La liste des sept : Mark Frost [LC avec Stelphique et Ju Lit Les Mots]

Liste des Sept - Mark Frost

Titre : La liste des sept

Auteur : Mark Frost
Édition : Pocket (1999) / 10-18 (2016)

Résumé :
Un jour de Noël 1884, à Londres, un jeune médecin nommé Arthur Conan Doyle est convoqué à une séance de spiritisme.

Il est lui-même un spécialiste de l’occulte, ayant écrit un roman sur le sujet, inspiré des écrits très mystiques de Madame Blavatsky. À la suite de cette séance, Doyle est en danger de mort, son appartement est incendié, sa voisine russe assassinée !…

Un agent très spécial de la Reine vient à son secours et lui explique que son propre frère, qui a tué père et mère, s’est ligué avec quelques personnages éminents pour placer sur le trône d’Angleterre une réincarnation du diable.

Or ces 7 conjurés sont les membres du conseil d’administration de la maison d’édition qui doit publier le roman de Doyle. Une histoire ébouriffante, pleine de violence, de visions effrayantes, de suspense, de rebondissements où l’auteur introduit le lecteur dans l’univers sombre du crime de l’Angleterre victorienne.

Petit Plus : Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

The list of seven - Mark FrostCritique :
Pour cette LC en triumvirat, on s’était laissée tenter par la proposition de Collectif Poalr. Alors, verdict ?

Je ne suis pas opposée au fait que l’on réécrive le canon holmésien dans un roman et que l’on change des points importants comme la personne qui inspira le personnage de Sherlock Holmes.

Ma foi, on peut violer le canon holmésien si c’est pour lui faire de beaux enfants (citation de Dumas mise à la sauce adéquate).

Hors, ici, j’ai l’impression que le canon holmésien s’est fait monter dessus par le Da Vinci Code, Harry Potter, Indiana Jones et James Bond. Après, d’autres lui sont passé dessus en long, en large et en travers, notamment la Malédiction de la Momie en version Walking Dead pour ne citer qu’eux.

De cette partouze livresque, il n’est sorti rien de bon.

Pour résumer, on a du sous Da Vinci Code avec ses réflexions ésotériques, ses pensées philosophiques à deux balles et un rapide procès à charge sur la religion catho qui n’a même pas droit à un avocat pour assurer sa défense (les droits de l’accusé sont bafoués).

De notre Harry Potter, il n’est resté que la locomotive de la voie 9 3/4 et les gardiens d’Azkaban en version moins éthérée.

Quand à Indiana Jones (sans fouet et sans chapeau) on a un truc qui ressemblerait aux Aventuriers du Canon Holmésien Perdu dans le Temple Maudit de la Dernière Croisade Au Service Secret de Sa Majesté.

Que ce Conan Doyle de fiction ait pris pour modèle un certain Jack Sparks pour nous inventer son Sherlock Holmes, je suis pour. Sparks en a la force de caractère, il traque les criminels et possède des fiches sur eux, a un certain sens de la déduction, sait se déguiser, se pique à la cocaïne et joue du violon (en fait, on pourrait dire que c’est l’auteur qui s’est inspiré du personnage de Holmes pour son Sparks).

Qu’il lui arrive des tas d’aventures mélangeant du Indiana Jones et du Bond, le tout servi à la sauce fantastique, ça commence à coincer grave (surtout sans vaseline)… Au Grand Complot Satanique, là, j’ai sauté du train en marche.

Aucune cohérence, des événements fantastiques qui n’ont pas l’air d’émouvoir notre Conan Doyle, même après la dévastation de son appart par une explosion ectoplasmique.

Nos personnages, poursuivis par des créatures non vivantes, découvrent un passage secret et une locomotive en état de marche sous terre, qui les ramènera à Londres, mais pas sur la voie 9 3/4… Et j’en passe des bien pires.

Niveau Graaand Méchant, il n’a pas l’étoffe d’un salopard genre Ramsay Snow-Bolton (GOT, pour les absents) mais on se doute qu’il donnera naissance au personnage littéraire de Moriarty.

Et à la fin, on croise un bébé qu’on aurait envie de jeter dans les chutes de Reichenbach mais qui à l’avantage de « clore » l’affaire car nous savons QUI il est et ce qu’il fera. Mais de cette manière, on l’absout des horreurs qu’il mettra en place au siècle suivant et là, je coince encore plus.

Anybref… On a mélangé des ingrédients fantastiques, policiers, des personnages réels (Conan Doyle et Bram Stoker) et de fictions, des tas de trucs disparates qui donnent au final une soupe indigeste qu’on avale parce qu’il faut bien étant donné que les copines de la LC boive le même vin jusqu’à la lie.

Un vrai ragoût insipide aux relents fantastiques un peu trop exagérés pour être crédibles, le tout assorti d’une sauce hollywoodienne avec des retournements de situation toutes les dix pages et des créatures des enfers tous les chapitres pour nous donner un Gros Complot Mondial ET Satanique. Bla-bla-bla…

Chez Harry Potter, ça passe, dans Indiana Jones aussi, chez James Bond pareil, mais faut dire aussi que l’écriture et les scénarios étaient plus relevés que ce qu’on tente de nous faire avaler ici.

Le créateur de Twin Peaks a voulu mélanger les genres et trop d’imagination tue l’imagination et surtout le roman.

Si j’ai un meuble à caler…

Étoile 1

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, Le « Challenge US » chez Noctembule, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, Challenge British Mysteries chez My Lou Book, RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « A year in England«  chez Titine.

