[Série] Ripper Street – Saison 4 : Une série qui continue encore de t’éventrer !

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Du temps a passé depuis la fin de la saison 3 et, quand Ripper Street reprend, c’est Drake (Jerome Flynn) qui mène la danse à Whitechapel tandis que Reid n’est plus Inspecteur et a quitté Whitechapel avec sa fille pour vivre au bord de la mer.

Allez, on recommence avec les coups de poings et les cartes redistribuées !

Si la vie bucolique a l’air chouette, on sent bien que notre ex-inspecteur Reid n’est pas à sa place là-bas.

Je vous annonçais aussi que Drake était inspecteur chef à Whitechapel et qu’il menait la danse… Du moins, c’est ce qu’il tente de le faire, car l’une des thématiques de la saison apparait être la bataille pour le contrôle de ce quartier mythique.

Cela dit, Jackson (Adam Rothenberg) est encore là, à la morgue, cherchant à sauver sa femme Susan (MyAnna Buring) de la potence et je ne vous dirai pas s’il y a réussi ou pas.

Au moment où je réalise cet article, la saison est entamée, pas encore terminée et bien entendu, non disponible sur les chaînes de télé.

Alors je fais comment ? Il y a le streaming et le téléchargement, of course ! Et non, ce n’est pas illégal, Hadopi est illégal car on ne peut vous priver de votre liberté de surfer. Non, mais ! Révolution !

Pas la peine de m’envoyer les flics, en Belgique, on a encore cette liberté du téléchargement…

Anybref, un retour en fanfare pour cette saison 4 et quelques changements dans l’histoire qui m’ont fait craindre le pire, mais non, ouf, je respire, l’équipe des 3 est toujours bien là.

L’accent sera mis sur Jackson qui tente, à l’insu de tous, de sauver sa femme Susan de la potence. Vision des prisons qui ont tout de cul-de-basse-fosse ! Newgate n’est pas l’endroit où nous aimerions passer nos vacances.

Entrée en jeu de nouveaux personnages dont un, inquiétant, intriguant, sombre et qui se révélera différent de ce qu’on aurait pu croire.

6 épisodes diffusés, 4 visionnés, et la série continue de surfer sur du bon, comme pour la saison 3, tout en étant différente aussi.

On continue d’explorer les chouettes choses de l’époque comme la prison de Newgate; les pendaisons et les tables de correspondance mises au point par les bourreaux William Marwood et James Berry (plus vous êtes léger et plus la corde doit être longue) lorsque l’on se trouve devant un pendu louche; les workhouse; les cadavres qui atterrissent pour les jeunes médecins; les transfusions sanguines interdites…

Une bonne série à voir, mais qui est difficilement trouvable, même dans les grandes enseignes puisque les DVD que j’avais trouvé étaient en anglais sous-titré en néerlandais (le néerlandais de chez nous, pas celui de Hollande – je parle du pays) !

Putain, fait chier…

Une série aux scénarios originaux, avec des personnages travaillés, qui évoluent, ni tout blanc, ni tout noir, une société en pleine mutation, de la misère sociale, des flics corrompus ou véreux, ou honnêtes, des costumes et des décors bien rendu, l’impression d’y être pour de vrai et des enquêtes qui ne suivent pas des trames vues et revues.

Et un final qui ouvre la porte violemment sur une saison 5… Mon coeur saigne ! 

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Le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et Le Mois anglais 2016 (Saison 5) chez My Lou Book et Cryssilda.

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[Série] Ripper Street – Saison 3 : Une série à qui on a permis de continuer de t’éventrer !

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Ripper Street est une série télévisée britannique créée par Richard Warlow dont les deux premières saisons ont été diffusées du 30 décembre 2012 au 16 décembre 2013 sur BBC One.

Elle décrit le Londres des années 1889 dans le quartier de Whitechapel au temps de Jack l’Éventreur.

Dans un premier temps, le 4 décembre 2013, BBC annule la série après la 2e saison.

Interviewé le 7 janvier 2014 par la BBC, Matthew Macfadyen déclare que la série pourrait faire son retour.

Et, en effet, le 26 février 2014, Amazon Prime acquiert les droits de la série et produira une troisième saison, diffusée depuis le 14 novembre 2014 par le service.

Maintenant, nous en sommes à la 4ème saison !

Troisième saison (2014)

  1. Whitechapel Terminus
  2. The Beating of Her Wings
  3. Ashes and Diamonds
  4. Your Father, My Friend
  5. Heavy Boots
  6. The Incontrovertible Truth
  7. Live Free, Live True
  8. The Peace of Edmund Reid

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L’annulation de Ripper Street m’avait foutu en rogne. Comment, on me supprime MA série qui se déroule à Whitechapel juste après les crimes de 1888 ??

Mais l’annonce de son retour m’avait réjoui, tout en me faisant craindre que « retour » ne rime avec « foirage ».

Hé, ce ne serait pas la première ni la dernière fois qu’une série qui, après avoir arrêté, annonce recommencer et nous naufrage totalement le scénario, faisant même couler les bons moments.

Ouf, il n’en fut rien ! Ils ont changé un peu la série, sans doute pour lui donner un nouveau souffle et repartir correctement, tout en s’offrant le luxe de changer quelques idées ici et là. Et les changements furent bons.

