Superman – Terre-Un – Tome 2 : Joe Michael Straczynski et Ardian Syaf 

Titre : Superman – Terre-Un – Tome 2

Scénariste : Joe Michael Straczynski
Dessinateur : Ardian Syaf

Édition : Urban Comics DC Deluxe (2016)

Résumé :
Après ses premiers combats, le novice Superman se croit isolé du reste de l’humanité. Mais la confrontation avec un autre Kryptonien survivant va remettre en cause toutes ses certitudes. (Contient Superman: Earth-One, book 3)

Critique :
Le tome 1 m’avait emballé et malheureusement, j’ai mis 6 mois à lire le suivant… Honte à moi !

Pour rappel à ceux qui ne suivaient pas dans le fond de la classe, le concept « Earth-One » (Terre-un) est une relecture moderne de l’univers du super-héros.

On peut donc indépendamment les lire de la saga Superman, les récits sont complets en deux tomes et on revisite les origines, la genèse du super-héros à qui l’album est dédié.

Revisite ne veut pas dire hérésie, c’est revisité de manière intelligente et la genèse connue de tous n’a pas changée, sauf en ce qui concerne le personnage de Lex Luthor.

La version avec Batman était du tonnerre de Dieu et je peux y ajouter celle avec Superman. Tant au niveau du scénario que des dessins.

Le graphisme est magnifique, les visages sont bien réalisés, les couleurs sont lumineuses ou sombres, selon les cases, mais sans jamais devenir illisibles. Superman est hyper sexy et n’a pas son côté boyscout des premiers films. Il est plus humain, si je puis dire. Il doute, se pose des questions. Il a des faiblesses et se retrouve isolé.

L’ennemi qu’il affrontera sera à la hauteur. Pas un ennemi de pacotille en papier mâché. Les scènes de combat sont bien réalisées, elles sont dynamiques, sans pour autant n’être que de la baston pure et dure.

Loin des onomatopées du dessin animé Dragon Ball Z, nos deux combattants se parleront, sans que leurs discussions soient neuneu ou peu réalistes.

Cela tient aussi aux différents personnages qui ne sombrent jamais dans le manichéisme. Le Méchant n’est pas un tendre, loin de là, il voulait dominer aussi son Monde, mais il ne fait pas Méchant d’opérette comme c’est souvent le cas dans la littérature. Lex Luthor lui-même doute…

Un scénario intelligent, de l’action, du rythme, de la profondeur, des graphismes superbes, des personnages non manichéens…

Anybref, un excellent diptyque pour découvrir Superman sans s’engager dans une collection volumineuse ou tout simplement juste pour le plaisir de découvrir la relecture de la genèse de l’enfant de Krypton avec un scénario qui n’a rien de bancal !

Moi, j’ai pris mon pied avec Kal-El.

Je suis Iron Man :‭ ‬Collectif

Titre : Je suis Iron Man 

Scénariste : Collectif
Dessinateur : Collectif

Édition : Panini Comics – Marvel Anthologie (2019)

Résumé :
Depuis que Robert Downey Jr l’incarne au cinéma, Tony Stark est plus populaire que jamais.

Découvrez toutes les facettes d’Iron Man mais aussi tout ce qu’il y a à savoir sur James Rhodes, Pepper Potts et Stark Industries au travers d’une sélection d’épisodes recouvrant six décennies.

Par les plus grands auteurs de la Maison des Idées d’hier et d’aujourd’hui.

Tony Stark est tout cela, et bien plus encore. Lorsqu’il endosse une armure high-tech conçue par ses soins, il devient l’invincible Iron Man et protège la Terre en solo ou au sein des Avengers.

À travers quatorze histoires marquantes et de nombreux articles explicatifs, ce volume revient sur la carrière du personnage créé par Stan Lee en 1959. dévoilant tout ce qu’il faut savoir sur le héros et ses incroyables inventions.

Critique :
J’adore Iron Man ! Oui, j’adore son côté prétentieux, hautain, sûr de lui, avec un égo surdimensionné… Tony Stark n’est pas pétri de qualités, comme un Captain America.

Ce que j’apprécie chez lui, c’est son évolution : de marchands d’armes sans scrupules qui ne pensait vendre des armes qu’aux « nations amies », a vu un jour ses propres inventions mortelles se retourner contre lui.

Ensuite, il a changé son fusil d’épaule.

D’antipathique, il devient sympathique et surtout, humain, puisque, contrairement aux autres héros de l’écurie Marvel, il ne doit sa puissance qu’à son génie qui a inventé une armure.

Ce gros volume commence par nous expliquer un peu la genèse d’Iron Man, afin que ceux qui ne savent rien n’aient pas l’impression d’arriver dans un univers inconnu.

La première histoire est celle de la création d’Iron Man. Nous sommes au temps de la guerre froide, de la guerre du Vietnam et Anthony Stark conçoit des armes.