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Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Nous avions vu l’article chez Collectif Polar, qui en vantait les mérites, et au vu de ses impressions et son synopsis, j’étais vraiment tentée, mais là, petite proposition de LC de la part de Ju, qui veut faire un plan à 3, et Belette d’accepter…

Voilà comment on se retrouve sur cette lecture, après beaucoup de MP en coulisses, et d’organisations journalières en LC Trinominale….*Ouais je sais, il existe même pas ce mot !!!! Mais Est-ce important ?*

Synopsis :
Qui veut la peau d’Arthur Conan Doyle ? En quelques jours son appartement est dévasté par une explosion ectoplasmique, sa voisine est assassinée et lui-même manque de se faire dévorer par une espèce de gargouille gothique ! Voilà qui dépasse l’entendement du brave Claude Leboux, un inspecteur de Scotland Yard peu habitué à combattre les puissances des ténèbres. Pour Jack Sparks, en revanche, tout ceci est très clair, élémentaire même…

Mais peut-on faire confiance à un individu qui sort d’un asile d’aliénés, consomme de la cocaïne et affirme recevoir ses ordres de la reine Victoria ?

Mystère, action, suspense, amour et amitié, ce roman, à la manière des aventures de Sherlock Holmes avec un zeste d’Umberto Eco, est un grand divertissement.

Les personnages :
Je ne pourrais tous les nommer, tellement il y en a une pelletée…. Tous oubliés d’ailleurs, à la fermeture de ce livre….

Ce que j’ai ressenti:….Un ennui, mais un Ennui d’une force……
Je tenais à dire que ce genre de livres c’est vraiment mon petit plaisir, habituellement… Tout ce qui touche à l’ésotérisme, au fantastique, la Magie, c’est vraiment un petit péché mignon que j’aime à lire à l’occasion avec plaisir….

Mais là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé ou pas passé d’ailleurs, je suis restée à coté, mais, TOUT le long… Je me disais « Allez force toi un peu, tes collègues l’ont déjà fini » (ah oui, parce que dans le genre escargot, je les ai fait attendre, peuchère :()….

Et comme on ne dévoile pas nos impressions « en cours » pour ne pas s’influencer, je croyais qu’elles étaient à fond, vu la vitesse à laquelle elles l’ont lu….. (pfff, je me marre maintenant…).

« Il vaut mieux passer pour un imbécile en se taisant que de dissiper le doute en ouvrant la bouche. »

On va dire que tant que ce n’était que Doyle, et sa vie réinventée, ça allait….. Mais c’est dans la suite des évènements que j’ai décroché… Trop de rebondissements et de situations non vraisemblables…

Trop de personnages qui viennent se greffer, (et je crois que j’ai failli vomir en voyant arriver le Bram Stoker)…. Trop, c’est trop…. Faut arrêter au bout d’un moment…

Déjà qu’il faut ingérer le coté fantastique, la touche d’époque et les agissements malsains, en plus on nous colle de la philosophie à deux francs, qui sorties de leur contexte pourraient être intéressantes, mais là, comme elles interviennent, ça va pas…. Enfin, c’est trop pour moi….

« Nous n’avons pas conscience que nos idées, nos sentiments ne sont pas réellement les nôtres, sinon comment pourrions nous jour après jour répéter des simulacres, nous plier à des rites qui nous stérilise au lieu de nous vivifier? »

J’ai mis une plombe à le finir, je me suis vraiment forcée car je suis en LC, mais sinon sans cet impératif, dès les premières pages je l’aurai laissé tomber…

J’ai bien conscience que ce livre pourrait plaire à certains lecteurs, mais moi, je suis complètement passée à coté. C’est le genre de livres qu’on aime ou qu’on déteste, le mieux c’est que chacun s’en fasse son propre avis…

« Il est plus facile d’éviter le premier pas sur le chemin de la ruine que de résister aux milliers d’autres qui suivent inéluctablement. »

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Ju lit les motsAvis de Ju Lit Les Mots : J’ai repéré ce bouquin, sur le blog de Collectif Polar qui en parlait tellement bien que j’ai immédiatement eu envie de le lire et comme Stelphique en avait envie et que chez le Cannibal lecteur le bouquin prenait la poussière, j’ai émis une drôle d’idée !

A force de voir le plaisir (haha) livresque qu’elles prenaient à faire leur lecture commune, je me suis dis que moi aussi j’avais envie de goûter à ce plaisir !

*********  Avis   *********

Malgré un début prometteur, au bout de 60 pages j’ai vraiment commencé à m’ennuyer ferme, mais je me disais « Na » c’est juste une mauvaise impression ça va décoller…

Trop d’imagination tue l’imagination. Tout est dans l’excès…

« N’oubliez pas ceci : quand le chemin vous semblera impraticable, quand vos espoirs seront anéantis, quand la mort elle*même paraîtra imminente, vous n’aurez d’autre solution que de raser la montagne. C’est ainsi, et ainsi seulement, que vous pénétrerez dans le nouveau pays… »

Au départ je pensais lire un roman d’aventure de Sherlock Holmes, je me suis retrouvée dans un mélange entre l’exagération du film Alice aux pays des Merveilles et les aventures de Harry Potter ! Bref, trop de rebondissements qui n’apportent rien, qui brouillent les pistes et embrouillent le lecteur…

Un rebondissement, toutes les  trois pages avec des meurtres, des morts vivants, un complot contre la royauté, des adorateurs d’une créature des Ténèbres, qui ne demande qu’à revenir dans le monde des vivants… On entre là dans une fiction complètement tarabiscotée (yes j’ai réussi à placer ce mot ).

« Un complot exige le secret; or la nature humaine étant ce qu’elle est, plus de gens s’en mêlent, moins le secret est préservé. »

Euhhh y a même une locomotive, en parfait état de marche ??? !!!! Grâce à laquelle les personnages se déplacent aussi facilement que si les voitures modernes existaient ! Et j’exagère à peine …

Désolée Geneviève, mais je me suis noyée dans un océan d’incompréhension ! Trop tiré par les cheveux pour moi…

 » L’enseignement spiritualiste est de la foutaise. Nous devons assumer dans ce monde la personnalité que nous possédons en naissant… »

J’ai bien failli laisser tomber ma lecture à plusieurs reprises, avec cette sensation que plusieurs écrivains s’étaient glissés dans la peau de l’unique auteur de ce roman, une surenchère d’évènements jalonnent la route de ces apprentis aventuriers qui ne savent même pas où ils vont.

