Possédées : Frédéric Gros [LC avec Bianca]

Titre : Possédées

Auteur : Frédéric Gros
Édition : Albin Michel (18/08/2016)

Résumé :
En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions, victime d’hallucinations.

Elle est bientôt suivie par d’autres sœurs et les autorités de l’Église les déclarent « possédées ». Contraints par l’exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville.

L’affaire des possédées de Loudun, brassant les énergies du désir et les calculs politiques, les intrigues religieuses et les complots judiciaires, a inspiré cinéastes et essayistes.

Critique :
♫ Possédées, nous étions toutes possédées ♪ Avoir envie de s’auto-flageller ♫ Et à des bites rêver ♪ Possédées ♪

Le sexe de nos religieuses serait-il devenu l’enfer ? Oui, parce que Satan l’habite (je n’ai pas pu résister au jeu de mot).

Enfin, c’est ce qu’il paraît parce que ce roman, je l’ai survolé de très haut, sautant les phrases et n’arrivant à m’agripper à rien.

Une lecture en travers, voilà comment je désignerais ce que je viens de faire, ne m’arrêtant que sur certains passages, et même eux n’étaient pas intéressants.

Mea culpa, j’ai péché ! Mon père, donnez-moi l’absolution parce que j’ai commis le péché de lecture en diagonale.

Et si vous ne me pardonnez pas, alors, excommuniez-moi, déclarez-moi hérétique, je m’en fous, parce que de toute façon, rien de rien, non, je ne regrette rien.

Si ce n’est de m’être laissée tenter par un résumé aguichant, intéressant, intriguant…

Anybref, une lecture qui ne restera pas dans mes annales (avec deux « n » s’il vous plait, bougre de petits cochons) et niveau bonnes sœurs, ma préférée restera toujours Sœur Marie-Thérèse des Batignolles.

Une lecture à oublier et un livre à bazarder au plus vite.

Ma copinaute Bianca a adoré sa lecture, elle. Voyez son avis, pour avoir une autre opinion que la mienne.

Le Challenge « Les Irréguliers de Baker Street » repris par Belette [The Cannibal Lecteur] et sur le forum de Livraddict (N°40 – Le Manoir de l’Abbaye – lire un livre dans lequel la religion est un sujet important).

Au-delà de Sherlock Holmes – Tome 3 : Collectif

Titre : Au-delà de Sherlock Holmes – Tome 3

Auteur :
Édition : Payot et Rivages (03/01/2018)
Édition Originale : The Big Book Of Sherlock Holmes Stories
Traducteurs : Frédéric Brument & Jean-Paul Gratias

Résumé :
Troisième volume de la série des pastiches de Sherlock Holmes entamée avec Les Avatars de Sherlock Holmes.

Dans ce volume, placé sous le signe du surnaturel, des esprits, et de l’au-delà, on trouvera même une nouvelle qui se déroule… sur Mars !

Entre autres : Anthony Boucher nous propose une variation jouissive sur Le Petit chaperon rouge interprété par Sherlock Holmes, tandis que Loren D. Estlment confronte notre détective au diable en personne.

Critique :
170 pages pour 6€, ça fait cher la page ! Surtout qu’une des nouvelles, celle avec Syaloch, je l’avais déjà lue dans un autre recueil plus ancien.

Mais vous savez que quand on aime, on ne compte pas !

Ces nouvelles de notre détective sont plus dans le registre du fantastique ou de la SF, mais malgré tout, elles tiennent la route et sont des plus agréables à lire.

La plus courte, étant aussi la moins longue, était la plus drôle : Holmes arrive au Paradis et le Grand Architecte lui confie une enquête qui se résoudra en quelques lignes.

Comme quoi, la taille de l’histoire n’en fait pas sa qualité et les toutes petites peuvent être excellentes et donner bien du plaisir ! (messieurs…je dis ça et je ne dis rien… mesdames, prenez cette info pour ce qu’elle vaut : c’est-à-dire pas grand-chose).

Le coup de l’explication rationnelle du Petit Chaperon Rouge par Holmes vaut aussi son pesant de cacahouètes car la rationalité et les petits garçons de 4 ans, ça fait deux et il vaut mieux ne jamais leur donner des explications d’un conte.

