Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 17 – La grotte des faces

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (09/12/2020)

Résumé :
Alors que le féroce Surkun’hr s’empare de la galaxie, sur Glèbe, Granite est le dernier espoir de la Fédération. Dans la mystérieuse Grotte des Faces, elle pourrait récupérer son pouvoir et contrer la grande attaque qui s’annonce.

Guidée par un étrange chaperon aux identités multiples, elle s’enfonce dans les tunnels qui parsèment la montagne, alors que Narvath et Danaëlle peinent à la rejoindre.

Critique :
Si je me plaignais d’un tome 16 qui tournait en rond comme une grosse partie de ce nouveau cycle, je ne pourrai pas me plaindre du rythme effréné de ce tome qui clôt ce cycle, ni de son feu d’artifice final.

Oserai-je dire que cela va trop vite ? Ok, je sors…

Mes appréhensions sont vite tombées avec ce tome qui met le turbo et je dois dire que j’ai même été surprise de le voir terminer le cycle avec le retour de Surkun’hr, le bouffeur de galaxie, celui que Narvath avait réussi à contrer dans le premier cycle.

Même Calista ne fait pas de conneries, ni sa diva et ne fout pas tout en l’air, ce qui est assez rare que pour être souligné. Mieux, elle fera preuve de courage et osera avoir le bon geste.

Les dessins d’Adrien Floch sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire très bien, les couleurs sont vives et les cases ne manquent pas de dynamisme.

Le rythme de l’album est vif, alternant les passages entre Granite qui arrive à la fameuse grotte des faces, aidée par son guide et de l’autre, Narvath et Danaëlle qui eux, ont bien du mal à y arriver.

Une fois de plus, c’est tous ensemble qu’ils parviendront à réussir la mission de sauver l’univers, parce que, c’est bien connu : l’union fait la force.

Ce second cycle est en-deçà du premier qui recelaient des tas de surprises et des albums avec du rythme et de l’action, tandis que ce second cycle est plus poussif, plus « je tourne en rond » et si certains tomes auraient pu être plus court, celui qui clôt la résurrection de Surkun’hr aurait pu avoir plus de pages afin de rendre le combat final plus long, plus étoffé, bref, faire durer le suspense (jamais contente !).

Mais au moins, on termine sur une bonne note et je suis soulagée de ne pas avoir tourné en rond une fois de plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°152].

Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe : Christophe Arleston et Adrien Floch

Titre : Les naufragés d’Ythaq – Tome 16 – Les assiégés de Glèbe

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil (18/09/2019)

Résumé :
Granite a rejoint les exilés de la Fédération. Mais les nouveaux maîtres de la galaxie ont trouvé un moyen de passer à travers les portes qui relient les univers et sont à leur poursuite.

Alors que le plus titanesque vaisseau jamais construit se lance en chasse, c’est une quête mystique qui va mener Granite au bout d’elle-même afin de chercher à retrouver son pouvoir sur le feu…

Critique :
Cela faisait un petit temps que je n’avais plus lu un album de mes naufragés et j’ai profité de mon passage en librairie pour acquérir le dernier tome sorti en septembre 2019…

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond et j’en avais déjà fait la remarque dans ma chronique du tome 15.

Nom de Zeus, Marty, autant où le premier cycle était punchy, fun, amusant, profond, bourrée de rebondissements, de surprises, de coups de pieds au cul, j’ai l’impression que depuis le tome 10 (second cycle), on n’avance pas fort dans la suite de l’histoire et que les albums sont de qualité inégale.

Les dessins ne sont pas en cause, depuis le départ de la saga, je les apprécie, mais point de vue du scénario, j’ai l’impression que Arleston fait du sur place et n’apporte rien de neuf dans les derniers albums, ou si peu.

