Une histoire des loups : Emily Fridlund

Titre : Une histoire des loups

Auteur : Emily Fridlund
Édition : Gallmeister (17/08/2017)

Résumé :
Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne.

Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas.

L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Critique :
Comment faire la chronique d’un roman où l’on a pas réussi à rentrer dans l’histoire, que l’on a survolé en soupirant, en sautant des lignes, des paragraphes, des pages, des chapitres entiers ?

Impossible me direz-vous…

Je vais tout de même essayer : déjà au départ, j’ai eu du mal à m’attacher à Madeline, la narratrice, dont je trouvais le récit décousu, inintéressant, et dont j’ai eu envie quelques fois de lui coller une claque pour la faire réagir.

De toute façon, pas moyen de m’attacher aux autres personnages du livre, même au gamin de 4 ans, Paul, que j’aurais aimé balancer dans le lac… Rien de moins !

Pire, je n’aurais pas dû relire le premier tome de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles (Maëster) car le petit Paul, je le voyais avec la tronche du petit Attila que l’on croise dans la bédé et je vous jure que ça ne le mettait pas en valeur !

Les loups, que je cherche encore, même si j’ai capté que c’était une métaphore et que les loups de l’histoire devaient être l’Homme qui, comme tout le sait, est un loup pour l’Homme.

Le récit m’a donné une impression de froideur, comme si l’auteur me tenait volontairement à distance de son récit, me fermant la porte d’entrée, survolant des sujets qui auraient sans doute mérité un traitement plus en profondeur.

Autant j’apprécie les romans où les époques s’alternent dans les chapitres, autant ici j’ai trouvé les allers-retours lourds, pénibles, chiants et la plupart n’étaient même pas indispensables, sans parler des circonlocutions (ou l’art de tourner autour du pot) et des faits qui étaient anecdotiques et qui n’apportaient rien à l’histoire.

J’avais eu ouïe dire que j’allais me retrouver face à roman très psychologique et je m’attendais à un suspense à couper au couteau, plus tendu que le soutif de Lolo Ferrari après s’être faite regonfler les nibards, ou à une atmosphère épaisse comme un discours d’un politicien pris les doigts dans le tiroir-caisse,  et au final, comme disait l’autre, ça a fait « Pchitt ».

Oui, l’histoire dramatique de Paul, petit garçon embarqué dans une histoire bien tordue c’est révélée être d’une banalité affligeante, ou alors, c’est la manière de la raconter qui était mauvaise et de ce fait, je n’ai pas réussi à pénétrer dans cette histoire.

Chronique d’un drame annoncé, somme toute.

Mon drame a moi c’est de finir déçue par un roman de l’écurie Gallmeister, déçue par un roman que j’avais coché (stabiloté, même !) dans cette rentrée littéraire de septembre 2017 et dont j’attendais beaucoup.

Allez, au suivant !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018) et le challenge US (2017-2018) chez Noctembule.

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Les aventures de Charlotte Holmes [Tome 1] : Brittany Cavallaro

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Titre : Les aventures de Charlotte Holmes [Tome 1]

Auteur : Brittany Cavallaro
Édition : Pocket Jeunesse (18/08/2016)

Résumé :
Jamie Watson, arrière petit fils du Docteur Watson, ne voulait pas cette bourse pour Sherringford, un collège chic de la côte Est des États-Unis….et encore moins y croiser Charlotte Holmes.

L’arrière-petite-fille de Sherlock a hérité du célèbre détective non seulement son génie mais aussi son tempérament explosif . Mieux vaut, dit on, l’admirer de loin…

Quand un étudiant meurt dans des circonstances dignes des plus terrifiantes histoires de Sherlock, Jamie et Charlotte sont les premiers accusés.

Victimes d’un coup monté, ils n’ont d’autre choix que faire équipe pour mener l’enquête….

a-study-in-charlotteCritique :
Vous connaissez mon vice : Holmes ! Certes, j’en ai bien d’autres, mais celui-ci, on peut en parler en public…

Alors, quand un copain du Net me prévient de la sortie de ce roman jeunesse mettant en scène les enquêtes d’une descendante du célèbre détective aidée d’un autre en droite ligne du brave Dr Watson, ni une, ni deux, je me mets en quête.

