Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra ! : Nick Spencer, Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Titre : Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra !

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Édition : Panini Marvel Now! (2018)
Édition Originale : Captain America: Steve Rogers, book 1: Hail Hydra (2016)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Steve Rogers, redevenu jeune, a repris le costume de Captain America. Mais derrière ce retour tant attendu, se dissimule un secret qui va secouer l’univers Marvel.

(Contient un prologue de 10 planches publié initialement dans Free Comic Book Day: Captain America (2016) et Captain America: Steve Rogers (2016) #1-6)

Critique :
Captain America, je ne le connais que par les films de la Marvel. Steve Rogers, pour moi, c’est le bô gosse (Chris Evans) avec qui j’irais bien m’encanailler !

Ne connaissant pas l’ordre de lecture de la saga des Captain America, j’ai sans doute commencé par là où il ne fallait pas…

Le scénario est assez riche, comportant des flash-back dans les années 20 sur la jeunesse de Steve Rogers.

Le dessinateur utilisera alors des tons bruns/gris pour nous plonger dans l’atmosphère des années 20, utilisant du rouge lorsqu’il y a danger.

Une partie des personnages de l’écurie Marvel sont présent aussi et j’y ai croisé Iron Man, Doctor Strange, Deadpol, Captain Marvel, Thor, un Spiderman gamin et bien d’autres.

Grâce aux flash-back sur la jeunesse de Steve, le récit n’est en rien linéaire, mais les auteurs se sont permis aussi de faire des bons dans le temps afin de nous montrer les évènements qui ont eu lieu auparavant et éclairer ainsi notre lanterne. Bon, il ne faut pas s’y perdre.

L’intrigue est assez bien fournie, les réparties fusent et notre Captain America n’est pas le Gentil tout bon, tout lisse que l’on pourrait penser. Les scénaristes sont allés plus loin avec lui et je gage que cela a dû faire grincer des dents.

En tout cas, c’est audacieux et cela change de la vision que nous avons de lui, bien que, même ainsi, en quelque sorte, il reste un patriote, vu les discours que certains tiennent dans ce récit. Vérités ou manipulations ? Ça semble tout beau à les entendre mais je reste méfiante des beaux discours.

Mélangeant habillement l’espionnage, le double jeu (ou le triple ?), le S.H.I.E.L.D qui veut prendre des mesures plus coercitives suite à la montée en puissance des suprématistes de l’Hydra, la démocratie qui pourrait être mise à mal puisque certains mesures de surveillance donneraient à penser que la NSA a pris des amphètes !

Un comics très dense, avec beaucoup de détails dans les dessins ou les dialogues. Anybref, pas un comics qu’on lit en vitesse ! J’ai pris le temps de le découvrir (vierge de l’univers, quasi) et j’ai l’intention de poursuivre ma découverte des aventures du Cap et de voir comment ça va tourner dans la suite !

Le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Batman – Gotham by Gaslight : Eduardo Barreto, Mike Mignola et Brian Augustyn

Titre : Batman – Gotham by Gaslight

Scénariste : Brian Augustyn
Dessinateur : Mike Mignola & Eduardo Barreto (Uruguay)

Édition : Urban Comics DC Deluxe (2018)

Résumé :
Le légendaire Jack l’éventreur est l’ennemi public N°1 et sévit dans les rues de Gotham. Mais dans cet univers alternatif, le tueur en série va se heurter à une autre légende nocturne : Batman.

Pris dans une conspiration dont il est la victime, le Chevalier Noir nous entraîne à l’époque victorienne où l’obscurité de la nuit n’est troublée que pas la lueur fébrile et tremblante des réverbères de Gotham City.

Critique :
Batman vs Jack The Ripper ? Je demandais à voir… L’époque ne leur est pas commune (contrairement à celle avec Holmes) et l’endroit encore moins, sauf si Gotham a déménagée à Londres.

Ce comics avait été adapté en film, (en 2018 par Sam Liu – critique ici), mais très librement adapté et j’ai préféré faire la version bédé que celle du film sorti directement en vidéo à l’époque.

L’histoire commence par le meurtre de deux personne, en pleine campagne, durant un voyage en calèche et leur gamin est sauvé par un vol de chauve-souris.

Vienne, 1889… Bruce Wayne raconte ce rêve étrange qu’il fait à un docteur, un certain Freud. Mais ce n’est pas un rêve, c’est un souvenir plus ou moins fidèle d’un évènement réel. Ce qu’il voudrait savoir, notre homme c’est le rapport avec les chauve-souris.

Transposer l’univers de Batman à l’époque victorienne, fallait oser. Reprendre tous les personnages de son univers, Gotham comprise et les déplacer en 1889, c’était une idée qui valait la peine d’être exploité.

Si je ne suis pas tombée en pâmoison devant les dessins, je dois avouer tout de même qu’ils étaient plaisant et avaient un air rétro, comme si nous lisions un comics de 1889 dont les couleurs ne sont pas aussi vives que ceux de notre époque.

