Wiggins et la nuit de l’éclipse : Béatrice Nicodème

Titre : Wiggins et la nuit de l’éclipse

Auteur : Béatrice Nicodème
Édition : Gulf Stream Courants noirs (2012) / Livre de Poche Jeunesse (2014)

Résumé :
Angleterre, 1894. Trois années ont passé depuis que Sherlock Holmes a disparu dans les chutes de Reichenbach après une lutte sans merci contre l’infâme Moriarty.

Inconsolable, Wiggins est plus que jamais déterminé à se montrer digne du grand détective.

Lorsqu’il est appelé au collège de Midhurst pour veiller sur le jeune Lowell Summerfield dont le père, un juge connu et redouté, a reçu des lettres de menaces, il voit là l’occasion de gagner enfin ses galons de détective-consultant.

À Midhurst, il découvre un monde surprenant qui vit replié sur lui-même. Derrière la façade austère, les règles strictes et le code de l’honneur, la violence rôde.

La nuit, de mystérieuses réunions se tiennent dans la chapelle, et il arrive que des pas résonnent dans le grenier.

Les grands, chargés de faire respecter la discipline par les plus jeunes, ont parfois une conception bien curieuse de l’autorité, et même les professeurs semblent avoir leurs petits secrets.

Critique :
Wiggins enquête à Poudlard !

Engagé pour empêcher qu’il n’arrive quelque chose de fâcheux à un étudiant de la maison des Têtes de Lard, notre Wiggins aura fort à faire parmi tous ces étudiants formant la future élite de l’Angleterre.

Hein ? Comment ça c’est pas à Poudlard mais au collège de Midhurst qu’il enquête ??

M’enfin, on a des maisons aux couleurs différentes, des préfets et des professeurs qui sont directeurs de leurs maisons ?

Mince alors, J.K Rowling n’a rien inventé mais tout copié sur les collèges horribles de l’Angleterre victorienne ! mdr

J’ai toujours eu un faible pour la saga des enquêtes de Wiggins dont j’avais commencé à lire le premier en 1996 et ce dernier qui manquait à ma collection, je l’ai enfin déniché chez un dealer de livres de seconde main.

Une chose que j’apprécie surtout c’est que l’auteur, contrairement à Conan Doyle, nous explicite vraiment bien les conditions de vie de l’East End et qu’elle ne se contente pas de développer une enquête sans parler des mœurs de l’époque, avec plus de détails que le Maître ne l’a fait.

Wiggins est un excellent témoin puisqu’il a vécu dans les rues de Whitechapel et il l’est encore plus au milieu de ce collège, parmi des gosses de riches dont il compare les faits et gestes avec ceux des gamins de rues.

Un gamin reste un gamin et nous sommes loin des chères têtes blondes car dans les collèges anglais, il règne du harcèlement, du racisme, des brimades, des mises à l’écart et l’omerta y est encore plus forte que dans la mafia. Ici, gare aussi à celui qui dénonce un autre élève.

Et c’est violent, si on se donne la peine de s’arrêter 5 minutes et d’y réfléchir. Même si l’auteur reste sobre, on sent que la-dessous, ce n’est guère brillant et que entre les cailleras et les gamins en cols blancs, les différences de comportement ne sont pas si grandes que cela. Rien de reluisant, croyez-moi.

Du côté des parents, rien de brillant non plus. Les enfants n’ont aucun droit, les pères sont distants, imbus d’eux-mêmes, n’écoutent pas leurs gamins et leur avenir à eux est déjà tout tracé… Oxford, Cambridge ou autre…

♫ Auteuil, Neuilly, Passy, c’est pas du gâteau ♪

Deux enquêtes pour le prix d’une, des petits mystères qui viennent se greffer aux menaces reçues par le père d’un élève, un Wiggins qui pleure toujours la disparition de Holmes dans les chutes, des professeurs qui sont louches, mais aux noms évocateurs pour tout holmésiens (Baring-Gould et Bell), des élèves louches aussi, des pans peu reluisant de l’Angleterre, du suspense, des émotions amoureuses et des morts.

Un cocktail que l’on sirote bien au chaud sous un plaid, une tasse de thé fumante à ses côtés et l’impression que ce dernier tome est plus mature que ces prédécesseurs, l’âge de Wiggins y étant sans doute pour quelque chose.

Mon regret ? Que ce tome soit le dernier de la saga car c’était une série bien faite, autant pour les jeunes que pour les moins jeunes, car si l’auteure n’utilise pas des phrases alambiquées, elle n’écrit pas non plus de manière plate mais avec un subtil équilibre entre les deux : rien de complexe mais rien de prémâché non plus.

