Ce wild cat va me coller un tennis-elbow ! Chouette !

Ouf, Minou a récupéré, repris du poil de la bête, il ne boite plus, il mange bien, il boit, il fait tout ce qu’il doit faire dans son bac à litière, rejoue avec un des ses jouets, sa souris (elle a changé de place, hors, ça faisait depuis qu’il était malade qu’elle ne bougeait pas d’un millimètre), ce soir, il m’attendait sous le lit de son autre pièce, bref, il est de nouveau au top de sa forme.

Depuis hier, il est de nouveau le CR7 de la croquette. Enfin, on me signale que CR7 est un attaquant qui fait aussi de la pub pour des slips et que mon chat serait plus le Gigi Buffon de la croquette puisqu’il les arrête d’un coup de patte bien senti lorsque je les fait glisser sur le parquet vinyle imitation chêne (il est sans dessins, donc, glissant pour les croquettes).

Il est de nouveau au taquet, prêt à stopper la croquette dans sa course ou à lui courir après si je parviens à déjouer sa vigilance et ses réflexes.

Ces derniers jours, il marchait vers les croquettes et les arrêtait mollement, je les lui envoyais aussi sans force pour ne pas qu’il se refasse mal à sa patte qu’il avait mal.

Il a faim, il mange bien, mais jamais voracement, contrairement au Simon’s Cat.

J’avais peur aussi d’avoir perdu sa confiance après l’épisode de la mise en boite, enfin, de sa mise en caisse de transport et sa visite chez la véto…

Après une semaine difficile et une reprise version moteur diesel, je peux dire que maintenant il est revenu à son niveau d’il y a 15 jours et que la confiance est toujours là, la complicité aussi.

Toujours assise au sol (autrement, il a peur), je le caresse toujours durant le temps qu’il mange à mes côtés (ben oui, toute la gamelle ne passe pas en croquettes de foot !) et maintenant, il fait des pauses pour ronronner sous ma main, puis il remange, puis de nouveau une pause…

Il apprécie de plus en plus, même s’il se tient parfois un peu loin de moi et mon bras n’est pas extensible, mon épaule souffre aussi parce que caresser un chat durant 30 minutes, en position assise sur le sol, bras tendu, je vous jure que ça vous fait découvrir des muscles à des endroits insoupçonnés ! mdr

Ce soir, c’était Byzance ! Il s’est couché en sphinx, presque vautré par terre totalement sous mes grattouilles puis, monsieur s’est rapproché de moi pour se coucher près de ma jambe étendue, nue (je suis en short), bronzée et franchement épilée.

Il a même vérifié la douceur de la peau avec son petit museau humide et froid. De plus, il me regarde souvent dans les yeux et je peux lui retourner le regard aussi, maintenant (au début, je baissais les yeux, conseil lu sur le Net).

Ensuite, quand il en a eu marre, il est reparti dans son autre pièce (la s.d.b) puis est revenu près de moi, toujours assise le cul par terre et c’était reparti pour une séance de 30 minutes de ronrons et de caresses sur tout le corps (la désensibilisation, ça paie, je vous l’expliquerai).

De nouveau a vérifier que ma jambe épilée est bien douce, puis, plus grave, il a reniflé mon pied (il adore ça, faudrait que je consulte) et a frotté sa tête dessus. Il marque sa propriété sur moi. Alléluia !

Alors que je suis cette semaine en congé et que l’on fait des transformations dans la maison, que j’ai mal au dos d’avoir soulevé des caisses de livres à donner, d’avoir enlevé un balatum et remis un autre, ce chat met mes muscles à mal et le pire, c’est que je souris comme une demeurée !

Prochaine étape, le faire venir sur mes jambes. On a déjà bien avancé et je sens qu’il est à deux pattes de craquer et de s’y installer, ça va mettre un peu de temps mais je ne désespère pas.