Bizarrement, la toute fin amène une « certaine cohérence » à l’ensemble… dommage que ce livre soit aussi fouillis.

« Le génie du mal rôde dans ce monde et j’avais vécu sous son ombre. »

Dommage que cette fin « cohérente » donne une justification à une horreur historique qui pourrait en choquer plus d’un puisqu’on « donne » à cet homme une « excuse » pour les crimes de masse qu’il fera commettre au nom de son idéologie !

« Alors même que nous nous congratulons de notre raffinement, la misère et la souffrance accablent les hommes à un jet de pierre de ces fenêtres. Comment ne pas s’interroger ? Nos réussites comptent-elles pour rien si tant d’hommes ne peuvent encore en bénéficier ? Quelle valeur accorder à notre passage dans cette vie ? Quel héritage – si héritage il y a – notre époque lèguera-t-elle aux générations futures ? »

Bon j’ai pris mon pied avec avec cette lecture commune et bien rigolé aussi.

 

 

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Black Butler – Tome 21 : Yana Toboso

Black Butler - Tome 21

Titre : Black Butler – Tome 21

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2016)

Résumé :
Alors que Sebastian a découvert la vraie nature de la malédiction, les habitants de Wolfschlucht montrent les dents quand Ciel enlève la sorcière verte et emporte du même coup sa « magie ultime ».

Mais un monstre de couleur bise se rapproche du « noble du mal », sa cible, qui tente de s’échapper de la forêt…

21Critique :
Que serait un « Mois Anglais » sans un Black Butler pour commencer de bon pied ce mois préféré ? Hein ? Je vous le demande !

Ce 21ème volume a un truc en plus que les précédents puisque la série atteint et dépasse la barre symbolique des cent chapitres. Pas mal, je trouve, et toujours en se renouvelant dans ses enquêtes !

Je ne dirai pas que l’auteur fait avancer l’enquête sur La Sorcière Verte, mais on sent qu’on arrive au dénouement final pour le prochain tome et de plus, ce volume 21 met les bouchées doubles pour proposer une suite qui défile à cent à l’heure, enchaînant les rebondissements et ne laissant aucun des personnages sur la touche.

Le personnel de la Maison Phantomhive est mis largement à contribution les derniers tomes nous en ont appris un peu plus sur ces trois lascars qui ont tout du personnel avec deux bras gauche…

Pour faire le service, la cuisine et le jardinage, ce sont des bras-cassés, mais pour défendre le comte Ciel, ils sont au top.

Ici, l’histoire de Finnian, le jardinier qui nous sera un peu développé pendant que dans le récit, une immense course-poursuite a lieu, le personnelle et les habitants de Wolfschlucht traquant sans relâche ceux de la maison Phantomhive.

Pas le temps de s’ennuyer, on court dans la forêt, essayant de faire en sorte que les méchants Allemands ne puissent plus utiliser le criminel Moutarde dans l’avenir tout en découvrant des nouvelles machines infernales avec un peu d’avance sur leur conception, on a des bagarres, des batailles, des loups-garous, des sales casques à pointes et une guerre Angleterre-Allemagne dans les bois et bien avant 14-18.

Ce que j’aime dans cet univers, c’est l’utilisation du fantastique avec le diable de majordome, les shinigamis et d’autres petites choses, mais tout en restant avec des enquêtes terre-à-terre, même si au départ, on pense toujours au fantastique.

Comme je le disais, ce tome met aussi en avant le personnel de la maison Phantomhive, on exploite leurs divers talents et on apprend quelques petits détails sur l’arrivée de Finnian dans la maison Phantomhive et on remarque aussi que Ciel a de la suite dans les idées quand il s’agit de tromper l’ennemi allemand !

Allez, plus qu’un tome et on saura qui des représentants de l’Angleterre (la Maison Phantomhive) ou de l’Allemagne (la maison et les habitants de Wolfschlucht) gagnera cette guerre dans les bois.

J’ai hâte de lire la suite pour avoir le dénouement et leur prochaine aventure et la conclusion de cette enquête hors-normes !

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars«  de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Totem » par Liligalipette, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

   keep-calm-and-read-for-the-english-month.jpgCHALLENGE TOTEM LOUP GAROU
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Black Butler – Tome 20 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 20                                                  big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Agacé par l’attitude de Ciel, contraire à leur contrat, Sebastian décide de prendre des mesures drastiques. Mais ira t-il réellement jusqu’à dévorer l’âme de son jeune maître ?

Critique : 
Là, on vient de faire un grand pas dans la résolution de l’énigme de la malédiction des loups-garous de la forêt interdite. Ouf, je l’ai dit !

20 tomes déjà que la mangaka m’enchante avec cette série ! Et malgré tous les tomes lus, elle arrive encore à me surprendre et à nous faire des révélations sur le chien de garde de la reine Victoria : Ciel.

Ici, non seulement nous avons une partie de la solution à leur enquête dans le trou du cul de l’Allemagne, mais en plus, nous découvrons Ciel sous un jour nouveau !

Déjà le voir en train de se planquer sous une couette était peu habituel, mais le voir ensuite faire acte de contrition, c’est du jamais vu ! Sebastian aussi est plus sombre à un moment donné. Décidément, ce diable de majordome a encore des surprises pour nous sous son habit.

Une fois de plus, il y a du rythme, du dynamisme, les domestiques de Ciel sont mis à contribution et ils me font toujours autant rire. Quant au personnage de la reine Victoria, hem, comment dire… elle me fait pisser de rire mais n’en sort pas grandie !

Pour le reste, l’auteur m’a bien eu et j’ai ronchonné de m’être laissée berner comme une gosse. Bon, je ne suis pas la seule !

Ce que j’adore aussi, ce sont les relations entre cette fiction et la réalité… L’auteur les entremêle et y va de sa petite invention à elle, mais cela reste toujours cohérent.

Un tome diablement secouant et ma foi, je donnerais bien mon âme à ce beau Sebastian, moi !

Vivement la suite !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Totem » chez Liligalipette et « A year in England » chez Titine.