Les dessins des permières aventures ne sont pas les meilleurs que j’ai vu, on sent bien qu’ils datent des tous débuts du personnage. Stark a un petit air de famille avec Errol Flynn. Nous découvrons l’origine de son armure. L’histoire de son kidnapping, c’est ce que j’avais vu dans le premier film Marvel (en plus long, dans le film).

Je ne vous résumerai pas toutes les histoires, sachez juste que nous aurons quelques bonds dans le temps, faisant changer les armures et notre Iron Man affrontera des méchants de tout poil qui veulent le détruire, dont son plus terrible ennemi : l’alcool et sa dépendance.

La lecture était amusante, mais la plupart des histoires ne sortaient pas du lot au niveau scénaristique. Certaines étaient basiques, d’autres un peu plus élaborées. Ce fut le cas aussi avec les dessins qui, au fil des histoires, sont devenus plus élaborés avant de redevenir au même niveau que les premiers.

Il faudra attendre l’histoire « The heart of the matter » pour avoir des dessins plus contemporains. Les autres histoires qui suivent sont plus récentes et les dessins plus sophistiqués.

Mes préférées sont celles où Stark se retrouve coincé dans un conflit avec le général Radanovich,Civil War – The Confession. La dernière image de cette aventure est terrible… Et les Invincible Iron Man.

L’avantage est qu’avant chaque nouveau récit, on a une page explicative. Cela aide à en savoir un peu plus, ce qui n’est pas si mal lorsqu’on est néophyte.

C’est un bon recueil pour découvrir les origines de Iron Man, mais je n’ai pas été vraiment conquise. Sans doute suis-je plus habituée aux films qu’à la version comics et, ayant découvert la version dessinée après la filmée, la transition est assez dure. Les fans de la première heure l’apprécieront sans doute plus que moi.

Bon, ma rencontre avec ce cher Iron Man ne s’est pas bien déroulée, malgré tout, je suis contente d’avoir découvert les origines, la genèse et d’avoir lu cette anthologie.

Cela m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le personnage et de savoir que maintenant, je dois faire une séparation entre le Iron Man du cinéma et celui des comics.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°52].

Black Panther – Tome 1 – L’empire intergalactique du Wakanda (Partie 1) : Ta-Nehisi Coates, Daniel Acuña et Jen Bartel

Titre : Black Panther – Tome 1 – L’empire intergalactique du Wakanda (Partie 1)

Scénariste : Ta-Nehisi Coates
Dessinateurs : Daniel Acuña et Jen Bartel

Édition : Panini – 100% Marvel (2019)

Résumé :
Dans un futur lointain, le Wakanda s’étend jusqu’aux confins de l’espace. L’impitoyable dirigeant de cet Empire intergalactique revêt le manteau de la Panthère Boire et réduit en esclavage des planètes entières.

Seul un héros pourra faire triompher la rébellion. S’agira-t-il de T’Challa ?

(Contient les épisodes US Black Panther (2018) #1-6)

Critique :
Une fois de plus, je ne connaissais l’univers de Black Panther uniquement via les films de Marvel, mais j’avais apprécié le personnage, l’acteur (snif) et l’univers.

Ici, on change tout à fait d’univers puisque nous ne nous trouvons pas au Wakanda mais dans l’espace infini.

T’Challa est un esclave et a tout oublié de qui il était, sa mémoire ayant été effacée.

Il y a fort, fort longtemps, un petit détachement du Wakanda a établi une colonie au fin fond du fond de l’univers.

Oubliant eux aussi qui ils étaient, ils sont passé de l’auto-défense à l’attaque des autres et de ce fait, sont devenu un empire galactique englobant 5 galaxies. Leur extension de connait pas la crise.

C’est une découverte totale pour moi. Mes premières impressions ont été bonnes puisque j’ai apprécié les dessins et les couleurs, même si le dessinateur Acuña amalgame ses traits des contour et les couleurs.

C’est à l’aveuglette que j’ai plongé dans ce nouvel univers où le Wakanda possède un empire galactique et où le beau T’Challa est un prisonnier de l’empire, en train de creuser dans les mines de Vibranium (pas de charbon, je vous rassure).

Si j’ai bien compris, c’est un changement radical afin de relancer la série.

Cet album est rythmé, avec moult scènes de batailles entre les soldats Impériaux et ceux des Marrons qui font partie des forces de la rébellion. Oui, ça fait un peu Star Wars, tout ça !

En ce qui concerne l’action, on est servi et bien servi. On ne révolutionnera rien dans ces scènes qui restent d’un classique absolu, mais elles sont bien représentées, ont de la fluidité dans les mouvements des différents protagonistes et elles sont crédibles.

Anybref, j’ai été agréablement surprise par cette découverte qui m’a changé de ce que je connaissais de Black Panther et du Wakanda.

Pour le coup, j’aurais peut-être dû commencer par du conventionnel plutôt que par un album qui relance la série avec du tout nouveau, mais bon, j’ai quand même réussi à comprendre et j’ai envie de savoir la suite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°46].

