Le cri : Nicolas Beuglet

Titre : Le cri

Auteur : Nicolas Beuglet
Édition : Xo Editions (08/09/2016)

Résumé :
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

Critique :
♫ Et j’ai crié, crié-é ♪ Non, rien à voir avec la disparition d’une certaine Aline sur une plage, j’ai juste crié de plaisir à la lecture de ce thriller hautement addictif.

Ce que je pensais être un polar whodunit classique avec un crime mystérieux à résoudre en interrogeant le majordome et le jardinier s’est en fait révélé un thriller rythmé qui m’a emmené de Norvège à Paris avant de filer droit vers les États-Unis.

Tout comme moi, lorsque l’inspectrice Sarah Geringën, fraichement plaquée par son mari, est appelée pour ce qui a tout l’air d’un suicide à l’hôpital psychiatrique de Gaustad à Oslo, elle ne s’imaginait pas non plus vivre une telle aventure palpitante et courir partout avec un certain Christopher, rencontré dans le cadre de son enquête en France.

Je tire mon chapeau aux deux personnages principaux, qui, en plus d’être sympathiques, ont couru comme des fous en prenant très peu de repos, sans quasi manger, boire, ni uriner.

Effectivement, on n’avait pas de temps à perdre à les envoyer aux chiottes ou à les faire manger, lorsqu’il y a plusieurs énigmes à résoudre et que le temps joue contre nous, un peu comme dans 24h chrono, on en oublie les besoins élémentaires.

Ceci n’est pas une critique en soi, juste une parenthèse amusante qui pourrait lancer le débat sur les personnages de romans qui ne vont jamais aux chiottes et qui ont cette chance que tout s’arrange alors que nous, dans la vraie vie, on a déjà du mal à faire comprendre un truc tout simple à notre fournisseur d’énergie (ou autre, comme l’administration) !

Ne voulant pas vous dévoiler trop de choses afin de vous garder vierge de tout, je vous dirai juste que ce thriller possède aussi une partie consacrée à la science des plus intéressantes et de l’ésotérisme à dose homéopathique.

L’auteur nous parle de faits réels, avérés tout en développant des théories de plus intéressantes, qui pourraient être vraies. Étant donné que nous ne savons rien sur ce qui nous attend après la vie, ces théories n’ont rien d’impossibles puisqu’elles ne sont pas improbables.

Les personnages, bien qu’étant parfois surhumains et super résistants, sont sympathiques, tourmentés, avec leurs blessures secrètes, leur passé sombre, des vils secrets dans leur vie dont ils n’ont même pas conscience, le tout les rendant sympathique à mes yeux.

Ce que j’ai apprécié aussi, dans ce thriller, c’est que l’auteur ne charge pas les différentes religions de tous les maux de la Terre. Au moins un qui a compris que c’était l’Homme qui était le responsable de toutes les exactions ou violences commises en leur nom ou en celui d’un Dieu, qu’il existe ou non.

Un thriller pour ceux qui cherchent du rythme, qui ont envie d’une lecture addictive, avec de la science et un un brin d’ésotérisme, sans sombrer dans un Da Vinci Code dopé à l’EPO car ici, nous restons dans le réalisme pour bien des faits et même lorsqu’on extrapole, ça reste du domaine du plausible (mais non vérifiable pour le moment).

Un thriller qui m’a fait passer un excellent moment de lecture, la rendant addictive comme j’aime.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

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Basil, détective privé – The Great Mouse Detective : Disney [1986]

Basil, détective privé (The Great Mouse Detective), ou Basil, le grand détective des souris au Québec, est le 33ème long-métrage d’animation et le 26ème « Classique d’animation » des studios Disney, sorti en 1986.

Il est inspiré de la série de romans Basil of Baker Street de Eve Titus et Paul Galdone parus entre 1958 et 1982, eux-mêmes basés sur le personnage de Sherlock Holmes créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887.

Synopsis :

Une nuit de l’année 1897, alors que l’inventeur Mr Flaversham célèbre l’anniversaire de sa fille Olivia, une horrible créature proche de la chauve-souris interrompt la fête et kidnappe l’inventeur.

Terrorisée, Olivia part chercher de l’aide auprès du célèbre détective Basil. Elle rencontre sur le chemin de Baker Street le Docteur David Q. Dawson, médecin militaire de retour d’Afghanistan.

Après avoir entendu son récit, Basil ne semble pas très intéressé jusqu’au moment où il comprend que l’auteur de l’enlèvement ne peut être que Fidget, la chauve-souris, stupide mais fidèle serviteur, du professeur Ratigan.

Ce dernier est un rat cruel et démoniaque, régnant sur les bas quartiers de Londres et qui n’a pour but que de renverser la Reine des Souris au Palais de Buckingham. Basil décide alors de mener l’enquête contre son ennemi de toujours pour sauver Mr Flaversham.

Ce que j’en ai pensé :
Honte à moi, nous étions en 2010 et je n’avais jamais vu ce classique de Disney alors que je suis une fan de Sherlock Holmes !

C’était Norah, avec qui je discutais via MP qui m’avait fait remarquer que c’était pas croyable que je ne l’ai jamais vu, alors qu’elle, bien plus jeune que moi, l’avais déjà vu 36 fois au moins.

À l’époque, j’avais mis ma culture holmésienne à jour et visionné le dessin animé et comme elle, je ne m’en lasse pas de le revoir.

Le Mois Anglais est une bonne excuse pour le revoir et en faire une chronique.

Je n’ai jamais compris comment j’avais pu louper ce dessin animé de Disney alors que ma grand-mère m’avait emmené voir le sombre « Taram et le chaudron magique »… Qui fut un bide chez Disney !

Je ne comprends pas comment ce classique qu’est Basil détective privé, est moins connu que certains navets genre Arielle…

Anybref, revenons à notre détective qui est une souris et qui a son trou au 221b Baker Street, chez un certain Sherlock Holmes, doublé par Basil Rathbone !

Comment est-ce possible, me direz-vous, sachant que l’acteur est décédé en 1967 !

Si l’acteur interprète, ici une fois de plus, le personnage qui l’a rendu célèbre – Sherlock Holmes – c’est grâce à d’un extrait sonore d’un de ses films. C’est aussi en son honneur que le héros du dessin animé se prénomme « Basil ».

On trouve également dans ce film de nombreuses références aux livres de Conan Doyle : le chien Toby (Le Signe des Quatre), le violon, le buste de Holmes sur une étagère (La Maison Vide), les nombreux déguisements de Basil…

Basil, c’est LE dessin animé où Disney renoua avec les souris et l’anthropomorphisme, puisque l’on savait bien, chez eux, que les souris, ça marchaient pluto bien (jeu de mot foireux avec le nom du chien de Mickey)…

Voilà un dessin animé qui mériterait qu’on parle plus de lui car il est bourré de rebondissements et possède un niveau graphique en avance sur son temps car la scène de l’horloge dans la Tour de Londres est la première à combiner de façon aussi importante des images de synthèse et une animation traditionnelle dans un long-métrage d’animation,  les 54 pièces et rouages de Big Ben ayant été générées par ordinateur.

