[FILMS] Le chien des Baskerville (était un sale clebs) – Douglas Hickox (1983)

The Hound of the Baskervilles – Le chien des Baskerville – Téléfilm de Douglas Hickox (1983)

Avec Ian Richardson et Donald Churchill dans les rôles de Sherlock Holmes et du Dr Watson.

[Fiche réalisée par Ida]

Or donc, après avoir espéré pendant une semaine, voir le chef d’œuvre produit en 1959 par la Hammer, promis par mon programme TV, je me suis rendue compte le jour même que ce n’était plus cette version, mais celle de 1983 de Douglas Hickox qui allait être diffusée le 11 Août dernier.

Bien que révoltée par ce changement et par les fausses promesses (à qui la faute ? la chaîne ? le programme TV ? Ma naïveté ?), j’ai tout de même regardé ce film n’ayant rien de mieux à faire (si ce n’est regarder les vieux épisodes de Fantômas de 1980 qui ont assurément mal vieilli si j’en crois leur rythme proche d’un Derrick).

Répondant à l’invitation de la Belette Cannibale, je vous livre ici mes impressions qui… comment dire… sont loin, mais alors très loin d’être bonnes !

L’intrigue :

Faut-il vraiment la rappeler cette intrigue ? Au risque de froisser les amateurs de polars qui à quelques exception près l’ont déjà tous lue ou au moins tous vue ? Sans parler du fait que ce n’est pas la première fois qu’on la présente sur ce blog !

Ben oui ! Il le faut ! Parce que c’est comme ça ici ! On résume l’intrigue sans la spoiler avant de passer à la critique !

Et si vous n’êtes pas contents et si ça vous ennuie, je vous invite à passer au paragraphe suivant en vous priant de ne pas m’en vouloir de respecter les usages. Ben oui… il en faut pour tout le monde !

Figurez-vous qu’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ou vu le Chien des Baskerville… Ou des nouveaux lecteurs qui découvrent le blog! Il faut peser à eux et leur donner envie de découvrir ce monument holmesien…

Le problème… C’est que je ne vais pas trop leur donner envie de voir ce film alors…

Le mieux est de leur proposer de lire le roman et de découvrir la fiche que Belette nous en propose déjà sur son blog.

Alors… Où en étais-je moi… Ah oui ! Voilà, ça me revient… Donc… Holmes et Watson prennent leur petit déjeuner comme un vieux couple et Watson trouve une canne. Qui a donc pu bien rendre visite à son vieux compagnon ? Hummm…

Tel une épouse jalouse, voilà Watson sur le coup ! Évidemment comme d’habitude il est un peu à côté de la plaque, et comme dans presque toutes les aventures du canon, Holmes se livre à un exercice de déduction magistral pour bien nous montrer qui est le boss !

La canne appartient donc à un médecin de campagne qui vient consulter le Génie des Détectives car il s’inquiète pour l’héritier du domaine de Baskerville dans le Dartmoor, qu’il craint menacé par la malédiction planant sur les hommes de sa famille et dont le précédent Lord de Baskerville vient probablement de mourir puisque son cadavre fut retrouvé près du manoir alors que dehors le hurlement du Chien de l’Enfer qui avait déjà conduit quelques siècles plus tôt un de ses ancêtres malfaisants auprès de Satan, s’était fait entendre dans la nuit noire et ténébreuse.

Holmes et Watson parviendront-ils à sauver Sir Henry Baskerville des forces obscures qui le menacent? Et voilà nos deux héros partis dans une nouvelle aventure !

Critique :
Et ben c’est déjà là que ça commence le bordel ! Holmes fait la fine bouche dans le roman (et oui cette aventure n’est pas une simple nouvelle du canon, c’est l’un des quatre romans qui le compose et qui plus est, a été écrit hors chronologie après la « mort » de Sherlock Holmes sous la pression du public et des éditeurs).

Dans le Canon, il fait sa diva qui n’a pas l’air trop intéressée… Alors que dans le film, pfff ! Il trinque pour fêter ça alors qu’il est pourtant un peu tôt pour prendre de l’alcool !

Certes un petit verre de sherry au matin n’a jamais collé KO qui que ce soit au fond d’un fauteuil… Cependant Holmes ne boit pas au petit matin! Cocaïnomane passe encore… Mais alcoolique, non !

Et puis… Quelle mouche les a donc piqués ! Que de libertés prises avec le canon !

Non, Sir Henry n’a pas envie de repartir vivre aux States ! Le canon nous dit bien qu’il envisage bien de s’établir dans son héritage… Quelle idée de lui faire dire qu’il passe juste mettre les affaires en ordre avant de reprendre le bateau ???

Et d’où ça sort le fait que le barbu qui lui file le train lui tire dessus en pleine rue avec une canne à air comprimée dont le système nous renvoie évidemment à la redoutables arme du Colonel Morand dans « la maison vide » ??? Pas du Chien des Baskerville en tout cas !

Et pourquoi font-ils redresser à Holmes un tisonnier à mains nues que je ne sais plus quel personnage vient de plier sous l’effet de la colère  alors que cette péripétie sort de « la bande mouchetée » et de nulle part ailleurs ??? [tisonnier plié par le docteur Roylott de Stoke Moran ©Belette]

Et puis… Entendre les cloches de Saint Paul à Baker Street… Pour croire ça il faut franchement ne jamais avoir mis les pieds à Londres ! On a le droit de n’y être jamais allé, mais pas quand on prétend faire un Sherlock Holmes ! Londres est le troisième personnage principal du canon !

Je vous avoue qu’à ce stade-là, j’ai cessé de m’étonner des autres éventuelles libertés prises avec le texte et les réalités afin d’en tenir le compte. D’autant que ma lecture du Toutou date un peu…

D’ailleurs j’ai dû solliciter l’aide de Belette pour me rafraîchir la mémoire sur les circonstances d’intervention de Lestrade dans l’histoire. [Belette toujours prête !]

Le film prétend qu’il est est là pour retrouver des prisonniers évadés et fait de sa rencontre avec nos héros une surprise…

Alors que dans le texte, c’est Holmes qui lui a demandé de venir via un télégramme pour traquer le toutou et surtout son maître. [Ci-dessous, des extraits du Canon]

– Et demandez au chef de gare s’il y a un message pour moi.
Le jeune garçon revint avec un télégramme que Holmes me tendit. Il était conçu comme suit :
« Télégramme reçu. Arrive avec mandat en blanc à cinq heures quarante. – Lestrade. »

L’express de Londres entra en gare et un homme de petite taille, sec, nerveux comme un bouledogue, sauta sur le quai. Nous échangeâmes une solide poignée de main, et à en juger par la manière respectueuse dont Lestrade regardait mon ami, je compris qu’il en avait appris long depuis le jour où ils avaient commencé à travailler ensemble. Je me rappelais le dédain avec lequel cet homme pratique accueillait alors les théories du logicien.
« Du bon travail en vue ? demanda-t-il.
– La plus grosse affaire de ces dernières années, répondit Holmes. Nous avons deux heures devant nous avant de songer à nous mettre en route. Je pense que nous pourrions employer ce délai à manger quelque chose ; après quoi, Lestrade, nous chasserons de vos bronches le brouillard londonien en vous faisant respirer la pureté de l’air nocturne de Dartmoor. Vous n’étiez jamais venu ici ? Ah ! Eh bien, je crois que vous n’oublierez pas votre première visite dans ce délicieux pays ! »

Là encore je ne comprends pas la raison de tels changements sans intérêt dans l’histoire. À moins que les scénaristes n’aient lu le livre qu’en diagonale?

Et ça ce n’est franchement pas satisfaisant.