Par contre, je n’ai pas aimé les dessins représentant Batman, avec son masque ressemblant plus à celui d’un pingouin qu’à celui ultra sexy de la chauve-souris.

La ville de Gotham, aussi gangrenée par le crime et le vice que Londres est bien reproduite, mais ça fait tout de même bizarre d’y découvrir des fiacres et non des voitures ! Elle aussi a un charme rétro dû aux dessins, même si on a pas envie d’aller se frotter à sa pègre.

Comme toujours, notre Batman sauve les gens, se débarrasse des méchants mais quand des meurtres sordides de femmes ont lieu dans les ruelles sombres de Gotham, la presse titre « Bat-Man est-il le tueur ? » et le dire, c’est déjà le sous-entendre, c’est planter la graine de la peur, de la suspicion dans l’esprit des gens.

J’ai été surprise de la direction de l’histoire, du fait que Bruce Wayne ait dû résoudre cette affaire de cette manière (no spolier) mais la résolution était un peu faiblarde je trouve, surtout pour ce mobile aussi futile et un peu capillotracté à mon sens.

D’ailleurs, nous n’étions même pas à la moitié du récit que l’affaire Jack The Ripper était déjà pliée, résolue et au suivant ! Purée, rapide… Trop rapide, on a l’impression que l’on a survolé l’histoire, l’enquête, la résolution…

L’histoire suivante met en scène un mégalo qui veut dicter sa loi aux autorités de la ville de Gotham sous peine de la faire brûler. Il y a de l’action, de la baston, c’est rythmé et même si tout se règle dans les dernières pages, il y a tout de même un autre responsable que ce fou de Leroy.

Pas tout à fait conquise par cet opus de Batman.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°243] et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2021 ¡Olé!

En mai, c’est bien connu, c’est Viva España ! Mais pas que l’Espagne puisque le challenge Mois Espagnol de Sharon concerne tous les pays lusophone et donc englobe toute l’Amérique Latine et le Portugal.

C’est toujours une joie pour moi d’y participer puisque j’en profite pour sortir mes auteurs sud-américain que je délaisse souvent durant le reste de l’année, faute d’avoir trop à lire.

Pour 2021, j’avais envie de changer un peu et en mettant de l’ordre dans mes bédés (en les encodant dans Livraddict et dans Bedetheque), je me suis prise au jeu des nationalités et j’ai remarqué que j’avais une sacrée collection d’auteurs lusophones dans mes bédés et surtout dans mes comics.

Sans en oublier d’autres qui se déroulaient dans des pays lusophones… Bref, c’était l’île au trésor dans ma biblio et je ne le savais même pas !

Ce qui fait que pour ce Mois Espagnol, faudra pas vous étonner de voir passer du Batman, du Superman, de la Justice League, de la mythologie greque et… du western (qui ne sera pas spaghetti mais paella).

Dans toute cette manne, j’ai même déniché une bédé qui fera le pont entre le Mois espagnol et le Mois Anglais de juin : l’adaptation de 1984 de Orwell par un scénariste espagnol ! Magnifico, non ?

Pour les romans, je ne me suis pas foulée, j’ai repris les non lus de Mai 2020 et ceux que j’avais ajouté à ma liste Livraddict (qui se nomme toujours Mois Espagnol Mai 2020) au fil du temps et de mes bonnes pioches.

Bédés et comics à lire :

  1. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido (Brésil)
  2. À l’ombre du convoi T1 – Le poids du passé : Toussaint Kid et Beroy (Espagne)
  3. À l’ombre du convoi T2 – L’espoir d’un lendemain : Toussaint Kid et Beroy José-Maria (Espagne)
  4. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo (Uruguay), Mignola et Augustyn
  5. Batman – Année 100 : Pope Paul et Villarrubia Jose (Espagne)
  6. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Diaz Canales Juan et Guarnido Juanjo (Espagne)
  7. Bouncer, 03 – La justice des serpents : Jodorowsky Alejandro (Chili) et Boucq
  8. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda (Mexique), Piña (Espagne) et Saiz Jesús (Espagne)
  9. Don Vega : Alary Pierre (Madrid)
  10. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A (Espagne)
  11. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A (Espagne)
  12. Helldorado, T1 – Santa Maladria : Morvan et Ignacio Noé (Argentine)
  13. Héraclès, T2 – Les Douze Travaux : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  14. Héraclès, T3 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  15. Justice League : New Justice, 01 – La Totalité : Snyder, Tynion IV, Janín Mikel (Espagne) et Jiménez (Espagne)
  16. Justice League : New Justice, 03 – Retour au mur source : Snyder, Tynion VI, Sampere (Espagne), Ferry Pasqual (Espagne)
  17. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G. (Conquistadors)
  18. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  19. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  20. La guerre des mondes, tome 1 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  21. La guerre des mondes, tome 2 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  22. Lazarus, T1 – Pour la famille : Rucka Greg, Lark et Arcas Santiago (Espagne)
  23. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil) et Khoury
  24. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel (Brésil)
  25. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil)
  26. Aventuriers du Transvaal, 01 – L’or de Kruger : Bartoll JC (Espagne) et Köllé
  27. Mac Coy, intégrale, tome 1 : Hernandez Palacios Antonio
  28. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino (Argentine)
  29. Mafalda, tome 04 – La bande à Mafalda  : Quino (Argentine)
  30. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios (Espagne)
  31. Manos Kelly, T2 – La montagne d’or : Hernandez Palacios Antonio (Espagne)
  32. Solo, T1 – Les survivants du chaos : Martin Oscar (Espagne)
  33. Superman Rebirth, 02 – Au nom du père : Tomasi, Gleason et Jiménez (Espagne)
  34. Superman Rebirth, 03 – Mes doubles et moi : Tomasi et Jiménez (Espagne)
  35. Superman/Batman (Urban), 02 : Loeb, McGuiness et Pacheco Carlos (Espagne)
  36. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles (Espagne)
  37. Héraclès, 02 – Les Douze Travaux : Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  38. Héraclès, 03 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry, Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  39. Tex, 01 – Flammes sur l’Arizona : Nizzi et Victor De La Fuente (Espagne)
  40. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Brecht (Mexique)
  41. Amazonie – T01 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  42. Amazonie – T02 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  43. Fawcett – Les cités perdues d’Amazonie : Dorison, Bocci et Clot (Am. du Sud)

