Le dernier Templier – Tome 2 – Le chevalier de la crypte : Miguel de Lalor Imbiriba et Raymond Khoury

Titre : Le dernier Templier – Tome 2 – Le chevalier de la crypte

Scénariste : Raymond Khoury
Dessinateur : Miguel de Lalor Imbiriba

Édition : Dargaud (25/02/2010)

Résumé :
L’attaque au Metropolitan Museum of art de New York par des chevaliers templiers en arme a marqué tous les esprits.

Les trésors du Vatican qui étaient au cœur d’une exposition semblent être l’enjeu de l’attaque, et notamment cet objet des Templiers, l’étrange encodeur qui permettrait de déchiffrer des informations fondamentales…

L’agent Reilly mène l’enquête, aidé par le Vatican mais leur émissaire, monseigneur de Angelis, joue un double jeu et est prêt à tout que certaines informations demeurent définitivement secrètes.

Pendant ce temps Tess progresse dans ses recherches qu’elle partage avec Reilly à propos de ces mystérieux Templiers…

Critique :
L’avantage de l’adaptation en bédés du roman, c’est que l’on a les images sous les yeux…

Hélas, si les dessins sont de bonnes factures, les expressions faciales me semblent toujours réduites à leur plus simple expression.

Si dans le roman éponyme, j’avais matché avec le duo agent Sean Reilly (FBI) et Tess Chaykin l’archéologue, dans la version bédé, je me sens fort éloignée d’eux et je n’arrive pas à m’attacher à un seul personnage.

Ces considérations mises à part, le deuxième tome bouge, on a de l’action, Tess remonte la piste plus vite que les agents du FBI et maintenant, on sait qui était derrière le vol au MET.

Du côté des chevaliers Templiers, on en apprend un peu plus sur leur arrestation, sur la fuite de la ville d’Acre et sur ce qui a poussé le commanditaire à perpétrer l’attaque du MET pour récupérer un objet bien précis.

Rien de transcendantal pour le moment, juste un bon moment de lecture avec cette série, sans me prendre la tête, dans le but de me remettre le roman en tête parce qu’à l’époque, j’avais vraiment apprécié sa lecture (j’étais en pleine période de lectures ésotériques, mais à la fin, j’ai eu ma dose).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°247], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 50 pages et le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

Le dernier templier – Tome 1 – L’encodeur : Miguel de Lalor Imbiriba et Raymond Khoury

Titre : Le dernier templier – Tome 1 – L’encodeur

Scénariste : Raymond Khoury & Miguel de Lalor Imbiriba
Dessinateur : Miguel de Lalor Imbiriba (Brésil)

Édition : Dargaud (2009)

Résumé :
Grande soirée de vernissage au Metropolitan Museum de New York où sont présentés les fabuleux trésors du Vatican.

Quatre cavaliers surgissent alors de nulle part, semant la terreur devant les caméras après avoir dérobé plusieurs objets!

L’un d’entre eux se révèle être particulièrement précieux, dissimulant certains secrets que l’on croyait enfouis à jamais…

Tess, une archéologue témoin de la scène, et Sean, un agent du FBI, vont mener une enquête dont l’issue s’avèrera décisive pour le monde chrétien!

L’ultime secret des Templiers sera-t-il enfin dévoilé ?

Critique :
Oui, je sais, les Templiers ont été mis à toutes les sauces, pire que s’ils avaient cuisinés dans l’émission « Top Chef », tout comme l’ultime secret du Christ et de tous les saints du paradis.

Lorsque j’avais lu le roman de Raymond Khoury, en 2006, j’avais apprécié le récit et ensuite, j’avais acheté les deux premiers tomes de la bédé, puis j’avais stoppé et étais passée à autre chose.

Me voici de retour avec les Templiers et de l’ésotérisme, sorte de retour aux affaires sans grand risque, sauf si la relecture se déroule mal.

Replongeons-nous dedans… Une première chose  : la couverture, elle en jette, non ? Quatre cavaliers Templiers sur des chevaux montrant les dents, le tout au milieu des gratte-ciels !

Les premières images nous plongent dans le temps, à Acre, en 1291, lorsque les Chevaliers du Christ perde la ville qui tombe aux mains des Sarrasins.

Les dessins sont agréables, dynamiques et les couleurs sont chaudes, dans cette partie, avant de redevenir plus sombres pour l’attaque du MET et d’osciller entre les deux selon les endroits où se déroulait l’action.