Cette Saison 3, on la doit grâce à un partenariat entre Amazon et BBC afin de coproduire une nouvelle saison de 8 épisodes et je leur dis « MERCI » car j’adore cette série, les acteurs, ses atmosphères…

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La saison démarre quatre ans après la fin de la saison 2. Il y a donc eu des changements…

Le premier épisode de la saison était assez étrange, je dois dire. Bennet Drake a quitté la Division H pour redémarrer une nouvelle vie à Manchester. Il a gravi les échelons et est devenu Inspecteur. Sur l’ordre de l’Inspecteur-Chef Abberline, il est de retour à Whitechapel où les choses ont bien changé.

Pour un coup de poing, c’était un uppercut, un départ ainsi !

Mais la série devait trouver une façon de se renouveler, loin du spectre de Jack afin de nous proposer quelque chose d’intelligent.

Bien que, entre nous, j’aurais aimé qu’ils exploitent plus, dans la saison 1, les crimes de Whitechapel…

Finalement ce n’est pas du tout l’enquête de 1888 qu’ils nous proposeront dans la saison 1, mais plus ou moins les conséquences que cette histoire a eu sur le quartier, ses habitants, leurs rapports avec les flics.

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Anybref ! Je ne me plains pas, je trouve que la série a continué dans le bon sens pour nous offrir tout ce que l’on peut attendre de sa part.

Mon Inspecteur Reid chéri passe sa vie dans son bureau à amasser des infos sur les criminels avant de les classer dans ses archives… Il a changé, lui aussi…

Le Capitaine Jackson, le légiste et ancien de la Pinkerton, n’officie plus à la Division H non plus… Argh, mon beau capitaine ! Le voilà qui officie désormais en ville dans un cabinet privé.

Autre coup de tonnerre, Jackson et Susan ne vivent plus ensemble et Susan a repris les affaires de Duggan et gère l’Obsidian Estates.

Susan a aussi changé de profession mais se retrouve mêlée à une affaire sordide qui formera l’arc de la saison.

Quant à Rose, elle est devenue une véritable artiste et s’apprête à épouser un notable.

Ouf, ça déstabilise…

Tout a changé, on nage dans le brouillard puisque les cartes ont été redistribuées et je vous avoue que si le premier épisode était une claque, une surprise, il fut aussi éprouvant.

Les épisodes sont rythmés, nous en apprennent plus sur la vie du quartier, de la police, des personnages que nous suivons depuis quelques temps, déjà.

Nous avons des rebondissements, mais sans que cela ne devienne nauséeux. Non, ici, tout a bien été dosé. Pas de rebondissements juste pour dire qu’ils ont rebondit.

Pas de manichéisme non plus, dans la série. Les femmes ne sont pas des pauvres créatures sans défenses, mais possèdent des griffes et savent s’en servir, nom de Dieu !

Les hommes, quant à eux, ils sont fidèles à eux-mêmes sans sombrer dans la caricature facile du mec qui est maître chez lui. Non, le tout est bien travaillé. Juste.

Comme toujours, on abordera différents thèmes propre à cette époque (et qui nous sont contemporains aussi) tel le travail des femmes, le mariage, la liberté sexuelle, l’avortement, la contraception, le droit à l’enseignement, la politique,…

Tous sont toujours abordés avec élégance et finesse, jamais en éléphant dans un magasin de porcelaine.

Et les habits des dames sont magnifiques, même si je n’aurais pas aimé les porter en raison du temps qu’il devait falloir pour les enfiler ou les retirer… oups !

Quant au final, il aurait pu clore la série si jamais les contrats n’étaient pas renouvelés pour une saison 4. Prudents, les gars ! On ne sait jamais, si jamais on n’avait pas reconduit la série pour une saison 4, elle se terminait sans fin ouverte.

Finalement, cette nouvelle saison parvient à nous raconter quelque chose de différent, le tout fonctionnant en grande partie sur l’alchimie qu’il y a entre les membres du casting et au fait qu’ils aient mis les femmes en avant durant plusieurs épisodes, sans que cela sombre dans le porte nawak.

Whitechapel… ce fameux quartier londonien où des crimes atroces furent commis et où les gens vivaient dans une misère noire.

Misère des quartiers bien retranscrites dans les épisodes, les dédales tortueux des ruelles sombres, les indigents, les marchés où s’entasse toute la population en quête de meilleur.

Oui, ma critique de la saison 3 est bonne car ils ont fait évoluer les personnages, les ont travaillés, tout comme les scénarios ont été travaillés afin de nous proposer la même atmosphère, la même âme, mais en changeant tout de même de direction afin de ne pas nous proposer encore et toujours les mêmes choses, les mêmes trames.

Ces 8 épisodes qu’on nous a produit, c’était du petit-lait, un délice, et j’ai hâte de suivre avec la saison 4.

L’attente fut un peu longue, tant j’avais envie de voir la suite qu’ils allaient donner suite au final de la saison 3.

Le casting et les scénaristes sont suffisamment bons pour nous raconter encore tout un tas d’histoires différentes, à la fois policières, politiques, mais également romantiques car après tout, que serait cette série policière sans ses femmes ?

Tout cela laisse présager du bon pour la suite.

Étoile 4

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Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur : Patricia Cornwell [LC]

9782253090311Titre : Jack l’Éventreur – Affaire classée – Portrait d’un tueur

Auteur : Patricia Cornwell                                                               big_1-5
Édition : Le Livre de Poche (2004)

Résumé :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel.

La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial killer : Jack l’Éventreur. Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde.

C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à « l’affaire » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle.

Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un. Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire : l’Angleterre à l’époque victorienne.

Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille.

La critique de ma binôme Stelphique se trouve sous la mienne…

crimechatiment12Critique : ♫ Si j’avais un scalpel, je découperai le livre ♪ Comme Jack The Ripper, ♫ Je prélèverais des morceaux ♫ Oho Et j’en jetterais au feu ♫ Ou les mettrais dans les W.C ♫ Pour pouvoir m’essuyer, les jours où j’ai plus rien ♫ Ohoho, ce serait le bonheur ♪

Oui, hérésie que de couper dans un livre, mais j’ai une envie folle de lui briser l’échine et, aidée d’un scalpel, d’ôter tous les passages qui m’ont énervés prodigieusement : tout ce qui a trait à Walter Sickert, en fait !

Patricia Cornwell a décidé que c’était lui et que l’affaire était classée. Elle l’a même fait noter sur la couverture. J’t’en foutrai moi, des affaire classée !

Durant ma lecture, j’ai sauté les nombreux paragraphes consacré à ce peintre car c’est vraiment une bio indigeste et là, zapping.

Avant même de l’ouvrir, je savais très bien que « Jack l’Éventreur, affaire classé, portrait d’un tueur » de Patricia Cornwell sentait le souffre (et pour beaucoup d’autres aussi, notamment les Ripperologues qui l’ont crucifiée).

Autrement dit, il n’était pas question que ce roman, oscillant entre biographie, enquête orientée et témoignages fasse un jour son entrée dans ma bibliothèque.

Pourquoi ? Parce que je savais que Patricia Cornwell avait interprété les faits pour les faire coïncider avec sa théorie et qu’il était flagrant que son enquête n’avait pas été partiale du tout.

Hors, Sherlock Holmes l’a bien dit « C’est la théorie qui doit coller avec les faits ». Parce que bâtir des théories avant d’avoir les données est une erreur monumentale : insensiblement on se met à torturer les faits pour qu’ils collent avec la théorie.

Et pour Patricia Cornwell – qui retrace tout de même avec précision et minutie ces meurtres – le coupable ne peut être qu’un seul homme : Walter Sickert, ce peintre renommé qui n’a pas d’alibi pour les meurtres commis en 1888 (comme 99,99% des habitants de Londres). Pour elle, il EST Jack The Ripper. Point barre.

Sickert ? Bio exprès : peintre, aussi beau qu’amoral – au sens victorien du terme – réputé pour son cynisme, pour sa passion des déguisements, des pseudonymes, des barbes postiches, pour sa manie d’errer des nuits entières dans les quartiers mal famés ainsi que pour les ateliers secrets dans lesquels il se livrait à des activités plus ou moins louches. Le profil type, quoi !

Ses thèmes de prédilection dans ses peintures peuvent aussi prêter à suspicion : les prostituées, les cadavres, les hommes menaçants penchés sur de faibles femmes et même… Jack l’Éventreur ! Rhôôô, on se rapproche là !

Mais jusqu’à ce que Patricia Cornwell ne lui tombe sur le paletot, le Walter  n’était qu’un nom sur une looooongue liste de candidats éventuels. Et pas dans le peloton de tête, en plus…

Le duc de Clarence, casaque jaune, toque noire, galopait en tête de liste, talonné par les francs-maçons, casaque rouge, toque verte, menant un train d’enfer avec les yearling Aaron Kośmiński et John Pizer. Avec quelques petits dépassement, de-ci, de-là. Sans oublier le vieux canasson de retour : Sir William Gull, médecin de la Reine Victoria.

Alors, pourquoi ai-je lu ce roman, moi qui ne voulait pas le voir trôner sur mes étagères ?? Parce que l’on me l’a donné…  Ben oui, merde alors. Je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je l’analyse afin d’avoir la preuve, noir sur blanc, de ses boniments et de la torsion de la vérité. Quitte à ce que je finisse avec une distorsion d’intestins. Et puisque ma binôme de Lecture Commune était prête à faire l’indigestion avec moi… GO !

Revenons à nos moutons, ou notre peintre. Comment la mère Patricia a-t-elle pensé à lui ?? Bêtement en étant invitée à Londres et en discutant avec un inspecteur de Scotland Yard qui lui a dit que Walter Sickert avait le bon profil pour être ze Jack. Patricia, jusque là, n’avait même pas connaissance des meurtres de 1888 !

Alors, épluchant la biographie de Sickert, notre Kay Scarpetta du cold case lui a trouvé des similitudes avec la psychologie d’un serial-killer. Et pas n’importe que serial-killer, je vous prie.

Elle est même certaine que les multiples lettres envoyées aux journalistes ou à Scotland yard (certaines furent prises pour des canulars) sont en fait TOUTES de la main de Sickert (oui, toutes !). Comment ? Le bougre pouvait aisément contrefaire son écriture et inclure exprès des fautes d’orthographes (jamais les mêmes, of course).

Puisqu’il était adepte des costumes, notre limière est intimement persuadé qu’il était passé maître dans l’art de se travestir et de se fondre dans la foule : idéal pour passer aperçu et commettre des homicides sans être repéré par la suite.

Sickert connaissait l’East End même s’il n’y habitait pas. Bref que de points communs avec le tueur. What’else ?

Mais Cornwell va encore plus loin en l’accusant d’autres meurtres dans Londres, en Angleterre et même jusqu’en France : des femmes égorgées ou des corps démembrés – ce qui implique un changement de méthode mais qui s’accordent avec les déplacements probables du peintre et la sauvagerie de Jack. Pour elle, le Tueur au Torse et Jack sont Sickert ! Avec Sickert, tu doubles la prime !

