Les enquêtes d’Enola Holmes (BD) – Tome 4 – Le secret de l’éventail : Serena Blasco et Nancy Springer

Titre : Les enquêtes d’Enola Holmes (BD) – Tome 4 – Le secret de l’éventail

Scénariste : Nancy Springer
Dessinateur : Serena Blasco

Édition : Jungle ! (2017)

Résumé :
Mai 1889, Londres.
Enola semble reconnaître sur son chemin Lady Cecily Alistair, accompagnée de deux chaperonnes. La jeune femme, en détresse, confie à Enola son éventail rose qui contient un message codé d appel au secours.

Enola découvre que Cecily est séquestré en attendant son mariage avec Bramwell, son peu aimable cousin.

Enola décide alors de venir au secours de Cecily et elle s aperçoit que son frère Sherlock est investi de la même mission. Mais Enola a bien l intention de mener son enquête seule…

Critique :
Dans cette quatrième aventure, il est question des toilettes pour dame (une nouveauté, le WC publique) et de mariage forcé.

On recroise la route de Cecily Allistair, en mauvaise posture avec une robe qui entrave les chevilles et un message secret, adressé à Enola, à l’aide d’un éventail.

Notre jeune héroïne continue de vivre seule et de se débrouiller, tout en se cachant de ses deux frangins, surtout de Mycroft.

Lorsqu’elle mène son enquête au sujet de miss Allistair, Enola tombera même sur son Sherlock de frère, avec qui elle a plus de points communs qu’avec Mycroft.

Comme toujours, les thèmes abordés dans ce quatrième tome ne sont pas des thèmes faciles, puisqu’ils parlent des conditions de la femme dans la société victorienne, les mariages qui se faisaient souvent entre cousins (avant qu’ils n’arrêtent ces horreurs), les mariages arrangés, les petits boulots des pauvres, les orphelinats…

Les romans ne prenaient pas les lecteurs pour des crétins et abordaient ces thèmes, les adaptations bédés ne dérogent pas à la règle, même si, avec 72 pages, il faille bien tailler dans une partie du récit et des petites histoires qui gravitent autour.

Les relations entre Enola et Sherlock changent doucement, elle lui répond du tac-au-tac, le mettant face à ses propres choix de vie à lui et montrant bien aux lecteurs que les hommes avaient plus de droits que les femmes, à cette époque, notamment dans le fait de pouvoir rester célibataire sans que cela ne choque la bonne société. Pour une femme, c’était trèèèès mal vu.

L’avantage de ces adaptations, c’est que si vous n’avez pas envie de vous lancer dans le roman (230 pages), vous pouvez très bien vous contenter de la bédé, tout en gardant à l’esprit qu’elle est moins complète ! Ou alors, faire comme moi qui ait lu les romans il y a un certain temps et qui ai oublié bien des détails.

De plus, bien que nous soyons dans de la littérature jeunesse, l’autrice Nancy Springer ne prenait pas ses lecteurs pour des demeurés à qui il faut tout cacher en l’emballant dans de la soie rose bonbon.

Non, il n’y a pas d’effusion de sang, de meurtres horribles, ou tout autre chose dans la même veine. Il y a juste des véritables morceaux de société victorienne, dans ce qu’elle avait de moins reluisant, de plus détestable, sans pour autant que les romans sombrent dans le pathos.

L’équilibre entre les deux est maintenu, on reste dans de la littérature jeunesse, on n’entrera pas dans les détails sordides de la société victorienne.

J’avais apprécié les romans, j’apprécie aussi les adaptations en bédé, bien que pas très fan des nez retroussés, mais bon, c’est un point de détail…

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°255], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 72 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Hercule Poirot (BD) – Tome 5 – La Mystérieuse affaire de Styles : Jean-François Vivier, Romuald Gleyse et Agatha Christie

Titre : Hercule Poirot (BD) – Tome 5 – La Mystérieuse affaire de Styles

Scénariste : Jean-François Vivier (d’après Agatha Christie)
Dessinateur : Romuald Gleyse

Édition : Paquet – Agatha Christie (05/08/2020)

Résumé :
1917, le capitaine Hastings, blessé au combat, est rapatrié en Angleterre et vient passer sa convalescence à Styles Court, dans la demeure familiale de son ami John Cavendish.

L’ambiance est lourde car Emily, la mère de John, s’est remariée avec l’antipathique Alfred Inglethorp, plus jeune qu’elle.

Et quand Emily meurt, empoisonnée, le hasard fait bien les choses avec la présence sur les lieux d’un ancien policier belge, un ami du capitaine Hastings. Hercule Poirot saura-t-il démêler le vrai du faux et confondre le coupable ?

