que Patrick Jane se faisait passer autrefois pour un « médium » et profitait de la crédulité des gens pour se faire un max de fric.

Un jour, alors qu’il était interrogé sur John le Rouge, un tueur en série sanguinaire qui signe ses crimes d’un smiley ensanglanté, il le dépeint en lui prêtant de fausses caractéristiques et en se moquant de lui.

Ne jamais se moquer publiquement d’un serial-killer : celui-ci se venge des propos qu’il juge insultants en assassinant la femme et la fille de Jane.

En rentrant chez lui, Jane découvre la situation mais aussi un mot du tueur épinglé sur la porte, le prévenant qu’il n’aurait pas dû se moquer de lui et de par son acte barbare, il lui prouve le sérieux de ses actes.

Sa vie vient de basculer et c’est ce qui l’a décidé à devenir consultant pour le CBI sous la responsabilité de Teresa Lisbon afin de se servir de ses dons pour aider la police et traquer les criminels dans des affaires de meurtres.

Dans un épisode, nous apprendrons aussi que Patrick a été interné dans un hôpital psychiatrique.

Les scénarios des épisodes sont de factures classique, pas toujours de coups de pied dans les fesses au final mais ils sont plaisants et j’ai réussi à découvrir quelques coupables.

S’ils ne possèdent pas de preuves concluantes pour inculper un coupable, Jane n’hésite jamais à piéger le (la) coupable. Tout son talent se trouve dans les mises en scène des pièges. Je vous avoue que pour certains épisodes, je n’avais pas vu venir le piège et j’avais marché à fond dedans.

La série a de l’humour, pas d’éclat de rire, mais certaines réparties m’ont fait pousser des éclats de rire tant c’était bien répondu.

J’ai apprécié aussi que John Le Rouge ne soit pas cité dans tous les épisodes, mais juste de temps en temps.

Le final de la première saison est un cliffhanger pour la suivante, Patrick étant passé à peu de mètres du fameux John Le Rouge…

En bref, une série sympa et agréable à suivre, sans se prendre la tête, elle me détend bien et la personnalité de Patrick Jane y est pour beaucoup. Il est aussi hors-norme qu’un docteur House (mais en version souriante et aimable) ou qu’un Sherlock Holmes puisque s’il ne peut plus travailler au CBI et résoudre des enquêtes, il n’a plus de but dans la vie.

On se doute aussi que Patrick est surtout là pour traquer le serial-killer et le descendre s’il a la  chance de l’avoir devant lui. C’est son Moriarty à lui et John apprécie que Patrick soit à le pister, ça doit lui changer son ordinaire.

Ce fait, je l’ai surtout compris lors du visionnage d’une partie de la saison 2… Le dossier Red John avait été retiré à l’équipe de Lisbon et confié à celle de Sam Bosco. Je ne dirai rien de plus, hormis que j’avais compris le pourquoi de certaines choses arrivées au sein du CBI.

La série se laisse regarder avec plaisir.

Petits clins d’œil :
Comme je le signalais plus haut, Patrick Jane roule dans une voiture française : une Citroën DS en hommage à la série Columbo dans laquelle le lieutenant conduit une Peugeot 403.

Dans les deux premières saisons, il s’agit d’un modèle gris de type export provenant des États-Unis (avec phares avant fixes et non-protégés, grilles de climatisation à la place des clignotants avant, ceux-ci étant placés sous le pare-choc, et doubles feux arrières ronds), appartenant à la production de la série.

Dans l’épisode 16 de la Saison 1, lorsque Jane et Van Pelt se retrouvent seuls et discutent, juste après que Van Pelt prononce la phrase : « Voilà la liste de tes clients », il est possible de voir sur l’écran d’ordinateur de cette dernière, divers noms, dont ceux de : Kenny King, James Dean, Rob Johnson, Don Goodman, Allan Davis ou encore Megan Fox. Il y apparaît aussi le nom de nombreux assistants et autres « travailleurs de l’ombre » de la série non-crédités au générique de Mentalist.

Idem dans l’épisode 16 de la Saison 3 : alors que Jane demande à l’expert des empreintes digitales du CBI s’il a identifié l’empreinte qui correspondait à celle trouvée sur les lieux du crime, celui-ci lui répond que n’étant pas David Caruso (interprète de Horatio Caine dans la série Les Experts : Miami) cela devrait prendre plus de temps.