Lincoln – Tomes 1 à 8 : Jérôme Jouvray & Olivier Jouvray

Titre : Lincoln – Tomes 1 à 8

    • Tome 1 : Crâne de bois
    • Tome 2 : Indian Tonic
    • Tome 3 : Playground
    • Tome 4 : Châtiment corporel
    • Tome 5 : Cul nu dans la plaine
    • Tome 6 : French Lover
    • Tome 7 : Le fou sur la montagne
    • Tome 8 : Le démon des tranchées

Scénariste : Olivier Jouvray
Dessinateur : Jérôme Jouvray
Couleurs : Anne-Claire Jouvray

Édition : Paquet (2004)

Résumé :
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles.

Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invité (à grands coups de pied aux fesses, pour être précis) à aller se faire pendre ailleurs.

Et voilà notre Lincoln parti sur les routes, avec sa gueule en biais, son mégot à la bouche et sa silhouette dégingandée, en train de ruminer contre le monde entier, de lancer des bâtons de dynamite dans les rivières pour faire exploser les poissons – c’est malin, tiens – et de jeter des os de poulet aux mendiants en les traitant de « feignasse ».

Bref, dans la famille cow-boy, on a vu mieux. Rien à voir avec Lucky Luke ou Blueberry, ça non.

Mais un jour, tout change : un petit bonhomme vêtu d’un poncho et d’un grand chapeau s’approche de Lincoln – lequel, toujours aussi aimable, l’accueille d’un sympathique « dégage ! »

Ce petit bonhomme, c’est Dieu en personne. Et Dieu est bien décidé à lui prouver qu’on peut prendre du plaisir à vivre sur terre. D’ailleurs, il lui propose l’immortalité. Il est comme ça, Dieu : quand il a une idée en tête, rien ne l’arrête. Évidemment, Lincoln râle un peu. Mais il se dit qu’après tout, ma foi, pourquoi pas ?

dieu_et_diable-39dcf

Résultat : notre cow-boy se met à écumer les saloons, à piller les trains et à boire plus que de raison.

lincoln-20041006195446_t3Critique :
« Merde, putain, fait chier, dégage, fous-moi la paix » font partie des mots préférés de Lincoln, d’ailleurs, le premier mot qu’il prononça fut « Merde ».

Ou « Chier », on ne sait plus trop…

États-Unis, trou du cul perdu…

Lincoln est né à la fin du 19ème siècle dans des conditions peu enviables. Sa mère était une prostituée, son père, un client de passage…

Notre jeune ami a donc été élevé chez les prostituées et son nom était Crâne de bois…

Toujours à faire la gueule, solitaire, râleur, doté d’un esprit aiguisé, d’une propension à en vouloir à tout le monde et à d’y aller de ses petites phrases assassines, tant et si bien qu’il s’est fait foutre à la porte de son village à grands renforts de coups de pieds dans son cul.

Au fait, le m’appelle Lincoln, c’est pas mon vrai nom, d’ailleurs je l’ai jamais su car on m’a toujours appelé crâne de bois ! Si j’ai choisi Lincoln c’est parce que celui-là quand il l’ouvrait, ils devaient tous la fermer autour de lui. Ils ont même du le descendre pour le faire taire…

Alors qu’il pêchait le poisson à la dynamite (on a rien inventé de mieux), il rencontre un personnage peu commun : Dieu en personne !

— Dégage, lui grommellera Lincoln.

J’aime les bédés western, que se soit avec des cow-boys redresseurs de torts et droit dans leurs bottes comme Lucky Luke, mais aussi des moins conventionnels et plus politiquement incorrect comme Red Dust de « Comanche » ou le lieutenant Blueberry.

Ici, nous sommes face à l’opposé de tout ça avec Lincoln qui est un fainéant de première, un malpoli, un malotru, un gars qui en veut à la Terre entière et qui n’a qu’une idée en tête : amasser du fric en faisant des mauvais coups, Dieu à ses côtés ou pas !

