Bilan Livresque : Novembre 2013

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Le Bilan de Novembre n’est pas terrible : 6 livres seulement au compteur… Mon pire score pour 2013 !

Et, une fois de plus, rien n’est sorti de ma PAL Noire…

D’accord, j’avais un sacré pavé au menu avec « Crime et châtiment » de Dostoïevski… 1000 pages que j’ai eu du mal à terminer, n’arrivant pas à entrer dans le roman (ICI). Bon, ça m’a permis de lire un auteur russe pour mon challenge « Myself », mais j’ai de la peine de n’avoir pas su apprécier ce roman noir à sa juste valeur…

Une bombe ensuite avec « Les Apparences » (ICI) de Gillian Flynn : waw, quel roman bluffant ! Assurément dans mes coups de coeur de l’année ! Un roman policier comme je n’en avais jamais lu et je remercie mon collègue Babelien Gruz qui est en même un collègue de blog : Yvan.

Un autre roman noir de la collection « Rivages & Payot », adapté au cinéma « Mort un dimanche de pluie » de Joan Aiken (ICI). Roman d’ambiance, sombre, angoissant, il est à lire un jour de pluie pour renforcer justement l’ambiance d’un petit village anglais. Au bord d’une piscine, on perdrait beaucoup. Roman sombre, court, bref, mais diablement efficace !

J’ai continué avec un roman noir, un des premiers même édité chez Gallimard, dans sa mythique « Série Noire ». Horace Mc Coy n’a pas connu le succès de son vivant, ce qui est bien dommage parce que son livre « Un linceul n’a pas de poches » méritait un meilleur accueil que celui qu’il reçu aux États-Unis (ICI). Écrit avant la Seconde Guerre Mondiale, McCoy nous dresse donc un portrait horriblement sinistre des États-Unis : censure de la presse, extrémisme, Ku Klux Klan….

Novembre devait être le mois du Noir parce que ensuite, comme si ça ne me suffisait pas, j’en ai ouvert un autre : « Serena » de Ron Rash (ICI). Entre western, roman noir et drame shakespearien, faisant la part belle à la nature sauvage des Appalaches, l’auteur dresse un impressionnant portrait d’une femme que je ne suis pas prête d’oublier. L’intervention régulière, dans le cours du récit, des ouvriers de l’exploitation qui commentent l’action qui se déroule sous leurs yeux, vient appuyer la dimension tragique de cette histoire puissante et sombre. Magnifique !

Je termine en beauté avec un roman encore plus sombre que tout les autres « Satan dans le désert » (ICI) de Boston Teran : un road movie sanglant, le récit d’une course poursuite entre un père, prêt à tout pour récupérer sa fille enlevée par un sadique psychopathe, aidé dans sa quête par une ex-toxico et ex-membre de la secte du tueur. C’est violent, cru et il faudra l’adresse de l’auteur pour ne pas sombrer dans le glauque gratuit.

Pour terminer mon mois, j’ai lu avec enthousiasme deux des bédés que mon homme m’avait offertes pour mon anniversaire. « Elfes T1 – Le Crystal des Elfes bleus » de Jean-Luc Istin et « Elfes T2 – L’Honneur des Elfes sylvains » de Nicolas Jarry.

Oui, je n’en ai lu que 2, je fais durer mon plaisir et le reste, c’est pour le mois de décembre qui compte déjà un coup de cœur littéraire…

Bilan Livresque Novembre : 6 livres et 2 bandes dessinées

  1. Crime et châtiment : Dostoïevski
  2. Les Apparences : Gillian Flynn
  3. Mort un dimanche de pluie : Joan Aiken
  4. Un linceul n’a pas de poches : Horace Mc Coy
  5. Serena : Ron Rash
  6. Satan dans le désert : Boston Teran
  7. Elfes T1 – Le Crystal des Elfes bleus : Jean-Luc Istin
  8. Elfes T2 – L’Honneur des Elfes sylvains : Nicolas Jarry

J’ai rempli encore quelques challenges puisque tous les livres participaient à l’un où l’autre, quand ce n’est pas à plusieurs en même temps : le Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014); le Challenge « Les 100 livres à avoir lu » de Bianca; le Challenge « La littérature fait son cinéma – 3ème année » de Kabaret Kulturel; le Challenge « Myself » par Près de la Plume… Au coin du feu; le Challenge « Victorien » chez Arieste; le Challenge « US » chez Noctembule; le Challenge « I Love London 2 » de Maggie et Titine et le Challenge « XIXè siècle » chez Netherfieldpark.

Apparences - FlynnSatan dans le désert - Teran

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Challenge « Les 100 livres à lire au moins une fois »

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Et oui, je devrais pas, je sais, pourtant, je vais y participer de bon cœur !

Pourquoi cette nouvelle folie ? Parce que Bianca nous sert ce challenge sur un plateau d’argent. Voyez plutôt :

1. Sa sélection est tellement riche et éclectique que je pense que chacun et chacune peut trouver son bonheur : contemporain, classique, jeunesse, policier et anticipation sont au menu, de quoi se faire plaisir !