Les scénaristes sont généralement bien payés, la moindre des choses serait qu’ils lisent correctement les œuvres qu’ils ont à adapter. Si je bossais comme ça, je me ferait virer, moi !

Certes, pour certains de ces ajouts, on pourra dire qu’il s’agit de clins d’œil au reste de l’œuvre… Blablabla…

Mais si les « clins d’œil » peuvent passer dans un pastiche, dans une adaptation d’un texte du canon, ils sont déplacés, au sens propre comme au sens figuré.

Et on ne peut que déplorer de telles libertés prises avec le texte dans la mesure où elles n’apportent strictement rien et que de suivre à la lettre le canon n’aurait pas coûté plus cher au producteur !

J’ai regretté en outre l’absence d’une atmosphère réellement gothique propre à l’époque et qui sied particulièrement à cette œuvre.

La maison de Baskerville n’est pas assez lugubre à mon goût, et rien ne vient mettre le spectateur dans une ambiance épaisse de suspens.

Même le klebs ne fait pas peur : un gros dogue allemand ou danois (dans le noir j’ai mal vu) avec des lentilles de contact… Bof… Pas terrible. Deux raisons essentielles à cette ambiance loupée:

La première : une esthétique qui se cherche sans se trouver. En effet, l’ère victorienne ou édouardienne (le roman est publié en 1902) nous est présentée à travers une esthétique datant des années soixante ou soixante-dix alors que le film date de 1983 et que la série de la Granada avec Jeremy Brett pourtant contemporaine semble résolument plus moderne et constitue un élement de comparaison à charge.

Les coiffures des personnages, les couleurs choisies aussi bien dans les costumes que pour les décors sont datés même pour l’époque de sortie du film, comme s’ils avaient voulu faire une (pâle) copie du film de la Hammer.

La vision de l’ère victorienne des années 60 revisitée par les années 80… Quel gag ! C’est d’un kitch qui pique les yeux !

La seconde raison, et à mon avis la principale, au manque d’atmosphère de ce navet (ça y est, maintenant c’est dit !) c’est le jeu des acteurs. Holmes, campé par un Ian Ridcharson avec des faux airs de Peter Cushing (c’est ce qui me fait penser à une éventuelle tentative de remake du film de la Hammer, plutôt que d’un essai d’adaptation du canon) est correct et surnage dans un océan d’acteurs de grand guignol lui servant de faire valoir.

Le jeu des personnages secondaire (et le doublage n’y a rien arrangé sans doute) est constamment outré et exagéré. Même quand les personnages ne disent rien, ils en font trop !

Le pire de tous est incontestablement Watson ! Le benêt absolu dans toute sa splendeur, qui en rajoute des caisses à tout bout de champ et se prend tout le temps les pieds dans le tapis! Un histrion pareil se verrait radié de l’Ordre des médecins sur le champ tant sa manière d’être d’une niaiserie irritante est un scandale pour la communauté médicale des âges anciens, présents et à venir !

Il n’est pas encore pré-retraité comme dans de trop nombreuses adaptations, mais encore trop vieux pour le rôle…

Holmes, bon quinqua, n’est pas de toute jeunesse non plus d’ailleurs, et nous n’échapperons pas à la pipe calebasse non canonique…

Mais curieusement, ils ont bien veillé à ce que Holmes ne porte le deerstalker que dans le Dartmoor, lui laissant un haut de forme à Londres !

Un tel éclair d’intelligence (probablement involontaire) se détachant d’une telle médiocrité ambiante ne peut être que remarqué et salué.

Conclusion :

Ce film ressemble plus à un remake, voire à une mauvaise parodie, d’une célèbre adaptation cinématographique plus ancienne du canon, qu’à une véritable adaptation du roman de Conan Doyle et ne pourra qu’irriter les holmesiens mêmes les plus modérés !

L’ajout d’éléments renvoyant à d’autres nouvelles, les libertés prises avec l’histoire originale, l’esthétique kitch et le jeu déplorable des acteurs qui fait perdre toute consistance, tout suspens et toute atmosphère, font de ce navet l’une des pires adaptations du mythe.

À ne voir que la veille d’une compétition sportive ou d’un rendez-vous pour demander une augmentation à son boss, afin de remobiliser ses pulsions agressives !

Ou en cas de chute de tension grave…

Décharge :

Moi, Ida, plus très saine de corps mais presque saine d’esprit, atteste avoir rédigé ce billet gratuitement et bénévolement et n’avoir réclamé ni reçu de paiement de quelque nature que ce soit en contrepartie.

J’autorise la susnommée Belette Cannibale Lecteur à en faire l’usage qu’elle souhaitera et l’autorise à publier le présent billet sur son blog du moment qu’elle n’y joint pas de liens vers mes sextapes circulant sur le net, ou de photographies de moi, nue ou habillée.

Le toutou des Baskerville à la téloche !

Oyez holmésiens et holmésiennes de tout poils !

Apprenez qu’un de mes petits moineaux vient de m’apprendre que le film « The Hound Of The Baskervilles » de Terence Fisher (1959) passera ce vendredi 11 août à 20h45 sur Chérie25 !

Ménagères, profitez de son passage sur le petit écran pour le regarder avec dévotion et délectation car ce même petit moineau me signale qu’il est introuvable sur You Tup (no pub) et sur aucun site de streaming…

Moi, de mon côté, je l’avais… hum… emprunté à long terme sur un site de téléchargement qui pour le moment est en dérangement pour l’éternité (ce qui est merdique car j’y avais un bon ratio !!).

Ce film est avec Peter Cushing dans le rôle titre de Sherlock Holmes et Christopher Lee dans le rôle de Sir Henry Baskerville !

Donc, cochez la date à votre calendrier et faites chauffer le magnéto, Serge ! Ou le décodeur, c’est selon…

Lien vers ma chronique de l’époque : The Hound Of The Baskervilles – 1959 [Sherlock Holmes – FILMS]

The Hound of the Baskervilles Part One & Part Two – Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 29/52]

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Là vous vous dites que la Belette elle déraille en nous parlant encore du « Chien des Baskerville » avec Peter Cushing… Du moins, ceux qui suivent au premier rang ou ceux qui ne sont pas encore Alzheimerisé !

Oui j’ai déjà fait une fiche sur le film « The Hound of the Baskervilles » avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes, mais ici, ce n’est pas la même chose !

Non, je n’ai pas abusé de la baignoire remplie de mojitos chez Anne-Ju (voir son article sur le nouveau MacGyver) et oui il existe bel et bien deux versions du Toutou des Baskerville avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes !

La dernière fois, je vous parlais du film de la Hammer, réalisé par Terence Fisher, avec Christopher Lee dans le rôle de Henry Baskerville et André Morell dans celui du docteur Watson.

Le film de Terence Fisher

Le film datait de 1959 et c’était un film ! Ici, je vous parle de la série Sherlock Holmes avec Peter Cushing dans le rôle titre, succédant à Douglas Wilmer.

Wiki et moi on va vous rafraichir la mémoire et vous donner la minute de culture : Quelques années plus tard, le réalisateur Terence Fisher dirigea une nouvelle aventure du détective, cette fois-ci interprété par Christopher Lee, dans « Sherlock Holmes et le collier de la mort » (1962).

Quant à Peter Cushing, il reprendra son personnage en 1968 dans une série télévisée britannique « Sherlock Holmes » débutée en 1964-1965, ainsi qu’en 1984 dans le téléfilm « Les Masques de la mort ». [Fin de la parenthèse culturelle]

Le Sherlock Holmes dont je vous cause ce jour est celui de la série télévisée britannique, composée de 29 épisodes de 50 minutes, inspirée de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle.

Une première saison de 13 épisodes a été diffusée en 1964-1965 sur la BBC avec Douglas Wilmer dans le rôle principal.