Pourquoi lui et pas un autre vous me direz ? Cornwell n’est pas la première à l’avoir soupçonnée… Et son livre – qui m’a fait grincer des dents – a quand même été une petite bombe dans le milieu, tellement elle est allée loin dans ses recherches. L’ayant lu, je peux vous dire qu’elle a mangé, bu, vécu, baisé en ayant Sickert dans la peau.

Ça lui a couté un pont, aussi. Quatre millions de dollars selon le Richmond City Magazine, 6 millions selon le New York Times.

Si cher ?? Oui, parce que quand Patricia enquête, les experts du CSI – Gil Grissom et Horatio Caine peuvent même aller se rhabiller.  Comme si c’était GI Joe qui débarquait, elle a embauché des bataillons de graphologues, de chimistes et d’experts en tout genre.

Sans compter que tout ce qui était à vendre sur Sickert, la romancière l’a acheté : tableaux, gravures, lettres et même le livre d’or d’un hôtel de Cornouailles sur lequel aurait gribouillé Sickert… Vous comprenez le prix… Niveau enquête, elle y est allée fort, de ce côté là, on ne pourra pas lui reprocher la légèreté.

Madame voulait son ADN et madame pense qu’elle l’a eu (mais bon, qui prouve que c’est bien le sien ?? En plus, plus de 100 ans après, non, mais, allo quoi ? Et Sickert s’est fait incinérer !). Mais quel ADN de suspect avons-nous ? Lequel utiliser ? Comment trouver le bon ?

La police avait reçu des centaines de lettres moqueuses, elle a donc fait rechercher des bribes d’ADN au dos des timbres et sur le rabat des enveloppes afin de les comparer avec d’autres échantillons appartenant à Sickert. Autrement dit, si Sickert a envoyé une lettre pour se foutre de la gueule de Scotland Yard ou des flics locaux, boum, le voilà passé à la postérité en tant que Jack The Ripper.

L’auteur a tout de même reconnu que les résultats étaient encourageants, mais pas concluants : ça a éliminé environ 99% de la population anglaise, mais les résultats sont trop incomplets pour qu’on puisse affirmer que Jack Sickert est bien Walter l’Éventreur. Pardon, le contraire !

En revanche, l’analyse des lettres est très instructive (mais hyper chiante à lire) : non seulement on retrouve le même papier, avec le même filigrane, mais on constate que l’assassin écrivait parfois avec un pinceau en guise de plume et de la peinture en guise d’encre. Un examen minutieux conduit même à identifier des taches d’eau-forte. Or, Sickert était aussi réputé pour ses gravures que pour ses toiles.

Que garderais-je de ce roman qui, malgré ce que je pouvais penser, m’a tout de même apporter quelques jouissances littéraires ? Tout ce qui concerne la ville de Londres, son histoire, ses mauvais quartiers, les mœurs des gens, les putes, les meurtres, les rapports d’autopsie… Tout ce qui fait l’essence d’un grand roman noir ! Pas étonnant que Jack London appelait l’East End « L’Abîme ».

Les chapitres qui traitent de ces aspects techniques, de la psychologie des tueurs en série et des principes de profilage intéresseront les amateurs de polar. Me suis régalée, là.

Les amateurs de gore ou de comptes rendus d’autopsie tels que moi seront rassasiés, puisque, pour rappel à ceux qui ne suivaient pas, ce bon vieux Jack avait cette délicate attention qui était celle d’égorger ses victimes, puis de leur ouvrir le bas-ventre afin de récupérer l’utérus, le haut du vagin ou un morceau de vessie. Là, j’ai pris mon pied.

Les lecteurs aux penchants moins morbides préféreront le voyage dans le Londres de 1888 auquel nous convie la mère Cornwell. M’en suis pourléchée les babines aussi, de ces passages là.

De ce côté là, rien à critiquer, les ambiances sont là, les personnages importants aussi et la ballade dans les rues sombres (en 1888 l’éclairage public laissait encore beaucoup à désirer) est ravissante.

Mon verdict final ? Y’a à boire et à manger… et des tas de choses à scalper. Cornwell  est une brillante procureur qui maîtrise son dossier parfaitement, qui le connait sur le bout des doigts et qui nous sort des raisonnements sans faille avec une éloquence implacable. Et ce, à l’écrit ou à l’oral (sur les ondes de la BBC, elle n’aurait fait qu’une bouchée de ses adversaires). Madame a réponse à tout. Elle admet les faiblesses de son dossier mais nie la déformation des faits.

Pourtant, après lecture, et à mon humble avis, l’auteure n’a fait que réunir un faisceau de présomptions et fait tout pour que l’on croit Sickert coupable. On me dira que ça fait beaucoup de coïncidences, mais bordel, ça reste des coïncidences et des conjonctures, des théories et du bla-bla.

Celui ou celle qui ne lirait que ce roman serait persuadée d’avoir eu la réponse à cette vieille affaire et le ferait savoir à tout le monde que l’identité de Jack est connue ET prouvée, fin de l’histoire.

Certes, tout ceci n’est que théorie, il n’y a pas mort d’homme innocent, mais je n’ai pas aimé cette impression que l’auteur prenait des libertés avec les faits, avec les preuves, afin que tout colle avec sa théorie de départ : Sickert.