La mission de Dieu ? Tenter de faire de Lincoln une sorte de super-héros Cow-Boy, tenter de lui faire changer d’avis sur la vie, mais il devra compter avec la personnalité tordue et manipulatrice de son protégé. Et son mauvais caractère, sa mauvaise foi, la gueule qu’il tire tout le temps..

Dieu : « Pourquoi tu fais cette gueule Lincoln ? » 
Lincoln : « T’es pas sensé tout savoir, toi ? »

— Est-ce vraiment si chiant que ça le paradis pour que tu viennes chercher des distractions ici-bas ?

Mais tiens, qui voilà qui ? Satan en personne ! Sûr qu’avec Dieu et le Diable à ses côtés, notre Lincoln va être emmerdé car ils ne vont pas lui foutre la paix, l’un voulant qu’il fasse quelque chose de bien de sa vie et l’autre pas.

lincoln-index

Corrosif, drôle, politiquement et catholiquement incorrect (la représentation de Dieu n’était pas admise chez nous avant), des dialogues truculents entre Lincoln et les deux êtres d’essence divine, ou entre Dieu et son ange déchu.

Je me suis marrée en découvrant Dieu représenté en petit bonhomme barbu affublé de vêtements pas très neufs et d’un chapeau, quand au Diable, sa barbichette, ses deux cornes et son sombrero lui vont comme un gant.

Certes, on ne hurle pas de rire à chaque case, mais on sourit, on rit et on pousse des « oh putain, excellent » tout en lisant ces six tomes à la suite.

Les dialogues sont soit avec de l’humour au premier degré, au second ou alors, avec de la philosophie, et pas celle de comptoir, mais en tout cas, ça vanne sévère à certains moments entre nos protagonistes et j’ai éclaté de rire avec quelques répliques ou situations improbables.

Si les deux premiers se passent dans le monde du far-west, nous monterons à New-York pour le 3ème et le 4ème tome, avant de redescendre à la frontière entre les États-Unis et du Mexique afin de franchir le Rio pour aller s’encanailler avec des révolutionnaires dont le chef est une personnalité peu habituelle (tomes 5 et 6), on distillera clandestinement de l’alcool dans le tome 7 et on ira faire la Grande Guerre dans le tome 8…

Durant tous les albums, Lincoln traine sa tête de six pieds de long, sauf lorsqu’il se saoule ou magouille, et là, on aurait tendance à voir apparaître l’ébauche d’un sourire carnassier.

Son immortalité accordée par Dieu lui conférant une assurance, il ne se prive pas pour tenter le diable (oups), mais jamais pour aider les gens, ou alors, à l’insu de son plein gré !

Je suis contente d’avoir entendu parler de cette série et d’avoir lu les 8 tomes car je suis entrée de plein pied dans une bédé mettant en scène l’anti-héros par excellence, celui que l’on devrait détester mais que l’on adore.

Que Dieu et le Diable se soient penché sur son cas et qu’ils fassent route avec lui, il s’en branle, s’en moque, s’en fout, lui, tout ce qu’il souhaite, c’est que ces deux-là lui lâchent la grappe et arrête de lui casser  les couilles. Mais ça, c’est pas gagné !

— Mon pote, j’ai rencontré pas mal de secoués ces dernières années et quand je te vois, je comprends mieux quand on raconte que tu as fait l’homme à ton image.

En tout cas, voilà une excellente série qu’il faut découvrir absolument !

PS : avec Lincoln, on dit merde à l’amour et on ne fête pas Saint-Valentin !! Mais de temps en temps, il baise…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (5 albums lus lors du RAT : 48×5 = 240 pages).

lincolnp_30112002 lincoln_01_pl_21007

Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

black-butler-tome-23-yana-toboso

Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

black-butler-22-kana

Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

 

Enregistrer

Enregistrer

La liste des sept : Mark Frost [LC avec Stelphique et Ju Lit Les Mots]

Liste des Sept - Mark Frost

Titre : La liste des sept

Auteur : Mark Frost
Édition : Pocket (1999) / 10-18 (2016)

Résumé :
Un jour de Noël 1884, à Londres, un jeune médecin nommé Arthur Conan Doyle est convoqué à une séance de spiritisme.