La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951) : Carl Barks

Titre : La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951)

Scénariste : Carl Barks
Dessinateur : Carl Barks

Édition : Glénat – Disney intégrale (2010)

Résumé :
Surnommé par ses fans « l’Homme des Canards », Carl Barks a inauguré tout un univers extraordinaire proposant rires et émotions à des millions de lecteurs.

Parmi les très nombreuses planches nées de son imagination, nous trouvons de véritables chefs-d’œuvre intemporels.

Pour la première fois en France avec l’Intrégrale Carl Barks, les trésors de cet auteur exceptionnel sont ici réunis de manière chronologique et complète en 24 tomes.

Critique :
Pour ceux ou celles qui ont biberonné au Journal de Mickey et autres Trésors de Picsou, Carl Barks est connu, tout aussi connu que Don Rosa.

Carl Barks, c’est celui qui a tout inventé : Oncle Picsou, les neveux de Donald, Gontran, les Rapetou, Flairsou, Gripsou… Tout l’univers de Donaldville, c’est à lui qu’on lui doit.

Gamine, j’ai toujours préféré Donald à Mickey, trouvant ce dernier trop lisse, tandis que Donald était bourré de défauts, dont celui d’être colérique.

Même ses neveux, au départ, n’étaient pas des petits anges, quant à Picsou, je l’adore pour sa pingrerie, son avarice et cette fausse impression qu’il donne de ne porter aucun intérêt à son neveu et aux neveux de celui-ci.

Agissant comme une véritable cure de jouvence, la lecture de ses histoires datant des années 50 fut un plaisir de fin gourmet. Les dessins sont comme je les aime, en ligne claire, sans surcharge, avec des couleurs simples, comme je les ai le plus souvent connu.

Les personnages sont tels que nous les connaissons : Picsou est exigeant et avare, Donald accumule les emmerdes, la malchance et son cousin Gontran accumule la chance qui lui fait toujours trouver des diamants, des rubis, des colliers de perles… Heureusement que de temps en temps, la chance sourit aussi à Donald.

Ce sont des petites histoires amusantes, drôles, bourrée d’action, d’aventure, d’enquêtes, de mission à accomplir. Avant chaque nouvelle histoire, il y a une note explicative. En début d’album, il y avait aussi des explications et des dessins de Barks, c’est pour cela que j’apprécie les intégrales : les notes explicatives en bonus !

Évidemment, ce genre de collection ne s’adresse qu’aux fans (vu le prix de chaque tome, vaut mieux les emprunter) des aventures de Donald et compagnie, ce qui est mon cas puisque j’achetais dans les années 2000, alors que j’étais adulte, les albums « Les trésors de Picsou » vendus en librairie (j’en possède 13).

Une super intégrale pour ceux et celles qui aiment l’univers de Carl Barks et qui voudraient se faire une madeleine de Picsou, heu, de Proust ou bien les faire découvrir à leurs enfants (pas trop jeunes, hein, l’album est magnifique et ce serait dommage de se retrouver avec des scraboutchas de mômes dedans !).

PS : La publication chronologique des histoires est une bonne idée, mais j’ai remarqué qu’au tome 19, on repartait dans les années 1942-1944 (alors qu’avec le 18, on était entre les années 1969/2008). Apparemment, après, nous aurions les histoires scénarisées par Carl Barks mais pas forcément dessinées par lui-même.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°45].

La renaissance des héros Marvel – Tome 4 – Captain America : John Ney Rieber et John Cassaday

Titre : La renaissance des héros Marvel – Tome 4 – Captain America

Scénaristes : John Ney Rieber et Ed Brubaker
Dessinateurs : John Cassaday et Ed McGuinness

Édition : Panini Comics Panini Family (2019)

Résumé :
Captain America est le pilier de l’univers Marvel, celui vers qui se tournent les autres héros en cas se doute. Mais que se passe-t-il lorsque la Sentinelle de la Liberté se met à douter ?

Découvrez-le dans deux récits cultes mettant en scène Steve Rogers qui, après avoir affronté des terroristes, devra en découdre avec le Soldat de l’Hiver.

Critique :
Poursuivant ma découverte des super-héros en version comics, je suis tombée sur cette édition avec Captain America.

Les dessins me plaisaient bien, les couleurs aussi, alors, dans mon panier !

Une chose est sûre, pas de regrets. Après avoir lu avec attention les pages d’introduction, après avoir noté ce que cette édition nous conseillait de lire afin de découvrir Captain America, je me suis plongée dans les 2 histoires se trouvant dans ce recueil.

La première parlait de terrorisme et se déroulait post 11 septembre 2001. La seconde était consacrée à Crâne Rouge et à la disparition de Bucky, le compagnon d’arme de Captain durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le Captain n’est pas un personnage si lisse que ça, il a ses défauts, il sait faire preuve de violences, même s’il est contre la torture et qu’il essaie de ne pas faire plus de mal qu’il n’en faut. Ce qui est difficile lorsque l’on combat dans un conflit mondial ou contre des terroristes, les dégâts collatéraux sont souvent inhérents à l’action.