Ce soir, on a de nouveau fait une belle avancée car c’est la première qu’il revient vers moi pour recommencer une séance de câlins alors qu’il était reparti faire son tour de propriétaire.

Sacré Minou ! En plus, maintenant, son poil est tout doux partout.

Le pauvre va râler, on part deux jours, donc, pas de câlins et mon beau-frère pour lui déposer sa bouffe et nettoyer ses bacs à litière.

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Et ron et ron comme un p’tit chaton

Je ne sais pas si c’est le bout du tunnel, mais Minou a bien mangé ce matin (dans sa gamelle, à mes côtés) et mieux, il s’est laissé caressé et a ronronné sous mes mains durant 20 minutes au moins. J’en étais à la limite de la crampe (hé, pour ne pas lui faire peur, je dois m’asseoir au sol et pas encore réussi à le faire assise).

Que ça fait du bien de le voir aller un peu mieux ! De le voir bouger un peu, de le voir venir vers moi au matin (pas au soir par contre).

Cette semaine de « je bouffe un peu, je bouffe pas du tout » ne l’a pas fait grossir…

De fait, il n’a jamais été un grand gourmand, c’est le genre de chat qui en laisse dans la gamelle. Va falloir l’étoffer un peu, le Minou.

Je croise les doigts que ce mieux ne soit pas pour aller vers un mal après (comme on a déjà eu le cas avec les animaux ou les humains).

 

Een kat in de zak ? Nee ! Where is the cat ? The cat is in the kitchen… No, the cat is in the bathroom ! [Mon Challenge perso]

Where is the cat ? The cat is in the kitchen… No, sorry, the cat is in the bathroom !

Je vous rassure de suite, l’Esprit Saint ne m’est pas tombé sur le crâne, me permettant de parler toutes les langues, flamand et anglais (je comprends celle de bois, par contre). Dommage, j’aurais pu négocier un salaire plus important.

Si je vous ai proposé un titre moitié en flamand, moitié en anglais, c’est parce qu’il allait bien à ce petit article qui fait suite à mon gros challenge de folie que je me suis mise sur les épaules et dont l’issue ne dépendait pas que de moi.

Celui sur lequel vous avez séché, mais séché ! Mais où vous m’avez fait rigoler, mais rigoler ! Merci pour toutes vos propositions loufoques.

Avant de venir au sujet et mettre fin au suspense, sachez juste que la première partie de la phrase est tirée d’une expression que nous connaissons tous « Acheter un chat dans un sac » (Een kat in de zak kopen – en flamand dans le texte).

L’expression vient du fait qu’un chat « dépiauté » ressemble à s’y méprendre à un lapin dans la même tenue (à poil) et que pour éviter de se faire rouler dans la farine en ramenant un futur civet de minou en lieu et place d’un de rabbit, on a exigé des bouchers (ou des vendeurs) qu’ils laissent les pattes « habillées » afin d’être sûr qu’on ne nous vendait pas des vessies pour des lanternes ou des chats pour des lapins.

Quant au « Where is the cat ? » il vient de la célèbre phrase « Where is Brian » qui se trouvait dans le bouquin Speak English qui, comme son nom ne le laisse pas deviner, était là pour apprendre aux élèves à apprendre l’anglais.

La phrase fut aussi popularisée par un sketch de Gad Elmaleh mais nous n’allons pas entrer dans ce sujet là car, moi aussi, en classe, j’ai copié sur ma voisine pour obtenir de plus beaux points…

En fait, le kat in en zak est celui qui se trouve maintenant dans ma bathroom !

Oui, j’ai un chat dans ma salle de bain et je précise que nous avons deux salles de bain dans la maison puisque le rez-de-chaussée et le premier ne sont plus occupés par ma belle-mère (décédée) et ma belle-soeur (déménagé). Mais chuuut, faut pas le dire, ce pourrait être un signe de richesse pour le 16 (là où mon gouvernement crèche, à la rue de la Loi).