Il est lui-même un spécialiste de l’occulte, ayant écrit un roman sur le sujet, inspiré des écrits très mystiques de Madame Blavatsky. À la suite de cette séance, Doyle est en danger de mort, son appartement est incendié, sa voisine russe assassinée !…

Un agent très spécial de la Reine vient à son secours et lui explique que son propre frère, qui a tué père et mère, s’est ligué avec quelques personnages éminents pour placer sur le trône d’Angleterre une réincarnation du diable.

Or ces 7 conjurés sont les membres du conseil d’administration de la maison d’édition qui doit publier le roman de Doyle. Une histoire ébouriffante, pleine de violence, de visions effrayantes, de suspense, de rebondissements où l’auteur introduit le lecteur dans l’univers sombre du crime de l’Angleterre victorienne.

Petit Plus : Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

The list of seven - Mark FrostCritique :
Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book, RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « A year in England«  chez Titine.

cropped-feec-saupoudre1

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Nous avions vu l’article chez Collectif Polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…

Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot !!!! Mais Est-ce important ?*

Synopsis :
Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même…

Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages :
Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée…. Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……
Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement… Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….

Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à coté, mais, TOUT le long… Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….

Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu….. (pfff, je me marre maintenant…).

« Il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait….. Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché… Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…

Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)…. Trop, c’est trop…. Faut arrêter au bout d’un moment…

Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas…. Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…

J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à coté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

« Il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

fee clochette fachee

Ju lit les motsAvis de Ju Lit Les Mots : J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parlait tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! Bref, trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants… On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche ??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

 

 

Black Butler – Tome 21 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 21

Titre : Black Butler – Tome 21

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2016)

Résumé :
Alors que Sebastian a découvert la vraie nature de la malédiction, les habitants de Wolfschlucht montrent les dents quand Ciel enlève la sorcière verte et emporte du même coup sa « magie ultime ».

Mais un monstre de couleur bise se rapproche du « noble du mal », sa cible, qui tente de s’échapper de la forêt…

21Critique :
Que serait un « Mois Anglais » sans un Black Butler pour commencer de bon pied ce mois préféré ? Hein ? Je vous le demande !

Ce 21ème volume a un truc en plus que les précédents puisque la série atteint et dépasse la barre symbolique des cent chapitres. Pas mal, je trouve, et toujours en se renouvelant dans ses enquêtes !

Je ne dirai pas que l’auteur fait avancer l’enquête sur La Sorcière Verte, mais on sent qu’on arrive au dénouement final pour le prochain tome et de plus, ce volume 21 met les bouchées doubles pour proposer une suite qui défile à cent à l’heure, enchaînant les rebondissements et ne laissant aucun des personnages sur la touche.

Le personnel de la Maison Phantomhive est mis largement à contribution les derniers tomes nous en ont appris un peu plus sur ces trois lascars qui ont tout du personnel avec deux bras gauche…

Pour faire le service, la cuisine et le jardinage, ce sont des bras-cassés, mais pour défendre le comte Ciel, ils sont au top.

Ici, l’histoire de Finnian, le jardinier qui nous sera un peu développé pendant que dans le récit, une immense course-poursuite a lieu, le personnelle et les habitants de Wolfschlucht traquant sans relâche ceux de la maison Phantomhive.

Pas le temps de s’ennuyer, on court dans la forêt, essayant de faire en sorte que les méchants Allemands ne puissent plus utiliser le criminel Moutarde dans l’avenir tout en découvrant des nouvelles machines infernales avec un peu d’avance sur leur conception, on a des bagarres, des batailles, des loups-garous, des sales casques à pointes et une guerre Angleterre-Allemagne dans les bois et bien avant 14-18.