Une très bonne saga dont le dernier tome clôt le tout à la manière d’une cerise sur un gâteau, la dernière friandise avant la diète. Ma friandise à moi sera pour le fait que j’avais repéré une chose que Wiggins n’avait pas vue, mais il y avait délit d’initié de mon côté puisque je sais tout de la mort de Sherlock Holmes au chutes de Reichenbach et lui ne savait encore rien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°127 et le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook.

 

Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël : Nicolas Jarry & Jean-Paul Bordier

Titre : Les maîtres inquisiteurs – Tome 04 – Mihaël

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Jean-Paul Bordier

Édition : Soleil (20/01/2016)

Résumé :
Sur cette île à l’apparence idyllique, les naufragés pensent avoir trouvé le paradis perdu, le lieu semble répondre comme par magie à leurs moindres besoins.

Pourtant, le rêve va très vite se transformer en cauchemar…

Des créatures, surgies de nulle part, les enlèvent un par un. Lorsque Noenn, une fillette rescapée, disparaît à son tour, Mihaël refuse de l’abandonner.

Pour sauver cet enfant, il entreprend alors un périple jusqu’au coeur de l’île et de ses sombres secrets…

Critique :
Une nouvelle mission pour notre Maître Inquisiteur Mihaël : une maladie décime les récolte de riz sur l’île d’Enésie, qui est un grenier à céréales.

Un bien rare étant cher, les marchands font monter les prix ce qui pourrait donner du riz et du blé plus chers que l’or, d’ici peu.

Évidemment, on soupçonne des malversations politiques ou financières.

Comme si certains pouvaient  planquer des tanker de céréales ou inoculer des maladies à des céréales (ou animaux) pour faire monter les prix !

Une enquête qui commençait normalement mais au cours du voyage, une île surgie de nulle part vient dévier notre Inquisiteur et son elfe…

Une île qui semble maléfique, comme vivante, va les piéger de différente manière et les faire disparaître, comme dans Dix petits nègres, mais en version 12 compagnons.

Mihaël n’est pas un maître Inquisiteur comme les autres, il est plus cool, est un bon vivant, n’hésite pas lever le coude, n’est pas trop sérieux, est sexy et même son pouvoir semble minable car c’est le flower power (d’une graine ou du pollen, il peut faire jaillir des fleur ou des racines).

Le coup de l’île maléfique qui retient les gens, qui les piège et les élimine n’est pas neuve, elle sent même le souffre tant elle a déjà été utilisée.

Pourtant, malgré tout, on se prend au jeu car le scénariste a donné une présence assez marquée aux différents personnages et sans entrer dans trop de détails, il a su leur insuffler des caractéristiques qui les fait se démarquer l’un de l’autre.

Les dessins sont très agréables pour les yeux, même s’ils manquent parfois de petits détails, mais ça ne gâche rien au plaisir de feuilleter l’album.

Niveau dialogues et explications, on a de quoi lire pour nos longues soirées d’hiver, même si le final est vite expédié alors que l’intro avait été assez longue. De longs préliminaires et une conclusion rapide dans un dernier coup de rein. Le plaisir ayant été au rendez-vous, je ne porterai pas plainte.

Nous pensions avoir une enquête sur des malversations politico-financières et nous voici à traquer un truc pas net qui vient d’éliminer quelques rares survivants du naufrage. Moi qui vient de lire The Call Of Chtulhu, ça sentait le calamar pas frais, ou un air de déjà-lu.

Malgré la longue intro, je n’ai pas eu l’impression de tourner en rond ou de m’emmerder grave car il y a de l’humour et notre Inquisiteur est moins guindé que les autres, par contre, son elfe, lui, est sérieux comme un pape mort.

Une enquête qui a pris une autre tournure, qui est devenue une autre, bien plus dangereuse que des financiers, des personnages attachants, sympathiques, un Inquisiteur qui, malgré ses pouvoirs qui semblent risibles est plus fort qu’on ne le pense.

Bon, avec tout ça, on n’en sait pas plus sur l’univers des Inquisiteurs et le final introduit un nouveau mystère. Heureusement que je possède les suivants !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°108 et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chroniques Littéraires (Menu Terreur – Ghost and hauntings : îles hantées).

Black Butler – Tome 28 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 28

Auteur : Yana Toboso
Édition : Kana Dark (18/10/2019)
Édition Originale : Kuroshitsuji, book 28 (2019)
Traducteur : Pascale Simon

Résumé :
Un autre comte, qui connaît le passé des Phantomhive, apparaît devant Ciel, la tête haute. Il défie Ciel dans un jeu ingénieusement préparé… Sa faute est révélée au grand jour et il perd tout… La petite alouette noire se débat…

Voici, pour vous, l’histoire de celui qui a enfreint les lois plus que quiconque…

Critique :
Depuis que je suis les aventures du comte Ciel Phantomhive et de son diable de majordome, on peut dire que j’ai eu ma dose d’aventures trépidantes et de suspense.