 

Black Butler – Tome 19 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 19                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
« Je vous en prie, sauvez monsieur ! » Une légende parle de loups-garous mystérieux dont la seule vue provoque la mort…

Pour savoir qui ils sont vraiment,Ciel et son majordome quittent l’Angleterre pour l’Allemagne. Les yeux de la descendante du clan des sorcières qui contrôle la forêt des loups-garous se mouillent de larmes.

Découvrez le manga le plus occulte du monde…

Critique : 
Une fois de plus, le tome précédent s’était terminé sur un cliffhanger  terrible : nos amis se retrouvaient dans un village perdu, en Allemagne, encerclé par un groupe de femmes en furie, les menaçant de fourches et autre objets piquants.

Vous connaissiez la Féé Verte (l’absinthe, pour les sobres qui ne savent pas), il y avait la sorcière dans Blanche-Neige, et là, nous avons la Sorcière Verte !

C’est elle qui va les sortir de cette situation qui ne manquait pas de piquant…

Plutôt une jolie jeune fille, la sorcière Verte… Sieglinde Sarivan (faut savoir le prononcer), de son nom complet, est incapable de marcher seule alors, son majordome Wolfram la porte. Un majordome un peu bizarre, incapable de faire de la bouffe et aussi pas à sa place qu’une adulte dans une fête de Jean-Luc Lahaye. Encore pire que le personnel du comte Ciel ! C’est vous dire le bras cassé…

L’auteur a une bonne recette, elle continue de l’appliquer et de nous mitonner des petits albums rempli de suspense, de mystère, de fantastique, de secrets, le tout assaisonné d’humour. Une fois de plus, Ciel doit accomplir sa mission pour le compte de la reine Victoria et le résultat final doit être à la hauteur de Ses attentes.

Dans ce tome-ci, Sieglinde, la sorcière verte aimerait bien que le Ciel trempe son sachet de thé dans sa tasse d’eau chaude… À force de ne vivre qu’entourée de femmes, perdues au fin fond du trou du cul de l’Allemagne, ça donne des bouffées de chaleur au minou quand un jeune homme dort dans votre grand manoir.

Quelques bons éclats de rire avec Sieglinde qui voyait connotation sexuelle un peu partout et le pauvre Ciel qui, ne parlant pas allemand, doit tout se faire traduire par son majordome.

[Sarivan] — Alors, allez-vous maintenant m’apprendre ce que sont ces douceurs du lit dont vous parliez tout à l’heure ?
[Sebastian] — Aah. J’ai dit cela, c’est vrai. Que voulez-vous faire, monsieur ?
[Ciel] — Je ne peux pas faire grand-chose avec une gamine comme elle. Propose-lui de s’amuser avec des jouets.
[Sebastian, traduisant] — Monsieur semble vouloir s’amuser avec des jouets.
[Sarivan] — QUOI ?? C’est très hard pour un début ! Je ne sais pas si mon corps le supportera.
[Ciel] — Pourquoi elle réagit comme ça ? Je suis sûre qu’elle a tout compris de travers !!

[Sebastian] — Curieusement, seul notre jardinier est autorisé à le toucher.
[Sarivan] — Il aime donc les partenaires à la fois musclés et tendres ? Je savais que c’était un sacré maniaque !
— Mademoiselle Sarivan ?
—  Ah… Non, rien.

Le mystère est plus épais qu’un pudding anglais parce que la forêt maudite n’a pas encore révélé tous ses secrets, bien que nous ayons aperçus un loup-garou, tout noir, grand, fort et musclé…

Une fois de plus Sebastian donne l’impression qu’il est sans ressource devant ces gros poilus, mais je me méfie de ses ruses, ce n’est pas la première fois qu’il nous fait croire à tout et n’importe quoi, ce diable de majordome.

Et comme à chaque tome, l’auteur laisse filtrer des informations sur le passé de Ciel et nous avons droit aussi à plus d’infos sur le jardinier Finnian.

Vivement le tome suivant pour en savoir plus sur cette Sorcière Verte, des fois qu’elle se transformerait en Féé Lation pour Ciel ou Sebastian (à choisir, je prends Sebastian, moi) et comprendre le véritable mal qui se cache dans cette forêt aussi touffue que le cul d’une trolle.

BILAN LECTURE - Veux la suiteChallenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Challenge « Totem » par Liligalipette Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et « A year in England » chez Titine.

CHALLENGE TOTEM LOUP GAROUCHALLENGE - Mois Anglais 2015 SHCHALLENGE - Thrillers polars 2014-2015 (1)CHALLENGE - victorien-2013CHALLENGE - XIXè siècle

Black Butler – Tome 18 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 18                                                      big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2015)

Résumé :
Ciel a presque terminé son enquête mais l’identité du coupable est plus que surprenante. Lui et Sebastian parviendront-ils à vaincre ce nouvel adversaire inattendu ?

Critique : 
On a beau se trouver dans un collège huppé où la crème de la haute société anglaise étudie afin de devenir les Grands Hommes de demain, mais malgré tout, la saloperie est dans leur rang aussi.

Au final, que l’on soit dans les bas-fonds ou chez les bourgeois et les nobles, l’être humain reste pareil.

Il possède les mêmes envies, ressent les mêmes jalousies, est prêt à tout pour avoir ce qu’il désire, quitte à user de son ascendant sur les autres, quitte à les rabaisser plus bas que terre.

Ce n’est parce que l’on pète dans de la soie, qu’on n’est immunisé contre la médiocrité. Et certains étaient vraiment de ma merde dans des bas de soie.

L’auteur donne un grand coup de batte de criquet dans l’institution anglaise que sont les collèges pour les enfants nobles ou très riches. Le mérite et l’intelligence ne s’obtenant pas qu’avec une ascendance prestigieuse.

On découvre aussi ce que certains sont prêts à commettre pour garder la réputation de leur collège intacte. Honneurs et traditions… Il faut mettre une chape de plomb sur certains événements et faire en sorte que personne ne l’apprenne jamais.