Un chat dans une salle de bain (maintenant, il a la chambre d’ami en plus avec deux lits et 3 biblios), voilà l’énigme éventée, mais ce n’est pas un simple chat non plus !

Il était « errant », autrement dit il n’avait jamais connu la main de l’Homme alors qu’il a au moins 5 ans. Ce qui rend les choses beaucoup plus difficile, vous conviendrez… 

Un chat « sauvage », d’où le danger pour les mains et pour tout le reste du corps car on ne sait jamais les réactions que l’animal pourrait avoir.

Un challenge où il valait mieux aller doucement pour ne pas braquer l’animal, ou se faire griffer, ou tout foutre en l’air. Un challenge où les progrès n’étaient pas fulgurants, mais lents, où tout s’est fait doucement, lentement, avec patience, sans brusquer les choses.

Le but étant, bien entendu, de l’apprivoiser afin de pouvoir le caresser sans se faire feuler dessus, sans se faire cracher dessus…

On ne peut pas dire que des personnes m’ont donné des conseils pour ce challenge. Ni que le Net m’ait été d’une grande utilité pour cette opération !

Pas de « trucs et astuces », pas de tuto You Tube, juste quelques conseils péchés sur le Net et mis à profit :

  • Le toucher pour le désensibiliser avec un bois imprégné de notre odeur (j’ai ajouté celle d’un stikx à la viande)
  • Ne jamais le regarder dans les yeux.
  • Rester accroupi ou assis au sol car on est moins impressionnant
  • Ne pas l’acculer dans un coin
  • L’installer dans une grande cage au milieu de la maison pour qu’il s’acclimate (là, impossible)
  • Aller lentement et ne pas brûler les étapes (ma propre expérience avec les chevaux, les chiens) et ne pas brusquer les choses (confirmé par Sharon, celle qui savait tout depuis le début et qui n’a pas vendu la mèche, participant même aux propositions et me faisant bien rire aussi).
  • Appâter le chat avec des sardines et le caresser lorsqu’il mange (mon véto)

D’où le fait que j’y suis allée au feeling, partant d’une feuille presque blanche, selon les réactions du chat, appliquant des règles qui fonctionnent avec les chiens (récompenses, utilisation du « pchiiit » ou du « non » quand on veut punir), d’autres trucs qu’on utilise avec les jeunes poulains (l’imprégnation).

Et là, alléluia, c’est un miracle Salomon, un vrai miracle car après 4 mois de travail intensif (moins 15 jours de vacances), je peux vous dire que je le caresse, qu’il ronronne sous ma main mais qu’on a encore du boulot car une fois que je me remet debout, il fiche le camp doucement, alors qu’avant, c’était la fuite ventre à terre.

D’où vient cette folie de prendre un chat « sauvage » chez soi et d’avoir envie de l’apprivoiser alors qu’il y a tellement de jolis chatons qui me donneraient des câlins tout plein ?

Parce que ce chat a une histoire et que c’est aussi une bonne action que j’ai accompli afin de le sauver d’une mort certaine.

Ce chat, c’est le fils de notre Pupuce (celle qui se trouve chez nos parents), enfin, un de ses nombreux fils qu’elle a eu, mais un des rares survivants de l’hécatombe faite par le scrogneugneu de Parson Russel tueur de jolis chatons mignons ou de tous les chats qui fuient devant lui (ces derniers temps, il s’est pris des coups de griffes dans la truffe et fiche la paix aux chats adultes, errants ou apprivoisés, qui sont chez mes parents).

Folie pure ? Sans doute, mais je l’ai fait pour que ce chat survive, comme je vous l’ai dit, et pour que de toutes les portées qu’a eu notre Pupuce, il en reste au moins quelques uns de vivants parce que TOUS les autres sont tombés comme des mouches, hormis une de ses filles, Bagheera (inapprochable à moins de 10 mètres, elle !). Et c’est tout….