Je le dis d’entrée de jeu, nous en saurons peu sur la femme qui donna naissance au fils de Sherlock Holmes, lui-même n’ayant jamais divulgué qui avait eu les honneurs de sa semence.

Mais bon, Holmes a eu un fils qui lui même a eu un fils… Watson aussi, et nous arrivons donc avec les arrières-arrières-arrières-petits-fils/filles des deux hommes du 221b Baker Street. Bien que dans le résumé on ait ôté quelques arrières pour gagner de la place.

Rien à redire, j’ai passé un agréable après-midi de lecture devant le feu, avec une cup of tea… Oh, shocking, il me faut d’urgence un hamburger puisque cette aventure se déroule dans la patrie d’Obama… Sorry, de Trump (je ne m’y fais pas encore).

Au moins, je n’ai pas été Trumpée sur la marchandise, c’est frais, agréable, ça mange pas de pain, ils leurs arrivent plus de bricoles que s’ils étaient dans l’école de Poudlard, mais au moins, on ne s’embête pas avec les deux descendants !

Par contre, il y a un peu tromperie dans le 4ème de cover qui dit que James Watson ne voulait pas croiser Charlotte Holmes dans le collège de Sherringford (les holmésiens comprendront la référence au nom du collège).

D’emblée ce jeune homme nous explique qu’il s’est imaginé enquêter avec Charlotte. Depuis qu’il est tout petit, il se fait des films sur ce qu’ils auraient pu réaliser tous les deux, des trucs dignes de James Bond on d’Indiana Jones ! Il voulait devenir ami avec Charlotte, il en tombe même très vite amoureux… Un peu trop, même. Gardons un peu de suspense que diable !

Charlotte, elle, elle ressemble un peu trop au portrait de son lointain aïeul : drogues (plus que lui et pas que pour se stimuler), violon, expériences chimiques, déductions, frère tout puissant, asociale, pédante, intelligente au possible, sans émotions ou presque… J’aurais apprécié un portrait moins fidèle à l’original, surtout qu’après autan de génération, les gènes sont dilués.

Autre point d’achoppement, je n’ai pas compris non plus pourquoi le descendant de Watson se prénommait « James », comme le Napoléon du Crime, Moriarty… Surtout en découvrant que son père est un vrai fan des écrits de son aïeul. Nom de Zeus, il aurait pu le prénommer John, non ? C’est ce que moi j’aurais choisi… Mais ceci n’est que mon avis personnel, je n’en ferai pas un caca nerveux.

Pour le reste, l’enquête est chouette, il y a quelques références aux nouvelles canoniques (et un néophyte ne sera pas largué), l’écriture n’est pas enfantine, elle est normale, digne d’un descendant d’un Watson.

On ne s’embête pas, le livre est court (284 pages), bien fichu, on a envie de finir l’histoire pour savoir qui a fait ça et on s’en rend assez facilement compte, quasi en même temps que Charlotte Holmes, en fait. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Une chose est sûre, je ne raterai pas la suite de leurs aventures, croisant les doigts que pour la suite, elles arrivent à Londres, leur ville d’origine.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes) [FILMS]

Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes) est un film d’aventure américain de Barry Levinson, sorti en 1985.

 

1. Synopsis :

À Londres en 1870, le jeune John Watson fait son entrée dans sa nouvelle école, Brompton Academy.

Il y rencontre un adolescent à l’esprit de déduction très développé : un certain Sherlock Holmes.

Ils se lient d’amitié et Holmes lui présente son mentor, le professeur Waxflatter, un enseignant à la retraite devenu inventeur qui habite toujours dans l’école. Il lui présente également la nièce de celui-ci, Elizabeth, dont il est amoureux.

