Ratatouille – La Bd du Film : Walt Disney

Titre : Ratatouille – La Bd du Film

Scénariste : Indéterminé
Dessinateur : Indéterminé

Édition : Paperview Europe Ltd (2011)

Résumé :
Rémy est un rat très spécial. Doté d’un palais et d’un sens olfactif exceptionnels, c’est un expert en dégustation et le meilleur chef.

Séparé de son clan par accident, il aboutit au hasard de son voyage dans la cuisine d’un restaurant de première classe. Le rat errant décide alors de profiter de la présence d’un pauvre commis de cuisine, Linguini, pour tenter sa chance comme cuisinier …

Ainsi commence une aventure qui changera le cours de sa vie pour toujours !

Critique :
Après un roman/enquête expliquant comment le gang Mara Salvatrucha 13 a été créé, j’avais dit en boutade, à la fin de ma chronique, que je me lirais bien Ratatouille.

Vu la noirceur du récit, je voulais lire ensuite du léger, du très léger.

Je ne veux pas sous-entendre par-là que l’histoire est légère comme un ticket de métro car non étoffée. Loin de là.

Je veux juste dire que c’est reposant de lire un récit avec un méchant qui perd à la fin et une belle histoire d’amitié entre un humain et un rat.

Les souris, ça marche toujours, chez Disney, que ce soit Mickey ou Basil.

Les rats, c’est tout de suite moins mignons… Sauf Ratatouille qui est mignon, choupinou et en plus, bon cuisinier ! De plus, il croit encore en l’Humain. La preuve, il va aider Linguini, piètre cuisinier, qui a commencé comme marmiton chez Gusteau, le célèbre restaurateur qui vient de décéder. What’else ?

Problème dans la bédé : c’est très court, on va à l’essentiel et donc, ça va trop vite dans le développement. Au bout de deux soupes, des ris de veau et une lettre écrite par sa mère, Linguini accède au poste de directeur avant de se retrouver seul car son équipe est partie en apprenant qui étaient aux commandes des plats.

Linguini, tu pensais vraiment qu’ils allaient accepter qu’un rat cuisine ? Ces animaux ont beau être très propre, on les considère comme très sales puisqu’ils mangent les déchets.

Une fois de plus, pas de vrais grands méchants dans cette histoire, juste Skinner, le boss de Linguini, qui voudrait rester calife à la place du calife. Linguini, lui, est assez fade dans la version bande dessinée. Si je l’avais découvert dans la version bédé, je n’aurais pas aimé le personnage.

Remy, lui, il s’en sort avec les honneurs, même si, lui aussi, à un moment donné, est un peu trop dans l’ombre pour cause de format limité.

Il vaut mieux, pour se faire plaisir, regardé le dessin animé plutôt que de lire la bande dessinée car le format court oblige à des coupures drastiques de scènes qui étaient importantes dans le film. Ici, certains scènes sont réduites à leur plus simple expression.

Bon, où-je rangé le DVD, moi ?

Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°05].

Retour à Palemoral – Les Shortbreads de Dame Ida

Depuis son passage éclair chez Dame Ida qui lui avait fait découvrir les délices de la tarte Tatin et de la machine à Nespresso pour lui faire oublier le désastre de ses scones de sconnasse, Herma Gesty, Nonagénaire Chapeautée cousue d’or et de diamants, à la tête d’une grande et célèbre famille et servant accessoirement de potiche nationale, était rentrée chez elle dans son 753 pièces londonien avec sa meute de corgis.

Elle avait voulu un instant échapper à son Philipp qui n’en fichait plus une et tournait en rond dans les allées du palais, qu’il donnait l’impression de hanter…

Et aux engueulades entre les deux pétasses roturières qui avaient épousé ses petits fils, l’une légèrement coincée qui se voulait encore plus confite dans l’amidon et la naphtaline que sa grand-mère Mary, et l’autre nouvelle riche arriviste qui rendait chèvre tout son personnel qui démissionnait à la chaîne, lui faisant presque regretter sa défunte ex-belle-fille, notoirement siphonnée.