Une fois de plus, Granite est envoyée seule dans une mission et Navarth n’a pas un grand rôle, si ce n’est donner une fessée au petit génie, façon Lucky Luke avec Billy The Kid, quand à Callista, fidèle à elle-même, elle est imbuvable et la présence de l’entité à l’intérieur de sa tête n’arrange pas les choses…

Autre petit détail : la couverture n’est pas tirée d’une scène de l’album puisque ce que nous voyons n’est pas la réalité : Granite et la créature ne s’affronteront pas. Ça m’énerve un peu, ce genre de couverture, car cela donne l’impression au futur lecteur d’avoir du danger alors qu’il n’y en aura pas…

Et puis, Granite va avoir une réaction disproportionnée lorsqu’on lui apprendra quelque chose et elle ne se posera même pas la question de savoir « qui ? » lui a collé ce truc à cet endroit précis…

Anybref, comparé à certains anciens tomes qui étaient excellents, celui-ci ne brille guère, sans pour autant être de la daube. On avance à tout petits pas, cela donne l’impression de faire du sur-place depuis des lustres…

Frustrant pour les lecteurs qui doivent attendre la parution d’un nouvel album, qui se ruent dessus avec voracité et qui se rendent compte à la fin de leur lecture que ce n’est pas cet album-là qui fera avancer le schmilblick !

Il serait temps que je me fasse plaisir en relisant tout le premier cycle…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°130].

Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express : Christophe Arleston & Adrien Floch

Titre : Les Naufragés d’Ythaq – Tome 15 – Imperator Express

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch

Édition : Soleil Productions (26/09/2018)

Résumé :
Granite, Narvarth et Danaëlle sont coincés sur la planète Glèbe. Heureusement, des vaisseaux de la Fédération y ont établi une base.

Il faut impérativement les rejoindre. Narvarth cataleptique et Danaëlle hors service, c’est seule, avec ses deux amis inconscients, que Granite doit prendre un train suspendu, l’Imperator Express, où elle se fait engagée comme hôtesse.

Mais elle ignore qu’elle est surveillée par un individu intéressé par les armes technologiques qu’elle cache…

Critique :
Si la première saga des Naufragés d’Ythaq (tomes 1 à 9) m’avait emportée, subjuguée et troué le cul dans ses révélations finales, il n’en est pas de même pour la seconde partie.

Non pas que ces nouvelles aventures ne me plaisent pas, j’ai été contente de retrouver mes compagnons Granite et Narvath, j’ai de nouveau pesté sur cette charogne de Callista, mais on est loin des trépidations des émois de la saga initiale.

Tournerait-on en rond ? Serait-ce LA partie en trop dans une série, un peu à la manière d’un Lanfeust qui me plait moins dans le cycle Odissey ?

Il doit y avoir de ça…

Et pourtant, j’apprécie toujours de découvrir un nouvel album, je pousse même le vice jusqu’à me le faire offrir…

Pas de lassitude des personnages, juste qu’il y a moins de mystère, moins de souffle épique que lorsqu’ils s’étaient retrouvés naufragés sur la planète Ythaq, planète qui n’existait pas dans le système.

Puis surtout, il manque le personnage de Krurgor !!

Si je n’avais pas lu la première partie de la saga, cet album aurait eu tout pour me plaire car il y a de l’action, de la baston, des femmes qui ne s’en laissent pas compter, de l’humour, mais nom de Zeus, comparé à ce que j’ai connu, on dirait que la saga a du mal à se retrouver.

Ce fut un bon moment de lecture, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, mais après avoir bouffé du caviar à la louche, les œufs de lump, ça fait un peu cheap.

J’espère que dans le prochain album, nos amis vont enfin en savoir un peu plus sur ceux qui cherchent à tout prix à récupérer les clés de l’univers et en savoir un peu plus sur le changement radical de la garce de Callista.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

 

Jurassic World : Quand le Dino est sans Shirley [FILMS]

Fiche technique

  • Titre original et français : Jurassic World
  • Titre québécois : Monde jurassique
  • Réalisation : Colin Trevorrow
  • Scénario : Colin Trevorrow, Derek Connolly, Rick Jaffa et Amanda Silver, d’après certains personnages créés par Michael Crichton
  • Direction artistique : Page Buckner, Christa Munro et David Scott
  • Décors : Ed Verreaux
  • Musique : Michael Giacchino
  • Production :PatrickCrowley,FrankMarshall et ThomasTull
    • Production déléguée : Jon Jashni et Steven Spielberg
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : couleur − 35 mm − 2,00:1 − son Dolby Digital / DTS
  • Genre : aventure, science-fiction, action
  • Durée : 124 minutes
  • Dates de sortie :
    • États-Unis et Québec12 juin 2015
    • France et Belgique : 10 juin 2015