En tout cas, Sebastian va en prendre pour son grade et une fois de plus, il aura fort à faire pour ne pas se faire occire par un personnage qui a de ressource lui aussi.

Ce dernier épisode met fin aux années collèges de Ciel qui une fois l’enquête close, retourne dans son manoir pour goûter enfin à un peu de repos.

Un petit voyage à Londres qui servira juste à broder un peu avant une nouvelles affaire, à faire un peu d’humour et à démontrer que Sebastian peut vraiment tout faire, même du marketing !

Bon, on repasse aux choses sérieuses à la fin de ce tome 18 avec des disparitions inquiétantes dans le Sud de l’Allemagne. Voilà nos compères parti pour résoudre cette énigme soumise par la reine Victoria elle-même.

La forêt est, dit-on, maudite : sorcières, loups-garous la peuplent et d’ailleurs, ne vient-on pas de voir un lycan entre deux arbres ??

Allez, on va entrer de plein pied dans le fantastique, à moins que des faits bien réels ne se cachent sous le fantastique !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Black Butler – Tome 17 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 17                                                         big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2014)

Résumé :
Alors que Ciel essaie par tous les moyens de faire gagner la finale de criquet à son équipe, Sebastian cherche le proviseur à travers le campus.

Ciel est en effet persuadé que le « maître des secrets de l’école » pourra leur en apprendre plus sur l’affaire sur laquelle il enquête.

Le principal du Weston College détient un pouvoir absolu mais il n’apparaît que rarement en public.

Ciel et Sebastian ont trouvé le moyen d’entrer en contact avec lui. Les élèves conviés au thé de minuit portent à la boutonnière une fleur de belle-de-nuit, qui s’ouvre à la clarté de la lune…

Critique : 
Mais où diable ont disparu certains élèves de l’école dont Derek Arden, membre de la famille royale ?

C’est dans ce tome que nous aurons une partie de la solution finale à cette énigme qui a entraîné Ciel et son majordome, Sebastian, dans cette prestigieuse école qui ressemble fort au collège huppé d’Eton.

Mais avant de savoir ce que sont advenus les élèves disparus mystérieusement, Ciel a une mission importante à remplir : faire gagner sa maison (la Blue House) au tournoi de criquet. Une sorte de Quidditch mais sans les balais de sorcier !

Certains diront que le match de criquet n’en fini plus, moi, j’ai apprécie en apprendre un peu plus sur ce jeu méconnu, surtout sur les manières de tricher avec élégance.

Et puis, se trouver en Angleterre sans nous parler de leur sport national, c’est un peu comme si à 17h, Ciel ne buvait pas de thé.

Ça bouge bien, dans ce tome et une fois de plus, sans Sebastian, Ciel s’en sortirait moins bien. Il faut dire que ce diable de majordome fait tout, est partout, mais parfois, se retrouve avec l’impression qu’on vient de lui trouer le cul. On peut être un diable et se faire surprendre pas aussi fort que soi.

Le final est époustouflant, on retrouve une tête connue et on sait tout sur ce qu’il était advenu de Derek Arden, mais il reste encore un voile de mystère à développer dans le tome 18.

Heureusement que j’avais acheté les deux en même temps, cela m’a évité une attente insoutenable !

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Et ne cherche pas à savoir : Marc Behm

Titre : Et ne cherche pas à savoir                            big_2-5

Auteur : Marc Behm
Édition: Payot et Rivages (1996)

Résumé :
A l’aéroport, Lucy achète « Moby Dick » et une bouteille de scotch. De quoi tuer le temps avant de prendre livraison d’un client. Lucy collecte les âmes pour Lucifer.

À la morgue, le Dr Hegel remercie « le piqueur », un serial-killer qui a déjà poignardé onze victimes avec un pic à glace, de lui envoyer sur sa table de dissection de superbes jeunes femmes.

Au cimetière, Véronique Hegel converse avec sa mère, enterrée depuis des années.

Quant à Walter Gösta, il se planque. Son délai terrestre a expiré, mais il refuse d’honorer son contrat. Lucy est à sa recherche.

Le sens de tout ça ? « Ne cherche pas à savoir. De toute façon, qu’est-ce que signifient la vie, la mort, toutes ces foutaises ? »

Un serial-killer, un ange de l’enfer, un médecin nécrophile, un cadavre en fuite, des damnés qui croient échapper à leur destin en s’aspergeant d’eau bénite…

Ce sont quelques-uns des personnages de ce thriller de Marc Behm, l’auteur inclassable et génial de La Reine de la nuit, Mortelle randonnée, Trouille et A côté de la plaque. « La grâce behmienne est indicible.

Critique : 
Walter Gösta avait un gros soucis : il n’arrivait pas à faire durcir son petit oiseau… Quelque soit le moyen utilisé, son instrument restait tout pantelant. Embêtant.

Passa alors un homme qui lui proposa un petit contrat. Il suffisait d’apposer sa signature en bas du papier et il avait la garantie de pouvoir baiser comme un malade durant les dix prochaines années.

Pour baiser, il a baisé, mais tout à un prix et c’est son âme qu’il a vendue en échange de dix années de folie sexuelle. Et Lucy est là pour récupérer le dû. C’est son boulot de les faire trépasser à la date et l’heure prévue dans le contrat.

Voilà une lecture qui me laisse avec un sentiment mitigé, n’arrivant pas coter ce roman burlesque. Pourtant, habituellement, le burlesque, ça passe bien, chez moi. N’avais-je pas l’esprit à ça en entamant ma lecture ? Sans doute.

Composé de chapitres extrêmement courts, ce roman se lit assez vite. Particularité des chapitres ? Ils donnent tous la paroles aux différents protagonistes, ce qui peut vous faire perdre la tête à un moment donné.