Mais là, on a encore franchi un palier…

D’ailleurs, à partir du tome 26 et du coup de batte de baseball dans le plexus, j’en ai pris pour mon grade niveau révélations de folie et montée dans le suspense.

Là, on a chu avec le comte Phantomhive et on se demande comment son diable de majordome va arriver à nous sortir tous de ce guêpier dans lequel un autre nous a balancé.

Comme c’est drôle, lorsque l’on chute de son piédestal, tous les gens qui étaient de notre côté font un pas de côté et nous laisse nous casser la gueule, chacun retournant sa veste, toujours du bon côté, comme le chantait si bien Jacques Dutronc.

Normal, personne n’a envie de suivre celui qui tombe dans sa longue chute. Tout le monde essaie de jouer le bon chameau et de s’attitrer les bonnes grâces de celui qui a fait un croche-pied. C’est humain, nous ferions la même chose.

Mais gare quand celui qui est tombé plus bas que terre remontera à la surface… Là, ça va chier grave et niqu** sa race ! Notre comte n’a pas dit son dernier mot, même si pour le moment, il est K.O debout et apathique.

Qui lui restera fidèle ? Qui le conspuera ? Qui le trahira ? Comment retrouvera-t-il sa position d’avant ? La retrouvera-t-il un jour, seulement ? Et comment se comporteront à ce moment là ceux qui lui ont tourné le dos à la vitesse de l’éclair ?

Nous le saurons au prochain épisode et je sens que l’attente va être longue, mais longue, avant le tome 29.

Intensité, ce sera mon résumé de ce tome 28. Comme je vous le disais, depuis le tome 26, j’en ai pris plein ma gueule et je me demande comment le mangaka va pouvoir nous tenir en haleine lorsqu’il aura clôturé cet arc qui est majeur.

Je pourrais avoir la suite, s’il vous plait ?? Et vite !!!

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°101, le Challenge « British Mysteries 2019 » chez MyLouBook et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chroniques Littéraires (Menu Terreur – 666 –  possessions, démons).

PAZ : Caryl Férey

Titre : PAZ

Auteur : Caryl Férey
Édition : Gallimard Série noire (03/10/2019)

Résumé :
Un vieux requin de la politique.
Un ancien officier des forces spéciales désormais chef de la police de Bogotá.
Un combattant des FARC qui a déposé les armes.
Un père, deux fils, une tragédie familiale sur fond de guérilla colombienne.

Critique :
Voyager avec Air Férey n’est pas sans risques…

Les parachutes ne sont pas compris dans le billet et durant tout le voyage mouvementé, on encaisse des G à hautes doses à tel point qu’on se demande si on reviendra vivant ou, au mieux, que l’on reviendra totalement disloqué

[Pour info, l’unité G (gravité), est une unité d’accélération correspondant approximativement à l’accélération de la pesanteur à la surface de la Terre].

Pourtant, j’y reviens toujours, à cet auteur…

Oh, je l’avais laissé un peu sur le côté ces derniers temps, mais pas parce que je n’aimais plus ses romans, juste parce que j’avais peur de repartir dans une spirale infernale et de m’en prendre, une fois de plus, plein la gueule, les tripes, le cœur, le plexus.

Généralement, après lecture d’un de ses romans, j’ai besoin de relire quelques « Martine » ou autre « Oui-Oui » pour remettre mon palpitant et mon cerveau à la normale.

Caryl Férey ne nous écrit pas un roman banal, il va au fond des choses, il est allé sur des terrains (et c’est risqué) où vous et moi n’irons jamais, il se documente et régurgite le tout dans des romans Noirs, profonds, qui ne vous laissent jamais indifférents et qui, surtout, instruisent sans vous donner l’impression que vous suivez un cours magistral sur l’Histoire du pays.

Et l’Histoire de la Colombie, ce n’est pas celle des Bisounours. Vous me direz que c’est pour tous les pays du Monde, mais j’ai comme l’impression que la Colombie a morflé plus que certains et qu’elle se situe dans le groupe de tête des pays aux Histoires les plus sanglantes.

Alors oui, c’est violent ! Autant le savoir avant de commencer qu’on ne va pas aller prendre le goûter chez Petzi. Le roman de Caryl est réaliste, donc, vous qui ouvrez ce roman, oubliez toute espérance.

