ÇA – Tomes 1 & 2 : Stephen King [LC avec Stelphique]

Titre : Ça – Tomes 1 & Tome 2                                                     big_5

Auteur : Stephen King
Édition : Livre de Poche (2002)

Résumé :
Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.

Petit plus : Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de « Sac d’os » nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

Critique (celle de Stelphique est en bas) :
Ça n’est pas qu’un livre d’épouvante, Ça est bien plus. Ça est aussi un livre sur le courage, l’amitié, la perte de l’innocence de la jeunesse.

Ça risque de vous faire replonger dans les affres de vos années jeunesse : vous allez vous remémorer vos joies de gosse, mais aussi vos chapelets de souffrances à l’école, vos tombereaux de doutes sur l’avenir, les questions que vous vous posiez, vos premiers émois, ainsi que votre je-m’en-foutisme.

Mais c’est aussi un grand roman sur l’amitié et sur le fait que l’union fera toujours la force. Surtout si on est persécuté à l’école ou aux prises avec un clown terrifiant qui prend l’apparence de vos peurs les plus profondes.

Ce roman prenait les poussières sur mes étagères, trop couillonne que j’étais pour oser l’ouvrir, malgré mon âge adulte. Oui, je pensais – à tort – que Ça n’était qu’un livre d’épouvante.

Ça, on peut dire que je me suis mise le doigt dans l’œil jusqu’au coude parce que bien qu’ayant des passages qui font monter la tension et l’adrénaline, ce roman possède une profondeur dans son récit et ses personnages.

Première surprise, le King ne nous propose pas un récit linéaire avec une continuité dans le temps de la narration. Je m’attendais à avoir tout le récit de la jeunesse de nos 7 gamins en 1958 et puis passer ensuite à leur vie d’adultes (en 1985) lors de leur retour dans la ville de Derry pour tuer Ça.

Et bien non, le King fait mieux que Ça : il alterne, il joue avec le temps, vous faisant voyager sans cesse au fil des chapitres, et vous passez sans soucis de 1958 à 1985 (inversion des deux derniers chiffres, marrant), faisant même de brèves incursions dans les années 30-40 et même plus loin dans le temps.

En plus d’avoir cette superbe narration qui va et qui vient, non pas entre tes reins, mais entre deux époques différentes, elle se permet aussi de l’être à travers les points de vue de sept personnages principaux différents.

Mieux, sur la fin, le King finissait un chapitre et le dernier mot était celui qui commençait le suivant (après un saut dans le temps).

Ça est un récit gigantesque, titanesque, même (mais Ça ne coulera pas !) et, bien que les égouts de la ville de Derry furent inondés, jamais le récit ne prendra l’eau, lui ! L’auteur se permet même d’inclure des souvenirs dans son récit et le tout reste cohérent.

Une écriture qui arrive à vous transporter, à vous coller la frousse, à vous faire rire, souffrir, compatir, qui vous donne l’impression que ce n’est pas un adulte qui vous parle, mais 7 jeunes gamins (dont une gamine).

Un récit qui vous prend aux tripes et qui ne vous lâche pas, qui jamais ne vous lasse.

Des personnages travaillés, même si certains ont plus de présence que d’autres (notamment, Bill, Beverly, Ben, Richie, Eddie et le salaud d’Henry). Des gamins qu’on ne pourra pas oublier, même si eux oublieront toute l’histoire, avec le temps.

Ça n’est pas facile de vous dire combien j’ai aimé ce roman et combien il est riche de plein de choses.

Et puis, le King qui, sur la même page, parle de Sherlock Holmes et d’une belette, Ça à le mérité d’être souligné. Quel hommage il m’a rendu. Et à Holmes aussi, car son nom se retrouve souvent dans le roman.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Bref, un putain de coup de cœur et une aiguille de tensiomètre fichée dans le plafond, mais le roman en valait le coup.

BILAN - LC réussie - OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), le Challenge « La littérature fait son cinéma – 4ème année » chez Lukea Livre, Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (prix British Fantasy 1987) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

 unnamed2Pourquoi je l’ai choisi :

Je voulais le relire depuis un moment, et profiter de cette LC Interactive presque 20 ans plus tard, m’a fait le lire avec un regard nouveau, tout en ayant les réminiscences de la peur adolescente….