Romans à lire :

  1. Patagonie, route 203 : Varela Eduardo Fernando (Argentine)
  2. Le puits : Repila Ivan (Espagne)
  3. La caverne des Idées : Somoza José Carlos (Espagne)
  4. L’Histoire d’Horacio : González Tomás (Colombie)
  5. Les voix du Pamano : Cabré Jaume (Espagne)
  6. Barcelona : Sánchez Pardos Daniel (Espagne)
  7. Femmes de l’ombre : Bryan Helen (Andalousie)
  8. La table du roi Salomon : Montero Manglano Luis (Espagne)
  9. Le temps de la haine : Montero Rosa (Espagne)
  10. Le Poids du coeur : Montero Rosa (Espagne)
  11. Welcome to Harmony : Garduno Juan de dios (Espagne)
  12. Bioy Trelles : Paz Diego (Pérou)
  13. Taxi : Zanon Carlos (Espagne)
  14. La transparence du temps : Padura Leonardo (Cuba)
  15. À tombeau ouvert : Argemi Raúl (Argentine)
  16. La stratégie du pékinois : Ravelo Alexis (Espagne)
  17. Ombre de l’ombre : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  18. Jours de combat : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  19. Les hommes t’ont fait du mal : Mallo Ernesto (Argentine)
  20. Le silence des cloîtres : Giménez-Bartlett Alicia (Espagne)
  21. 2666 : Bolaño Roberto (Chili)
  22. Cinq femmes et demie : González Ledesma Francisco (Espagne)
  23. Avril rouge – Félix Chacaltana 01 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  24. La peine capitale – Félix Chacaltana 02 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  25. Un doux parfum de mort : Arriaga Guillermo (Mexique)
  26. Le jeu de l’ange : Ruiz Zafón Carlos (Espagne)
  27. La dame de cachemire : González Ledesma (Espagne)
  28. Le gardien invisible : Redondo Dolores (Espagne)
  29. La face nord du cœur : Redondo Dolores (Espagne)
  30. Le dernier pape : Rocha Luis Miguel (Portugal)
  31. Guerilla social club : Fernandez Marc (Espagne)
  32. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Sepúlveda Luis (Chili)
  33. Des morts bien pires : González Ledesma (Espagne)
  34. Le Ciel à bout portant : Franco Jorge (Colombie)
  35. Les eaux troubles du tigre : Plante Alicia (Argentine)
  36. Un nom de torero : Sepúlveda Luis (Chili)
  37. Negra soledad : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  38. L’Obscure Mémoire des armes : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  39. Des hommes en noir : Gamboa Santiago (Colombie)
  40. San Perdido : Zukerman David (France/Panama)
  41. Je reste roi d’Espagne : Salem Carlos (Argentine)
  42. Par-delà la pluie : Arból Víctor del (Espagne)
  43. Le poids des morts : Arból Víctor del (Espagne)
  44. La veille de presque tout : Arból Víctor del (Espagne)
  45. La maison des chagrins : Arból Víctor del (Espagne)
  46. Monteperdido : Martinez Agustin (Espagne)
  47. Le gardien de la Joconde : Fernandez Diaz Jorge (Argentine)
  48. Le Mauvais Chemin : Santiago Mikel (Espagne)
  49. L’étrange affaire du cadavre souriant : Miranda Miguel (Portugal)
  50. Quand les vautours approchent : Miranda Miguel (Portugal)
  51. Pluie des ombres : Quiros Daniel (Costa Rica)
  52. Le magicien d’Auschwitz : Santos José Rodrigues dos (Portugal)
  53. Le ghetto intérieur : Amigorena Santiago H. (Argentine)

Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux

Titre : Il faut flinguer Ramirez – Tome 2

Scénariste : Nicolas Petrimaux
Dessinateur : Nicolas Petrimaux

Édition : Glénat (04/12/2020)

Résumé :

Qui parviendra à flinguer… la rockstar du S. A. V. ? Falcon City est en émoi. Le lancement du Vacuumizer 2000 s’est transformé en une scène de crime macabre. L’inspecteur Eddy Vox est persuadé que le coupable n’est autre que Jacques Ramirez, un salarié de la Robotop fraîchement nommé « employé de l’année ».