Il y a comme une odeur de mauvaise foi dans ce récit. Or, dans une enquête, on réuni toutes les preuves, tout ce que l’on a, ce que l’on sait et on élimine l’improbable au fur et à mesure. Mais ce sont les faits qui doivent conduire à une théorie, et jamais le contraire.

On ne part pas d’un potentiel coupable afin de chercher tout ce qui pourrait l’incriminer car en faisant de la sorte, on risque d’omettre des preuves qui pourraient conduire à un autre.

Verdict du procès ? Coupable sur toute la ligne !

Ce que je devrais faire avec ce roman, c’est scalper toutes les pages qui concerne Sickert, toutes les digressions et ne garder que le meilleur, la quintessence du roman : les crimes, la vie dans Londres en 1888, bref, tout ce qui ne comporte pas le nom de Sickert…

PS : Pour ceux que ça intéresse de savoir pourquoi Walter aurait tué… bref, son ou ses mobiles, je vous le dis de suite, c’est encore une histoire de petite bite !

Oui, messieurs, une petite bite peut faire de vous un tueur en série potentiel… D’ailleurs, je pense que je vais tous vous éviter dorénavant, messieurs. Notre homme, lorsqu’il était enfant, a subi une série d’opérations d’une fistule.

Bon, jusque là, rien de grave, vous me direz. Oui, mais, ces opérations le laissèrent avec un pénis nanifié, tronqué, difforme. Puisqu’il ne pouvait pas grimper aux rideaux ou s’amuser avec la bêbête à deux dos (impuissant), il aurait donc joui avec le poignard à la main. Objet phallique, en plus.

BILAN - Minion mauve - WTF OKChallenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015), Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Victorien » chez Camille, Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et le Mois Anglais (Juin 2015) chez Titine, Lou et Cryssilda.

Pourquoi je l’ai choisi :
Si j’en crois mon marque page, j’ai acheté ce livre en 2005…. Ça, c’est un livre qu’il fallait dépoussiérer……… ou pas….. Dans tous les cas, -1 dans ma PAL gigantesque !!!!! Youpi!!!!!

Synopsis :
Entre les mois d’août et novembre 1888, au moins sept femmes furent assassinées à Londres dans le quartier de Whitechapel. La nature effroyable de ces meurtres provoqua la panique et la terreur dans l’East End, et donna naissance au surnom qui allait devenir synonyme de serial Biller Jack l’Éventreur.

Pendant cent quinze ans, ces meurtres ont constitué une des plus grandes énigmes criminelles du monde. C’est lors d’une visite à Scotland Yard, en mai 2001, que Patricia Cornwell s’est intéressée à  » l’affaire  » Jack l’Éventreur et à la personnalité ambiguë et inquiétante de Walter Sickert, un peintre impressionniste britannique célèbre à la fin du XIXe siècle. Très vite, elle a eu l’intime conviction que Sickert et l’Éventreur ne faisaient qu’un.

Après avoir mis en piste les plus fins enquêteurs et experts en médecine légale, l’auteur nous livre les résultats de son enquête et, comme un véritable témoin à charge, présente ses preuves.

Grâce à sa connaissance des enquêtes criminelles, à l’étendue de sa documentation et à ses talents de romancière, Patricia Cornwell reconstitue l’arrière-plan de cette sinistre affaire l’Angleterre à l’époque victorienne. Patricia Cornwell réussit un véritable thriller, avec une parfaite maîtrise et une conviction sans faille

Ce que j’ai ressenti :

On en peut pas dire que ça ai été la lecture la plus passionnante qui soit. Pourtant Dieu sait que dès que je vois Jack L’éventreur, je ne peux m’empêcher de me jeter dessus. Après je suis moins experte que ma chère binôme Cannibal Lecteur, mais bon, assez pour voir que ce livre est un sacré ramassis de c*****  et spéculations.

On ne sait pas où l’auteure décide de nous emmener mais certainement pas à la réponse énigmatique de ce cher Jack. Toutes ses théories ne reposent sur rien de concret, même elle, nous le démontre, faut le faire quand même!!!!

Le Londres victorien est bien retransmis, on sent bien (oui même jusqu’aux odeurs !!!!) toute la misère, la saleté environnante, mais surtout le peu de moyens et de compétences dont dispose la Police , la Justice de l’époque. Un tel tueur ne POUVAIT pas se faire attraper, tout simplement parce que ce genre de carnage dépasse l’entendement, mais qu’il n’y avait pas encore la criminologie et la science à son secours.

Cornwell nous démontre que les coroners sont corrompus, la police impuissante face au taux de misère et de criminalité, les juges pas forcement bien renseignés sur les enquêtes en cours, les docteurs dépassées par les évènements et ne respectant aucune hygiène, sans compter les témoignages de soulards en tous genre.

Et là , elle espère nous faire croire qu’elle a trouvé des preuves tangibles et recevables, alors que il est bien apparent que c’est du grand n’importe quoi dans ses rues de Whitechapel, le chaos total ou rien n’est archivé ou respecté comme il se doit….

Tenir un couteau et tenir un stylo sont deux choses différentes, il faudra lui expliquer un jour à Patricia…. Ce n’est parce qu’ elle trouve des similitudes d’écritures ou de papier entre Sickert et les lettres du soi disant Jack que ça en fait un meurtrier !!!! Peut être que ces lettres sont un canular et que plusieurs personnes se sont engouffrés dans la brèche  de la pseudo célébrité. Éventrer une femme et se prendre pour un artiste écrivant à l’encre rouge, il y a un monde entre…..