Dans ce comics, la violence n’est pas présente à toutes les pages, sans pour autant que le récit vire à celui des Bisounours, mais les auteurs n’ont pas fait dans la surenchère.

Pas de sang (ou si peu), pas de tripes à l’air, bref, c’est propre, même si c’est tout de même sous-entendu (le boum de a personne qui a marché sur une mine).

Sans être une connaisseuse du Cap, rien qu’en ayant vu les films, je ne suis déjà plus vierge de son univers et pas besoin d’avoir révisé pour comprendre ces deux récits qui ont le mérite d’être clairs, nets et précis.

Mon seul bémol sera pour le fait que les quelques phrases prononcées par les soldats allemands ne sont pas traduites et pour le bruitage des mitraillettes : « budda budda » ou « krak ». Bon, les bruiteurs étaient en grève, sans aucun doute… Cela ne nuit pas à la qualité du récit, cela m’a juste fait sourire dans un moment qui ne s’y prêtait guère.

Deux histoires du Cap qui m’ont entraînées dans son univers, avec peu de temps morts (même si nous avons des moments plus calmes), les mystères bien présents, une enquête afin de savoir qui se cache derrière certaines éliminations de Grands Méchants et l’ombre de Bucky qui plane sur les pages (ben oui, j’ai vu les films).

Une bien chouette découverte !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°27].

Calvin et Hobbes – Tome 5 – Fini de rire ! : Bill Watterson

Titre : Calvin et Hobbes – Tome 5 – Fini de rire !

Scénariste : Bill Watterson
Dessinateur : Bill Watterson

Édition : Hors collection (1993/2010)

Résumé :
Calvin est un petit garçon comme les autres qui adorent se raconter des histoires. Il imagine des aventures extraordinaires avec tigre en peluche, Hobbes, doué de parole.

Une création originale de Bill Watterson, qui a su séduire un large public par son inventivité, son humour et son intelligence.

Critique :
Ah, ces chers amis que sont Calvin & Hobbes ! Ce petit garçon effronté qui n’aime pas l’école et son tigre philosophe…

Leurs réparties sont toujours pleines d’humour, de réflexions sur la vie, la société, l’école…

C’est décalé, tendre, humoristique et plein de bon sens.

Entre la mère qui n’en peut plus, le père qui manie les sarcasmes autant que le tigre Hobbes et Calvin, ce sale gamin paresseux, qui n’aime pas se laver, se lever, aller à l’école, en vacances, qui est un peu cupide, emmerdeur, râleur, de mauvaise humeur, tyrannique…

Non, on ne voudrait pas Calvin comme gamin, pourtant, il est aussi blagueur, rêveur, naïf et bourré d’imagination puisque sa peluche est son meilleur ami et qu’il a des conversations hautement intelligentes avec.

Je me suis bien amusée avec les gags sous la neige ou ceux avec Rosaline, la baby-sitter. La pauvre fille, obligée de garder ce garnement de Calvin, jamais à court d’idées vaches pour aller dormir plus tard, obtenir des pizzas et un magnéto (les plus jeunes iront demander à Gogole ce qu’est un magnéto).

Dans son impatience de manger ses céréales afin d’avoir 4 preuves d’achat pour obtenir une casquette à hélice, Calvin est de nouveau drôle, rusé et impatient. Et le final est tellement vrai !

En fait, Calvin et moi avons un point commun : nous détestons l’école ! Moi aussi je m’emmerdais ferme le dimanche, alors que j’aurais aimé faire des tas de choses durant les quelques heures de liberté chérie qu’il me restait avant d’aller manger, me laver et au dodo. Comme lui, je tournais en rond et bingo, le lundi matin, j’avais plein d’idées d’occupations, mais c’était trop tard…

Calvin et moi, nous sommes des incompris… Moi non plus j’aimais pas les devoirs à faire.

Encore un grand moment de philosophie de passé avec ce garnement de Calvin et ce diabolique tigre de Hobbes.

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°78] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 61 pages).

Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra ! : Nick Spencer, Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Titre : Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra !

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Édition : Panini Marvel Now! (2018)
Édition Originale : Captain America: Steve Rogers, book 1: Hail Hydra (2016)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Steve Rogers, redevenu jeune, a repris le costume de Captain America. Mais derrière ce retour tant attendu, se dissimule un secret qui va secouer l’univers Marvel.

(Contient un prologue de 10 planches publié initialement dans Free Comic Book Day: Captain America (2016) et Captain America: Steve Rogers (2016) #1-6)

Critique :
Captain America, je ne le connais que par les films de la Marvel. Steve Rogers, pour moi, c’est le bô gosse (Chris Evans) avec qui j’irais bien m’encanailler !

Ne connaissant pas l’ordre de lecture de la saga des Captain America, j’ai sans doute commencé par là où il ne fallait pas…

Le scénario est assez riche, comportant des flash-back dans les années 20 sur la jeunesse de Steve Rogers.