Quant aux hommes du cartel de Paso del Rio, ils n’ont pas dit leur dernier mot… C’est avec l’aide inattendue de deux célébrités en cavale que Ramirez parvient à leur fausser compagnie ! Alors qu’il avait planifié un week-end mémorable à Stone Creek, il se retrouve embarqué bien malgré lui dans une chasse à l’homme aussi explosive que pittoresque.

L’occasion idéale pour régler certains conflits familiaux et profiter des richesses qu’offrent l’Etat d’Arizona. Dans ce décor majestueux, nombreux sont les candidats qui courent après Ramirez.

918vlpedlolCritique :

Enfin la suite des aventures trépidantes de Ramirez, le roi du S.A.V, poursuivi par des tueurs sanguinaires et en cavale avec deux braqueuses de banque.

Le tome 1 nous laissait sur un suspense insoutenable mais avec déjà un fragment de réponses quand au fait que notre Jacques Ramirez, paisible employé muet du S.A.V de la société d’aspirateurs Vacuumizer 2000 était considéré par des membres d’un cartel comme un dangereux tueur.

De l’humour, de l’action, encore de l’action et toujours de l’humour pour cette bédé où je conseille à tous et toutes de tout lire ! Même les pubs de lancement pour un film, même les annonces de pub pour des aspirateurs… TOUT, lisez-tout, nom d’un aspirateur à l’obsolescence programmée !

Oui, dans cette bébé géniale, on a des coupures pubs, mais c’est pour la bonne cause parce qu’elles sont drôles, singeant notre monde, disant tout haut ce que les publicitaires (et les vendeurs) n’oseraient pas dire tout bas : obsolescence programmée, garanties plus que limitées, malbouffe, empreinte carbone excessive et j’en passe.

Bref, vous l’aurez compris, dans cette bédé, l’humour est décalé et le second degré est nécessaire pour apprécier toutes les subtilités, d’ailleurs, il est noté dans l’album que des situations peuvent avoir recours au degré N°2. Sans cette disposition, vous risqueriez de ne pas apprécier l’affaire.

L’auteur n’est pas vache, il répond à une partie de nos questionnements et nous en apprend un peu plus sur son personnage principal, Jacques Ramirez, qui entre nous, n’a sans doute pas fini de nous étonner.

Les couleurs sont toujours dans les tons chauds, les dessins, même s’ils offrent des gros nez à certains personnages, sont dynamiques et les scènes de baston ne sont pas statiques, figées, comme parfois j’ai déjà vu, mais ici, c’est dynamique !

D’ailleurs, impossible de lâcher l’album avant d’avoir tout lu, la moindre page, la moindre pub, les imbécilités de fin d’album, non, je n’ai pas sauté une seule ligne, une seule lettre.

C’est fun, décalé, bourré d’humour, d’action, de suspense, de flingues, de balles qui partent dans tous les sens, de cadavres semés à tous les vents et de révélations sur le passé de certains personnages. Lire cette bédé, c’est ouvrir la porte d’un autre monde, un monde des années 80, sans covid, sans masques, sans papiers de sortie à se signer soi-même.

Une bouffée d’air frais, voilà ce que c’est ! Elle sent peut-être la poudre et l’essence qui brûle, mas on s’en fout, tant qu’on ri et que l’on passe un super bon moment de lecture, non ?

Je ne sais pas ce que vous foutez encore devant vos écrans qui vont vous abîmer les yeux au lieu d’être en train de courir vers le dealer de bédés le plus proche pour acquérir ces deux petits bijoux que sont ces deux tomes.

Étoile 4

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°222].

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Thrillers polars 06

Superman – Terre-Un – Tome 1 : Joe Michael Straczynski et Shane Davis

Titre : Superman – Terre-Un – Tome 1

Scénariste : Joe Michael Straczynski
Dessinateur : Shane Davis

Édition : Urban Comics DC Deluxe (21/06/2013)

Résumé :
Extraterrestre envoyé enfant sur la Terre, Clark Kent découvre ses pouvoirs et tente de se fondre dans la masse des habitants de Metropolis.

Mais son destin est tout autre : comment concilier son statut de sauver de l’humanité et son désir de vivre comme un humain normal ? (contient Superman Earth One book 1 + book 2).

Critique :
Superman, tout le monde connaît : un extra-terrestre de la planète Krypton, envoyé sur Terre (à Smalville, Texas) tout bébé car sa planète allait mourir et adopté par les Kent.

Superman, c’est le superhéros qui possède des pouvoirs phénoménaux comme celui de porter son slip rouge sur son collant bleu sans que cela fasse kitch, sans que Karl Lagerfeld ne hurle au mauvais goût ou que Cristina Cordula ne crie que ça le pépèrise.