À peine remise de son excursion française clandestine via le tunnel sous la Manche qu’elle avait pris en contre-sens dans sa Range-Rover, et du brouillon de l’ouvrage d’un certain Toquéfada sur l’art de convertir les anglicans au catholicisme à l’aide de tenailles et de brodequins dont Dame Ida lui avait présenté les meilleurs feuillets, Herma Gesty devait alors affronter un nouveau psychodrame familial.

La nouvelle riche arriviste avait enfin accouché et, plus personne ne se faisait d’illusions : ses caprices et son caractère de chiottes n’étaient pas dus à sa grossesse, mais semblaient être son état permanent qui était revenu sur le devant de la scène au grand galop comme il sied au naturel.

Pire encore, elle avait convaincu son petit-fils préféré, certes un peu gaffeur et espiègle sur les bords mais qui était toujours resté droit dans ses bottes d’officier et sacrifiant à ses devoirs, de quitter sa famille et de s’exiler dans un pays où l’hiver dure toujours et où les ours, les loups et les caribous bouffent les humains qui ont gelé comme des sorbets.

On avait plus vu ça depuis qu’une américaine deux fois divorcée avait conduit l’oncle notoirement paresseux d’Herma Gesty à une démission apocalyptique que l’on transforma en belle histoire d’amour pour mieux faire oublier les sympathies nazies du couple infernal et honteux.

Merde alors… En effet, les voici avec le moustachu

En annonçant leur intention de préférer l’exil à la presse de leur pays (oubliant qu’il y a la même partout à travers la planète) sur leur propre blog avant d’en parler à Herma Gesty, ils l’avaient publiquement humiliée, squeezant de façon claire et nette son rôle supposé de cheffe de famille aux yeux d’une nation entière qu’ils refusaient de servir alors qu’elle entretenait leur famille depuis des siècles.

Afin de ne pas perdre totalement la face, Herma Gesty fut forcée de déclarer qu’elle était ravie d’être heureuse d’être contente pour son petit fils et sa pouffe, et qu’elle les soutenait dans leur projet d’exil, alors que… tout le monde sait qu’elle ne veut même plus les voir en photo sur son bureau, le cadre argenté ayant fini au fond de la corbeille !

 

Sans parler du préjudice financier subi par les usines de porcelaine de Herma Gesty qui avait jeté au broyeur toutes les tasses à thé et soucoupe où les deux traîtres à la nation étaient encore en photo. Elles sont aujourd’hui interdites de vente et celles qui n’ont pas été mises au pilon sont devenues collector !

Message personnel : ne m’offrez JAMAIS ce truc kitch !

Évidemment Herma Gesty avait coupé les vivres à ces deux olibrius, qui d’ailleurs n’avaient pas besoin de ses sous pour survivre, mais comme Madâme avait des goûts de luxe et qu’il fallait empêcher les journalistes de l’approcher, son budget « gardes du corps » était plus que conséquent.

Bien fait pour eux. Après tout, oser se plaindre sans pudeur ni honte dans la presse et devant les caméras sur leur difficile vie d’héritiers d’une famille qui peut privatiser la police et l’armée de son pays, et qui a sa propre flotte et des propres avions pour voyager… sans parler des Rolls et des Bentley qu’ils ont préféré troquer pour de vulgaires Renault Méganes… et ça sans imaginer deux secondes que les gens qui les entretenaient n’ont même pas les moyens de consulter un médecin de leur choix… et n’ont pas d’assurance chômage digne de ce nom… N’est-ce pas n’avoir honte de rien et cracher dans la soupe ?

Herma Gesty était écœurée de tant d’ingratitude de la part de cette jeunesse, elle qui avait dû servir sous les drapeaux pendant la seconde guerre mondiale alors qu’elle n’avait pas leur âge !

Après tout… Quelle idée de se plaindre des journalistes et des photographes quand on a pour seule et unique fonction de faire de la représentation publique ! Et puis quelle hypocrite cette belle-petite-fille ! Quand elle jouait des scènes de sexe un peu chaude dans les séries qui l’avaient rendue célèbre, elle ne refusait pas que les caméras soient présentes, non ? Pfff…

 

C’est dépitée qu’Herma Gesty s’était retirée pour l’hiver à Pâlemoral.