Le dessinateur utilisera alors des tons bruns/gris pour nous plonger dans l’atmosphère des années 20, utilisant du rouge lorsqu’il y a danger.

Une partie des personnages de l’écurie Marvel sont présent aussi et j’y ai croisé Iron Man, Doctor Strange, Deadpol, Captain Marvel, Thor, un Spiderman gamin et bien d’autres.

Grâce aux flash-back sur la jeunesse de Steve, le récit n’est en rien linéaire, mais les auteurs se sont permis aussi de faire des bons dans le temps afin de nous montrer les évènements qui ont eu lieu auparavant et éclairer ainsi notre lanterne. Bon, il ne faut pas s’y perdre.

L’intrigue est assez bien fournie, les réparties fusent et notre Captain America n’est pas le Gentil tout bon, tout lisse que l’on pourrait penser. Les scénaristes sont allés plus loin avec lui et je gage que cela a dû faire grincer des dents.

En tout cas, c’est audacieux et cela change de la vision que nous avons de lui, bien que, même ainsi, en quelque sorte, il reste un patriote, vu les discours que certains tiennent dans ce récit. Vérités ou manipulations ? Ça semble tout beau à les entendre mais je reste méfiante des beaux discours.

Mélangeant habillement l’espionnage, le double jeu (ou le triple ?), le S.H.I.E.L.D qui veut prendre des mesures plus coercitives suite à la montée en puissance des suprématistes de l’Hydra, la démocratie qui pourrait être mise à mal puisque certains mesures de surveillance donneraient à penser que la NSA a pris des amphètes !

Un comics très dense, avec beaucoup de détails dans les dessins ou les dialogues. Anybref, pas un comics qu’on lit en vitesse ! J’ai pris le temps de le découvrir (vierge de l’univers, quasi) et j’ai l’intention de poursuivre ma découverte des aventures du Cap et de voir comment ça va tourner dans la suite !

Le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Batman – Gotham by Gaslight : Eduardo Barreto, Mike Mignola et Brian Augustyn

Titre : Batman – Gotham by Gaslight

Scénariste : Brian Augustyn
Dessinateur : Mike Mignola & Eduardo Barreto (Uruguay)

Édition : Urban Comics DC Deluxe (2018)

Résumé :
Le légendaire Jack l’éventreur est l’ennemi public N°1 et sévit dans les rues de Gotham. Mais dans cet univers alternatif, le tueur en série va se heurter à une autre légende nocturne : Batman.

Pris dans une conspiration dont il est la victime, le Chevalier Noir nous entraîne à l’époque victorienne où l’obscurité de la nuit n’est troublée que pas la lueur fébrile et tremblante des réverbères de Gotham City.

Critique :
Batman vs Jack The Ripper ? Je demandais à voir… L’époque ne leur est pas commune (contrairement à celle avec Holmes) et l’endroit encore moins, sauf si Gotham a déménagée à Londres.

Ce comics avait été adapté en film, (en 2018 par Sam Liu – critique ici), mais très librement adapté et j’ai préféré faire la version bédé que celle du film sorti directement en vidéo à l’époque.

L’histoire commence par le meurtre de deux personne, en pleine campagne, durant un voyage en calèche et leur gamin est sauvé par un vol de chauve-souris.

Vienne, 1889… Bruce Wayne raconte ce rêve étrange qu’il fait à un docteur, un certain Freud. Mais ce n’est pas un rêve, c’est un souvenir plus ou moins fidèle d’un évènement réel. Ce qu’il voudrait savoir, notre homme c’est le rapport avec les chauve-souris.

Transposer l’univers de Batman à l’époque victorienne, fallait oser. Reprendre tous les personnages de son univers, Gotham comprise et les déplacer en 1889, c’était une idée qui valait la peine d’être exploité.

Si je ne suis pas tombée en pâmoison devant les dessins, je dois avouer tout de même qu’ils étaient plaisant et avaient un air rétro, comme si nous lisions un comics de 1889 dont les couleurs ne sont pas aussi vives que ceux de notre époque.

Par contre, je n’ai pas aimé les dessins représentant Batman, avec son masque ressemblant plus à celui d’un pingouin qu’à celui ultra sexy de la chauve-souris.

La ville de Gotham, aussi gangrenée par le crime et le vice que Londres est bien reproduite, mais ça fait tout de même bizarre d’y découvrir des fiacres et non des voitures ! Elle aussi a un charme rétro dû aux dessins, même si on a pas envie d’aller se frotter à sa pègre.

Comme toujours, notre Batman sauve les gens, se débarrasse des méchants mais quand des meurtres sordides de femmes ont lieu dans les ruelles sombres de Gotham, la presse titre « Bat-Man est-il le tueur ? » et le dire, c’est déjà le sous-entendre, c’est planter la graine de la peur, de la suspicion dans l’esprit des gens.

J’ai été surprise de la direction de l’histoire, du fait que Bruce Wayne ait dû résoudre cette affaire de cette manière (no spolier) mais la résolution était un peu faiblarde je trouve, surtout pour ce mobile aussi futile et un peu capillotracté à mon sens.