2. Le challenge promet d’être le plus collectif et convivial possible. Pas de niveau, pas de date de fin, juste le plaisir de lire ou relire de grands livres. Le but : qu’à nous tous et toutes, les 100 livres soient lus.

3. Contrainte ? AUCUNE ! Le challenge est rétroactif, Bianca accepte les billets déjà chroniqués.

Alors, dans cette liste, qu’ais-je déjà lu et que vais-je lire ?? Si vous voulez la liste complète, allez faire un tour du côté, non pas de chez Swann, mais chez Bianca !

J’en ai lu 23 de la liste et je compte en ajouter 8 qui sont déjà sur ma PAL !

13 titres sont déjà en lien ! 9 tires sont lu mais encore non critiqué (NC)

  1. 1984, George Orwell
  2. Anna Karenine, Léon Tolstoï
  3. Crime et Châtiment, Féodor Dostoïevski
  4. De grandes espérances, Charles Dickens
  5. Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes
  6. Des souris et des hommes, John Steinbeck
  7. Dix petits nègres, Agatha Christie
  8. Docteur Jekyll et Mister Hyde, Robert Louis Stevenson
  9. Dracula, Bram Stocker
  10. Fahrenheit 451, Ray Bradbury
  11. Frankenstein, Mary Shelley
  12. Harry Potter à l’école des sorciers, J.K Rowling (NC)
  13. Jane Eyre, Charlotte Brontë
  14. L’appel de la forêt, Jack London
  15. La gloire de mon père, Marcel Pagnol (NC)
  16. La ligne verte, Stephen King
  17. La nuit des temps, René Barjavel (NC)
  18. La Princesse de Clèves, Mme de La Fayette
  19. Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle
  20. Le comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas (NC)
  21. Le nom de la rose, Umberto Eco (NC)
  22. Le parfum, Patrick Süskind (NC)
  23. Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wilde
  24. Le Seigneur des anneaux, J.R Tolkien (NC)
  25. Les Chroniques de Narnia, CS Lewis (NC)
  26. Les Hauts de Hurle-Vent, Emily Brontë
  27. Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos
  28. Les piliers de la Terre, Ken Follett (NC)
  29. Madame Bovary, Gustave Flaubert
  30. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee
  31. Orgueil et Préjugés, Jane Austen

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Descente en bouquineries parisiennes…

Me voici donc revenue de mon petit séjour dans la ville lumière qui était fort bien arrosée par les pluies incessantes et diluviennes.

Comme d’habitude, je fis un saut dans une bouquinerie sur quatre étages, qui vend aussi de neuf, une sorte de grand magasin du livre qui, contrairement aux petites échoppes n’a pas d’âme.

Sans vouloir lui cracher dessus, je lui reprocherai juste cet amour du livre qui doit manquer en ces lieux et le prix prohibitif de certains livres dits « d’occasion ». Comparé aux prix pratiqués à Bruxelles, c’est du simple au double.

Bref, vous l’aurez compris, pas de razzia mais quelques achats dans les prix les plus raisonnables.

J’avais une autre bouquinerie en ligne de mire, une spécialisée dans le polar, rue de Monthonlon, mais malgré que j’avais indiqué les bonnes heures d’ouverture dans mon carnet, ma mémoire a encodé une autre heure.

Résultat ? Je suis arrivée 20 minutes après la fermeture…

Ensuite, direction une autre bouquinerie tenue par un homme charmant qui sait de quoi il parle et qui a une échoppe où il fait bon traîner.

Mes achats pour ces deux jours ? Raisonnables : 10 livres

« Le perroquet qui bégayait » de Hitchock, je le possédais et l’avais lu. Celui-ci est pour remplacer mon édition perdue dans un déménagement. J’en ai profité pour le lire sur le quai en attendant le Thalys du retour. Il n’a pas vieilli et j’ai passé un bon moment en le relisant.

« La mare au diable » de George Sand, c’est pour lire au moins une fois dans ma vie cette auteure ! A force d’aller lire les articles sur le blog de George…

« Totilla Flat » de Steinbeck parce qu’il m’a été recommandé par un ami.

« L’île au trésor » de Stevenson, parce que c’est un classique et que j’ai toujours eu une attirance pour le livre après avoir vu un dessin animé. Un classique que je vais découvrir.

« Une journée d’Ivan Denissovitch » de Soljenitsyne, pour en apprendre un peu plus sur la période des goulags en Russie. « L’archipel du Goulag » était disponible, mais trop cher.

De même pour « L’évangile du bourreau » des frères Vaïner.

« La langue au chat »… Chouette, dans cette bouquinerie tenu par un amoureux du romans noir, policier, bref, un amoureux des livres, j’ai trouvé ce roman de Stanley Gardner qui manquait à ma collection.