Dans ce comics, ça le rend même super sexy, contrairement à sa tenue dans les premiers comics ou dans les anciens films (plus de slip rouge par-dessus le collant dans le films « Superman – Man of Steel »).

Dans cet album, comme dans le Batman Terre-Un, le scénario de la genèse de Clark Kent, né Kal-L et devenu ensuite Superman n’est pas tout à fait le même que celui que l’on connait des comics ou des adaptations télés.

La première partie nous montre un jeune Clark Kent fort doué en toute matière (sport ou sciences) débarquant à Métropolis et cherchant à se faire engager au Daily Planet, sans y réussir.

On commence doucement, avant que tout explose ensuite dans une histoire bourrée d’action. Les humais découvrent la présence de Superman sur Terre, apprennent qu’il est aux États-Unis et évidemment, on parle de papiers, d’entrée illégale sur le territoire et on comprend que les Hommes ne veulent pas d’un toute puissance qui les aide…

Les dessins sont extras et les couleurs sont dans des tons chauds, des rouges, des jaunes, bref, c’est l’explosion pour les yeux, mais dans le bon sens.

Dans la seconde histoire, notre jeune Clark Kent (alias Superman pour les endormis du fond de la classe), va comprendre qu’il n’est pas toujours bien vu de sauver des vies et que essayer de faire le Bien, c’est paver de bonnes intentions la route vers l’enfer.

Il va aussi affronter un méchant badass, sorte de vampire qui te pompe toute ton énergie… Encore quelques belles planches à admirer, de l’action pure et dure et notre super héros va se rendre compte qu’il n’est pas tout puissant et que cette puissance, il peut la perdre et se retrouver tout nu, comme nous, les Hommes.

Je ressors de cette lecture enchantée, j’ai pris plaisir à suivre Superman qui n’était pas mon héros préféré du temps des vieux films avec Christopher Reeve (je les trouvais kitch et ils ont mal vieilli) et même si j’ai regardé des épisodes de la série Smalville, l’homme au slip rouge n’a jamais été mon préféré. Il avait fallu attendre des films comme Man of steel pour l’apprécier.

Avec ce comics, l’homme au slip rouge remonte dans mon palmarès même si mes préférences vont à l’homme chauve qui sourit…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°218].

Batman – Année Un : Frank Miller et David Mazzucchelli

Titre : Batman – Année Un

Scénariste : Frank Miller
Dessinateur : David Mazzucchelli

Éditions : Urban Comics DC Premium (2012) / Eaglemoss (2016) / Urban Comics DC Black Label (2020)
Édition Originale : Batman : Year One (1988)
Traduction : Doug Headline

Résumé :
Quand il avait six ans, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entrainement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime… mais ce ne sera pas facile.

Face à la corruption des autorités de la ville et leurs liens avec la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier nouveau venu à Gotham : le lieutenant James Gordon.

Critique :
Me revoici une fois de plus à explorer les débuts de l’homme chauve qui sourit… Pardon, de l’homme chauve-souris !

Cette fois-ci, on reste dans le classique, dans les vrais débuts de Batman et contrairement à la saga « Terre-Un », les classiques sont respectés et rien n’est changé.

Alors que dans la saga « Terre-Un », nous étions face à un Batman qui trébuchait et qui n’était pas tout puissant, ici, les auteurs ont suivi la ligne et notre sexy chauve-souris est quasi un surhomme qui encaisse tous les coups.

Contrairement au Batman des tout débuts, celui-ci se trouve plongé dans notre monde actuel et pas dans celui des années 30/40.

L’assassinat de ses parents est montré, en souvenir, mais pas en détail. Ce n’était pas le but de réécrire la genèse de Batman, juste de le mettre au goût du jour et c’est réussi.

Mon seul bémol sera pour les dessins que de David Mazzucchelli que j’ai moins apprécié que ceux de Gary Frank, mais ceci n’a pas nuit à la qualité du récit qui nous fait suivre Batman sur une année civile, nous faisant découvrir ses premiers exploits pour lutter contre le crime.

Gotham est gangrenée par le crime, les policiers sont corrompus, sont des vendus, des enfoirés et faut chercher longtemps pour en trouver un seul qui ne l’est pas (Gordon).

Un roman graphique assez sombre, violent mais qui nous propose un scénario de qualité. On a beau connaître un peu l’histoire du mec en noir, on a pas l’impression d’une redite ou d’être face à un récit ennuyeux au possible.

Un album d’une grande qualité mais ma préférence, pour le moment, reste à « Batman – Terre-Un » qui m’avait explosé les mirettes avec ses dessins magnifiques.

Allez, je vous laisse, il me reste une légion de comics sur Batman à découvrir et je ne voudrais pas laisser de côté les autres non plus, donc, je risque d’aller m’encanailler sévère dans le monde des super héros, qu’ils soient de chez DC Comics ou de l’écurie Marvel.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°213].