Pour l’action, on est gâté, ça bouge bien, on a de la baston, du mystère, du suspense et une belle touche d’ésotérisme avec nos amis les Templiers qui font encore parler d’eux, sans oublier la touche de religiosité avec le Vatican qui semble nous avoir quelques petits trucs (euphémisme, mais ici, je ne vise que ce qui est dans la bédé).

La relecture s’est donc bien passée alors ? Oui et non, parce que lorsqu’on creuse un peu, on se rend compte que les personnages sont horriblement creux et stéréotypés, chose dont je ne me souvenais pas, autant dans le roman originel que dans cette bédé.

L’agent Reilly du FBI est bôgosse et en plus, sympa à tout casser. Le genre de type avec qui on a vraiment envie d’aller boire un verre. Tess, l’archéologue, est mignonne, sympa et devient vite super pote avec notre bel agent.

Auparavant, j’aurais sans doute ça super chouette, mais 12 ans plus tard, je les ai trouvé fadasses, creux, manquant cruellement de profondeur, de charisme et un peu trop stéréotypés à mon goût.

Hormis ces bémols, j’ai tout de même l’intention de m’encanailler avec la suite de cette bédé afin de voir si la profondeur des personnages sera présente dans les autres tomes et pour découvrir quel est le secret ultime des Templiers, ce qu’ils ont caché dans le navire en revenant de Saint-Jean d’Acre ainsi que le message qu’ils ont laissé derrière eux et qui doit mener à un trésor, au minimum.

Une bédé ésotérique qui se laisse lire si on fait abstraction des personnages trop fades et qui a le mérite d’apporter du suspense, du mystère, de l’action et qui, finalement, fait passer une soirée lecture sans prise de tête.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°244], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 50 page, le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021 et Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°51].

Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn : Sylvain Cordurié et Jean-Charles Poupard

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 05 – Aronn

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Jean-Charles Poupard

Édition : Soleil (20/04/2016)

Résumé :
Depuis sa fondation, la cité d’Anderion est sous la protection des prêtres du Dragon Rouge.

À la pleine lune, ils récitent les versets sacrés issus de leur antique grimoire et empêchent le réveil des dragons. Quand ces derniers sont retrouvés morts et leur grimoire détruit, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur.

Grâce à son pouvoir, Aronn peut extraire Eliezer le Fou de sa prison du Gottland et le ramener à Anderion. Eliezer, qui a autrefois écrit le grimoire, est le seul capable de sauver la ville de la rage des dragons. Mais les assassins rôdent toujours.

Critique :
On a beau aimer une série, lorsqu’on a trop de choses à lire, on a tendance à oublier ce qu’on a commencé et pas achevé, comme ce fut le cas avec les Maîtres Inquisiteurs.

Dans la cité marchande d’Anderion, qui se trouve à l’est de l’Ardaigne (situez-là sur la carte vous-même) ont eu lieu des crimes horribles et sordides : tous les prêtres de l’ordre du Dragon Rouge ont été assassinés, décapités et un grimoire brûlé.

Les mécréants diront qu’on s’en fiche des prêtres… Oui mais non, pas ici ! Ce sont eux qui doivent réciter les versets sacrés qui gardent les terribles dragons rouges endormis et quand les bêbêtes font dodo, la cité évite de se transformer en Pompéi de la fantasy.

Pour enquêter et réussir à sauver la vie, Noriav de l’Ordre des Mages, sollicite l’aide d’Aronn, jeune Maître Inquisiteur qui possède un pouvoir vachement intéressant qui leur permettra de sauver la vie avec l’aide d’un condamné qui connait les versets par coeur.

Eliezer, le condamné régicide a un faux air de Sean Connery dans le film « Rock ». Ayant été condamné, il a le droit de fermer sa gueule, de ne rien dire et de faire ce pour quoi on l’a amené à Anderion : réciter les versets qui garderont les dragons au dodo.

Oui, mais… Si tout allait bien dans le meilleur des mondes, Sylvain Cordurié ne serait pas un scénariste de talent exerçant dans une série talentueuse mais tout simplement scénariste des aventures des Mon Petit Poney, là où tout est happy end et point barre.

Si le scénario est intelligent, les dessins sont très agréables à regarder, à admirer et les couleurs tout pareil. Lorsque les dessins sont merdiques, ça donne moins envie de tourner les pages, ce qui n’est pas le cas ici.