Là où il se trouvait jusqu’il y a peu, ce chat était bien.

Depuis sa naissance, il est était resté dans l’ancien grenier à foin de mon grand-père, incapable d’utiliser l’échelle (qui se trouve pourtant appuyée devant depuis la nuit des temps et en parfait état) pour descendre dans la cour.

Le minou y vivait tranquille, à l’abri de tout prédateurs (dont cet enculé de chien qui tua toute sa fratrie) et on montait à manger (croquettes) et à boire (lait) à Sa Majesté Monsieur Chat. Ben oui, chez nous, on ne laisse pas un animal crever de faim.

Puis dernièrement, il est descendu, ou est tombé du toit où il se promenait, ou il a trouvé le truc de l’échelle, mais si c’était le cas, il serait remonté en découvrant l’animosité des autres chats de la maison, hormis celle de la Pupuce mais bon, elle, elle se fout de tout le reste, elle a 15 ans et elle la doyenne.

J’ai même eu peur de l’avoir perdu tout à fait quand ma mère m’avait dit que mon Minou n’était plus dans son grenier à foin depuis quelques jours…

QUOI ?? 5 ans qu’il squatte (ou plus ? ou moins ? On ne sait plus) son fenil et boum, il disparaît du jour au lendemain ?? Ma mère avait retrouvé le lait non bu et les croquettes non mangées…

Effroi chez moi et vérification de suite en montant à cette échelle. Ben oui, hormis le brol de poutres en bois et autres anciens appareils de mon papy, plus de traces du chat dans le fenil, même pas une crotte apparente ! Comme s’il n’avait jamais été là…

Puis, au soir, que vois-je passer ? Un chat gris… Oui mais il y a une femelle qui lui ressemble aussi… Mais la femelle a sa queue posée presque sur sa tête quand elle court, donc, c’était mon chat couillon de l’échelle ! Miracle !

Et en le voyant raser les murs et aller se planquer dans la réserve de ballots de paille et foin pour les dadas (elle est au sol, elle, on ne met pas des gros ballots dans les vieux fenils, on bousillerait les plafonds fait pour supporter des petits), j’avais compris : Il était toujours vivant et amateur de trou perdu !

Bagarres dans la cour avec les autres car c’était un mâle encore pourvu de sa paire de couilles et qu’à ce moment là, trois autres mâles se trouvaient dans les parages, dont les deux frères roux (l’un est mort écrasé depuis, hélas), un abandonné et un autre qui se terrait dans l’entrepôt de mon padre (et qu’on ne voit plus, tiens).

Bref, le pauvre Minou rasait les murs et se planquait de nouveau dans un trou, trouillant devant le chien tueur qui, ne le connaissant pas, avait tendance à vouloir courir après… Cavalant devant le regard de tueur du Roucky, fuyant devant l’agressivité d’un gris blanc qui ne nous appartient pas.

Le laisser là était signer son arrêt de mort car c’était un chat qui avait vécu protégé toute sa life, à l’abri de toutes les menaces et non sociabilisé mais tout à fait capable de vivre dans une maison puisqu’il avait vécu des années durant dans un 80m carré !

Premier challenge, faire accepter à Chouchou l’arrivée d’un chat… Il a dit oui assez vite parce qu’il a toujours aimé ce chat gris qui est plutôt bô gosse, style chat de la pub Sheba mais en plus « agricole » ou « brut de décoffrage ». Un vrai chat, quoi.

Non, ce n’est pas lui, même si ça lui ressemble très fort ! Vous pensez bien que pour le prendre en photo avant, c’était mission impossible !

Deuxième challenge : le piéger pour le castrer… Je m’arrachais les cheveux, n’arrivant même pas à attraper mon Roucky que je sais pourtant caresser quand il bouffe (alors qu’il avait plus d’un an et sauvage aussi quand on a commencé à le grattouiller lorsqu’il bouffait ses croquettes dehors).