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La série avec Douglas Wilmer

La seconde saison de 16 épisodes n’a été diffusée que quatre ans plus tard, Peter Cushing reprenant le rôle de Sherlock Holmes.

Plusieurs épisodes de la série sont actuellement considérés comme perdus ou partiellement perdus, notamment au sein de la seconde saison avec Peter Cushing.

Et donc, comme toute bonne série sur Sherlock Holmes qui se respecte, on a droit à un épisode consacré au Chien, le tout en deux partie, ce qui nous donne la longueur d’un film ! Vu le nombre de fois que je l’ai vu, je le connais pas cœur, le Chien.

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Ce que j’en ai pensé : L’intro avec la malédiction est plus sobre que chez la Hammer, bien entendu. Ensuite, la scène dans l’appart du 221b Baker Street est celle du canon holmésien avec l’étude de la canne et les déductions erronées de Watson.

Nigel Stock n’est pas un super Watson, il a l’air un peu benêt et de ne pas être à l’origine de l’invention du fil à couper le beurre. Hélas, c’était l’époque des Watson crétin comme pas deux, de faire-valoir de Holmes, épicétou.

Un genre de crétinus congénitus qui sera à son apogée dans la série avec Basil Rathbone dans le rôle de Holmes et de Nigel Bruce dans le rôle de Watson (un autre Nigel).

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Le docteur Mortimer (David Leland) est toujours un type bondissant, et j’ai apprécié l’acteur qui joue Sir Henry Baskerville (Gary Raymond) car il était minouche et avait la prestance d’un gentleman.

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Et puis, alléluia, à Londres, Sherlock Holmes ne se déplace pas avec l’horrible macfarlane et la deerstalker ! Il est habillé en gentleman, comme il l’était toujours (sauf quand il se déguisait).

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Peter Cushing fait un bon Sherlock Holmes, il est mince, de corps et de visage, il a de la prestance, il présente bien, n’en fait pas trop, ne grimace pas comme un personnage comique. Bref, c’est un Sherlock Holmes que j’aime.

On ne déroge pas au roman, Watson accompagne le beau Sir Henry à Baskerville Hall et Holmes reste à Londres… Enfin, je ne la fais plus à vous !

Certes, les ambiances sont un peu surannées, la série a mal vieilli, elle ne possède pas d’effets spéciaux et quand nos amis marchent la nuit dans le fog, on voit briller le soleil !

Mais au moins, eux, ils ne montrent que très peu le chien, qui ressemble de loin à un Rottweiller. Ok, niveau hurlement, c’est mal fichu, on dirait plus un chien qui hurle après ses croquettes qu’un chien maudit.

Pour le nom du coupable, Holmes le donne juste après que Watson ait retrouvé sa cachette clandestine, quand on entend le chien hurler à la lune et un homme hurler à la mort (genre « Tarzan s’est coincée une couille en sautant sur sa liane) et que nos amis découvre le cadavre de….

Au final, une série qui a tout d’un film, une 36ème adaptation du Chien, fidèle à l’originale, hormis quelques points qui n’entravent pas le bon déroulement de l’enquête et, ma foi, savoir plus vite qui est le coupable et pourquoi n’est pas gênant.

C’est à voir avec un plat de popcorn sur les jambes, sous un plaid, durant ces jours sombres d’automne, en écoutant la pluie frapper les carreaux. Sans oublier la cup of tea, bien entendu !

On ne révolutionne rien, ça ne cassera jamais trois pattes à un canard, mais c’est plaisant à voir et vu que je n’avais pas encore regardé la série télé avec Peter Cushing… Il était temps que je rattrape mon retard !

Bon, je n’ai jamais vu les épisodes avec Basil Rathbone non plus !

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[Sherlock Holmes] Le Chien des Baskerville : Raymond Gérôme [Au théâtre ce soir – 1974]

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Le Chien des Baskerville, adaptation de Jean Marcillac, mis en scène par Raymond Gérôme pour l’émission Au théâtre ce soir en 1974.

Raymond Gérôme … Sherlock Holmes
André Haber André Haber … Watson
Christian Alers … Le docteur Mortimer
Jean-Pierre Gernez … Sir William Baskerville
Bernard Musson … Barrymore, le maître d’hôtel
Christiane Moinet … Eliza, la femme de Barrymore
Jean-Jacques Steen … Jones, le cocher de Londres
Robert Bazil … Billy, le second cocher
Pierre Hatet … Stapleton
Colette Teissèdre … Beryl
Liliane Patrick … Laura Lyons
Bernard Durand … Le valet de chambre

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Les décors sont bien entendu de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell.

Holmes-HoundBaskerville03-MODCe que j’en ai pensé :
Une fois les trois coups donné, les tentures s’ouvrent et on s’installe dans le salon de Baker Street.

On y retrouve un Holmes qui possède un petit bidou (ou coussin d’amour) et un Watson assez mince, ce qui est étonnant puisqu’on représente souvent (à tort) ce brave docteur ventripotent et croulant.

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Dr Watson

Passons, si vous le voulez bien, au décor du salon du 221b : un néophyte le trouvera correct, bien réalisé et reconnaîtra que c’est bien du Roger Harth (mdr) mais l’holmésien, lui, ne retrouvera pas les petits détails qui auraient fait de cet appart THE appart of Sherlock Holmes.

La preuve que le diable se cache dans les détails, Sherlock Holmes nous dit que nous sommes en 1890, hors, à cette époque, il était porté disparu (présumé mort) dans les chutes de Reichenbach…

Anybref, passons aux choses sérieuses  : la pièce de théâtre est assez semblable au roman, hormis les prénoms changés des Baskerville et quelques petits détails qui ne seront pas respectés mais c’est logique puisque nous sommes au théâtre et donc, certaines scènes extérieures devront rester à l’intérieur.

Mais j’y reviendrai.

Il y a un peu d’humour dans les répliques de Holmes envers Watson et le docteur Mortimer, de par son étourderie, nous fera sourire très souvent.

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Docteur Mortimer

Par contre, j’ai trouvé que Raymond Gérôme, l’acteur qui joue Sherlock Holmes, faisait un peu trop de mimiques qui ne vont pas au personnage.

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Déjà qu’il est ventripotent et que son pantalon a dû être coupé par un tailleur qui avait une aiguille dans l’œil, car il était fort ajusté au niveau des bijoux de famille que l’on a vu se dessiner de temps en temps.

Et puis, my god, les poses qu’il a prises parfois, dans le salon des Baskerville ! Encore un peu, il aurait pu dire d’une voix graveleuse « Alors cocotte, on a envie de me chevaucher » tant il était affalé sur une chaise avec l’allure d’un macho dans un harem de femmes en rut.

Si cette assise n’est pas digne d’un gentleman, il y a aussi, bien entendu, l’usage de la macfarlane et du deerstalker en plein Londres et de la pipe calebasse qui est anachronique à cette époque.

Mais bon, à l’intérieur, il porte un costume, donc, ça peut aller, je ne ferai pas de gros yeux sur cette cape et cette casquette de chasseur qui ne doivent être portées qu’à la campagne. Une fois dans la lande déserte et ténébreuse, il peut porter ses oripeaux !

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Si j’ai bien aimé le côté potache lors des répliques de Holmes envers Watson, si j’ai aimé le Watson proposé car ce n’est pas une débile profond, j’ai détesté les mimiques que nous sert à tout bout de champ l’acteur jouant Holmes. Elles sont de trop. Et trop is te veel.

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Quant à Barrymore, le majordome, il serait parfait pour jouer le rôle de Dracula en lieu et place de Béla Lugosi tant il a le physique pour ça.

La musique jouée lors de son entrée en scène avait tout pour aller avec les contes de la crypte. Brrrrr.

