Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 3 – Rubedo, l’oeuvre au rouge : Alejandro Jodorowsky et Jeremy

Titre : Les Chevaliers d’Héliopolis – Tome 3 – Rubedo, l’oeuvre au rouge

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Jeremy

Édition : Glénat (06/03/2019)

Résumé :
Ils ne l’ont pas laissé devenir roi de France. L’alchimie lui réserve un plus grand destin.

Face à Napoléon, Asiamar n’a pu se résoudre à accomplir sa mission. Alors qu’il aurait pu, d’un coup d’épée, changer le cours de l’histoire, il s’est montré trop bon. Il a préféré laisser s’exprimer la part féminine de sa double identité et a donné à l’Empereur un baiser. Aujourd’hui, pour cet échec, il comparait devant les Chevaliers d’Héliopolis.

Car, pour accomplir son destin, un véritable Alchimiste doit aussi savoir se montrer cruel. Apprendre à apprivoiser cette cruauté, c’est l’essence même de Rubedo, l’œuvre au rouge et troisième épreuve alchimique.

Peut-être la plus difficile de toute. Asiamar s’en montrera-t-il capable ?

Le génial Jodorowsky s’associe au jeune prodige Jérémy pour réécrire l’histoire avec un grand H dans une grandiose fable initiatique et ésotérique.

Une fresque épique mêlant les secrets de l’alchimie aux arcanes de l’Histoire.

Critique :
Vous avez sans doute gardé en mémoire vos cours sur la campagne de Russie de Napoléon…

Si non, vous avez peut-être vu un des nombreuses adaptations télévisées…

Dans ce troisième tome, vous saurez enfin pourquoi Napoléon est parti à l’assaut de la mère Russie et tant pis si ça ne correspond pas à ce que l’école vous a appris, ne dit-on pas : les livres au feu ? (et le prof au milieu).

C’est toujours très ésotérique, fantastique, mais Jodorowsky peut encore être plus fou que ça… D’ailleurs, il reprend une théorie que Dan Brown exploitant dans son Da Vinci Code…

Maintenant, si vous êtes un maniaque de la vérité historique ou que vous n’aimez pas trop qu’on joue avec, cette série risque de vous hérisser les poils car la chronologie des faits n’est pas toujours respectée et les fait tout court non plus (et Waterloo morne plaine, elle pue ??).

Par contre, niveau dessins, nous sommes gâtés car les coups de crayon de Jérémy sont très adroits et c’est un plaisir de les regarder.

Une saga qui se lit sans trop se poser de questions puisqu’elle flirte avec l’ésotérisme et le fantastique à fond (c’est plus du flirt, d’ailleurs, c’est de la coucherie pure et simple), mais ça ne m’a pas hérissé tous les poils et j’ai passé un chouette petit moment de lecture, sans me prendre la tête, ce que je désirais avant tout.

Peut-être qu’avec le cerveau enclenché j’aurais tiqué devant les libertés prisent avec l’Histoire, mais vu qu’il est au repos, le tout est passé comme une lettre à la poste.

À vous de juger ! (de la bédé, pas de mon pauvre cerveau vermoulu et fourbu).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°105].

 

Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1) : Brandon Sanderson

Titre : Les archives de Roshar – Tome 1 – La voie des rois (partie 1)

Auteur : Brandon Sanderson
Édition : Le Livre de Poche (2017)
Édition Originale : The Stormlight Archive, book 1: The Way of Kings, part 1 (2010)
Traduction : Mélanie Fazi

Résumé :
Sur les traces des grands maîtres. Roshar, monde de pierres et d’orages. D’étranges tempêtes de pouvoirs balaient les terres accidentées tellement souvent, qu’elles ont influencé l’écologie et la civilisation.

Les animaux se cachent dans des coquillages, les arbres rentrent leurs branches et l’herbe se rétracte dans le sol. Les cités sont construites uniquement où la topographie offre une protection.

Des siècles ont passé depuis la chute des dix ordres consacrés connus sous le nom de Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers quasi invincibles, sont toujours là.

Des royaumes sont échangés contre ces objets, des guerres sont menées en leur nom et gagnées grâce à eux. Une de ces guerres se déroule sur le paysage dévasté qu’on appelle les Plaines Brisées.

Là, Kaladin, qui a abandonné ses études de médecine contre une arme pour protéger son petit frère, a été réduit en esclavage.

Dans une guerre insensée, où dix armées combattent séparément contre un unique ennemi, il lutte pour sauver ses hommes et pour apaiser les chefs qui les considèrent comme quantité négligeable.

Le Clarissime Dalinar Kholin commande une de ces armées et, comme son frère feu le roi, il est fasciné par un texte ancien appelé La Voie des Rois. Hanté par des visions des temps anciens et par les Chevaliers Radieux, il commence à douter de sa santé mentale.

De l’autre côté de l’océan, une jeune femme appelée Shallan cherche à devenir apprentie de l’éminente et hérétique Jasnah Kholin, la nièce de Dalinar.

