Imbattable – Tome 1 – Justice et légumes frais : Pascal Jousselin

Titre : Imbattable – Tome 1 – Justice et légumes frais

Scénariste : Pascal Jousselin
Dessinateur : Pascal Jousselin

Édition : Dupuis (07/04/2017)

Résumé :
Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière.

Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain.

Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée !

Critique :
C’est dans le Spirou Hebdo que j’ai découvert la bédé Imbattable et j’ai été séduite directement par cette série qui s’est affranchie de tous les codes de la bande dessinée.

Cette série ne se regarde pas QUE case par case car il faut aussi la prendre en vue d’ensemble pour comprendre comment notre Imbattable est capable de sortir de ses cases, là où d’autres en sont incapables.

Oui, nous sommes face à un super-héros possédant le pouvoir de changer de case, qui ne se la pète pas, qui est sympa et qui fait face à des méchants cupides, des voleurs, des savants fous voulant dominer le monde, seul où à l’aide de robots… Ou à d’autres personnes possédant des super pouvoirs comme lui ou face à des politiciens qui mentent à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche (et corrompus).

Cela reste toujours bon enfant donc vous pouvez donner cette bédé à lire aux plus jeunes et même un adulte est capable de trouver son plaisir dans ces mini aventures pleines d’humour, à condition qu’il laisse son esprit cartésien au vestiaire et se laisse emporter par le héros en jaune, masqué et capé qui ne respecte aucun code de la bédé.

On pourrait croire que l’auteur va vite se retrouver à court de trucs pour son super-héros et qu’au bout d’un moment, la série va tourner en rond. Non, non, pas de ça dans cette saga !

L’auteur a l’inventivité et de la ressource, énormément de ressource, on sent qu’il a cogité sur les personnages qu’il met en scène, sur les situations qu’il développe et qu’il n’a pas peur d’aller dans tous les sens, de relever des défis puisqu’une histoire d’Imbattable (pas dans cet album, je l’ai lue dans le Spirou) s’est retrouvée, en partie dessinée sur des pages et en partie sur les murs d’une ville (j’ai oubliée laquelle, mémoire de poisson rouge !).

J’adore les dessins qui sont assez simples car ils vont comme une gant à cette bédé dont les gags sont soit sur une seule page, soit sur plusieurs.

Anybref, Imbattable, faut le lire pour le croire, faut le lire pour le voir. Parce que l’expliquer, ce n’est pas la chose la plus aisée qui soit. Faut le voir pour le croire.

N’allez surtout pas croire que c’est gnangnan, pas du tout ! C’est jubilatoire, jouissif et j’adore avoir les yeux qui vont partout en lisant ces aventures. Pour une fois, c’est du jamais-lu ou vu !

Faut juste se laisser porter par la magie de la bédé et pas le talent de Pascal Jousselin, l’inventeur d’Imbattable, le seul véritable super-héros dans la bande dessinée qui n’a pas besoin des supers pouvoirs des Avengers ou autres Justice League pour terrasser les méchants !

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 48 pages et le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – Jeunesse N° 14 .

Blanc autour : Wilfrid Lupano et Stéphane Fert

Titre : Blanc autour

Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Stéphane Fert

Édition : Dargaud (15/01/2021)

Résumé :
1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall s’occupe d’une école pour filles.

Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace.

Même si l’esclavage n’est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l’Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d’une révolte sanglante.

Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste admise.

Prudence Crandall les prend au mot et l’école devient la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l’abolition de l’esclavage.

Critique :
Jeune enfant, on m’avait expliqué à l’école que la guerre de Sécession avait eu lieu parce que les vilains du Sud étaient esclavagistes et que les gentils du Nord pas.

Qu’au Nord, les Noirs n’étaient pas traités en esclaves mais en Hommes libres…

Puis, un jour, en lisant l’album « Black Face » des Tuniques Bleues, j’avais appris que si les Noirs n’étaient pas des esclaves dans le Nord, ils n’avaient pas de droits, zéro, nada, que dalle et étaient aussi mal considérés que dans le Sud (et sans doute dans nos pays aussi, ne nous faisons pas plus catho que le pape).

Les dessins sont spéciaux, mais ils ne m’ont pas dérangés une fois que je m’y suis habituée. J’ai aimé le style minimaliste de certaines cases, sans paroles, mais où les expressions affichées sur les visages des gens montraient bien tout le bien qu’ils pensaient qu’une jeune fille noire soit instruite et qu’ensuite, toute l’école pour jeunes filles Blanches devienne une école pour les jeunes filles Noirs.