Batman – Terre-Un – Tome 2 : Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman – Terre-Un – Tome 2

Scénariste : Geoff Johns
Dessinateur : Gary Frank

Édition : Urban Comics DC Deluxe (26/02/2016)
Édition Originale : Batman: Earth One, book 2 (2015)

Résumé :
Après la mort du Maire Oswald Cobblepot et l’apparition d’un certain « Batman », une nouvelle ère s’apprête à voir le jour à Gotham City.

Jessica Dent et son frère, le procureur Harvey Dent, ont rejoint les rangs de ce justicier de l’ombre pour combattre la corruption et le dictat des criminels installés en ville depuis trop longtemps.

Mais aucun ne s’attendait à devoir affronter un nouvel adversaire, un ennemi si imprévisible que chaque mauvais pas peut d’avérer fatale.

Critique :
N’étant pas une grande connaisseuse des comics et de l’univers de Batman, je ne sais pas ce que les puristes ont pensé de ce « relaunch » (une relance), mais moi, j’ai apprécié commencer mes incursions dans l’univers de la chauve-souris sexy par ce diptyque.

Sans être une fan absolue, je connais les grandes lignes de Batman et je pense qu’il en est de même pour la majorité des gens : parents assassinés à la sortie d’un ciné, rêves de vengeance, recherche du tueur(s), des commanditaire(s) et on termine par un costard hyper sexy et l’arrivée d’un justicier masqué sans pouvoirs magiques.

Comment revisiter une vieille recette ? Comment faire du neuf ou de l’original avec un truc qui est éculé ? Non, nous ne sommes pas dans la nouvelle saison de Top Chef où l’on doit revisiter la blanquette de veau, mais bien celle de la chauve-souris !

Les ingrédients qui font de Batman ce qu’il est sont tous présents, c’est assaisonné comme il faut mais malgré qu’il ressemble à l’ancien, le nouveau plat servi est différent sans pour autant que l’on regrette la recette originale.

L’auteur y a ajouté des ingrédients secrets, comme une enquête sur un espèce de petit plaisantin qui pose des questions, tel un Sphinx et qui, si vous ne répondez pas dans les délais impartis, vous transforme en substance pour hachis parmentier ou viande pour lazagnes.

Si on additionne un scénario aux petits oignons, des origines revisitées intelligemment, des personnages un peu différent des originaux mais gagnant en maturité et en profondeur, une enquête remplie d’action, sans temps mort, un Batman qui n’est pas le mec tout puissant, qui doute, qui a des soucis avec ses gadgets, le tout mis en scène par un dessinateur qui nous joue les Michel-Ange du comics, ma foi, des relance pareilles, on peut m’en offrir tous les jours !

Lire ce comics est un régal pour les yeux tant les dessins sont réalistes, les couleurs bien utilisées, tant les expressions des visages sont changeantes et pas toujours les mêmes, comme je l’ai déjà constaté avec certains dessinateurs.

Pour ceux qui veulent se pencher sur la chauve-souris la plus sexy des comics ou pour les fans absolus, cette saga est parfaite ! Le Chevalier Noir y est plus touchant, moins puissant, il peut chuter, faire des erreurs, lui-même cherchant sans cesse à améliorer ses techniques, ses gadgets, inventant ce qui fera plus tard sa légende.

Un véritable petit bijou de comics tant au scénario qu’au dessin qui eux, sont des cadrages de cinéma, des arrêts sur images, détaillés sans être surchargés, réalistes au possible. Moi, j’en veux encore !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°208] Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°34].

Batman – Terre-Un – Tome 1 : Geoff Johns et Gary Frank

Titre : Batman – Terre-Un – Tome 1

Scénariste : Geoff Johns
Dessinateur : Gary Frank

Édition : Urban Comics DC Deluxe (2013)
Édition Originale : Batman : Earth One, book 1 (2012)
Traduction :Alex Nikolavitch

Résumé :
Batman n’est pas un héros. Juste un homme. Faillible, vulnérable et en colère. Dans une Gotham City où amis et ennemis sont indiscernables, le chemin que suit Bruce Wayne pour devenir le Chevalier Noir est plus que jamais criblé d’obstacles.

Déterminé à punir les véritables assassins de ses parents ainsi que les policiers corrompus responsables de leur remise en liberté, la soif de vengeance de Bruce Wayne nourrit sa folle croisade et personne, même Alfred, ne pourra le stopper.

Ce titre se déroule dans un univers alternatif, avec un Batman plus violent que celui de l’univers classique que nous connaissons.

Critique :
Un vengeur masqué, un sombre héros (sombrero ?) qui agit dans la noirceur de la nuit noire et obscure… Oui, c’est bien lui !

Allez, on chante ♫ Un cavalier qui surgit hors de la nuit, court vers l’aventure au galop… ♪ Son nom, il le signe à la pointe de l’épée ♪

STOP ! Erreur de générique ! Nous avons une cape sombre, un masque sur le visage, ce sont deux vengeurs masqués… par contre, je ne vais pas vous parler de Zorro mais de Batman !