Cet album est une fois de plus une réussite, tant par ses personnages énigmatiques, aux pouvoirs importants, que par la trame de l’histoire qui, bien que conventionnelle, est contée d’une manière qui nous happe directement et il est extrêmement difficile de lâcher l’album avant le fin mot de tout.

Une enquête, de l’aventure, de l’action, des pistes que l’on remonte, des techniques d’interrogatoire propres aux Maîtres Inquisiteurs et à leur acolyte – un Elfe, dans ce duo – et bien entendu, des sombres complots, des manipulations, une conspiration que l’on sent grandir dans les coulisses et un brin d’humour dans les répliques, sans pour autant que les dialogues tournent à la farce.

D’ailleurs, les dialogues sont travaillés et affirment quelques vérités.

Comme dans notre Monde, la Justice, c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne la voit pas apparaître de temps en temps, le doute s’installe (Audiard) et croyez-moi, ce n’est pas dans ces pages que vous trouverez la Justice car comme chez nous, les innocents sont fustigés et condamnés tandis que les coupables dansent en ricanant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°226] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 56 pages.

Murena – Tome 11 – Lemuria : Jean Dufaux et Theo

Titre : Murena – Tome 11 – Lemuria

Scénariste : Jean Dufaux
Dessinateur : Theo

Édition : Dargaud (27/11/2020)

Résumé :
A Rome, au lendemain du grand incendie de juillet 64, l’empereur Néron est en proie au doute. Lucius Murena, son ami, a disparu. Celui-ci aurait-il participé à un complot contre lui, comme certains le prétendent ?

Néron l’a cru, mais ne sait plus quoi penser. L’absence de Lucius le ronge, comme si son propre passé avait disparu, lui aussi. Lucius est entre les mains d’une femme, Lemuria, qui l’a drogué afin de faire de lui l’objet de son plaisir.

Lucius décide de la fuir, car il doit retrouver sa liberté pour se retrouver lui-même. Mais sa mémoire est incertaine. Seul Pétrone peut l’aider à renouer avec celui qu’il était. Pendant ce temps, dans les cercles du pouvoir, des proches de l’empereur fomentent une cabale.

Devenu l’homme le plus recherché de la ville, Lucius rencontre une femme étrange, surnommée  » l’Hydre « . Elle détient un terrible secret.
Un secret qu’elle ne peut partager qu’avec Néron lui-même…

Trois ans après Le Banquet, le retour très attendu d’une série devenue culte et servie par le trait classique de Theo Caneschi, digne successeur de Philippe Delaby.

Critique :
3 ans que je n’avais pas eu de nouvelles de Lucius Murena, de l’empereur Néron… Ça fait long.

Le nouveau dessinateur est toujours excellent, il a réussi à se fondre dans les chaussures de Philippe Delaby, décédé malheureusement.

Son trait s’affirme et je trouve même Néron plus sexy que dans le tome 9, dessiné encore par Delaby. Quant aux couleurs, elles sont lumineuses.

Que se passe-t-il maintenant ?Lucius, drogué, a perdu la mémoire et est devenu le jouet sexuel de Lemuria.

Chez les Romains, les hommes peuvent devenir des sex-toys, la notion de péché n’existe pas. Entre nous, Lucius donne envie de le transformer en esclave sexuel (évitez de me dénoncer sur #ElleAussi, merci).

Réjouissez-vous, mesdames, dans la bédé Murena, il n’est pas rare de tomber sur des beaux mecs avec la tcholle à l’air et Lucius sortant de l’eau en tenue d’Adam est aussi réjouissant pour les yeux féminins que Ursula Andress l’était pour les mecs, lorsqu’elle sortait de l’eau, dans son maillot (James Bond – Dr No).

Je me suis plongée dans ce nouvel album sans aller relire les précédents, et force est de constater que je m’y suis coulée avec facilité, comme si je les avais quitté le mois dernier.

Par contre, ça ne bouge pas beaucoup… On est toujours sur le schéma amour/haine entre les deux anciens copains Néron et Lucius et à la fin, ça risque de devenir redondant. Néron, grand parano, n’arrive jamais à faire confiance à son ami Lucius et le voit dans chaque complot, alors que le mec qui tire les ficelles reste invisible, même sous ses yeux.

Néron, qui ne se mouche pas du coude non plus. Ce gaillard nous rappelle qu’il est d’essence divine… Ah oui, mec, rien que ça… Et les chevilles, Néron, ça va ? Bon, on a beau être d’essence divine, il reste tout de même un type qui ne sait plus trop à qui il peut faire confiance et ça complote grave dans son dos.