Très vite, Holmes invite Watson à participer à une enquête concernant M. Bobster et le révérend Nesbitt, tous deux décédés dans des circonstances étranges, s’apparentant à une crise de folie.

Holmes réfute la thèse du suicide, voyant un lien entre les deux meurtres, mais il ne parvient pas à convaincre l’inspecteur Lestrade, de Scotland Yard.

2. Fiche technique :

  • Titre original :  Le Secret de la pyramide
  • Titre français : Young Sherlock Holmes
  • Réalisation : Barry Levinson
  • Scénario : Chris Columbus
  • Musique : Bruce Broughton
  • Production : Henry Winkler, Mark Johnson
  • Producteurs associé : Harry Benn
  • Producteurs délégués : Steven Spielberg, Frank Marshall, Kathleen KennedySociété de production : Amblin Entertainment, Industrial Light & Magic et Paramount Pictures
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Genre : Aventures
  • Durée : 109 minutes
  • Dates de sortie : États-Unis : 4 décembre 1985 / France : 26 mars 1986

3. Distribution :

  • Nicholas Rowe (VF : William Coryn) : Sherlock Holmes
  • Alan Cox (VF : Jackie Berger) : John Watson
  • Sophie Ward (VF : Martine Irzenski) : Elizabeth Hardy
  • Anthony Higgins (VF : Bernard Tiphaine) : James Moriarty alias le professeur Rathi / Hitar
  • Vivienne Chandler : Mme Holmes
  • Susan Fleetwood : Mme Dribb
  • Freddie Jones (VF : Jean Topart) : Chester Cragwitch
  • Nigel Stock (VF : Teddy Bilis) : Rupert Waxflatter
  • Roger Ashton-Griffiths (VF : Daniel Gall) : l’inspecteur Lestrade
  • Earl Rhodes : Dudley
  • Brian Oulton (VF : Henri Labussière) : Maître Snelgrove
  • Patrick Newell : Bentley Bobster
  • Donald Eccles (VF : René Bériard) : le révérend Duncan Nesbitt
  • Matthew Ryan : un ami de Dudley
  • Matthew Blakstad : un ami de Dudley
  • Jonathan Lacey : un ami de Dudley
  • Walter Sparrow : Ethan Engel
  • Nadim Sawalha : le propriétaire de la taverne égyptienne
  • Michael Hordern (VF : André Valmy) : Watson vieux (voix)

Voilà un autre film holmésien que j’adore ! Même s’il possède quelques petites incohérences…

Une fois de plus, on commence dans le mystère le plus total : Londres en plein hiver, ♫ tombe la neige, impassible manège ♪. Un type emmitouflé dans un gros manteau reçoit une fléchette dans le cou alors qu’il allait entrer dans un restaurant.

Prenant pour la piqûre d’un moustique particulièrement résistant à l’hiver londonien, il se frotte la nuque (et non pas l’anus) et pénètre dans son resto pour y manger une caille.

Et c’est là que le génie des effets spéciaux commence ! Bien que, avec les années, ils ne soient pas aussi bien fait que ceux de 2015.

Pour ajouter une autre louche de mystère, d’autres hommes reçoivent une fléchette et finisse de la même manière. Étrange, étrange !!

Oui, ce film possède du mystère, mais aussi un Sherlock Holmes jeune qui, alors qu’il est au collège de Brompton, rencontre le jeune James Watson qui veut devenir médecin.

L’acteur qui joue le rôle de Holmes est grand et mince et Watson est plutôt replet. Notre jeune ami est déjà très brillant, fait des déductions, et… cerise sur le gâteau, le coquinou a une petite amie nommée Elizabeth, nièce d’un ancien professeur !

Watson est un gamin peureux et Holmes un jeune homme bien affirmé. Il ne pense pas encore à devenir détective, mais le professeur Waxflatter lui sert de mentor, lui donnant déjà quelques repères.

Son professeur d’escrime aussi, le professeur Rathi lui sert aussi de mentor et lui sort des phrases telles que « Ne remplacez jamais la discipline par vos émotions ».