Bien qu’elle aime apprendre, ses motivations ne sont pas pures, et alors qu’elle planifie un vol audacieux, elle commence à découvrir certains secrets des Chevaliers Radieux, et des informations sur la vraie raison de la guerre.

Critique :
Les critiques allaient toutes dans le même sens : ce roman de fantasy est génial. Moi, je tenais le tuyau de ma Fée préférée qui l’avait adoré.

990 pages, quand on rame au départ et qu’on patine à certains chapitres, ça fait long, je vous le dis.

Pourtant, il y a du bon dans ce roman car l’univers est riche et détaillé, parfois un peu trop détaillé dans les vêtements et pas assez pour d’autres choses importantes, comme les différents peuples de ces terres.

Les animaux qui peuplent le monde dévasté qu’est Roshar sont multiples, même si je me demande toujours ce que leurs montures broutent, vu qu’il n’y a que peu de végétation.

Pour les êtres fantastiques, c’est bien imaginé aussi dans le concept des Sprènes. L’auteur a vraiment créé un autre monde qui ne ressemble en rien au nôtre, puisque habité de magie.

Le côté roman choral est intelligent, cela permet au lecteur de suivre plusieurs personnages, aux antipodes l’un de l’autre : Kaladin, le jeune guerrier devenu esclave ; Shallan, jeune fille qui est envoyée chez la clarissime Jasnah dans le but de sauver sa famille ; Dalinar, un général, frère du roi assassiné ; et Szeth, un ancien assassin bien énigmatique.

Si certains récits sont fluides et se dévorent (notamment ceux consacrés à Kaladin), d’autres sont très lourd, en particulier ceux consacrés à Shallan. Là, j’ai fait du sur-place tant je n’avançais pas.

Malgré tout, à un moment donné, ça s’est débloqué et j’ai senti que j’avançais dans le récit, trouvant même dans l’histoire des similitudes avec notre Histoire à nous.

Si j’ai eu du mal avec ce premier tome, si j’ai patiné dans cet univers à cause de l’écriture un peu trop descriptive de l’auteur et qui rendait le texte lourd car pas nécessaire, je compte tout de même me pencher sur le deuxième tome car l’auteur a su développer un univers riche et détaillé et que je voudrais bien savoir ce qu’il va arriver aux différents personnages.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°XX] et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (de 17 mars au 10 mai) et saison 2 (du 20 juin au 22 septembre) chez Mez Brizées [Lecture N°08 – 987 pages LP].

Le soleil des rebelles : Luca Di Fulvio

Titre : Le soleil des rebelles

Auteur : Luca Di Fulvio
Édition : Slatkine (2018) / Pocket (2019)
Édition Originale : Il bambino che trovo il sole di notte
Traduction : Françoise Brun

Résumé :
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu’il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.

Marcus ne doit son salut qu’à la jeune Eloisa, fille d’Agnete, la lavandière du village qui l’accueillera sous son toit pour l’élever comme s’il était son fils.

Luca di Fulvio retrace l’ascension paradoxale d’un petit prince qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.

Critique :
Marcus est un jeune prince, appelé à régner (araignée, quel drôle de nom) un jour sur le petit royaume de son père.

La convoitise étant mère de bien des vices et des crimes, le voisin, attiré par l’odeur alléchée des richesses qu’il convoite, fit massacrer tout le monde afin d’annexer ce territoire au sien.

Tout le monde est tué ? Non, le jeune héritier, Marcus, a échappé au massacre et il résiste encore et toujours à la mort, caché dans le sol, sous une trappe, chez une sage-femme et on l’a renommé Mikael.

Cela ne vous fait pas penser à une histoire universelle et bien connue, même si l’oncle assassin est remplacé par un seigneur voisin ? L’histoire d’un héritier qui, à un moment donné, va comprendre qu’il doit récupérer son royaume et ne pas oublier qui il est ?

Bingo ! Le roi lion ! Quoi, vous pensiez à autre chose ? Qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume de Saxe ?

Si l’histoire racontée est universelle, c’est le talent de conteur de l’auteur qu’il faut mettre en avant car, grâce à sa plume, il va nous transporter en l’an de grâce 1407 mieux que si vous étiez réellement. Le froid mordra votre peau, les manches des outils déchireront vos mains délicates, la pluie ruissellera sur vos épaules frêles et votre estomac connaîtra la faim.

Les injustices vous tomberont dessus pire qu’une invasion de sauterelles et puisque vous appartenez à votre seigneur et maître et que ce dernier est un sale type capricieux, sadique, méchant, assoiffé d’argent, têtu, tyrannique, il se repaîtra de votre souffrance.

Si le réalisme ne manque pas du côté des décors et de la dure vie des serfs, je mettrai un petit carton rouge pour les personnages un peu trop manichéen à mon goût. Que les gentils soient bons, ça passe encore car Di Fulvio nous a créé des personnages attachants, bourrus, mais auxquels il est difficile de ne pas adhérer.

Le bât blesse au niveau des méchants… Autant où Scar était méchant mais emblématique, autant il a manqué d’épaisseur au seigneur d’Ojsternik.

