Une nuit éternelle : David S. Khara [Intro – Défi CannibElphique]

— La nuit éternelle devrait t’inspirer, chère Belette !
— Mais tout à fait, attends voir… *s’éclaircit la gorge* ♫ La nuit ♪ Quand revient la nuit ♫ Tout seul je m’ennuie ♪ Je pense à toi
— Pitié, pas du Johnny, tu vas tous les faire fuir !
— Et moi qui avait choisi une chanson moins connue d’Hallyday et pas l’archi connue telle que ♫ Retiens la nuit ♪
— On a dit « Pas Johnny » !
— Ok, j’ai plus d’une chanson dans mon sac, tu sais ! Tiens, le plus belge de siciliens par exemple : Adamo et ♫ La nuit tu m’apparais immense ♫ Je tends les bras pour te saisir Mais tu prends un malin plaisir À te jouer de mes avances ♫ La nuit je deviens fou, je deviens fou ♪
— Heu, on va éviter Adamo aussi… Je te sens moins en verve, ma Belette et je t’interdis de changer une consonne du mot « verve » !
— J’ai aussi de stock, et toujours sur la nuit, de la poésie qui ne laissera pas ton petit coeur de fée insensible :
Ça commence par un moment de flottement quand le soleil recule;
Un parfum d’hésitation qu’on appelle le crépuscule;
Les dernières heures du jour sont avalées par l’horizon;
Pour que la nuit règne sans partage , elle a gagné , elle a raison…

— Je lui parle de nuit éternelle et elle me sort Grand Corps Malade ! Nuit éternelle, ma Belette, ça n’éveille rien en toi ??
— Tu pensais à une nuit romantique avec monsieur Stelphique ? Une nuit éternelle que tu passerais avec lui à faire tchip tchip dans un chalet au Pôle ? Quelle santé quand on sait que leurs nuits peuvent durer 6 mois !
— Je te parle de vampires et tu me causes de nuit de sexe dans un pays nordique ! Tu ne penses qu’à ça ? Non, ne réponds pas s’il te plait, la question n’appelle pas de réponse, on la connait…
— Des vrais vampires ? Pas des vampires choupis kawaï de la Stephenie Meyer et de sa saga Twoilette ? Vrai de vrai ?
— Si j’en crois Yvan et David, pour ne pas les citer, on dirait bien qu’on a le mythe du vampire revisité, mais les connaissant, on ne doit pas avoir des vampires version marshmallow ou guimauve !
— Pléonasme…
— Quoi ?
— Marshmallow veut dire guimauve, donc, pléonasme…
— Belette ?
— Oui ?
— Lis et tais-toi !!!
— Chef oui chef !

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La Compassion du Diable : Fabio M. Mitchelli [Intro – Défi CannibElphique]

— Le diable peut-il avoir de la compassion ? Tu en penses quoi, ma Belette Cannibal ?
— Avant tout, le diable existe-t-il vraiment ? Si oui, qu’est-il vraiment ? Un ange déchu par Dieu ? Un être malfaisant ? Ou bien n’est-ce qu’une invention de l’Homme afin de se trouver un bouc émissaire qui ne pourra jamais se défendre ?
— Heu…
— T’inquiètes, je n’ai pas les réponses à mes questions métaphysiques. Et toi ?
— Non plus… On devrait plutôt orienter la discussion sur le titre, ça nous éviterait les migraines sans fin et des réponses que nous n’aurons jamais.
— Qui sait si nous ne les aurons pas un jour, ces foutues réponses ? Alors, partons du principe que le Diable existe et qu’il fasse preuve de compassion… On revient alors dans l’hypothèse d’un ange déchu par Dieu pour avoir voulu…
— STOP, tu digresses la Belette !
— Sorry Stelphique… Ma foi, vu qu’il est noté dans le résumé « Le cannibale de Cleveland… et vous. Votre compassion… celle pour le diable », je me demande si le titre est bien trouvé car nous sommes plus devant de la compassion POUR le diable que la compassion DU diable réel… Si tant est que celui présent dans ces pages ait eu un jour de la compassion ou de la commisération pour ses victimes.
— Pas facile, hein, le jeu des intros ?
— C’est rien de le dire…
— Sinon, tu connais la dernière, ma Belette ? Je suis en train de lire ce roman à Lourde…
— Arrêtes ton char Ben-Hur, je ne te crois pas ! Lire « la compassion du diable » à Lourde, ce serait trop fort !
— Je te le jure ! De plus, j’ai vue sur le cimetière ! Tiens, en voici la preuve !
— Putain, là, ma Stelphique, tu déchire ta race et la mienne ! Elle est trop forte ma binômette !