Niveau personnages, ils sont tous plus tarés les uns que les autres. Entre le médecin légiste qui a des relations sexuelles avec les jolies femmes assassinées par le tueur en série « Le Piqueur »; Véronique, son épouse, qui parle à voix haute à sa mère morte; le District Attorney,  jumeau du légiste, qui a commis des bourdes dans son travail; Ken, le travelo et sa sœur, Bess, qui est capable de raconter des histoires délirantes dès qu’elle croise quelqu’un; Nan Corey, le fliquette qui marche de l’autre côté du trottoir; Buzz, le camé; Tibère, le croco du légiste, qui vit dans la piscine…

Devant moi s’étendait une immense piscine. Ça, c’était une découverte ! L’eau était irrésistible, aussi invitante qu’un parfum aromatique. Je me déshabillai prestement et piquai une tête.
Je fis rapidement trois longueurs de bassin, puis je plongeai et touchai le fond.
Tapi dans un coin du grand bassin, il y avait un crocodile. Un très grand crocodile.
Il tourna la tête vers moi, la gueule ouverte.

Et je ne vous parle pas de tout le reste des personnages qui vont interagir, c’est encore plus fou que ce dont je vient de vous parler.

Les dialogues sont assez crus, mais ils m’ont souvent fait sourire de par leur drôlerie ou leur cynisme.

— Et vlan ! Je me suis retrouvée ronde comme une montgolfière. Sur le moment, j’ai cru que c’était une tumeur. Quand j’ai appris que ce n’était pas ça, j’ai été tellement soulagée que j’ai décidé de mettre bas le petit salopard.
— Diantre ! Où est-il maintenant ce paquet d’amour ?
— Aucune idée. Et, comme le disait Rhett Butler à Scarlett O’Hara : « Franchement, ma chère, je m’en tamponne le coquillard ».

Sans compter que dans ce roman, tout le monde, ou presque, à couché avec tout le monde. Hommes et femmes, femmes ensembles, hommes entre eux. Ajoutons à cela de l’inceste entre neveu et tante, frère et sœur, ainsi que de la pédophilie et de la nécrophilie et nous aurons fait quasi le tour.

[Le légiste] : — Encore une ! Youpi ! […]
Elle gisait sur la table aussi désirable qu’un mannequin posant en couverture de Vogue. Manteau de vison, boucles d’oreilles en or, visage exquis !
Son nom était écrit sur l’étiquette d’identification :
« FIFI ». Était-ce donc canaille !
— Allez, Fifi, fais voir ton mimi !
Je tremblais. Je bavais presque d’excitation. Quelle déesse ! Ooooooooh ! C’était la plus jolie de toutes jusqu’à présent. En comparaison, les autres avaient été des laiderons. J’étais impatient de m’allonger sur elle. Rhaaaaah ! Youpiii !
J’ouvris son manteau, relevai sa jupe, baissai fébrilement sa petite culotte…
Elle avait un pénis !

Vaut mieux pas le laisser traîner sur une table à proximité des enfants car le sexe est omniprésent dans les pages. C’est bien simple, des tas d’hommes ouvrent leurs braguettes et sortent leur truc dès qu’ils voient une femme, même les flics.

Ce roman est un délire permanent, vous l’avez sans doute compris. D’habitude, j’adore ce genre de récit mais ici, il a coincé un peu à certains moments (les passages avec l’éléphant, le fantôme et les rats).

Pourtant, on ne s’ennuie pas une seule minute, c’est limite du vaudeville, surtout les passages avec la cavale de Bess et Buzz et le cadavre dont il voudraient bien se débarrasser.

Mais… certains passages étaient trop « exagérés » et j’ai coincé à ce niveau là.

Tout ça ne m’empêchera pas de me pencher sur les autres titres de Marc Behm, je vous rassure de suite.

En tout cas, si vous êtes déprimés, ce genre de roman fou vous remettra à flots.

Par contre, ne signez jamais rien en échange de votre hypostase ! N’essayez pas non plus de vous soustraire à votre chasseur. Quand bien même il ne vous retrouverait pas, votre contrat étant terminé, tout redeviendra comme avant, comme Walter Gösta a pu le constater :

Ma queue est aussi molle qu’une tresse. J’ai beau la pistonner, elle refuse de durcir. Je l’ai arrosée d’eau bénite, mais elle s’est ratatinée encore plus.
Je suis redevenu comme avant. Les photos de Playboy et de Penthouse ne me font aucun effet. Tous ces nénés, ces culs et ces chattes me laissent froid.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2014-2015), Le « Challenge US » chez Noctembule, le « Challenge Ma PAL fond au soleil – 2ème édition » chez Métaphore et Ma PAL « Canigou »… C’est du massif !

Black Butler – Tome 8 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 8                                              big_3

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2011)

Résumé :
Des membres de la troupe du cirque Noah’s Ark s’introduisent au manoir de Phantomhive en l’absence de Ciel et Sebastian… Pendant ce temps, sur ordre de son maître, le majordome Sebastian met un point final à cette histoire dramatique…

Critique : 
Le manoir est attaqué ! Pour le protéger, ainsi qu’Elizabeth, toujours présente sur les lieux, Finny, May Linn et Bard révèlent leur vraie nature, et leur vrai potentiel ! Une vraie bande de furie, loin des maladroits qu’ils sont habituellement.

Il est un fait que si Sebastian les avait engagé, ce n’était pas pour leur talent médiocre de jardinier, leur manière affreuse de cuisiner au lance-flamme ou leur maladresse lors du dressage de la table.

Le manoir est sauvé… au prix de quelques dégâts.

[De la farine est en suspension dans la cuisine]

— Non, Finny !! [Bard, le cuisinier parlant au jardinier] Je te l’ai dit dès le départ, ces cuisines regorgent de secrets. Je vais t’en révéler un : plus la farine est fine, plus elle s’enflamme facilement. Quand la concentration de farine en suspension dans l’air est élevée, elle devient aussi explosive qu’un gaz. Connais-tu l’histoire de l’explosion d’une minoterie (1) au Minnesota qui a envoyé 18 personnes au paradis ? Désolé, mam’zelle, mais c’est notre travail.