Évidemment, le Phiphi était dans ses pattes, comme ses corgis… il bavait juste un peu plus qu’eux…

Mais Pâlemoral était assez grand pour qu’elle arrive à le perdre dans les couloirs, avant de se réfugier dans un grand salon bibliothèque où elle se faisait servir théière sur théière, le regard perdu dans le vague à sa fenêtre devant laquelle rien ne se passait jamais.

Après avoir dû passer en revue toutes les variétés de thés stockées à Pâlemoral, puis s’être fait réapprovisionner par train spécial en provenance de Fortnum & Mason , Herma Gesty finit par se dire que tout cela devenait terriblement ennuyeux et qu’un truc résistant sous la dent serait bienvenu…

Gardant un bon souvenir de la Tatin de Dame Ida, et se disant qu’ayant touché le fond de l’ennui et de la déprime elle n’était plus à ça près ! Elle pouvait bien rencontrer à nouveau cette étrange créature aux enfants si… spéciaux… À condition qu’elle vienne sans eux… et sans son époux pourfendeur d’hérétiques.

Quand de l’autre côté de la Manche Dame Ida reçu son invitation à aller œuvrer dans les cuisines d’Herma Gesty afin de prendre le thé avec elle, elle monta immédiatement dans la Rolls qui l’attendait en bas de chez elle, après avoir fourré au hasard quelques vêtements dans un sac.

Le hasard ne fait pas toujours bien les choses, car son maillot de bain n’était pas spécialement utile l’hiver à Pâlemoral… Pas plus que son poncho des Andes…

Après s’être amusée à monter et descendre pendant une demi-heure la vitre de séparation d’avec le chauffeur qui ne comprenait pas un traître mot de français, Dame Ida finit par trouver le mini-bar.

La bouteille de champagne, et la bouteille de gin l’aidèrent à passer le temps du trajet sans qu’elle ne s’en aperçoive. C’est tout l’intérêt du coma éthylique.

Dame Ida fut ramenée à la vie par l’air glacial écossais qui s’engouffra dans la Rolls quand le chauffeur ouvrit la porte.

Dame Ida tituba jusqu’à la cuisine, soutenue par le chauffeur et un majordome assez coincé qui fit une drôle de grimace quand Dame Ida approcha sa bouche près de son oreille pour lui susurrer toutes les insanités qu’elle connaissait en anglais.

Affalée sur un tabouret et quasiment vautrée sur un plan de travail, Dame Ida, cuva pendant une ou deux heures prenant café sur café, et après une longue pause pipi elle était enfin opérationnelle.

Pâlemoral étant en Ecosse, Dame Ida ferait de la cuisine écossaise. Le haggis n’étant pas indiqué pour le thé, elle opta pour des Shortbreads écossais.

Après avoir mis ses fourneaux sur un thermostat de 160°, elle fit ramollir 200g de beurre salé , qu’elle battit avec 100g de sucre et deux sachets de sucre vanillé, avant d’y saupoudrer 300g de farine. Le mode pétrissage du robot ménager était parfait.

Puis elle mis la pâte entre deux feuilles de papier cuisson pour l’étaler sur une épaisseur de 1,5cm avant de piquer toute la surface à la fourchette et de couper des rectangles de 2cm sur 6cm, et de tout cuire 15mn au four sur une plaque en les séparant bien (ils gonflent un peu à la fin de la cuisson).

Ils doivent rester bien blonds et ne pas brûler… Ils sont encore mous à la sortie du four mais durcissent en refroidissant. Ne pas les toucher tant qu’ils ne sont pas froids…

Et vlan, on les dispose dans une assiette avec une bonne tasse de thé… Un Darjeeling ou un Earl Grey feront parfaitement l’affaire…

C’est avec grand plaisir qu’Herma Gesty accueilli Ida et les shortbreads venus égailler sa tasse de thé.

Elles se gavèrent méthodiquement de ces petits biscuits bien réconfortants et si nourrissant qu’ils en font oublier les scones…

Et ce, en disant pis que pendre sur la saltimbanque ingrate qui lui avait ravi son petit-fils chéri et voulait le faire mourir de froid dans une ancienne colonie polaire.