De Batman, je ne connais que l’essentiel : ses parents assassinés lorsqu’il était enfant, la ville de Gotham gangrené par le crime et sa quête de justice, quelques uns de ses ennemis, dont le Joker. Mais rien de plus.

Bien entendu, j’ai vu quelques films, dont la trilogie « Dark Knight » mais je ne sais pas grand-chose de son univers, et pourtant, c’est un super-héros que j’apprécie le plus avec Iron Man et Dead Pool.

Pas de bol, il n’y avait pas de comics dans mon entourage et je les découvre sur le tard (et non sur le pot… le tôt !).

Pas de chance, je ne savais pas qu’en fait je lisait une version revisitée des origines de Batman. Entre nous, si je ne l’avais pas lu en faisant le tour des chroniques, je ne l’aurais jamais su puisque mes connaissances sur Batman sont très minces !

En fait, on prend les mêmes ingrédients mais on modifie l’assaisonnement et on triture deux ou trois trucs qui, je vous le redis encore, si je ne l’avais pas appris ailleurs, je ne l’eusse pas su ! C’est vous dire ma méconnaissance (va me falloir des cours en accéléré).

Sauf pour Alfred, j’avais remarqué que ce n’était pas le même que d’habitude puisqu’au lieu du majordome habituel, on a un ancien marine royal qui a connu le père de Bruce Wayne à l’armée. Exit Michaël Cane, donc.

L’essentiel (qui n’est pas dans Lactel), c’est que j’aie pris mon panard littéraire en découvrant ce comics avec ma chauve-souris préférée ! Putain, les dessins de ouf ! (oui, j’aime parler d’jeun’s).

Pour le dire plus sobrement, on peut dire que au niveau des graphismes, ça déchire sa race ! Dès la scène d’introduction, j’étais dans le bain et je me régalais les pupilles devant le graphisme maitrisé, les couleurs, sombres mais sans que cela n’empêche de voir les détails, notamment ceux des visages qui sont très expressifs.

Le coloriage est maîtrisé aussi et il est lui aussi un régal car il oscille entre des tons sombres et de ceux plus pastels.

Et le scénario était excellent aussi ! On plonge dans l’enfance de Batman avec des flash-back, on fait des sauts temporels entre maintenant et avant, on suis sa quête de justice, son enquête pour savoir qui est derrière l’assassinat de ses parents, on le voit commencer à lutter contre le crime organisé à Gotham et on comprend que les policiers sont pieds et poings liés : soit ils sont corrompus, soit ils ne le sont pas mais on a menacé leurs familles, donc, ils ne bougent pas.

Ce qui m’a plu aussi et ce que j’aime dans Batman, c’est qu’il n’a pas de pouvoir à proprement parler. Comme Iron Man, tout dépend de sa combinaison et dans cet album, nous sommes face à un Batman qui débute, qui se prends des beignes, des coups, qui foire, qui est encore inexpérimenté dans son costume de chauve-souris sexy.

Bref, il est d’un réalisme criant de vérité, tout comme le reste de l’album car les réactions des différents protagonistes sont elles aussi bien dans le ton réaliste. Leurs visages sont bien différenciés, pas moyen de confondre l’un avec l’autre, comme ça arrive parfois dans certaines bédés… Là aussi tout est réaliste.

Fallait avoir du talent pour réécrire une partie des origines de Batman, qui sont connues dans les grandes longueurs, en garder ce qui en fait le sel, la base, être original sans pour autant trop chambouler tout au risque que les fans se perdent (et hurlent à l’hérésie) et que les néophytes ne commencent avec des infos erronées sur le héros.

Moi, j’ai pris un réel plaisir à lire ce premier tome d’un diptyque et je vais m’empresser de lire la suite, avant de sauter sur la version Superman, juste pour voir si avec l’homme de Krypton on a réussi aussi à faire du neuf avec du vieux, à changer des détails sans tout foutre en l’air.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°200] et Le Mois du Polar – Février 2021chez Sharon [Fiche N°27].

Il faut flinguer Ramirez – Tome 1 : Nicolas Petrimaux

Titre : Il faut flinguer Ramirez – Tome 1

Scénariste : Nicolas Petrimaux
Dessinateur : Nicolas Petrimaux

Édition : Glénat (30/05/2018)

Résumé :
Jacques Ramirez est l’exemple parfait de l’intégration des personnes handicapées dans le milieu professionnel.

Le fait d’être muet ne l’a pas empêché de devenir le meilleur technicien chez Robotop, le leader de l’aspiration des poussières.

Ponctuel, efficace et aimable, son nom a même été avancé pour recevoir le titre d’employé de l’année (chut, ce n’est encore qu’une rumeur).

Par contre, le cartel mexicain de la drogue l’a dans le collimateur et un contrat court sur sa tête.

Critique :
Pour ceux et celles qui aiment les bédés qui ne manquent pas d’action, d’humour, qui sont totalement barrées en plus d’être supercool, celle où il faut flinguer Ramirez est parfaite pour subvenir à leur bonheur littéraire.