La nouvelle qui se passe hors de la Terre est un problème en vase clos, qui est brillamment résolu par un insecte détective, quand au dernier, avec le type à l’asile qui se prend pour le Diable, elle a tout d’avoir des airs fantastiques, tout en restant rationnelle au point que l’on se posera des questions sur la fin.

— En bref, dis-je, il y a en ce moment, dans cet établissement, un patient qui est parvenu à se convaincre qu’il était le diable en personne.
Holmes hocha pensivement la tête.
— Cela pourrait contribuer à rétablir l’équilibre. L’asile à déjà deux Christ et un Moïse.

Un recueil sympathique mais guère épais et qui se lit bien trop vite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), Le Challenge « A year in England – 2017-2018 » chez Titine (Plaisirs à Cultiver), Le challenge British Mysteries (Janvier 2018 – décembre 2018) chez My Lou Book et le Mois du polar (Février 2018) chez Sharon.

L’exorciste : William Peter Blatty

Titre : L’exorciste

Auteur : William Peter Blatty
Édition : J’ai Lu (28/11/2007)
Édition originale : The Exorcist – Harper & Row Edition (1971)

Résumé :
Pour Chris MacNeil et sa fille Reagan, une adolescente de quatorze ans, la vie s’écoule heureuse et aisée dans un quartier bourgeois de Washington.

Et puis, un jour, des bruits étranges résonnent dans la calme demeure, des objets disparaissent, des meubles sont déplacés.

Quant à Reagan, d’étranges métamorphoses la défigurent, des mots obscènes jaillissent de sa bouche.

Tandis que peu à peu la personnalité de l’enfant se dédouble et se disloque, face aux médecins impuissants, des profanations souillent une église voisine, un crime mystérieux a lieu sous les fenêtres des MacNeil.

l-exorciste-william-blatty-225x300Critique :
Disons-le directement : non, ce livre ne fait pas peur ! Certes, évitez tout de même de le lire à vos moutards de 5 ans dans le but de les endormir le soir… Certaines scènes pourraient les traumatiser et leur faire penser que les crucifix sont des engins sexuels.

Ce genre d’idées pourrait être dommageable si vous possédez des crucifix de grande taille qui pourraient provoquer des dilatations assez importante à un endroit que rigoureusement ma mère m’a défendu d’nommer ici.

Par contre, le début du roman est un peu endormant, ça commence doucement, ça ressemble même à un tableau idyllique et si le titre avait été caché, je vous jure que j’aurais posé ce roman et basta, terminé la lecture.

Oui, mais voilà ! C’était l’exorciste que je tenais en main ! (N’allez pas imaginer des choses cochonnes, hein, je vous surveille !).

Ça puait le souffre et les souvenirs de certaines scènes cultes du film que j’avais vues – les yeux à moitié fermés, les oreilles bouchées, sans jamais oser aller plus loin de peur de faire des cauchemars jusque mes 20 ans – revenaient dans ma tête à toute allure. Horrible ces scènes…

La seule chose que j’aimais de ce film, c’était la musique « Tubular Bells »…

Si jamais de ma vie je n’ai osé voir ce film, je me disais que je pourrais au moins tenter le coup avec le livre. Exorciser cette peur. J’ai eu raison car même pas peur !

Une fois l’intro terminée et Regan, l’adorable gamine de 11 ans contaminée par une entité diabolique, il est difficile de lâcher le livre.

Difficile aussi, durant sa lecture, de faire abstraction des horribles images du film qui, malgré mes yeux à moitié fermés et mes oreilles bouchées de l’époque, me revenaient dans la face ! Surtout que je revoyais la copine qui me rejouait les phrases les plus crues du film.

— Ta mère suce des queues en enfer, Karras !

— N’approchez pas ! La truie est à moi ! Baise-moi ! Baise-moi !

— Fais-toi baiser par Jésus! Que Jésus te baise!

Malgré le fait que le roman ne fait pas peur, il vaut tout de même la peine d’être lu, ne fut-ce que pour exorciser la peur de ce film, afin de comprendre que les exorcistes, contrairement aux Démons, ne sont pas Légion, et qu’il faut réunir des tas de preuves avant que l’Église ne consente à réaliser un exorcisme.