Dame Ida lui parla d’une patiente de Toquéfada qui avant d’être enfermée dans sa cave, pratiquait des envoûtements et jetait des sorts en invoquant les esprits et les démons.

Le genre de personnes dont on a toujours besoin afin de ne pas être une fois de plus accusée de faire assassiner une princesse gênante sous un pont…

Toqué n’était pas en manque de sorcière, et sa traque d’une certaine Brigitte, sorcière spécialisée dans l’envoûtement sexuel de dirigeants qu’elle plaçait sous son contrôle l’occupait assez.

Aussi, Toqué pourrait lui céder volontiers cette sorcière-là via la valise diplomatique et l’annulation des charges qu’il encourait pour enlèvement, séquestration et actes de barbarie.

Herma Gesty accepta l’offre, et c’est ainsi que Dame Ida devint fournisseuse officielle de Shortbreads d’Herma Gesty lors de ses séjours à Pâlemoral.

Et toc ! Bavez bande de jalouses !

PS : En PJ une photo de ma dernière fournée de shortbreads… Je te laisse le soin de trouver les autres illustrations! Et encore une fois… tu publies quand tu veux… ou pas! Mais si tu publies… Ne tarde pas trop… l’actualité risque d’être trop loin derrière nous dans trois mois!

Alimentaire mon cher Watson : Anne Martinetti

Titre : Alimentaire mon cher Watson

Auteur : Anne Martinetti
Édition :  Du Chêne (2010)

Résumé :
On présente trop souvent Sherlock Holmes comme un ascète, une machine à penser délaissant la cuisine au profit de nourritures intellectuelles.

Ce n’est pas le cas. Si, au plus fort d’une enquête, le célèbre détective oublie parfois de manger ou consomme tout juste un sandwich, il aime aussi les mets raffinés, comme une bécasse ou un foie gras en croûte et les grands vins français.

Mieux, l’observation de l’art éphémère qu’est la cuisine lui permet de conduire son art de l’investigation.

Ainsi, peut-il confondre le coupable en observant un brin de persil s’enfonçant dans une plaque de beurre…

Sherlock Holmes, gourmet ? La déduction s’impose ! Mêlant recettes et extraits des œuvres de Sherlock Holmes, cet ouvrages très illustré de photos de recettes et d’ambiance ainsi que d’images anciennes, présente le célèbre détective et des plats évoquant ses enquêtes et les pays visités.

Ce cher Watson n’a plus qu’à se régaler !

Critique :
Non, Sherlock Holmes n’est pas qu’une machine à penser ! Non, son corps n’est pas tout entier dédié à son cerveau ! Non, son corps n’est pas qu’un appendice à son cerveau.

Certes, il mangera toujours moins que Watson, amateur de bonne chère et de chair féminine, lui qui se vante d’avoir connu des femmes sur 4 continents ! Coquin, va !

Au fait, les femmes qu’il a connue, c’était bibliquement ou pas ??

Quand nous écrira-t-on un ouvrage intitulé « J’avais la queue en l’air, Watson » ou « Ma folle nuit avec Irene Adler » ou même « À toutes les femmes que j’ai aimé… et forniqué » par le Docteur Watson ?

Mais malgré tout, si vous lisez le Canon holmésien avec attention, vous remarquerez sans doute que nos deux amis ne disent pas non à un resto ou à quelques bons petits plats mitonnés par leur logeuse.

— Qu’allons-nous faire, maintenant ? demandais-je alors que nous débarquions au pénitencier de Millbank.
— Prendre un fiacre, aller jusqu’à la maison, prendre un petit-déjeuner et dormir une heure.

Le menu qui nous est offert ici est divisé en quatre sections :

  • L’affaire des recettes du 221b Baker Street,
  • L’affaire des gourmets de Londres,
  • L’affaire des voyages de Sherlock Holmes
  • L’affaire des péchés mignons de Sir Arthur Conan Doyle.

Pour chaque section, les recettes sont présentées et photographiées, accompagnées d’extraits issus des aventures mettant en scène Sherlock Holmes.

C’est une manière sympathique et intelligente de nous faire découvrir le meilleur de la cuisine anglaise, souvent raillée car méconnue.