Niveau détails qui changent par rapport au roman canonique, on a un Sir David Baskerville qui est décédé (au lieu de Sir Charles) et un Sir William comme neveu (au lieu de Sir Henry) et bien entendu, on zappe tout l’aspect du détective qui fait semblant de rester à Londres pour affaire alors qu’il est sur la lande et observe tout.

Ici, nous avons deux décors distincts, le 221b et le salon de Baskerville, donc, pas moyen de faire autrement et je dois dire que ce n’est pas dérangeant puisque pas le moyen de faire autrement. Qui a dit que je me répétais ??

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Sir William Baskerville et Sherlock Holmes au 221b

Certes, les hurlement du chien ne font pas très réalistes, on dirait un technicien hurlant après s’être coincé le doigt dans une porte, certes le fait de nous commenter au travers d’une longue vue ce qu’il se passe sur la lande fait perdre de l’intensité dramatique à la chose, mais dans une pièce de théâtre, cela passe facilement et cela évite aussi de nous proposer un chien mal fichu comme dans les téléfilms avec Matt Frewer (les critiques qui cassent sont à venir).

La pièce dure 2h12, mais malgré quelques passages plus lents, je n’ai pas trouvé le temps long.

Si l’acteur principal avait perdu un peu de bide et fait moins de grimaces, c’eut été parfait, un peu comme la nouvelle version que j’avais vue à Bruxelles avec Olivier Minne jouant un Holmes sexy en diable mais dans des décors plus épurés.

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Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Challenge Halloween (2016) chez Lou & Hilde.

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British Mysteries 2016-2017

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Sherlock Holmes – T2 – Le Chien des Baskerville : André-Paul Duchâteau & Stibane

Titre : Sherlock Holmes – T2 – Le Chien des Baskerville

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Stibane

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°16 (1992)

Résumé :
Londres, 1889. Sherlock Holmes reçoit la visite du docteur Mortimer, qui arrive tout droit de la campagne du Devonshire, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Il était l’ami et le médecin de Sir Charles Baskerville.

Mais ce dernier est mort dans d’étranges circonstances. Il a eu une crise cardiaque alors qu’il se promenait le soir au fond de sa propriété, aux abords de la lande.

Un lieu qu’il évitait pourtant depuis un certain temps, hanté par la peur d’une malédiction familiale. Selon la légende, au XVIIIe siècle un ancêtre des Baskerville, réputé pour sa cruauté, serait mort égorgé par un énorme chien sorti tout droit des enfers. Depuis, ce chien aurait été le tourment de la famille.

Sherlock Holmes, retenu par des affaires urgentes dans la capitale, demande à Sir Henry d’accepter que le docteur Watson l’accompagne dans le Devonshire.

Il a pour consigne de ne le quitter sous aucun prétexte tant que l’affaire ne sera pas élucidée. Holmes confie à Watson ses inquiétudes et lui demande de faire attention car la mission pourrait s’avérer fort dangereuse.

bask 10a619676d7b4ef7c44ab6eb05016227Critique :
Pas si évident que ça de réaliser l’adaptation du roman éponyme du roman de SACD en bédé.

Une véritable gageure que de faire tenir en 44 planches un roman aux péripéties multiples de plusieurs centaines de pages.

Cette bédé a-t-elle réussi le pari où tout compte fait, le meilleur chien reste-t-il celui imaginé par Conan Doyle lorsqu’il publia ce roman en août 1901 soit 8 ans après la publication du « Final Problem »…

Évidemment, lorsque l’on a le scénario devant soit, on ne fait pas de hors-piste dans le tout et le n’importe quoi comme pour « La sangsue rouge » et d’autres titres de cette collection dont je me souviens des horreurs que j’y vis.

L’essentiel n’est pas que dans Lactel, il est aussi dans cette bédé qui comporte tous les points importants du roman.

Bémol : on a changé de dessinateur et ce que je reprochais au premier s’est accentué avec le suivant. Certes, lorsqu’il se trouve dans le Devonshire, il est normal que Holmes porte le macfarlane et le deerstalker, c’est une tenue de campagne, mais putain de bordel de merde, pas à Londres, nom de Zeus !

Je n’aime pas le dessin du docteur Watson, il a l’air d »un demeuré et je ne dois pas trop me plaindre, j’ai vu pire dans la collection « Soleil » (pas la « 1800, une autre).

Une adaptation qui n’en est pas une puisque tout est conforme à l’original, les détails en moins et les dessins grossiers du chien en plus.

Lorsque le docteur Mortimer relate le récit, nous le suivons en noir et blanc et le chien maudit de l’enfer, quand il serra la gorge de Hugo Baskerville, et bien, le chien a la position d’un qui monterai sur une chienne en chaleur et on voit clairement qu’il ne serra pas la gorge de Hugo.

Mais bon, ceci dit, c’est la seule bédé de cette collection qui en vaille la peine, si on fait abstraction des dessins pas folichons du tout.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Cujo : Stephen King [LC avec Stelphique]

Titre : Cujo                                                                                      big_3-5

Auteur : Stephen King
Édition : Livre de Poche (2006)

Résumé :
« La chaleur tuera cet été ! Ça va être terrible »; avait prédit Evvie Chalmers, la doyenne de Castle Rock. Elle ne se trompait pas : l’été 1980 fut effectivement le plus chaud que Castle Rock eût jamais connu. Ce fut aussi un été sanglant.

En fait, tout commença le matin du 16 juin, lorsque Cujo, un saint-bernard aussi impressionnant que débonnaire, se fit mordre par une chauve-souris. Mais au fond, cela avait peut-être commencé dès le mois de mai, lorsque Tad Trenton avait cru voir un monstre, dans le placard de sa chambre…

Bien sûr, ses parents l’avaient rassuré, il avait fait un cauchemar, les monstres n’existent pas, voyons !

Ils se trompaient : même dans les petites villes paisibles, les monstres guettent, tapis dans l’ombre…

Critique du Cannibal :
Cujo… Un roman du King que je n’avais jamais osé lire. Pourquoi ? Parce que c’était un chien qui devenait enragé et qui terrorisait tout le monde.

Et moi, je n’avais pas envie de regarder de travers les chiens de la maison.

Bien que j’ai aimé ce roman et que, durant quelques temps je risque de faire pipi dans ma culotte au moindre chihuahua qui va grogner dans le sac à main de sa mèmère, j’avais trouvé Simetierre et ÇA plus prenant.

Dans ces deux autres romans du King, je m’étais attachée très vite aux personnages alors qu’ici, il m’a fallu un peu plus de temps pour entrer dans leur vie.

Le début du roman avait même quelques longueurs je trouve. Les premières lignes m’avaient emballées et ensuite, le soufflé était un peu retombé avec la lecture des morceaux de vie familiale.

Alors, à ma droite, Vic et Brenda Trenton ainsi que Tate, leur gamin de 4 ans et à ma gauche, la famille Camber, avec Charity « j’aurais pas dû épouser ce con »,  son mari alcoolo brutal et bouseux  Joe « le mécano » (et pas Joe le Taxi), Brett, le gamin et Cujo, un gros sein… Saint-Bernard (sans le tonnelet d’alcool).

Quelle était la probabilité que ce gros Nanard tout doux se fasse mordre par une chauve-souris enragée ?? Oui, monsieur Bigard… Une chance sur dix millions, merci pour la statistique.

Et bien, le couillon sur 10 millions qui se fit mordre par cette salope de chauve-souris enragée, ce fut Cujo. Pas de bol, c’est tombé sur le gros chien de 100 kg et pas sur le caniche grabataire de la mère Michel. Mais bon, le caniche, ça l’aurait pas fait non plus. Le King n’est pas un imbécile tout de même.