Critique :
Cette mystérieuse affaire de Styles, je l’ai lue d’abord en roman, lorsque j’étais gamine, puis j’ai vu plusieurs fois d’adaptation télé avec David Suchet dans le rôle de Poirot, je l’ai vue adaptée par « Les petits meurtres d’Agathe Christie », je l’ai relue en roman et maintenant, je me la fait en version bédé.

Pas de surprise à avoir, je me souviens encore de la résolution de l’affaire. Néanmoins, j’apprécie toujours une relecture, quelle qu’elle soit, d’un roman d’Agatha Christie.

La première chose qui m’a frappée, dans cette adaptation, ce sont les dessins, notamment celui du capitaine Hastings qui, avec son uniforme militaire et son képi, avait un petit air de ressemblance avec Francis Blake (E.P Jacobs). Ensuite, ça sautera moins aux yeux.

En tout cas, je ne serai pas fan des illustrations qui m’ont donné l’impression d’être enfantine. Elles auraient mieux collé à une bédé d’humour qu’à une adaptation d’un roman policier. Hercule Poirot n’est pas bien réalisé, il lui manque son élégance, sa raideur, son côté guindé.

Malgré ces défauts, l’adaptation est bien faite, même si, du fait de ses 64 pages, il a fallu tailler dans le scénario original. Cela donne du rythme à l’ensemble, certes, mais cela paraît aussi être trop précipité à un moment donné.

Les explications de Poirot sont claires, détaillées, pas de soucis pour ceux ou celles qui ne connaîtraient pas l’histoire et la découvriraient pour la première fois.

Cette adaptation n’entrera pas dans les plus réussies (ce n’est que mon avis), malgré tout, bien que les dessins m’aient semblés simplistes, le corps du roman est respecté, malgré les coupes scénaristiques. C’est ce qui est le plus important, à mon sens.

Cette bédé policière pourra faire le bonheur des lecteurs et lectrices qui n’ont pas encore découvert l’univers d’Agatha Christie et qui n’ont pas le courage (ou l’envie) de se lancer dans ses romans (ce ne sont pas des pavés, je vous rassure).

Malgré tout, je privilégierais la découverte par le biais des romans originaux ou, au pire, par l’excellente série télé avec David Suchet (oui, j’adore son interprétation de Poirot).

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°252], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Sherlock Holmes – Recueil d’enquêtes détonantes : Gareth Moore

Titre : Sherlock Holmes – Recueil d’enquêtes détonantes

Auteur : Gareth Moore
Édition : Hachette Pratique (23/02/2022)
Édition Originale : The Sherlock Holmes casebook and curious puzzles (2022)
Traduction : Laurence Gravier

Résumé :
Affrontez le plus grand des détectives avec cette collection d’énigmes et d’enquêtes aussi diaboliques que divertissantes. Certaines impliquent de la logique, d’autres un œil de lynx et d’autres encore quelques notions de mathématiques.

Utilisez vos pouvoirs de déduction logique et voyez si vous pouvez égaler l’intellect démesuré de Sherlock Holmes.

Non seulement, ce recueil collectionne des énigmes à méditer brillantes et mettant en scène les plus célèbres personnages de l’univers holmésien, mais vous plongerez aussi dans l’ère victorienne grâce aux illustrations originales à la plume et à l’encre de Sidney Paget et George Wylie Hutchinson.

• 200 énigmes à résoudre
• Des heures de divertissement
• Le charme de l’univers holmésien

« Mon esprit se rebelle en stagnation. Donnez-moi des problèmes, donnez-moi du travail, donnez-moi le cryptogramme le plus abstrus ou l’analyse la plus complexe, et je suis dans ma propre atmosphère. » Sherlock Holmes, Le signe des quatre.

Critique :
Bien que je ne sache pas résoudre toutes les énigmes (j’en loupe même beaucoup), je suis incapable de résister à un recueil d’énigmes proposées par le grand Sherlock Holmes !

Dans ce recueil, il y a un peu de tout. Pour certaines, la solution m’a sauté aux yeux, pour d’autres, malgré l’activation de toutes mes petites cellules grises, je n’ai pas réussi à donner la réponse au Maître.

Les énigmes sont mises en scène, l’auteur posant un décor rapide, ainsi que ses personnages, le tout sur une page (certaines énigmes sont très courtes). On peut avoir Holmes et Watson en déplacement pour une enquête, ou Holmes racontant une ancienne enquête à lui.

Ne cherchez pas des cadavres, il n’y en a pas à toutes les énigmes, vous aurez même probablement entendu certaines devinettes ailleurs (plus corsées que « Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? »). Tant mieux, ainsi, vous aurez l’impression d’être l’égal du locataire du 221b, Baker Street.