Génial, mon futur chat est un con ! Il s’est fait piéger alors qu’il n’y avait même plus de bouffe dans la cage-trappe ! Ok, ça devait encore sentir la sardine à l’huile mais là, j’ai rien capté ! Mais il était là, dans la trappe.

Juste avant lui, j’avais attrapé la femelle qui lui ressemblait (une arrivée de je ne sais où) et je râlais d’avoir cru que c’était lui (essayez un peu de voir si le chat attrapé a des couilles, dans une cage et vous verrez que c’est impossible à voir !)…

Heureusement que cette chatte a les yeux qui pleurent un peu, c’est ce qui m’a fait comprendre que c’était pas le bon.

J’avais le chat, j’avais le rendez-vous chez le véto pour couper les couilles et le Troisième challenge était de m’assurer que ce chat était propre… Puisque je n’avais marché dans aucune crottes en cherchant après lui dans le fenil, je me doutais qu’il l’était.

Laissé deux jours après son opération dans la grande cage-trappe, avec un vieux plat en métal du four en guise de litière, ce chat a réussi à aller faire ses besoins dedans, malgré l’exiguïté de la cage. Là, je savais que je pouvais le prendre car il était propre.

Pourquoi le mettre dans une salle de bain ? Parce que tout était carrelé, il ne pouvait rien abîmer, rien renverser et il pouvait y être tranquille en attendant que je réussisse le plus gros challenge qui était de l’apprivoiser et ensuite, de le prendre avec nous, à notre étage (tout en lui laissant ouvert son étage à lui).

Adaptation ? Réussie assez vite. La chat, habitué aux lieux clos et tranquilles s’est assez vite acclimaté à la pièce et à son armoire où il a pu aller se percher, pour mon plus grand malheur car un chat en hauteur, c’est aussi dangereux qu’au sol.

Le travail pouvait commencer et il sera l’objet d’un autre article, en accéléré, bien entendu car j’ai avancé à pas de poussin mais jamais jamais je ne suis repartie en arrière.

Là, il a dû aller chez le véto car pas en forme, ne mangeait pas bien, ne buvait pas, n’urinait pas. On a éliminé l’infection urinaire mais il reste des tas de trucs pas sympas du tout qu’il pourrait avoir et donc, il est sous ma surveillance.

Le traumatisme que je lui ai fait subir pour le mettre dans sa cage de transport, plus la visite chez le véto, anesthésié directement et là, il fait la gueule, mais j’ai tout de même pu lui foutre de la pâtée protéinée dans sa gueule sans me faire mordre, griffer, ou autre.

Je croise les doigts pour que le Minou ne nous quitte pas alors qu’il est entré dans nos vies il y a à peine 4 mois et qu’on s’y est attaché comme pas possible, surtout moi qui l’ai travaillé pour arriver à un tel résultat (il ne se laisse pas caresser par mon mari, sauf quand il a la tête dans la gamelle).

Oui, ça c’est lui durant son premier jour… Le regard amoureux… MDR

Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3) FIN !

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Calme, découverte (de la famille, du cimetière des animaux), innocence. Happée directement !

Le début du roman est assez gentil, on fait la connaissance de la famille Creed, papa Louis, maman Rachel, petite Eillie et le bébé Gage. Et le chat Winston Churchill, dit Church. Le voisin, Jud, leur a fait découvrir le cimetière des animaux. J’aime bien, Jud. ♫ Hé, Jud…♪

C’est calme, comme je disais, mais on sent déjà bien que la tension est là, que le Mal n’est pas loin et le King nous a déjà donné quelques petits aperçus du fantastique et un moment de tristesse.

À la page 200, on entre dans une autre dimension. L’effroi !!!