Ici, on nous parle de meurtres sanglants, comme au temps de Violencia (période de guerre civile qui dura de 1948 à 19601 et provoqua la mort de 200.000 à 300.000 Colombiens, et la migration forcée, notamment vers les centres urbains, de plus de deux millions d’autres), des cartels de drogues, des FARC, de la corruption, de ce que les habitants ont endurés et endurent toujours.

La violence est-elle trop présente ? Je vous dirai que « oui mais non » car dans les notes de fin d’ouvrage, l’auteur nous avoue avoir édulcoré certaines choses et on ne pourrait pas écrire un roman réaliste sur la Colombie sans mettre en scène une partie de cette violence. Sauf si c’est le Guide du Routard que vous voulez lire.

Oui, j’en ai pris plein ma gueule, oui j’ai souffert avec ses habitants, avec les jeunes filles mineures et j’ai morflé avec les personnages qui ne sont jamais épargnés dans les romans de Férey.

Si la journaliste Diana, si Flora la formatrice auprès des ex-FARC et si Angel avaient toute ma sympathie, Lautaro le flic testostéroné n’avait reçu que mon mépris avant que l’auteur ne nous parle de la jeunesse de ce flic brutal et ne fasse pencher la balance vers l’empathie. C’est ça aussi le double effet Caryl Férey : arriver à te faire aimer un espèce de salopard froid et résolvant la violence par la violence.

Caryl Férey n’est pas un auteur qui écrit ses romans avec de l’encre ou avec un PC, non, il les écrit avec ses tripes, la plume trempée dans son sang, sa sueur et il te balance ça dans la gueule, sans précautions aucune, parce que tout compte fait, c’est une réalité que nous ne voulons pas voir…

Se plaçant du côté des opprimés, des laissés-pour-compte, des petites gens, des politiciens, l’auteur nous assène des Vérités dérangeantes comme autant de coups de poings sur un ring où les règles du marquis de Queensberry ne prévalent pas car on frappe sous la ceinture et en traître.

C’est violent, oui, c’est réaliste, c’est Noir, sombre, sans une once de lumière, ça pue la corruption à tous les étages, la poudre blanche, la coca, les armes à feu, la poudre, le sang, la sueur, les règlements de compte et les histoires de famille bien sordides.

J’aime bien quand Caryl Férey me tape dessus à coup de roman Noir…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°98.

Dans les Hautes Herbes : Stephen King & Joe Hill

Titre : Dans les Hautes Herbes

Auteurs : Stephen King & Joe Hill
Édition : Albin Michel – Ebook (27/09/2019)
Édition Originale : In the Tall Grass (2012)
Traducteur :

Résumé :
Cal et Becky sont frère et sœur. En route pour rejoindre de la famille à l’autre bout des États-Unis, ils sont contraints de s’arrêter après avoir entendu les appels à l’aide d’un petit garçon perdu dans un champ où la végétation est d’une hauteur vertigineuse.

Ils s’enfoncent dans les hautes herbes.

Désorientés, et plus éloignés de la route qu’il semble possible, ils se perdent l’un et l’autre. Les pleurs de l’enfant deviennent de plus en plus poignants, plus désespérés.

« DANS LES HAUTES HERBES », de Stephen King et Joe Hill (2012), disponible en français, exclusivement en ebook, chez Albin Michel.

Critique :
Vous savez pourquoi les pygmées (les Schtroumpfs et Sarko) rigolent quand ils courent tout nus dans les herbes ??

Non ??

Parce qu’elles leur chatouillent les couill** (et le kiki aussi) !

Et dans cette courte nouvelle il est justement question de hautes herbes…

Les hautes herbes du King ne chatouilleront les couill** d’aucune personne de petite taille car elles font 2 mètres de haut et donc, hormis chatouiller celles du Géant Vert… Je sors !

Le King sera toujours le King et je pense que même s’il publiait l’annuaire téléphonique, il arriverait à nous foutre la trouille !

Quel gosse n’a jamais eu envie d’aller se perdre dans un champ de maïs, lorsque les tiges sont bien hautes ?

Formidable partie de cache-cache où l’on doit être attentif à tous les bruits, repérer leur direction et trouver celui ou celle qui tente de se fondre dans cette masse verte.

Oui mais… Imaginez un champ d’herbes hautes où la réalité est tronquée, où les distances prêtes à confusion, où le temps et l’espace sont des notions abstraites.

Vous pensiez votre soeur non loin de vous ? Vous pensiez n’avoir fait que quelques mètres dans le champ ? Loupé ! Tous vos points de repère volent en éclat, comme si le champ vous entraînait plus loin de la route, telle la mer vous emportant loin du rivage sans que vous vous en rendiez compte.