Les petites illustrations de Sidney Paget et de George Wylie Hutchinson agrémentent ce recueil, assez épais, possédant une belle couverture, douce au toucher.

Par contre, en ajoutant à ce recueil, deux nouvelles de Conan Doyle (Un scandale en Bohème / L’interprète grec), cela donne l’impression qu’on a voulu épaissir le livre de manière frauduleuse.

Soit Holmes n’est pas un inconnu pour l’acheteur et ce dernier a lu l’intégrale de ses aventures (ce sera donc une redite), soit l’achat de ce recueil a été fait pour les énigmes (ou par erreur), mais dans ce cas, les néophytes auraient très pu aller acheter les écrits de Conan Doyle ensuite.

Anybref, ce recueil d’énigmes est à réserver aux personnes qui souhaitent faire travailler leurs petites cellules grises, en compagnie de Watson & Holmes.

Je me suis amusée à tenter de résoudre les différentes énigmes. Mon cerveau étant rouillé, je n’ai pas réussi de manière brillante, mais ceci, on ne le dira à personne. Cela reste un recueil amusant et c’était plaisant de retrouver Holmes et Watson.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°251] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Les enquêtes d’Enola Holmes (BD) – T03 – Le mystère des pavots blancs : Serena Blasco et Nancy Springer

Titre : Les enquêtes d’Enola Holmes (BD) – T03 – Le mystère des pavots blancs

Scénariste : Nancy Springer
Dessinateur : Serena Blasco

Édition : Jungle ! (20/11/2019)

Résumé :
Londres, printemps 1889. Le Docteur Watson est introuvable !
Voici une nouvelle enquête qui intéresse aussi bien Enola Holmes que son frère Sherlock.

Pour cela, Enola doit se construire un nouveau personnage, le dernier ayant été démasqué lors de sa dernière enquête. Cette fois-ci, point de vieille demoiselle ou de jeune fille ingénue, elle va se transformer en véritable lady, élégante et raffinée.

Rendant visite à Mrs Watson, elle aperçoit un bouquet étrange. Selon le langage des fleurs, le message qu’il transmet est « malchance », « mort », « vengeance ». Mauvais présage ?

Critique :
Ayant lu tous les romans avec Enola Holmes, j’ai eu envie de me tourner, bien des années après, vers leur adaptation en bédé. Pour voir si elle était réussie et aussi, parce que j’avais oublié une grande partie de mes lectures, ne gardant dans mes souvenirs que le fait que la version roman était très bien faite et plaisante à lire.

Les dessins, des aquarelles aux tons pastels ou plus marqués, sont agréables pour les yeux.

Le petit plus revient à la mise en page originale de certaines cases (en spirales, notamment).

La mise en page est dynamique et puisque nous sommes en 80 pages, il faut résumer le plus important et ne pas s’encombrer des petits détails qui se trouvaient en plus dans le roman.

Pas de panique, l’essentiel est là et ce n’est pas compliqué de comprendre la résolution de l’affaire. Par contre, dans la bédé, il manque des informations sur la disparition de sa mère, alors que du côté des romans, c’était plus fourni en détails.

Enola a un petit nez en trompette, un visage taillé en pointe et des yeux très grands (voir la couverture), ce qui est totalement différent des illustrations sur les couvertures des romans.

Disons-le clairement, les dessins de l’adaptation font plus « girly », ce qui n’est pas vraiment un soucis, Enola n’était pas portée sur les licornes et autres fanfreluches.

Si dans l’ensemble, ça passe, je regrette que son visage dans les adaptations fasse si juvénile alors qu’il fait plus mûr, plus sérieux, sur les couvertures des romans.

En le lisant, des détails oubliés me sont revenus en mémoire. C’est dans cette enquête-ci que Watson a disparu.

Comme dans les romans, l’autrice souligne des faits de la société victorienne, pas toujours reluisants, comme ces femmes pauvres qui se coupaient les cheveux longs afin de les vendre pour en faire des perruques de cheveux naturels, le tout pour quelques sous, sur le fait que les femmes devaient porter des vêtements qui leur interdisait d’avoir une existence propre, sur les contraintes que les hommes imposent aux femmes…

Bref, cette série jeunesse ne se contente pas d’offrir quelques enquêtes et des mystères à ses lecteurs et lectrices, mais elle leur parle aussi des conditions de vie de l’époque, du social et du féminisme.