« Crimes sur Seine » fait partie de la collection « Scènes de crimes ». Jean-Frédéric Tronche, journaliste chevronné a eu beaucoup de mal à choisir parmi les faits divers innombrables qui ont eu lieu dans la capitale, quelques unes des  » Histoires vraies  » qui l’ont marqué.

« Élémentaire mon cher Holmes » et « Le musée de l’Holmes » parce que je suis et je reste une holmésienne dans l’âme.

Bilan livresque : Juillet – Août 2012

Passons, si vous le voulez bien, au bilan livresque des Grandes Vacances…

Oh, ça va, je sais, je ne suis plus une étudiante, mais j’aime les mois de juillet-août parce que il y a moins de travail, moins de monde et qu’ils me rappellent de bons souvenirs.

Là, le bilan livresque est dantesque de par la quantité de livres que j’ai dévoré, dont un bon nombre avaient été empruntés (ils sont rendus, je vous rassure de suite).

Nous commencerons par le mois de Juillet. Je désirais lire quelque chose en rapport avec les vacances tout en restant dans mes policiers chéris…

Ne voulant pas relire « Les vacances d’Hercule Poirot », j’ai découvert et emprunté « Les vacances d’un sérial-killer » de Nadine Monfils. Drôle, burlesque, ça ne se prenait pas au sérieux mais au second degré. Hilarant ! Lecteurs sérieux s’abstenir.

Une petite relecture tout de même, dans le mois (comme si je n’avais que ça à faire, tiens) et puisque j’avais relu le tome 1 (T1) durant mes vacances du mois de juin, j’ai relu « Ceux qui brillent : Trilogie des Joyaux – T2 » de David Eddings.

J’adore le style d’écriture d’Eddings et la grande quête de l’Heroïc-Fantasy. Les personnages sont drôles, amusants, bien que, vu les dangers encourus, ils devraient se la jouer un peu plus sérieux.

Férue d’holmésologie, j’ai poursuivi la lecture de la collection de l’auteur François Pardheillan : « La jeunesse de Sherlock Holmes à Pau – T3 ».

Se basant sur une hypothèse soulevée par Baring-Gould, l’auteur invente au célèbre détective un séjour dans la ville de Pau. Le premier (qui est en fait le T2) m’avait plus transporté que le tome 3. Malgré tout, un bon moment de lecture passé, sans oublier que j’en ai profité pour l’inclure dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Restant dans le milieu consacré au détective de Baker Street, j’ai profité de la sortie du dernier opus d’Andrew Lane pour dévorer « L’espion de la place Rouge – Les premières aventures de Sherlock Holmes – T3 ».

Lui aussi consacre ses ouvrages à la jeunesse de Holmes, sur laquelle nous ne savons rien et en sommes résolus aux supputations.

J’ai suivi le jeune homme en Russie, en compagnie de son frère, mais sans son mentor et sans la jolie fille dudit mentor. Dommage ! Lecture fort agréable et contente de mon achat et je l’ai inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ensuite, fan des aventures de l’archéologue Jack Howard, de David Gibbins, j’ai emprunté « Le masque de Troie ».

Voyage à Mycènes en Grèce, j’ai fait des fouilles secrètes en compagnie de l’archéologue Heinrich Schliemann et découvert le masque d’or d’Agamemnon. Assistant à la libération d’un camp de concentration en 1945, j’ai plongé dans l’horreur faite homme et par les hommes.

Un lecture de cet auteur dont le plaisir est sans cesse renouvelée.

Nouvelle visite à la ville de Santa Mondega où sévit un sérial killer du nom de Bourbon Kid en ouvrant « Le cimetière du diable » de monsieur Anonyme (un nouvel emprunt).

Ah non, pardon, au temps pour moi ! Nous ne sommes pas dans la ville de Santa Mondega, mais en plein milieu du désert, dans un hôtel bizarre pour assister à assister à un spectacle sans précédent, mettant en scène Judy Garland, James Brown, Johnny Cash, les Blues Brothers, Kurt Cobain, Elvis Presley, Janis Joplin, Freddie Mercury, Michael Jackson…

Imaginez un Dix petits nègres rock revu et corrigé par Quentin Tarantino… Vous y êtes ? Non ? Ok, c’est pire que ça, c’est déjanté, c’est fou et sérieux, s’abstenir.

Moins « supersenssass » que « Le livre sans nom ». J’irai pas jusqu’à dire que le Bourbon Kid s’est transformé en Kid… Ibul (chaud et sans les bulles !), mais nous n’en sommes pas loin. Un cran en-dessous, donc.

Une sacré découverte avec un livre plus scientifique que « polar » et qui prouve ce dont je me doutais depuis longtemps : la télé, ça te nettoie le cerveau ! Si vous ne me croyez pas ou que vous voulez des preuves, lisez « TV Lobotomie », cela vous ouvrira les yeux, à défaut de vous ouvrir les chakras. Voici un bref aperçu ICI.