D’ailleurs, nous n’étions même pas à la moitié du récit que l’affaire Jack The Ripper était déjà pliée, résolue et au suivant ! Purée, rapide… Trop rapide, on a l’impression que l’on a survolé l’histoire, l’enquête, la résolution…

L’histoire suivante met en scène un mégalo qui veut dicter sa loi aux autorités de la ville de Gotham sous peine de la faire brûler. Il y a de l’action, de la baston, c’est rythmé et même si tout se règle dans les dernières pages, il y a tout de même un autre responsable que ce fou de Leroy.

Pas tout à fait conquise par cet opus de Batman.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°243] et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2021 ¡Olé!

En mai, c’est bien connu, c’est Viva España ! Mais pas que l’Espagne puisque le challenge Mois Espagnol de Sharon concerne tous les pays lusophone et donc englobe toute l’Amérique Latine et le Portugal.

C’est toujours une joie pour moi d’y participer puisque j’en profite pour sortir mes auteurs sud-américain que je délaisse souvent durant le reste de l’année, faute d’avoir trop à lire.

Pour 2021, j’avais envie de changer un peu et en mettant de l’ordre dans mes bédés (en les encodant dans Livraddict et dans Bedetheque), je me suis prise au jeu des nationalités et j’ai remarqué que j’avais une sacrée collection d’auteurs lusophones dans mes bédés et surtout dans mes comics.

Sans en oublier d’autres qui se déroulaient dans des pays lusophones… Bref, c’était l’île au trésor dans ma biblio et je ne le savais même pas !

Ce qui fait que pour ce Mois Espagnol, faudra pas vous étonner de voir passer du Batman, du Superman, de la Justice League, de la mythologie greque et… du western (qui ne sera pas spaghetti mais paella).

Dans toute cette manne, j’ai même déniché une bédé qui fera le pont entre le Mois espagnol et le Mois Anglais de juin : l’adaptation de 1984 de Orwell par un scénariste espagnol ! Magnifico, non ?

Pour les romans, je ne me suis pas foulée, j’ai repris les non lus de Mai 2020 et ceux que j’avais ajouté à ma liste Livraddict (qui se nomme toujours Mois Espagnol Mai 2020) au fil du temps et de mes bonnes pioches.

Bédés et comics à lire :

  1. 1984 (BD) : Orwell George et Nesti Fido (Brésil)
  2. À l’ombre du convoi T1 – Le poids du passé : Toussaint Kid et Beroy (Espagne)
  3. À l’ombre du convoi T2 – L’espoir d’un lendemain : Toussaint Kid et Beroy José-Maria (Espagne)
  4. Batman – Gotham by Gaslight : Barreto Eduardo (Uruguay), Mignola et Augustyn
  5. Batman – Année 100 : Pope Paul et Villarrubia Jose (Espagne)
  6. Blacksad, 01 – Quelque part entre les ombres : Diaz Canales Juan et Guarnido Juanjo (Espagne)
  7. Bouncer, 03 – La justice des serpents : Jodorowsky Alejandro (Chili) et Boucq
  8. Captain America – Steve Rogers, 01 – Heil Hydra ! : Spencer, Sepúlveda (Mexique), Piña (Espagne) et Saiz Jesús (Espagne)
  9. Don Vega : Alary Pierre (Madrid)
  10. Hel’Blar, T1 – Les chasseurs de Draugar : Sierra Sergio et Sierra A (Espagne)
  11. Hel’Blar, T2 – Le Roi sous le Tumulus : Sierra Sergio A. et Sierra A (Espagne)
  12. Helldorado, T1 – Santa Maladria : Morvan et Ignacio Noé (Argentine)
  13. Héraclès, T2 – Les Douze Travaux : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  14. Héraclès, T3 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry , Bruneau et Duarte Carlos Rafael (Espagne)
  15. Justice League : New Justice, 01 – La Totalité : Snyder, Tynion IV, Janín Mikel (Espagne) et Jiménez (Espagne)
  16. Justice League : New Justice, 03 – Retour au mur source : Snyder, Tynion VI, Sampere (Espagne), Ferry Pasqual (Espagne)
  17. L’or des fous, T1 – L’expédition : Di Giorgio et Olivares G. (Conquistadors)
  18. L’or des fous, T2 – Par le feu et par le sang : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  19. L’or des fous, T3 – Vaincre ou mourir : Di Giorgio et Olivares (Conquistadors)
  20. La guerre des mondes, tome 1 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  21. La guerre des mondes, tome 2 : Cifuentes Vicente (Espagne) et Dobbs
  22. Lazarus, T1 – Pour la famille : Rucka Greg, Lark et Arcas Santiago (Espagne)
  23. Dernier templier, 01 – L’encodeur : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil) et Khoury
  24. Dernier templier, 02 – Le chevalier de la crypte : Imbiriba Miguel (Brésil)
  25. Dernier templier, 03 – L’église engloutie : Imbiriba Miguel de Lalor (Brésil)
  26. Aventuriers du Transvaal, 01 – L’or de Kruger : Bartoll JC (Espagne) et Köllé
  27. Mac Coy, intégrale, tome 1 : Hernandez Palacios Antonio
  28. Mafalda, tome 03 – Mafalda revient : Quino (Argentine)
  29. Mafalda, tome 04 – La bande à Mafalda  : Quino (Argentine)
  30. Manos Kelly, T1 – Le drame de Fort Alamo : Hernandez Palacios (Espagne)
  31. Manos Kelly, T2 – La montagne d’or : Hernandez Palacios Antonio (Espagne)
  32. Solo, T1 – Les survivants du chaos : Martin Oscar (Espagne)
  33. Superman Rebirth, 02 – Au nom du père : Tomasi, Gleason et Jiménez (Espagne)
  34. Superman Rebirth, 03 – Mes doubles et moi : Tomasi et Jiménez (Espagne)
  35. Superman/Batman (Urban), 02 : Loeb, McGuiness et Pacheco Carlos (Espagne)
  36. Waluk, 01 : La grande traversée : Ruiz Emilio (Espagne) et Miralles (Espagne)
  37. Héraclès, 02 – Les Douze Travaux : Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  38. Héraclès, 03 – L’apothéose du Demi-Dieu : Ferry, Bruneau et Carlos Rafael Duarte (Brésil)
  39. Tex, 01 – Flammes sur l’Arizona : Nizzi et Victor De La Fuente (Espagne)
  40. Les ombres de la Sierra Madre, 01 – La Niña Bronca : Brecht (Mexique)
  41. Amazonie – T01 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  42. Amazonie – T02 (Kenya, saison 3) : Leo, Rodolphe et Bertrand Marchal (Brésil)
  43. Fawcett – Les cités perdues d’Amazonie : Dorison, Bocci et Clot (Am. du Sud)