Un nouvel album qui ne fait pas avancer le Schmilblick, pas beaucoup d’action pure et dure, mais des tensions (et pas que dans les slips ou sous les jupettes des Romains) latentes qui risquent d’exploser à un moment donné. Mais quand ? Nul ne le sait.

L’album est magnifiquement dessiné, les couleurs sont superbes, colorées, lumineuses, c’est un plaisir de retrouver les personnages chers à mon coeur, mais bon, ça n’avance pas beaucoup… Par contre, c’est un plaisir de revoir Lucius Murena.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°154].

Nains – Tome 18 – Ararun du Temple : Nicolas Jarry et Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 18 – Ararun du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (26/08/2020)

Résumé :
La cité d’Ysparh est rongée par la corruption. Elle ne tient que grâce à la détermination de sa garde à maintenir l’ordre et l’équité.

Le nain Ararun et l’elfe bleue Antalya en sont les redoutés capitaines, l’un pour la finesse de son esprit, l’autre pour le fil de son épée et les deux pour leur obstination légendaire.

Alors, quand l’un des princes est assassiné avant des élections, ils sont les seuls capables de démêler cette affaire.

Critique :
Sherlock Holmes et Watson en version badass ! Et aussi en version Nain et Elfe, mais ceci est un détail…

Oups, pardon, dans ce cas de figure-ci, Watson, l’Elfe, est une femme…

Mais croyez-vous, faut pas essayer de la lui faire à l’envers ou la sous-estimer, car il vous en cuira…

N’essayez pas non plus de sous-estimer Ararun Sherlock Holmes, le nain, son tranchoir vous coupera en deux.

Nos deux enquêteurs qui bossent dans la garde de la cité d’Ysparh sont appelés pour un crime qui semble avoir eu lieu en chambre close : fenêtres fermées, grande hauteur, sortilèges de protection. L’homme était en politique et se présentait aux élections pour devenir le dirigeant de la cité.

Qui a fait le coup et comment ? Le colonel Moutarde semble innocent et il va falloir interroger tous les malfrats de la ville pour savoir où se cache l’assassin avec lequel notre Ararun Holmes a croisé le fer.

Plus qu’une enquête, c’est aussi une plongée dans la politique et ses magouilles, dans ce que l’Elfe a de plus sombre : son côté obscur. Dans tous les sens du terme.

— Je suis un courtard de terrain, Seigneur Mestre. Si je me lève chaque matin, c’est pas pour administrer les chamailleries entre puissants, c’est pour rendre la justice.

Nos deux incorruptibles forment un duo comique, sans pour autant nous donner des éclats de rire, mais leurs réparties sont amusantes et on les sent complices depuis leur rencontre inopinée quelques années plus tôt.

Les dessins sont un régal pour les yeux, les décors sont remplis de finesse et le scénario n’est pas resté aux abonnés absents car le scénariste a fait ce qu’il fallait pour nous proposer une enquête aux rebondissements multiples, avec de l’action, de la baston, une touche d’humour mais aussi de mélancolie.

Nos deux personnages principaux sont travaillés, nous n’en sauront pas plus pour le moment mais ce qu’il nous est donné est suffisant pour nous faire une idée et s’en faire des amis durablement.

D’ailleurs, je ne suis pas contre une nouvelle aventure de nos deux compères car il y a de la profondeur dans cette bédé et ceux ou celles qui disent que les bédés sont pour les enfants ou sont sans intérêt, passé un certain âge (celui de 12 ans), et bien, ils se fourrent le doigt dans le nez jusqu’au cul !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°126].

 

Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02 : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le mystère de la main rouge – Le Loup des Cordeliers 02

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : Xo Editions (22/10/2020)

Résumé :
Juillet 1789.

La Bastille vient de tomber. Danton, Desmoulins et Robespierre entrent dans l’Histoire. Au milieu du tumulte, le jeune et brillant journaliste Gabriel Joly a découvert l’identité du Loup des Cordeliers, ce mystérieux justicier qui hante, la nuit, les rues de Paris. Mais alors qu’il est sur le point de le confondre, voilà que celui-ci disparaît !

La course-poursuite s’engage, menant Gabriel jusque dans les maquis de l’île de Corse, sur les traces de la Main rouge, étrange société secrète dont les membres tentent d’influer sur la Révolution en cours.

