[SÉRIE] Westworld : La série qui a lifté le western de papa !

Westworld est une série télévisée américaine de science-fiction créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et notamment produite par J. J. Abrams et Bryan Burk, et diffusée depuis le 2 octobre 2016 sur HBO.

C’est l’adaptation télévisée du film Mondwest (Westworld) écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973.

La série est diffusée en version originale sous-titrée en français depuis le 3 octobre 2016 en France sur OCS City, en Belgique sur Be 1 et en Suisse sur RTS Un. Elle est diffusée en version française depuis le 9 janvier 2017 en Belgique sur Be Séries.

Synopsis :
Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant l’univers de l’Ouest américain (Far West) du XIXe siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes » (hosts), réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative.

Les visiteurs, appelés « invités » (newcomers), peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence.

Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

Musique :
Ramin Djawadi compose la bande originale de la série. Il a déjà travaillé avec la chaîne HBO sur Game of Thrones et avec Jonathan Nolan sur la série Person of Interest.

En plus des compositions originales, Ramin Djawadi réarrange des chansons modernes dans des versions pour piano de saloon ou orchestre symphonique. Il explique vouloir souligner avec ce choix l’anachronisme de la série mettant en scène des robots au Far West.

Dans la première saison, il réarrange par exemple des chansons de Radiohead (No Surprises, Fake Plastic Trees), des Rolling Stones (Paint It, Black), de Soundgarden (Black Hole Sun), de The Cure (A Forest), de Nine Inch Nails (Something I Can Never Have), de The Animals (The House of the Rising Sun) ou d’Amy Winehouse (Back to Black).

Ce que j’en ai pensé : 
Je ne sais pas comment te dire, chez ami(e) lecteur(trice), ce que je ne sais pas écrire… faudrait que j’invente des mots qu’existent pas dans le dico…

(toute ressemblance avec une chanson n’est absolument pas fortuite)

Westworld, c’est une série qui mélange le western avec la SF et de cet accouplement étrange est né un beau bébé, un bébé compliqué, faut bien suivre ses premiers pas et ne rien rater de son retheutheu mais je vous jure que ça vaut le coup de poser ses fesses sur une chaise, un fauteuil, un canapé (biffez la mention inutile ou inconfortable) et de se délecter de cette série qui, en 10 épisodes, te chambouleront tout.

Imaginez un monde où vous pouvez faire ce que vous voulez : braquer la banque, violer le banquier, vous taper la tenancière du bordel du coin et flinguer le pianiste si celui-ci a fait une fausse note…

Rien ne vous sera reproché ! Emprisonnerait-on un gosse qui a hurlé de joie dans une attraction de Disney ? Non.

Et ici, nous sommes aussi dans un parc, une sorte de Disney Land version cow-boys et indiens et on a le droit de flinguer tout les habitants de ce petit monde ! On s’en fout, se sont des robots !

Des robots qui ressemblent follement à des humains, mieux que le Canada Dry ©, et qui n’ont absolument pas conscience d’être des robots.

« Et le huitième jour, l’Homme créa des robots humains, ou des humains robots »…

Lorsque l’Homme joue à Dieu, ça donne quelque chose de joli, de novateur, mais c’est bien entendu imparfait, tout comme nous. Un androïde, ça bugue, ça foire, et ça pourrait aussi ne pas s’en tenir au scénario chargé dans sa carte mère, son processeur, son A.I…

Et c’est, à chaque fois, par la souffrance et la douleur des souvenirs régurgitant dans le subconscient des hôtes que passe leur humanisation et l’évolution de leur conscience, car la douleur est une des sensations rendant certains souvenirs plus facile à se remémorer que d’autres.

Niveau acteurs, rien à redire, Ed Harris est flippant en homme en noir à la recherche d’un autre truc dans le parc, lui qui le hante depuis des lustres, Anthony Hopkins est charismatique en concepteur de parc, sorte de Dieu créateur. Mais je ne me fierais pas à lui…

Les autres, je les connais moins bien, mais chacun est à sa place dans son rôle et leur jeu d’acteurs donne une série réaliste à tel point qu’on a l’impression que tout est vrai et que nous assistons à tout, en tant que témoin impuissant.

Et puis, les bandits ont des gueules à l’emploi, mais certain ont un côté sexy et ne sont pas toujours les salopards cruels que l’on pourrait croire.