Nous sommes dans le Nord, l’esclavage est aboli mais n’allez pas croire que les Blancs acceptent que les Noirs aient des droits, ni même le droit à l’instruction car c’est dangereux d’être instruit, de savoir lire, écrire. Le dernier Noir a qui on a appris à lire s’est révolté. Pour eux, pas question ! Déjà que l’on accepte que des jeunes filles blanches soient instruites… Manquerait plus que toutes les femmes le soient !

Les Noirs ont juste le droit d’être leurs bonnes à tout faire, leur homme à tout faire, bref, de bosser librement mais en se taisant, merci bien. Pourtant, si ces personnes qui poussent des hauts cris s’étaient intéressés à ces jeunes filles, ils auraient appris qu’elles venaient quasi toutes de familles afro-américaine appartenant à la middle-class.

Ce roman graphique, sans montrer trop d’horreurs, nous laisse quand même entrevoir entre les lignes, avec des images sans paroles, toute la violence contenue dans ces hordes de gens bien pensants qui estimaient que les jeunes filles Noires ne pouvaient pas être instruites.

Car ils se doutaient que cela ne s’arrêterait pas là, que ça impliquerait ensuite que leur monde allait changer et eux, comme des petits enfants, ne voulaient pas que leur monde change ! Normal, ils avaient le pouvoir… Il ne fallait pas compter non plus sur les femmes Blanches pour jouer la solidarité féminine puisque ces dames étaient des épouses soumises aux avis de leur mari.

Wilfried Lupano use toujours de finesse dans ses analyses de situation, sans manichéisme, ses portraits de personnages sont travaillés et l’auteur explore plusieurs pistes, plusieurs courant de pensées, nous remettant en mémoire que l’Enfer est pavé de bonnes intentions…

Avec peu de mots il arrive à regrouper tous les comportements aberrants, lâches, violents, disproportionnés, des gens quand ils ne sont pas d’accord avec quelque chose. Certains crient des choses sensées, véridiques, afin d’ouvrir les yeux des filles et le jeune Sauvage, petit garçon Noir libre d’aller où il voulait, sans jamais avoir été instruit, avait tout compris.

Les Blancs de cette Histoire sont instruits, la plupart (surtout les hommes), mais jamais ils n’useront du dialogue, ne s’exprimant que par la brutalité des gestes et des mots, comme s’ils étaient tous mal dégrossis. Et toujours à plusieurs parce que la lâcheté les empêcherait de le faire seul. Ensuite, comme toujours, ils et elles se donneront bonne conscience en disant qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette folie furieuse.

Lorsqu’on connait l’Histoire américaine et que l’on sait qu’à la rentrée des classes 1957, dans les universités, il fallu accompagner les quelques étudiant(e)s Noirs qui y firent leur entrée par des gars de la Easy Compagny, on se dit que le chemin va être encore long et laborieux avant que le regard des gens changent…

Et au vu de l’actualité, je me dis que le regard des gens n’a pas changé autant que ça, malheureusement.

Un magnifique album graphique qui met en scène une partie de l’Histoire dont nous n’avions pas connaissance et je me suis réjouie de l’apprendre parce que dans toute cette merde ségrégationniste, il y avait des gens biens et malgré tout, des lueurs d’espoir.

Non, la liberté n’est pas gratuite, faut aller la chercher, se battre pour l’avoir, pour la garder, mais qui dit liberté dit aussi responsabilités.

Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – Roman graphique.

Nains – Tome 20 – Svara du bouclier : Nicolas Jarry et Nicolas Demare

Titre : Nains – Tome 20 – Svara du bouclier

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Nicolas Demare

Édition : Soleil (24/03/2021)

Résumé :
Fille d’un général devenu infirme, épouse d’un guerrier mort sur le champ de bataille, mère de deux fils emportés au combat et d’un troisième disparu, Svara est une femme du Bouclier.

Son coeur de mère lui hurle que son marmouse est en vie, perdu dans les plaines glacées.

Déchirée entre chagrin et espoir, elle réunira autour d’elle un ancien cognar et deux déserteurs pour partir à sa recherche.

Critique :
Il faut sauver le soldat Ryan ! Enfin, non, il faut sauver le poilu Abraz !

Lorsqu’on appartient à l’ordre du Bouclier, faut savoir tenir le rang et ne jamais le rompre.