Ce qui est assez récurent chez le King, c’est de nous offrir un paternel qui tète la bouteille aussi souvent qu’un veau au pis et qui, l’abus d’alcool aidant, se transforme en monstre de brutalité et d’imbécilité. Bien que même sobre, Joe le Mécano est un bouseux puissance 10. Et son gamin l’adore, c’est ça qui est le plus grave.

Elle se ratatinait toujours un peu quand il élevait ainsi la voix pour appeler son fils. Brett aimait énormément son père, mais Charity n’avait jamais su exactement ce que Joe éprouvait pour l’enfant. C’était une pensée affreuse, mais qui exprimait néanmoins la vérité.

Voilà un petit morceau de l’Amérique que le King nous montre par le petit bout de la lorgnette, tout en préparant le terrain avec notre Cujo qui commence à ressentir les effets de la rage (pas la taxatoire) et à changer de caractère, le ch’ti père.

Le suspense prend son temps, il monte crescendo, tout est tendu (ça vous excite, hein !!) et vos muscles se font durs lorsque vous lisez certains passages angoissants au possible.

Le King est un salaud parce que les moments les plus éprouvants sont entrecoupés, non pas d’une page de pub, mais presque : des passages plus calmes ou parlant de tout autre chose que de la bave dégoulinante des babines retroussées du chien Bernard.

Le final est éprouvant, horrible, rempli de tension et mon cœur n’en pouvait plus. J’avais envie de hurler à tous « mais putain, magnez-vous à la ferme des Camber, nom d’un chien ! ».

Si le début avait été un peu lent, la suite m’a enchanté et j’ai passé un bon moment d’angoisse avec ce roman qui me donne encore des frissons.

Prochain roman du King : un percepteur des contributions enragé… Je ne sais pas si vous avez déjà entendu ululer un percepteur dans la nuit ? C’est sinistre ! Inhumain !

Ne vous fiez pas à mon air humoristique dans cette critique, je ris pour faire baisser la pression et faire taire le monstre dans le placard. Le King restera toujours le King… lui, il ne chante pas, mais il m’enchante !

Cette peur qui vous tient au ventre et vous fait fouiller l’obscurité à la recherche de ce qui va vous sauter dessus.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle, (prix British Fantasy du meilleur roman 1982), Ma PAL « Canigou »… C’est du massif ! et « Le Mois Américain » chez Titine.

Cujo2Pourquoi je l’ai choisi :
Suite à l’empressement de ma binôme pour lire du King au mois de Septembre, je n’ai pas pu lui refuser cette faveur!

Synopsis :
A la suite d’une panne et de coïncidences exceptionnelles, Donna Trenton et son fils Tad se retrouve enfermée dans leur voiture à cause de la présence d’un chien enragé (Cujo) qui les empêche de sortir de l’automobile afin d’appeler de l’aide.

En effet, son mari – Vic Trenton – est en voyage d’affaires et ne peut par conséquent pas savoir la situation de son épouse. Quant à la famille propriétaire du chien, la mère et son enfant (Charity et Brett Camber) sont en vacances chez sa soeur alors que le père (Joe Camber) n’a pu échapper à la violence aveugle que son chien entraîne derrière lui.

Petit apparté perso *en mode énervée* : non mais t’as qu’à tout dire aussi dans le synopsis, comme ça, y’aura plus de surprise de lecture !!!! Heureusement que je ne l’ai pas lu avant ma lecture !!!

Les personnages :
Famille Camber : J’ai détesté Joe, mais la mollesse de Charity pour son quotidien m’a vite énervée aussi.

Famille Trenton: Donna, trop énervante(à claquer meme!!). Tad, trop choupinou. Vic, trop passif.

Ce que j’ai ressenti… Une furieuse envie de mordre…
Comme vous le savez surement, les fées sont très proches des animaux. J’ai du peut être m’en approcher de trop près, car Cujo a bien du me mordre, mais pas forcement de la manière que vous croyez. La rage a dû passer….Ce n’est pas possible sans ça, si je prends carrément au livre du King. Une fée enragée, vient de déferler sur la toile….

Mon défi personnel : lire tous les livres de Stephen King (et les lire avec ma binôme, ça rajoute un certain cachet !!!).

J’adooooooooooooooooooore vraiment cet auteur qui sait me faire frissonner dans ses pages, m’envoler vers d’autres contrées, me faire voir les « qualités » du Maine.

Oui mais voilà, sur celui ci, ça n’a pas fonctionné. Voyons donc le pourquoi du comment :
  • Déjà, je n’ai pas peur des chiens. L’angoisse ne pouvait pas m’asphyxier. Sachant que le King aime nous faire ressortir toutes nos peurs les plus profondes et les mettre ainsi en lumière, il ne pouvait pas me toucher avec ce thème là.
  • Ensuite, tout c’est beaucoup tenu à ses personnages. Je n’ai pas du tout accroché à ses familles et leurs relations. J’ai du mal avec l’infidélité et la violence conjugale, mais alors les suivre et vivre leurs petites vies minables et leurs petits soucis pathétiques, et bien j’avais du mal à garder mon intérêt éveillé.

Après bien sur, l’écriture du King est toujours aussi efficace, j’ai eu droit à mon « petit frisson » sur la dernière scène. Cet enfermement, on le ressent, il nous parle, il nous submerge. Deux êtres démunis dans une voiture, condamnés, coincés dans un espace réduit, c’était flippant et délicieusement bien mené !!!!!

Là, ou j’ai senti une certaine connexion, c’était avec Tad, cet enfant de 4 ans tiraillé par ses peurs infantiles. Ma fille ayant le même âge, on sent que Stephen King s’inspire de son rôle de père soumis à ce problème récurrent, et j’étais curieuse de voir comment il gère cette phase. Sa « Formule contre les Monstres » va peut être me souffler LA solution dans ma vie quotidienne.

C’est vraiment la partie qui m’a le plus plu en fait : ce placard et cette porte mystérieuse qui s’ouvre. La peur irrationnelle, les bruits nocturnes et l’imagination fertile. J’aurai aimé que ça soit plus accentué sur ça que sur ce pauvre chien, ou même le tueur qui frappa le Maine (d’ailleurs lui, j’ai pas compris ce qu’il foutait dans l’histoire !!!)..

En bref ce n’est pas la première fois que les histoires du King ne fonctionne pas avec moi,( j’ai abandonné Plein Gaz et Mr Mercedes) , mais là, bien que je sois arrivée à la fin, je ne me suis pas autant éclatée que d’habitude en ouvrant un livre du Maitre. L’horreur n’a pas été au rendez vous, ni l’émotion fulgurante. Une prochaine fois, sans doute, je n’en doute pas….

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette fachee

 

Cujo : Stephen King [LC avec Stelphique] – Impressions de lecture (3/3)

Excusez du retard pour les impressions de lecture, mais ma pauvre binômette s’est faite agresser par un chihuahua… La pauvre bête lui avait montré ses petites dents, juché dans les bras de sa maîtresse. Avec Cujo en guise de lecture, ça fiche la trouille, ces horribles petites bêtes là !

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 100) : Terreur dès le départ puis le King passe à un récit plus doux avec quelques morceaux de vie des quelques familles. Douceur ?? Avec un papa alcoolo ? Non ! Suis prise dans le roman, mais Cujo a une haleine à décoller le papier peint. Mais j’adore ce bon gros chien et attaches avec la famille Trenton.

Impressions de lecture de Stelphique ( page 1 à 100) : Sceptique.
Bien que dès les premiers mots, ça envoie du lourd coté victimes, j’ai trouvé que la suite manque un peu de rythme et d’intérêt pour moi. Pas que ce soit ennuyeux, j’ai l’habitude que le King prenne son temps, mais je n’ai pas beaucoup d’attaches avec les personnages donc à part la fameuse porte du placard, je ne sens pas beaucoup de connexion avec ses premières pages.