Si vous n’êtes pas convaincus, c’est que TF1 a bien vidé votre cerveau…

Bilan du mois de juillet : 7 livres (dont 3 emprunts – 2 challenges)

  1. Vacances d’un sérial-Killer : Nadine Monfils (emprunt)
  2. Ceux qui brillent – Trilogie des Périls – T2 : Eddings (relecture)
  3. Jeunesse de S. Holmes à Pau – T3 : Pardheillan (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. L’espion de la place Rouge – Premières aventures de S. Holmes : Lane (Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Le masque de Troie : Gibbins (emprunt)
  6. Le cimetière du Diable : Anonyme (emprunt)
  7. TV Lobotomie : Michel Desmurget

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Le mois d’août 2012 ne fut pas de tout repos non plus, point de vue lectures, même s’il ne battra jamais celui de l’année 2011 où j’avais lu… 19 livres.

J’ai terminé la relecture de la seconde partie de la saga d’Eddings avec « La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 » et cela m’a fait plaisir de relire cette série. Humour et tout est bien qui finit bien.

Un nouvel emprunt avec le livre de R.J. Ellory « Les Anonymes » qui m’a littéralement scotchée dans ma lecture. C’est à découvrir.

Nouvelle plongée dans le monde holmésien avec « Le rat géant de Sumatra » de Rick Boyer, livre en provenance de la maison d’édition « Mycroft’s Brother » et uniquement disonible sur commande.

Comme beaucoup de pastiches holmésiens, celui-ci prend sa source dans une citation du Dr Watson, rapportant des propos de Sherlock Holmes et évoquant une histoire « à laquelle le monde n’est pas encore préparé » (« Le vampire du Sussex »).

Selon les holmésiens du monde entier, il s’agit de l’un des meilleurs pastiches de Sherlock Holmes publié, depuis les histoires que sir Arthur Conan Doyle nous a livrées et je suis parfaitement d’accord avec eux ! Un cinq étoiles pour cette aventure. Inclus, lui aussi, dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Puisque nous sommes dans les emprunts… « La rivière noire » de Indridason, l’auteur Islandais. Pas mal, comme roman, mais sans le bourru Erlendur Sveinson, il manque un p’tit quelque chose. Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture et sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Pas de nuit blanhe, mais un moment bien sympathique en compagnie de « Blanc comme la nuit » de Ann Cleeves.

J’étais toujours dans le Nord puisque, après l’Islande, me voici transportée dans un coin perdu d’archipel écossais avec une nouvelle enquête de Jimmy Perez, un flic taciturne que je ne connaissais pas du tout.

Sans qu’il soit « exceptionnel », ce petit roman policier m’a fait passer deux journées agréables. Je l’ai lu avec plaisir mais sans me presser. 440 pages, deux jours de lecture, preuve s’il en est que je ne l’ai pas « dévoré » mais savouré. Sa critique fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

« Jeux de vilains » de Kellerman est aussi un emprunt et a eu sa place dans le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Bien que « pas mal », le livre souffre de quelques défauts que je développe plus en profondeur dans ma critique. Ce n’est pas le thriller ou le polar du siècle, même pas de l’année, mais pour ce titre là, j’attends encore le roman policier qui me re-foutra un grand coup de pied au cul.

« L’envol des anges » de Connelly n’était pas mal non plus. Harry Bosch est chargé d’une enquête délicate : Howard Elias, avocat noir, célèbre pour avoir fait condamner de nombreux policiers de la ville pour non respect des droits civiques a été assassiné et si ce crime n’est pas élucidé rapidement, des émeutes raciales pourraient éclater à tout moment !

Bof, début lent et laborieux et j’ai failli commettre le péché de passer des pages. On se rattrape ensuite, ouf ! Il fait partie du Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

J’ai entamé un autre emprunt que j’ai vite refermé : « Le diable vit à la campagne » de Rachel Johnson.
Je m’attendais à quelque chose de jouissif du genre « Le diable s’habille en Prada » avec une écriture incisive et de la perfidie à chaque page. Et bien, que dalle !

Retour vers Connelly avec son petit dernier « Les neuf dragons » pour le Challenge « Thrillers et Polars » de Liliba.

Ce n’est pas le roman du siècle, ce n’est pas non plus le roman policier de l’année, mais c’était le roman du jour et il m’a bien diverti.
J’avais une longueur d’avance sur Harry dans l’enquête, ce qui n’est pas négligeable, j’ai passé un bon moment et j’ai eu mon étonnement final, ma claque sur le bout du nez. En plus, il ne m’a rien coûté puisque emprunté.

Grosse découverte pour moi : les romans Classiques ! Profitant du Challenge « Romans Cultes » de Métaphore j’ai acheté « Jane Eyre » de Charlotte Brontë.

Quelle découverte ! Quel plaisir de lecture ! Je ne m’en suis pas encore remise, tiens ! Je n’ai rien à reprocher au livre, hormis qu’il est trop court, malgré ces quelques 700 pages.
C’est bien simple, j’ai tellement aimé que lorsque j’eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu’il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !

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Bilan du mois d’août : 10 livres (dont 7 emprunts – 7 challenges)

  1. La cité occulte – Trilogie des Périls – T3 : Eddings (relecture)
  2. Les anonymes : Ellory (emprunt)
  3. Le rat géant de Sumatra : Boyer (Challenge « Thrillers et Polars »)
  4. La rivière noire : Indridason (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  5. Blanc comme la nuit : Cleeves (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Jeux de vilains : Kellerman (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  7. L’envol des anges : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  8. Le diable vit à la campagne : Johnson (emprunt)
  9. Neuf dragons : Connelly (emprunt – Challenge « Thrillers et Polars »)
  10. Jane Eyre : Brontë  (Challenge « Romans Cultes »)

Bilan livresque : Septembre 2012

Voici venu l’heure du bilan des lectures du mois…

Qu’est-ce que j’ai lu ? Ai-je aimé ? Ou pas…

Septembre 2012 fut assez riche en lecture, ayant lu 9 livres ! J’en ai profité pour entamer l’attaque de ma PAL Noire en lisant 3 livres et en écrivant 5 fiches critiques pour mes différents challenges.

Vu que « Les Hauts de Hurle-Vent » faisait partie aussi du challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore, cela tombait encore mieux.

Quelques coups de coeur durant mes lectures : « Jane Eyre » m’a transporté, bien plus que « Les Hauts de Hurle-Vent » de sa sœur dans lequel je me suis amusée à détester des tas de personnages.

« Des fleurs pour Algernon » aussi m’a emporté et je l’ai terminé avec une boule dans la gorge (challenge « Romans Cultes »)

Point de vue « Thrillers et polars », Anne Perry m’a bien bluffé avec son « Crucifié de Farriers’Lane » (PAL Noire) et Steve Berry m’a emmené dans la Russie contemporaine et celle des Tsars avec « Le Complot Romanov ». D’agréables moments de lecture passés.

Thilliez et sa « Chambre des morts » s’est chargé des frissons. Là, j’ai flippé et dévoré le livre.

Découverte de l’auteur qui venait du Nord, j’ai nommé Jo Nesbo et son atypique inspecteur Harry Hole dans « L’homme chauve-souris ». Je ne dirai pas que j’en suis sortie enchantée, mais j’ai tout de même l’envie de poursuivre ses romans pour voir l’évolution.

Une valeur sûre pour moi : Stanley Gardner, le créateur de Perry Mason, l’avocat. « Le canard qui se noie » se trouvait, lui aussi, dans ma PAL Noire. Voilà encore un de moins et une belle petite claque dans le final. Sans oublier qu’il avait le droit de concourir dans le challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

Déception ? Oui, elle vient en partie de « Énigme dans le temps perdu » de Corbedanne. Ça ressemble à un pastiche holmésien, mais ce n’en est pas un. 30 pages de Sherlock Holmès (avec un accent, en plus, le con !) et un truc un peu fadasse. Pas mauvais à 100%, mais pouvait mieux faire.

Malgré tout, c’est un très bon bilan de lecture !

  1. L’homme chauve-souris : Jo Nesbo (Challenge « Thrillers et Polars »)
  2. Jane Eyre : Charlotte Brontë (challenge « Romans Cultes »)
  3. Des fleurs pour Algeron : Keyes (challenge « Romans Cultes »)
  4. La chambre des morts : Franck Thilliez
  5. Le crucifié de Farriers’Lane : Anne Perry (PAL Noire + Challenge « Thrillers et Polars »)
  6. Énigme dans le temps perdu : Corbedanne
  7. Les Hauts de Hurle-Vent : Emily Brontë (PAL Noire + challenge « Romans Cultes »)
  8. Le complot Romanov : Steve Berry
  9. Le canard qui se noie : Erle Stanley Gardner (PAL Noire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jane Eyre : Charlotte Brontë

Titre : Jane Eyre                                                 big_5

Auteur : Charlotte Brontë
Édition: Gallimard (2012)

Résumé :
Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine.

Placée dans un orphelinat, elle y reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Elle devient alors institutrice dans une famille et tombe passionnément amoureuse du tuteur de son élève, monsieur Rochester.

Un amour partagé, auquel elle résistera d’abord, découvrant avec horreur l’existence de la première femme de Rochester, enfermée pour folie par son mari.

Critique :
Si on m’avait demandé, il y a quelques années, de lire un Classique, j’aurais ri et me serais écriée « Un Classique, moi ? Jamais ! ».

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis… et puisque, tels les grands vins, je bonifie avec l’âge, j’ai pris la décision de m’atteler à la découverte des Romans Classiques.

Je n’en suis pas déçue, des mes découvertes, et bien souvent, c’est le coup de foudre avec le roman.

D’ailleurs, je participe aussi au challenge « Romans cultes » organisé par Métaphore (voir sur mon site), c’est vous dire si je vais en bouffer, du classique (mais j’avais entamé Jane Eyre trois jours avant de découvrir le challenge de Métaphore).