Sexy l’ami. Tu m’enlèves ??

Le scénario est riche, dense, fouillé, faut bien tout suivre consciencieusement, d’ailleurs, cette série, vaut mieux se la taper toute d’un coup ou en peu de jours, c’est plus facile pour tout remettre en place ensuite.

Oui, cette série fait travailler tes neurones, car elle est remplie de flashbacks, de sauts entre le monde faux et le monde réel des concepteurs de ce Parc, c’est rempli d’allusions à d’autres personnages dont on ne sait rien, mais qui entretiennent le mystère et le suspense.

Entre les flashbacks de Dolores, ses multiples vies, son aventure avec Logan et William, les nouveaux scénarios du parc qui sont ajoutés au fur et à mesure, la possibilité qu’il y ait autre chose derrière le jeu, l’homme en noir, les conflits en interne, les androïdes qui commencent à réfléchir, à sortir des scénarios préconçus ou encore la mention de ce fameux Arnold qui hante la conscience de nombreux hôtes au sein du parc, il y a de quoi remplir sa petite tête.

Il arrive il descend… l’homme en noir… Men in black

Alors on a déjà un scénario béton, des personnages fouillés, qui évoluent, qui cachent des choses, qu’ils soient robots ou humains, on a des visiteurs qui révèlent leur vraie nature, du rythme, de l’action, des flashbacks et, et…

Une bande-son à se damner, mes aïeux ! Ramin Djawadi n’est plus à présenter, il a déjà conçu entre autre la bande-son de « Game of Thrones » qui est somptueuse et celle de « Person of Interest, » que je ne connais pas.

Sa reprise de « Paint It Black » des Rolling Stones (une de mes chansons préférées), reprises au piano bastringue et illustrant la scène où les bandits viennent flinguer tout le monde dans la ville, donne des frissons de plaisir sur les bras. Une telle chanson ça collait bien à la scène et son changement de tempo, de musique, était surprenant, frais, et j’adore.

Tout est bien travaillé dans cette série qui sors des sentiers battus, que ce soit la musique, ou tout ce dont je viens de vous parler, mais aussi les costumes, les décors, les acteurs, tout est réaliste, magnifique et on sent que les concepteurs n’y ont pas été avec le dos de la cuillère pour nous offrir un tout grand spectacle.

Bon, ce n’est pas pour les t’its n’enfants non plus, car on a de la violence omniprésente durant tous les épisodes, et des nus, aussi… Fatalement, on stocke les androïdes dans leur plus simple appareil, alors, les nibards, les chattes et les bistouquettes, ça défile !

Autre chose, la preuve qu’il faut être attentif : il y a une timeline à partir d’un moment et on retourne en arrière, dans le passé. Comment le sait-on ? Les logos de la société Westworld changent !

Timeline

Bon, je sais aussi que certains crieront à la caricature avec William qui, gentil petit monsieur, choisira un chapeau blanc alors que Logan, son pote et beau-frère, prendra un chapeau noir car il n’a pas l’intention de rester sagement assis sur une chaise, lui !

Et si certains dialogues étaient bluffants, originaux, pas piqué des vers, il y a de temps en temps une réplique un peu basique, téléphonée, ou ne volant pas très haut, mais bon, dans l’ensemble, c’est une goutte d’eau !

Anybref, si tu n’as pas encore découvert cette série, il est plus que temps de le faire parce que c’était une véritable révolution, un peu comme le fut LOST en son temps, mais je croise les doigts que les concepteur ne nous sortent pas une fin comme ils le furent pour l’autre série…

Le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Publicités

Frankenstein Junior : Mel Brooks [FILMS]

Frankenstein Junior (Young Frankenstein) est un film américain réalisé par Mel Brooks, sorti en 1974.

Synopsis :

Frederick Frankenstein, arrière petit-fils du docteur Frankenstein, n’est pas fier des travaux de son arrière grand-père.

Après avoir donné un cours sur le système nerveux, Frederick est abordé par un homme apportant le testament de son grand-père. Frederick laisse alors sa fiancée Elizabeth et se rend au château familial en Transylvanie, où il est accueilli par Igor, un serviteur bossu et Inga, une laborantine.