Parce que entre nous, mes souvenirs de la cuisine anglaise remontent au film avec Louis De Funès « Les grandes vacances » et la suite de plats improbables, immangeables que notre brave Charles Bosquier s’extasiait en criant « Delicious ».

Charles Bosquier : Ah c’est étonnant ! Hmmmm ! C’est délicieux ! Delicious ! Mange mon fils ! Allez PAF ! […] Alors ça, ça, c’est le dessert ?
Michonnet : Ah non ! Non, ça c’est la viande, avec la chantilly !

Les photographies de Philippe Asset sont des plus réussies (plusieurs ont été prises au Musée Sherlock Holmes de Londres) et rendent tout à fait l’esprit de l’univers du célèbre détective. Elles ont un joli accent british rétro et plein de charme.

De plus, l’ouvrage est décoré aussi par des illustrations rétros de Sherlock Holmes, comme il était dessiné à la grande époque de Sidney Paget ou de Frederic Dorr Steele.

Outre la gourmandise qui suinte à chaque page et qui vous fait grossir rien qu’en regardant les images, les recettes s’inspirent des dialogues échangés dans les romans, qui font état de tel ou tel plat ou d’un petit déjeuner tardif.

— Venez demain 9h30 pour petit déjeuner. Important. Câblez si impossible. Sherlock Holmes. » Voilà, Watson. Cette affaire infernale m’obsède depuis dix jours. Désormais, je la chasse complètement de mes pensées. J’espère que nous en connaîtrons demain l’issue définitive.
À l’heure dite, l’inspecteur Stanley Hopkins fit son apparition, et nous nous attablâmes devant l’excellent petit déjeuner préparé par Mrs. Hudson. Le jeune policier était d’humeur radieuse du fait de sa réussite.

Les 98 recettes sont agrémentées de l’extrait canonique, ainsi que du nom de l’aventure, ainsi, vous serez incollable sur le pain perdu aux groseilles ainsi que sur la morue aux fraises.

Oups, pardon, la morue aux fraises, elle est de Gaston Lagaffe !

Bon, je ne les ai pas cuisinées, ces recettes, faut pas pousser… Pas trop envie de manger du Haggis, moi !

Beaucoup d’allusions également à de bonnes tables de l’époque, dont certains plats sont recréés ici. Et Holmes était amateur de bons restos après ses enquêtes.

L’ouvrage est complété par une courte bibliographie et quelques bonnes adresses holmésiennes à partager.

Si vous voulez m’inviter, je suis partante car si ma soeur aime cuisiner pour les autres (sans manger), moi, de mon côté, j’aime m’asseoir à table…

Entre les lignes, on y apprend aussi quelques anecdotes sur l’époque ou sur Arthur Conan Doyle, ce qui m’a fait me coucher moins bête, même si j’oublierai des tas de choses d’ici là !

J’ai juste regretté une chose : l’absence de liste des titres d’Arthur Conan Doyle en fin d’ouvrage.

Il a tout de même écrit 4 romans et 56 nouvelles avec son héros, tout de même. Un petit récapitulatif n’aurait pas été du luxe pour ceux qui ne connaissent pas le canon.

L’auteure aurait pu profiter de ce beau livre « hommage » pour inciter ses lecteurs à mieux connaître Sherlock Holmes et donc à lire…

Mais je suppose que ce genre d’ouvrage est acheté en premier par des holmésiens acharnés et moins par le lecteur lambda.

Si jamais, Syl en parle aussi, et avec bien plus d’emphase que moi (le lien est dans son nom).


Le Mois anglais saison 7 chez Lou et Cryssilda (juin 2018).

Du même auteur : 

 

 

Burger 100% Angus Beef – United States Angus Beef

Je vous rassure de suite, mon blog n’est pas en train de devenir une extension de « Marmiton » ou de « Cuisine AZ », je vous rassure de suite (de toute façon, vu mon ton, ils ne m’engageraient pas).

Mais puisque j’ai fait des hamburgers à la maison et qu’on est en plein Mois Américain, l’occasion était trop tentante, même si vous aurez peu de photos puisque j’y ai pensé APRÈS !