Pourtant, nom de dieu, je ne sais pas ce qu’il leur aurait fallu de plus que cette enfant qui prend des voix différentes, qui parle à l’envers, qui a souplesse d’un bonhomme en caoutchouc, qui vomit de la bile ou fait s’écouler des diarrhées qu’on se demanderait bien comment un corps aussi petit pourrait contenir tout ça, sans parler de la force prodigieuse.

Ah ces jésuites, hommes de peu de foi, va !

Mais bon, je ne vais pas juger le père Damien Karras, déjà que  le démon lui a dit que sa mère suçait des bites en enfer, si en plus je lui jette la pierre, il risquerait de la trouver mauvaise, parce qu’en fin de compte, sans le père Karras, on serait toujours dans la mélasse (elle était facile, je l’avoue).

Autant Karras s’interroge sur sa Foi, autant le père Lankaster Merrin est un croyant pur et dur, un vrai de vrai, un homme bon, un homme de bien, un prêtre que j’ai grandement apprécié, même s’il est moins présent que Karras.

C’est lorsqu’on apprend que ce roman est tiré d’un fait réel qu’il fait froid dans le dos, mais niveau trouille, j’ai eu des Stephen King qui m’ont fait réellement trembler et des romans post-apocalypse (ou de black-out) qui m’ont fait me cacher sous la couette.

Mais même sans les frissons de peur à la clé, le roman reste tout de même agréable à lire et quelques scènes sont assez… gore ou à éviter de lire après un bon repas. Heureusement, l’odorama n’existe pas encore dans les romans !

Si je veux frissonner vraiment, je n’ai plus qu’à me faire  le film…

Heu… j’ai encore peur du film !!

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (400 pages).

Lincoln – Tomes 1 à 8 : Jérôme Jouvray & Olivier Jouvray

Titre : Lincoln – Tomes 1 à 8

    • Tome 1 : Crâne de bois
    • Tome 2 : Indian Tonic
    • Tome 3 : Playground
    • Tome 4 : Châtiment corporel
    • Tome 5 : Cul nu dans la plaine
    • Tome 6 : French Lover
    • Tome 7 : Le fou sur la montagne
    • Tome 8 : Le démon des tranchées

Scénariste : Olivier Jouvray
Dessinateur : Jérôme Jouvray
Couleurs : Anne-Claire Jouvray

Édition : Paquet (2004)

Résumé :
Pas très poli, ce Lincoln. La décence nous interdit de rapporter les premiers (gros) mots que cet apprenti cow-boy prononça, mais ce n’était pas joli-joli. Et après, ça n’a fait qu’empirer. Le genre à vouloir sans cesse bousculer l’ordre établi et à agacer les grands avec ses remarques lucides – et donc un tantinet pénibles.

Résultat : à dix-neuf ans, on l’a gentiment invité (à grands coups de pied aux fesses, pour être précis) à aller se faire pendre ailleurs.

Et voilà notre Lincoln parti sur les routes, avec sa gueule en biais, son mégot à la bouche et sa silhouette dégingandée, en train de ruminer contre le monde entier, de lancer des bâtons de dynamite dans les rivières pour faire exploser les poissons – c’est malin, tiens – et de jeter des os de poulet aux mendiants en les traitant de « feignasse ».

Bref, dans la famille cow-boy, on a vu mieux. Rien à voir avec Lucky Luke ou Blueberry, ça non.

Mais un jour, tout change : un petit bonhomme vêtu d’un poncho et d’un grand chapeau s’approche de Lincoln – lequel, toujours aussi aimable, l’accueille d’un sympathique « dégage ! »

Ce petit bonhomme, c’est Dieu en personne. Et Dieu est bien décidé à lui prouver qu’on peut prendre du plaisir à vivre sur terre. D’ailleurs, il lui propose l’immortalité. Il est comme ça, Dieu : quand il a une idée en tête, rien ne l’arrête. Évidemment, Lincoln râle un peu. Mais il se dit qu’après tout, ma foi, pourquoi pas ?

dieu_et_diable-39dcf

Résultat : notre cow-boy se met à écumer les saloons, à piller les trains et à boire plus que de raison.

lincoln-20041006195446_t3Critique :
« Merde, putain, fait chier, dégage, fous-moi la paix » font partie des mots préférés de Lincoln, d’ailleurs, le premier mot qu’il prononça fut « Merde ».

