Druss la légende : David Gemmell [Saga Drenaï 6]

Titre : Druss la légende

Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2002)
Résumé :

Son nom est Druss. Garçon violent et maladroit, il vit dans un petit village de paysans situé au pied des montagnes du pays drenaï.

Bûcheron hargneux le jour, époux tendre le soir, il mène une existence paisible au milieu des bois. Jusqu’au jour où une troupe de mercenaires envahit le village pour tuer tous les hommes et capturer toutes les femmes.

Druss, alors dans la forêt, arrive trop tard sur les lieux du massacre. Le village est détruit, son père gît dans une mare de sang. Et Rowena, sa femme, a disparu…

S’armant de Snaga, une hache ayant appartenu à son grand-père, il part à la poursuite des ravisseurs. Déterminé à retrouver son épouse, rien ne devra se mettre en travers de son chemin. Mais la route sera longue pour ce jeune homme inexpérimenté.

Car sa quête le mènera jusqu’au bout du monde. Il deviendra lutteur et mercenaire, il fera tomber des royaumes, il en élèvera d’autres, il combattra bêtes, hommes et démons.

Car il est Druss, et voici sa légende…

Critique :

Ayant découvert Gemmel par le titre « Légende » que Milady avait publié en format poche, je me suis tournée vers les autres ensuite.

« Druss la légende » était le livre qui venait, dans la chronologie, avant « Légende » et ce livre nous explique comment le paisible mais colérique fermier qu’était Druss est devenu « Marche-Mort » et une légende.

La femme qu’il aimait s’étant fait enlever, il a empoigné la hache Snaga, hache de son grand-père, la « lame sans retour » et à entamé son périple, passant par tous les stades pour gagner un peu d’argent et financer son voyage.

C’est violent, il y a du sang, des têtes tranchées (ou autres parties du corps).

Notre héros n’est pas un gentil chevalier chevauchant sur son fidèle destrier blanc. Non, Druss est un être violent, il n’a pas de peine à tuer. Pourtant, loin d’être un héros parfait, il a ses faiblesses. Le personnage est détaillé, fouillé et on l’apprécie déjà.

Toute sa souffrance, il la ressentira à la fin du livre. Heureux et triste en même temps. Le livre m’avait déjà enchanté, n’ayant pas de temps mort, mais le final, il était encore mieux.

Un grand auteur, qui nous a quitté trop tôt… mais il nous laisse toute son œuvre à découvrir.

FANTASY - Snaga Légende - Drenaï

Waylander – Tome 3 – Le Héros dans l’ombre : David Gemmell

Titre : Waylander – Tome 3 : Le Héros dans l’ombre

Auteur : David Gemmell
Edition : Bragelonne (2007)
Résumé :

Waylander est à l’automne de sa vie.
Il cherche désormais la paix, mais les crimes du passé reviennent le hanter… Des créatures de légendes maudites sont de retour pour conquérir le monde dans le sang et la terreur.

Cette fois, aucune armée ne pourra s’y opposer. Seule une poignée de héros avec, à leur tête, un mystérieux Homme Gris, un personnage énigmatique haï et envié pour sa formidable fortune. Un homme aux mains couvertes de sang, qui a tué par conviction et pour de l’argent.
Un homme connu au pays des Drenaï comme le héros assassin. Pour vaincre un fléau éternel, une ancienne énigme doit être résolue… et Waylander, prince des tueurs, devra tuer un homme qui ne peut pas mourir.

Critique :

Non, « le héros dans l’ombre » ne veut pas dire que notre sombre héros, Waylander, se la coule douce sous un palmier à Acapulco ! C’est juste que Waylander est à l’automne de sa vie, comme je vous l’avais précisé à la fin de ma critique du tome 2…

Bon, nous ne retrouvons pas notre héros en train de baver dans un home, édenté, bouffant de la panade insipide et hurlant à tue-tête « Infirmière, y’m’faut faire ! ».

Non, il est plutôt bien loti, notre sombre héros, puisque devenu milliardaire, il a changé d’identité (je ne dévoilerai pas la fin du tome 2 et les raisons qui l’ont fait changer d’identité) et il est devenu l’Homme Gris.

Pas égoïste pour deux sous, il assure lui-même la protection des gens qui vivent syr ses terres et se charge lui-même des pillards qui auraient eu la très mauvaise idée de venir chaparder sur ses terres. Sus aux pilliards.

Ce troisième tome comme d’une manière différente, comme le second l’avait fait et c’est ce qui fait la force de Gemmel : on ne sait pas comment ça va se passer.

La preuve, on est passé de « isolé au fin fond des bois » à « je vis dans un palais entouré de mes larbins ». Enfin, « larbins » est un bien grand mot, notre héros est large dans ses rétributions et le syndicat n’a pas de raison d’être avec un boss tel que lui.

Et qu’en est-il de ses ennemis ? Oublions les pauvres pilliards, ils ne font pas le poids et découvrons les nouveaux méchants qui tiennent plus du surnaturel que du naturel.

Nous sommes loin des assassins classiques des autres tomes : ici, ce sont des magiciens invulnérables et des hordes de démons. Harry Potter n’est même pas là pour lui donner un coup de main, en plus.

Pour pourfendre les démons, il y a les les Rajnees, des samouraïs armés d’épée magiques, les seuls capable de décapiter ces démons.

Je vous l’ai déjà dit, la trame chez Gemmel reste sensiblement la même. Malgré tout, lire ses livres est toujours un plaisir pour moi.

Cette trilogie n’a pas dérogé à ce plaisir, bien qu’elle reprenne des thèmes vu et revu : la horde de démons qui veulent déferler sur le monde, c’est du déjà vu/lu.

Pourtant, j’ai suivi toutes les péripéties de Waylander et je ne me suis pas ennuyée une seconde.

De plus, last but not least, la fin m’a collé un coup de pied au cul parce que totalement imprévisible, absolument fantastique (fallait de la magie) et très belle (et une larme, une).

Malgré toutes ses richesses, il est des choses que l’homme ne peut obtenir, même s’il se nomme Waylander…

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