[Ciel, en voix « off »] — Ils constituent la milice privée que Sebastian et moi avons recruté. Ils protègent les secrets et la dignité de la maison Phantomhive, quoi qu’il arrive. Tels sont les domestiques de la maison Phantomhive. [Bard lance l’allumette]

De son côté, Ciel est confronté à des scènes dérangeantes lui rappelant son passé.  On en apprend de plus en plus sur ce qu’il a vécu lors de son enlèvement après la mort de ses parents.

Ce tome est assez sombre, rempli de morts, de souffrance, d’enfants maltraités et utilisés pour de sombres expériences dignes des médecins nazis.

— Voilà encore une réaction de rejet ! Alors qu’on ne tarit par d’éloges tant qu’on ne connait pas la vérité. Mais le baron était différent. Son aspiration à atteindre le beau était élevée et il m’a procuré les matériaux ainsi que l’argent nécessaire en abondance. C’était un mécène idéal. […] On n’obtient pas de résultats sans faire de sacrifices… mais le public idiot ne le comprend pas…

On est content de le terminer avec une note d’humour à la fin parce qu’il y a eu trop de morts pour rien, dans ce livre.

Non pas à cause de l’auteur qui voulait en ajouter, je veux parler de personnages qui sont morts parce qu’ils croyaient à un idéal, voulant protéger une chose qui n’existait plus depuis longtemps…

Et c’est ce qui est le plus terrible car dans le fond, ils n’étaient que de pauvres enfants qui voulaient protéger le lieu où ils avaient vécu heureux après avoir été tiré de la misère. Ils croyaient en ce qu’ils faisaient, mais on les avait trompé.

(1) Une minoterie ou meunerie (de minotier) est un grand établissement où se préparent les farines qui doivent être livrées au commerce. Au XIXème, mais surtout au XXème siècle, les minoteries industrielles ont remplacé les moulins à farine (moulins à eau ou moulins à vent d’autrefois, ou les moulins artisanaux utilisant la force animale).

[NDT : 1878, au Minnesota, dans la plus grande minoterie, une étincelle a mis le feu à la farine en suspension dans l’air provoquant une énorme explosion]

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Black Butler – Tome 7 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 7                                        big_3

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2011)

Résumé :
Ciel et son majordome sont entrés dans la troupe du cirque Noah’s Ark en dissimulant leur identité. Afin d’en apprendre plus sur leur bienfaiteur qui reste dans l’ombre, Sebastian s’approche furtivement d’une jeune femme de la troupe afin de la séduire…

Les extrémités de ses doigts, pareilles à des plumes noires, dansent sur la peau de la dompteuse de fauve désarmée. Exécuter loyalement les ordres de son maître uniquement…

Critique : 
En menant son enquête dans les tentes des membres du cirque, Ciel a été découvert par ce qui semble être une jolie fille, mais elle ne le dénonce pas.

Normal, c’était Doll, son « copain » de chambré dans le cirque, qui était déguisé en fille. Pourquoi déguisé en fille ? Non, non, Ciel, il y a erreur, ton pote « Taches de rousseur » EST une fille ! Tu l’as bien senti, non, lorsqu’elle te la prouvée en prenant ta main pour la poser sur sa poitrine ?

L’inconvénient de ces mangas, c’est que bien souvent, les personnages sont androgynes et même moi je ne savait pas que Doll était une fille. Du moins, je n’en avais pas la certitude.

Ce tome a du rythme, fini de voir les numéros de cirque, on passe aux choses sérieuses et on commence à boucler cette enquête, à chercher le ou les coupables et le modus operandi.

Où sont les enfants disparus ? Qui est l’homme que les membres du cirque nomment « père » ? Pourquoi enlève-t-on des enfants ? Comment les enlève-t-on ? Les membres du cirque sont-ils impliqués ? Voilà une partie des questions auxquelles nos enquêteurs de choc doivent répondre pour rendre un rapport satisfaisant à la reine.

Ciel et Sebastian ont bien mené leur enquête et ont découverts que le cirque était en fait manipulé par un fou.

Un homme qui va faire remonter à la surface les plus douloureux souvenirs de Ciel.  Un homme qui voulait attendre les inaccessibles étoiles et qui s’était rendu compte que sous les fleurs magnifiques, il y avait des épines.

Une fois de plus, on en apprend plus sur le passé de Ciel, on croise son père, Ciel quand il avait 8 ans, Ciel à 10 ans, dans la cage…

Sebastian nous dévoile une partie de lui aussi, sa partie plus « diabolique » en fait et on le voit même désobéir à un ordre de son maître : au lieu d’aller vérifier les blasons au Collège Of Arms, il « soudoie » l’âme de Beast, la dompteuse de fauves, pour avoir le nom de leur « père ».

« Amadouer sa proie par des paroles mielleuses pour l’attirer ensuite dans les ténèbres, en prenant garde qu’elle ne remarque pas son vrai visage de bête féroce qu’il dissimule habillement, suavement, furtivement… »

Ce tome est plus porté sur l’enquête et il est assez sombre.

On sait qui et pourquoi les enfants ont été enlevés, mais le tome se termine sur un cliffangher : les membres du cirque font irruption au manoir de Ciel pour l’enlever, sans savoir qu’il n’est pas là.

Les domestiques arriveront-ils à défendre le manoir ? Suite au prochain épisode.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Black Butler – Tome 3 : Yana Toboso

Titre : Black Butler : Tome 3                                               big_3-5

Scénariste / Dessinateur : Yana Toboso
Édition : Kana (2010)

Résumé :
Pour démasquer Jack, Ciel s’est fait passer pour un enfant des rues suivit par Sebastian. Quand ils trouvent la dernière victime, il est déjà trop tard, mais le jeune Comte pourra t-il faire face à l’effroyable vérité ? Et Sebastian pourra t-il tenir tête à cet homme, l’un des rares à pouvoir lui donner la mort ?

Sebastian affronte Grell dans un combat sanglant mais qui ne manque pas de panache ! Grell manie une faux de la mort, une arme de l’au-delà ressemblant fortement à une tronçonneuse.