Si vous mourez sur le champ de bataille, on rapatriera votre corps (s’il reste quelque chose) ou pas…

Svara appartient à une famille du Bouclier et elle a vu tous les hommes mourir : son mari et maintenant deux de ses fils, le 3è n’ayant pas été trouvé, mais les soldats disent qu’il est sans doute mort.

Le coeur de la mère n’en croit pas un mot et elle part à sa recherche, embauchant au passage un ancien du Bouclier, devenu moine et deux guerriers : un déserteur et un autre qui est une tête brûlée qui n’obéit pas, qui n’écoute pas et qui n’en fait qu’à sa tête…

Ce que j’aime dans les albums Nains, c’est la manière dont sont mise en valeur les femmes. Comme nous, elles ont peu de droits, ou alors celui de pondre des marmouses et de s’en occuper (ainsi que de leurs maris) mais bien souvent, ce sont des rebelles, des femmes qui ont de la poigne et quand elles prennent le taureau par les cornes, par les burnes d’Ijad, ça envoie du lourd !

Les scénaristes ne nous laissent jamais croupir trop longtemps dans nos cuisines et font des Naines des femmes sans peur qui osent se dresser avec le poing levé (ou une arme à la main). Sans les femmes, la civilisation des Nains irait droit dans le mur.

— Je suis Niss du Bouclier. Mon rôle est de veiller sur mon foyer, et de me tenir droite dans les tourmentes présentes et à venir. Je suis celle qui réconforte, celle qui attend, celle qui donne la vie, celle qui souffre en silence. Je suis toutes ces mères qui ont vu leurs fils partir pour ne jamais revenir. Je suis toutes ces naines qui sont le véritable ciment de notre civilisation.

On pourrait croire que vu l’équipe de bras cassé qu’elle emmène avec elle, Svara, qui est elle-même une future grand-mère, va droit dans le mur : l’ancien cognard du Bouclier est âgé, le déserteur a planté ses copains en plein milieu d’une bataille et l’autre, dernier rejeton d’une grande famille, est insubordonné et cherche misère au déserteur.

Le talent du dessinateur est de nous montrer de beaux paysages, de nous faire entrer dans le monde des Nains, de dessiner les protagonistes, les monstres, des scènes de batailles qui semblent vivantes, des corps sans vie ensuite. Mission plus qu’accomplie.

Au scénariste, il incombe de nous pondre une histoire qui peut être classique, mais en nous la racontant autrement, pour nous subjuguer, pour nous faire vibrer durant la quête de nos héros et de nous donner envie de les suivre, même s’ils sont bougons, bagarreurs, chieurs, râleurs…

Son talent est aussi de dresser des portraits de personnages qui peuvent nous étonner en fil des pages, qui peuvent évoluer ou bien cacher leur jeu. À ce niveau-là, j’en ai eu pour mon argent !

Une fois de plus, la saga des Nains nous propose un album qui tient la route, qui, bien que racontant une histoire classique d’une mère qui se lance à la recherche de son fils dans un monde des plus hostiles, nous la raconte d’une autre manière et parvient sans mal à subjuguer le lecteur avec un récit humaniste.

Un album que j’ai refermé avec le coeur brisé, mais heureux d’avoir vibré pour une si belle aventure avec ce quatuor qui au départ, n’avait rien d’exceptionnel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°230], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 54 pages et le Challenge bd « Des histoires et des bulles » chez Noctembule (Avril 2021 – Avril 2022) – SFFF N°9.

La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green : Michael Marshall Smith

Titre : La vie ô combien ordinaire d’Hannah Green

Auteur : Michael Marshall Smith
Édition : Bragelonne (13/01/2021)
Édition Originale : Hannah Green and her unfeasibly mundane existence (2017)
Traduction : Laurence Boischot

Résumé :
La jeune Hannah Green est persuadée que son existence est plus banale que la moyenne, mais elle ne va pas tarder à découvrir que les ombres de sa vie cachent depuis toujours un monde où rien n’est ce qu’il paraît ; qu’il existe une machine secrète qui convertit les mauvais tours en énergie diabolique ; qu’il y a des champignons qui parlent ; que son grand-père est copain avec le diable depuis plus de cent cinquante ans, et qu’ils ont besoin de son aide.

Critique :
Comment pourrais-je qualifier ce roman ? Amusant ? Dépaysant ? Distrayant ? Divertissant ? Fantastiquement et diaboliquement jouissif ? Ah zut, j’aurais aimé une rime en « ant »…

Maintenant, comment arriver à vous en parler sans déflorer l’affaire tout en vous donnant l’envie de vous y plonger ?