Si les rouages de l’horloge de Big Ben ont été créés par ordinateur, les personnages, eux, ont été fait à la main et ensuite intégrés dans le décor. Ce qui donne lieu à une scène à couper le souffle.

De même, les animateurs sont parvenus à effectuer un « mouvement de caméra » qui suit le professeur Ratigan tout en tournant autour de lui.

Ce mouvement de caméra était fréquent dans les films avec des acteurs humains, mais n’avait jamais pu être utilisé dans l’animation jusqu’alors.

Ainsi, les studios Disney ont mêlé technologies et techniques traditionnelles pour donner un résultat dynamique, plein de vie et d’une esthétique sans pareille.

Sans oublier que l’on est face à une enquête bien réalisée, bien écrite, une excellente intrigue, du suspense, et une histoire assez complexe tout de même pour des bambins.

D’un côté, le Méchant Ratigan est un rat criminel qui veut qu’on le traite comme une souris (cette information est plus claire en version anglaise qu’en version française) et de l’autre, on a Basil, ce détective marginal excentrique qui ne supporte pas l’échec.

Quant à Dawson, c’est un médecin altruiste qui cherche toujours à bien faire le bien et à aider…

Pas d’ennui devant ce dessin animé, ça virevolte de partout, ça enquête, ça complote à tout va, le Grand Méchant Ratigan est une réussite à lui tout seul et vous savez tout comme moi que lorsque le méchant est réussi, le reste l’est aussi !

Au cas où vous ne le sauriez pas, le personnage de Ratigan est inspiré par l’acteur Vincent Price qui lui donne aussi sa voix en version originale.

Cet usage d’un acteur pour concevoir un personnage avait été fortement critiqué à la sortie du film Le Livre de la jungle (1967). Comme quoi, tout change avec le temps !

En tout cas, j’adore ce dessin animé et si vous ne l’avez jamais vu, c’est le moment où jamais de remettre votre culture à jour !

Et ne prenez pas l’excuse que c’est un Disney !

Cet animé n’a rien de gnangnan, que du contraire, et peut avoir deux lectures : celles pour vos bambins innocents et celle pour les adultes car dans ce Disney, on a tendance à être politiquement incorrect car il y a des coups de feu, de l’alcool, des cigarettes et des pipes, sans oublier que dans la VO-STFR, Ratigan qui dit à Olivia de « fermer sa grande gueule » (ce passage offensant a été redoublé pour le DVD/K7 français, et désormais il lui ordonne juste de se taire)…

Sans parler du passage avec la chanteuse de cabaret sexy…

Un enfant, ne comprendra pas tout ce qui se cache derrière cette simple phrase : « Laissez-moi vous gâter »…

Oui, j’adore ce Disney !

Le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.

[SÉRIE] Sherlock – Saison 4 – Épisode 1 – The Six Thatchers

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Chronique garantie sans SPOLIERS, sans paraben et sans huile de palme…

The Six Thatchers est le premier épisode de la quatrième saison de la série télévisée Sherlock diffusé pour la première fois sur BBC One et BBC One HD le 1er janvier 2017.

Trois ans après la dernière saison, un an après un épisode spécial pour Noël, le duo Cumberbatch/Freeman faisait ENFIN son retour dimanche sur les écrans britanniques.

Attente plus longue que celle du père Nowel, on est impatient de les retrouver, mais on voudrait reporter le moment où on le premier épisode va être diffusé parce qu’on sait que cela ne durera pas longtemps, trois épisodes et puis s’en va… On attend longtemps et on n’en profite pas beaucoup.

Sans compter les nombreuses parlottes des producteurs qui nous disent qu’ils ont encore des idées, qu’ils voudraient continuer, mais que c’est difficile de réunir tout ce petit monde et qu’ils ne voudraient pas faire LA saison de trop.

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Synopsis :
Avec le retour de Moriarty annoncé à travers Londres, le gouvernement britannique décide de blanchir Sherlock Holmes de la mort de Charles Augustus Magnussen.

De retour à Baker Street et alors que John et Mary Watson deviennent parents, le détective attend le prochain coup du criminel.

L’affaire étrange de la mort d’un adolescent va mener Sherlock Holmes sur la piste d’un homme traquant une série de bustes de Margaret Thatcher.

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Chronique garantie sans SPOLIERS, sans paraben et sans huile de palme… (pour les cancres du dernier rang qui n’auraient pas bien entendu).

103741Ce que j’en ai pensé : Ceux qui ont lu le Canon Holmésien connaissent « The Six Napoleon » ou « Les six Napoléons » avec ces bustes de l’Empereur qui étaient mis en pièce sans que l’on sache pourquoi.

Bon, éliminons d’emblée les sujets qui fâchent : je n’ai pas aimé la nouvelle coiffure de John Watson et encore moins celle de son épouse, Mary !!

Non, mais allo quoi ? Ils étaient en disputent avec leur coiffeurs, là ??

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Anybref… D’entrée de jeu, je me demandais comment ils allaient s’en tirer avec le bordel final de l’épisode 3 de la saison 3… Rappelez-vous, Charles Augustus Milverton…. Non, Charles Augustus Magnussen était mouru d’une balle dans le crâne.

Paf, ils te le résolvent correctement ! Sherlock est imbu de lui-même, hautain, il est Lui, je suis toute folle à l’idée de retrouver mon homonyme jouant  le rôle de mon personnage préféré.

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Sans oublier l’impénétrable, le froid, le très raide Mycroft Holmes, dont j’adore toujours autant le personnage.

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J’ai pris du plaisir aussi à voir ma chère Penelope (pas la femme de Fillon !) de la série « Vicious », ses trous de mémoires en moins.

Ma plus grosse crainte était le présumé retour de Moriarty et je ne voulais pas qu’ils nous la jouent à la Bobby Ewings qui revenait à la vie parce qu’il n’était pas mort, mais que ce n’était qu’un rêve…Enfin, un truc dans le genre parce que je n’ai jamais regardé Dallas de ma vie.

Je ne spolierai pas en disant qu’il ne fut pas question de couillonnades de ce genre. Ouf.

L’enquête de Sherlock sur les bustes de la Dame de Fer écrasés commence bien, on a une autre énigme dans l’énigme, Sherlock a 6 coups d’avance sur tout le monde, je me régale.

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On est dans le nerveux, les images sont toujours excellentes, les plans aussi, je suis à la limite de l’orgasme holmésien.

Contente aussi que les scénaristes nous développent un peu plus le passé de Mary, personnage ambigu depuis le début, dont je me demandais à quel râtelier elle mangeait.

J’ai adoré qu’ils développent le côté amitié entre elle et Sherlock, faisant de lui un être avec un cœur et des sentiments pour ses amis. On le voit même entretenir une conversation logique avec la jeune Watson…

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J’ai aimé leurs jeux, leurs répliques, que l’on en sache un peu plus sur la fameuse organisation AGRA et que l’épisode qui commençait avec une enquête « normale » bifurque vers du plus rythmé et aille dans un sens différent de la nouvelle.

Mais ils ont foiré une scène, une de celle importante, qui au lieu de me faire l’effet escompté a eu un impact moindre, la faute n’étant pas aux acteurs, mais au fait qu’elle arrive sans qu’il n’y ait eu une montée d’émotion et que cette scène est bâclée, comparée à d’autres qui étaient hyper bien gaulées.