Ce que j’aime dans cet univers, c’est l’utilisation du fantastique avec le diable de majordome, les shinigamis et d’autres petites choses, mais tout en restant avec des enquêtes terre-à-terre, même si au départ, on pense toujours au fantastique.

Comme je le disais, ce tome met aussi en avant le personnel de la maison Phantomhive, on exploite leurs divers talents et on apprend quelques petits détails sur l’arrivée de Finnian dans la maison Phantomhive et on remarque aussi que Ciel a de la suite dans les idées quand il s’agit de tromper l’ennemi allemand !

Allez, plus qu’un tome et on saura qui des représentants de l’Angleterre (la Maison Phantomhive) ou de l’Allemagne (la maison et les habitants de Wolfschlucht) gagnera cette guerre dans les bois.

J’ai hâte de lire la suite pour avoir le dénouement et leur prochaine aventure et la conclusion de cette enquête hors-normes !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars«  de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Totem » par Liligalipette, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

   keep-calm-and-read-for-the-english-month.jpgCHALLENGE TOTEM LOUP GAROU
21 BB21 BB121 BB221

Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 20                                                  big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Agacé par l’attitude de Ciel, contraire à leur contrat, Sebastian décide de prendre des mesures drastiques. Mais ira t-il réellement jusqu’à dévorer l’âme de son jeune maître ?

Critique : 
Là, on vient de faire un grand pas dans la résolution de l’énigme de la malédiction des loups-garous de la forêt interdite. Ouf, je l’ai dit !

20 tomes déjà que la mangaka m’enchante avec cette série ! Et malgré tous les tomes lus, elle arrive encore à me surprendre et à nous faire des révélations sur le chien de garde de la reine Victoria : Ciel.

Ici, non seulement nous avons une partie de la solution à leur enquête dans le trou du cul de l’Allemagne, mais en plus, nous découvrons Ciel sous un jour nouveau !

Déjà le voir en train de se planquer sous une couette était peu habituel, mais le voir ensuite faire acte de contrition, c’est du jamais vu ! Sebastian aussi est plus sombre à un moment donné. Décidément, ce diable de majordome a encore des surprises pour nous sous son habit.

Une fois de plus, il y a du rythme, du dynamisme, les domestiques de Ciel sont mis à contribution et ils me font toujours autant rire. Quant au personnage de la reine Victoria, hem, comment dire… elle me fait pisser de rire mais n’en sort pas grandie !

Pour le reste, l’auteur m’a bien eu et j’ai ronchonné de m’être laissée berner comme une gosse. Bon, je ne suis pas la seule !

Ce que j’adore aussi, ce sont les relations entre cette fiction et la réalité… L’auteur les entremêle et y va de sa petite invention à elle, mais cela reste toujours cohérent.

Un tome diablement secouant et ma foi, je donnerais bien mon âme à ce beau Sebastian, moi !

Vivement la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Totem » chez Liligalipette et « A year in England » chez Titine.

 

Black Butler – Tome 19 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 19                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
« Je vous en prie, sauvez monsieur ! » Une légende parle de loups-garous mystérieux dont la seule vue provoque la mort…

Pour savoir qui ils sont vraiment,Ciel et son majordome quittent l’Angleterre pour l’Allemagne. Les yeux de la descendante du clan des sorcières qui contrôle la forêt des loups-garous se mouillent de larmes.

Découvrez le manga le plus occulte du monde…

Critique : 
Une fois de plus, le tome précédent s’était terminé sur un cliffhanger  terrible : nos amis se retrouvaient dans un village perdu, en Allemagne, encerclé par un groupe de femmes en furie, les menaçant de fourches et autre objets piquants.

Vous connaissiez la Féé Verte (l’absinthe, pour les sobres qui ne savent pas), il y avait la sorcière dans Blanche-Neige, et là, nous avons la Sorcière Verte !