Ou « Chier », on ne sait plus trop…

États-Unis, trou du cul perdu…

Lincoln est né à la fin du 19ème siècle dans des conditions peu enviables. Sa mère était une prostituée, son père, un client de passage…

Notre jeune ami a donc été élevé chez les prostituées et son nom était Crâne de bois…

Toujours à faire la gueule, solitaire, râleur, doté d’un esprit aiguisé, d’une propension à en vouloir à tout le monde et à d’y aller de ses petites phrases assassines, tant et si bien qu’il s’est fait foutre à la porte de son village à grands renforts de coups de pieds dans son cul.

Au fait, le m’appelle Lincoln, c’est pas mon vrai nom, d’ailleurs je l’ai jamais su car on m’a toujours appelé crâne de bois ! Si j’ai choisi Lincoln c’est parce que celui-là quand il l’ouvrait, ils devaient tous la fermer autour de lui. Ils ont même du le descendre pour le faire taire…

Alors qu’il pêchait le poisson à la dynamite (on a rien inventé de mieux), il rencontre un personnage peu commun : Dieu en personne !

— Dégage, lui grommellera Lincoln.

J’aime les bédés western, que se soit avec des cow-boys redresseurs de torts et droit dans leurs bottes comme Lucky Luke, mais aussi des moins conventionnels et plus politiquement incorrect comme Red Dust de « Comanche » ou le lieutenant Blueberry.

Ici, nous sommes face à l’opposé de tout ça avec Lincoln qui est un fainéant de première, un malpoli, un malotru, un gars qui en veut à la Terre entière et qui n’a qu’une idée en tête : amasser du fric en faisant des mauvais coups, Dieu à ses côtés ou pas !

La mission de Dieu ? Tenter de faire de Lincoln une sorte de super-héros Cow-Boy, tenter de lui faire changer d’avis sur la vie, mais il devra compter avec la personnalité tordue et manipulatrice de son protégé. Et son mauvais caractère, sa mauvaise foi, la gueule qu’il tire tout le temps..

Dieu : « Pourquoi tu fais cette gueule Lincoln ? » 
Lincoln : « T’es pas sensé tout savoir, toi ? »

— Est-ce vraiment si chiant que ça le paradis pour que tu viennes chercher des distractions ici-bas ?

Mais tiens, qui voilà qui ? Satan en personne ! Sûr qu’avec Dieu et le Diable à ses côtés, notre Lincoln va être emmerdé car ils ne vont pas lui foutre la paix, l’un voulant qu’il fasse quelque chose de bien de sa vie et l’autre pas.

lincoln-index

Corrosif, drôle, politiquement et catholiquement incorrect (la représentation de Dieu n’était pas admise chez nous avant), des dialogues truculents entre Lincoln et les deux êtres d’essence divine, ou entre Dieu et son ange déchu.

Je me suis marrée en découvrant Dieu représenté en petit bonhomme barbu affublé de vêtements pas très neufs et d’un chapeau, quand au Diable, sa barbichette, ses deux cornes et son sombrero lui vont comme un gant.

Certes, on ne hurle pas de rire à chaque case, mais on sourit, on rit et on pousse des « oh putain, excellent » tout en lisant ces six tomes à la suite.

Les dialogues sont soit avec de l’humour au premier degré, au second ou alors, avec de la philosophie, et pas celle de comptoir, mais en tout cas, ça vanne sévère à certains moments entre nos protagonistes et j’ai éclaté de rire avec quelques répliques ou situations improbables.

Si les deux premiers se passent dans le monde du far-west, nous monterons à New-York pour le 3ème et le 4ème tome, avant de redescendre à la frontière entre les États-Unis et du Mexique afin de franchir le Rio pour aller s’encanailler avec des révolutionnaires dont le chef est une personnalité peu habituelle (tomes 5 et 6), on distillera clandestinement de l’alcool dans le tome 7 et on ira faire la Grande Guerre dans le tome 8…

Durant tous les albums, Lincoln traine sa tête de six pieds de long, sauf lorsqu’il se saoule ou magouille, et là, on aurait tendance à voir apparaître l’ébauche d’un sourire carnassier.