« Touchez ma bosse, Monseigneur », disait le Bossu dans le roman de Paul Féval. Ici, c’est « Touchez la pierre et vous verrez »… Ah ben putain, c’est horriblement dégueulasse ce qui se déroule ensuite…

La Connaissance a un prix, apparemment. Un prix à payer qui est celui d’y perdre son âme. Paraît qu’il y avait déjà un prix à payer lorsque nous eûmes croqué la pomme… Ici, c’est la version trash qui vous coupera l’appétit.

Une nouvelle horrifique et fantastique très courte, qui fait dresser les poils sur les bras et vous poussera à éviter les hautes herbes à l’avenir…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°97 et le Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chronique Littéraire (Menu Terreur – Ghosts and hauntings –  Nature perverse).

Aaron Falk – Tome 2 – Sauvage : Jane Harper

Titre : Aaron Falk – Tome 2 – Sauvage

Auteur : Jane Harper
Édition : Calmann-Lévy Suspense (04/04/2018) / Livre de Poche Thriller (8/08/2019)
Édition Originale : Force of nature (2017)
Traducteur : David Fauquemberg

Résumé :
De retour à Melbourne après un séjour éprouvant dans sa ville natale, l’agent fédéral Aaron Falk apprend la disparition d’Alice Russell.

Cette dernière, qui n’est jamais revenue d’un challenge d’entreprise dans le bush, est son témoin clé dans une affaire de blanchiment d’argent à grande échelle.

Alors que son enquête plonge Falk au cœur d’une nature magnifique mais impitoyable, surtout en plein hiver, il découvre que tous les participants à ce challenge ont quelque chose à cacher. Et qu’Alice, femme cruelle et insensible, est loin d’être appréciée par ses collègues.

Le compte à rebours pour retrouver Alice vivante est enclenché mais, si les langues se délient progressivement, tout le monde ne semble pas prêt à coopérer.

Critique :
On savait que le Bush était dangereux, imprévisible, vindicatif et menteur !

Oups, ce n’est pas du même Bush que l’on parle dans cette enquête au coeur du bush, certes, mais Australien !

C’est dangereux et imprévisible, mais on a affaire au forces de la Nature et pas à l’ancien locataire de la White House. Ouf !

Enfin, p’t’être pas… La Nature peut être terrible elle aussi avec ceux qui s’égarent dans ses forêts, bois et broussailles denses.

Si on me propose 5 jours de randos pour un team-building, je me ferai porter pâle, garantit sur facture ! J’adore la rando, mais là, c’est à vous foutre la trouille de vous perdre. Surtout si vous faites partie de l’équipe des filles…

Si l’opus précédent « Canicule » m’avait mieux emballé (oui, la canicule nous emballe), c’était grâce à la description de tout ce qui faisait la ruralité ainsi que cette mentalité bien particulière des gens qui vivaient depuis des lustres dans trou du cul du cul de l’Australie où régnait une sécheresse canon depuis plus de deux ans.

Attention, la psychologie des personnages du deuxième tome est bien développée aussi, tout le monde est réaliste et l’auteur a su faire monter la pression avec des flash-back nous expliquant ce qui s’est passé dans le groupe des filles jusqu’à ce que l’une d’elle disparaisse. Alice Russell où t’es ?

Niveau tension, ça monte crescendo et c’est là sans doute que le bât a blessé, ou plutôt, le sac à dos… Le début est peut-être un peu trop long à se mettre en place et ça manquait de piment, de sel. J’ai trouvé nos deux agents fédéraux assez mous du genou.

Aaron Falk, tu m’avais habitué à plus de présence et tes introspections donnaient l’impression de tourner en rond, comme un chien après sa queue. Faudra un peu se reprendre, mon loulou !

Si le départ était un peu piano piano, après, le tempo a augmenté, mes pulsations cardiaques aussi, mes neurones fumaient (mais n’ont rien produit d’intéressant) car j’essayais de deviner ce qui avait pu se passer dans ce foutu bush entre ces filles…

Peine perdue, je ne l’aurais pas trouvé, la solution. C’est comme ce maudit sentier que l’équipe des filles a loupé, après, tu tâtonnes à tâtons et tu perds ton chemin dans ce bordel d’arbres et puis, on s’énerve… Restons calme, les filles, on va s’en sortir… Même sans eau, même sans bouffe, même avec des ampoules aux pieds… Maman, je veux rentrer !