Qu’il soit sadique et tyrannique, je n’en doute pas un seul instant, à cette époque, la vie n’a aucune valeur. Mais l’auteur aurait dû mettre un peu plus de profondeur à ce personnage central pour en faire un Méchant qui marque les esprits, tels un Scar ou un Geoffrey dans Game Of Thrones.

Le grand méchant de cette histoire m’a simplement agacée (au départ, il m’avait m’horrifiée).

Un autre petit bémol sera pour la longueur… Non pas celle des pages, mais des brimades subies par les petites gens de la Raühnvahl, où Marcus/Mikael a trouvé refuge.

Certes, je ne nierai pas que ces gens étaient à la merci de leur seigneur et que si ce dernier était cruel, ils allaient en baver, mais à force qu’il leur arrive trop d’horreurs, ça perd de sa puissance, le cerveau se déconnecte et on n’attend qu’une chose, que Marcus/Mikael arrive enfin à sa vengeance pour éliminer cet enculé de méchant qui n’a même pas entièrement l’étoffe d’un grand, même si, lui au moins n’est pas un cruel trouillard, comme Geoffrey Barathéon (GOT).

Le final est prévisible, de ce côté là, pas de surprise à attendre de la part de l’auteur. Je ne dirai rien là-dessus, un peu de douceur après toutes ces brutalités, ces horreurs, ces privations, ces brimades, ces assassinats, ça fait du bien.

Ce ne sera pas un coup de coeur total, mais n’allez pas non plus croire que je me sois embêtée durant ma lecture, loin de là ! Je l’ai appréciée, vraiment, mais quelques détails m’ont fait tiquer et si chez les autres, c’est passé comme une lettre à la poste, ça passera peut-être muscade chez vous aussi.

Il me reste encore deux pavés de cet auteur et je les lirai aussi car les aventures sont belles et les personnages « gentils » sont attachants, du genre de ceux qu’on aimerait croiser dans sa vie.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°210 et le Challenge Pavévasion – Saison 1 (17 mars – 15 avril ?) chez Mez Brizées [Lecture N°02 – 640 pages].

Les chevaliers d’Héliopolis – Tome 2 – Albedo, l’oeuvre au blanc : Alejandro Jodorowsky et Jérémy

Titre : Les chevaliers d’Héliopolis – Tome 2 – Albedo, l’oeuvre au blanc

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Jérémy

Édition : Glénat (2018)

Résumé :
Dix-sept a réussi brillamment son épreuve initiale, il est maintenant Asiamar.

Cependant, aux yeux de ses maîtres, il lui reste manifestement beaucoup de chemin à parcourir pour évoluer vers un véritable chevalier d’Héliopolis.

Passant outre son manque de maturité et d’expérience, la confrérie lui confie une mission de première importance : contrer la montée en puissance d’un dangereux individu auparavant pressenti pour devenir membre.

En effet, son âme s’est laissée corrompre par le pouvoir. Son nom ? Un certain Bonaparte…

Critique :
Qui c’est qui lave plus blanc que blanc ? Non, ce n’est pas Dixan© mais bien Louis XVII, alias Asiamar.

Je ne dois pas vous faire une leçon d’Histoire, vous savez qu’après la Révolution et les dégommages de têtes, vous avez eu un Empereur qui s’est érigé en Roi, même en Dieu.

Ben c’est lui que notre Louis XVII va devoir calmer car il est à la recherche le secret de la vie éternelle.

Je le savais tyran, assassin, assoiffé de pouvoir, j’avais zéro sympathie pour Napo mais on ne peut pas dire que cet album le mette en valeur, que du contraire, il ne le présente pas sous son meilleur jour.

Antipathique, fanatique, sans scrupules aucun, limite exalté et courant derrière l’ésotérisme, comme dans un Indiana Jones, le rayon cosmique en plus. Bon, maintenant, je sais pourquoi il mettait sa main sur son ventre.

Ce deuxième tome va donc se pencher sur celui qui avait un Bonaparte et c’est seulement au début et sur la fin que notre Louis XVII va apparaître dans le but d’éliminer le tyran assis sur son trône, mais lui veut le faire changer sans verser du sang.

D’accord mais les chevaliers d’Héliopolis, dans tout ça, qu’est-ce qu’ils deviennent ? Non pas que l’album était mauvais, il avait du rythme, de l’action, mais j’ai eu comme l’impression que l’histoire principale des Chevaliers n’avançait pas et qu’on était en train de développer un autre arc.

N’ayant pas le troisième album sous la main, je ne sais pas dans quel sens celui-là va aller mais celui-ci, malgré le fait qu’il m’ait tenu en haleine, me laisse perplexe, notamment sur le final.

Le récit est compréhensible, il n’est pas alambiqué, mais je ne sais pas où les auteurs veulent nous emmener et je vais devoir leur faire confiance pour la suite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°189. 