Aliss : Patrick Sénécal [Intro – Défi CannibElphique]

— Belette, ça te dit de lire Aliss ?
— Lire « Ça glisse au pays des merveilles » ?? Bien sûr que je suis partante pour lire ce truc !
— Mais non, banane (© Nath), pas « Alice au pays des merveilles » et encore moins ton titre porno ! Je te parle d’ALISS !
— ♫ Et j’ai crié, crié, oh, Aliss, pour qu’elle revienne ♪
— Stop, arrête de chanter, on va encore perdre Yvan, de plus, c’était pas « Aliss », la copine de Christophe, mais ALINE !
— Aline qui rime avec….
— NOOOOON ! Belette, tais-toi !
— *grommelle entre ses dents* On peut jamais dire de cochoncetés, ici… En plus, Aliss, on peut le faire rimer avec…
— Avec « complice », ce que nous sommes !
— *La Belette a les yeux qui pétillent et un sourire grivois] Comme disait la vielle anglaise en regardant amoureusement son mari « Mon vieux complice »….
— NON ! Pas les jeux de mots graveleux non plus ! Tout ce que je te demande, ma chère Belette Cannibal, c’est si tu veux lire Aliss de Sénécal avec moi, et si tu veux bien nous pondre une intro sympa et sans sexe !
— Sénécal, il ne viendrait pas de la patrie de Céline Dion et de son R’né ?
— J’ai déjà peur de te répondre oui…
— Bah, tant qu’il ne me dit pas « Va te crosser » ou « Suce ma graine », parce que crisse de câlice d’ostie de tabarnak, je serais pas contente ! Tiens, faudrait que je me mette à jour niveau jurons de là-bas, afin de pouvoir sacrer (jurer) comme eux ! Que me dit Internet sur les jurons québécois ???
…………………………………………………………………………………………………
— Zut, j’ai perdu la Belette, elle vient de filer sur le Net pour découvrir toutes les insultes et autres injures en québecois et c’est râpé pour l’intro ! Je vous jure, bosser avec la Belette, c’est épuisant ! Certes, elle niaise pas avec la puck, mais à chaque intro, j’ai la chienne qu’elle parte en couille !

De cauchemar et de feu : Nicolas Lebel [Intro – Défi CannibElfique]

Ô toi Mehrlicht, capitaine chez les Pandores, capitaine ô combien emblématique de la maison poulaga…

Ton père littéraire aurait pu faire de toi un beau mec, un grand blond aux yeux bleus, avec des muscles, des tablettes de chocolat et le sourire ultrabright digne d’une pub de chez Colgate-Signal, qui, tel un phare dans la nuit, aurait fait échouer toutes les jolies poupées dans ton lit, tels des bateaux échoués par des naufrageurs une nuit de tempête (humide !!)…

Hélas, le « rebel » Lebel n’a rien trouvé de mieux que de faire de toi un petit homme moche comme un pou, avec des yeux globuleux, tel Kermit La Grenouille, et encore, d’après ce père indigne, il paraîtrait que la comparaison avec une rainette est encore flatteuse ! La comparaison avec la grenouille était flatteuse.

Les mauvaises langues disent que tu ressembles à une grenouille qui aurait agonisé de longues heures sous un soleil de plomb avant de passer sous une roue de camion. Puis d’être mâchée par un renard… Un zombie de grenouille que tu es, d’après ses descriptions.

Dans son grand sadisme, cet homme mesquin t’as pourvu d’une voie éraillée due au fait que tu es censé avoir fait la richesse du cigarettier Imperial Tobacco (Seita, maintenant, d’après mon pote Google) en fumant des Gitanes (sans filtres ?) sans relâche.

Comme si cela ne suffisait pas, ce père indigne t’a pourvu d’un caractère de cochon, d’une misogyne et d’une « stagiairigie » aigüe.

Tant qu’il y était, il t’a aussi doté d’une propension à aimer la boisson en provenance directe des vignes du Seigneur (Côtes Rôties) et, dans un de ses rares moment de mansuétude, il t’a affublé d’un ami qui me faisait rire…

Hélas, la gentillesse de ton père fut de courte durée et je n’oublie pas que je lui dois un chien de ma chienne – alors que pour son pote, le Dieu Grec, ce sera un chat de ma chatte… Et que les esprits mal tournés se calment !!

Pour un peu contrebalancer tout ces défauts horribles et cette gueule cassée, ton méchant père t’a aussi pourvu d’un fin palais qu’on se demande encore comment il arrive à discerner les goûts, vu que ta gorge doit ressembler à l’antichambre de la mine la plus profonde (voir le § « Mehrlicht est un fumeur de Gitane »).

Si le plumage n’est guère terrible et pourrait même faire peur au lecteur, tant ce policier semble cumuler les tares, son Lebel de Nicolas lui a fourni une culture générale à tout épreuve (Google, c’est lui), ainsi qu’un sens de l’humour digne des plus grands, puisque notre grenouille fumeuse de Gitane manie l’argot et les jurons mieux que personne et nous cite souvent Audiard dans le texte.

Mais il ne citera pas Julien Lepers… Top départ ! Je suis un capitaine de police exécrable tenant plus du capitaine Caverne que du capitaine Flam… (Nath, si tu nous lis…).

Jamais, ô mon cher Mehrlicht, je n’aurais cru prendre plaisir à te suivre, à t’entendre éructer après tes hommes, à te voir t’enquiller 36 paquets de Gitane (sans filtres ?) avec autant de plaisir !

Allez, une nouvelle enquête que je vais lire avec plaisir et j’ose penser que ce sera Label affaire !! Sinon, j’éparpillerai ton père littéraire façon puzzle !