Prenez une boussole pour lire ce roman car l’auteur a l’art et la manière de brouiller les pistes avec la psychologie de ses personnages, de nous mener sur des sentiers tortueux, de le faire exprès de nous mener en bateau et de nous opposer à une Nature qui a tout d’hostile, surtout qu’on ne sait pas ce qui rôde là autour…

Même si l’atmosphère était moins oppressante que dans « Canicule », même si le départ était un peu lent, notre agent Falk un peu largué, après avoir un peu ramé sur le départ, j’ai vite pris une allure de marche rapide pour avancer dans ces bois et savoir ce qu’il était advenu de Alice Russel avant de me retrouver aux prises avec 5 femmes qui devenaient de plus en plus agressives au fur et à mesure que l’auteur s’amusait à les perdre dans le bush.

Si l’Homme est un loup pour l’Homme, la Nature peut-être elle aussi impitoyable (pire que ♫ Dallaassss) et se refermer sur ceux qui pensaient la maîtriser. En tout cas, l’auteur a su la mettre magnifiquement en avant, cette Nature, au point d’en faire un personnage important dans son récit.

J’espère retrouver tout le plaisir du premier tome dans le troisième mais malgré cette absence dans ce tome 2, le plaisir de lecture était tout de même au rendez-vous.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (juillet 2019 – juillet 2020) – N°89.

Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle : Bradford Scott

Titre : Walt Slade – Tome 3 – Mort en selle

Auteur : Bradford Scott
Édition :
Édition Originale : Death in the Saddle (1965)
Traducteur : Gérard Colson

Résumé :
À travers une action trépidante où se succèdent les hold-up, les vols de bétails, les attaques de convois et les banques, se dégage l’attachante personnalité de Walt Slade, ranger, sheriff-adjoint, une des gâchettes les plus rapides de l’Ouest et l’un des héros les plus populaires des Etats-Unis.

Opposé à Crater Moral, redoutable Outlaw, il trouve en lui un adversaire digne de ses talents.

Critique :
Walt Slade (prononcez « Wolt Sléde ») est un Texas Ranger qui a tout d’un super héros.

Il est grand, beau, possède des yeux gris très pâles, des cheveux noirs aux reflets bleutés, tire vite et droit, mieux que Lucky Luke et chevauche un superbe étalon noir.

Sans oublier qu’il est intelligent et courageux, qu’il possède de l’intuition pour résoudre ses affaires, il a une très belle voix et chante en s’accompagnant à la guitare…

Oui, Walt a tout du bô gosse, tout en étant honnête et tout se résout grâce à lui.

Littérature de gare, tout à fait.

Collection « Marabout Junior Western »… Mais cherchez pas à comprendre (des psychiatre se sont suicidés en essayant), j’ai pris du plaisir à relire ces trois livres que je possède sur ce Texas Ranger hors du commun et qui a tout pour lui.

On s’embête pas, ça tire dans tous les sens, tout s’arrange à la fin, Walt a toujours les bonnes idées.

Pour se changer les idées et s’aérer l’esprit, rien de mieux ! Et de temps en temps, ça fait du bien au cerveau, ces petits temps de repos sans qu’une célèbre marque de boisson gazeuse n’en profite.

Dans la brume écarlate : Nicolas Lebel

Titre : Dans la brume écarlate – Capitaine Mehrlicht 5

Auteur : Nicolas Lebel
Édition : Marabout Black Lab (20/03/2019)

Résumé :
Une femme se présente au commissariat du XIIe et demande à voir le capitaine Mehrlicht en personne.. Sa fille Lucie, étudiante, majeure, n’est pas rentrée de la nuit. Rien ne justifie une enquête à ce stade mais sait-on jamais…

Le groupe de Mehrlicht est alors appelé au cimetière du Père Lachaise où des gardiens ont découvert une large mare de sang. Ils ne trouvent cependant ni corps, ni trace alentour.

Lorsque, quelques heures plus tard, deux pêcheurs remontent le corps nu d’une jeune femme des profondeurs de la Seine, les enquêteurs craignent d’avoir retrouvé Lucie.

Mais il s’agit d’une autre femme dont le corps exsangue a été jeté dans le fleuve. Exsangue ? Serait-ce donc le sang de cette femme que l’on a retrouvé plus tôt au Père Lachaise ?

La police scientifique répond bientôt à cette question : le sang trouvé au cimetière n’est pas celui de cette jeune femme, mais celui de Lucie…

Un roman gothique dans un Paris recouvert de brouillard à l’heure où un vampire enlève des femmes et les vide de leur sang.

Un roman choral qui laisse la parole à plusieurs protagonistes : à ceux qui perdent ou ont perdu, à ceux qui cherchent, à ceux qui trouvent ou pensent trouver.

Un roman qui est l’histoire de six hommes qui aiment ou croient aimer chacun une femme : celui qui la cherche, celui qui l’aime de loin, celui qui veut la venger, celui qui la bat, celui qui la veut éternelle, et celui qui parle à ses cendres.