Premièrement, je n’ai pas été relire le résumé avant de commencer, ce qui fait que j’ai été surprise par le départ qui semble commencer comme dans un conte avant que le narrateur ne nous explique qu’il vaut mieux comment l’histoire autrement…

Sachez juste que vous allez mettre les pieds dans l’univers du fantastique et qu’il sera excitant, emballant, entraînant (oh, les rimes reviennent) et j’en passe.

Sachez juste que vous aller accompagner Hannah, une petite fille de 11 ans qui se plaint que sa vie est banale, que ses parents se séparent et qui, sur décision de son père qui n’en peut plus, va être envoyée quelques jours chez son papi…

Banal, me direz-vous, oui mais non parce que son papi n’est pas un homme banal et que son métier d’ingénieur n’est pas le même que celui d’un autre ingénieur, quand bien même serait-il le meilleur du monde.

Le récit est barré, couillu, sorte de fable fantasmagorique, de récit de vie initiatique où aucun personnage ne jouera le rôle qu’on aurait pu lui croire dévolu si un autre auteur avait été à l’écriture.

Rassurez-vous, chacun des personnages est bien à sa place, mais l’auteur est allé plus loin que d’autres auraient été et cela donne un truc pétillant à souhait car les conventions sont envoyées à la gare et ça fait un bien fou dans ce genre de récit d’envoyer tout balader, sauf le respect dû au lecteur, d’écrire un récit qui, au premier abord, semblerait être celui d’un enfant (je le dis avec tendresse) mais qui, lorsqu’on y regarde d’un peu plus près, possède une profondeur énorme.

Un roman fantastique barré, extrêmement jouissif à lire, dépaysant, très bien construit, qui ose amener son récit d’une autre manière et qui, sous ses airs enfantins possède une profondeur dans son écriture et son scénario.

Un roman fantastique qui sent bon le conte initiatique et qui vous emmènera là où peu de gens sont allés pour un voyage de folie qui ne vous laissera pas un seul moment de répit. Apprêtez-vous à courir, à transpirer et à en redemander.

Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°10] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Jean-Charles Poupard

Édition : Soleil (20/04/2016)

Résumé :
Depuis sa fondation, la cité d’Anderion est sous la protection des prêtres du Dragon Rouge.

À la pleine lune, ils récitent les versets sacrés issus de leur antique grimoire et empêchent le réveil des dragons. Quand ces derniers sont retrouvés morts et leur grimoire détruit, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur.

Grâce à son pouvoir, Aronn peut extraire Eliezer le Fou de sa prison du Gottland et le ramener à Anderion. Eliezer, qui a autrefois écrit le grimoire, est le seul capable de sauver la ville de la rage des dragons. Mais les assassins rôdent toujours.

Critique :
On a beau aimer une série, lorsqu’on a trop de choses à lire, on a tendance à oublier ce qu’on a commencé et pas achevé, comme ce fut le cas avec les Maîtres Inquisiteurs.

Dans la cité marchande d’Anderion, qui se trouve à l’est de l’Ardaigne (situez-là sur la carte vous-même) ont eu lieu des crimes horribles et sordides : tous les prêtres de l’ordre du Dragon Rouge ont été assassinés, décapités et un grimoire brûlé.

Les mécréants diront qu’on s’en fiche des prêtres… Oui mais non, pas ici ! Ce sont eux qui doivent réciter les versets sacrés qui gardent les terribles dragons rouges endormis et quand les bêbêtes font dodo, la cité évite de se transformer en Pompéi de la fantasy.

Pour enquêter et réussir à sauver la vie, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur qui possède un pouvoir vachement intéressant qui leur permettra de sauver la vie avec l’aide d’un condamné qui connait les versets par coeur.

Eliezer, le condamné régicide a un faux air de Sean Connery dans le film « Rock ». Ayant été condamné, il a le droit de fermer sa gueule, de ne rien dire et de faire ce pour quoi on l’a amené à Anderion : réciter les versets qui garderont les dragons au dodo.

Oui, mais… Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, Sylvain Cordurié ne serait pas un scénariste de talent exerçant dans une série talentueuse mais tout simplement scénariste des aventures des Mon Petit Poney, là où tout est happy end et point barre.

Si le scénario est intelligent, les dessins sont très agréables à regarder, à admirer et les couleurs tout pareil. Lorsque les dessins sont merdiques, ça donne moins envie de tourner les pages, ce qui n’est pas le cas ici.