Cette fois-ci, j’ai travaillé avec des steak des viande hachée 100% Angus Beef (produits congelés), la dernière fois, c’était avec des steak de Holstein Dry Aged (au rayon frais – 30 % de viande de maturation et 10 % de viande fumée).

Pourquoi ces viandes qui coûtent plus cher que le simple steak de viande hachée au rayon frais ? Parce qu’elles sont putain plus goûteuses ! Vachement plus de goût même que si je fais moi-même mon steak avec de la viande hachée !

Évidemment, ça vous monte le prix de votre burger maison, mais je vous jure que lorsque vous le mangez, vous sentez le goût de la viande, son jus, et le reste n’a plus d’importance !

De plus, étant moins traficotée que les autres, elles ont un goût naturel et ça ne vous revient pas toute la journée, comme quand vous mangez un burger dans un frit-kot.

Mes ingrédients pour burger (ceci n’est que ma liste personnelle, après, vous faites comme vous voulez !

  • 4-5 oignons bios, de préférence
  • 1 grosse tomate pas trop mûre
  • 4 feuilles de laitue
  • Miel d’acacia (qui n’en est pas vraiment, l’acacia étant un arbre sud-africain)
  • Viande hachée, celle que vous voulez (4)
  • 4 Pains pour burger (n’ayant pas eu vraiment le choix, j’avais de ceux de la marque du grand magasin de chez nous, Colruyt pour ne pas le citer)
  • Sauces au choix, ma préférence à la Brasil pour son côté sucré, ou l’Andalouse, pour donner du pep’s, le ketchup et la cocktail n’en donnant pas assez selon moi
  • 4 tranches de coppa (ou de bacon, ou de pancetta, ou de rien)

Je vous passe les détails des oignons qu’il faut couper en tranches, fines de préférence, sans chialer si possible. Moi, j’y arrive pas, sauf si je passe la langue et que je passe ensuite les oignons sous l’eau du robinet.

Les foutre dans une poêle huilée (ou beurrée, vous faites ce que vous voulez, z’êtes chez vous), à feu doux et les laisser blondir (BLOOONDDIIIN) en les touillant régulièrement.

Pendant que vos oignons cuisent comme des grands, ne restez pas à glandouiller ou à peindre la girafe, mais profitez-en pour couper la tomate en rondelles (oubliez pas de la laver, cochons !!) et la réserver sur le côté, et faites de même avec la laitue.

Si la laitue a des vers, gardez-les, ça fait de la viande en plus ! Revenez, je rigolais. Quand je vous disais que je n’aurais pas ma place chez Marmiton !

Vos oignons se dorent la pilule doucement, poussez-les un peu sur le côté pour en profiter pour faire cuire un peu vos tranches de coppa (bacon, pancetta, rien), juste un peu des deux côtés, retirez-les et épongez-les sur du Domex, du Sopalin, du PQ…

Sur la fin de la cuisson de vos oignons, leur balancer quelques traits de miel pour les confire, si vous en avez envie, ceci est un choix personnel et j’adore le goût de oignons confits ! On réserve sur le côté.

Je prends ensuite une grande poêle, je lui lance quelques traits d’huile d’olive première pression à froid et quand c’est ok, je dépose délicatement les 4 burger de viande Angus.

Attention, si vous travailler avec cette viande ou avec la Holstein, ne pas les cuire trop vite, ne pas retourner les viandes plus d’une fois de chaque côté. Pour éviter qu’elles ne sèchent trop, je dépose un couvercle à trous dessus.

Le prochain billet sera consacré à « comment faire des trous dans un couvercle »…

Mes petits pains aux graines de sésame sont sorti, comme je le disais, j’eusse aimé avoir des autres, mais fautes de grives, je bouffe du merle.

Hop, tout le monde au four, sur la grille, et au grill ! Pour les imbéciles congénitaux, je précise qu’il faut séparer les couvercles des culs…

Je les laisse roussir un tout petit peu d’un côté, puis je les mets de l’autre et sur la fin, sur les culs retournés, je dépose une tranche de coppa (bacon, pancetta,…) dessus pour qu’elles grillent un peu.