Accompagné du pirate Récif et de l’intrépide Théroigne de Méricourt, Gabriel parviendra-t-il à retrouver le Loup des Cordeliers et à découvrir ses plus noirs secrets ?

Entre complots et trahisons, il devra faire usage de sa plus grande sagacité pour résoudre l’énigme de la Main rouge.

Critique :
C’est avec les souvenirs encore chauds que j’ai commencé à dévorer la suite du Loup Des Cordeliers puisque j’avais lu le premier opus début octobre.

Ce deuxième tome est différent du premier, même si l’auteur continue l’Histoire avec les mêmes personnages (et quelques nouveaux) et que nous sommes toujours durant la Révolution de 1789.

Le premier était punchy à fond, je dirais même plus, il était « Green, green, green », même « super green », pour paraphraser Ruby Rhod (5ème élément).

Attention, je ne dis pas que ce nouvel opus est nul ou ennuyeux, loin de là, il est juste différent et il punch moins que le premier, mais tout aussi instructif et nous avons beau nous situer après la prise de la Bastille, ça reste toujours chaud chaud dans les rues où les lanternes servent plus à pendre haut et court qu’à éclairer les cerveaux.

La théorie de l’évolution est peut-être vraie pour le corps humain mais pas pour son cerveau, sa manière d’agir, de réfléchir, de ne pas se laisser manipuler…

Emporté par la foule, les têtes roulent et se retrouvent sur des piques, après que des Trolls aient agités et excités les esprits déjà en surchauffe et assoiffés de vengeance (et de sang) sur les sites Internet de l’époque : DansLaRue et SurLaPlacePublique. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪ On continue de lyncher ♪ Hé, hé ♪

Les personnages clés sont toujours bien travaillés, je les adore et les personnages fictifs côtoient toujours les personnages réels comme si tous étaient de notre monde. La partie Historique est inséré dans l’histoire normale et je n’ai pas eu l’impression que le cours était assommant, que du contraire, j’ai aimé apprendre, en immersion totale, comme si je vivais en direct la Révolution Française (et sans danger).

La société secrète de La Main Rouge ajoutera une petite touche d’ésotérisme, sans que jamais cela ne vire à du Dan Brown. L’auteur s’est documenté et ça se sent dans son récit, lui donnant la couleur du réalisme, ce qui ajoute du plaisir à la lecture.

Alors même s’il était moins punchy que le premier, même s’il est un peu moins « green, super green », il n’en reste pas moins un excellent roman Historique, un polar addictif, instructif, qui nous permet de vivre la Révolution de 1789 comme si nous y étions (le risque de perdre la tête en moins) aux côtés de personnages ô combien attachants, travaillés, réalistes, même les fictifs.

N’hésitez pas à venir à l’abordage de cette saga et d’embarquer pour un voyage fabuleux dans le Paris et la France de 1789. Le seul Récif de ce roman est un personnage et il est l’homme qu’on a envie d’avoir à ses côtés pour cette aventure de capes et d’épées qui fait mouche !

Une LC avec Bianca réussie, une fois de plus car nous avons toutes deux apprécié l’aventure. Juste que n’étant pas à la maison le dimanche, je n’ai pas vu son MP qui me disait : publication demain. Autrement dit, lundi… Voici l’origine du décalage de publication.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°125].

Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial : José-Luis Munuera et Béka

Titre : Les tuniques bleues – Tome 65 – L’envoyé spécial

Scénaristes : José-Luis Munuera et Béka
Dessinateur : José-Luis Munuera

Édition : Dupuis (30/10/2020)

Résumé :
Londres 1861. William Russell, journaliste au Times, couvre une grève dans une usine, au grand dam de ses supérieurs qui lui reprochent de se ranger du côté des ouvriers. Pour se débarrasser de lui, la rédaction du journal l’envoie de l’autre côté de l’Atlantique où la guerre de Sécession fait rage.

En Amérique, dans le camp de l’armée nordiste, le caporal Blutch et le sergent Chesterfield sont chargés d’escorter ce drôle d’observateur anglais, flegmatique et distingué, qui prend des notes sur le champ de bataille en chevauchant une mule.

« La vérité, c’est une question de point de vue ! » s’exclame Blutch dans ce nouveau tome des « Tuniques bleues » coscénarisé par le couple BeKa et Jose Luis Munuera, et dessiné par Jose Luis Munuera.