Les chevaliers d’Heliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir : Alejandro Jodorowsky & Jérémy

Titre : Les chevaliers d’Heliopolis – Tome 1 – Nigredo, l’oeuvre au noir

Scénariste : Alejandro Jodorowsky
Dessinateur : Jérémy

Édition : Glénat (17/05/2017)

Résumé :
Fin du XVIIIe siècle. Dans un monastère au Nord de l’Espagne se dissimule le temple sacré des Chevaliers d’Héliopolis : une assemblée d’alchimistes immortels et coupés du monde.

Alors que le disciple Dix-sept s’apprête à compléter sa formation et à intégrer l’ordre, son maître Fulcanelli dévoile aux autres chevaliers le terrible secret de ses origines.

Dix-Sept est en réalité le fils caché de Louis XVI et de Marie-Antoinette : le roi de France Louis XVII ! Héritier de cette destinée, le jeune homme va-t-il réclamer le trône qui lui est dû ou rester dans l’ombre, fidèle aux préceptes millénaires de l’Alchimie ?

Critique :
Hé bien, j’ai vu votre Louis XVI sous un angle jamais vu : son fessier royal !

Ça commençait fort avec ce roi qui devait chatouiller la vulve de sa femme avec une plume de paon royal afin qu’elle soit fertile et surtout, qu’ils arrivent à baiser ensemble !

J’ai pouffé de rire car ça m’a rappelé une vieille blague avec une feuille de palmier.

En tout cas, riez sous cape si vous voulez, mais 9 mois après l’introduction du sceptre royal dans la grotte aux merveilles, Louis XVII était né.

Je ne vais pas vous raconter l’Histoire de France et ce qui se passa en 1789 et plus tard, lorsque vos souverains perdirent la tête. Je connais tout ça aussi mais les auteurs ont pris quelques libertés avec l’Histoire en l’accommodant à la sauce fantastique et le résultat n’est pas si mal que ça.

Bon, j’ai haussé les sourcils d’étonnement face à un gorille qui sait se battre à l’épée, mais c’est le fait qu’il parle qui m’a le plus étonné. Bah, nous étions avec un groupe d’Immortels, alors, hein, nous n’étions plus à ça près !

Les dessins de Jérémy sont un plaisir pour les yeux, les couleurs aussi. Réalistes, somptueux dans les décor, ça donne déjà envie de feuilleter l’album pour les revoir une fois de plus.

Son trait me semblait connu et j’ai donc fait un petit tour sur Babelio pour en savoir plus. Bingo, je connaissais, en effet, puisque j’ai lu les deux premiers tomes de la saga de pirates « Baraccuda » dont je vous parlerai plus tard.

Le scénario prends quelques libertés avec l’Histoire, mais pas tant que ça et quand il le fait, il le fait bien. Ceci n’est pas tout à fait une uchronie même si, dans notre histoire, Louis XVII n’est pas mort. Il est encore un peu tôt pour savoir si nous allons nous diriger vers l’uchronie ou pas.

Ce premier album semble poser les bases, sans entrer trop dans les détails car nous ne savons pas à quoi servent chez Chevaliers d’Héliopolis, ni quel destin ils réservent au Dauphin qui, pour le moment, est un guerrier hors pair mais peine un peu à attirer notre capital sympathie.

Pour ses parents, ceux qui furent guillotiné, là, le capital sympathie est aux abonnés absents car il n’y a pas grand-chose pour les sauver ou les racheter. Le Roi est un salopard de violeur (dans la bédé, pour le reste, je ne l’ai pas connu) et son épouse une mère sans coeur.

Réalité historique (je ne connais pas tout et les témoins sont morts) ou pas, ce roi Louis XVI qui est un horrible personnage par tous les côtés ?

Premier tome qui pose les bases mais qui développe peu, nous laissant donc avec moult questions sans réponses. Réponses qui, je l’espère, seront apportées dans le tome suivant et pas tout à la fin de la saga ou jamais.

Ma curiosité est éveillée, j’ai loué le deuxième tome afin de me faire une idée plus précise et si ce n’est pas à la hauteur, je passerai à autre chose. Ce qui serait dommage car le graphisme est à la hauteur, lui.

Moi je ne demande qu’a poursuivre car j’ai pris du plaisir à ma lecture.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°112.

 

L’étranger des Carpathes : Karl von Wachsmann

Titre : L’étranger des Carpathes

Auteur : Karl von Wachsmann
Édition : Le Castor Astral (Novembre 2013)
Édition Originale : Der Fremde (1844)
Traducteur :

Résumé :
Dans une forêt sauvage secouée de vents terribles, un convoi de nobles seigneurs est pourchassé par des loups affamés. Dans leur course folle, les fugitifs parviennent aux abords du château maudit de Klatka, où ils sont secourus par un homme aux allures étranges.

Peu de temps après, la jeune Franziska commence à souffrir d’un mal mystérieux, qu’aucun médecin ne parvient à guérir…

Ce récit a été publié en 1844, soit presque trente ans avant Carmilla de J.-S. Le Fanu (1872) et plus d’un demi-siècle avant Dracula de Bram Stoker (1897).