Mais revenons à notre critique…

« Orgueil et préjugés » m’avait conquis, « Jane Eyre » encore plus !

Pourtant, j’avais une appréhension à l’entame du roman, non pas en raison de ses quelques sept cent pages, mais en raison de l’histoire, qui me faisait craindre une longue suite de brimades envers Jane.

Déjà, dès les premières pages, mon instinct « serial killer » se réveilla, me donnant envie de passer à la moulinette la tante Reed, de pendre ses deux filles et d’écarteler le fils.

Pourquoi tant de haine et de violence envers trois enfants et leur mère ?

Si vous avez lu le roman, vous le comprendrez. Sinon, tout simplement parce qu’ils sont d’une cruauté gratuite et n’assument même pas leurs agressivité. Brutalisant Jane, le fiston est le premier à pleurnicher quand sa cousine se retourne sur lui.

Il a beau la martyriser sous les yeux de sa mère, elle s’en moque, comme si rien n’était trop beau pour lui faire plaisir, à ce gamin de merde. Mais faut surtout pas se défendre ou rendre les coups !

Vous avez sans aucun doute devinez que leur môman, c’est le genre de bonne femme qui ne supporte pas que l’on dérange son petit chou de fils, ne voyant même pas qu’il a tout, et même plus, pour finir pire qu’un voyou. C’est une sorte de petit tyran en culottes courtes…

J’ai eu peur à ce moment là que les sévices ne durent un trop long moment et que cela devienne répétitif, les rendant de ce fait dérangeants dans la lecture.

Mais non, pas d’étalement de douleur inutile car notre petite Jane partira au pensionnat de Lowood, et ma foi, cela se déroule plutôt bien, sauf que là aussi, j’eus des envies de meurtre sur le pasteur. Le crucifier au mur aurait été un must. Pourquoi tant de violence envers en homme de Dieu ?

Un homme de Dieu ? Mon oeil, oui ! Vous trouvez que c’est un homme de Dieu celui qui affame des enfants, qui veut que l’on coupe les longs cheveux des filles, car il veut mortifier chez elles les désirs de la chair, parce qu’il veut leur enseigner à se vêtir de manière modeste et sobre,…et patati et patata.

Elle est forte, celle là ! Alors que, à ces côtés, il a ses deux filles, deux espèces de poupées Barbie version grand luxe, avec tous les accessoires de la pétasse fortunée fournis avec : les fourrures, les belles coiffures, les vêtements coûteux et en soie, les beaux chapeaux ou les toques en castor (et tout le monde sait que le castor ne travaille ni avec les mains, ni avec les pieds…).

C’est joli de prêcher pour la chapelle des autres, mais il aurait mieux fait de voir la poutre dans son oeil et pas la paille dans celui des autres. Un bûcher pour cet homme, rien de moins !

Malgré tout, Jane, bien qu’il l’ait descendu en flamme (humour de bûcher), se plaira bien à l’internat, apprendra correctement, ne subira aucune brimades de la part de ses condisciples et se fera une amie véritable en la personne de Helen Burns, qui décèdera malheureusement de la tuberculose, qu’elle doit aux très mauvaises conditions de l’internat. Homme de Dieu, hein ??

Malgré ce moment plus triste, son passage à cette pension sera une vraie bouffée d’air frais ! Je n’aurais pas apprécié qu’elle se fasse vilipender non stop. Elle non plus.

C’est lorsqu’elle quittera Lowood après huit ans (6 ans élève, 2 ans enseignante) pour un poste de gouvernante à Thornfield-Hall que tout changera pour elle.

Si six croix peuvent vous changer la vie, comme le dit la pub pour le Lotto (deux « t », c’est le Lotto Belge), une petite annonce va changer toute la destinée de Jane.

A ce moment là, Guy Marchand entame sa célèbre chanson « Destinée, On était tous les deux destinés, À voir nos chemins se rencontrer, À s’aimer sans demander pourquoi, Toi et moi ». Guy, fou moi la paix !

Autant j’ai apprécié le personnage de Jane Eyre, autant j’ai aimé celui de Rochester, sa manière d’être, de tourner autour de Jane sans qu’elle le remarque, sa façon de lui parler, de la traîter, correctement, apprécié aussi les quelques fois où il s’arrête de parler, juste avant de dire un mot tel que « ma chère » ou plus, car affinités.

C’est très agréable à suivre, leur histoire, j’étais dedans, à Thornfield-Hall, et plus sur terre.

Leurs rapports sont assez épiques, les dialogues étonnants, amusants, prenants. C’est un livre que l’on peut nommer : « Tu-Rateras-Ta-Station-De-Métro-Et-Oublieras-De- Descendre ».

Je peux comprendre que certains n’aimeront pas la manière de s’exprimer des personnages, fort lyrique, parfois (souvent même), mais moi, je suis entrée dans le roman directement et je l’ai liquidé en très peu de temps (trois jours et quelques heures), dévorant les pages au fur et à mesure, avec l’envie de crier « Mais dis-lui que tu l’aimes, nom de dieu ! ».