Cet album est une fois de plus une réussite, tant par ses personnages énigmatiques, aux pouvoirs importants, que par la trame de l’histoire qui, bien que conventionnelle, est contée d’une manière qui nous happe directement et il est extrêmement difficile de lâcher l’album avant le fin mot de tout.

Une enquête, de l’aventure, de l’action, des pistes que l’on remonte, des techniques d’interrogatoire propres aux Maîtres Inquisiteurs et à leur acolyte – un Elfe, dans ce duo – et bien entendu, des sombres complots, des manipulations, une conspiration que l’on sent grandir dans les coulisses et un brin d’humour dans les répliques, sans pour autant que les dialogues tournent à la farce.

D’ailleurs, les dialogues sont travaillés et affirment quelques vérités.

Comme dans notre Monde, la Justice, c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne la voit pas apparaître de temps en temps, le doute s’installe (Audiard) et croyez-moi, ce n’est pas dans ces pages que vous trouverez la Justice car comme chez nous, les innocents sont fustigés et condamnés tandis que les coupables dansent en ricanant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°226] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 56 pages.

Black Butler – Tome 29 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 29

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (28/08/2020)
Édition originale : Kuroshitsuji, book 29 (2019)

Résumé :
Enfin remis du choc des révélations, Ciel rassemble ses partisans. Il est désormais temps de contre-attaquer.

Critique :
L’affaire du sang n’est pas terminée, ni celle de l’usurpation d’identité (ceux qui ont lu comprendront) mais comme la vie de notre jeune comte est menacée, il s’est réfugié chez Lau avec son diable de majordome.

L’enquête est délicate, il faut trouver les lieux où les banques de sang sont installées et qui est à la tête de ce trafic de suceurs de sang.

Dracula est innocent, le sang n’est pas sucé par un vampire mais par des pompes conventionnelles de l’époque victorienne.

Cet album met notre Ciel habituel un peu en retrait car ces missions vont être accomplies par les membres de son personnel, ceux qui lui sont restés fidèles et c’est la myope May Linn, sa femme de chambre, qui va enquêter dans ce tome.

Pas de temps mort, une enquête qui se poursuit et qui mêle l’arc des vols de sang et celui de l’usurpation d’identité. On a toujours du mystère, du suspense et une touche de fantastique comme d’habitude.

Vivement le prochain tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°1XX].

Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge : Jean-Luc Istin et Giovanni Lorusso

Titre : Elfes – Tome 29 – Lea’saa l’elfe rouge

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Giovanni Lorusso

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Par-delà les Terres d’Arran, s’étend un vaste continent, peuplé d’animaux sauvages et de peuples inconnus, des terres aussi dangereuses que fascinantes, ce sont les Terres d’Ogon.

Des elfes Rouges il ne reste plus que Lea’saa, Feda’saa et leurs deux jumeaux.

Mais le mage Belthoran leur raconte une légende kulu des Terres d’Ogon. Celle-ci évoque leurs dieux les Zul Kassaï.

Or, Zul Kassaï signifie : Immortel à la peau rouge. Lea’saa part pour les terres d’Ogon dans l’espoir que cette légende permettra aux elfes rouges de connaître une nouvelle dynastie.

Critique :
En voyant la couverture de l’album sut le Net, il m’avait semblé reconnaître la belle petite gueule d’amour de Turuk, le semi-orc qui avait ouvert la nouvelle saga « Orcs et gobelins » et bingo, c’est bien mon cul vert sexy en diable !

Ben quoi, les goûts et les couleurs, hein, ça ne se discute pas !

À propos de couleurs, les Elfes Lea’saa et Feda’saa sont Rouges à l’origine, mais sont devenus Noirs ensuite et on subit l’entraînement de tueurs à la citadelle de Slurce…

Bref, ne leur cherchez pas des poux et évitez de vous trouver sur leur chemin quand ils manient l’épée ou le poignard. Pas de bol pour leur race, ils en sont les derniers représentants, avec leurs jumeaux… Pas super super pour se multiplier.

Depuis longtemps, les Elfes Rouges ont été éradiqué des Terres d’Arran et pour retrouver des autres de sa race, Lea’saa va mener l’enquête avec Turuk, le guerrier semi-orc dans les Terres d’Ogon, à l’est de leurs terres.

Voilà que les auteurs nous la joue voyage en terres inconnues. Des terres qui ne fonctionnent pas comme celles d’Aran, où la magie n’a pas court, où les dragons ne peuvent voler et qui, à première vue, ressemble aux terres d’Afrique avec sa savane et ses animaux sauvages.