Synopsis :

Tout avait commencé juste avant les vacances d’été quand le petit Browers avait gravé ses initiales au couteau sur le ventre de son copain Ben Hascom.
Tout s’était terminé deux mois plus tard dans les égouts par la poursuite infernale d’une créature étrange, incarnation même du mal. Mais aujourd’hui tout recommence. Les enfants terrorisés sont devenus des adultes. Le présent retrouve le passé, le destin reprend ses droits, l’horreur resurgit. Chacun retrouvera dans ce roman à la construction saisissante ses propres souvenirs, ses angoisses et ses terreurs d’enfant, la peur de grandir dans un monde de violence.

Les personnages :

Le Club des Ratés est un groupe de 7 personnages tous plus intéressants les uns que les autres. On est forcés de s’attacher à chacun d’eux dans leur individualité de par leur histoire tout en souffrance, mais le groupe en lui même a aussi une grande force. L’amitié qui les unit est admirable, elle m’en a donné des papillons dans le ventre, on a envie d’être le 8eme membre. Chacun d’eux tient son rôle avec brio, entre humour douteux, fous rires hystériques, peur viscérale, chacune de leur interaction nous émeut.
« Les gens de bonne compagnie sont une rareté, mais dans un boui-boui comme celui ci, où le niveau de conversations est en dessous du niveau de la mer, ce sont de vrais merles blancs. »
Un petit coup de cœur pour Grippe-Sou et son humour jaune (avec des pompons oranges bien sur!!!!). Tu veux un ballon?!!!!!

Ce que j’ai ressenti :

« Mon père me disait souvent que Dieu aimait les rochers, les mouches, le chiendent, et les pauvres gens plus que tout le reste de sa Création, et que c’était pour ça qu’il y en avait autant. »
Comme dit plus haut, c’est une relecture…. Mais comme mon cerveau commence à sérieusement faire des trous de gruyère dans ma mémoire, il ne me restait comme souvenir : la peur des clowns au sourire pointu et ses yeux argents hypnotisant, une vague idée de la forme ultime de Ça, et l’histoire personnelle de Beverly.
Si on y regarde de plus près, ça ne fait pas grand chose, donc je peux vous dire d’ors et déjà que le plaisir de cette lecture fut un vrai cataclysme, un coup de cœur, même mieux, je suis retombée amoureuse de l’écriture du King.
J’avais lu ce livre dans mon adolescence (comme beaucoup d’ailleurs…), et le relire près de 20 ans plus tard, c’est comme vivre et revivre la même expérience que les personnages. Tout comme eux, j’en avais oublié le passé, mais c’est sans compter le talent de cet auteur et la puissance de Grippe-Sou, pour faire resurgir les peurs infantiles.
« Les souvenirs commencèrent soudain à se bousculer en lui. Comme si un sac noir, au fond de son esprit se mettait à gonfler et à menacer de cracher de méphitiques images tirées de son inconscient pour les faire surgir dans le champ de vision mentale que commandait son esprit rationnel de veille; si cela se produisait d’un seul coup, il deviendrait fou. « 
J’ai bien eu la frousse, celle qui vous terrorise la nuit, regarder les étendues d’eaux avec un mauvais œil, sursauter au moindre bruit nocturne, et comme le cirque s’est invité par chez moi, je vous dis pas, je ne voulais pas voir le clown !!!!! Je crois que chacun s’en prend pour son compte coté terreur, entre la peur du noir, la claustrophobie et celle de l’inconnu en général… Il est certain que j’éviterais les égouts en général, mais encore plus ceux de Derry. D’ailleurs, je ne crois pas faire  de tourisme de ce coté là, tout simplement. Le Maine a l’air indubitablement trop dangereux à mon gout, un brin trop ténébreux.
« Il avait un T-shirt sur lequel on lisait: LE MAINE C’EST BIEN, DERRY C’EST MIEUX! « 
Mais au delà de tout Ça, (c’est le cas de le dire!!!), ce qui m’a le plus effrayé, cette fois ci, c’est l’horreur de leur quotidien. Aujourd’hui en tant qu’adulte, ce n’est plus le clown qui m’effraie, mais bien la Violence qui  se dégage de ses lignes.
Le malaise venait de ce que ses enfants subissaient, Ça, ça m’a crevé d’angoisse ! Désolée, par avance des spoilers, mais moi, c’est l’intolérance, le racisme, l’antisémitisme, le harcèlement, la maltraitance entre couple qui me fait mal, mais là où j’ai failli perdre mon cœur, c’est pour les enfants Corcoran !
J’en avais envie de chialer comme une madeleine, pas simplement par ce qu’on était dans la fiction, mais parce que c’est la réalité de nos jours : tant d’enfants meurent sous les coups de leur proches, alors qu’ils ne sont que amour et dévotion pour cet adulte innommable…
Tout le génie de cet auteur est là, je crois que dans ces mille pages, il y a mit ses tripes, dénonçant les pires atrocités de ce monde, mais gardant une note d’espoir qu’il met dans ces enfants.
Il reste une sorte de candeur à travers ce Club de 7 , une innocence qui fait chaud au cœur. Nous avons droit à de l’horreur pure, quelle que soit votre peur (irrationnelle ou non), vous aurez forcement votre petit frisson, mais on ressort grandi de cette lecture. L’épreuve du passage à l’âge adulte se fait avec eux, et résonnent dans notre inconscient.
On peut vivre avec la peur (…)Peut être pas toujours, mais en tous cas longtemps, très longtemps.
Ça flotte à l’intérieur de nous, suite à cette lecture, on sent bien l’écho de ses cris, le gout de son sang poisseux, il nous attire quoiqu’il arrive vers les profondeurs noires et pestilentielles, même si ce n’est que dans nos cauchemars, il possède un grand pouvoir : celui de nous effrayer de toute les façons inimaginables!