Mais le mieux du mieux, c’est son obstination à vouloir faire de Sickert , son coupable. C’est fou le nombre de fois où elle extrapole, invente, relie des évènements qui n’ont rien avoir sur sa vie intime.

Attention spoiler, passez la ligne de couleur…. [spoiler] Moi j’aimerais bien lui demander si elle a remonté le temps pour nous donner toutes ses infos: si jamais elle a été voir dans le slibart de Monsieur pour savoir le pourquoi du comment de ses suppositions ??? Si elle était avec lui voir ce fameux Elephant Man ??? Et si jamais elle a lu par dessus son épaule ses lectures, pour nous affirmer qu’il a lu des ouvrages d’anatomie? [/spoiler] … Je ne connais pas ce pauvre artiste qui a dû bien assez souffrir déjà, mais là, je le vois se retourner dans sa tombe à ses accusations honteuses et non fondées.

Quel beau « ha,ha » cette lecture….Tiens d’ailleurs, à JETER aussi dans le grand néant imaginaire des limbes que j’ai ouvert il y a peu….

Ma note Plaisir de Lecture :fee clochette fachee

[Série] Ripper Street – Saison 2 : Une série qui vous éventrera !

Titre : Ripper Street – Saison II

8 épisodes | Saison produite en 2013 | 1ère diffusion : octobre 2013 sur BBC (Grande-Bretagne)

En avril 1889, six mois après la disparition de Jack l’éventreur, l’est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur.

Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H, le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel. L’équipe est composée de l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté une tragique erreur du passé, et de ses fidèles camarades, le sergent Bennett Drake et le capitaine Homer Jackson.

Ensemble, ils vont tenter de maintenir la justice dans cette époque troublée.

Titre Original : Ripper Street (Saisons : 2)
Crée par : Richard Warlow
Réalisateur :
Acteurs : Matthew Macfadyen, Adam Rothenberg, Jerome Flynn, MyAnna Buring, Charlene McKenna, Amanda Hale
Genre : Drama, Mini-Series
Durée : 60 minutes
Date de sortie : 30-12-2012

Synopsis :  En avril 1889, six mois après la disparition de Jack l’éventreur, l’est de Londres commence à retrouver un semblant de paix inespérée après le règne de l’impitoyable tueur. Une bouffée d’oxygène pour les hommes de la Division H, le district de police chargé de maintenir l’ordre dans le chaos de Whitechapel.

L’équipe est composée de l’inspecteur Edmund Reid, un brillant enquêteur hanté une tragique erreur du passé, et de ses fidèles camarades, le sergent Bennett Drake et le capitaine Homer Jackson.

Ensemble, ils vont tenter de maintenir la justice dans cette époque troublée.

Épisodes :
Ep. 1 : Pure as the Driven
Ep. 2 : Am I Not Monstrous ?
Ep. 3 : Become Man
Ep. 4 : Dynamite and a Woman
Ep. 5 : Threads of Silk and Gold
Ep. 6 : A Stronger Loving World
Ep. 7 : Our Betrayal (Part 1)
Ep. 8 : Our Betrayal (Part 2)

Critique : 
Il fut dit qu’il y aurait une troisième saison, et puis non, abandonnée, et puis « oui, on en fait une » et puis « non, tout compte fait, on n’en fera pas une troisième »… FAIS CHIER !!

Mes excuses pour ce gros mot, mais j’ai un faible pour cette série qui me transporte à Londres, en 1888 et ensuite en 1889, avec des décors somptueux.

Enfin, par « somptueux », j’entends « bien réalisé » parce que vu que nous sommes dans les bas-fonds ou dans des quartiers moins bien famé… Je ne vous ferai pas de dessins !

Ici, c’est l’Angleterre « d’en bas » qui est aux premières loges : le quartier de Whitechapel, si durement touché en 1888 par les meurtres sordides, et l’East End.

Nos hommes de la Division H sont de retour pour de nouvelles enquêtes ainsi que de nouvelles souffrances, avec les miséreux des quartiers populaires dans les seconds rôles.

La première saison m’avait déjà bien emballée et le public ne pouvait se contenter d’une seule saison : si les petits mystères de la saison 1 avaient été expliqués à la fin (dans le cas où « pas de seconde saison » ??), à moi, il m’en fallait plus, je voulais retrouver les personnages dans une suite de leurs aventures.

C’est chose faite !

Si le mystère autour de la mort de la petite fille de l’inspecteur Reid avait été levé, si on savait comment elle a disparu et qu’on a appris aussi pourquoi Jackson avait quitté l’Amérique… ainsi que la véritable identité de sa compagne, Susan, la tenancière du bordel, l’inconvénient de tous ces mystères levés, c’est que tout ces personnages sont devenus beaucoup moins mystérieux.

Rhô, le spectateur n’est jamais content ! Mais si, que je suis contente qu’on ne traine pas les mystères durant 36 saisons !

Oh, tiens, la femme de Reid, a disparu dans cette seconde saison.  Je ne la pleurai pas, je vous l’avoue.

Pour le reste, on prend les même, on  conserve la même recettes et on invente d’autres intrigues en faisant apparaitre d’autres personnages, dont des réels.