De l’action, des combats, du suspense, la découverte d’un nouveau monde avec, pour guide, non pas un Livingstone, mais une jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui n’hésite pas à titiller notre semi-Orc sur son odeur corporelle forte (faut oser, moi, j’oserais pas).

Le tout est dessiné avec maestria par Giovanni Lorusso et mis en couleurs par Nanjan, qu’on ne présente plus et qui, une fois de plus, nous offre des couleurs lumineuses qui donnent un coup de boost à notre peau pâle de l’hiver.

La savane est remplie de pièges, de chausse-trappes, de peuplades autochtones pas des plus accueillantes et va falloir faire gaffe à ses miches si on veut arriver au bout de sa quête.

Cet album se termine sur un cliffhanger et faudra attendre janvier 2021 pour poursuivre cette excellente aventure qui explore un peu plus ce monde imaginaire pour mon plus grand plaisir car les auteurs de cette saga ne stagnent pas mais innovent leurs scénarios et on avance.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°153].

Nains – Tome 17 – Gurdan du Malt : Nicolas Jarry et Pierre-Denis Goux

Titre : Nains – Tome 17 – Gurdan du Malt

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Pierre-Denis Goux

Édition : Soleil Productions (19/06/2020)

Résumé :
Au coeur des royaumes nains, l’orge des maîtres du Malt est un trésor bien plus précieux que l’or.

Gurdan, recruteur irascible de la légion de Fer, a repris sa place de capitaine. S’il a les bras toujours solides, son cœur à bout de souffle le trahit au plus mauvais moment…

Brum lui demande alors de quitter définitivement le rang. Gurdan rejoindra la distillerie familiale avec l’espoir d’y finir ses jours.

Mais son frère a disparu, les bâtiments sont en piteux état et son neveu vient de vendre les terres…

Pourtant, il ne renoncera pas, jurant que si son cœur tient, il fera revivre la propriété et distillera la meilleure liqueur de malt de tout Arran !

Critique :
Ne cherchez pas l’ordre du Malt chez les Nains, il n’existe pas, même si la boisson est la chose la plus importante chez eux, après les combats…

Mais celui qui sait sortir de ses cuves autre chose que de la pisse de troll est assuré de gagner des fortunes car les Nains ont tous le gosier en pente et savent descendre des barriques entières.

C’est avec plaisir que j’ai recroisé la route de Brum, ancien Errant devenu chef de la Légion de Fer. Ce n’est plus lui qui est mis à l’honneur, il a eu son album, mais Gurdan, son capitaine, qui a des problèmes de coeur.

Non, il n’est pas amoureux d’une bavette, juste des problèmes de palpitant qui le lâche quand il fait de trop gros efforts. Gênant quand on est dans la Légion de Fer. Brum lui signifie donc son congé. Gurdan va devoir faire autre chose que se battre tout en évitant les efforts pour son coeur.

Pôle Emploi lui a conseillé de reprendre une partie de la distillerie familiale à laquelle il a droit depuis la disparition de son frère. Sûr que c’est une bonne idée ??

Je ne vais pas vous raconter des carabistouilles, le scénario de cet album est du archi réchauffé, du déjà-lu cent fois, la plupart des auteurs ont joué avec un ado en proie au jeu, qui en veut au monde entier, qui est bon à pas grand-chose, qui a perdu son père et qui en obtient un de substitution qui est un vieux guerrier qui attend la mort.

Pourtant, quand c’est bien raconté, bien mis en scène, bien dessiné, la vieille soupe réchauffée fait du bien à l’âme car même si l’album est calme, il n’est pas pour autant dénué de choses intéressantes, notamment sur la distillerie.

Et puis, Gurdan, le vieux guerrier est le genre de type avec lequel on aimerait bosser (même s’il nous affame) et Borogam, son neveu qui pensait ne pas avoir d’avenir, commence à entrevoir une possibilité de s’en sortir et de ne pas produire de la pisse de troll juste bonne à décaper les boyaux.

C’est l’histoire d’un apprentissage, d’un vieil oncle qui apprend à son neveu à devenir un homme, à travailler, à le faire correctement, qui remplace ce père disparu trop vite et mystérieusement. C’est un vieux guerrier qui veut léguer autre chose que des armes et des combats à ce qu’il lui reste de famille.