Frederick décide à son tour de créer un être vivant à partir de cadavres. Igor est chargé de trouver le cerveau d’un génie pour l’implanter dans la tête de la créature. Malheureusement, Igor se trompe et apporte à son maître un cerveau anormal.

Fiche technique :

  • Titre français : Frankenstein Junior
  • Titre original : Young Frankenstein
  • Réalisation : Mel Brooks
  • Scénario : Gene Wilder et Mel Brooks, d’après le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley
  • Production : Michael Gruskoff
  • Musique : John Morris et Victor Herbert
  • Photographie : Gerald Hirschfeld
  • Montage : John C. Howard
  • Décors : Dale Hennesy
  • Costumes : Dorothy Jeakins
  • Société de distribution : Twentieth Century Fox
  • Budget : 2 800 000 $
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : anglais, allemand

Distribution :

  • Gene Wilder (VF : Gabriel Cattand) : le docteur Frederick Frankenstein (prononcé Frankenstine)
  • Marty Feldman (VF : Georges Riquier) : Igor (prononcé Aïgor)
  • Peter Boyle (VF : William Sabatier) : le Monstre
  • Madeline Kahn (VF : Perrette Pradier) : Elizabeth
  • Cloris Leachman (VF : Lita Recio) : Frau Blücher
  • Teri Garr (VF : Claude Chantal) : Inga
  • Kenneth Mars (VF : Georges Aminel) : l’inspecteur Hans Wilhelm Friederich Kemp
  • Gene Hackman (VF : Claude Joseph) : Harold (le vieil aveugle)
  • Richard Haydn : Gerhard Falkstein
  • Liam Dunn : monsieur Hilltop
  • Danny Goldman (VF : Jean-Pierre Leroux) : l’étudiant en médecine
  • Oscar Beregi Jr. (VF : Philippe Dumat) : le geôlier sadique

Ce que j’en ai pensé : HI-LA-RANT ! Pas à se rouler par terre, mais j’ai eu un sourire débile et béat pendant le visionnage de ce vieux film en noir et blanc.

Ici, tout est burlesque, aussi bien dans les dialogues que dans les scènes.

Du serviteur bossu Igor (prononcez Aïgor), avec sa bosse qui change de côté et dont ses yeux globuleux sont un régal, à la gardienne du château du Baron Frankenstein, Frau Blücher, dont le seul nom fait cabrer les chevaux de peur, en passant par Inga, l’assistante laborantine du petit-fils Frankenstein qui pense un peu trop souvent au sexe.

Quant au descendant du docteur Frankenstein, celui qui se faisait appeler docteur Fronkonstine pour ne plus rien à voir avec son tristement célèbre aïeul, celui qui criait haut et fort qu’on ne pouvait pas réanimer la matière morte, et bien, il vaut tout les Oscars du monde.

Certes, l’humour ne fait pas dans le fin, on est dans le burlesque, dans l’outrancier, ici, mais je n’ai pas trouvé que c’était trop gras, ça vole tout de même plus haut qu’un certain Pilote dont-on se demandait s’il était dans l’avion !

Tout comme dans le roman, la Créature ne demande qu’un peu d’amour et de compassion, elle a beau avoir obtenu le cerveau d’un anormal, elle reste néanmoins un être vivant qui n’aime pas qu’on que le conspue ou que se moque.

La scène entre la créature et la petite fille est formidable, on sent venir la chose et lorsqu’elle se produit, on pète de rire. Mais le top du top revient à la scène avec l’ermite aveugle (Gene Hackman dans le rôle) qui elle, est à pisser de rire.

Et lorsque que notre aveugle, ne comprenant pas pourquoi son nouveau compagnon muet le quitte alors qu’il lui a servi une soupe, du vin et allumé un cigare lui crie « J’allais nous faire un expresso » on ne peut que s’esclaffer en se disant qu’on a perdu une scène burlesque car tout ce qui venait avant était tordant.

Dans le roman original, il y avait aussi un vieil aveugle, mais il ne vivait pas seul, mais avec ses enfants. Et cela n’avait rien de marrant, je vous le jure.

Bref, je vous avoue que ça fait du bien de se taper un film burlesque de temps en temps et je remercie mon vieux collègue et ses bons plans ciné !

Faut dire aussi que mon collègue doit dater d’avant l’invention du cinéma muet.