Il y a des scènes d’humour, de l’amitié, de l’action et une enquête que Holmes mènera lorsque son mentor subira un coup de fléchette lui aussi.

Le côté mystérieux du film est entretenu avec les morts brutales d’hommes qui ont l’air de n’avoir rien en commun.

Les hallucinations dont ils souffrent sont bien faites pour l’époque et le spectateur se demande quel lien il peut bien y avoir entre eux et pourquoi sont-ils la cible de ce mystérieux tireur encapuchonné.

Au fait, trois amis, deux garçons, une fille, ça ne vous rappelle rien, au fait ??

Le tout dans un collège avec de grandes salles où tous les étudiants mangent à de grandes tables, les professeurs à la leur tout devant… des salles de classes semblant tout droit sortie d’un vieux château…

Des bibliothèques énormes, des boiseries partout, des bougies, un élève qui déteste Holmes et ne manque jamais d’essayer de le mettre en faute…

Vous voulez un dessin ou un balai pour l’enfourcher ?? Mais oui, Harry Potter, bien sûr !

Non, non, ce film ne copie pas Harry Potter, il lui est antérieur, mais au scénario, nous avons Chris Columbus, celui qui réalisa les deux premiers Harry Potter.

Certes, les scènes dans la pyramide sont un peu tarabiscotées, les gamins ont une chance insolente, mais le film se laisse voir avec un grand sourire et des crispations des doigts pour celui qui le verra la première fois car le suspense est tendu.

J’ai apprécie que Watson change et que, de gamin un peu trouillard, il s’affirme de plus en plus, prenant des risques pour venir en aide à son ami, quitte à mettre sa future carrière de médecin en l’air.

Le scénariste nous a aussi donné l’explication de la deerstalker dont on affuble toujours Holmes, ainsi que de la pipe calebasse.

Là, il y a tout de même un anachronisme grave puisqu’à cette époque, elle n’existait pas en Angleterre.

Une seule chose me chagrine dans ce film : le final.

Bon, je verse ma larme à chaque fois, mais ce qui me désole le plus, c’est l’attitude de Holmes et Watson à la fin du film, lorsque Holmes s’en va en fiacre, quittant Brompton.

Putain, ils ont l’air de s’être un peu trop vite et trop bien remis de ce qu’ils ont vécu sur le fleuve gelé et la perte subie à l’air déjà lointaine, un peu comme s’ils avaient juste perdu une vieille paire de chaussettes.

La dernière image du film, après le générique, vaut son pesant de cacahuètes, mais c’est aussi une grosse incohérence, sauf si Holmes a combattu Superman.

Malgré ces petits détails incohérents, le film se regarde en famille avec plaisir.

4. Distinctions :

  • Nomination à l’Oscar des meilleurs effets visuels en 1986.
  • Nominations aux prix du meilleur film fantastique et meilleur scénario, lors des Saturn Awards 1986.
  • Prix de la meilleure musique, lors des Saturn Awards 1986.
  • Nomination au prix du meilleur film familial et fantastique, lors des Young Artist Awards 1987.

5. Réalisation :

  • Le Secret de la pyramide est le premier film à bénéficier d’un personnage entièrement en images de synthèse (le chevalier qui sort du vitrail). Cette séquence est l’œuvre du studio Industrial Light & Magic.
  • L’atmosphère empreinte de magie et de fantastique, les décors ainsi que certains personnages rappellent l’univers cinématographique de Harry Potter, dont Chris Columbus a réalisé les 2 premiers épisodes.

secret-de-la-pyramide-85-04-gChallenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Black Butler – Tome 18 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 18                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Ciel a presque terminé son enquête mais l’identité du coupable est plus que surprenante. Lui et Sebastian parviendront-ils à vaincre ce nouvel adversaire inattendu ?

Critique : 
On a beau se trouver dans un collège huppé où la crème de la haute société anglaise étudie afin de devenir les Grands Hommes de demain, mais malgré tout, la saloperie est dans leur rang aussi.