C’est elle qui va les sortir de cette situation qui ne manquait pas de piquant…

Plutôt une jolie jeune fille, la sorcière Verte… Sieglinde Sarivan (faut savoir le prononcer), de son nom complet, est incapable de marcher seule alors, son majordome Wolfram la porte. Un majordome un peu bizarre, incapable de faire de la bouffe et aussi pas à sa place qu’une adulte dans une fête de Jean-Luc Lahaye. Encore pire que le personnel du comte Ciel ! C’est vous dire le bras cassé…

L’auteur a une bonne recette, elle continue de l’appliquer et de nous mitonner des petits albums rempli de suspense, de mystère, de fantastique, de secrets, le tout assaisonné d’humour. Une fois de plus, Ciel doit accomplir sa mission pour le compte de la reine Victoria et le résultat final doit être à la hauteur de Ses attentes.

Dans ce tome-ci, Sieglinde, la sorcière verte aimerait bien que le Ciel trempe son sachet de thé dans sa tasse d’eau chaude… À force de ne vivre qu’entourée de femmes, perdues au fin fond du trou du cul de l’Allemagne, ça donne des bouffées de chaleur au minou quand un jeune homme dort dans votre grand manoir.

Quelques bons éclats de rire avec Sieglinde qui voyait connotation sexuelle un peu partout et le pauvre Ciel qui, ne parlant pas allemand, doit tout se faire traduire par son majordome.

[Sarivan] — Alors, allez-vous maintenant m’apprendre ce que sont ces douceurs du lit dont vous parliez tout à l’heure ?
[Sebastian] — Aah. J’ai dit cela, c’est vrai. Que voulez-vous faire, monsieur ?
[Ciel] — Je ne peux pas faire grand-chose avec une gamine comme elle. Propose-lui de s’amuser avec des jouets.
[Sebastian, traduisant] — Monsieur semble vouloir s’amuser avec des jouets.
[Sarivan] — QUOI ?? C’est très hard pour un début ! Je ne sais pas si mon corps le supportera.
[Ciel] — Pourquoi elle réagit comme ça ? Je suis sûre qu’elle a tout compris de travers !!

[Sebastian] — Curieusement, seul notre jardinier est autorisé à le toucher.
[Sarivan] — Il aime donc les partenaires à la fois musclés et tendres ? Je savais que c’était un sacré maniaque !
— Mademoiselle Sarivan ?
—  Ah… Non, rien.

Le mystère est plus épais qu’un pudding anglais parce que la forêt maudite n’a pas encore révélé tous ses secrets, bien que nous ayons aperçus un loup-garou, tout noir, grand, fort et musclé…

Une fois de plus Sebastian donne l’impression qu’il est sans ressource devant ces gros poilus, mais je me méfie de ses ruses, ce n’est pas la première fois qu’il nous fait croire à tout et n’importe quoi, ce diable de majordome.

Et comme à chaque tome, l’auteur laisse filtrer des informations sur le passé de Ciel et nous avons droit aussi à plus d’infos sur le jardinier Finnian.

Vivement le tome suivant pour en savoir plus sur cette Sorcière Verte, des fois qu’elle se transformerait en Féé Lation pour Ciel ou Sebastian (à choisir, je prends Sebastian, moi) et comprendre le véritable mal qui se cache dans cette forêt aussi touffue que le cul d’une trolle.

BILAN LECTURE - Veux la suiteChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Totem » par Liligalipette Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

CHALLENGE TOTEM LOUP GAROUCHALLENGE - Mois Anglais 2015 SHCHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1)CHALLENGE - victorien-2013CHALLENGE - XIXè siècle

Black Butler – Tome 18 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 18                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Ciel a presque terminé son enquête mais l’identité du coupable est plus que surprenante. Lui et Sebastian parviendront-ils à vaincre ce nouvel adversaire inattendu ?