À ce niveau là, les deux premiers épisodes avec Joseph Merrick, dit « Elephant Man » m’ont retourné les tripes ! L’acteur qui joue le personnage était magnifique et il m’a plusieurs fois mis les larmes aux yeux. La fin de ces épisodes m’a humidifié les yeux au possible (l’épisode 2).

Hormis quelques fils rouges avec l’enquête sur la corruption dans la police, les enquêtes sont indépendantes et explorent différents aspect peu reluisant de la société victorienne : exploitation des femmes dans les fabriques d’allumettes, les trafics d’opium, les sectes, la haute finance, la place de la femme dans la société, les fausses accusations, les manipulations, les ripous…

 

Les personnages ont une sacrée personnalité, ils ont de la profondeur, des blessures secrètes, des projets, des emmerdes et sans eux, la série ne vaudrait pas ce qu’elle vaut.

Dans cette saison 2, je les ai trouvé plus creusés, comme si les scénaristes avaient bossé un peu plus dessus, nous offrant aussi des intrigues aussi développées et aussi bien rythmées que dans la première saison , qui était déjà très très bien.

Niveau acteurs, je les trouve tous à leur place, campant leur rôle avec sérieux, pas comme dans certaines séries où tous ont l’air de réciter un texte. Ici, ils le vivent, leurs rôles !

Le tout est très sombre, violent, j’ai même fermé les yeux lorsqu’un homme se retrouve la jambe empalée sur la pique d’une grille, après avoir traversé la fenêtre (épisode 1).

L’épisode 3 a également de quoi vous faire pousser un cri de frayeur. Le travail dans les fabriques d’allumettes n’était pas une sinécure pour les femmes. Accéder au pouvoir politique n’était pas gagné non plus, pour les femmes !  La conseillère Cobden peut en témoigner.

Dans le 4, nous nous pencherons sur les relations houleuses (et même plus) entre anglais et irlandais. Je vous jure qu’il n’y en a pas un pour relever l’autre ! Entre les a prioris, les commentaires racistes et les manières violentes de la police envers les irlandais… Une petite leçon sur le courant alternatif et le continu, aussi.

Pour le reste, je vous laisse découvrir !

Les personnages principaux ne seront pas épargnés durant la seconde saison, les pauvres. Ils vont en voir de toutes les couleurs… Déjà que un nous avait quitté dans la saison 1 et j’en regrette encore la présence car je l’aimais bien.

Là-dessus, puisque un est mort dans l’autre saison, un autre nous est arrivé ! Nous avons eu droit à un nouveau personnage, un peu mystérieux, avec l’intégration d’un jeune policier qui voulait faire partie de la Division H : Flight. La saison 2 va lui donner la possibilité de faire un peu ses preuves.

Point de vue « Guest Star », nous avions eu droit à Joseph Mawle dans le rôle du détective inspecteur Jedediah Shine (Benjen Stark dans « Game of thrones ») et on a aussi croisé la route de David Costabile (« Breaking Bad ») qui apparaitra dans les deux derniers épisodes sous les traits de Daniel Judge, le frère de Jackson.

Un personnage haut en couleur, revenant de l’Afrique du Sud qui va donner du piment à l’épisode. Grâce à son vol de diamant dans une mine, nous allons faire connaissance avec que LE syndicat qui contrôle tout et qui n’aime pas que l’on vende des diam’s dans leur dos.

Sillas Duggan… Un salaud de la pire espèce, c’est aussi l’homme qui est propriétaire de la maison close de Susan, la femme à Jackson. Voilà ce qui s’appelle « un méchant efficace et qui fait froid dans le dos », un salaud comme on les aime. Le méchant vraiment méchant, mais le tout caché derrière une façade… Il a l’art et la manière, ce sale type !

Le chef de la K Division est aussi un personnage réussi : hautain, sûr de lui, sûr de sa force, petits sourires moqueurs… On aimerait lui loger une balle entre les deux yeux nous mêmes ! Une grande envergure, ce salaud !

Par contre, la saison 2 a complètement laissé de côté sa base de départ : Jack l’Éventreur (hormis dans un épisode avec Jackson accusé d’un meurtre) pour se concentrer sur d’autres choses.

Une chose qui m’a bien plu dans cette saison, c’est que l’on a l’occasion de voir des décors différents et d’explorer d’autres coins de Londres.

Après Chinatown, nous avons été nous promener du côté de Leman Street pour enquêter sur la mort d’une femme, on a fait le quartier irlandais.

Niveau sujet, on s’est attaqué à l’homosexualité sous Victoria, les mines en Afrique, les Triades, les flics corrompus, la haine envers les Juifs… et je ne vous dévoilerai pas tout !

En tout cas, c’est plus qu’une bonne idée que l’on aille plus loin et que l’on creuse un peu dans le Londres caché.

Si la première saison avait mis en avant les prémices de la police scientifique et notre légiste, Jackson, ce dernier continuera ses expériences, n’hésitant pas à les pratiquer sur lui-même s’il le faut (tiens, comme Holmes).

D’ailleurs, le capitaine Jackson a un petit côté holmésien dans sa manière d’observer sans en avoir l’air les corps des victimes et de déduire des faits sur eux.

Par contre, niveau personnages féminins, la série a un peu de mal à les mettre en avant… Je sais qu’à cette époque la femme avait peu de droit, mais j’aurais aimé un peu plus de femmes dans cette série (et pas que des putes !).

En fait, certains personnages de femmes ont été mises en avant, mais on ne les voit pas assez ou alors, elles disparaissent.