Un roman parle des femmes comme premières victimes de la folie des hommes, même de ceux qui croient les aimer.

Critique :
Kermit la grenouille est de retour ! Ses Gitanes sans filtre, son franc parler, son argot, ses jurons sans fins, son caractère de dogue allemand qui viendrait de se prendre les roubignoles dans une porte est en forme.

Il tousse bien un peu, il est mis à l’amende s’il dit le mot « putain » mais pour le reste, il est resté fidèle à lui-même : exécrable.

Oui, le capitaine Daniel Mehrlicht est imbuvable mais on l’adore, surtout nous, les lecteurs, ses collègues de travail, c’est une autre paire de manches.

Si dans le dernier Norek nous avions peu de contexte social, dans le dernier Lebel, on en bouffe à toutes les sauces et si ce n’était pas aussi grave, on saucerait son morceau de pain pour ne pas en laisser une miette.

Jamais moralisateur, l’auteur nous balance des coups de pieds dans les tibias afin de nous réveiller un peu, de nous agiter les sangs avant que le vampire ne nous suce jusqu’à la moelle. Et on ne parle pas ici du Fisc ou autre organisme spécialisé dans le pompage et la tonte de la laine sur notre dos.

Tremblez, lectrices, un vampire semble arpenter les ruelles emplies de fog de Paris et, sélectionnant des jeunes filles, il les laisse exsangue. Vrai vampire sorti du roman de Bram Stoker ou vampire moderne se livrant à dieu sait quel trafic pas catholique ?

Si vous croyez que je vais vous le dire ! Lisez le dernier de Lebel et vous saurez tout.

Mélangeant l’écriture humoristique et la sérieuse pour traiter les sujets graves, le roux flamboyant qu’est Lebel nous entraine dans un Paris loin des lumières et des flonflons, loin des touristes, mais nous plonge la gueule dans la misère noire des camps de migrants, des femmes battues qui protègent leurs maris, de la France raciste et des vengeances qui ne sont pas éteintes, même des années plus tard.

Tuant au passage Michel Sardou et Alain Delon, l’auteur nous fait pénétrer dans le cimetière du Père Lachaise et de ses légendes urbaines qui font dresser les poils sur les bras (sauf si vous êtes épilée, bien entendu) et qui nous accroche un peu plus aux pages du roman qui, sombre complot, sont pourvues de colle forte pour ne pas que vous reposiez le roman.

Aidé de personnages qui sont aux antipodes des habituels de la littérature policière, Lebel nous balance une intrigue réaliste, aux relents fantastique, faisant écho aux romans de Mary Shelley, de Bram Stoker et à la phrase de Rabelais qui disait que « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Et il avait tout à fait raison.

On frôle le fantastique, mais tout le reste est réaliste, même si on se doute que l’on aura jamais pareil tueur dans les rues de Paris (faut espérer), ni pareille équipe pour enquêter (on ne souhaite Mehrlicht à personne).

Sans sombrer dans le pathos, ou la morale à deux balles qui fait fuir, Lebel nous offre un 5ème roman des plus réussi (comme les 4 autres), développe un peu plus le côté sombre de certains de ses personnages, nous démontre qu’il faut parfois manger à la table du diable sans longue cuillère pour arriver à ses fins et nous laisse dans un petit suspense insoutenable, le saligaud !

Attention, mon ami, j’ai des contentieux chat et cheval avec tes collègues écrivains, ne vient pas ajouter ton nom à ma Kill Liste ! Réfléchis bien, tes lecteurs•trices ne te le pardonneront jamais…

Un excellent thriller policier, une fois de plus.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2019-2020) – Fiche N°1.

Surface : Olivier Norek

Titre : Surface

Auteur : Olivier Norek
Édition :

Résumé :
Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.

Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?

Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…

Critique :
Étrange, ce dernier roman de Norek.

Contrairement à son avant-dernier roman, pas de faits de société avec des migrants ou autres et pas non plus d’enquête sur fond de magouilles politiques ou autres.

Un whodunit dans sa plus simple expression : QUI a enlevé et tué trois enfants il y 25 ans ? Un whodunit cold case ? Envoyez la musique, comme dans la série.

Oui mais attends, là, il y a un problème, non ? C’est Olivier Norek qui est à la barre, pas Tartempion ou tout autre auteur spécialisé dans le whodunit ! Donc, il y a anguille sous roche…

Mon cher Olivier, je n’irai pas par quatre chemins : tu as osé défigurer une femme ! Nous avions déjà un contentieux chat, un contentieux enfant de migrant dans un canot et maintenant, tu rajoutes une étable avec des animaux en feu, en plus de la femme défigurée ! Là, ta facture va être plus que salée. T’as des couilles, mec !