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée.
Je ne sais si c’est les beaux yeux verts de ce matou qui m’ensorcèlent (ma version de 1986!!!), ou si le King a encore frappé fort, mais je dévore ce livre même, à des heures indues comme 3h du matin (vive la parentalité).

D’ailleurs en parlant de ça, cette jolie famille (avec le choix du roi), risque de ne plus trop apprécier les us et coutumes du Maine racontées par cet énigmatique Jud. Il me fout la trouille, moi, le petit vieux, pas si brinquebalant que ça…… *Frisson*

Impressions du Cannibal (pages 201 à 400) : Légendes,chat, angoisses, peurs, émotions, frissons.
♫ Hé Jud, explique comment ♪ tu connaissais-hé, ces vieilles légendes-endes ♪ Le cimetière ♪ Indien-hin-hin-hin ♪ c’était pas malin, pas malin du tout ♪ (mes plus plates excuses aux Beatles et à Yvan, dont je viens d’écorcher les tympans – et ça rime encore !).

Oh putain de bordel de Zeus ! Les vieilles légendes expliquées par Jud, le voisin d’en face, c’était encore… gérable, dirais-je, pour mon petit cœur.

Mais à la page 300, je me suis pris des émotions plein ma tronche, ma gorge était nouée, mes lèvres tremblaient, mes yeux s’humectaient comme si j’épluchais des oignons et j’ai maudit le King du Maine (qui n’a rien à voir avec le King de Memphis, celui qui est mort le futal baissé sur les mollets, assis sur les chiottes) pour m’avoir donné tant d’émotions dans ce roman que j’adore (mais ÇA reste number one) et qui m’entraine encore plus fort dans la sombritude (© Royal pour l’idée).

Impressions de Stelphique (pages 201 à 400) : Estomaquée
Je me suis pris un coup dans le ventre, un de ceux qui vous coupent la respiration, et puis surtout je l’ai pas vu venir. Un choc envoyé comme ça de but en blanc, c’est hard pour les petits cœurs de lecteurs…. Je me mets à la place de Lou, et, je pense que moi aussi j’aurai entendue la tewwible voix, et à l’heure actuelle je ne sais si je me serai laissée influencer ou pas…. Elle est terriblement insidieuse cette histoire….
J’y retourne vite !!!!!

Impressions du Cannibal Lecteur (pages 401 à 572) : Horreur, souffrance, dégoût.
L’horreur, selon le King, ce n’est pas un monstre sanguinaire, mais un homme éperdu de douleur et qui va aller dîner à la table du diable sans se munir d’une longue cuillère. Peine devant sa souffrance, cœur qui bat plus vite, dégoût devant la scène et heureusement, ce n’est pas en odorama.

Le fantastique est présent, mais pas à la grosse louche, c’est discret, mais d’une précision diabolique. Quand le Mal a besoin d’esclaves ou de petites mains, il fait ce qu’il faut… Poils hérissés sur mes bras, lecture superbe mais éprouvant pour les nerfs.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 572) : Peinée.
Comment ne pas avoir la boule au ventre et les yeux tout humides ????!!!!! La tentation était trop forte, la frontière pas si éloignée que cela, et pourtant l’horreur ne nous quitte pas. C’était morbide, mais ce geste désespéré avait quelque chose d’humain.

J’ai fini cette lecture le cœur serré mais avec beaucoup de compassion pour ce père au bord de la folie douloureuse…..

Simetierre : Stephen King [LC avec Stelphique] – Intro

Stelphique m’avait proposé, comme LC de juillet, de lire « Si me tierre » et j’avais rien capté ! Comme de juste… dans ma tête, la phonétique et l’orthographe s’étaient mélangées.

Simetierre… Souligné direct par mon correcteur orthographique qui doit se dire que je ne suis plus capable d’écrire sans faire de grosses fautes d’orthographe.

Simetierre… rien que de lire le titre, j’ai déjà les poils qui se dresse sur mes bras.