Qui saura regarder dans les yeux Sa Peur, et lire ce grand Classique?!!!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 10/10

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ÇA est nos impressions de lecture, une fois… (5/5) : LC terminée !!

Oui, ce n’est pas très français, notre titre, mais il est très bruxellois ! Et j’avais envie de jouer avec le français pas très correct pour inclure le mot ÇA dans le titre. Et puis, j’estime qu’un Belge peut se foutre lui-même de sa gueule… Parce qu’on le fait mieux que les autres !!

Alors, nos impressions de lecture ?? A-t-on déjà regardé sous notre lit afin de voir si un monstre ne s’y tapissait pas ? Évite-t-on les caniveaux et les égouts ?? Regarde-t-on les crimes concernant des enfants d’un autre œil, cherchant à savoir si Grippe-Sou est derrière tout ça ?

On vous dit tout sur nos impressions de lecture… Voyez sous la couverture du livre !!

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 200) : Horreur, souvenirs, vie adulte, perte de mémoire, flash-back.
Le roman est prenant, le King sait comment nous attraper pour nous entrainer, tel un bateau en papier, sur l’eau de pluie qui s’écoule, furieuse, dans les caniveaux. Le trou béant de l’égout arrive, on voudrait s’en extirper, mais la plume du King nous a hypnotisée et on reste impuissant, tel un lapin dans les phares d’une voiture. Et on sombre avec lui dans l’Horreur avec un grand H (faudra que je la replace, celle-là !). Étrange est sa construction du roman, peu habituelle, mais j’aime ça et je vous en reparlerais plus une autre fois, j’en ai déjà trop dit !! ❤ ❤ ❤

« Dans la géographie de son visage, des montagnes allaient s’élever, des continents dériver. Il ne laisserait personne suggérer qu’il était un suceur de queues ».

« Enfants, la fiction n’est que la vérité qui cache le mensonge, et la vérité cachée dans un récit est suffisamment simple : la magie existe. »

Impressions de Stelphique (page 1 à 200) : Hypnotisée, Happée
Ouah quelle plongée dans les égouts de Derry !!!! J’ai le texte et les images mélangées (je me suis revu la première partie de Ça en téléfilm !!!), le Clown garde toute son effroyable attraction, mais en lisant le texte, on s’aperçoit que c’est bien plus riche et profond qu’il n’y parait…. Je suis, une fois de plus, totalement fan de l’écriture du King, qui sait travailler aussi bien ses personnages que des faits de société malheureusement encore d’actualité.

« Il m’emporte dans les profondeurs noires de la peur à l’état pur et j’ai moi aussi la chair d’autruche » (p128) !!!!

« Viens flotter avec nous, Don ! fit le clown de sa grande bouche écarlate et souriante ». (p33)

Ça ne vous donne pas envie ????!!!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 201 à 400) : Terreur, frousse, flash-back, enfance, adrénaline, suspense, tension artérielle à son comble.
Les enfants, héros du livre, nous font partager leur rencontre angoissante avec Ça. On découvre les 7 enfants, leur vie, leurs soucis, on s’attache à eux comme c’est pas possible. Solitaires, mal aimé pour certains, étouffé par maman pour d’autre, invisible aux yeux des parents, aussi. Ils n’ont rien du super-héros, ils ont peur et se posent des questions, sur Ça et sur les choses de la vie. Ils comprennent aussi que tout le monde peut mourir.