Alors oui cet épisode est fort en situations importantes, en questions que l’on se pose et dont je ne comprenais pas l’importance avant d’avoir vu toute la saison, mais malgré tout, quand on le compare à une saison 1 ou une saison 2, on se dit qu’on a perdu une partie de la passion ressentie aux débuts parce que notre partenaire (producteurs-scénaristes) n’a pas tout fait pour nous faire jouir devant ce premier épisode.

Malgré tout, c’était un plaisir de retrouver Sherlock mais je pense que je me referais cet épisode et les autres d’un coup pour mieux digérer tout ce qui s’est passé.

Je ne peux rien vous dire de plus…

Étoile 3,5

« A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict,  le Challenge British Mysteries chez My Lou Book et le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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Les aventures de Charlotte Holmes [Tome 1] : Brittany Cavallaro

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Titre : Les aventures de Charlotte Holmes [Tome 1]

Auteur : Brittany Cavallaro
Édition : Pocket Jeunesse (18/08/2016)

Résumé :
Jamie Watson, arrière petit fils du Docteur Watson, ne voulait pas cette bourse pour Sherringford, un collège chic de la côte Est des États-Unis….et encore moins y croiser Charlotte Holmes.

L’arrière-petite-fille de Sherlock a hérité du célèbre détective non seulement son génie mais aussi son tempérament explosif . Mieux vaut, dit on, l’admirer de loin…

Quand un étudiant meurt dans des circonstances dignes des plus terrifiantes histoires de Sherlock, Jamie et Charlotte sont les premiers accusés.

Victimes d’un coup monté, ils n’ont d’autre choix que faire équipe pour mener l’enquête….

a-study-in-charlotteCritique :
Vous connaissez mon vice : Holmes ! Certes, j’en ai bien d’autres, mais celui-ci, on peut en parler en public…

Alors, quand un copain du Net me prévient de la sortie de ce roman jeunesse mettant en scène les enquêtes d’une descendante du célèbre détective aidée d’un autre en droite ligne du brave Dr Watson, ni une, ni deux, je me mets en quête.

Je le dis d’entrée de jeu, nous en saurons peu sur la femme qui donna naissance au fils de Sherlock Holmes, lui-même n’ayant jamais divulgué qui avait eu les honneurs de sa semence.

Mais bon, Holmes a eu un fils qui lui même a eu un fils… Watson aussi, et nous arrivons donc avec les arrières-arrières-arrières-petits-fils/filles des deux hommes du 221b Baker Street. Bien que dans le résumé on ait ôté quelques arrières pour gagner de la place.

Rien à redire, j’ai passé un agréable après-midi de lecture devant le feu, avec une cup of tea… Oh, shocking, il me faut d’urgence un hamburger puisque cette aventure se déroule dans la patrie d’Obama… Sorry, de Trump (je ne m’y fais pas encore).

Au moins, je n’ai pas été Trumpée sur la marchandise, c’est frais, agréable, ça mange pas de pain, ils leurs arrivent plus de bricoles que s’ils étaient dans l’école de Poudlard, mais au moins, on ne s’embête pas avec les deux descendants !

Par contre, il y a un peu tromperie dans le 4ème de cover qui dit que James Watson ne voulait pas croiser Charlotte Holmes dans le collège de Sherringford (les holmésiens comprendront la référence au nom du collège).

D’emblée ce jeune homme nous explique qu’il s’est imaginé enquêter avec Charlotte. Depuis qu’il est tout petit, il se fait des films sur ce qu’ils auraient pu réaliser tous les deux, des trucs dignes de James Bond on d’Indiana Jones ! Il voulait devenir ami avec Charlotte, il en tombe même très vite amoureux… Un peu trop, même. Gardons un peu de suspense que diable !

Charlotte, elle, elle ressemble un peu trop au portrait de son lointain aïeul : drogues (plus que lui et pas que pour se stimuler), violon, expériences chimiques, déductions, frère tout puissant, asociale, pédante, intelligente au possible, sans émotions ou presque… J’aurais apprécié un portrait moins fidèle à l’original, surtout qu’après autan de génération, les gènes sont dilués.

Autre point d’achoppement, je n’ai pas compris non plus pourquoi le descendant de Watson se prénommait « James », comme le Napoléon du Crime, Moriarty… Surtout en découvrant que son père est un vrai fan des écrits de son aïeul. Nom de Zeus, il aurait pu le prénommer John, non ? C’est ce que moi j’aurais choisi… Mais ceci n’est que mon avis personnel, je n’en ferai pas un caca nerveux.

Pour le reste, l’enquête est chouette, il y a quelques références aux nouvelles canoniques (et un néophyte ne sera pas largué), l’écriture n’est pas enfantine, elle est normale, digne d’un descendant d’un Watson.

On ne s’embête pas, le livre est court (284 pages), bien fichu, on a envie de finir l’histoire pour savoir qui a fait ça et on s’en rend assez facilement compte, quasi en même temps que Charlotte Holmes, en fait. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Une chose est sûre, je ne raterai pas la suite de leurs aventures, croisant les doigts que pour la suite, elles arrivent à Londres, leur ville d’origine.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

[SÉRIES] Downton Abbey – Saison 1 – La série qui te down du British

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La première saison de Downton Abbey se déroule sur la période s’étendant du naufrage du Titanic, le 15 avril 1912, jusqu’à la déclaration de guerre du Royaume-Uni à l’Empire allemand, le 4 août 1914, et donc au début de la Première Guerre mondiale.

Comment ça commence ? Tout simplement par le naufrage du Titanic en avril 1912 – rassurez-vous, Céline Dion ne chante pas et vous ne reverrez pas le beau Jack couler, mort de froid – anybref, le comte de Grantham et son épouse Cora apprennent que les deux héritiers potentiels de la demeure de Downton, le cousin germain du comte et son fils Patrick, sont morts lors du naufrage du Titanic.

Les Crawley n’ont eu que trois filles, Lady Mary, Lady Edith et Lady Sybil, or seul un héritier mâle peut hériter du domaine, qui est soumis à un « entail fee tail male ».

Oui, pour l’égalité des sexes, vous repasserez, mesdames, nous avons peu de droits, sauf celui de fermer notre gueule et de se taire.

Le nouvel héritier est ainsi un arrière petit cousin, Matthew Crawley, un avocat vivant avec sa mère Isobel. Une sacrée bonne femme, sa mère ! Elle ne s’en laisse pas compter. On lui demande de ne rien dire, mais elle, elle ouvre sa gueule et n’a pas peur. Une femme avec des couilles….

Non mais franchement, t’imagines le brol avec ce putain d’entail fee tail male ? Si le comte de Grantham avait acheté le domaine avec son fric gagné personnellement, il aurait pu le donner en héritage à ses filles, mais puisqu’il est « tributaire » de ce domaine, qu’il l’a reçu en héritage de sa lignée d’ancêtres mâles, ça ne peut pas revenir à une de ses filles, mais à des lointains cousins, fortune comprise.

Oui, mais, sa fortune, elle lui vient de son épouse, américaine… Moi, ça me foutrait les boules que tout mon fric passe à un lointain cousin de mon Chouchou (même si je suis morte) alors que je n’aurais rien pu donner à mes propres filles.