Son immortalité accordée par Dieu lui conférant une assurance, il ne se prive pas pour tenter le diable (oups), mais jamais pour aider les gens, ou alors, à l’insu de son plein gré !

Je suis contente d’avoir entendu parler de cette série et d’avoir lu les 8 tomes car je suis entrée de plein pied dans une bédé mettant en scène l’anti-héros par excellence, celui que l’on devrait détester mais que l’on adore.

Que Dieu et le Diable se soient penché sur son cas et qu’ils fassent route avec lui, il s’en branle, s’en moque, s’en fout, lui, tout ce qu’il souhaite, c’est que ces deux-là lui lâchent la grappe et arrête de lui casser  les couilles. Mais ça, c’est pas gagné !

— Mon pote, j’ai rencontré pas mal de secoués ces dernières années et quand je te vois, je comprends mieux quand on raconte que tu as fait l’homme à ton image.

En tout cas, voilà une excellente série qu’il faut découvrir absolument !

PS : avec Lincoln, on dit merde à l’amour et on ne fête pas Saint-Valentin !! Mais de temps en temps, il baise…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (5 albums lus lors du RAT : 48×5 = 240 pages).

lincolnp_30112002 lincoln_01_pl_21007

Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

black-butler-tome-23-yana-toboso

Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

black-butler-22-kana

Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

 

Enregistrer

Enregistrer

La liste des sept : Mark Frost [LC avec Stelphique et Ju Lit Les Mots]

Liste des Sept - Mark Frost

Titre : La liste des sept

Auteur : Mark Frost
Édition : Pocket (1999) / 10-18 (2016)

Résumé :
Un jour de Noël 1884, à Londres, un jeune médecin nommé Arthur Conan Doyle est convoqué à une séance de spiritisme.

Il est lui-même un spécialiste de l’occulte, ayant écrit un roman sur le sujet, inspiré des écrits très mystiques de Madame Blavatsky. À la suite de cette séance, Doyle est en danger de mort, son appartement est incendié, sa voisine russe assassinée !…

Un agent très spécial de la Reine vient à son secours et lui explique que son propre frère, qui a tué père et mère, s’est ligué avec quelques personnages éminents pour placer sur le trône d’Angleterre une réincarnation du diable.

Or ces 7 conjurés sont les membres du conseil d’administration de la maison d’édition qui doit publier le roman de Doyle. Une histoire ébouriffante, pleine de violence, de visions effrayantes, de suspense, de rebondissements où l’auteur introduit le lecteur dans l’univers sombre du crime de l’Angleterre victorienne.

Petit Plus : Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

The list of seven - Mark FrostCritique :
Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book, RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « A year in England«  chez Titine.

cropped-feec-saupoudre1

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Nous avions vu l’article chez Collectif Polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…

Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot !!!! Mais Est-ce important ?*

Synopsis :
Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même…

Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages :
Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée…. Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……
Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement… Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….

Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à coté, mais, TOUT le long… Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….

Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu….. (pfff, je me marre maintenant…).

« Il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait….. Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché… Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…

Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)…. Trop, c’est trop…. Faut arrêter au bout d’un moment…

Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas…. Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…

J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à coté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

« Il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

fee clochette fachee

Ju lit les motsAvis de Ju Lit Les Mots : J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parlait tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! Bref, trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants… On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche ??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

 

 

Black Butler – Tome 21 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 21

Titre : Black Butler – Tome 21

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2016)

Résumé :
Alors que Sebastian a découvert la vraie nature de la malédiction, les habitants de Wolfschlucht montrent les dents quand Ciel enlève la sorcière verte et emporte du même coup sa « magie ultime ».

Mais un monstre de couleur bise se rapproche du « noble du mal », sa cible, qui tente de s’échapper de la forêt…

21Critique :
Que serait un « Mois Anglais » sans un Black Butler pour commencer de bon pied ce mois préféré ? Hein ? Je vous le demande !

Ce 21ème volume a un truc en plus que les précédents puisque la série atteint et dépasse la barre symbolique des cent chapitres. Pas mal, je trouve, et toujours en se renouvelant dans ses enquêtes !

Je ne dirai pas que l’auteur fait avancer l’enquête sur La Sorcière Verte, mais on sent qu’on arrive au dénouement final pour le prochain tome et de plus, ce volume 21 met les bouchées doubles pour proposer une suite qui défile à cent à l’heure, enchaînant les rebondissements et ne laissant aucun des personnages sur la touche.