Distribution

  • Chris Pratt (VF : David Krüger) : Owen Grady
  • Bryce Dallas Howard (VF : Barbara Beretta) : Claire Dearing
  • Vincent D’Onofrio (VF : Stefan Godin) : Vic Hoskins
  • Ty Simpkins (VF : Victor Biavan) : Gray Mitchell
  • Nick Robinson (VF : Leonard Hamet) : Zach Mitchell
  • Jake Johnson (VF : Stéphane Roux) : Lowery Cruthers
  • Omar Sy (VF : lui-même) : Barry
  • B. D. Wong (VF : Daniel Lafourcade) : Dr Henry Wu
  • Judy Greer (VF : Anne Massoteau) : Karen Mitchell
  • Irrfan Khan (VF : Asil Rais) : Simon Masrani
  • Katie McGrath (VF : Élisa Bourreau) : Zara Young
  • Lauren Lapkus (VF : Maïa Michaud) : Vivian Krill
  • Brian Tee (VF : Alexandre Guansé) : Katashi Hamada
  • Andy Buckley (VF : Emmanuel Lemire) : Scott Mitchell
  • Eric Edelstein : Nick, le superviseur de la salle de contrôle de l’Indominus Rex
  • Colby Boothman-Shepard : Luke, le jeune dresseur

Synopsis

Avec le rachat de la société de biotechnologie InGen, le jeune milliardaire Simon Masrani a rendu possible le rêve de John Hammond : l’ouverture d’un gigantesque parc d’attractions centré sur le clonage et l’exposition de dinosaures vivants à partir de leur ADN fossilisé dans de lʼambre.

Vingt-deux ans après l’ouverture de Jurassic Park, le « plus grand parc à thèmes jamais construit dans l’histoire humaine« , les scientifiques aux ordres de Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) tentent de trouver une nouvelle attraction pour captiver les milliers de visiteurs qui débarquent chaque jour par bateau depuis le Costa Rica. Deux spécimens d’une nouvelle espèce de dinosaure façonnée par la main de l’Homme, Indominus rex, voient ainsi le jour.

Ce que j’en ai pensé :
Voilà, j’ai enfin vu le nouveau Jurassic Park… World ! Bourré de sales bestioles remplies de dents (avec des dents creuses, ces sales bêtes ne pensent qu’à bouffer), ou d’autres paisibles herbivores, pâturant agréablement dans la verte vallée.

Le début plante le décor, les personnages, ça commence doucement, puis on ajoute quelques pulsions d’adrénaline et des senteurs de sueurs froides. Avant que, bien entendu, tout ne dégénère parce que vous le savez « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Mais, malgré toute la débauche d’effets spéciaux, le nouveau T-Rex (Indominus Rex), plus méchant, plus dangereux, plus fourni en dents, plus sadique, plus intelligent que l’ancien Rex du Park, ben ça marche pas !

Ça bouge, c’est bourré d’adrénaline et de testostérones, mais je n’ai pas retrouvé la magie du premier Jurassic Park, celui qui m’avait secoué.

La version World de 2015 manque singulièrement de profondeur dans l’histoire et les personnages.

Les deux gosses perdus dans le parc de 2015 sont deux frères, le plus jeune qui est passionné par les dinos et l’aîné plus fasciné par les créatures sorties de la côte d’Adam… les filles !

Mais j’ai ressenti moins d’atomes crochus avec eux qu’avec les gosses du premier, le gamin, le passionné et sa sœur qui se moquait de tout mais ensuite apprenait et changeait de comportement.

Les deux adultes, un homme et une femme, comme dans le 1, mais si Chris Pratt m’avait fait soupirer de plaisir dans « Les gardiens de la galaxie », ici, il me laisse de marbre. Il est trop gros bras… ça perd de son charme, je trouve.