Une enquête agréable à suivre, pleine de fraîcheur, de malice, notamment parce que notre Enola damne la pion à son frangin Sherlock.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°250], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 80 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Agatha Christie (BD) – T19 – La maison du péril : Didier Quella-Guyot, Thierry Jollet et Agatha Christie

Titre : Agatha Christie (BD) – T19 – La maison du péril

Scénariste : Didier Quella-Guyot (d’après Agatha Christie)
Dessinateur : Thierry Jollet

Édition : Emmanuel Proust (05/11/2009

Résumé :
Trois fois, la jolie Magdala échappe à la mort… Le détective belge Hercule Poirot ne croit pas aux coïncidences, trop, c’est trop ! Mais en enquêtant sur l’entourage de la jeune femme, il va découvrir bien des zones d’ombre…

Critique :
Cela fait des années que j’avais lu ce roman d’Agatha Christie, puis, je l’ai vue deux fois en série télé.

La première fois dans la série Hercule Poirot (avec David Suchet) et l’autre, dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie » (version avec le commissaire Larosière).

Ma mémoire se souvenait encore de l’essentiel, donc, si l’adaptation était fidèle, ce serait zéro surprises, mais le but était plus de voir ce que valait cet album, vu que la collection réalisée par les éditions Emmanuel Proust est en dents de scie, avec plus de bas que de hauts.

Les dessins sont classiques, le visage de Poirot, de loin, est élégant, mais une fois que l’on rapproche la caméra, heu, qu’on le dessine en plan serré, c’est moins joli, on le dirait boursouflé (léger). Nous sommes loin de son visage de forme ovoïde, mais au moins, il me plaît bien (j’ai vu des horreurs).

Il y a quelques dialogues entre Hastings et Poirot qui sont amusants, mais la version télé avec David Suchet était plus amusante, plus légère. Bon, c’est David Suchet aussi…

— Dites, on est invités ce soir à un feu d’artifice chez Nick.
— Quoi ? Vous me réveillez pour m’annoncer un feu d’artifice, ce soir ?
— Elle sort de ma chambre.
— Oh ! Bravo Poirot ! Je ne vous croyais pas à ce point séducteur.
— Hastings ! Qu’allez-vous imaginer ?

Cette adaptation bédé se situera dans les hauts de la pile, car elle est très bien faite. Il y a assez de détails pour que l’on ne tombe pas des nues lorsque Poirot explique le tout, même s’il le fait en quelques cases, seulement.

Si, comme d’habitude avec la reine du crime, rien n’est simple, que ses intrigues sont bien ficelées et que l’on tombe souvent de haut une fois la solution donnée, il n’y avait pas besoin de faire des longueurs dans les explications, elles sont limpides.

On comprend tout très facilement (je n’avais rien oublié, le suspense et la surprise étaient donc inexistants pour moi), pas comme dans d’autres adaptations où mon esprit avait bugué et qu’il m’avait fallu une nouvelle adaptation pour comprendre (Le crime du golf, pour ne pas le citer).

Ici, c’est clair, c’est net, c’est propre. Put***, que ça fait du bien !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°248], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Lady Sherlock – 02 – Conspiration à Belgravia : Sherry Thomas

Titre : Lady Sherlock – 02 – Conspiration à Belgravia

Auteur : Sherry Thomas
Édition : J’ai Lu – Pour elle – Aventures & passions (07/07/2021)
Édition Originale : Lady Sherlock, book 2 : A conspiracy in Belgravia
Traduction : Maud Godoc

Résumé :
Quel est le secret le mieux gardé de Londres ? Une femme qui se cache derrière la figure du légendaire Sherlock Holmes !

Bannie de la haute société, Charlotte a tout le temps de se consacrer à ses enquêtes. Cette fois, il lui faut résoudre une épineuse affaire de disparition.

Lady Ingram a perdu la trace de son premier amour, qui ne s’est pas présenté à leur rendez-vous annuel. Folle d’angoisse, elle fait appel au grand Sherlock pour l’aider en toute discrétion.

Épaulée par son amie, Mme Watson, notre détective en jupon se lance dans une nouvelle aventure…

Critique :
En 2021, j’avais lu « Une étude en rose bonbon », premier tome de cette série étiquetée « Romance », dans le but de ricaner durant ma lecture et de pondre une critique cinglante sur un roman qui mettait en scène une certaine Charlotte Holmes et qui me semblait avoir tout de la littérature guimauve (vu la collection)…

J’en avais été pour mes frais en découvrant un roman qui aurait pu être publié aux éditions 10/18 dans la catégorie Grands Détectives, tant ce roman avait plus du polar historique que du roman d’amûûr à l’eau de rose.

Oubliez la guimauve, les dialogues énamourés, les regards brûlants, nous sommes dans un polar historique avec quelques odeurs d’amour, mais si ténues que l’on en trouverait bien plus dans un Thomas Pitt ou un Lizzie Martin !

Charlotte Holmes a tout d’un Sherlock Holmes, personnage qu’elle a inventé, dans le but d’enquêter. Elle est intelligente, sait faire des déductions et est aussi froide que le détective que nous connaissons.