Au final, que l’on soit dans les bas-fonds ou chez les bourgeois et les nobles, l’être humain reste pareil.

Il possède les mêmes envies, ressent les mêmes jalousies, est prêt à tout pour avoir ce qu’il désire, quitte à user de son ascendant sur les autres, quitte à les rabaisser plus bas que terre.

Ce n’est parce que l’on pète dans de la soie, qu’on n’est immunisé contre la médiocrité. Et certains étaient vraiment de ma merde dans des bas de soie.

L’auteur donne un grand coup de batte de criquet dans l’institution anglaise que sont les collèges pour les enfants nobles ou très riches. Le mérite et l’intelligence ne s’obtenant pas qu’avec une ascendance prestigieuse.

On découvre aussi ce que certains sont prêts à commettre pour garder la réputation de leur collège intacte. Honneurs et traditions… Il faut mettre une chape de plomb sur certains événements et faire en sorte que personne ne l’apprenne jamais.

En tout cas, Sebastian va en prendre pour son grade et une fois de plus, il aura fort à faire pour ne pas se faire occire par un personnage qui a de ressource lui aussi.

Ce dernier épisode met fin aux années collèges de Ciel qui une fois l’enquête close, retourne dans son manoir pour goûter enfin à un peu de repos.

Un petit voyage à Londres qui servira juste à broder un peu avant une nouvelles affaire, à faire un peu d’humour et à démontrer que Sebastian peut vraiment tout faire, même du marketing !

Bon, on repasse aux choses sérieuses à la fin de ce tome 18 avec des disparitions inquiétantes dans le Sud de l’Allemagne. Voilà nos compères parti pour résoudre cette énigme soumise par la reine Victoria elle-même.

La forêt est, dit-on, maudite : sorcières, loups-garous la peuplent et d’ailleurs, ne vient-on pas de voir un lycan entre deux arbres ??

Allez, on va entrer de plein pied dans le fantastique, à moins que des faits bien réels ne se cachent sous le fantastique !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Black Butler – Tome 17 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 17                                                         big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2014)

Résumé :
Alors que Ciel essaie par tous les moyens de faire gagner la finale de criquet à son équipe, Sebastian cherche le proviseur à travers le campus.

Ciel est en effet persuadé que le « maître des secrets de l’école » pourra leur en apprendre plus sur l’affaire sur laquelle il enquête.

Le principal du Weston College détient un pouvoir absolu mais il n’apparaît que rarement en public.

Ciel et Sebastian ont trouvé le moyen d’entrer en contact avec lui. Les élèves conviés au thé de minuit portent à la boutonnière une fleur de belle-de-nuit, qui s’ouvre à la clarté de la lune…

Critique : 
Mais où diable ont disparu certains élèves de l’école dont Derek Arden, membre de la famille royale ?

C’est dans ce tome que nous aurons une partie de la solution finale à cette énigme qui a entraîné Ciel et son majordome, Sebastian, dans cette prestigieuse école qui ressemble fort au collège huppé d’Eton.

Mais avant de savoir ce que sont advenus les élèves disparus mystérieusement, Ciel a une mission importante à remplir : faire gagner sa maison (la Blue House) au tournoi de criquet. Une sorte de Quidditch mais sans les balais de sorcier !

Certains diront que le match de criquet n’en fini plus, moi, j’ai apprécie en apprendre un peu plus sur ce jeu méconnu, surtout sur les manières de tricher avec élégance.

Et puis, se trouver en Angleterre sans nous parler de leur sport national, c’est un peu comme si à 17h, Ciel ne buvait pas de thé.

Ça bouge bien, dans ce tome et une fois de plus, sans Sebastian, Ciel s’en sortirait moins bien. Il faut dire que ce diable de majordome fait tout, est partout, mais parfois, se retrouve avec l’impression qu’on vient de lui trouer le cul. On peut être un diable et se faire surprendre pas aussi fort que soi.