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 101 à 200) : Terreur toujours car on vient de passer à la vitesse supérieure. Des moments angoissants entrecoupés par les petits tracas des différents vies de famille. Le King utilise aussi son vieux truc à lui : nous donner des infos qu’il ne devrait pas comme « Ils ne savaient pas qu’ils ne le reverraient plus vivant ».

Impressions de lecture de Stelphique ( page 101 à 200) : Toujours pas ferrée…. Malgré l’odeur typique du sang…
Bon, a plus de la moitié du livre, je ne suis pas plus enthousiaste que cela. Ça arrive, autant des fois le King me fascine autant celui ci, j’ai du mal à me sentir en phase. Ni je crève de trouille, ni je ressens une empathie envers ses personnages.

Ralala, j’entame donc le troisième tiers avec un esprit très dubitatif, mais j’espère encore ressentir LA petite étincelle….

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 201 à fin) : Angoissée !!
Suspense, épouvante, peurs, le tout entrecoupé de moments plus calme se passant ailleurs que tout près de la voiture et me donnant envie de les sauter pour revenir à la Ford Pinto. Conquise tout de même, mais pas autant qu’avec ÇA ou Simetierre.

Impressions de lecture de Stelphique ( page 201 à fin) : Mitigée.
Petit frisson sur la fin. Petit regain d’intérêt. WOUF, heu plutôt Ouf, je ne l’aurai pas lu pour rien !!!!! Stephen King sait toujours créer un moment d’extrême tension !!! J’ai été tendue durant tout le long de la période Voiture.

Cujo : Stephen King [LC avec Stelphique – Intro]

Au départ, on devait se faire un Dieu Grec en septembre. Petit problème avec ce Dieu Grec, c’est qu’il n’est pas américain et que Titine m’aurait tapé sur les doigts avec ce bô gosse… sa beauté n’y aurait fait, il n’était pas américain, son roman ne se passait pas en Amérique non plus, à moins que d’arriver à lui faire croire que le 93 est dans le Bronx.

Alors, quel Américain pour notre LC mensuelle ?? Le King, bien entendu !! Non, pas le chanteur, l’auteur ! Un parfait american (staffordshire ? ça fait côté anglais).

Tekel… heu, tel quel, le roman me fait peur depuis des lustres. Ce Saint-Bernard qui, au lieu de sauver des vies en haute montagne avec son petit tonnelet d’alcool, dévore les gens ??

Ce gentil toutou qui devient méchant ? Et pas de tonnelet d’alcool à son collier pour me remonter le moral ?? Même les clichés foutent le camp, ma bonne dame…

Bon, heureusement que le King n’a pas choisi un cocker, avec son regard triste, ça aurait foiré !

[Mot de Stelphique] ….J’adooooooooooooore les cokers moi!!!!!mdr Tout trognon avec es yeux qui tombent et leurs oreilles qui frisent…..^^ mdr

The Hound of the Baskervilles – 1972 [Sherlock Holmes – FILMS]

The Hound of the Baskervilles est un téléfilm américain de Barry Crane, sorti en 1972.

Ce film fait partie d’un ensemble de 3 épisodes pilotes, qui devaient servir de point de départ à une série de téléfilms policiers ayant comme personnages principaux respectivement Sherlock Holmes, Hildegarde Withers (avec Eve Arden) et Nick Carter (avec Robert Conrad). Les pilotes n’ayant pas eu le succès escompté, la série fut abandonnée.

1. Synopsis                                                                                 big_2-5

Le docteur Mortimer se rend à Baker Street pour informer Holmes et Watson que Sir Charles Baskerville a succombé à une attaque cardiaque dans son domaine de Dartmoor et dans de mystérieuses circonstances.

Mortimer raconte la légende du chien spectral qui hante la famille Baskerville depuis des générations et aimerait un conseil pour protéger l’héritier unique de Sir Charles, Sir Henry Baskerville.

Ce dernier vivait jusqu’alors au Canada mais revient désormais sur les vieilles terres des Baskerville pour occuper la demeure de ses ancêtres.

Dès son arrivée, il reçoit un message anonyme le conseillant de se tenir éloigner de la lande…

2. Fiche technique

  • Titre original : The Hound of the Baskervilles
  • Réalisation : Barry Crane
  • Scénario : Robert E. Thompson, d’après le roman « Le Chien des Baskerville » d’Arthur Conan Doyle
  • Direction artistique : Howard E. Johnson
  • Décors : Arthur Jeph Parker
  • Costumes : Andrea E. Weaver
  • Photographie : Harry L. Wolf
  • Son : James R. Alexander
  • Montage : Bill Mosher
  • Production : Stanley Kallis
  • Production associée : Arthur Hilton
  • Production exécutive : Richard Irving
  • Société de production : Universal Television
  • Société de distribution : American Broadcasting Company
  • Pays d’origine :  États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : couleur (Technicolor) — 35 mm — 1,33:1 — son Mono
  • Genre : film policier
  • Durée : 74 minutes
  • Dates de sortie :  États-Unis : 12 février 1972

3. Distribution

  • Stewart Granger : Sherlock Holmes
  • Bernard Fox : Docteur Watson
  • William Shatner : George Stapleton
  • Anthony Zerbe : Docteur John Mortimer
  • Sally Ann Howes : Laura Frankland
  • Jane Merrow : Beryl Stapleton
  • Ian Ireland : Sir Henry Baskerville
  • John Williams : Arthur Frankland
  • Alan Caillou : Inspecteur Lestrade
  • Brendan Dillon : Barrymore
  • Arline Anderson : Eliza Barrymore

Ce que j’en ai pensé :
Le générique de début m’a bien plu avec Sherlock Holmes en ombre chinoise sur les murs de la ville. Juste un petit soucis avec la vision d’un deerstalker et d’une pipe calabash.

Petit soucis avec la voix de Watson, enfin, de son doubleur : c’est la voix d’un personnage de dessin animé, mais pas moyen de me rappeler lequel !

Si Stewart Granger a l’air taillé pour le rôle – il n’a pas eu l’air de se forcer pour interpréter Holmes – par contre, son âge joue contre lui. Énervant qu’à l’époque, nous ayons toujours droit à des acteurs de plus 50-60 ans en lieu et place de deux jeunes plein d’entrain.

Bernard Fox – qui enfile le rôle du docteur Watson – est différent de son rôle de l’hilarant Dr Bombay dans « Ma sorcière bien aimée ». Mais au moins, s’il est très sérieux, il n’interprète pas un Watson débile et abrutit comme le faisait Nigel Bruce.

L’histoire avec Sir Hugo est racontée par notre ami Watson et la voix de dessin animé du doubleur gâche l’intensité dramatique. Mais niveau clébard, le leur est pas mal fait du tout !

Juste les dialogues lors de la course-poursuite qui sont nuls à chier avec de telles réparties :

[La meute de chiens s’est arrêtée] « Seul un être diabolique peut les arrêter » dira un membre de la bande de ripailleurs violeurs. D’accord les gars…

Si Sherlock Holmes est habillé normalement pour la ville, il enfilera la macfarlane pour la lande. Mauvais point à lui lorsqu’il sortira un « Élémentaire Watson ».

La plus grosse merde dans ce film vient en fait des décors ! Londres est toute propre, les cochers ont les dents ultrabright et on n’a pas l’impression de se balader dans les rues d’une Londres victorienne.

Idem pour la lande où là, c’est encore plus flagrant ! Décors peinturlurés et pas de profondeur dans le paysage… Une lande reproduite dans un tout petit studio, petit budget et ça fout tout le film en l’air ces décors peints à l’arrière des acteurs.