SURVEILLEZ-BIEN que ça ne brûle pas !

Une fois tout ce petit monde cuit, la viande devant être tendre et juteuse, je dépose un cul de pain sur ma planche de travail, avec sa tranche de coppa (bacon, pancetta, rien), je fais juter la sauce Brasil ou Andalouse, selon que c’est le mien ou celui de Chouchou, je dépose les viandes sur chaque pains.

Ensuite, sans respirer, je dépose avec amour les oignons confits, les rondelles ou les tranches de tomates, ensuite la feuille de vigne… Non, de laitue et hop, une petite giclette de sauce sur les couvercles et on referme.

Ensuite ? Ben on les bouffe tiens !!

 

Agatha Raisin enquête – Tome 1 – La quiche fatale : M.C. Beaton

Titre : Agatha Raisin enquête – Tome 1 – La quiche fatale

Auteur : M.C. Beaton (pseudo de Marion Chesney)
Édition : Albin Michel (01/06/2016)

Résumé :
Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme.

Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur.

Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Critique :
Il est un fait certain qu’on ne lit pas une enquête d’Agatha Raisin pour son rythme trépidant, ses multiples rebondissements, ses énigmes à tiroir et son suspense insoutenable !

Non, faut pas ouvrir un Agatha Raisin en cherchant ces ingrédients là car ils sont absent de cette délicieuse quiche qui fut fatale à celui qui en mangea un morceau.

Ne cherchez pas non plus des résolutions d’énigmes à la mère Agatha Christie où les morts, les éclopés, ainsi que les narrateurs tuent…

Ici, nous sommes dans une résolution d’enquête classique, pas besoin d’aspirines pour le final, mais pas de cris de malade poussés devant la résolution non plus.

Par contre, si vous aimez le so british, les ambiances délicieuses et détestables des petits villages où vos ancêtres devaient être au moins présent du temps des cavernes pour prétendre être du coin, alors ce roman est fait pour vous !

Agatha n’est pas le genre de voisine dont on rêve d’avoir, elle est un peu antisociale une fois sortie de Londres, mal élevée, grossière, râleuse, arrogante, elle sait ce qu’elle veut, adore donner des ordres, jouer sur la gentillesse mâtinée de chantage et plus que tout, elle voudrait s’intégrer dans ce village où, pour les habitants, elle est une étrangère car elle n’a pas au moins 4 générations d’ancêtres originaires du village.

Pourtant, malgré son caractère ronchon, on s’attache à Agatha et on comprend aussi son envie d’être admirée par les autres, intégrée, tout en restant éloignée de tout cela, un peu comme lorsqu’elle vivait à Londres et qu’elle ne mêlait qu’avec très peu de gens.

Sachez que ici, les petites vieilles du village deviennent toutes folles excitées à l’idée de la venue de l’orchestre… Et c’est pas le genre de chose qui fera mouiller la culotte de notre chère Agatha car à l’aube de la cinquantaine, elle n’a rien d’une miss Marple !

L’enquête prendra son temps car pour tout le monde, ce fut un accident, mais quelques petits détails vont éveiller la curiosité de notre Agatha et elle va prendre le taureau par les cornes et résoudre cette enquête avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Mais à la fin de son aventure, notre Agatha aura tout de même un peu changé, glissant vers une personnalité un peu moins arrogante qu’au départ. Il y a encore du travail avant qu’elle ne soit la perfection même car elle a toujours son fichu sale caractère.

Une lecture rafraîchissante, agréable, douce, tranquille, le genre de roman qui se lit affalé dans un fauteuil de jardin, une cup of tea non loin, avec quelques scones, crumpets et autres sandwich aux concombres.

Une lecture à l’ambiance so bristish, cosy, qui, sans être le polar de l’année, ravira les lecteurs/lectrices qui veulent un peu de légèreté dans leurs lectures en se plongeant dans des romans, qui, publiés en 1992, ne comportent pas de smartphones et autres trucs de notre époque.

Je me ferai la suite des enquêtes d’Agatha Raisin avec grand plaisir !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le Mois Anglais (Juin 2017 – Saison 6) chez Lou et Cryssilda.