Gurdan, c’est un Jean de Florette qui cherche à trouver comment leur source s’est tarie afin de faire vivre son exploitation, et dans le rôle du Papet, il y a son beauf, un type cupide qui cherche pat tous les moyens légaux ou illégaux à agrandir son exploitation personnelle. Gurdan, c’est aussi un enquêteur qui a du flair…

Gurdan du Malt est une histoire que l’on pourrait lire à des enfants afin de leur démontrer que construire est plus intelligent que détruire même si c’est plus difficile…

Qu’il n’est pas évident, à sa mort, de léguer une entreprise qui ne connait pas la crise alors qu’il est si facile de léguer des armes. Et que pour garder l’entreprise prospère (Yop La Boum), faut se retrousser les manches et faire de la qualité ! Hériter, c’est bien, maintenir le niveau, c’est mieux.

Un très bon tome, malgré le fait que la soupe a déjà été servie plein de fois. L’art est toujours dans la manière de raconter. Et Nicolas Jarry est un conteur hors pair.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°143].

 

L’heure du Diable – Chris Kovak 03 : Patrick Bauwen

Titre : L’heure du Diable – Chris Kovak 03

Auteur : Patrick Bauwen
Édition : Albin Michel (26/08/2020)

Résumé :
Chris Kovak est médecin, agoraphobe, incapable de sortir de chez lui. Quand un mystérieux patient le contacte, un compte à rebours meurtrier commence.

Audrey Valenti est lieutenant de la brigade Évangile, spécialiste des crimes du métro.

Lorsque le corps d’une inconnue habillée en sorcière est retrouvé sur les voies ferrées, débute la plus incroyable des enquêtes.

Tous deux traquent le diable, un psychopathe monstrueux et insoupçonnable.
Mais c’est le diable qui va les trouver.

Après Le jour du Chien et La Nuit de l’ogre, Patrick Bauwen achève sa trilogie et révèle l’identité de son tueur hors normes.

Critique :
Victor Novak, gentil professeur toujours rieur, qui résout tous les problèmes, sillonne la France sur sa moto. STOOOP !!

Erreur sur la personne : Chris Kovak est un médecin urgentiste, devenu enquêteur malgré lui. Maintenant, il a quitté son poste des urgences, il est déprimé, agoraphobe et n’ose plus sortir de chez lui.

Drogué aux médocs et autres substances qui feraient remuer la queue des chiens policiers, alcoolo, il reste confiné chez lui à se lamenter, à se torturer l’âme et à mesurer les mètres qu’il arrive à faire dans son jardin.

Si on en faisait une série, est-ce qu’elle serait bonne ? Je n’en sais rien, mais assurément, elle ne serait pas « tout public »… Ce que je sais, c’est que ce pitch donne un super roman addictif qu’on a du mal à lâcher avant la fin.

Chris n’est plus que l’ombre de lui-même, l’ombre d’un chien, l’ombre de ma main lui ferait peur et son agoraphobie le ronge. Va falloir se sortir les tripes et faire preuve d’ingéniosité pour enquêter à nouveau car Le Chien est de retour et les défis sont là.

L’auteur mélange habillement des moments plus calmes avec ceux plus speedés et quand on pense qu’on joue dans du beurre, le lecteur n’est jamais à l’abri d’un revirement de situation ou de l’enquête qui prend un tout autre chemin que celui auquel il aurait pensé.

Les personnages sont bien travaillés, on s’y est attachés aussi, on les connait, on prend plaisir à les retrouver, même cabossé, en proies à des doutes, à la vindicte populaire qui augmente, à cause des réseaux sociaux qui surfent sur les émotions des gens.

Ce n’est pas le premier auteur qui nous met en garde contre les dérives du Net, contre le pouvoir immense du Web, contre ces réseaux sociaux qui n’ont de sociaux que le nom et qui servent plus à monter les gens entre eux, à diviser plutôt qu’a rassembler, sauf si c’est pour un lynchage car pour ça, il y a des gens prêts à se rassembler.

Moi, ça me glace lorsque je lis des appel aux meurtres, aux viols et j’en passe. Mais effectivement, je ne les utilise pas pour vilipender Pierre, Paul ou Jacques. Juste pour poster mes chroniques littéraires et mes bilans.

Le suspense est présent durant tout le roman, sans jamais qu’il ne diminue d’intensité. Ce thriller choral nous fait entrer dans les pensées de différents personnages, dont le fameux Chien, dont on se demande bien qui il est et je vous avoue que j’ai suspecté tout le monde.