Les cimetières, ça fait penser aux vampires. Mais ici, pas question d’un Bela Lugosi ou d’un Christopher Lee pour sortir de leurs tombes, non, ici, il est question d’un cimetière pour animaux.

Le pitch ? On enterre un chat dans le cimetière et le voilà qui, tel Jésus de Nazareht, ressuscite (mais plus rapidement que lui. Jésus : 0 Minou : 1).

Je me demande même si ce ne serait pas ce chat là qui aurait tiré sur Jésus afin de le tuer… Me regardez pas avec des yeux de merlans frits, c’est écrit dans la Bible « Jésus est descendu par Minou » ! Punaise, y savent rien ces jeunots !

Un chat qui revient à la vie… Alf n’a qu’à bien se tenir, surtout si c’est le chat qu’il avait mangé…

L’éditeur français fut tenté d’appeler ce roman « Le retour du minou » ou « Poupousse est revenu » ou « Mon minet ne se sent plus », mais ça avait trop une connotation « vieux films pornos de seconde zone ».

En tout cas, j’ai déjà la trouille !!

Cannibal Lecteur est déjà partie à fond, comme vous pouvez le voir…. Je la suis sur cette lecture, car le grand plaisir qu’on avait eu à lire « Ça », nous à donner des ailes (mince, non ça c’est Red Bull, mais ça peut aider aussi pour nos lectures nocturnes cauchemardesques à garder les yeux ouverts), donc nous a donné une fois de plus envie de se plonger dans un vieux King, qui parait-il, est le plus efficace….

Je suis d’autant plus émue, que je lis sur le livre de ma grand mère (c’est dire la version très ancienne que je possède!!!) et que Stephen King a écrit cette œuvre l’année de ma naissance.

Un petit frisson de plus donc pour cette lecture, dont on en attend beaucoup!!!!

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Complètement cramé ! : Gilles Legardinier [Version Numérique et Papier]

Titre : Complètement cramé !                         big_3-5

Auteur : Gilles Legardinier
Édition : Pocket (2014)

Résumé :
Arrivé à un âge où presque tous ceux qu’il aimait sont loin ou disparus, Andrew Blake n’a même plus le cœur à orchestrer ses blagues légendaires avec son vieux complice, Richard. Sur un coup de tête, il décide de quitter la direction de sa petite entreprise anglaise pour se faire engager comme majordome en France, pays où il avait rencontré sa femme. Là-bas, personne ne sait qui il est vraiment, et cela lui va très bien.

Mais en débarquant au domaine de Beauvillier, rien ne se passe comme prévu… Entre Nathalie, sa patronne veuve aux étranges emplois du temps ; Odile, la cuisinière et son caractère aussi explosif que ses petits secrets ; Manon, jeune femme de ménage perdue ; Philippe, le régisseur bien frappé qui vit au fond du parc, et même l’impressionnant Méphisto, Andrew ne va plus avoir le choix. Lui qui croyait sa vie derrière lui va être obligé de tout recommencer…

Critique :
Une petite dose de Legardinier, ça fait toujours du bien dans la morosité ambiante. Une sorte de remonte-moral – sans ordonnance – entre deux polars noirs.

De plus, j’inaugurais une nouveauté avec ce roman puisque je l’ai lu en alternance dans deux versions : la numérique (sur le PC à la maison) et sur papier dans le métro et au boulot.

Le pitch ? Andrew Blake a confié la direction de sa petite entreprise anglaise à sa secrétaire car il en a marre et a décidé de se faire engager comme majordome en France. Là-bas, personne ne sait qui il est vraiment, et cela lui va très bien. Oui, mais…

Je n’irai pas par quatre chemins  : les personnages sont diablement sympathiques, attachants et les « méchants » sont de vrais peaux de vache sans rien pour les relever. Manichéen, sans doute, mais ça ne m’a pas dérangé pour autant.