Le personnel de la Maison Phantomhive est mis largement à contribution les derniers tomes nous en ont appris un peu plus sur ces trois lascars qui ont tout du personnel avec deux bras gauche…

Pour faire le service, la cuisine et le jardinage, ce sont des bras-cassés, mais pour défendre le comte Ciel, ils sont au top.

Ici, l’histoire de Finnian, le jardinier qui nous sera un peu développé pendant que dans le récit, une immense course-poursuite a lieu, le personnelle et les habitants de Wolfschlucht traquant sans relâche ceux de la maison Phantomhive.

Pas le temps de s’ennuyer, on court dans la forêt, essayant de faire en sorte que les méchants Allemands ne puissent plus utiliser le criminel Moutarde dans l’avenir tout en découvrant des nouvelles machines infernales avec un peu d’avance sur leur conception, on a des bagarres, des batailles, des loups-garous, des sales casques à pointes et une guerre Angleterre-Allemagne dans les bois et bien avant 14-18.

Ce que j’aime dans cet univers, c’est l’utilisation du fantastique avec le diable de majordome, les shinigamis et d’autres petites choses, mais tout en restant avec des enquêtes terre-à-terre, même si au départ, on pense toujours au fantastique.

Comme je le disais, ce tome met aussi en avant le personnel de la maison Phantomhive, on exploite leurs divers talents et on apprend quelques petits détails sur l’arrivée de Finnian dans la maison Phantomhive et on remarque aussi que Ciel a de la suite dans les idées quand il s’agit de tromper l’ennemi allemand !

Allez, plus qu’un tome et on saura qui des représentants de l’Angleterre (la Maison Phantomhive) ou de l’Allemagne (la maison et les habitants de Wolfschlucht) gagnera cette guerre dans les bois.

J’ai hâte de lire la suite pour avoir le dénouement et leur prochaine aventure et la conclusion de cette enquête hors-normes !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars«  de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Totem » par Liligalipette, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

   keep-calm-and-read-for-the-english-month.jpgCHALLENGE TOTEM LOUP GAROU
21 BB21 BB121 BB221

Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 20                                                  big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Agacé par l’attitude de Ciel, contraire à leur contrat, Sebastian décide de prendre des mesures drastiques. Mais ira t-il réellement jusqu’à dévorer l’âme de son jeune maître ?

Critique : 
Là, on vient de faire un grand pas dans la résolution de l’énigme de la malédiction des loups-garous de la forêt interdite. Ouf, je l’ai dit !

20 tomes déjà que la mangaka m’enchante avec cette série ! Et malgré tous les tomes lus, elle arrive encore à me surprendre et à nous faire des révélations sur le chien de garde de la reine Victoria : Ciel.

Ici, non seulement nous avons une partie de la solution à leur enquête dans le trou du cul de l’Allemagne, mais en plus, nous découvrons Ciel sous un jour nouveau !

Déjà le voir en train de se planquer sous une couette était peu habituel, mais le voir ensuite faire acte de contrition, c’est du jamais vu ! Sebastian aussi est plus sombre à un moment donné. Décidément, ce diable de majordome a encore des surprises pour nous sous son habit.

Une fois de plus, il y a du rythme, du dynamisme, les domestiques de Ciel sont mis à contribution et ils me font toujours autant rire. Quant au personnage de la reine Victoria, hem, comment dire… elle me fait pisser de rire mais n’en sort pas grandie !

Pour le reste, l’auteur m’a bien eu et j’ai ronchonné de m’être laissée berner comme une gosse. Bon, je ne suis pas la seule !

Ce que j’adore aussi, ce sont les relations entre cette fiction et la réalité… L’auteur les entremêle et y va de sa petite invention à elle, mais cela reste toujours cohérent.

Un tome diablement secouant et ma foi, je donnerais bien mon âme à ce beau Sebastian, moi !

Vivement la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Totem » chez Liligalipette et « A year in England » chez Titine.

 

Black Butler – Tome 19 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 19                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
« Je vous en prie, sauvez monsieur ! » Une légende parle de loups-garous mystérieux dont la seule vue provoque la mort…

Pour savoir qui ils sont vraiment,Ciel et son majordome quittent l’Angleterre pour l’Allemagne. Les yeux de la descendante du clan des sorcières qui contrôle la forêt des loups-garous se mouillent de larmes.