Oui, elle a un faible pour Lord Ingram, sans pour autant se languir de lui ou de chanter les vertus de l’amour. Elle est réaliste, elle sait que l’amour ne dure pas longtemps et que les hommes sont des imbéciles à chercher la femme parfaite.

Elle n’en veut pas à celle qui a épousé l’homme qu’elle appréciait à sa juste valeur, elle est lucide et comprend très bien que la jeune fille ait dû sauver sa famille de la ruine en épousant un homme pour son argent. N’étant pas à court de jugement, notre jeune demoiselle porte des regards plus que lucides sur la société victorienne, ses codes et sa rigidité.

Dans ce nouvel opus, notre détective en jupons va justement devoir aider Lady Ingram à retrouver une personne et, ce qui au départ semblait être une affaire facile, se révèlera bien plus complexe, pour mon plus grand plaisir.

Le rythme n’est pas trépidant, personne ne court dans tous les sens, et pourtant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde durant ma lecture. J’ai apprécié que l’autrice parle de la société victorienne, de ses manies, de ses travers, de ses codes, de la période où les familles nobles passaient à Londres, organisant des bals, avant de repartir à la campagne, durant 8 mois…

J’en connaissais une partie, mais c’est toujours plaisant, lorsque que l’on est attirée par l’époque victorienne, de lire sur le sujet (attention, je n’aurais pas aimé y vivre). Londres fait partie des personnages à part entière, ainsi que les droits des uns et des autres, les coutumes, les codes de la société, les moeurs, les pensées…

Les femmes n’ont rien à dire, les hommes sont tout, ne supportent pas qu’une femme puisse être plus intelligente qu’eux, plus perspicace ou tout simplement, qu’elle ait un niveau social plus haut que môssieur. Le mariage et la paternité (ou maternité) sont tout et certains s’y réfugient dans le but de trouver un équilibre, qui n’est pas toujours au rendez-vous…

Anybref, vous l’aurez compris (ou alors, vous n’avez pas suivi), ce roman n’est pas une romance à la guimauve, ni même une romance tout court. Les sentiments amoureux sont proscrits chez Charlotte, elle est bien trop lucide et si la société victorienne avait des jeunes filles de bonne famille rêvant du mariage d’amour, la plupart étaient des mariages de raison ou de pognon.

Véritable polar historique, qui, avec une autre couverture, pourrait se faire publier dans n’importe quelle collection « Policier » d’une maison d’édition, c’est aussi une transposition intelligente et bien réalisée du canon holmésien en version féminine. Moi, quand c’est bien foutu, je ferme ma gueule et je croise les doigts pour en avoir encore.

Certes, ce roman ne révolutionnera pas l’univers du polar, mais au moins, il m’a surpris dans son dénouement final. Les personnages sont bien travaillés, réalistes et l’écriture n’est pas neuneu, que du contraire. Elle est simple, sans être simpliste.

Alors, hein, what’else ?

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°235] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Enola Holmes – 07 – Enola Holmes et la barouche noire : Nancy Springer

Titre : Enola Holmes – 07 – Enola Holmes et la barouche noire

Auteur : Nancy Springer
Édition : Nathan (10/11/2021)
Édition Originale : An Enola Holmes Mystery, book 7 : Enola Holmes and the Black Barouche (2021)
Traduction : Rose-Marie Vassallo

Résumé :
Aidée de son frère Sherlock, Enola Holmes doit résoudre l’énigme de la disparition d’une jeune Lady. Son époux dit qu’elle est morte, mais elle aurait été emmenée par une mystérieuse calèche noire…

Avec son culot et sa débrouillardise légendaires, Enola va devoir affronter la folie et le monde secret des asiles pour mettre au jour une grande conspiration !

Critique :
Lorsque j’ai appris qu’un nouveau tome des enquêtes d’Enola Holmes était sorti, je me suis précipitée dessus et attendu le bon moment pour le lire (juin et son Mois Anglais).

Si vous n’avez jamais lu cette série jeunesse, pas de panique, il y a un bref résumé des évènements importants qui ont eu lieu dans la vie de la jeune soeur de Sherlock Holmes.

Première surprise : Enola est chez Sherlock lorsqu’on lui propose cette affaire et, encore mieux, elle va enquêter de son côté, mais aussi avec son frère.

Voilà une série jeunesse qui ne prend pas ses jeunes lecteurs pour des nouilles sans neurones ! On a des verbes à l’imparfait, au passé simple (rhôô, ça va leur faire mal à la cervelle), et en plus, des informations sur l’époque victorienne et ses petites saloperies envers les femmes, qui, rappelons-le pour ceux qui ne suivent pas, n’avaient quasi aucun droit (ou alors, ceux d’un enfant mineur).