Non, le nouveau couple me plait moins que le tout premier, qui avait plus de profondeur, plus de glamour, ce n’était pas des Indiana Jones, mais des paléontologues qui avaient dû se décarcasser avec les moyens du bord pour échapper à la grosse bêbête.

Tiens, parlons-en de la grosse bêbête : l’Indominus Rex… L’Homme ne comprenant toujours pas qu‘il ne doit pas jouer à Dieu et créer des espèces en mélangeant des ADN d’autres animaux, au risque de voir la créature se retourner contre lui.

Ok, elle est plus vicieuse que le premier T-Rex, plus intelligente, mais moi, il ne m’a pas empêché de dormir…

Sincèrement, dans le premier, lorsque tout le petit monde était rassemblé devant la cage de Rex, c’était plus flippant qu’ici !

Il pleuvait, il faisait sombre, la chèvre avait disparu, un morceau était retombé sur la vitre du la voiture et ensuite, l’eau du verre s’était mise à faire des ronds. Ça c’était foutrement plus flippant !!!

Ici, quand Indominus Rex marche, ça fait du bruit, mais rien ne bouge ! Même pas les graviers qui sautent, la voiture qui tressaute… ce monstre déplace ces je ne sais combien de tonnes et ça fait autant de vibrations qu’un chaton marchant sur la pointe des coussinets !! Manque de réalisme, là, les gars…

Idem pour les Raptors, ceux qui me faisaient flipper quand on entendait leurs griffes sur l’inox de la cuisine. Oui, je flippais… pas ici, ça manque d’un truc : le sel ! C’est fade.

Je saluerai les petits clins d’œil au premier film : le mec de la sale de contrôle avec un t-shirt « Jurassic Park », la musique qui est constituée de quelques-uns des principaux thèmes composés par John Williams (les deux premiers volets), l’ancien parc, envahit par la végétation, la banderole que le T-Rex avait faite tomber, les vieilles jeeps…

Ce qui m’avait plu aussi dans le premier, c’était le milliardaire John Hammond, vieux barbu ventripotent qui avait tout de l’image d’un Dieu, qui, tout fier de sa création, n’avait pas pensé une seule seconde qu’elle lui échapperait.

Répétant à l’envi qu’il avait dépensé sans compter, il illustrait bien le savant un peu fou, riche, qui a voulu jouer et réveiller le chat endormi pour toujours.

Ce vieillard qui répétait que tout était sous contrôle et que les dinos ne pouvaient pas se reproduire (ils ne produisaient que des femelles) avant que la caméra ne nous montre des œufs en train d’éclore.

Le message du premier était subtil, celui de 2015 est brut de décoffrage. Oui, la cupidité est aussi au rendez-vous, mais le personnage qui joue le cupide est exécrable, on le sent venir de suite, j’aimais mieux le gros du premier film (Nedry), qui n’avait pas l’air d’un méchant, celui qui glissait dans la boue, sous la pluie, avant de se faire asperger à mort par un dino qui avait l’air tout gentil.

Puisqu’on parle des dinos… là aussi je trouvais plus de réalisme quand le Dr. Ellie Sattler caressait le tricératops comparé à Owen Grady (Chris Pratt) qui caresse la tête d’un diplodocus. L’émotion était présente en 1993, pas en 2015.

Bon, je ne tire pas à boulets rouges sur le Jurassic World, mais il manque singulièrement de saveur, de profondeur, d’âme, de sel, de subtilité, d’émotions…

Niveau effets spéciaux, il dépasse bien entendu son ancêtre de 1993.

En fait, le soucis vient que je l’ai comparé au premier volet… si ce film avait été le seul, il aurait réuni tout ce qu’un adepte de l’adrénaline demande. Je l’aurais super bien aimé, même.

Mais j’attendais un peu plus que de la testostérone et de l’action… je ne veux pas QUE ça, j’apprécie aussi un peu de profondeur, même au milieu de bestioles disparues depuis de millions d’années !