Romans à lire :

  1. Patagonie, route 203 : Varela Eduardo Fernando (Argentine)
  2. Le puits : Repila Ivan (Espagne)
  3. La caverne des Idées : Somoza José Carlos (Espagne)
  4. L’Histoire d’Horacio : González Tomás (Colombie)
  5. Les voix du Pamano : Cabré Jaume (Espagne)
  6. Barcelona : Sánchez Pardos Daniel (Espagne)
  7. Femmes de l’ombre : Bryan Helen (Andalousie)
  8. La table du roi Salomon : Montero Manglano Luis (Espagne)
  9. Le temps de la haine : Montero Rosa (Espagne)
  10. Le Poids du coeur : Montero Rosa (Espagne)
  11. Welcome to Harmony : Garduno Juan de dios (Espagne)
  12. Bioy Trelles : Paz Diego (Pérou)
  13. Taxi : Zanon Carlos (Espagne)
  14. La transparence du temps : Padura Leonardo (Cuba)
  15. À tombeau ouvert : Argemi Raúl (Argentine)
  16. La stratégie du pékinois : Ravelo Alexis (Espagne)
  17. Ombre de l’ombre : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  18. Jours de combat : Taibo II Paco Ignacio (Mexique)
  19. Les hommes t’ont fait du mal : Mallo Ernesto (Argentine)
  20. Le silence des cloîtres : Giménez-Bartlett Alicia (Espagne)
  21. 2666 : Bolaño Roberto (Chili)
  22. Cinq femmes et demie : González Ledesma Francisco (Espagne)
  23. Avril rouge – Félix Chacaltana 01 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  24. La peine capitale – Félix Chacaltana 02 : Roncagliolo Santiago (Pérou)
  25. Un doux parfum de mort : Arriaga Guillermo (Mexique)
  26. Le jeu de l’ange : Ruiz Zafón Carlos (Espagne)
  27. La dame de cachemire : González Ledesma (Espagne)
  28. Le gardien invisible : Redondo Dolores (Espagne)
  29. La face nord du cœur : Redondo Dolores (Espagne)
  30. Le dernier pape : Rocha Luis Miguel (Portugal)
  31. Guerilla social club : Fernandez Marc (Espagne)
  32. Le vieux qui lisait des romans d’amour : Sepúlveda Luis (Chili)
  33. Des morts bien pires : González Ledesma (Espagne)
  34. Le Ciel à bout portant : Franco Jorge (Colombie)
  35. Les eaux troubles du tigre : Plante Alicia (Argentine)
  36. Un nom de torero : Sepúlveda Luis (Chili)
  37. Negra soledad : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  38. L’Obscure Mémoire des armes : Diaz-Eterovic Ramon (Chili)
  39. Des hommes en noir : Gamboa Santiago (Colombie)
  40. San Perdido : Zukerman David (France/Panama)
  41. Je reste roi d’Espagne : Salem Carlos (Argentine)
  42. Par-delà la pluie : Arból Víctor del (Espagne)
  43. Le poids des morts : Arból Víctor del (Espagne)
  44. La veille de presque tout : Arból Víctor del (Espagne)
  45. La maison des chagrins : Arból Víctor del (Espagne)
  46. Monteperdido : Martinez Agustin (Espagne)
  47. Le gardien de la Joconde : Fernandez Diaz Jorge (Argentine)
  48. Le Mauvais Chemin : Santiago Mikel (Espagne)
  49. L’étrange affaire du cadavre souriant : Miranda Miguel (Portugal)
  50. Quand les vautours approchent : Miranda Miguel (Portugal)
  51. Pluie des ombres : Quiros Daniel (Costa Rica)
  52. Le magicien d’Auschwitz : Santos José Rodrigues dos (Portugal)
  53. Le ghetto intérieur : Amigorena Santiago H. (Argentine)