Critique : 
On a beau se trouver dans un collège huppé où la crème de la haute société anglaise étudie afin de devenir les Grands Hommes de demain, mais malgré tout, la saloperie est dans leur rang aussi.

Au final, que l’on soit dans les bas-fonds ou chez les bourgeois et les nobles, l’être humain reste pareil.

Il possède les mêmes envies, ressent les mêmes jalousies, est prêt à tout pour avoir ce qu’il désire, quitte à user de son ascendant sur les autres, quitte à les rabaisser plus bas que terre.

Ce n’est parce que l’on pète dans de la soie, qu’on n’est immunisé contre la médiocrité. Et certains étaient vraiment de ma merde dans des bas de soie.

L’auteur donne un grand coup de batte de criquet dans l’institution anglaise que sont les collèges pour les enfants nobles ou très riches. Le mérite et l’intelligence ne s’obtenant pas qu’avec une ascendance prestigieuse.

On découvre aussi ce que certains sont prêts à commettre pour garder la réputation de leur collège intacte. Honneurs et traditions… Il faut mettre une chape de plomb sur certains événements et faire en sorte que personne ne l’apprenne jamais.

En tout cas, Sebastian va en prendre pour son grade et une fois de plus, il aura fort à faire pour ne pas se faire occire par un personnage qui a de ressource lui aussi.

Ce dernier épisode met fin aux années collèges de Ciel qui une fois l’enquête close, retourne dans son manoir pour goûter enfin à un peu de repos.

Un petit voyage à Londres qui servira juste à broder un peu avant une nouvelles affaire, à faire un peu d’humour et à démontrer que Sebastian peut vraiment tout faire, même du marketing !

Bon, on repasse aux choses sérieuses à la fin de ce tome 18 avec des disparitions inquiétantes dans le Sud de l’Allemagne. Voilà nos compères parti pour résoudre cette énigme soumise par la reine Victoria elle-même.

La forêt est, dit-on, maudite : sorcières, loups-garous la peuplent et d’ailleurs, ne vient-on pas de voir un lycan entre deux arbres ??

Allez, on va entrer de plein pied dans le fantastique, à moins que des faits bien réels ne se cachent sous le fantastique !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Black Butler – Tome 17 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 17                                                         big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2014)

Résumé :
Alors que Ciel essaie par tous les moyens de faire gagner la finale de criquet à son équipe, Sebastian cherche le proviseur à travers le campus.

Ciel est en effet persuadé que le « maître des secrets de l’école » pourra leur en apprendre plus sur l’affaire sur laquelle il enquête.

Le principal du Weston College détient un pouvoir absolu mais il n’apparaît que rarement en public.

Ciel et Sebastian ont trouvé le moyen d’entrer en contact avec lui. Les élèves conviés au thé de minuit portent à la boutonnière une fleur de belle-de-nuit, qui s’ouvre à la clarté de la lune…

Critique : 
Mais où diable ont disparu certains élèves de l’école dont Derek Arden, membre de la famille royale ?

C’est dans ce tome que nous aurons une partie de la solution finale à cette énigme qui a entraîné Ciel et son majordome, Sebastian, dans cette prestigieuse école qui ressemble fort au collège huppé d’Eton.

Mais avant de savoir ce que sont advenus les élèves disparus mystérieusement, Ciel a une mission importante à remplir : faire gagner sa maison (la Blue House) au tournoi de criquet. Une sorte de Quidditch mais sans les balais de sorcier !

Certains diront que le match de criquet n’en fini plus, moi, j’ai apprécie en apprendre un peu plus sur ce jeu méconnu, surtout sur les manières de tricher avec élégance.

Et puis, se trouver en Angleterre sans nous parler de leur sport national, c’est un peu comme si à 17h, Ciel ne buvait pas de thé.