Alors que j’étais plongée dans le récit, me rongeant les doigts à cause de l’adrénaline et du suspense, l’auteur est arrivé par derrière et m’a taclé sévèrement. Triple carton rouge ! Violent tacle qui m’a envoyé valdinguer cul par dessus tête. Je ne l’avais pas vu venir et tant mieux car j’apprécie les surprises violentes dans mes lectures.

Un thriller addictif, réfléchi, engagé, possédant de multiples pistes qui nous emmènerons sur différents chemins à la poursuite du Chien, ce tueur que l’on ne sait attraper et d’autres encore qui ne sont pas des anges de sainteté.

Sans compter qu’il n’est pas le seul à foutre le bordel, que vous en apprendrez plus sur un sport de combat, le béhourd et sur comment faire des vidéos qui donnent l’impression que ce sont les flics qui vous ont attaqué… (à ne pas faire !)

Tout le monde est suspect, l’auteur joue avec sa narration, faisant osciller nos convictions sur qui est coupable et qui ne l’est pas. Il joue aussi avec sa manière de nous conter son histoire, jouant avec la pédale des gaz, rétrogradant l’allure de temps en temps, avant de nous faire bondir ensuite. C’est méchant pour le tensiomètre, entre nous, mais excellent pour le plaisir de lecture.

Un dernier tome qui clôt cette trilogie de la meilleure manière, qui est différent du précédent et qui peut se lire indépendamment des autres, mais cela vous donnerait l’impression d’arriver à une fête sans en connaître les principaux protagonistes et il vaut mieux les avoir rencontré au meilleur de leur forme.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°142].

Nains – Tome 19 – Tadgar des errants : Nicolas Jarry et Jean-Paul Bordier

Titre : Nains – Tome 19 – Tadgar des errants

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (21/10/2020)

Résumé :
Le mal n’a qu’à bien se tenir… parce qu’il a trouvé plus malhonnête que lui !

Tadgar le futé, Lygdr la ténébreuse, Damn la séductrice, Wal le fou-furieux et Akab le vieux prêtre défroqué ont un point en commun : aucune loi n’est sacrée à leurs yeux.

Seule leur importe la liberté, tant qu’elle est assaisonnée d’un bon paquet de talions.

Alors, quand cette équipe de hors-la-loi se fait doubler par un nécromancien et se retrouve avec une armée d’orcs, un mage elfe blanc et une cité-état naine aux trousses, ils décident de faire ce que tout nain sensé ferait à leur place : retrouver le mage noir et lui faire cracher ses dents.

Critique :
Tadgard le roublard, Tadgard le magouillard (le mot vient d’être inventé), Tadgard le salopard, Tadgard le pillard, Tadgard le rusé renard qui sait tenir le crachoir pour vous la foutre dans le lard.

Je pourrais dire aussi qu’il ne semble pas être un manche avec son dard, mais ce serait dévoiler les bijoux de la couronne et lui faire de la pub.

La saga des « Errants » m’avait habitué à de la profondeur et des émotions et voici que je me retrouve avec une bande de Nains voleurs, magouilleurs, chipoteurs, filouteurs (un mot de plus) et une belle bande de bras cassé !

Limite une bande de Charlots, juste que nos trois Nains et nos deux Naines ne sont pas des manches en baston et qu’ils possèdent dans leur bande un espèce de guerrier qui ne désire qu’une chose : vous péter la gueule, vous l’écraser et plus vous êtes, plus il est content.

Pour les émotions, j’en suis quitte pour des sourires et des soupirs devant tant de bêtises car Tadgard est roublard, mais il veut toujours avoir le dernier mot et bien souvent, il fout sa bande un peu plus dans la merde.

Et comment on se sort d’une belle merde ?? En foutant la merde autour de soi et en s’enfonçant un peu plus dans les emmerdes…

Serge Lama chantait ♫ d’aventures en aventures, de trains en trains ♪ et nos 5 bras cassés pourraient chanter ♫ de déconfitures en déconfitures, de pépins en pépins ♪ car toujours ils pataugent dedans.

Anybref, un album qui sort de l’ordinaire, qui est plus fun de par son humour et ses situations cocasses de notre troupe de bras cassés qui n’en rate pas une, tous et toutes autant qu’ils et elles sont. La mauvaise foi, le vol, le chapardage, l’envie, l’alcool, la baston, font partie intégrante de leur vie.

Un album qui ne possède pas des émotions fortes comme les précédents consacrés aux Errants, mais une belle tranche de rigolade et de poisse pour nos héros.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°133].