Quelques chapitres consacrés à leur vie d’adulte et au fait qu’ils convergent tous vers la ville de Derry, celle qui les a vu grandir, celle qui abrite la créature. Suspense, suspense !

Des têtes avaient roulé… sans parler des bras… d’un pied ou deux… et d’un pénis, que l’on avait retrouvé cloué au mur de la cabane.

Il savait qu’en devenant plus grand, quelque chose sortait du pénis quand il était dur.

Il tomba sur les légers renflements de sa poitrine naissante, et il ne se sentit pas mieux.

Henry avait bondi sur le morveux, souple comme une belette et vif comme une vipère, et lui avait asséné deux coups de poings d’une main noircie par le travail.

Elle se dit : Je suis prête à parier qu’il a une jolie petite queue de collégien. Assez longue pour s’amuser, mais pas assez grosse pour être vraiment prétentieuse.

Richie regarda la table, près de la fenêtre. Alignés au garde-à-vous par Mrs. Denbrough, à demi ouverts, se tenaient ainsi les bulletins de notes de George. A les voir ainsi, sachant qu’il n’y en auraient pas d’autres, que l’enfant était mort avant d’être capable de rester entre les lignes qu’il coloriait et que sa vie s’était achevée irrévocablement, pour l’éternité, sur ces bulletins de la maternelle et de l’école, l’imbécile réalité de la mort vint frapper Richie de plein fouet, pour la première fois de sa vie. Comme si un gros coffre-fort de fer était venu s’enfouir dans son cerveau. Je pourrais mourir! s’écria-t-il en lui-même, horrifié par une sorte de sentiment de trahison. ça arrive à n’importe qui ! À tout le monde !

Impressions de lecture de Stelphique (pages 201 à 400) : Je vole tout comme Silver  Je pédale contre le diable, lancée à toute vitesse vers ce qui ce révèle la meilleure lecture de l’année….

« Ya-hou, Silver, EN AVANT! » (p333)

La cohésion de groupe se met doucement en place et surtout Ça prend sa place, pour ne plus la quitter !!!!! Il devient enfin « le » pronom qui le détermine, et nous on commence à deviner tout son pouvoir derrière un si petit mot. Entre 200 et 400, j’ai vécu 2 scènes d’horreur pure à me ronger les sangs, à sursauter comme une dingue au moindre bruit, mais aussi, pourquoi lis-je ce livre la nuit ???!!!!!! Les sombres recoins de Derry vous filent une trouille d’enfer, mais qu’est ce c’est bon !!!!!! 😉

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 401 à 600) : Histoire de la ville de derry, racisme, armée, terreur, tension artérielle dans le rouge.
Retour vers le passé ! Chaque petites anecdotes qu’un enfant (ou un adulte) raconte est détaillée, fouillée, bien racontée. C’est autant de petites histoires dans la grande Histoire car elles nous éclairent aussi sur les années 30 et son racisme crasse et sur les années 50 qui ne sont pas mieux, mais il y a le rock au moins. La tension est en haut et ne redescend plus. D’ailleurs, pourquoi suis-je en train de perdre mon temps à vous donner mes impressions de lecture alors que j’ai un putain d’excellent roman qui m’attend !! Lequel ?? Ben, ÇA !

On sait bien que dans une course avec les Blancs, il faut toujours rester un peu derrière. Sans quoi, y en a toujours un pour te casser les jambes, histoire de te ralentir.

Chaque fois qu’il fait sa crotte, il doit regarder dans le manuel d’instruction comment on fait pour se torcher. Ah-ah.

— Les morts, Stanley. Nous sommes les morts. Nous avons coulé, mais maintenant nous flottons… et tu vas flotter, toi aussi.

Impressions de Stelphique (pages 401 à 600) : Unie avec le Club…..
Rendez vous dans les souvenirs et liens intrinsèques qui ont fait ce beau groupe hétérogènes mais unis: le Club des Ratés. « Ça » veille et semble contrôler une partie des événements de l’été 1958, mais aussi sur toute leur vie, les faisant tous revenir vers Derry inexorablement, 27 ans plus tard…
Elle est belle leur unité, je trouve, tous différents, mais complémentaires. L’amitié qui les unit, fait plaisir à lire, entre fous rires et crise de peur panique. Ils sont 7, mais moi je dirais qu’on est 8 (ou 9, je compte ma chère binôme sur ce coup! 😉 ), le lecteur est forcé de ressentir une empathie. Je me sens membre de leur groupe, littéralement en hypnose, voire en apnée devant les scènes d’horreur qu’ils vivent.