Heureusement, je n’ai pas d’enfants et pas de fortune personnelle, hormis mes livres… Là, pas touche.

Alors, en partant de ce postulat qui veut que le comte de Grantham doive trouver un autre héritier dans ses petits cousins, la série nous fait découvrir les coulisses des cuisines d’une manoir, avec son lot de valet, de cuisinière, de bonnes, de larbins, ainsi que la vie « culs bordés de nouilles » d’une famille noble qui a du pognon grâce à l’épouse américaine.

Va pas croire que ça vole pas haut, les bisbrouilles sont hautement bien travaillées, les personnages aussi, et si tu en as pris certains en grippe, il peut se révéler plus sympa que tu ne le pensais et vice-versa.

Ah, que j’apprécie le valet personnel du comte, Bates, le majordome Carson, la bonne Anna, miss Hugues, la chef des femmes et même la cuisinière, Madame Patmore !

Et les deux méchants, les empêcheurs de tourner en rond, les jaloux, les comploteurs, ils sont odieux, détestables, surtout Thomas avec sa belle petite gueule. Quant à O’Brien, elle va commettre un acte odieux pour lequel sa conscience risque de la tourmenter.

Notre petite famille de noble a trois filles donc (Mary, Sybil et Edith), dont deux sont plus jolies que l’autre (Edith), toujours laissée un peu sur le côté… Et niveau saloperies, elles ne sont pas en reste non plus, notre Edith et notre Mary.

Surtout que Mary… Ouh, je ne dirai rien de plus, mais… Non, je ne dirai rien !

Niveaux décors et toilettes (je parle de fringues, pas de chiottes), tu en prends plein la vue et même si ce genre de chiffons ne m’irait pas, je bave tout de même devant leurs belles toilettes somptueuses.

Alors certes, ça n’a pas un rythme trépidant comme un 24h Chrono, mais on s’en moque parce que le rythme n’est pas important, c’est tout le reste qui est vecteur d’orgasmes :

  • Le scénario,
  • Les personnages travaillés,
  • Les intrigues,
  • Les chipoteries de Mary niveau mec à épouser,
  • Le côté so british,
  • La comtesse douairière Miss Minerva McGonagall (Maggie Smith), pardon, Violet Crawley – j’adore son rôle de vieille femme qui ne veut pas voir le progrès et qui a du mal à vivre avec son temps,
  • Les décors et les toilettes,
  • La société edwardienne qu’on passe au peigne fin,
  • La place de la femme dans la société de l’époque,
  • Les envies des uns à continuer de servir et celles des autres à monter dans  la société
  • La Grande Guerre qui va changer la donne
  • Les différentes positions des gens face à la guerre et face aux hommes qui n’y sont pas…

Bref, il y a tout un tas d’excellentes choses dans cette série que je regrette de ne pas avoir pris le temps de regarder plus vite !

Avantage, c’est que je peux m’enquiller toute la série sans devoir attendre, et puisque je n’ai pas été lire les forums qui en parlaient, je suis vierge de tout ! Y’a plus que de ça que je suis vierge, quasi.

Alors, si vous ne l’avez pas encore vue, faites comme moi, il n’est jamais trop tard pour bien faire et pour découvrir une série qui n’a plus à faire ses preuves et qui a été encensée par la critiques et les blogs.

PS : Non, Dorothée, je te jure que je n’ai pas oublié de me faire les 12 saisons de la série Supernatural… J’ai tout pompé, c’est déjà un grand point…

Étoile 5

BILAN LECTURE - Veux la suite t'excites pas

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Sherlock Holmes – Tome 1 : Leah Moore & John Reppion

Titre : Sherlock Holmes – Tome 1

Scénariste : Leah Moore
Dessinateur : John Reppion

Édition : Panini France (2011)

Résumé :
Chaque fois que l’acteur Robert Downey Jr incarne un personnage, il en fait une star ! Après Iron Man, il a ainsi relancé l’intérêt du public pour le personnage de Sherlock Holmes.

Du coup, l’excentrique détective fait une nouvelle percée dans le monde des comics-books.

Leah Moore (fille d’Alan) et John Reppion (qui nous ont proposé récemment leur vision de Dracula dans la même collection) s’intéressent à sa relation ambiguë avec son ennemi juré Moriarty.

Sherlock comics PlancheA_144658Critique :
Si le canon holmésien est « petit » (4 romans, 56 nouvelles), sa déclinaison en œuvres apocryphes est légion.

Bien entendu, les films de Ritchie et la série de Moffat-Gatiss a réveillé les scénaristes qui se sont empressés de nous produire du Holmes à toutes les sauces, tous les genres.

Pour parler de leur qualité, il me faudrait l’aide de De Funès… Mais si, souvenez-vous, dans « La grande vadrouille », quand Stanislas Lefort, chef d’orchestre à l’Opéra de Paris, a terminé la répétition et qu’il les remercie en disant « Messieurs, c’était très bien… Vous là-bas c’était bien… »

Et bien, ici, c’était…. *grimace d’insatisfaction* Non, vous c’était moyen !

Toute la complexité est de concevoir et de rédiger une intrigue fidèle à l’œuvre originelle… Du moins à ses personnages.

Niveau scénario, il y avait du bon… Londres, 1895. Une explosion de grande ampleur détruit totalement le grand entrepôt à la croisée de Challenger Lane et Doyle’s street.

Simultanément, la presse londonienne annonce la visite imminente du baron allemand Albrecht Lothair, et le rédacteur en chef du journal The Comet reçoit un courrier anonyme.

Ce dernier menace des pires représailles la nation britannique, si cette dernière accueille le fameux baron, au cœur des dissensions continentales relatives au statut de l’Alsace-Lorraine.

Sir Samuel Henry, ancien commissaire-adjoint retiré tôt de la police pour raisons de santé, tuberculeux et alité, écrit à Holmes.

Dans ce courrier, il avertit le célèbre détective qu’il a reçu une lettre anonyme par laquelle il apprend que, malgré son état de mourant, il sera assassiné dans sa chambre le lendemain soir à 19h00 ; son absence au fatidique rendez-vous impliquerait alors la mise à feu de nombreux explosifs disséminés dans Londres.

Holmes se voit convié, par le malade lui-même, à le rejoindre dans sa chambre quelques minutes avant l’échéance… avant d’y être retrouvé – suite à une détonation – un pistolet encore fumant en main devant le corps alité et ensanglanté de la victime, par des policiers et un docteur Watson stupéfaits !

Un meurtre en chambre close, un fameux « whodunit » anglais, Sherlock Holmes accusé de meurtre, une enquête, un meurtre à résoudre, des complots et des mystères. What’else ?

Des indices distillés au fil des pages, à vous de les relever – ou pas – afin d’ajouter un petit plus à votre lecture avant que tout ne soit résolu sur un plateau d’argent à la fin.

Génial, non ? Oui, mais le bât blesse quelque part !

Autant le « Sherlock vs Zombies » était bien fichu comme scénario et niveau dessins, autant ici on n’atteint pas un bon niveau dans les dessins.