Les similitudes avec ce dernier sont telles qu’elles ne laissent aucun doute sur le fait que Stoker l’a lu et s’en est inspiré. Il est pour la première fois traduit en français.

Critique :
Bram Stoker aurait-il vampirisé le court roman de Karl von Wachsmann ?

Au vu de ce que je viens de lire, il est en effet flagrant que le grand Bram s’est inspiré fortement de cette histoire parue 50 ans avant son célèbre Dracula.

L’histoire a retenu son comte Dracula et a oublié le chevalier Azzo Von Klatka, supputant même ensuite que c’était von Wachsmann qui avait copié sur le roman de Bram.

L’étranger des Carpathes, c’est tout le squelette du plus célèbre des vampire et l’histoire que je viens de dévorer à pleines dents est la même que celle du roman bien connu, mais en plus courte, en moins épistolaire et à quelques détails près (pas d’ail, pas de pieu de bois, de balles en argent, pas de chauve-souris).

Comme si Bram Stoker avait pris cette histoire comme base et l’avait agrémentée de moult détails, la faisant devenir sienne en l’étoffant de bien plus de choses car l’histoire que je viens de lire faisait partie d’un recueil de nouvelles et ne fait que 64 pages.

On a beau « connaître » l’histoire, on a beau sentir l’inspiration que Bram en tira, cette petite nouvelle se lit avec délectation, se suce jusqu’à la dernière goutte.

Si certains personnages sont plus mis en avant que d’autres (Franziska), on s’attache pourtant à tous les autres (Bertha la douce, le comte de Fahnenberg, le chevalier Woislaw), même à Franz, qui a tout d’un chieur à être toujours aux petits soins pour Franziska alors qu’elle le rabroue tout le temps.

L’écriture est ancienne et elle est très bien rendue par la traduction, lui donnant un air de vieille histoire retrouvée au fond d’une malle car le style est propre à celui de l’époque.

Autant où le comte Dracula était un être pourvu de belles manières, autant au Azzo Von Klatka est frustre, moqueur, cynique et irrévérencieux. C’est ce qui plait à Franziska, mais elle est bien la seule à lui trouver des qualités. Elle n’en fut pas récompensée.

Si j’avais acheté ce petit livre placé en tête de gondole dans une célèbre librairie bruxelloise, c’était à cause du bandeau-titre qui est accrocheur au possible.

Je ne ferai pas un procès de plagiat à Bram Stoker car s’il a sans doute puisé ses idées dans cette nouvelle, il a été assez intelligent et imaginatif pour la transformer, l’étoffer et faire de Dracula un personnage qui traverse le temps et berce l’imaginaire romantique de certaines, contrairement à Von Klatka, le pauvre.

Mhouhahahaha.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°100 et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chroniques Littéraires (Menu Le sentier de la Terreur – Créatures de la nuit : vampires).

[FILMS] Monty Python and the Holy Graal – « Le film à côté duquel Ben-Hur ressemble à un documentaire » de Terry Gilliam et Terry Jones (1975)

Monty Python : Sacré Graal ! (Monty Python and the Holy Grail) est un film britannique écrit et réalisé par Terry Gilliam et Terry Jones des Monty Python.

Cette comédie, sortie en 1975, a pour thème la légende d’Arthur, des Chevaliers de la Table ronde et de la quête du Graal.

Forme :
L’intrigue de Monty Python : Sacré Graal ! relève d’un style assez proche des émissions de télévision à sketches des Monty Python. La majeure partie de l’histoire est racontée sous la forme d’épisodes isolés et reliés uniquement par le thème de la quête du Graal et par les animations de Terry Gilliam.

Le générique du film annonce dès le départ la couleur de ce qui va suivre : les noms des acteurs et de l’équipe technique défilent en même temps qu’une fausse publicité pour la Suède, qui devient de plus en plus intempestive jusqu’à ce qu’un message annonce que les responsables du générique ont été virés ; le générique finit alors dans un style latino-américain flamboyant.

Ce que j’en ai pensé :
La sagesse populaire dit souvent que quand ça veut pas venir, pas la peine de s’acharner, ça viendra pas…

Et bien, messieurs, c’est vrai ! Quand ça vient pas, ben, ça vient pas et persévérer ne fera rien venir.

Pourtant, voyez les chiffres : le film a rapporté 5 028 948 $ au box-office mondial dont 3 427 696 aux États-Unis. En France, il a réalisé 1 968 728 entrées.

Il recueille 95 % de critiques favorables, avec un score moyen de 8/10 et sur la base de 60 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 90/100, sur la base de 8 critiques collectées.

Il est cité partout !

Ben chez moi, il n’est pas passé et j’ai vite abandonné pour aller vaquer à d’autres occupations…

Je vais changer mon titre : Monty Python and the Holy Grail – « Le film à côté duquel je suis passée » – mdr

Ou « Le film où je me suis faite ch*** » ou « Le film que j’ai regardé en faisant autre chose de plus intéressant, comme la vaisselle »…

On oublie ! Enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, oui !

Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

La Louve et la croix : S. Andrew Swann

Titre : La Louve et la croix

Auteur : S. Andrew Swann
Édition : Milady (2010)

Résumé :
1220. Au cœur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre de l’Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons.

Grâce à lui, l’Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens.

Or l’un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers. mais aussi d’elle-même.

Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime.

Critique :
Ce roman a une histoire : il avait fait partie des tous premiers livres que j’avais ajouté à ma wish-list lors de mon inscription sur Babelio, en mars 2012. C’est vous dire si je désirais ardemment le lire !

N’arrivant jamais à mettre la main dessus, j’avais fini par l’enlever de cette liste « pense-bête » jusqu’au jour où je lui suis tombée sur le paletot, dans la plus grande librairie de plein-pied du monde !

Entre l’achat en juillet 2015 (le ticket était toujours dedans), et sa lecture, il s’est passé du temps aussi… La faute à un HAL dantesque.

Mais maintenant que je l’avais extrait de ma biblio, on allait voir ce qu’on allait voir ! J’allais ENFIN le lire ! Les mains un peu moites car une si grande attente débouche parfois sur des désillusions…

Surtout lorsqu’il est question de loups-garou…

Bon, ce ne sera pas le chef-d’œuvre de la littérature fantasy, il est bourré de défauts, il n’a pas la profondeur d’un « L’Heure du loup », il frôle même parfois le gnangnan ou la praline, mais dans l’ensemble, si on ne fait pas la difficile, ça passe.

Ça est même bien passé puisqu’après avoir lu les 100 premières un jour, j’ai englouti les 378 le lendemain soir. Ne pas être en forme a du bon, niveau bouffage de pages.

Après un début tonitruant (non, ce n’est pas le petit nom d’un mafiosi), on se calme un peu lorsque Lilly, la louve-garoute (on dit loup-garou ?) rousse qui vient de s’évader se retrouve à poil devant le pauvre Udolf, 18 ans, un bras en moins, mais du cœur à revendre.

Nous sommes dans une région de la Prusia, en 1230, et quasi toute la région est sous la botte des Chevaliers Teutoniques et du très Saint Empire Germanique.

Ceci n’est pas divulgâcher la chose que de vous dire que l’histoire d’amour entre Lilly et Udolf est téléphonée et qu’on l’a voit venir de tellement loin qu’on se demande comment eux-mêmes ne s’en sont pas rendu compte plus vite. Y’a pas que ça que j’avais compris bien avant Udolf, moi.

Niveau écriture, on n’entrera pas à l’Académie, elle est d’un niveau accessible pour tous et toutes, sans poésie, sans belles tournures de phrases et le dictionnaire n’est pas nécessaire à la compréhension des mots alignés pour faire des phrases.

Les seuls qu’on a du mal à comprendre, ce sont les titres allemands des chevaliers Teutons ou autres chefs de fief ou comté. Là, on sent que l’auteur a potassé son « Petit chevalier sans peine ».

Les personnages auraient mérités un peu plus de profondeur et un peu moins de dichotomie parce qu’ici, les Bons sont très gentils et les Méchants sont très méchants, carrément méchants, jamais contents ♫

Quant à Lilly, la loup-garou (l’Académie pourrait-elle me dire si on le féminise ou pas ?), elle a tout pour affoler le compteur Geiger spécial Mary-Sue ! Wiki étant mon ami, je t’ai mie le lien, cher lecteur, chère lectrice (l(écriture inclusive aux chiottes !), au cas où tu serais fatigué à l’idée de devoir taper le mot dans ta Sidebar de Google  !

Donc, chers amis lecteurs et trices, vous l’aurez compris, le roman ne brille pas par son originalité, ni par ses personnages principaux, ses méchants ou ses envahisseurs.

La seule chose que je soulignerai, c’est le tacle de l’auteur vis-à-vis d’une certaine Église Chrétienne et sa propension à vouloir convertir tout le monde de force, dans le sang et les tripes, surtout les païens qui croyaient en plusieurs dieux.

L’auteur montre bien à un certain moment que les chrétiens convertis doivent toujours en faire plus pour prouver qu’ils sont bien chrétiens. C’est à la limite si on ne leur demande pas de se faire plus chrétien que le pape ou plus catholique que le Bon Dieu lui-même !

Quoiqu’ils fassent, ce n’est jamais assez, et s’ils se montrent trop zélés et arrivent au niveau de l’envahisseur, ça risque aussi de se retourner contre eux car l’Homme n’aime pas que ceux qu’ils pensent plus bas qu’eux se hissent à leur niveau.

Un peu comme on fait avec d’autres, que ce soit niveau religieux ou de l’intégration d’autres cultures. On leur demande des efforts et s’ils tendent à nous égaler, alors, ça ne va plus.

Un roman de fantasy qui aurait être plus profond, plus travaillé, avec un scénario moins éculé, moins téléphoné. Un roman qui, si on n’est pas trop regardant, peut vous faire passer quelques heures bienheureuses, dans une époque reculée où je n’aurais pas aimé vivre.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le challenge US (2017-2018) chez Noctembule, Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°6 – Ligue des rouquins – Un des personnages principaux est roux) et le Challenge Totem (Loup-Garou) chez Lili Galipette.

