Un employé modèle : Paul Cleave [Joe Middleton 1]

Un employé modèle - Cleave

Titre : Un employé modèle                                            big_5

Auteur : Paul Cleave
Édition : Le Livre de Poche (2011)

Résumé :

Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au commissariat de police. Mais qui est-il vraiment… ?

Des meurtres en série se succèdent, jusqu’au jour où un meurtre est commis sur le même mode opératoire que les siens mais, pourtant, Joe ne s’y reconnaît pas…Contrarié par ce coup du sort, il décide de mener sa propre enquête.

POLAR - Un-employe-modele

Critique : 

C’est décidé, je refuse de mettre les pieds en Nouvelle-Zélande ! Caryl Férey me l’avait fait rayer de mes futures destinations, Cleave a entériné le tout. C’est le syndicat d’initiative et l’office du tourisme qui doivent être content…

La Nouvelle-Zélande est peut-être la terre des moutons et des hobbits, mais je doute que cela soit celle de la tranquillité parce que la ville de Christchurch est connue pour son boucher… Pas celui qui vous découpe de bons morceaux de beefsteak, non, non, celui qui vous découpe, vous tue, vous torture… et plus si affinités.

Le boucher, c’est comme si le gentil Forest Gump se transformait tout à coup en Hannibal Lecter… Comme si le sérial-killer Hannibal se comportait, le jour, comme Forrest Gump.

Docteur Forrest et Mister Lecter ? Oui, quasi, sauf que notre Joe n’est pas un attardé, mais il joue bien le rôle !

Originalité ? Joe Middleton, le « boucher de Christchurch » (mais chut, personne le sait, sauf vous et lui) vous parle de sa vie, vous le suivez dans ses crimes, dans sa manière de mener tout le monde par le bout du nez en jouant à l’attardé mental qui passe ses journées à nettoyer les locaux de la police.

Joe contrôle tout, absolument tout de sa vie… Il a une mère un peu castratrice, mais pour le reste, il n’est pas devenu sérial-killer à cause de ses parents. Il nous répète même qu’il a de l’humanité.

Dès le départ, j’ai été happée par le récit, bien au chaud dans les pensées de notre Joe, je l’ai suivi dans ses meurtres, dans son travail et j’avoue, que oui, j’ai éprouvé de la sympathie pour Joe.

Pourtant, il ne tue pas des criminels comme Dexter, mais des femmes.

Jusqu’au jour où un meurtre est commis sur le même mode opératoire que les siens mais il sait bien que ce n’est pas lui…

Contrarié, il décide de mener sa propre enquête et c’est là que l’on se rend compte qu’il est plus malin que les flics. Le récit prend une autre tournure, avant de changer encore de cap avec l’arrivée d’un nouveau personnage.

Oui, l’auteur nous rend Joe sympathique, la narration est agréable à lire, les pages défilent parce que nous aussi, on veut savoir QUI a tué cette femme. De plus, il y a des touches d’humour noir et grinçant qui m’ont fait sourire plusieurs fois (ok, très, très souvent, j’adore !).

Un seul passage m’a glacé les sangs : les hommes qui l’ont lu comprendront à quoi je veux faire allusion… J’avais mal pour Joe, bien que je sois une femme.

Ce qui m’a plu, en dehors du fait que notre homme joue les attardés mentaux à la perfection, se fondant dans les couloirs tout en gardant le contrôle sur les flics, c’est son côté machiavélique durant son enquête, son intelligence et la manière dont il se joue d’une autre personne.

La fin est magnifique… Je n’en dirai pas plus, mais elle a une morale aussi et cette leçon vaut bien un fromage, comme l’aurait dit Maître Corbeau.

Mon seul regret est de ne pas avoir eu plus de détails sur la scène que Joe avait surprise dans la douche de son père et j’aurais aimé avoir confirmation que le coupable qu’il a démasqué est bien le coupable… parce que de ce côté là, il manque quelques petites lignes de plus…

Pour le reste, dévoré en deux jours et demi à vitesse grand V ! Génialissime.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba.

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