Souvent, les gens froncent les sourcils devant Enola qui voyage seule, sans chaperon ou sans bonne, femme de chambre, bref, sans personne pour veiller sur elle.

L’avantage de cette série, c’est que l’on apprend beaucoup de choses sur l’époque victorienne, notamment les mœurs, les vêtements, les moyens de locomotion… Une véritable mine d’or d’informations.

De plus, les romans composant cette série ont beau être classé en « jeunesse », ils ne prennent jamais les lecteurs pour des crétins, ce qui fait qu’un(e) adulte peut les lire sans problème. Jamais je n’ai eu l’impression d’être dans de la sous-littérature.

Les problèmes rencontrés par Enola, durant son enquête, sont en phase avec l’époque (par contre, un cheval qui n’en fait qu’à sa tête, c’est intemporel) et les situations, bien qu’elles trouvent toujours une solution, restent contemporaines à l’époque victorienne.

Le récit ne manque jamais de rythme, d’action, sans que jamais cela ne devienne trop rapide. L’écriture comporte des petites touches d’humour, des passages amusants, mais aussi des plus forts, comme cette visite à Bedlam.

Anybref, ce 7ème tome est une réussite, l’enquête n’est pas simple, elle n’est jamais bâclée et permet de nous en apprendre un peu plus sur les saloperies qu’un homme pouvait faire à une femme, considérée parfois comme moins qu’un objet de décoration.

Une lecture très agréable, un roman policier qui se lit tout seul, sans pour autant être sans profondeur, une enquête menée tambour battant par Enola et son grand frère.

C’est une bonne chose que de retrouver Enola aux affaires et j’espère que d’autres tomes suivront, en gardant cette qualité que les précédents possèdent.

PS : Le prénom de la cliente qui vient chercher de l’aide chez Holmes est Tish (abréviation de son prénom Letitia). Désolée, mais en Belgique, surtout à Bruxelles, ça fait pouffer de rire. Mesdames, si un homme vous propose de vous montrer son Tish, sachez que vous verrez son petit oiseau !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°226] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Les Enquêtes de Lady Hardcastle – 02 – Meurtres dans un village anglais : T. E. Kinsey [LC avec Bianca]

Titre : Les Enquêtes de Lady Hardcastle – 02 – Meurtres dans un village anglais

Auteur : T. E. Kinsey
Édition : City (21/04/2021)
Édition Originale : In the Market for Murder (2016)
Traduction : Karine Forestier

Résumé :
En ce printemps 1909, Lady Hardcastle, aristocrate excentrique et détective amateur, profite d’un repos bien mérité dans le coin de campagne anglaise où elle s’est installée. Un calme qui est de courte durée… Spencer Caradine, un fermier local, s’effondre raide mort à la taverne, la tête dans sa tourte.

Meurtre ou accident ? Inutile de compter sur les policiers locaux pas très futés pour lever le voile sur ce mystère. Lady Hardcastle et à sa dame de compagnie, Florence, doivent prendre les choses en main et mener l’enquête. Mais la liste des suspects s’avère longue comme un jour sans pain…

Entre la femme de Caradine amoureuse d’un autre, son fils qui le haïssait et les villageois dont il prenait un malin plaisir à pourrir la vie, la victime n’avait que des ennemis. Les enquêtrices de choc vont devoir mobiliser une bonne dose d’astuces et de crochets du droit si elles veulent pouvoir savourer le brandy de la victoire !

Critique :
Dans un Agatha Raisin, une personne décédait après avoir mangé une quiche (♫ quiche me ♪)… Dans Lady Hardcastle, c’est une tourte qui tue. Oui, la tourte tue !

Imaginez le titre d’un thriller haletant « La tourte tueuse ». Bon, vu ce que les Anglais foutaient avant dans leurs tourtes, c’était déjà un crime culinaire. La police du mauvais goût est sur le coup.

Lady Hardcastle est un personnage féminin fascinant, qui ne s’en laisse pas compter, qui vit comme elle le souhaite et qui fait la nique aux bien-pensants.

Elle a eu une vie trépidante et aventureuse, avant de se retirer à la campagne, avec sa Florence, sa bonne qui n’est pas en reste non plus. La vie à la campagne est dangereuse, il y a toujours des crimes, des vols, des mystères, des fantômes, bref, pas moyen de s’emmerder !

Dans ce cosy-mystery amusant, nous avons une enquête principale, avec un empoisonnement tourté, la disparition d’objets au club de rugby local et un fantôme qui accuse un homme d’avoir commis un crime. Qui a dit osé dire que la campagne était monotone ?