Ce troisième tome tonitruant va nous plonger dans l’histoire de la famille Phantomhive et nous en apprendre un peu plus sur les motivations de chacun et sur le monde de la Mort…

Critique : 
Avantages de la série ? Trois petits tomes et l’enquête est bouclée ! Il en ira de même dans toute la collection.

Si le premier tome a commencé avec des scènes de vie quotidiennes, puis avec l’enquête qui se mettait en place, le deuxième a poursuivit l’enquête et s’est terminé sur un cliffhanger et voici le troisième qui est là  pour clore l’affaire et nous offrir un peu de détente ou de nouveauté dans les derniers chapitres.

Ici, on termine l’enquête de l’Éventreur : le combat initié dans le tome continue de plus belle entre Sébastian et le Shinigami, le tout servi par des dialogues amusants et croustillants.

Pourtant, Sebastian pourrait perdre la vie dans ce combat…

Le shinigami, bien que « mâle » parle de lui au féminin et ne rêve que de relation avec le diable de Sebas-Chan, tout en essayant de le tronçonner avec sa faux de la mort.

— En fait, nous ne pouvons sans doute pas nous comprendre, un shinigami a pour tâche de récupérer toutes les âmes, mais un diable est une bête nuisible qui dérobe les âmes pour les dévorer. Mes sentiments pour toi ne seraient jamais récompensés, c’est vraiment comme dans la tragédie de Roméo et Juliette. Si nous étions les acteurs principaux, même Shakespeare verserait des larmes. Aah, Sebas-Chan… renonce à ce nom funeste que t’a donné ton maître et n’ait d’yeux que pour moi. Pourquoi es-tu Sebas-Chan.
— À partir du moment où mon maître m’a nommé Sebastian, cela a constitué mon baptême et notre contrat.
— J’en ai des frisson, Sébas-Chan. Je serais même prête à porte ton enfant !
— Arrêtez, vous me dégouttez. Et c’est impossible, biologiquement parlant.
— Quelle froideur ! Beau Tyran ! Diable pareil à un ange. Corneille aux plumes de colombe. Mon agneau aussi avide qu’un loup !

On entrevoit aussi la fameuse « lanterne cinémagique » qui est le film de la vie des gens qui vont mourir. Là encore, de l’humour avec Sebastian qui, comme film de vie, revoit toutes les bêtises du personnel du manoir.

— Nous, les shinigami, recevons une liste de ceux qui doivent bientôt mourir, et nous leur faisons revivre leurs souvenirs au moyen de ce théâtre afin d’examiner quel genre d’humains ils étaient et quelle vie ils ont menés. Ainsi nous voyons s’il faut les laisser vivre ou s’il faut les tuer.

Nos amis ayant déjà découvert le coupable dans le tome précédent, nous avons droit ici aux motifs de cet assassin. J’avoue que le meurtrier avait un mobile plausible, compte tenu des circonstances de sa vie, mais pas d’excuses.

Le motif est même plausible puisqu’on a jamais connu ceux du véritable Éventreur.

La tante de Ciel nous en apprend un peu plus sur sa sœur – mère de Ciel – et sur leur assassinat dans l’incendie ainsi que sur ce qui a suivi. À chaque tome ses petites révélations. Cela aiguise la curiosité.

Pour l’imbécile qui aurait encore eu un léger doute sur la véritable nature de Sebastian, ce tome dissipe tout. Que ce soit durant la combat avec le shinigami ou après, lorsqu’un shinigami « bœuf carottes » arrivent pour infractions au règlement…

— C’est inhumain !
— En effet, car je suis une diable de majordome.
— Penses-tu qu’un diable peut l’emporter sur un kami comme moi ?
— Je me le demande, je n’en ai jamais combattu, je l’ignore. Mais puisque monsieur me demande de gagner, c’est ce que je vais faire.
— Je vous présente nos excuses pour le désagrément immense que cette chose vous a causé. Vraiment… Dire que je dois courber la tête devant une bête sauvage comme vous… quelle honte pour les shinigami…
— Eh bien, veuillez le surveiller correctement afin qu’il n’importune plus la bête sauvage.

Sebastian n’hésite d’ailleurs pas à parler de « contrat » entre lui et Ciel, qui est son maître.

— Maintenant j’appartiens corps et âme à mon maître qui possède même le moindre de mes cheveux. Aussi longtemps que notre contrat continue, j’obéis à ses ordres. Si mon maître m’ordonne de ne pas mourir, je ne mourrai pas. Mais s’il me dit de mourir, je disparaîtrai.

La froideur de Ciel se fait plus ressentir, il est moins « enfant gâté », plus mature, plus manipulateur, aussi. Il connait exactement les termes du contrat qui le lie à son diable de majordome et il en use.

— Parce que c’est ton travail. C’est parce que je savais que tu me protégerais même si tu devais mourir pour ça. Alors je n’ai pas tiré. Le contrat passé avec toi stipule que tu dois m’accorder ta force jusqu’à ce que j’ai atteint mon but et me protéger en empêchant que je meure. Si j’étais mort, il y aurait eu dérogation au contrat. Puisque le respect du contrat fait partie de l’esthétique des diables, tu étais censé venir à mon secours même si tu devais en mourir.

Ciel est sur échiquier, Sebastian est son pion, il est le roi et il sait que si le roi tombe, c’est « échec et mat ». Les pions, on peut les sacrifier à loisirs.

— Vous devez toujours utiliser adroitement vos pions pour rester en vie, en vous servant par exemple de moi ou de madame Red. Même si les cadavres de vos pions s’amoncellent au pied de votre trône, vous ne devez jamais tomber, car si le roi tombe, la partie est finie.

Mission « Jack l’Éventreur » terminée… Une de plus à ajouter au palmarès de Ciel, le chien de garde de la reine.

Ma première impression de la découverte de ces trois tomes était excellente, elle reste la même à la relecture.

Il faut tout de même aimer le fantastique, l’humour, les situations cocasses, les enquêtes et autres diableries !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.