Swastika night : Katharine Burdekin

Titre : Swastika night

Auteur : Katharine Burdekin
Édition : Piranha (21/10/2016)
Édition originale : Swastika night – 1937 (sous le pseudonyme de Murray Constantine)

Résumé :
Sept cents ans après la victoire d’Hitler, l’Europe est soumise à l’idéologie nazie.

Les étrangers servent de main-d’œuvre servile, les femmes de bétail reproducteur, le progrès technique est interdit dans une société exclusivement agraire.

Alfred, un jeune anglais en pèlerinage, est mis au courant par le chevalier von Hess de l’existence d’une chronique retraçant l’histoire de l’ancien monde…

Critique :
Il fallait avoir une sacrée paire de couilles pour publier une uchronie dystopique (une dystopie uchronique ?) sur les dangers du nazisme en 1937, alors que la Seconde Guerre Mondiale n’avait pas encore commencé et que certains pensaient toujours qu’elle n’aurait pas lieu.

Des couilles et une sacrée vision des choses qui pourraient se produire si cette idéologie gagnait toute l’Europe.

La guerre n’est pas encore déclarée que l’auteure avait déjà imaginé un conflit terrible, basant son récit sur une victoire des allemands.

Pire, ayant connaissance des faits, je reste sans voix devant la clairvoyance de la dame qui, même si elle remplace les Juifs par des chrétiens, parle déjà d’extermination totale. Et en plus, dans son récit, les Juifs n’existent quasi plus… Exterminés qu’ils furent par les allemands.

C’est là que le roman prend toute sa force car il ne s’agit pas ici d’une 36ème version parlant d’une fin alternative de la Seconde Guerre mondiale mais bien d’une anticipation terrible sur l’avenir de l’Europe et du monde si le nazisme triomphait.

Le roman fait froid dans le dos… Nous sommes 700 ans après Hitler (oui, le vilain moustachu a remis à zéro le compteur de Jésus-Christ), le saint empire hitlérien domine toute l’Europe, et quand je dis toute, c’est toute, même pas un village gaulois pour résister.

Nous sommes face à une dictature impitoyable où les femmes ont autant de droit que les chiens et dont leur rôle est celui de poules pondeuses, juste bonne à se faire engrosser par les hommes et à mettre au monde des garçons, qui leur seront enlevés à l’âge de 18 mois.

Parqués dans des camps, nous sommes soumises au bon vouloir des mâles et le viol n’est plus un crime depuis longtemps. Nous n’avons plus de pensées, plus de vie, plus d’allant, plus rien…

L’art et la culture n’existent plus, les livres c’est pareil, hormis la Bible d’Hitler et les manuels techniques, les gens ne savent plus lire, lire ne sert à rien. Ne reste que la musique, mais tous les grands compositeurs que nous connaissons sont devenus allemands ou autrichiens, sans exception.

De plus, on a beau être 700 plus tard, les technologies ne sont pas très avancées, comme si les Hommes en avaient peur, comme s’ils vivaient toujours à l’époque de 1940 avec ses aéroplanes et ses vieux camions de l’époque.

L’univers qui est décrit dans ses pages est tout bonnement impitoyable, horrible, donnant des sueurs dans le dos car tout le monde a oublié ce qu’il y avait avant l’avènement du nain de jardin moustachu et on a fait de ce dernier un Dieu, limite un Jésus puisqu’il a donné naissance à une religion, la sienne.

La religion hitlérienne a remplacé la pensée. Hitler est Dieu sauf pour les parias chrétiens qui ne font pourtant pas preuve de plus d’intelligence avec leur propre culte : la religion quelle qu’elle soit ne sert qu’à fabriquer du prêt-à-penser qui annihile l’intelligence.

Tout est effacé, on a réécrit l’Histoire, les faits ont été changés, tout est à la gloire des allemands et des nazis, les religions éradiquées et ce qui les remplace est une horreur sans nom, les chrétiens étant même considéré comme moins que des rats !

Ah, et le petit homme ventripotent que nous connaissons, moustachu, moche, avec du bide et une mèche de cheveux gras est devenu – propagande oblige – un grand blond magnifique (2,10m) aux yeux bleus, avec des cheveux blonds et longs digne d’une pub de chez l’Oréal, un être quasi divin, et pas sorti du ventre d’une femme.

On lui a écrit une légende, il fait l’objet de culte, on visite les lieux saints en Allemagne et les seuls à ne pas avoir été envahis sont les japonais, qui eux, tiennent sous leur coupe les américains.

L’histoire gravite autour d’Alfred, un anglais, le personnage principal avec Herman, l’ouvrier agricole l’allemand et Von Hess, le chevalier.

Malgré leurs différences et leurs divergences, ces trois là vont discuter ensemble et le chevalier fera de terrible révélations à nos deux hommes, plongeant dans le désarroi le plus total l’allemand qui voit ses croyances s’effondrer.