William Howard Russell (1820-1907) est un journaliste anglais, considéré comme le premier correspondant de guerre. Il a couvert la guerre de Sécession.

Dans l’esprit de la série culte de Cauvin et Lambil, et en attendant la parution du tome 64 en 2021, qui marquera le dernier scénario de Cauvin, les auteurs s’emparent du tandem fétiche pour évoquer l’éternelle tentation d’instrumentalisation de la presse par le pouvoir et la difficulté pour elle de rester objective.

Critique :
Il y deux sortes de passionnés de la bédé : les puristes qui ne veulent pas de reprise par d’autres et les autres que ça ne dérange pas, tant que ça reste dans la ligne éditrices et que les scénarios sont intéressants.

Je me situe souvent le cul entre deux chaises mais pour certaine série (Spirou, par exemple), cela ne me dérange pas la continuité par d’autres alors que pour Blueberry, Astérix, on s’est éloigné de la qualité scénaristiques des albums mères.

Mais je suis ici pour parler de l’album 65 de Tuniques Bleues, paru avant le 64 qui marquera la fin de l’ère Cauvin-Lambil qui prennent leur retraite de cette série mythique. Ça me désole, mais ces derniers temps, les albums des Tuniques Bleues ne m’enchantaient plus au niveau du scénario et je trouvais qu’on tournait en rond.

Le trait de Munuera, je le connais de longue date, ayant lu Les Campbell, Nävis et Zorglub. Malgré tout, après 60 albums dessinés par Lambil (4 premiers par Salvérius), il faut un peu de temps pour s’habituer à une autres manière de dessiner les personnages. Souvent, dans les expressions, je revoyais celles des personnages des autres séries du dessinateur Munuera…

Le scénario est excellent et j’ai été étonnée de voir un journaliste du Times de Londres aller jouer l’envoyé spécial sur la Guerre de Sécession, mais effectivement, c’était logique que d’autres s’intéressent au conflit.

William Russell, le journaliste du Times, a tout son flegme britannique et son but à lui, c’est de raconter la guerre telle qu’elle se déroule, de ne pas cacher le nombre de morts, la folie de ce conflit fratricide, de l’imbécillité de certains généraux, le tout, sans prendre parti pour un camp ou un autre.

Si les ronds-de-cuir et les militaires voulaient un journaliste pour leur tresser des lauriers à leur gloire et à leur cause, ils remarquent vite qu’ils se sont fourré le sabre dans le cul, jusqu’au coude et décident de mettre un bâillon sur ce journaliste qui oublie de censurer ses articles, ou de les tourner dans le bon sens du Nord, comme certains firent durant la Première Guerre Mondiale.

À l’Ouest, il y a du nouveau car cet album, même s’il manie toujours l’humour, va plus en profondeur dans les personnages, dans leurs réflexions, leurs actions et les auteurs n’hésitent pas à montrer ce que peu de gens aimeraient voir : une coalition entre les dirigeants des deux camps ! La guerre est une affaire politique.

Je me suis régalée avec ce tome 65 et cela faisait longtemps que je ne prenais plus autant de plaisir à lire mes Tuniques Bleues, sauf à relire les anciens albums (jusqu’au 27, j’adore, entre le 28 et le 36, c’est inégal, au delà, je ne les relis jamais).

La thématique de la presse utilisée par le pouvoir sur place pour son propre bien à lui, dans le but de faire de la propagande ou de minimiser les faits existe depuis toujours et il n’est pas toujours simple pour un journaliste ou son journal de rester objectif devant des menaces, des dessous de table, des tentatives de musellement.

Et encore, durant la Guerre de Sécession, les journaux n’appartenaient pas à des millionnaires/milliardaires/industriels/ et le chantage à la publicité n’avait pas le même impact que maintenant (même si le nerf de la guerre est toujours le fric, le fric, le fric, le fric – et non pas des frites sur l’air des Tuches).

Un excellent album qui renoue avec ce que j’aimais dans cette série : de l’humour mais aussi de la profondeur.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°121].

Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande : Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat

Titre : Ira Dei – Tome 3 – Fureur normande

Scénariste : Vincent Brugeas
Dessinateur : Ronan Toulhoat

Édition : Dargaud (06/09/2019)

Résumé :
Bataille de Vénosa. Après la Sicile, c’est le sud de l’Italie qui doit faire face au déferlement normand. Les troupes, guidées par Guillaume de Hauteville et grossies par l’arrivée de nouveaux mercenaires normands attirés par leurs exploits, écrasent sans aucune pitié l’armée byzantine, menée par le capétan Dokéianos.