Le final est époustouflant, on retrouve une tête connue et on sait tout sur ce qu’il était advenu de Derek Arden, mais il reste encore un voile de mystère à développer dans le tome 18.

Heureusement que j’avais acheté les deux en même temps, cela m’a évité une attente insoutenable !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Black Butler – Tome 14 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 14

Titre : Black Butler – Tome 14                  big_3-5

Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana (2013)

Résumé :
Sebastian a été frappé par la faux de la mort d’Undertaker. Les images qui surgissent de sa lanterne cinématique en même temps que le sang jaillit de ses plaies retracent sa rencontre avec Ciel.
Le fil sépia des souvenirs raconte les débuts du majordome inexpérimenté chez son maître.

Critique :
Le tome 13 s’était fini sur la lanterne cinématique de Sebastian qui défilait et nous avions appris tout ses déboires afin d’apprendre le métier de majordome. Là, nous constatons que le jeune Ciel a eu, lui aussi, beaucoup de mal à apprendre à tirer, à monter à cheval, et que sa reconstruction ne fut pas une partie de plaisir. L’humour noir est toujours présent.

– Tu fais trop de bruit, Sebastian !!
– Je suis absolument désolé. Il y avait beaucoup d’intrus, ils m’ont donné du fil à retordre.
– C’est pareil tous les soirs, je ne le supporte plus ! Tu ne peux pas faire le « nettoyage » un peu plus silencieusement ? De plus, je t’ai bien dit d’en épargner au moins un pour que je sache qui est leur commanditaire.
– Oui ! Ça m’a échappé.

Ma foi, on serait bien resté avec les souvenirs gravé dans la lanterne cinématique de Sébastian parce que se sont des moments drôles en raison du fait que nos deux héros ne maîtrisaient rien à leurs débuts, mais le Campania est en train de couler et l’eau accumulée dans la poupe du bateau fait lever la proue (pour ceux qui n’ont pas de dico : l’eau accumulée dans le cul du bateau fait lever l’avant), ce qui fait revenir tout ce petit monde à la réalité : faut quitter le bateau le plus vite possible.

Pour les morts-vivants, pas de soucis, ce n’est pas le naufrage qui va venir à bout de leur quête de leur âme perdue et Sebastian va encore devoir s’occuper de tout.

« Même morts, les humains veulent supplanter les autres pour obtenir l’objet de leur convoitise ! Ce sont vraiment des êtres cupides ! »

Ce tome clôt le triptyque des morts qui revenaient à la vie et le naufrage du Campania. Beaucoup d’action et de combat, rien à dire, ça bougeait dans tout les sens. De plus, dans ce tome, Ciel nous en dévoile un peu plus et on sent bien qu’il est plus qu’attaché à son diable de majordome.

Ensuite, après le sauvetage des rescapés, retour sur la terre ferme. Après un petit intermède marrant avec la chasse aux œufs de Pâques, Ciel a une nouvelle mission : infiltrer le collège anglais de Weston pour comprendre comment certains élèves ont pu disparaître, dont un est le fils du cousin de la reine, le duc Clemence.

Un gros clin d’œil à l’univers d’Harry Potter en raison des quatre dortoirs qui ressemblent fort aux quatre maisons de Poudlard, avec des z’animaux pour insigne…

J’ai hâte de voir la suite de leurs aventures et leur enquête, dans un lieu clos tel qu’un collège anglais huppé.

« Black Butler », pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est avant tout un univers original, accrocheur et un graphisme somptueux. Un mélange détonnant d’action et d’humour, de mystère et de suspense.

– Tu seras mon glaive et mon bouclier… C’est un ordre, Sebastian. Et tu me donneras la victoire !
– Yes, my lord. Je vous apporterai sans faute la couronne de la victoire. Quand vous vous coifferez de cette couronne parée de désespoir… votre âme sera, la chose est sûre… absolument exquise.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014),  « I Love London 2 » de Maggie et Titine, Challenge « Victorien » chez Arieste, Challenge « Polar Historique » de Samlor et Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.