Ce que j’apprécie le plus, dans cette saga, ce sont les deux personnages principaux : Lady Hardcastle et Florence Armstrong. Leurs répliques ne sont pas dénuées d’humour, de taquineries, d’amitié et de profond respect. Ni l’une, ni l’autre n’a oublié d’être bête et elles savent résoudre les enquêtes, chacune apportant ses qualités, ses connaissances, à la chose.

Les suspects sont assez nombreux, lorsque l’assassiné était une sorte de Grincheux qui cherchait misère à tout le monde. Pas évident de trouver le coupable et si je n’avais pas eu la solution, apportée par Lady Hardcastle, je serais toujours en train de patauger, accusant les mauvais personnes (c’est à dire tout le monde, sauf les vaches).

Ce polar n’est pas trépidant, malgré tout, pas d’ennui à craindre, pas d’endormissement à l’horizon. Sans avoir besoin de recourir aux rebondissements, l’auteur arrive à mener sa barque (ou sa Rover rouge) et à dépatouiller l’écheveau de laine, tout en faisant avancer ses pions, autrement dit, ses deux enquêtrices de choc (et chic) et en nous parlant de la vie dans un village en Angleterre, en 1909.

Je venais d’enchaîner quelques lectures foirées, qui ne m’avaient apportées que de l’ennui ou du cafouillis, cela m’a donc fait du bien de prendre une pause avec un cosy-mystery des plus agréables à lire et où je n’ai rien vu venir du modus operandi, malgré les indices disposés par l’auteur.

Oui, la victime était un chieur, oui sa mort ne fera pleurer personne, oui, elle fait même plaisir à plein de monde, mais bon, ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas chercher le coupable, ni lui décerner une médaille.

Un cosy-mystery intelligent, qui ne va pas se perdre dans des histoires d’amour compliquées (comme dans Agatha Raisin), où les femmes jouent un rôle important (même si la législation ne leur donne pas beaucoup de droits) et où le scénario est bien pensés, bien mené, avec des résolutions de crime pas si simplistes que ça.

Bref, une parenthèse très agréable entre plusieurs romans foirés et des lectures sombres.

Une fois de plus, c’est une LC réussie avec Bianca.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°220] et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel : Irene Adler

Titre : Sherlock, Lupin & moi – 13 – Le souterrain mortel

Auteur : Irene Adler
Édition : Albin Michel Jeunesse (01/04/2022)
Édition Originale : Sherlock, Lupin & Io : Doppio finale (2016)
Traduction : Béatrice Didiot

Résumé :
New York, hiver 1873.
Irene a commencé une nouvelle vie dans la capitale américaine, mais sa famille et ses deux grands amis Sherlock et Arsène lui manquent terriblement.

Alors, pour tromper l’ennui, elle se remémore la dernière enquête à laquelle l’inséparable trio a eu affaire quelques mois plus tôt.

Une enquête bien étrange qui les a menés jusque dans les souterrains de Londres – une véritable ville sous la ville ! – et qui n’a pas manqué de leur donner du fil à retordre…

Critique :
Puisque j’avais acheté le tome 12 avec du retard, j’ai eu au moins la chance de ne pas devoir attendre trop longtemps pour lire (dévorer serait plus juste) le tome 13.

Le tome précédant se terminait de manière abrupte, avec un changement important dans notre trio d’amis (je n’en dirai pas plus).

Cette nouvelle enquête n’apportera rien à ce hiatus, car elle est un peu à la manière du « Chien des Baskerville » (publié après la mort de Holmes, mais se déroulant avant sa chute dans les chutes).

Irene, le coeur en berne, loin de nos amis, se remémore une de leur aventure qui avait eu lieu avant les événements tragiques du tome 12 (payez-moi et je vous dirai tout). Nous n’en saurons donc pas plus, pour le moment, sur ce qu’il va se passer depuis…

L’enquête, une fois de plus, commence gentiment, avec nos amis assis devant un chocolat chaud. Un homme entre, demande un gin, puis un thé (puisqu’on ne sert pas d’alcool là où ils se trouvent) et raconte sa mésaventure à nos trois amis. Sherlock était en manque de mystères, il va être servi !

Le plus gros bémol de ce roman (et de toute la saga) est qu’il se lit trop vite. Est-ce ma faute si je les dévore en quelques heures tant je suis fan de cette série ?

Le point le plus fort, c’est que ces romans ne prennent pas leurs jeunes lecteurs pour des imbéciles. Le style d’écriture est simple, mais pas trop simpliste, juste facile à lire pour le public ciblé des 10 ans et plus.

La triste réalité de certaines personnes n’est jamais cachée, sans pour autant que les auteurs en rajoutent et sombrent dans le glauque. Ici, nous apprendrons qu’il y a des enfants qui vivent seuls, dans la misère, dans la délinquance, sans pour autant que l’on entre dans les détails. L’adulte comprendra, l’enfant se contentera de ce qu’il lit.