Il faut flinguer Ramirez – Tome 2 : Nicolas Petrimaux

Titre : Il faut flinguer Ramirez – Tome 2

Scénariste : Nicolas Petrimaux
Dessinateur : Nicolas Petrimaux

Édition : Glénat (04/12/2020)

Résumé :

Qui parviendra à flinguer… la rockstar du S. A. V. ? Falcon City est en émoi. Le lancement du Vacuumizer 2000 s’est transformé en une scène de crime macabre. L’inspecteur Eddy Vox est persuadé que le coupable n’est autre que Jacques Ramirez, un salarié de la Robotop fraîchement nommé « employé de l’année ».

Quant aux hommes du cartel de Paso del Rio, ils n’ont pas dit leur dernier mot… C’est avec l’aide inattendue de deux célébrités en cavale que Ramirez parvient à leur fausser compagnie ! Alors qu’il avait planifié un week-end mémorable à Stone Creek, il se retrouve embarqué bien malgré lui dans une chasse à l’homme aussi explosive que pittoresque.

L’occasion idéale pour régler certains conflits familiaux et profiter des richesses qu’offrent l’Etat d’Arizona. Dans ce décor majestueux, nombreux sont les candidats qui courent après Ramirez.

918vlpedlolCritique :

Enfin la suite des aventures trépidantes de Ramirez, le roi du S.A.V, poursuivi par des tueurs sanguinaires et en cavale avec deux braqueuses de banque.

Le tome 1 nous laissait sur un suspense insoutenable mais avec déjà un fragment de réponses quand au fait que notre Jacques Ramirez, paisible employé muet du S.A.V de la société d’aspirateurs Vacuumizer 2000 était considéré par des membres d’un cartel comme un dangereux tueur.

De l’humour, de l’action, encore de l’action et toujours de l’humour pour cette bédé où je conseille à tous et toutes de tout lire ! Même les pubs de lancement pour un film, même les annonces de pub pour des aspirateurs… TOUT, lisez-tout, nom d’un aspirateur à l’obsolescence programmée !

Oui, dans cette bébé géniale, on a des coupures pubs, mais c’est pour la bonne cause parce qu’elles sont drôles, singeant notre monde, disant tout haut ce que les publicitaires (et les vendeurs) n’oseraient pas dire tout bas : obsolescence programmée, garanties plus que limitées, malbouffe, empreinte carbone excessive et j’en passe.

Bref, vous l’aurez compris, dans cette bédé, l’humour est décalé et le second degré est nécessaire pour apprécier toutes les subtilités, d’ailleurs, il est noté dans l’album que des situations peuvent avoir recours au degré N°2. Sans cette disposition, vous risqueriez de ne pas apprécier l’affaire.

L’auteur n’est pas vache, il répond à une partie de nos questionnements et nous en apprend un peu plus sur son personnage principal, Jacques Ramirez, qui entre nous, n’a sans doute pas fini de nous étonner.

Les couleurs sont toujours dans les tons chauds, les dessins, même s’ils offrent des gros nez à certains personnages, sont dynamiques et les scènes de baston ne sont pas statiques, figées, comme parfois j’ai déjà vu, mais ici, c’est dynamique !

D’ailleurs, impossible de lâcher l’album avant d’avoir tout lu, la moindre page, la moindre pub, les imbécilités de fin d’album, non, je n’ai pas sauté une seule ligne, une seule lettre.

C’est fun, décalé, bourré d’humour, d’action, de suspense, de flingues, de balles qui partent dans tous les sens, de cadavres semés à tous les vents et de révélations sur le passé de certains personnages. Lire cette bédé, c’est ouvrir la porte d’un autre monde, un monde des années 80, sans covid, sans masques, sans papiers de sortie à se signer soi-même.

Une bouffée d’air frais, voilà ce que c’est ! Elle sent peut-être la poudre et l’essence qui brûle, mas on s’en fout, tant qu’on ri et que l’on passe un super bon moment de lecture, non ?

Je ne sais pas ce que vous foutez encore devant vos écrans qui vont vous abîmer les yeux au lieu d’être en train de courir vers le dealer de bédés le plus proche pour acquérir ces deux petits bijoux que sont ces deux tomes.

Étoile 4

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°222].

diabolo-riretexte

Thrillers polars 06