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 601 à 800) : Souvenirs, plans de bataille, amitié, le Club des 7, visions, courage, rires, effroi.
Ma lecture se partage entre des Ah-Ah de rire et des Aaaaah d’effroi. Jamais plus je n’ouvrirai un frigo, et Sherlock Holmes ne devra plus me parler de cette untold story intitulée « La sangsue rouge ». Mon Dieu, mon pauvre cœur ! Partagé qu’il est entre me coller une crise cardiaque ou s’emballer de plaisir pour cette lecture qui est un vrai coup de cœur ❤ !!

L’aiguille du tensiomètre, quand à elle, est allée se planter dans le plafond… J’ai même halluciné en lisant, dans sur la même page, « Sherlock Holmes » et « Belette »

Une vraie purée de pois, mon cher Watson, pensa Richie qui, pendant quelques instants, se prit pour Sherlock Holmes remontant d’un pas décidé Baker Street ; Moriarty n’était pas loin, un fiacre l’attendait et tout était en place.

Il était assis à l’indienne, directement en face de Richie, et avait les yeux aussi rouges que ceux d’une belette.

— Je me suis pris pour Sherlock Holmes pendant une minute. Puis pour une star du rock. Tes yeux sont tellement rouges que c’en est incroyable.
— Les tiens aussi. Un vrai couple de belettes dans un poulailler, c’est nous, ça.

Impressions de Stelphique (Pages 601 à 800) : Tendue !
Tous les protagonistes de cette histoire ne sont épargnés! Passé et Présent s’excitent, et nous donnent des frissons infantiles, mais aussi diablement adulte… La confrontation avec Ça se fait sentir, la pression monte d’un sérieux cran, le passé a eu son moment d’épouvante mais il se pressent pour l’avenir, une lutte de tous les diables où tous les coups sont permis ! Je ne sais même pas pourquoi je suis ici (ah oui la fameuse LC interactive !) , alors que je devrais terminer ce joli pavé !!!!! Très impatiente de retourner avec les Ratés….. a+ !!!!

Impressions de lecture de Cannibal Lecteur (pages 801 à 1075 – FIN) : Angoisses terribles, liens d’amitié solide, affrontement et lutte finale.
Mon Dieu, j’ai mordu dans la langue de Ça et je vous jure que c’était horrible ! Pour nos amis, ♫ c’est la luuuuttte finnnaaaaale ♪ et, telle la devise de mon petit pays, L’Union Fait La Force ! Oui, la Force était avec eux et la crise cardiaque avec moi. Une scène m’a choquée… Pourtant, j’aime le sexe, mais là. Jésouille de jésouille !

Il lui restait encore assez de bon sens pour se dire que si tout ce qu’il tirait d’une vision était de se voir en Sherlock Holmes arpentant Baker Street, la notion de vision était rudement surfaite. Sauf bien sûr que ce n’est pas Moriarty qui nous attend dehors. Ce qui nous attend, c’est Ça. Et c’est réel, Ça.

Et comme Henry et Victor lui faisaient face, elle pouvait voir leurs choses. C’étaient les premières choses qu’elle voyait de sa vie. [Les garçons avaient le pantalon baissé] Elle remarqua que ces choses étaient comme de petits tubes leur pendant entre les jambes. Celle de Henry était petite et glabre, mais celle de Victor, en revanche, était de belle taille et surmontée d’un fin nuage.

— Ouais, ouais ». Patrick parlait maintenant d’un ton boudeur. Boudeur et un peu effrayé. Puis il éclata : « Mais ça t’a plu ! T’as bandé ! La plus grosse queue que j’aie jamais vue ! »

Ça avait créé un endroit à sa propre image que ça contemplait avec satisfaction grâce aux lumières-mortes qui étaient ses yeux. Derry était son abattoir, les gens de Derry son troupeau.

Impressions de Stelphique (Pages 801 à FIN) : Conquise !
Et bien , quelle lecture !!!! Tout de même, plus de 1000 pages, ce n’était pas une mince affaire !!!!! Ça m’a donné le frisson, jusqu’à la dernière page, j’ai eu les cheveux hérissés et le cœur en bouillie de stress pour nos 7 Ratés (heu, Formidables, moi je pense !!)… Cette fin apocalyptique a tenu toute ses promesses, et Stephen King a su mener d’une main de Maitre son suspense passé/présent, pour nous tenir en haleine….. Quel Talent !!!!! Il m’a eu dans le Mille !!!!!! 😉