Les arrières-plans sont monochromes et les personnages, comment dire… On dirait que parfois ils sont atteint de la petite vérole tant ils ont des petits trous noirs sur le visage. On ne pouvait pas agencer les ombres autrement ? C’est moche !

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Le visage de Watson est bouffi, les dessins sont inégaux, l’encrage est un espèce de flou gênant qui finit par faire réellement mal aux yeux, la tête de Lestrade aurait sans doute mieux convenu à Watson et la tête de bouledogue de Watson, avec un peu de travail, aurait pu aller sur celle de Lestrade.

Et Lestrade qui se permet d’appeler le Dr Watson « John »…

Holmes, lui, il est accusé de meurtre, arrêté, il s’évade et est repris bêtement, accusé levez-vous et hop, innocenté au tribunal, qui en aurait douté ?

Si le scénario avait l’air pas mal dans le postulat de départ, à l’autopsie, il se révèle être assez confus.

Les personnages vont et viennent et leurs actions ne sont pas toujours claires car elles sont parasitées par des scènes de remplissage destinées à créer une atmosphère de tension populaire ou à montrer que Holmes sait se battre, entre autre.

De plus, chaque fois qu’on tourne la page, l’histoire nous est contée avec un autre point de vue narratif, on doit faire face à un changements de lieu, de personnages, le tout sans texte de liaison et cela donne un aspect brouillon à la narration, une incompréhension – ggnnn on est où là ?? – et un sentiment qu’une migraine ne va pas tarder à se pointer !

Les dessins m’avaient fait grimacer, les couleurs aussi, les traits, n’en parlons pas… alors, si on y ajoute une narration alambiquée, moi, je démissionne !

Je pourrais résumer en disant « Tout ça pour ça ?? ». Vu le scénario de départ, je m’attendais à mieux… beaucoup mieux !

Je l’avais achetée en 2011, à sa sortie, lue à ce moment-là mais jamais chroniquée. Ma relecture n’a pas sauvé cet album, mon avis est peut-être même encore pire car je n’ai pris aucun plaisir dans ma relecture et j’ai même perdu ma concentration à certains moments.

Point positif, tout de même : Londres donne vraiment l’impression qu’elle est très sale et poisseuse, y compris dans le West End…. Mais ça ne sauvera pas le bazar !

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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Sherlock Holmes 2 – A Game of Shadows : Guy Ritchie [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 22/52]

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Sherlock Holmes : Jeu d’ombres [A Game of Shadows]

Sherlock Holmes : Jeu d’ombres (Sherlock Holmes: A Game of Shadows) est un film anglo-américain réalisé par Guy Ritchie, sorti en 2011.

Inspiré des personnages créés par sir Arthur Conan Doyle, il fait suite à Sherlock Holmes sorti en 2009, avec Robert Downey Jr. et Jude Law dans les rôles principaux.

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1. Synopsis : Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène…

Il a même sans doute un net avantage sur Holmes car il met non seulement son intelligence au service de noirs desseins, mais il est totalement dépourvu de sens moral.

Partout dans le monde, la presse s’enflamme : on apprend ainsi qu’en Inde un magnat du coton est ruiné par un scandale, ou qu’en Chine un trafiquant d’opium est décédé, en apparence, d’une overdose, ou encore que des attentats se sont produits à Strasbourg et à Vienne et qu’aux États-Unis, un baron de l’acier vient de mourir…

Personne ne voit le lien entre ces événements qui semblent sans rapport, hormis le grand Sherlock Holmes qui y discerne la même volonté maléfique de semer la mort et la destruction.

Et ces crimes portent tous la marque du sinistre Moriarty. Tandis que leur enquête les mène en France, en Allemagne et en Suisse, Holmes et Watson prennent de plus en plus de risques.

Mais Moriarty a systématiquement un coup d’avance et semble tout près d’atteindre son objectif.

S’il y parvient, non seulement sa fortune et son pouvoir seront sans limite, mais le cours de l’Histoire pourrait bien en être changé à jamais…

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2. Fiche technique :

  • Titre original : Sherlock Holmes: A Game of Shadows
  • Titre français : Sherlock Holmes : Jeu d’ombres
  • Réalisation : Guy Ritchie
  • Scénario : Kieran Mulroney et Michele Mulroney
  • Décors : Sarah Greenwood
  • Genre : thriller, action, aventure, policier
  • Budget : 125 millions de dollars
  • Dates de sortie : États-Unis /  Royaume-Uni : 16 décembre 2011 / France : 25 janvier 2012 / Belgique : décembre 2011

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3. Distribution :

  • Robert Downey Jr. : Sherlock Holmes
  • Jude Law : Dr. John Watson
  • Jared Harris : Professeur Moriarty
  • Noomi Rapace : Madame Simza Heron
  • Rachel McAdams : Irène Adler
  • Stephen Fry : Mycroft Holmes
  • Kelly Reilly : Mary Morstan Watson
  • Paul Anderson : Colonel Sebastian Moran
  • Eddie Marsan : Inspecteur Lestrade
  • Geraldine James : Mme Hudson

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4. Musique :
La musique du film du film est composée, comme pour le 1er film, par Hans Zimmer. Il a conservé le thème du premier film, tout en développant un style de musique tzigane, pour coller au personnage de gitane de Sim. Pour cela, le compositeur s’est rendu dans des campements en Slovaquie.

Outre les compositions de Zimmer, un morceau composé par Ennio Morricone a été « emprunté » au film Sierra torride de Don Siegel en 1970. Die Forelle de Franz Schubert et Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart sont également utilisés.

sherlock-holmes-juego-de-sombras_58010Ce que j’en ai pensé :
Là, je ne vais pas faire dans la dentelle mais dire tout droit ce que je pense ! Être comme d’habitude, quoi !

On commencera par le début, c’est à dire les affiches du film où sur certaines, comme ici, on voit Holmes arborer un gros flingue tel Durango le cow-boy solitaire.

Certes, Watson se faisait souvent dire de prendre son « révolver d’ordonnance » pour certaines enquêtes, mais personne n’a jamais tué quelqu’un et Holmes n’en maniait pas, hormis pour tracer les lettres « V.R » sur le mur du 221b.

J’ai même vu Watson avec une mitraillette, c’est vous dire comme on veut attirer les foules en leur montrant les gros trucs phalliques !

Début du film, Holmes déguisé en mandarin chinois, ça passe, mais il en fait trop, ce n’est pas lui, pas le Holmes canonique !

ROBERT DOWNEY JR. as Sherlock Holmes and RACHEL McADAMS as Irene Adler in Warner Bros. Pictures’ and Village Roadshow Pictures’ action adventure mystery “SHERLOCK HOLMES: A GAME OF SHADOWS,” a Warner Bros. Pictures release.

Certes, ils l’adaptent, je dis pas, mais ici, il est encore plus barakî de kermesse que dans le premier ! Il s’est disputé avec son coiffeur, ou quoi ?

Irene Adler qui jouait aussi un double jeu dangereux avec Moriarty (on le savait depuis le premier film) car elle est prise au piège et le fait pour protéger Holmes…

Moriarty (Jared Harris) est bien campé mais il… Non, il va pas faire ça… Non, elle va pas…

JARED HARRIS as Dr. James Moriarty and RACHEL McADAMS as Irene Adler in Warner Bros. PicturesÕ and Village Roadshow PicturesÕ action adventure mystery ÒSHERLOCK HOLMES: A GAME OF SHADOWS,Ó a Warner Bros. Pictures release.