Face à une telle puissance, le Basileus Michel IV doit prendre des mesures radicales et fait sortir Maniakès de ses geôles pour le placer à la tête de son armée. Empli de haine, celui-ci compte bien se venger.

Si la démonstration de force des Normands ne lui plaît guère, les échecs byzantins sont, au contraire, vus d’un très bon œil par l’Église. Ayant la confiance de Guillaume, Étienne est chargé de manipuler ce dernier afin que son armée ne devienne pas une nouvelle menace pour la foi chrétienne.

Quant à Tancrède, il repart au combat au côté d’Harald, qui ne voit plus en son ancien ami qu’un faible. Normands et Byzantins sont sur le point de s’affronter à nouveau, car manigances et tromperies sont légion…

Critique :
Quand on est un grand con… quérant, faut conquérir et pour ça, faire des guerres, attaquer, échafauder des stratégies et être plus perfide que son ennemi.

Ou tout simplement utiliser ses chefs de guerres, ses mercenaires, ses soldats comme des pièces sacrifiables sur un échiquier où tous les coups de putes sont permis.

Le strategos Maniakès avait été jeté en prison mais comme il est le meilleur dans son boulot de stratège, le Basileus l’a fait sortir.

Le chef Varègue, Harald et Tancrède ont dû quitter la Sicile pour l’Italie qui plie sous les coups de boutoir des normands de Guillaume (lui-même conseillé par l’Église). Harald en a marre d’écouter les conseils pleins de prudences de Tancrède.

Ce dernier, depuis qu’il a perdu ses amis, n’est plus que l’ombre de lui-même. Voir Tancrède moins arrogant, plus posé, plus réfléchi, ça fait tout drôle. Entre nous, Harald aurait dû l’écouter…

Les dessins sont tout en fureur dans ce troisième tome, certaines planches étant même présentées de manière oblique, durant une bataille. Étrange mais bonne idée, ça donne encore plus de furie à la charge des Varègues.

Puisqu’il est question de con-quérant, il est aussi question de trahison, de plans machiavéliques pour faire tomber l’autre dans un piège, sauf que des autres ont pu aussi monter un coup foireux et que l’arroseur peut à tout moment finir en arrosé.

Un bon album, avec de l’action, des trahisons, des moments forts et des dessins qui mettent tout cela en valeur.

Le tome suivant, consacré au cycle Italien, me trouvera fidèle au poste car je voudrais savoir ce qu’il va se passer entre Hugues et Tancrède (et tous les autres).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°113].

Le Loup des Cordeliers : Henri Loevenbruck [LC avec Bianca]

Titre : Le Loup des Cordeliers

Auteur : Henri Loevenbruck
Édition : XO (2019)

Résumé :
Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.

Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.

Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris…

Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l’ambition, le caractère, les plans secrets.

Alors que, le 14 juillet, un homme s’échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l’identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l’un des plus grands complots de la Révolution française ?

UN ENQUÊTEUR REDOUTABLE

Une fresque magistrale des premiers jours de la révolution.

Critique :
— C’est une révolte ?
— Non, Sire, c’est une révolution !

Évidemment, à ce moment-là, personne ne pensait que Louis XVI et Marie-Antoinette perdraient un jour la tête (comme bien d’autres).

Le loup des Cordeliers m’a pris dans ses crocs directement, après quelques lignes. J’étais dans le roman, accrochée aux pages, la bouche ouverte de contentement (honni soit qui mal y pense).

Génial, me suis-je dis, j’allais pouvoir vivre la Révolution de 1789 de l’intérieur ! C’est tout de même assez violent de faire la révolution, la nôtre, en 1830, fut plus calme.

L’auteur a évité tout manichéisme en faisant du peuple qui se révolte le Bon, les Nobles les Méchants et la royauté les Truands… Vous aurez sans doute constaté, tout comme moi, que les révoltés se comportent très vite aussi mal que ceux qui étaient au pouvoir et qu’il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’ils copient tous leurs travers.

Ce que j’ai aimé, dans ce récit, c’est que le côté Historique ne bouffe pas le côté enquête mais y soit intégré de manière harmonieuse. J’ai appris des choses, j’ai fait la révolution et cela ne m’a pas semblé insipide ou assommant comme un cours d’Histoire, mais vivant.