Le déroulement du film s’éloigne du récit original et ce n’est pas plus mal d’innover un peu. Le docteur Mortimer est plus jeune que dans les autres films, il boite comme House et a une mégère pour épouse.

Avantage : on suspecte des tas de gens parce que tous avaient un bon mobile pour zigouiller le Charles Baskerville.

Mais c’est bien dommage qu’ils soient passé à côté d’une scène qui, habituellement, vous fout le trouillomètre à zéro quand le chien poursuit Sir Henry… ou plutôt un homme portant ses habits.

Mention très bien au commandant Kirk, téléporté depuis sont Enterprise dans la lande désertique de carton mâché. William Shatner est inattendu dans le rôle de George Stapleton.

Un méchant comme on les aime ! Un sourire vicieux, des petits yeux cruels et on se demande bien comment le beau Kirk peut être aussi diabolique. Dommage qu’il n’ait pas un rôle plus important dans ce téléfilm, il méritait qu’on le voit plus à l’écran.

Si je ne me suis pas embêtée durant le visionnage, je dois bien avouer que les ambiances lugubres que j’avais avec la version de la Hammer sont absentes dans ce téléfilm.

Même la musique n’est pas top. Au début, on a une belle musique, comme dans une série télé, mais l’orgue qui jouera ensuite est bien moins horrifiant que celui de la Hammer qui savait s’y prendre pour vous rendre l’atmosphère ténébreuse.

À la limite, je me suis même marrée avec certains dialogues :

— Plus haut, encore plus haut… Ça vient !

Comme je vous le disais, si les décors sont merdiques, le chien, lui, est mieux déguisé que celui de la Hammer mais, une fois de plus, la tension dramatique va retomber avec une phrase de Holmes qui fait grandiloquente pour rien :

— Ce chien, dans les affres de l’agonie, se serait emparé de n’importe quelle proie pour l’entraîner dans la mort avec lui.

Diantre… comme si le chien, avant de clamser, s’était dit « Tiens, et si j’en emmenait un avec moi dans la mort ?? ».

Heureusement qu’il se reprend ensuite avec cette phrase de bon sens sur laquelle nous pouvons tous méditer : « L’homme peut créer le Mal mais il ne peut jamais le contrôler ».

À choisir, je préfère – et de loin – la version de la Hammer ! Les décors sont bien mieux, la musique aussi et puis, Christopher Lee en jetait plus en Sir Henry que le barbu qui joue ici.

L’adrénaline est manquante, pas de hurlements sur la lande, la nuit, peu de drague entre Sir Henry et Béryl, peu de tension, peu de suspense car Holmes dévoile assez vite le secret des bijoux de la couronne.

Malgré le fait qu’ils aient pris des libertés avec le récit originel, ils font l’impasse sur certaines scènes importantes et palpitantes qui ajoutent du mystère, des questions et des battement de cœur additionné de dressage de poils sur les bras.

Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

The Hound Of The Baskervilles – 1959 [Sherlock Holmes – FILMS]

69205Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskervilles), est un film britannique réalisé par Terence Fisher, sorti en 1959.

C’est la première adaptation cinématographique en couleur du roman éponyme de Sir Arthur Conan Doyle, publié en 1901, et l’une des plus célèbres productions des studios de la Hammer.

1. Synopsis :

En l’an 1790, Sir Hugo Baskerville, un aristocrate cruel qui règne sur le Devonshire, est attaqué par un énorme chien alors qu’il vient de poignarder une paysanne sur la lande. De là naît la légende du chien des Baskerville.

Plusieurs décennies plus tard, Sir Charles Baskerville meurt sur la lande dans des circonstances mystérieuses.

Son neveu, Sir Henry (interprété par Christopher Lee), arrive de Johannesburg pour hériter du domaine familial.

Le célèbre détective Sherlock Holmes (Peter Cushing) et son fidèle ami, le docteur Watson (André Morell), sont contactés pour veiller sur lui.

Holmes est persuadé qu’une intelligence humaine, et non démoniaque, en veut à Sir Henry. Il charge Watson d’accompagner ce dernier dans le Dartmoor.

r84Fdonzo1sK4OPo7fcbeBTACzV2. Fiche technique :                                                            big_4

  • Titre : Le Chien des Baskerville
  • Titre original : The Hound of the Baskervilles
  • Réalisation : Terence Fisher
  • Scénario : Peter Bryan d’après le roman éponyme d’Arthur Conan Doyle
  • Société de production : Hammer Film Productions
  • Musique : James Bernard
  • Photographie : Jack Asher
  • Format : Couleur Technicolor au 1.66:1 – Son : monophonique (RCA Sound Recording System) sur 35 mm.
  • Montage : Alfred Cox
  • Décors : Bernard Robinson
  • Costumes : Molly Arbuthnot
  • Pays d’origine : Royaume-Uni
  • Genre : Policier
  • Durée : 87 minutes
  • Dates de sortie : Royaume-Uni : 4 mai 1959 /  États-Unis : 3 juillet 1959 /  France : 23 décembre 1959

3. Distribution :

  • Peter Cushing (VF : Jacques Beauchey) : Sherlock Holmes
  • André Morell (VF : Jacques Berlioz) : le docteur Watson
  • Christopher Lee (VF : Bernard Dhéran) : Sir Henry Baskerville
  • Marla Landi (VF : Nadine Alari) : Cecile
  • David Oxley : Sir Hugo Baskerville
  • Francis De Wolff (VF : Paul Bonifas) : le docteur Mortimer
  • Miles Malleson (VF : Camille Guérini) : Bishop
  • Ewen Solon (VF : Stéphane Audel) : Stapleton
  • John Le Mesurier (VF : Pierre Leproux) : Barrymore
  • Helen Goss (VF : Hélène Tossy) : Mme Barrymore
  • Sam Kydd (VF : Jean Daurand) : Perkins
  • Michael Hawkins : Lord Caphill
  • Judi Moyens : la bonne
  • Michael Mulcaster : le prisonnier
  • David Birks : le serviteur

2654. Autour du film :

  • Le tournage s’est déroulé de septembre à octobre 1958 aux studios Bray, ainsi qu’à Chobham Common et Frensham Ponds, dans le comté de Surrey.
  • C’est le premier long métrage mettant en scène les aventures de Sherlock Holmes à être filmé en couleur. Le Chien des Baskerville est aussi le premier film de l’acteur Michael Hawkins.
  • La Hammer avait initialement prévu de créer une nouvelle franchise de plusieurs films avec Peter Cushing dans le rôle du célèbre détective, mais les fans de la compagnie n’acceptèrent pas l’absence de monstres et l’idée fut abandonnée.
  • Quelques années plus tard, le réalisateur Terence Fisher dirigea une nouvelle aventure du détective, cette fois-ci interprété par Christopher Lee, dans Sherlock Holmes et le collier de la mort (1962).
  • Quant à Peter Cushing, il reprendra son personnage en 1968 dans une série télévisée britannique Sherlock Holmes débutée en 1964-1965, ainsi qu’en 1984 dans le téléfilm Les Masques de la mort.
  • Dans la scène où le chien des Baskerville tue Stapleton, on s’aperçoit en fait que c’est l’acteur Ewen Solon qui attrape le chien et non l’inverse. Si on regarde bien, le chien ne se précipitait pas vers l’acteur ce qui aurait eu pour effet de faire rater la scène.

1299279290c9f3d6c12f7d09d1d7543f8c8f03bc2dCe que j’en ai pensé :
La Hammer, célèbre pour ses films de monstres, a déjà mis le paquet dans le générique du début : musique angoissante qui vous colle déjà la frousse.

Le récit commence par une scène dans le passé : une ripaille entre les notables du coin dont le meneur, Sir Hugo Baskerville, bat comme un plâtre le père d’une jeune fille car ce bougre n’était pas d’accord qu’il déflore sa fille.