Mais bon, je pinaille un peu parce que la série, c’est de la balle ! Décors au top, personnages aussi, acteurs géniaux, intrigues excellentes, indépendantes les unes des autres mais complémentaires (vous me suivez ?), la société bien creusée et on en apprend des choses sur Londres en 1888.

Bref, je la kiffe !

Pour les synopsis, voyez plus bas.

Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Episode 2×01 : Pure as the Driven
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 28 octobre

Synopsis : Le détective Maurice Linklater est jeté par la fenêtre d’une maison appartenant à un chinois ; son supérieur, l’inspecteur Shine, dit à Reid qu’il soupçonne la Triade.

Cependant, Susan établit un lien entre la courtisane Blush Pang et la maison, et Reid découvre une fabrique d’opium entre Blush Pang et un complice, qu’ils transforment en héroïne.

Reid pense que quelqu’un dans le Limehouse est le complice de Blush Pang et met tout en oeuvre pour le prouver, tandis que Susan a des problèmes avec son propriétaire.

Episode 2×02 : Am I Not Monstrous?
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 4 novembre

Synopsis : Après avoir assisté à l’enterrement de Linklater, Reid et Drake enquête sur le meurtre d’une jeune femme et l’enlèvement de son nouveau-né à l’hôpital de Londres.

La femme portant une queue, cette piste les conduit à un cirque où il rencontre une autre curiosité, John Goode, qui s’avère être le père de l’enfant, mais ce dernier panique et s’enfuit. Goode a passé du temps dans un asile traité par le Dr Crabbe, qui explique que Goode a une malformation, et l’oriente vers le père médecin de Goode, un homme obsédé par la perfection et soucieux d’éradiquer toutes les anomalies.

Joseph Merrick, ‘Elephant Man’ joue également un rôle dans la résolution de l’affaire, mais est assassiné avant d’avoir pu aider Reid a résoudre le meurtre de Linklater et identifier le complice de Blush Pang.

Episode 2×03 : Become Man
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 11 novemnre

Synopsis : Le conseiller Walter De Souza est enlevé. Il était connu pour son opposition à l’élection de Jane Cobden, le premier conseiller féminin à Londres ; cette dernière nie toute implication.

Deux autres enlèvements suivent, l’un d’eux au bordel de Susan, également emmenée. Les auteurs sont une bande de femmes dirigées par un Raine ; Reid travaille sur le lien.
Les femmes sont travaillent dans une usine où le phosphore utilisé les a défiguré, un grief repris par Jane, et les hommes enlevés considérés comme étant responsables de leur malheur.
 
Episode 2×04 : Dynamite and a Woman
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 18 novembre

Synopsis : Le bombardier irlandais Aiden Galvin s’échappe d’un fourgon de police et tue Cecil chevaleresque, un député sectaire opposition à l’autonomie.

Abberline soupçonne la complicité de la Fraternité républicaine irlandaise récemment reconnue, ce qui n’est pas le cas de Reid, qui envoie en infiltration Flight, un jeune policier irlandais, gagner la confiance de la fille de Galvin, la barmaid Evelyn.
Flight est présent lorsqu’il entend Galvin suggérer à Evie de partir en Amérique, mais elle est intriguée par des lettres où un homme affirme être son père.
Episode 2×05 : Threads of Silk and Gold
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 25 novembre

Synopsis : Alors que la police organise un raid dans un bordel homosexuel, Reid enquête sur le meurtre d’un télégraphiste, Otto Roberts : la victime visée, David Goodbody, était au lit avec son petit-ami Vincent à ce moment-là.

Les garçons avaient l’intention de faire du chantage à Salomon Quint, un banquier marié récemment démis de ses fonctions. Quint est retrouvé mort, mais Homer déduit qu’il a été assassiné, et sa mort mise en scène pour ressembler à un suicide.
Episode 2×06 : A Stronger Loving World
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 2 décembre

Synopsis : Des juifs sont accusés d’avoir bombardés une égalise, conduisant à l’attaque d’une synagogue. Reid pense que quelqu’un veut créer une guerre religieuse.

Dans le même temps, la femme de Drake, Bella, disparaît, et réapparaît avec Gabriel Cain, son oncle récemment décédé, tandis que la prostituée Rose quitte la maison close de Susan et se lie d’amitié avec une secte.
Reid découvre que Caïn n’est pas l’oncle de Bella, mais le chef autoproclamé de la secte suicidaire qui a adopté Rose.
Episode 2×07 : Our Betrayal: Part 1
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 9 décembre

Synopsis : Le frère de Daniel Homer, qu’il n’a pas vu depuis huit ans, revient de prospection en Afrique du Sud avec un grand diamant brut.

Pendant ce temps, Flight enquête sur l’escroc Werner, qui a dupé le commerçant commerçant Nathaniel Hinchcliffe. Werner s’enfuit à Limehouse, où il est sous l’égide de l’inspecteur corrompu Stride.
Episode 2×08 : Our Betrayal: Part 2
Titre VF : Inconnu
1ére diffusion : 16 décembre

Synopsis : Trois cadavres en décomposition se trouvent dans un bâtiment que Jane Cobden prévoyait de rénover pour créer de nouveaux logements : parmi eux, le corps d’Hinchcliffe.

Jackson, aidé par son frère – libéré suite à la découverte du faux diamant – déduit que tous les trois ont été tués par la même personne, et identifie le trio comme une famille de propriétaires qui s’opposaient aux projets de Duggan, probablement assassinés sur ordres de Glisser.