Trois personnages attachants, réalistes, avec leurs pensées conformes à ce qu’ils ont toujours vu et vécu, la rébellion étant à proscrire chez les soumis, d’ailleurs, ils n’y penseraient même pas. Pourtant, comme le personnage d’Orwell dans 1984, Alfred a déjà conscience qu’on lui a menti cherche à déjouer la supercherie.

On ne peut pas dire qu’il se passe des tas de choses importantes, dans ce roman, mais on s’en moque, la narration étant tellement forte que l’on blêmit lors des conversations entre Alfred et le chevalier (haut grade chez les allemands), en découvrant la vie des gens, la condition de la femme, de l’enfant, les pensées qui sont celles des humains de tout bord.

Loin d’être indigeste, ce petit roman de 230 pages est limpide, facile à lire, même s’il a tendance à vous foutre des claques régulièrement, et pas des petites.

Il y a un réalisme effroyable, dont des faits qui se remarquent depuis quelques temps chez les Chinois avec leur règle de l’enfant unique (plus de garçons que de filles et un déséquilibre, comme dans notre roman).

Ceci est plus qu’un roman, c’était une vraie mise en garde en son temps, et elle vaut toujours pour notre époque ! Qui voudrait d’une telle société où les gens ne pensent pas par eux-même ?

Glaçant !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le Challenge « Polar Historique » de Sharon.

Nains – Tome 3 – Aral du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Nains - Tome 3 - Aral du Temple

Titre : Nains – Tome 3 – Aral du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (2016)

Résumé :
Un cube en or recouvert d’écritures ésotériques a été exhumé des entrailles dune forteresse-état du sud.

L’artefact, datant dune époque reculée et terrible, intéresse au plus haut point les maîtres de l’Ordre du Temple qui rassemblent aussitôt un groupe pour aller enquêter sur place.

Bien malgré lui, Aral, un jeune ingénieur tout juste diplômé, fait partie de l’expédition.

Arrivés sur place, le mal est déjà en train de s’éveiller, révélant la face la plus obscure du peuple nain.

Nains 3 - 1891_P3Critique :
« NAINS, la série qui copie ELFES en plus petit »…

Même concept que pour la série « Elfes » sauf qu’ici, nous gardons le même scénariste, Nicolas Jarry et changeons de dessinateur à chaque tome.

Tout comme leurs aînés, les Elfes, les Nains sont répartis en caste selon qu’ils sont forgerons, combattants, marchands, prêtres, ou sans caste, bannis, errants.

Après les forgerons et les assassins, nous arrivons dans la caste de l’ordre du Temple, celle qui regroupe les ingénieurs et bâtisseurs du peuple nain.

On commence par du mystère avec un bateau qui vient ravitailler l’habitant d’un phare, exilé sur une île tel un autre nabot célèbre. Dehors, le ciel est sombre, nous voilà happé par le récit et les éléments mystérieux.

Des bruits courent sur lui, on le dit centenaire, même vieux de plusieurs siècles ! Alors Aral va coucher sur papier toute sa vie… Celle qui commença 7 siècles plus tôt…

Bon, on pourrait penser, au vu de la troisième et quatrième planche qu’on est dans du déjà-vu surtout si l’on a regardé la trilogie de Peter Jackson, Le Seigneur des Anneaux avec nos amis qui traversent les ruines de la Moria car on se croirait en train de revoir le film (voilà pourquoi je n’ai pas parlé de l’œuvre de Tolkien).

Une quête, une cité souterraine gardée par un truc pas très gentil, une sorte de chien de garde qu’il faudra terrasser… ça sent mauvais !

Et pourtant, pourtant, ce n’est pas ça ! Oui, ça ressemble à un passage d’un film célèbre, ou ça en a l’odeur, oui ça en a la couleur, mais ce n’est pas de l’alcool, comme le disait si bien une célèbre pub pour le Canada Dry©.

Aral, jeune orphelin, va se retrouver, bien malgré lui, embarqué dans une expédition archéologique destinée à percer les secrets d’un artefact maudit dépositaire d’un savoir interdit et de comprendre si l’artefact est lié au fait que tout le monde dans la cité se bouffe le choux de manière vachement agressive.

Oui, oui, on mélange assez bien de genre dans cette bédé qui nous propose une énigme, une enquête, une quête, et qui distille son suspense à petites doses avant de faire monter le compteur cardiaque et nous donner un final auquel je ne m’attendais pas. Je parle des choix que fit Aral, même si j’avais compris sa combine.

Des dessins réalistes, des couleurs lumineuses dans la sombritude (néologisme offert), dessins mieux réalisés que ceux pour Ordo du Talion, mais j’avoue que j’ai déjà vu mieux dans la collection des Elfes.

Pour le moment, c’est toujours Redwin de la Forge qui m’a le plus ému.

Malgré ces quelques petits bémols, cela reste tout de même un très chouette album qui m’a diverti et une collection aussi intéressante que celle des Elfes.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.