L’histoire ne serait pas aussi bonne sans sa touche « mystère » et le secret de Rochester, caché au troisième étage, en est un grand.

Après m’avoir fait vibrer dans le verger, Rochester lui faisant une déclaration que l’on aimerait entendre dans la bouche de nos hommes (mais je pense que je vérifierais si le mien n’a pas de fièvre, s’il m’en faisait une de la sorte), Jane accepta d’attendre avant que le secret lui soit révélé. Elle aime les risques ? Sans doute…

Leur mariage avorté à cause de la révélation du grand secret m’a fait hurler de dépit, mais ce qui me surpris le plus, ce fut leur conversation ensuite.

Là où une femme sensée aurait hurlé, tempêté, vitupéré, fait une grosse crise, gueulé, envoyé le contenu des armoires à la figure de son futur-ex époux, notre Jane, elle, reste d’un calme olympien.

Là, j’ai craint pour eux deux… Après l’envolée, c’est la chute. Moi, avec un tel discours, je pense que je lui aurait pardonné, à Rochester, mais, autre époque, autres moeurs.

Et lorsque Jane partit, mon coeur avait mal pour elle. J’ai tremblé, espérant qu’elle vienne le retrouver, son aimé.

J’ai eu peur qu’elle ne se laisse prendre dans les filets du pasteur (pas celui du bûcher) un peu zinzin (trop « je suis un serviteur de Dieu ») et j’ai souffert lorsqu’elle a retrouvé Rochester, blessé physiquement dans sa chair et dans son coeur.

Diable, que d’émotions en 730 pages !

Les mauvaises langues pourraient dire « En fait, c’est un roman Harlequin de l’époque victorienne « .

Que nenni ! Ce serait insulter le roman et le talent de Charlotte Brontë.

De plus, si les Harlequin étaient de ce niveau, ma foi, j’en aurais des étagères entières.

Jane n’est pas une de ces héroïnes romantique qui chante tous les matins « Un jour mon prince viendra », elle n’est pas jolie et ne se fait pas d’illusion sur sa vie.

Aimant Rochester, elle ne se fait aucune illusion non plus. De plus, contrairement aux Harlequin, les deux protagonistes ne se disputent pas, ne s’engueulent pas, bref, ils ont des rapports normaux.

Là où Harlequin s’enfonce dans le grand n’importe nawak, Jane Eyre s’envole dans les cieux et est aussi loin d’Harlequin qu’on peut l’être.

Jane Eyre, c’est le soleil, Harlequin, c’est Pluton : rayé du système solaire.

Les défauts du livre ? Minimes. J’aurais aimé que sa petite racaille de cousin, John Reed, meure dans de plus horribles conditions, encore. Que Mrs Sarah Reed se repente aussi des tous les torts causés à Jane, lorsqu’elle était enfant. Mais, obnubilé à force de mettre tous les torts sur le dos de Jane, elle ne changera pas son fusil d’épaule. Jane a bien plus de classe qu’elle et que ses enfants !

Non, rien d’autre à reprocher au livre. Trop court ? Oui, j’aurais aimé en lire plus et connaître les prénoms des enfants de Jane.

C’est bien simple, j’ai tellement aimé que lorsque j’eus terminé le roman, accélérant pour découvrir le final, mais râlant qu’il soit déjà terminé, je suis retombée sur terre avec une horrible question : que lire après un roman pareil ?? Dur !

Si vous avez des propositions dans le même genre, je suis ouverte à toutes propositions (propositions littéraires, of course, et rien d’autre !).

Mais pourquoi n’ai-je pas lu ce livre plus tôt, moi ?? Merci Babelio et merci aux critiques avant qui m’ont donné envie de le découvrir.

Critique postée sur Babelio le 03 septembre 2012 et dans le cadre du challenge « Romans Cultes » organisé par Métaphore.

Lu aussi dans le cadre du challenge « La littérature fait son cinéma » organisé par Kabaret Kulturel.

Participe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.

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Les Hauts de Hurle-Vent : Emily Brontë

Titre : Les Hauts de Hurle-Vent

Auteur : Emily Brontë
Édition: Livre de Poche
Résumé :

Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent.

Le fils Hindley n’accepte pas cette enfant sombre et lui fait vivre un enfer.

La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel.

Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés.

Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour : Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine.

La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif.

Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs.

Critique :

Ce que Edmond Dantès avait fait avec finesse, Heathcliff  l’a fait avec rudesse… Ce que le premier avait réalisé avec une ruse magistrale, le second a fait dans le registre bestial.

De quoi je parle ? De vengeance, pardi ! Mais là où je donnais raison à Dantès (le comte de Monte-Cristo), l’approuvant, même, je ne suis pas du même avis pour la vengeance d’Heathcliff.

Ce roman, il traînait dans ma PAL depuis tellement longtemps que son prix était encore en francs belge, c’est vous dire ! Acheté en 1997 ou 98, je l’avais entamé avant de le refermer. Je n’étais pas prête à le lire à ce moment là.