Découvrez le manga le plus occulte du monde…

Critique : 
Une fois de plus, le tome précédent s’était terminé sur un cliffhanger  terrible : nos amis se retrouvaient dans un village perdu, en Allemagne, encerclé par un groupe de femmes en furie, les menaçant de fourches et autre objets piquants.

Vous connaissiez la Féé Verte (l’absinthe, pour les sobres qui ne savent pas), il y avait la sorcière dans Blanche-Neige, et là, nous avons la Sorcière Verte !

C’est elle qui va les sortir de cette situation qui ne manquait pas de piquant…

Plutôt une jolie jeune fille, la sorcière Verte… Sieglinde Sarivan (faut savoir le prononcer), de son nom complet, est incapable de marcher seule alors, son majordome Wolfram la porte. Un majordome un peu bizarre, incapable de faire de la bouffe et aussi pas à sa place qu’une adulte dans une fête de Jean-Luc Lahaye. Encore pire que le personnel du comte Ciel ! C’est vous dire le bras cassé…

L’auteur a une bonne recette, elle continue de l’appliquer et de nous mitonner des petits albums rempli de suspense, de mystère, de fantastique, de secrets, le tout assaisonné d’humour. Une fois de plus, Ciel doit accomplir sa mission pour le compte de la reine Victoria et le résultat final doit être à la hauteur de Ses attentes.

Dans ce tome-ci, Sieglinde, la sorcière verte aimerait bien que le Ciel trempe son sachet de thé dans sa tasse d’eau chaude… À force de ne vivre qu’entourée de femmes, perdues au fin fond du trou du cul de l’Allemagne, ça donne des bouffées de chaleur au minou quand un jeune homme dort dans votre grand manoir.

Quelques bons éclats de rire avec Sieglinde qui voyait connotation sexuelle un peu partout et le pauvre Ciel qui, ne parlant pas allemand, doit tout se faire traduire par son majordome.

[Sarivan] — Alors, allez-vous maintenant m’apprendre ce que sont ces douceurs du lit dont vous parliez tout à l’heure ?
[Sebastian] — Aah. J’ai dit cela, c’est vrai. Que voulez-vous faire, monsieur ?
[Ciel] — Je ne peux pas faire grand-chose avec une gamine comme elle. Propose-lui de s’amuser avec des jouets.
[Sebastian, traduisant] — Monsieur semble vouloir s’amuser avec des jouets.
[Sarivan] — QUOI ?? C’est très hard pour un début ! Je ne sais pas si mon corps le supportera.
[Ciel] — Pourquoi elle réagit comme ça ? Je suis sûre qu’elle a tout compris de travers !!

[Sebastian] — Curieusement, seul notre jardinier est autorisé à le toucher.
[Sarivan] — Il aime donc les partenaires à la fois musclés et tendres ? Je savais que c’était un sacré maniaque !
— Mademoiselle Sarivan ?
—  Ah… Non, rien.

Le mystère est plus épais qu’un pudding anglais parce que la forêt maudite n’a pas encore révélé tous ses secrets, bien que nous ayons aperçus un loup-garou, tout noir, grand, fort et musclé…

Une fois de plus Sebastian donne l’impression qu’il est sans ressource devant ces gros poilus, mais je me méfie de ses ruses, ce n’est pas la première fois qu’il nous fait croire à tout et n’importe quoi, ce diable de majordome.

Et comme à chaque tome, l’auteur laisse filtrer des informations sur le passé de Ciel et nous avons droit aussi à plus d’infos sur le jardinier Finnian.

Vivement le tome suivant pour en savoir plus sur cette Sorcière Verte, des fois qu’elle se transformerait en Féé Lation pour Ciel ou Sebastian (à choisir, je prends Sebastian, moi) et comprendre le véritable mal qui se cache dans cette forêt aussi touffue que le cul d’une trolle.

BILAN LECTURE - Veux la suiteChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Totem » par Liligalipette Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

CHALLENGE TOTEM LOUP GAROUCHALLENGE - Mois Anglais 2015 SHCHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1)CHALLENGE - victorien-2013CHALLENGE - XIXè siècle