Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 6 – Le rat géant du Sumatra : André-Paul Duchâteau & Di Sano

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Titre : Sherlock Holmes – T6 – Le rat géant du Sumatra

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Di Sano

Édition:  Bdétectives – Claude Lefrancq n°31 (1995)

Résumé :
C’est un client sortant de l’ordinaire qui se présente au 221b Baker Street.

Les rats l’obsèdent, surtout un rat géant qui semble l’épouvanter…

Il est évidemment en proie au délire, mais Holmes et Watson ont de bonnes raisons de le soupçonner que ces rats – ou ce rat – existe bel et bien.

Une enquête mouvementée va mener le grand détective aux abords de la Tamise où mille dangers l’attendent.

rat géantCritique :
Vous avez vu la taille du rat sur la couverture de l’album ? Non, ce n’est pas dû à la position du sujet, comme ceux qui font semblant de tenir la Tour Eiffel et de redresser la Tour de Pise.

D’ailleurs, il est en arrière-plan, ça fonctionnerait pas, il devrait paraître plus petit hors il est immense, comme si c’était le fils caché de Godzilla, ce rat.

La question qui s’impose durant l’album, c’est : avec quelle nourriture ultra-protéinée a-t-on nourri ces rats pour leur donner la taille d’un double-poney ?? Oui, oui, vous avez bien lu, je n’ai pas bu, les rats de cet album, on peut les chevaucher !

Là, je pensais lorsque j’ai commencé cette collection dans les années 90 que j’avais touché le fond avec la béquille d’aluminium et Jack l’Éventreur, mais ici, on a atteint des abysses dans le grand porte-nawak !

Comme presque chaque fois, les histoires scénarisées par A-P Duchâteau commencent par du « fantastique » ou des scènes aberrantes qui vous laissent dubitatives de perplexité. Mais bon, on pourrait avoir des explications logiques à la fin…

Oui, on pourrait avoir de la logique à la fin, mais elle est aux abonnés absents.

Cette enquête de Holmes ne déroge pas à cette règle. Pour les explications du comment cette chose est arrivée, sucez votre pouce ou tout ce que vous voulez, mais vous ne le saurez pas vraiment car des faits ne seront pas expliqués, ou pas clairement.

Pour ce qui est de Holmes, on ressort sa panoplie de la cape et de la casquette ridicule… Par contre, j’avoue que son astuce fut bonne pour s’échapper de la fumerie d’opium et que son déguisement plus tard sera excellent.

Au moins une chose de bonne dans cet album, mais c’est peu.

Le méchant qui a lancé les rats est toujours le même Grand Méchant, mais en blond décoloré, cette fois…

Vous vous demandez, bien entendu, comment il arrive à commander ses rats qui ont la taille d’un poney d’1,20m ?

Je vais vous le dire puisque je vous déconseille l’achat de l’album : par la pensée ! Oui, oui, oui, je vous jure que j’ai pas abusé de mojitos à la piscine ! Il donnait des ordres à ses rats par la pensée. Ça vous la coupe, hein ??

Le must c’est quand Holmes lui-même arrive à détourner le rat de lui et à le retourner contre le vilain pas beau qui n’a même pas une coloration digne de ce nom… La puissance de la pensée…

Bref, le scénario a des rat…és et cela vous dégoût…rat (« rat d’égout », elle est bonne !) de cette Untold Story qui est d’un ennui rare et d’une impossibilité physique, hormis une bonne radiation des rats par la centrale de Tchernobyl (avec 100 ans d’avance).

Pourtant, R.L. Boyer avait écrit un excellent roman sur cette Untold Story du Rat Géant de Sumatra.

Faudrait que je vous en parle, tiens…

étoile 0

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 SH

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Sherlock Holmes (BéDétectives) – Tome 5 – La bande mouchetée : André-Paul Duchâteau & Stibane

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Titre : Sherlock Holmes – T5 – La bande mouchetée

Scénariste : André-Paul Duchâteau
Dessinateur : Stibane

Édition :  Bdétectives – Claude Lefrancq n°34 (1995)

Résumé :
La jeune Helen Stoner consulte Sherlock Holmes à propos d’évènements étranges ayant eu lieu dans son château. Sa sœur a trouvé la mort peu avant son mariage dans des circonstances mystérieuses auxquelles leur beau-père, le Dr. Roylott, ne semble pas étranger.

Helen, dont le propre mariage est proche, se voit obligée par son beau-père d’occuper la chambre et le lit dans laquelle sa sœur a trouvé la mort. Holmes et Watson passent une nuit au château pour élucider ce problème. Y réussiront-t-il ?

le-ruban-mouchetc3a9Critique :
Ma joie avait été immense lorsque la collection Bdétectives avait publié l’adaptation en bédé de ma nouvelle canonique préférée.

La joie fut vite douchée car tout l’album n’est pas consacré à cette nouvelle (20 pages) mais l’autre moitié est pour une Untold Stories « L’affaire du fantastique baron Maupertuis ».

Untold quoi ?? Conan Doyle prit un malin plaisir à nous mettre l’eau à la bouche en nous énumérant tout au long du Canon, des aventures inédites vécues par Holmes et Watson dont nous n’avions pas eu récit.

Toutes ces aventures, aux titres souvent mythiques, synonymes de mystère et de brouillard ont lancé de nombreux débats parmi les adeptes de Sherlock Holmes et bien des scénaristes s’y sont engouffrés, avec succès ou pas.

Ce qui m’a fâché, ici, ce sont les raccourcis pris par le scénariste, zappant toutes les choses importantes de cette nouvelle, mettant la cliente, Helen Stoner, fort en retrait et je déplore aussi des erreurs dues sans doute à une mauvaise relecture (ou à pas de relecture du tout ?).

Exemple : Helen raconte à Holmes la nuit où sa sœur est morte et le détective lui demande si elle a bien entendu un bruit métallique et un sifflement. Hors, Helen n’en a pas parlé dans les cases précédentes. Raccourci ? Don de médium ? Holmes savait déjà la solution de cette enquête ??

Quand je vous parlais qu’il manquait des choses importantes, c’est tout le sel des personnages qui est le grand absent de ces pages et qui pourraient éclairer les novices sur la personnalité de Sherlock Holmes, notamment son désintéressement de l’argent, ses scrupules à avoir emmené Watson au devant de danger et les quelques explications qu’il donne à Watson, lui faisant comprendre qu’ils sont arrivés à temps pour sauver leur cliente d’un meurtre subtil et horrible.

Putain de merde, j’avais salivé pour rien entre le moment où je l’avais acheté et le moment où je l’avais lu (quelques heures). Depuis, j’ai même plus envie de le relire. Oui, je suis maso, je sais.

« L’affaire du fantastique baron Maupertuis » est fidèle à la trame de nombreuses histoires de Ric Hochet : on commence fort et cela flirte déjà dangereusement avec le non-sens.

Pour le reste, un baron participe à un duel et il s’avère que l’homme contre lequel il se bat – retrouvé mort ensuite – est un proche de la Couronne britannique.

Ça part dans tout les non-sens possible, avec la présence d’un colonel et d’une carabine à air comprimé.

Au final, il faut réfléchir pour recomposer le puzzle dans son entièreté, tellement les faits sont embrouillés.

Aspirines, please !

étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

CHALLENGE - Mois Anglais 2015 Minions