Nooooon ! Si ! Ils ont osé ! Bande de salauds d’avoir fait ce que vous avez fait !!! Fallait pas tuer ce personnage, maintenant, plus de pitié pour vous !

Ce film est donc un gros blockbuster avec des balles qui vont voler dans tous les sens, des explosions à gogo, des canonnades à donf, des mutilations de pauvres forêts innocentes car il y a des mecs qui chassent les moustiques au bazooka !

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Reprenons nos esprits et allons en suivant, si possible…

Sherlock Holmes redouble les combats, ok, il savait se battre, mais là, ça devient trop…

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Sherlock Holmes toujours aussi mal fagoté, mal rasé, mal lavé, cheveux longs, horrible, pas frais, pas lui d’être aussi sale !

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John Watson, lui, il est parfait… Même s’il devrait aller s’acheter une paire de couille pour résister un peu plus aux demandes de Holmes !

Par contre, Holmes qui a besoin absolument de Watson la veille de son mariage et qui le fait arriver en retard à son mariage, sale et crasseux, rempli de suie, non, là je dis non. Ce n’est pas digne de lui, ça !

Jamais le Holmes de Conan Doyle n’aurait fait ça… Je ne suis pas contre les changements, les adaptations, mais tout de même, là, on dirait que c’est juste pour les situations drôles ou pour ajouter une couche de gay friendly. Je vous ai déjà dit que ça m’énervait ?

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Encore pire, là, j’ai touché le fond et le Sherlock de Conan Doyle aussi…

Monsieur et madame Watson, fraichement mariés, prennent le train…

Qui les suit ? Sherlock Holmes ! Comment ? Déguisé, bien entendu ! Un déguisement sobre et passe-partout ?

Non ! Que nenni ! Déguisé en femme !

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Certes, Holmes s’est déjà déguisé en femme, il le dit lui-même dans « La pierre de Mazarin », mais c’était en vielle dame et il était tellement bien réussi que le comte Sylvius lui avait ramassé son ombrelle et la lui avait rendue, sans se rendre compte que c’était Holmes lui-même la vieille dame !

Mais ici, on est dans le trash le plus total !

Je ne vous parlerai même pas de Holmes avec à moitié les seins dehors (torse nu, quoi) couché aux côtés de Watson parce que ça canarde…

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Si je pensais avoir touché le fond avec Holmes si mal déguisé et si peu passe-partout, j’avais encore rien vu ! Cette scène à dû rendre les amatrice de gay friendly folles de joie.

Anybref ! Après avoir fait balancé madame Watson du train qui roulait toujours et du haut d’un pont pour qu’elle retombe dans la flotte, elle est réceptionnée par un Mycroft Holmes en barque…

Là où je suis tomber de ma chaise en voyant plus tard Mycroft recevoir en tenue d’Adam une madame Watson furibarde.

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Ce n’est pas digne d’un Mycroft Holmes et je n’ai pas vu l’utilité de la recevoir nu, hormis la gêner horriblement, mais ceci n’est pas un comportement d’un gentleman à l’époque victorienne !

La rencontre avec la tzigane,  Madame Simza Heron (Noomi Rapace) est un peu mieux parce que Noomi est parfaite dans le rôle, mais j’ai pas aimé qu’elle tourne ainsi autour de mon Sherlock qui n’a pas montré beaucoup de peine pour le décès de sa chère Irene.

Par contre, une scène qui est drôle mais un peu poussée, c’est Holmes à cheval. Il nous lance la phrase bien connue « Le cheval est un animal dangereux aux deux bouts et inconfortable au milieu ».

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Je ne lui donnerai pas tort, je connais les dangers inhérents à la pratique de l’équitation, j’ai eu assez de bobos et de radios en tout genre pour le confirmer…

Mais qu’on lui balance un poney, là, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder mon vase qui débordait déjà, de toute façon !

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Pour leur défense, je dirai que la musique piquée à Ennio Morricone et au film « Sierra torride » était de plus belle pour illustrer en fond sonore leur chevauchée fantastique, Holmes juché sur son poney.

Bon, le train lancé à grande vitesse, le combat avec Moriarty et la chute dans les chutes, tout ça c’est moyen moyen, ça manque d’envergure, d’émotions, trop de rocambolesque et Holmes est trop du chien fou dans ce film.

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J’arrête ici, j’en jette plus, j’ai été déçue par ce second opus qui défouraille un peu trop à mon goût, comme si le petit-fils turbulent de la Reine, le Kaiser de mes deux, était déjà entré en guerre, comme si le monde allait s’écrouler et qu’il faille Holmes pour le sauver, tel un Superman de l’époque victorienne.

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Voyez les affiches, on voit Big Ben qui fume et la tour Eiffel qui n’a plus froid ses pieds…

Voyez ces armes de destruction dans leurs mains, comme si Holmes c’était Lucky Luke ou un super-homme armé qui défend le monde !

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Non, c’était un détective conseil qui résolvait des énigmes, des enquêtes, qui n’hésitait pas à courir, ou à se battre s’il le fallait, mais qui n’avait rien à voir avec ce que cette production à fait de lui.

Je peux comprendre que c’est ce genre là qui attire les foules, mais bon, trop is te veel, comme on dit chez nous !

Ma déception pour ce film fut encore plus grande parce que je l’attendais comme on attend le Messie, je scrutais, tous les mois, les magazines de ciné, dans l’espoir de voir une photo, une anecdote sur le film.

Mais le résultat final ne fut pas à la hauteur de mes attentes initiales et je prie pour qu’il n’y ai pas de N°3… Sauf s’ils engagent un VRAI scénariste anglais, avec son humour, ses qualités, son cerveau !

Un film ô combien décevant, un Holmes à l’opposé de ce qu’il est vraiment et s’il avait été un peu moins cradingue, s’il ne s’était pas déguisé en pouffiasse, s’il avait été moins foufou et si Mycroft n’avait pas montré son p’tit oiseau à Mary Watson, j’aurais pu aimer ce film, malgré la profusion d’armes, de coups de grosse Bertha ou de course-poursuite pour empêcher le grand complot de se déclencher.

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Sherlock Holmes : Guy Ritchie [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 21/52]

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Sherlock Holmes est un thriller réalisé par Guy Ritchie, sorti en 2009. Écrit par Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg, il est adapté du comic book jamais publié de Lionel Wigram et d’après les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle.

Il met en scène Robert Downey Jr. dans le rôle-titre et Jude Law dans celui du Dr. Watson, ainsi que Rachel McAdams en Irène Adler et Kelly Reilly en Mary Morstan.

Le film est sorti aux États-Unis le 25 décembre 2009, le 6 janvier 2010 en Belgique et le 3 février 2010 en France.

Une suite, intitulée Sherlock Holmes : Jeu d’ombres, est sortie en décembre 2011 (Belgique) et en janvier 2012 pour la France.

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1. Synopsis :
Après être enfin venu à bout du tueur et occulte « magicien » Lord Blackwood, le légendaire détective Sherlock Holmes et son assistant le Dr Watson peuvent clore un autre cas brillamment résolu. Mais quand Blackwood revient mystérieusement d’entre les morts et reprend ses sombres activités, Holmes doit repartir sur ses traces.