Profitant de deux challenges (voir fin de la critique), je me suis décidée à le sortir pour enfin le lire.

Bien que je l’ai moins apprécié que « Jane Eyre », la lecture m’a entrainé dans cette ambiance sombre et morose, sans que j’éprouve de l’amitié pour les personnages principaux, hormis Hareton.

Attention, je ne veux pas dire que les personnages manquent d’épaisseur, non, que du contraire !

C’est que certains m’ont tapés sur les nerfs, tant ils étaient susceptibles de déclencher chez moi de l’amour, de l’amitié, de la colère, voire de la haine… Oui, tous ces sentiments à l’égard de chaque personnage.

Catherine Earnshaw est une petite fille fort gâtée, assez égoïste, nombriliste. Pourtant, elle aura de l’amitié pour le petit bohémien ramené par son père, par un soir très sombre.

Bien qu’étant tout le temps avec lui, bien que l’aimant, elle le sacrifiera pour un mariage avec un pâle type nommé Edgar Linton. Là, je l’ai maudite, moi aussi. Pourtant, j’ai souffert avec elle.

Son frère, Hindley, fut un salaud avec Heathcliff, et lorsqu’il deviendra veuf, il finira alcoolo, brutalisant son fils, le tuant, presque.

Le fameux Edgard Linton est, limite, une couille molle, le vieux Joseph récite la Bible mais ne l’applique guère et le pire sera le fils d’Heathcliff, une sorte d’hypocondriaque gémissant à qui j’aurais bien collé un coup de pied dans le fondement.

Quand à Cathy, la fille de Catherine, elle se comportera bien sottement avec la gémisseur de service, ne s’améliorant que sur la fin du roman.

Pareils sentiments contradictoires pour Heathcliff, qui, bien que je l’ai approuvé dans la première partie de sa vengeance, sur Hindley (le frère aîné de Catherine, pour ceux qui ne suivent pas), je n’ai pas aimé qu’il laisse le petit Hareton (le fils de Hindley) sans éducation, faisant de lui presque une bête.

Heathcliff n’a aucun scrupule et comme il a juré de se venger des deux hommes qu’il estime être les responsable de l’empêchement de son amour pour Catherine (Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine), il ira jusqu’au bout, détruisant tout sur son passage, ne rêvant que d’asservir le descendant de la famille Earnshaw afin que le fils du maître soit un serf sur ses propres terres. Violent !

La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif, son leitmotiv, et au final, j’éprouvais une sorte de gêne car il pousse la vengeance trop loin, même sur l’unique fille de son amour, Catherine.

Ce livre m’a remué les tripes, oppressé, dérangé, presque.

Heathcliff est comme un vampire qui veut sucer la vie de ses ennemis à petites gorgées, les faisant mourir à petit feu.

Pour ce qui est de la description des lieux, c’est tout simplement magnifique, on a l’impression d’être sur la lande et je comprend mieux quand Phoebe, personnage de la série « Friends » qui, parlant de ce livre, disait à Rachel que « la lande symbolise le caractère sauvage d’Heatcliff » (Saison 5, épisode 9).

Ce que j’ai aimé aussi, c’est la narration. Toute l’histoire étant racontée par Helen Dean (dite parfois Nelly) à Lockwood. C’est une narration qui se fait même « en tiroir » parfois, Nelly racontant ce qu’un personnage lui a raconté ou écrit. C’est spécial, mais terriblement efficace.

Par contre, les mariages entre cousins, ça passe moins bien chez moi, même si la loi tolère les mariages au quatrième degré.

Ici, on sent bien que la série Dallas a dû s’en inspirer, parce que Heathcliffe qui épouse la soeur d’Edgar (le mari de Catherine, son amour), son fils Linton qui épousera la fille qu’Edgar a eu avec Catherine et celle-ci qui, veuve, se remariera avec le neveu de sa mère…

Bigre ! Comment diable une fille de pasteur, sortant peu (Internet loin d’être inventé) et d’à peine trente ans, a donc telle bien pu nous sortir un roman aussi noir ?

Pas de sexualité « apparente », mais on frôle la nécrophilie lorsque Heathcliff avoie avoir fait ouvrir le cercueil de Catherine, des années plus tard, pour contempler son visage.

Bref, une lecture éprouvante, remuante, oppressante, la lande et son brouillard envahissant votre corps, sans oublier les fantômes qui parcourent les lieux. Un seul rayon de soleil dans tout le roman : la fin.

Aucun regret d’avoir attendu si longtemps pour le lire, ça en valait la peine. Il me fallait juste attendre le bon moment. Ne passez pas à côté.

Livre lu dans le cadre du challenge « Romans cultes » organisé par Métaphore ainsi que dans le challenge commun « PAL Noire à ZéroVingt mille lieux sous mes étagères » où je suis en partenariat avec « Les livres de Georges ». 

Participe aussi au challenge « Les 100 livres à avoir lu au moins une fois » chez Bianca.

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