Ça bouge bien, dans ce tome et une fois de plus, sans Sebastian, Ciel s’en sortirait moins bien. Il faut dire que ce diable de majordome fait tout, est partout, mais parfois, se retrouve avec l’impression qu’on vient de lui trouer le cul. On peut être un diable et se faire surprendre pas aussi fort que soi.

Le final est époustouflant, on retrouve une tête connue et on sait tout sur ce qu’il était advenu de Derek Arden, mais il reste encore un voile de mystère à développer dans le tome 18.

Heureusement que j’avais acheté les deux en même temps, cela m’a évité une attente insoutenable !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Et ne cherche pas à savoir : Marc Behm

Titre : Et ne cherche pas à savoir                            big_2-5

Auteur : Marc Behm
Édition: Payot et Rivages (1996)

Résumé :
A l’aéroport, Lucy achète « Moby Dick » et une bouteille de scotch. De quoi tuer le temps avant de prendre livraison d’un client. Lucy collecte les âmes pour Lucifer.

À la morgue, le Dr Hegel remercie « le piqueur », un serial-killer qui a déjà poignardé onze victimes avec un pic à glace, de lui envoyer sur sa table de dissection de superbes jeunes femmes.

Au cimetière, Véronique Hegel converse avec sa mère, enterrée depuis des années.

Quant à Walter Gösta, il se planque. Son délai terrestre a expiré, mais il refuse d’honorer son contrat. Lucy est à sa recherche.

Le sens de tout ça ? « Ne cherche pas à savoir. De toute façon, qu’est-ce que signifient la vie, la mort, toutes ces foutaises ? »

Un serial-killer, un ange de l’enfer, un médecin nécrophile, un cadavre en fuite, des damnés qui croient échapper à leur destin en s’aspergeant d’eau bénite…

Ce sont quelques-uns des personnages de ce thriller de Marc Behm, l’auteur inclassable et génial de La Reine de la nuit, Mortelle randonnée, Trouille et A côté de la plaque. « La grâce behmienne est indicible.

Critique : 
Walter Gösta avait un gros soucis : il n’arrivait pas à faire durcir son petit oiseau… Quelque soit le moyen utilisé, son instrument restait tout pantelant. Embêtant.

Passa alors un homme qui lui proposa un petit contrat. Il suffisait d’apposer sa signature en bas du papier et il avait la garantie de pouvoir baiser comme un malade durant les dix prochaines années.

Pour baiser, il a baisé, mais tout à un prix et c’est son âme qu’il a vendue en échange de dix années de folie sexuelle. Et Lucy est là pour récupérer le dû. C’est son boulot de les faire trépasser à la date et l’heure prévue dans le contrat.

Voilà une lecture qui me laisse avec un sentiment mitigé, n’arrivant pas coter ce roman burlesque. Pourtant, habituellement, le burlesque, ça passe bien, chez moi. N’avais-je pas l’esprit à ça en entamant ma lecture ? Sans doute.

Composé de chapitres extrêmement courts, ce roman se lit assez vite. Particularité des chapitres ? Ils donnent tous la paroles aux différents protagonistes, ce qui peut vous faire perdre la tête à un moment donné.

Niveau personnages, ils sont tous plus tarés les uns que les autres. Entre le médecin légiste qui a des relations sexuelles avec les jolies femmes assassinées par le tueur en série « Le Piqueur »; Véronique, son épouse, qui parle à voix haute à sa mère morte; le District Attorney,  jumeau du légiste, qui a commis des bourdes dans son travail; Ken, le travelo et sa sœur, Bess, qui est capable de raconter des histoires délirantes dès qu’elle croise quelqu’un; Nan Corey, le fliquette qui marche de l’autre côté du trottoir; Buzz, le camé; Tibère, le croco du légiste, qui vit dans la piscine…

Devant moi s’étendait une immense piscine. Ça, c’était une découverte ! L’eau était irrésistible, aussi invitante qu’un parfum aromatique. Je me déshabillai prestement et piquai une tête.
Je fis rapidement trois longueurs de bassin, puis je plongeai et touchai le fond.
Tapi dans un coin du grand bassin, il y avait un crocodile. Un très grand crocodile.
Il tourna la tête vers moi, la gueule ouverte.