Sans révolutionner le polar, cette enquête est dynamique, amusante, entraînante et se déroulera dans des lieux que j’ai toujours adoré (un vieux rêve d’en découvrir un) et qui me font un peu frissonner (mais pas de trop).

Précédant Sherlock de peu, j’avais compris ce qui avait été visé, mais lui, avait une vision complète de toute l’affaire. Ma foi, je pourrais faire partie de la bande !

Une lecture agréable, rafraichissante et qui fait oublier, durant quelques temps, les merdes de la vie réelle (et je ne dois pas me plaindre).

Une très bonne saga, autant pour les plus jeunes que les moins jeunes, comme moi…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°194].

Moriarty – Tome 08 : Ryosuke Takeuchi et Hikaru Miyoshi

Titre : Moriarty – Tome 08

Scénariste : Ryosuke Takeuchi
Dessinateur : Hikaru Miyoshi
Édition Originale : Yûkoku no Moriarty, book 8 (2019)
Traduction : Patrick Honnoré

Édition : Kana Dark (21/08/2020)

Résumé :
La suite des aventures des frères Moriarty, qui proposent leurs services aux pauvres qui souhaitent se venger d’injustices commises par des riches.

Critique :
Oui, je sais, en juin 2020, j’avais dit que j’arrêterais de lire cette série et je l’ai fait. Les tomes suivants sont sortis et je les ai snobé.

Si j’ai repris avec le tome 8, c’est parce que l’on me l’a prêté, ainsi que le suivant.

N’ayant pas dépensé un euro, je me suis dit que je risquais pas grand-chose en les lisant, si ce n’est des soupirs et un peu d’énervement. Rien de mortel.

Mes anciennes récriminations portaient, notamment, sur le fait que les mangakas aient incorporé, tel quel, l’univers de James Bond, reprenant les noms des personnages de la saga, sans rien changer, sans rien adapter, alors que lors de leur reprise de l’univers de Sherlock Holmes, ils avaient su faire preuve de créativité en prenant le personnage de Moriarty et en le changeant totalement.

Le principe du départ de cette série de mangas, bien que déstabilisant, était neuf, intelligent, bourré d’inventivité, nous montrant un prince du crime différent du vieux croulant, croisé brièvement dans le canon holmésien.

Nous étions face à un jeune homme, hautement intelligent, qui se battait pour rétablir l’ordre, pour abolir les classes sociales, n’hésitant pas à commettre des meurtres s’il le fallait.

Comme Deadpool, il ne faisait assassiner que les crapules. Pas déontologique, certes, on ne peut pas faire justice soi-même, mais je n’allais pas pleurer sur les assassinés ou les punis.

Las, avec l’arc narratif consacrés aux meurtres de Whitechapel, plus l’arrivée de James Bond (qui n’est d’autre que Irene Adler, cheveux coupés) et de tout l’univers qui va avec, j’ai décroché et bien que j’aie au presque 2 ans pour digérer le tout, les aigreurs d’estomac sont toujours présentes lors de ma lecture.

Autant où je suis pour les clins d’œil à un ou plusieurs univers, autant où le pompage de l’entièreté de cet univers ne me plaît pas, puisqu’il n’y a aucune créativité, aucun remodelage, aucune adaptation.

Ce qui me hérisse aussi, c’est le langage de Holmes, qui est châtié : il prononce des mots tels que « merde » ou « fait chier » qui sont indignes de son personnage. Nous sommes à l’époque victorienne, pas dans les années 2000.

Dommage, une fois de plus, parce que dans ce huitième tome, Holmes a un meilleur rôle, il se fait manipuler par le prince du crime, et non pas à son insu.

C’est bien trouvé, bien mis en scène et on est toujours en balance avec le personnage de Moriarty et de ses sbires. Il n’est pas tout noir, comme dans le canon holmésien, mais tout en teintes de gris et le manichéisme n’est pas vraiment de mise.

Moriarty a beaucoup de facilités (trop facile ?) pour mettre au point ses plans, a des hommes fiables et, tel un parrain de la mafia, il fait tourner tout ce petit monde qui lui est dévoué, notamment ses deux frères.

De plus, Holmes aura une belle discussion avec William Moriarty qui est des plus intéressante et qui n’est pas exempte de vérité au sujet des génies méconnus qui n’ont jamais pu étudier, car appartenant aux classes sociales dites « basses ».

Alors oui, je lirai le tome 9 puisque je l’ai en prêt, mais je n’achèterai pas les suivants parce que la série est partie dans une direction qui ne me botte pas.

Sauf si je peux les emprunter, afin de satisfaire me curiosité quand à la direction de cette série. On peut râler et continuer d’être curieuse.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°188].