Mais qui est ce Ramirez, au fait ? C’est LE meilleur employé du S.A.V de Robotop (Arizona), une société spécialisée en aspirateurs pour les ménagères de moins de 50 ans.

Il est muet, discret et souffre-douleur de son chef, sorte de petit dictateur beuglant sur tout le monde, sauf sur le directeur, bien entendu.

Problème : un cartel mexicain veut sa tête car il leur a joué un coup de tepu il y a quelques années.

Est-il bien celui qu’il dit qu’il est ? Enfin, non, il ne peut pas le dire, il est muet, mais bon, on s’comprend ! A-t-il une double vie ou est-il victime d’une énormissime erreur sur la personne ? Si oui, il ne peut même pas leur crier « Ce n’est pas moi ! ».

Cette bédé se déroule dans les années 80 et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est jubilatoire !

Entre les dialogues drôles, bien écrits, avec un petit air d’Audiard, le scénario qui ne nous laisse que peu de répit, les situations cocasses, les coïncidences malheureuses, les dessins aux couleurs chaudes et le récit entrecoupé de pubs ringardent de cette époque, comme elles pouvaient l’être, sans oublier la Une du Falcon City Today, journal de la ville, qui ne se prive pas pour annoncer à ses lecteurs que aucune info n’est vérifiée ou recoupée, moi, je me suis marrée comme une baleine !

Sorte de road-movie où l’on peut croiser un moustachu en chemise hawaïenne, dans sa Ferrari rouge clinquante, en communication avec un dénommé Higgins, des filles façon Thelma & Louise, des flics aux lunettes de soleil (même quand il n’y en a pas), aux méthodes borderline, le tout épicé avec du Miami Vice, de l’Arme Fatale, à la sauce Tarantino, cette bédé se déguste avec un sourire béat affiché tant elle est bourrée de références à ces années 80 et tant elle est une bouffée d’air frais.

Les personnages sont bien campés, le casting est parfait, le mystère est bien présent, le suspense aussi, surtout à la fin, avec un cliffhanger de fou qui donne envie de courir acheter la suite (merde, il est trop tard, c’est fermé !). Il y a de l’humour, le tout est décalé, un peu fou, mais totalement assumé.

Un premier tome qui détonne, qui explose et qui ravira tous ceux et celles qui aiment les bédés qui sortent de l’ordinaire ! Moi, je suis conquise et je vais aller acheter la suite dès que je pourrai.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°196] et Le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°22].

Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel ! : Bill Watterson

Titre : Calvin et Hobbes – Tome 01 – Adieu, monde cruel !

Scénariste : Bill Watterson
Dessinateur : Bill Watterson

Édition : Presses De La Cite Hors Collection BD (17/11/1999)

Résumé :
Calvin est un petit garçon comme les autres qui adorent se raconter des histoires. Il imagine des aventures extraordinaires avec tigre en peluche, Hobbes,doué de parole.

Une création originale de Bill Watterson, qui a su séduire un large public par son inventivité, son humour et son intelligence.

Critique :
Calvin & Hobbes, je connaissais, mais c’était comme avec Alain : de loin !

Tellement de loin que je pensais que le tigre qui l’accompagnait était un véritable animal…

Avant de comprendre un peu après que non, c’était juste son tigre en peluche avec qui il vivait des histoires extraordinaires. C’était son ami imaginaire.

Ou alors le tigre ne prend vie que lorsqu’ils sont seuls tous les deux ? Ah, super, j’adore ce concept qui ferait de la peluche un être vivant uniquement devant Calvin.

Comme je sais que si t’as pas lu Calvin & Hobbes avant tes 40 ans, t’as raté ta vie, il était temps que je passe du côté des affranchis.

Mais pourquoi ne l’aie-je pas fait plus tôt, nom d’un Tigroo en peluche ?? L’avantage c’est que j’ai maintenant la chance de découvrir toute la collection d’un coup, si je veux.

Les dessins de Watterson sont épurés et en noir et blanc, mais ils vont comme un gant à cette bédé qui n’a pas besoin de plus, puisque le plus important se trouve dans les mimiques du sale gosse blond, dans celles des autres personnages et surtout, dans les dialogues qui sont bourrés  de petites réflexions sur la vie et sur les adultes.

Calvin est un petit garçon espiègle et terriblement attachant. Ses petites phrases sont pertinentes et ça m’a donné l’impression de manger des bonbons, quand on se dit qu’après on va arrêter et bosser un peu et qu’on ne peut s’empêcher d’en prendre un dernier… Jusqu’à ce que le paquet de bonbons soit terminé.

Pas grave, j’ai encore quelques albums à déguster !

Calvin & Hobbes, c’est pour les petits et les grands, de 7 à 77 ans (et même plus), à déguster sans modération et si addiction il y a, ce n’est pas grave, c’est de la bonne came littéraire pour les yeux et l’esprit.

— Quelle belle journée ! C’est pas super d’être en vacances ? D’apprécier tout ça sans école ni devoirs ? ..Ahhhhhhh… Mais d’un autre côté, il y a que des redifs à la télé !