Devant gérer la nouvelle fiancée de son partenaire et le commissaire Lestrade, chef de Scotland Yard, le détective intrépide doit démêler les indices qui le mèneront vers une série de meurtres tordus, des tromperies et de la magie noire, ainsi que l’étreinte mortelle de la tentatrice Irène Adler.

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2. Fiche technique :

  • Titre original : Sherlock Holmes
  • Réalisation : Guy Ritchie
  • Scénario : Mike Johnson, Anthony Peckham et Simon Kinberg, adapté du comic book de Lionel Wigram et d’après les personnages créés par Sir Arthur Conan Doyle

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3. Distribution :

  • Robert Downey Jr. : Sherlock Holmes
  • Jude Law : Dr. John Watson
  • Rachel McAdams : Irène Adler
  • Mark Strong : Lord Henry Blackwood
  • Kelly Reilly : Mary Morstan
  • Eddie Marsan : Inspecteur Lestrade
  • James Fox : Sir Thomas
  • Hans Matheson : Lord Coward

« Tout a commencé avec ma propre lecture des romans d’Arthur Conan Doyle, et l’image que j’avais de Holmes. Historiquement, ce n’est qu’au début des années 1930, avec l’interprétation de Basil Rathbone, que Holmes s’est mué en une sorte de gentleman british. Mais lorsque vous vous replongez dans les livres, Holmes est un personnage beaucoup plus moderne que ça. Il a même un côté un peu bohémien et peut passer deux semaines sans se raser ni se laver. J’ai vraiment essayé de rester le plus proche possible de ce que Conan Doyle avait créé. » — Lionel Wigram, Studio Ciné Live

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Adler-and-Holmes-sherlock-holmes-and-irene-adler-31023312-301-430Ce que j’en ai pensé :
Je commencerai tout d’abord par vous parler de ce que j’ai ressenti à l’époque, quand il est sorti et que je pus le voir via un téléchargement illégal via mon PC (début 2010). Le pied !

Exit l’horrible Deerstalker, ce chapeau anglais totalement ridicule, jusqu’ici emblématique des enquêtes de Sherlock Holmes dont les réalisateurs l’affubleront non stop, même à l’opéra !

Mon détective préféré avait été complètement rénové !

On nous proposait un Sherlock Holmes sexy, jeune, musclé, un peu fou, dynamique, drôle, prétentieux, accompagné d’un Dr Watson tiré à quatre épingles, sexy aussi, pas un vieux croulant comme on nous offre habituellement, un Watson qui allait faire chavirer les coeur, le tout avec de l’action, des explosions, des courses-poursuites, des complots, du mystère, du suspense…

Sans oublier une idylle entre Holmes et Irene Adler, de l’humour, des taquineries entre Holmes et Watson, des déductions, une musique de Hans Zimmer que j’écoute toujours tant je l’aime.

Les impressions qui sont venues ensuite, avec le temps et les multiples visionnages, sont un peu plus critiques.

La scène d’ouverture, remplie de cascades et d’une voiture tirée par des chevaux qui roule dans la nuit londonienne débouche ensuite sur une scène qui m’a fait penser à celle dans « Le secret de la pyramide » ou dans un « Indiana Jones » avec tout ces cagoulés faisant partie d’une secte.

Ça bouge beaucoup, on se bat, ça pétarade, on s’éloigne des enquêtes habituelles de Holmes mais bon, ça ne me dérange pas.

Ensuite, on va retrouver Holmes dans son appart, tentures tirées, aussi énergique qu’un mollusque écrasé sur une plage. Et là, au 221B, c’est un bordel monstre ! Quant à Holmes… heu…

Certes, on nous a offert un Holmes plus jeune, mais bordel de Dieu, fallait-il en faire un espèce de bohémien débraillé qui se comporte – au resto – en rustre envers la future femme de Watson alors qu’il est un gentleman ?

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Fallait-il le faire sale et pas lavé ? Non, messieurs ! N’en déplaise à Lionel Wigram, concepteur du comics jamais publié qui dit que Holmes « peut passer deux semaines sans se raser ni se laver » mais je lui demanderai où il a lu ça parce que Holmes avait la propreté d’un chat !

Certes, s’il avait dû se déguiser en mendiant, il aurait sans doute fait en sorte de ne pas passer chez cheveux avec des lotions de chez madame Bettencourt, ni faire en sorte que son interprétation du mendiant le soit avec des ongles manucurés ! Mais de là à être à la limite de l’hygiène, il y avait un pas à ne pas franchir !

Autre chose qui m’avait chagriné c’est le fait que l’amitié qu’il y avait entre Holmes et Watson soit tournée en truc gay-friendly et que Holmes soit si opposé que ça au mariage de Watson, comme  un enfant égoïste qui ne veut pas que on l’abandonne.

Le Holmes canonique n’est pas ainsi et faut arrêter de tout mettre à la sauce homo parce qu’à la fin, ça devient chiant…

L’hétérosexualité n’a peut-être plus la cote, mais si ces amatrices de yaoi veulent qu’on paie leurs pensions lorsqu’elles auront 67 ans, va falloir se reproduire et là, faut toujours un ovule et des spermatozoïdes que je sache ! mdr

Ne me faite pas dire non plus ce que je ne n’ai pas dit ! Je n’ai jamais défilé pour l’interdiction du mariage homo, il est même passé chez nous dans l’indifférence totale, ils font ce qu’ils veulent, après tout… Mais qu’on arrête un peu de mettre tous les personnages des romans à la sauce homo, nom d’une pipe ! Fin de la parenthèse.

Malgré les fines allusions à ce que Sherlock aurait pu faire avec Irene (et oui, je parle bien de sexe), la majorité s’obstine à nous en faire un homo refoulé amoureux de son Watson.

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Quant à l’utilisation de Irene Adler, une aventurière qui était tombée amoureuse du futur couronné de Bohème et qui avait juste voulu se venger après qu’il l’eut laissé choir pour une autre femme plus de son rang, on nous la reconvertie en voleuse de grand-chemin, femme fatale pour les autres hommes, mais qui vient se ressourcer dans les bras de Holmes, qui l’aime mais qui chipote avec un certain Moriarty…

« Vous êtes ma seule faiblesse » dira-t-elle à Holmes.

Envie de chialer tellement c’est beau !

Bon, un autre truc qui fait tache aussi, ce sont les explications de fin…

J’ai ressenti l’horrible impression que le scénariste les avait oubliées et qu’il les a balancées entre deux scènes d’explosion, vite fait, bien fait…

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Malgré ces petites choses qui me font grincer des dents et le fait que je trouve dommage que pour faire venir les gens voir un film il faille leur offrir des explosions, des complots en tout genre, une touche de fantastique, des cascades qu’un véritable Holmes n’a jamais fait dans les romans, des courses-poursuites et toussa-toussa, j’apprécie toujours autant revoir le film, écouter sa musique, m’amuser des petites répliques assassines entre Holmes et Adler.

Le film fait passer du bon temps avec un Sherlock remasterisé, remit à une autre sauce pour faire entrer les jeunes au ciné et pas les vieux holmésiens en déambulateur.