On pourra me dire que c’est pétri de bons sentiments, que tous les soucis, problèmes, ennuis, s’arrangent tous comme par miracle, que le Andrew Blake trouve toujours les solutions à tout, que dans la vraie vie, ce genre de choses est impossible, que tout les événements ce qui se déroulent dans le roman sont « chiqués ». Je vous rétorquerai « Je le sais très bien et je m’en contre-fiche royalement ! ».

Si on lit les livres de cet auteur, c’est pour se détendre, rire un bon coup, passer du bon temps et se régénérer tout entier. Faut pas croire non plus qu’il a une écriture simpliste et bêbête, loin de là, il en profite souvent pour nous asséner quelques vérités qu’on aurait parfois tendance à oublier.

— Vous n’êtes sans doute pas un imbécile, Addinson, mais ce n’est pas l’intelligence qui fait la valeur d’un homme, c’est la façon dont il l’emploie.

— N’oublie jamais qu’un adulte n’est qu’un enfant qui a vieilli.

— Pour les gens comme vous, l’amour est de la guimauve, la gentillesse est une preuve de faiblesse, et dire des choses simples est un manque de culture. 

— Je me souviens d’une phrase lue sur le fronton de catacombes que je visitais à Rome avec mes parents. Au-dessus de ces empilements d’os et de crânes, était écrit : »J’ai été ce que tu es. Tu seras ce que je suis. »

— On peut être violent sans insulter. Parfois, dire ce que l’on pense correctement peut s’avérer bien plus offensif que des mots qui n’ont plus aucun sens parce que tout le monde les emploie à tord et à travers.

Certes, j’ai eu moins d’éclats de rire que dans « Et soudain tout change », mais j’ai tout de même eu de nombreux sourires et quelques larmes aux coins des yeux (un truc dans l’œil, sans doute). Mais les bons mots sont légion.

A une allure d’escargot, le véhicule quitta la grange.
 —Il va mettre huit jours pour aller jusqu’en ville…, commenta Magnier.
 — S’il éclate un pneu, il pourra descendre et le réparer sans même s’arrêter tellement il traîne, renchérit Hakim.
Les deux hommes éclatèrent de rire. Blake leur lança :
 — Vous êtes en train de vous moquer de moi, je vous vois !
Magnier répliqua :
 — Attention, il y a un arbre à deux cent mètres devant toi. freine, tu vas le percuter demain soir !

— En France, vous faites moins cuire la viande qu’en Angleterre. Chez vous, tout est servi rouge, saignant à l’intérieur.
— Et chez vous, c’est de la semelle. C’est vous qui avez un problème avec la viande. Vous la faites toujours trop cuire. C’est un défaut historique. Regardez ce que vous avez fait à notre Jeanne d’Arc. Vous l’avez tellement cuite que vous l’avez brûlée !

Pour une fois, le chat de la couverture n’est pas fictif, il y en avait un beau angora dans les pages, Mephisto. Mais je n’ai pas été dupe sur l’embonpoint du chat, ni sur sa disparition. On ne me la fait pas à moi !

— Au fait, merci pour ce midi. Votre terrine était succulente.
Odile se retourna :
— Ma terrine ?
— Celle que vous m’aviez préparée sur l’assiette.
Odile devint toute rouge.
— Vous avez mangé le repas de Méphisto ?
L’animal ouvrit les yeux brutalement. Blake en fut presque plus surpris que de la remarque de la cuisinière. Comment le chat avait-il compris ?

Point négatif : j’aurais bien aimé passer plus de temps en compagnie des personnages. Premièrement, j’étais en agréable compagnie et deuxièmement, j’aurais aimé en savoir plus sur les événements qui allaient se passer. Mais j’ai eu beau secouer la version papier comme la numérique, j’étais arrivée au bout de ce charmant petit roman qui m’a fait passer un super bon moment de lecture, sans me prendre la tête.

Maintenant, je peux retourner dans mes romans noirs.