Et je ne vous parle pas de tout le reste des personnages qui vont interagir, c’est encore plus fou que ce dont je vient de vous parler.

Les dialogues sont assez crus, mais ils m’ont souvent fait sourire de par leur drôlerie ou leur cynisme.

— Et vlan ! Je me suis retrouvée ronde comme une montgolfière. Sur le moment, j’ai cru que c’était une tumeur. Quand j’ai appris que ce n’était pas ça, j’ai été tellement soulagée que j’ai décidé de mettre bas le petit salopard.
— Diantre ! Où est-il maintenant ce paquet d’amour ?
— Aucune idée. Et, comme le disait Rhett Butler à Scarlett O’Hara : « Franchement, ma chère, je m’en tamponne le coquillard ».

Sans compter que dans ce roman, tout le monde, ou presque, à couché avec tout le monde. Hommes et femmes, femmes ensembles, hommes entre eux. Ajoutons à cela de l’inceste entre neveu et tante, frère et sœur, ainsi que de la pédophilie et de la nécrophilie et nous aurons fait quasi le tour.

[Le légiste] : — Encore une ! Youpi ! […]
Elle gisait sur la table aussi désirable qu’un mannequin posant en couverture de Vogue. Manteau de vison, boucles d’oreilles en or, visage exquis !
Son nom était écrit sur l’étiquette d’identification :
« FIFI ». Était-ce donc canaille !
— Allez, Fifi, fais voir ton mimi !
Je tremblais. Je bavais presque d’excitation. Quelle déesse ! Ooooooooh ! C’était la plus jolie de toutes jusqu’à présent. En comparaison, les autres avaient été des laiderons. J’étais impatient de m’allonger sur elle. Rhaaaaah ! Youpiii !
J’ouvris son manteau, relevai sa jupe, baissai fébrilement sa petite culotte…
Elle avait un pénis !

Vaut mieux pas le laisser traîner sur une table à proximité des enfants car le sexe est omniprésent dans les pages. C’est bien simple, des tas d’hommes ouvrent leurs braguettes et sortent leur truc dès qu’ils voient une femme, même les flics.

Ce roman est un délire permanent, vous l’avez sans doute compris. D’habitude, j’adore ce genre de récit mais ici, il a coincé un peu à certains moments (les passages avec l’éléphant, le fantôme et les rats).

Pourtant, on ne s’ennuie pas une seule minute, c’est limite du vaudeville, surtout les passages avec la cavale de Bess et Buzz et le cadavre dont il voudraient bien se débarrasser.

Mais… certains passages étaient trop « exagérés » et j’ai coincé à ce niveau là.

Tout ça ne m’empêchera pas de me pencher sur les autres titres de Marc Behm, je vous rassure de suite.

En tout cas, si vous êtes déprimés, ce genre de roman fou vous remettra à flots.

Par contre, ne signez jamais rien en échange de votre hypostase ! N’essayez pas non plus de vous soustraire à votre chasseur. Quand bien même il ne vous retrouverait pas, votre contrat étant terminé, tout redeviendra comme avant, comme Walter Gösta a pu le constater :

Ma queue est aussi molle qu’une tresse. J’ai beau la pistonner, elle refuse de durcir. Je l’ai arrosée d’eau bénite, mais elle s’est ratatinée encore plus.
Je suis redevenu comme avant. Les photos de Playboy et de Penthouse ne me font aucun effet. Tous ces nénés, ces culs et ces chattes me laissent froid.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), Le « Challenge US » chez Noctembule, le « Challenge Ma PAL fond au soleil – 2ème édition » chez Métaphore et Ma PAL « Canigou »… C’est du massif !