Par contre, les jeunes filles qui ont découvert Holmes via ce film et qui liront ensuite les aventures canoniques risquent de les trouver bien fades face à cette aventure où ça court, ça saute, ça bouge, dans tous les sens et où les crimes ont l’air d’avoir été commis par le diable en personne… Mhouhahahaha

Je le dis aussi avec franchise, en 2010, juste après avoir vu le film, j’aurais mis 4,5/5 mais avec le recul, je vois mieux les défauts, et donc, 3,5 parce que malgré tout, c’est Sherlock et qu’il était sexy, même si un peu barakî (1) sur les bords !

Par contre, avec la suite, là, j’ai eu beaucoup plus de mal (The game of shadows) !

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(1) Du wallon barakî signifiant « forain, celui qui vit dans une baraque ». En Belgique, le mot est utilisé dans le langage familier et insultant puisqu’il concerne les personnes sans manières, qui s’habillent mal, souvent habillés en training, qui passent leur temps à crier sur leurs enfants déguenillés et qui, le plus souvent, parle mal le français. C’est le stéréotype parfait des personnes de basses classes et si à votre age vous n’avez jamais vu une maison d’un barakî, ben vous avez raté votre vie, là ! PTDR

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Les enfants de Dune – Dune III : Frank Herbert [LC – Impressions de lecture 2/2]

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Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (page 1 à 225) : C’est quand qu’on arrive à la fin ?
Ennui profond, beaucoup trop de blablas rébarbatifs (c’était pas « zéro tracas »), des pensées complexes. J’ai soupiré, mais soupiré durant cette première partie du voyage sur la planète Arrakis, dite Dune pour les intimes. Trop de complots tuent les complots, surtout que ici, ça complote même entre membre de la même famille ! Mes seuls moments agréables furent ceux passé avec les enfants de Paul Atréides (Muad’Did), Leto et Ghanima.

Impressions de Stelphique (page 1à 200) : Je lutte…
Je lutte de toutes mes forces, non pas pour marcher dans les Dunes, mais bien pour rester accrochée à l’histoire ! S’il y a encore de jolies perles d’écritures, il faut vraiment aller les fouiller dans cet imbroglio de manigances et de complots qui m’horripile.

Impressions de lecture du Cannibal Lecteur (pages 225 à 552) : Sauts dans les dunes…
Oui, j’ai sauté des pages dans Dune sinon je serais toujours engluée dans ses sables. À noter que les derniers 20% du livre (le dernier 5ème quoi !) est un peu plus palpitant avec le voyage de Leto, sa rencontre avec le Prêcheur et sa transformation. Pour le reste, ennui profond.

Impressions de Stelphique (page 200 à fin) : Je ne lis que du plaisir….et je zappe le reste !
Voilà ça m’a gonflée, j’en avais marre de suivre leurs stratégies à deux francs, six sous, donc j’ouvre au hasard de mes envies, cette fin du livre pour apprécier l’évolution des jumeaux et leurs pensées. Je ne m’imprègne que de leur philosophie, car c’est vraiment cela, qui m’avait le plus plu depuis le départ de Dune. C’est la première fois que je lis, pose, revient , repart en arrière, mais finalement je pense en avoir saisi l’essentiel, en arrêtant les frais avec ce tome ci.

Ekhö monde miroir – Tome 2 – Paris Empire : Arleston & Barbucci

Ekhö - Tome 2 - Paris empire

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 2 – Paris Empire

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Fourmille Gratule est à présent installée à New York, dans le monde d’Ekhö, un monde miroir de la Terre où les technologies modernes n’existent pas.

À la tête de l’agence artistique Gratule, héritée de sa tante Odelalie elle se rend à Paris, accompagnée de Yuri et de Grâce, pour un juteux contrat avec le Poulain Rouge.

Mais à peine arrivée dans la capitale française, elle est habitée par le fantôme du Prince Antone, fils de Napoléon VII, mort dans un accident de fiacre. Elle devra résoudre le mystère de sa mort pour redevenir elle-même…

c3df1a053b834b571e5ba489f5189f49Critique : 
Le premier tome nous présentait un New-York miroir du nôtre, avec la fée électricité en moins, les dessins étaient super (ici, ils ont encore évolués), les parallèles entre notre monde et Ekhö amusants, alors, qu’allait-il être du suivant ?

Et bien, Paris restera toujours Paris et son tunnel de l’Alma aussi… on ne change pas un paparazzi, qu’il soit de notre monde ou de celui d’Ekhö…

Ici, c’est une fricassée de prince qui nous attend, enfin, qui attend Fourmille (et Yuri), débarquée de New-York afin d’aller présenter un spectacle au Poulain Rouge et non, je ne me suis pas trompée de touche sur le clavier !

De l’humour, de l’excitation sexuelle refroidie avec une tête dans le seau, l’esprit du prince mort qui s’incruste dans notre Fourmille (et oui, il n’y avait pas que celui de sa tante) qui va devoir résoudre le mystère que le prince allait dénoncer si elle veut qu’il arrête de squatter son corps et son esprit !

Notre Sigisbert le Preshaun est toujours rempli de mystère et leur enquête les mènera dans des lieux bien connus de nous, mais revisités pour l’album.

Frais, amusant, rempli de clins d’œil à notre monde, de petites piques, de ballotage entre Fourmille et Yuri, oscillant sans cesse entre la romance et l’animosité et le fait qu’elle doit toujours non loin de Yuri afin de ne pas foutre en l’air les équilibres du monde d’Ekhö ajoute du piment.

Bref, une chouette petite enquête qui n’a de dommageable que sa brièveté. 49 pages, c’est peu, alors qu’on a un univers riche et dense.

Un bon moment de rigolade en compagnie de nos deux amis, qui, bien que catapultés dans un autre monde ont l’air de bien s’y accommoder.

Reste plus qu’à conclure… dans le foin ou dans un lit, mais là, elle veut toujours pas !

— Je suis désolée, je ne peux pas faire l’amour avec quelqu’un qui agit par obligation, pas par vrai désir.
— Mais… Je ne me force pas ! Je vous assure ! J’ai très envie de vous !
— C’est gentil, vous dites ça pour me faire plaisir… Mais je sais que ce n’est pas vrai.
— Pourtant, là…
— Ça, c’est juste mécanique !

Pourtant, Sigisbert voudrait bien qu’ils fusionnent leurs énergies intimement, charnellement, afin de pallier au dérèglement thaumique que la présence de Yuri implique vu qu’il n’était pas prévu dans le voyage de Fourmille sur Ekhö…

— Mes coreligionnaires, les Preshauns de Paris, souhaitent éliminer monsieur Podrov afin de pallier au dérèglement que sa présence implique.
— Quoi ? Me tuer ? Mais… Je… Je ne suis pas d’accord !
— Il y aurait cependant un autre moyen de rétablir l’équilibre thaumique. Il faudrait que vous vous unissiez. Intimement. Charnellement.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016), Challenge « Totem » par Liligalipette (dragons) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (49 pages – 778 pages déjà lues pour le Challenge).

CHALLENGE TOTEM DRAGON Mois du polar - sharon-pour-logo-polar21

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