Allez quoi, un bon mouvement, papa ! C’est le seigneur du bled qui veut chiper la fleur de ta fille. Un honneur, tout de même… Oui, autre temps, autres mœurs et à cette époque, le droit de déflorage devait être en vigueur.

Mais la salope ne veut pas se laisser faire ! Profitant de la ripaille, la voilà qui se joue la fille de l’air pour ne pas devoir mettre ses jambes en l’air et se faire ravir son parterre par un ver de terre. Fusse-t-il son seigneur et maître.

L’atmosphère est déjà propice à l’angoisse : Hugo, piquant une rage folle, qui monte sur son cheval (à défaut de monter la fille), sa meute de chiens tout autour, le tonnerre qui gronde, le vent qui souffle, la chevauchée dans la lande déserte, la fille qui s’enfuit, apeurée, un hurlement de loup au loin, la meute qui hésite, le cheval qui renâcle…

Un viol (suggéré) sur une pierre qui a tout de la table ronde, un hurlement, Hugo qui tue la jeune fille innocente, un grognement lugubre dans son dos et… caput mortis Hugo.

Hound of the Baskervilles 1959 Original Trailer 2 Hound of the Baskervilles 1959 Original Trailer

Baker Street ! Avec un Holmes qui joue aux échecs, ce qui n’est pas canonique.

Peter Cushing a le physique de l’emploi, il est mince de figure, mince de corps, ses mimiques font penser à Holmes. Dont le planté du couteau dans le courrier, sur le manteau de la cheminée.

Ses poses dans le fauteuil, pipe en bouche (et pas une calebasse, dieu merci), sont plus que canoniques.

Pour Watson, je suis plus dubitative, je l’aime moins.

Une chose est sûre, ils sont déjà assez âgés alors que la plupart des aventures de Holmes se déroulent alors qu’il a entre 27 et 50 ans (prend sa retraite en 1903, est peut-être né vers 1856 ou 1854, personne ne le sait et « Le chien » se déroule avant sa plongée dans les Chutes en 1891, donc, devrait avoir la trentaine).

Quant au docteur Mortimer qui est venu raconter l’histoire à Holmes, il a tout d’un homme inquiétant au tempérament sanguin.

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L’appartement de Baker Street est bien reproduit et les scénaristes ont changé quelque peu l’histoire originale pour ajouter de l’horreur : le cadavre de Hugo de Baskerville avait été retrouvé dans l’ancienne abbaye non loin du château, il en fut de même pour son descendant, Charles.

À Noter que si, dans les dires de Mortimer, l’abbaye se trouve non loin de la demeure ancestrale des Baskerville, le sieur Hugo avait galopé assez bien avant d’y agresser la pauvre fille de son métayer.

La Hammer voulait sans doute donner plus d’ampleur à la chevauchée fantastique du triste sire Hugo dont c’était le dernier galop.

30vyy3dEn parlant de pipes, notre détective dira que la solution à cette affaire sera en trois pipes (extrait de « The Red-Headed League« ).

Oui, le Holmes interprété par Peter Cushing est valable et me plait bien. Il s’habille bien et ne portera l’horrible macfarlane et le deerstalker qu’une fois dans les landes désertiques du Dartmoor.

hound-of-the-baskervilles-1959-hammer-horror-sherlock-holmes-dr-watson-peter-cushing-andre-morell-christopher-leeUn autre acteur que j’aime bien, c’est Christopher Lee, un habitué de la Hammer (Dracula) et un futur Saroumane. Il nous a quitté ce dimanche 07 juin 2015 peu de temps après que j’ai visionné le film et rédigé, au brouillon, cette fiche de film. Méfiez-vous, je suis dangereuse.

Lee a interprété trois fois le célèbre détective (*), ainsi que son frère, Mycroft, dans La Vie privée de Sherlock Holmes.

(*) Sherlock Holmes et le Collier de la mort (Sherlock Holmes und das Halsband des Todes) est un film germano-franco-italien, coréalisé par Terence Fisher (encore lui !). Trois ans après Le Chien des Baskerville où Christopher Lee jouait Sir Henry,  Terence Fisher (toujours lui) lui offre, dans cette nouvelle enquête, le rôle de Sherlock Holmes.

(*) L’acteur britannique a interprèté le rôle du détective à deux autres reprises, dans les téléfilms Sherlock Holmes and the Leading Lady, de Peter Sasdy en 1991 et Incident at Victoria Falls, de Bill Corcoran, l’année suivante.

Par contre, je ne sais pas si la présence de l’araignée velue sur l’épaule de Sir Henry était nécessaire au bon déroulement de l’histoire…

Hormis pour brouiller les pistes et nous faire suspecter une certaine personne ensuite.

hound5Les scénaristes ont changés des tas de choses par rapport à l’original, mais je ne leur en veut pas, cela évite que l’on ne se sente en pays conquis et cela réserve quelques surprises aussi.

Non, on ne s’embête pas à mater ce vieux film, sauf pour les effets spéciaux qui ont pris un sacré coup de vieux !

Pour les ambiances, elles sont lugubres à souhaits, le manoir des Baskerville est sombre, les murs vieux et les portes en bois grincent de toutes parts.

Pour les portes, elles ont toutes l’air très basse !

Mention spéciale au personnage du révérend Bishop, grand amateur de boissons alcoolisées devant l’Éternel, propriétaire d’une longue vue et perpétuel grand distrait et maladroit.

Par contre, Cecile, la fille de Stapleton a tout d’une pute, vu sa dégaine sur la photo et dans le film. Elle n’a aucun mal à séduire le beau Sir Henry.

Quant à Stapleton père, il a la gueule de l’emploi, et le Docteur Mortimer aussi ! Bon sang, on les croiserait à minuit au coin d’un bois, on ne leur demanderait pas l’heure !

Évidemment, avec des sales gueules pareilles, on hésite entre les deux pour désigner celui qui a un regard le plus sombre et la pire sale tronche du film !

Pas de temps morts, une enquête qui se tient, des choses changées par rapport au livre, mais je ne regrette pas, puisque je connais la fin, autant me la changer.

C’est un Whodunit, en fait. Trouvez qui a commis le crime…

Les personnages sont bien interprétés, bien que je n’aime pas trop le Watson du film, mais Christopher Lee en Sir Henry est magnifique.

Stapleton a une sale gueule et le docteur Mortimer n’a rien à lui envier. Tout deux sont plus que suspects.

La lande, même en carton pâte, ne donne pas envie de s’y aventurer la nuit et les représentations de Londres sont peu nombreuses, ce que je trouve dommage.

Pour le reste, les effets spéciaux sont à chier et le chien est très mal fait ! Heureusement, on le le voit en entier qu’à la fin du film, dans l’affrontement final.

C’est une sorte de gros dogue avec un masque sur sa gueule. Et on voit très bien lorsqu’il attaque, que c’est l’acteur qui lui attrape le collier. Mais nous sommes en 1959 !!

hound-of-the-baskervillesUn film qui a vieilli mais qui reste plaisant et agréable à regarder car nous sommes face à deux grands acteurs – Cushing et Lee – qui tourneront souvent ensemble. Moi, j’ai adoré le film et l’adaptation.

Prévoir de zieuter ce film en hiver, par temps gris et venteux afin de renforcer les atmosphères lugubres et désertes de la lande de Dartmoor.

Quelques bougies pour l’ambiance et vous êtes paré pour un bon moment de cinéma.

Film visionné  dans le cadre du Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda et fiche publiée rapidemment suite au décès de l’acteur Christopher Lee, ce 07 juin 2015.  Je ne l’ai appris que ce 12 juin, en voyant les couvertures des journaux.

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