Oui, il a des couilles, cet auteur, parce que, une fois de plus, il prend un virage à 180° et reprend une autre direction, remettant tout sur la table pour autopsie, ne se contentant pas de continuer dans la même veine, celle qui lui réussissait si bien. Faut oser, faut y arriver aussi…

On parle du beau Norek alors oui, pour sûr, ce sagouin y est arrivé ! Il est arrivé tout de même à glisser quelques problèmes sociétaux et pas rien que le côté esprit de clocher des petits villages, le tout en nous proposant un dépaysement total et des personnages forts, travaillés, humains, des flics avec qui on aurait envie de bosser.

Sans parler de l’humour, toujours présent et de sa manie d’enterrer des collègues auteurs, ou de tuer un certain Lebel… mdr

De plus, avec Norek, jusqu’au bout on peut avoir des surprises, comme avec le fameux bonbon Kiss Cool et son terrible double effet, celui qui te coupe la chique et qui te donne une fois de plus l’envie folle de le poursuivre pour taper dessus.

Une réussite, une fois de plus, un roman différent des autres, aux antipodes de tout ce que je pouvais penser. Un roman difficile à lâcher, un roman avec des émotions, avec de la reconstruction, de la confiance perdue que l’on doit retrouver, une équipe qu’il faut coacher alors qu’on est face à des flics qui n’ont pas l’habitude de ce genre d’affaire.

Ce roman devrait porter un bandeau-titre rouge où l’on noterait « Attention, hautement addictif, n’oubliez pas de manger, bouger, vous hydrater pendant la lecture » afin de mettre en garde les futurs lecteurs car on a du mal à le lâcher.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019).

Black Butler – Tome 27 : Yana Toboso

Titre : Black Butler – Tome 27

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana Dark (15/03/2019)

Résumé :
« Réponds ! Qui est-ce qui m’appelle ? »
14 décembre 1885. Le jour où Ciel fête ses dix ans. C’est le début du désespoir…

L’enfant impuissant hurle, et ses cris de haine attirent des miasmes d’un noir violacé qui approchent en ondulant…

Critique :
Black Butler est une série assez noire, qui n’est pas remplie de Bisounours chevauchant des Petits Poneys…

On a déjà eu du glauque dans les souvenirs que Ciel nous divulguait au fur et à mesure, mais là, on a franchi un palier tel qu’on est en droit de se demander si pareille horreur pourrait exister.

L’Histoire mondiale me chuchote qu’on a vu pire.

Les lecteurs qui suivent la saga depuis le départ savaient que Ciel était passé par des moments traumatisants lorsqu’il s’était retrouvé dans la cage, avant de passer le pacte avec Sebastian mais nous étions encore dans de la grosse suggestion, le mangaka n’ayant pas encore affiné tous les détails.

Il le fait dans ce tome 27 et putain, on apprécierait une vanne de Undertaker ou de Grell, le Shinigami (dieu de la mort) ne vienne du gringue à Sebastian tant l’atmosphère est oppressante et glauque.

Ce qui me faisait des choses vues et lues, c’est que ce ne serait pas discret d’agir de la sorte pour ces espèces d’illuminés du bocal adorateurs de Satan.

Je m’explique : kidnapper des enfants dans les bas-fonds, ça ne se voit pas, les miséreux, ça n’a pas l’opportunité d’aller se plaindre, mais des enfants de famille noble, là, on est dans le haut du panier, dans le sang bleu et donc, assassiner tout le monde et chiper les enfants, ça pourrait faire bien plus de grabuge que des enfants laissés-pour-compte.

Ce qui m’avait titillé aussi, c’est que les Méchants ne le sont que lorsqu’il s’agit de baisser leur pantalon ou d’implorer Satan de venir, mais quand ce dernier pointe le bout de sa queue, on fait moins l’malin.

Le Malin, vous l’avez invoqué avec tous les ingrédients réunis, alors, maintenant, assumez, bande de larves. Ciel au moins, il a des couilles, alors qu’avant, c’était un trouillard pleurnichard.

Un tome qui poursuit l’arc de malade entamé dans le précédent, qui nous dévoile tout avant sans doute de nous achever dans le 28 en nous expliquant comment un mort est revenu, tel Mathilde, mais en moins marrant.

Suspense encore plus à son comble que pour tous les autres, j’espère que l’auteur ne va pas foirer cet arc majeur et totalement inattendu.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois anglais (Juin 2018 – Saison 8) chez Lou & Titine.

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