Les personnages sont bien campés, réalistes, les fictifs croisant les réels et notre jeune journaliste enquêteur, Gabriel (♫ tu brûles mon esprit, ton amour étrangle ma vie ♪ – je n’ai pas pu résister), doit être un ascendant de Sherlock Holmes car il possède, comme lui, des dons de déduction. Très utile dans la vie et pour son enquête aux côtés d’un ancien pirate (que j’ai adoré aussi).

Notre Gabriel Joly aimerait faire de vrai journalisme et non s’occuper des programmes des spectacles. Lui rêve de raconter les faits depuis l’intérieur de la révolution, dire ce qu’il se passe sans mentir, mais ça fake news de tous les côtés alors qu’il n’y a pas réseaux sociaux, juste des gens qui parlent sans savoir. ♫ Non, non, rien n’a changé ♪

Un polar historique qui mélange habillement l’Histoire et une enquête, sans jamais être rébarbatif ou donneur de leçons, qui vous fait vivre la révolution de l’intérieur, comme si vous aviez le pouvoir d’être avec le peuple mais aussi en compagnie des autres, les nobles et tout ce qui gravite autour de la personne du roi.

Un roman qui vous décrit les rues de Paris comme si vous y étiez, les petits estaminets, les bouges infâmes, les ruelles pavées. Un roman qui vous fera côtoyer les brigands, les pirates et puis le beau linge de la France d’en haut, vous faisant passer de l’un à l’autre sans que cela ne vous choque.

Un excellent roman qui se dévore, bourré de mystères et de suspense, le tout porté par une écriture simple mais jamais simpliste. Une belle réussite, tout simplement.

Une LC réussie avec ma copinaute Bianca qui a adoré ce récit d’aventure révolutionnaire autant que moi.

PS : Ce roman est à suivre, je ne le savais pas en le commençant. Pas un gros problème pour nous deux puisque la suite arrivera bientôt, mais je trouve ça un peu cavalier que la maison d’édition XO n’ait pas signalé sur le roman que c’était en deux tomes… La surprise est de taille lorsqu’on arrive au bout et qu’on ne le sait pas, c’est frustrant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°101].

Blueberry – Tome 22 – Le bout de la Piste : Jean-Michel Charlier et Jean Giraud

Titre : Blueberry – Tome 22 – Le bout de la Piste

Scénariste : Jean-Michel Charlier
Dessinateur : Jean Giraud

Éditions : Novedi (1986) / Dupuis (1992) / Dargaud (2003)

Résumé :
Blueberry contacte le géneral Dodge pour qu’il plaide sa cause auprès du président Grant. Il a avec lui toutes les preuves de son innocence dans l’affaire du trésor des confédérés, mais il refuse de se livrer et de laisser faire la justice.

Il lui faut retrouver les véritables conspirateurs qui ont essayé de tuer Grant et sa piste remonte à Kelly, le directeur du penitencier où Blueberry était détenu.

Le Bout de la piste est le vingt-deuxième album de la série de bande dessinée Blueberry de Jean-Michel Charlier (scénario), Jean Giraud (dessin) et Janet Gale (couleurs).

Publié pour la première fois en 1986, c’est le dernier album du cycle de La Réhabilitation de Blueberry (deux tomes).

Critique :
Blueberry, comme le lecteur, arrive au bout de la piste d’un récit commencé 9 albums plus tôt dans « Chihuahua Pearl » (tome 13).

Ça fait long la tentative de réhabilitation, même si, depuis le tome 13, Blueberry a vécu des aventures pour 1.000 vies.

Il devait aussi se blanchir de deux actes d’accusation graves : le vol du trésor des Confédérés et la tentative d’assassinat du président Grant.

Si l’album précédent (La dernière carte) n’était pas au top au niveau du scénario et des couleurs, celui-ci renoue avec les grandes heures de Blueberry et les auteurs nous offrent un festival d’action, de suspense et de complot pour terminer ce cycle ainsi que clore toutes les anciennes affaires qui pendaient au cul de notre lieutenant.

Cela avait beau être ma 36ème relecture, il n’en reste pas moins que j’ai eu de belles surprises car j’avais oublié le nom du comploteur en chef et de celui qui le secondait, comme quoi, perdre la mémoire, ça a du bon aussi, on redécouvre l’histoire avec des yeux neufs.

Petit coup de blues car ce tome signe aussi la fin des aventures de Blueberry pour moi puisque les albums suivants ne font pas partie de mes préférés.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°84] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.