Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 8 – La Sirène de Manhattan

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (29/08/2018)

Résumé :
Retour à la Grosse Pomme pour cette aventure qui voit la belle Fourmille habitée par l’esprit d’un sommelier assassiné. Une enquête qui se déroule dans les milieux du vin.

Des très chics restaurants de Manhattan aux fantasmatiques égouts, repaires, comme chacun sait, de crocodiles terribles et de créatures d’outre-monde, Yuri et Fourmille affrontent un ennemi inattendu et redoutable…

Critique :
Cet album des aventures de Fourmille et Yuri ne nous fera pas voyager dans Ekhö puisque nous sommes de retour à New-York, à Manhattan, pour être précis, où notre Fourmille va se retrouver habitée par un très grand sommelier.

Si le sommelier l’habite (pardon), c’est qu’il est raide mort… Mais qui a pu tuer un sommelier et surtout, pourquoi ?

C’est ce que notre duo d’enquêteurs, aidé d’un Preshaun, vont devoir trouver et comme vous le savez, peut importe la bouteille, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Le tome 6 était un peu en deçà des autres et je vais devoir ajouter que le tome 8 aussi.

L’enquête est intéressante, Fourmille est souvent habitée par l’âme du sommelier, mais il manquait au tableau de Preshaun Sigisbert et, sans lui, il manque quelqu’un.

Il a été remplacé par le Preshaun Van Piperzeel mais je trouve qu’il n’a pas la même saveur que Sigisbert. D’ailleurs, on ne parle même plus de ce qui se passe lorsqu’un Preshaun manque de thé… Bheu, c’est le fil rouge, pourtant.

Quand aux motivations du Grand Méchant, je dirai bof bof, j’ai connu mieux, Arleston m’a habitué à beaucoup mieux et je n’ai pas retrouvé le scénariste génial qui m’a enchanté au début de la série Ekhö.

Le seul moment que j’ai bien aimé, c’est le survol du Central Park version Ekhö…  Avec un rappel de ce qu’avait vécu Yuri une fois, dans ce parc où il ne faut pas trainer une fois la nuit tombée.

Anybref, ce n’est pas que cet album ne soit pas bon, mais j’ai une nette préférence pour les premiers qui avaient plus d’humour, de peps, de Preshaun, de références à notre monde, mais sous forme miroir.

À noter les petits clins d’oeil à King Kong et à une référence au combat titanesque entre Godzilla et le Kong, version « autres animaux ».

En espérant que le suivant soit plus intéressant et que nos deux amis explorent un peu plus ce monde fascinant qu’est Ekhö.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

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Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Titre : Ekhö Monde miroir – Tome 6 – Deep South

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (12/04/2017)

Résumé :
À New York, la bomba latina Soledad vient de sortir un disque pour gramophone qui lui vaut les foudres d’un groupuscule presbytérien mené par le très médiatique révérend Fox.

On ne pardonne pas à la chanteuse de militer pour le choix en matière d’avortement.

Agressée lors d’un show-case, elle se réfugie chez son agent, Fourmille Gratule.

Fourmille va accompagner Soledad et son groupe dans une tournée mouvementée qui les emmènera vers le sud jusqu’à la Nouvelle-Orléans.

Critique :
♫ En mi soledad ♪ Laisser glisser… ♪ En mi soledad ♪

Non, ici il n’est pas question d’Opispo mais de la chanteuse Soledad (comme le titre d’Opispo) qui a des soucis avec la ligue de La Foi, un espèce de groupuscule qui prône des tas de choses en contradictions avec les paroles de la chanteuse et de son mode de vie.

Ceux de La Foi veulent laver plus blanc que blanc et être plus catholique que le pape, si tant est qu’il y ait un pape sur le monde miroir d’Ekhö…

Ce tome revient sur la fusion thaumique entre Yuri et Fourmille et notre Preshaun Sigisbert de Motafiume voudrait avoir plus de détail sur cette fameuse nuit, ce que Yuri ne veut pas lui révéler, bien entendu.

On sent bien dans ce tome que Yuri voudrait avouer ses sentiments à Fourmille, mais celle-ci n’en a cure, ne voit rien venir ou préférerait l’utiliser comme un sex-toys grandeur nature ce qui fait que notre roux préféré va aller voir ailleurs sur l’herbe est plus verte, emportant avec lui ses petits oiseaux bleus gazouilleurs.

N’oubliez pas que sur le monde miroir d’Ekhö, l’électricité n’existe pas et que ce monde, miroir du nôtre, utilise les animaux (dragons et autres bêtes fantastiques) pour se déplacer ou communiquer.

Comme tout le stock d’album de Soledad a été vandalisé, Fourmille a l’idée géniale de partir en tournée avec elle et d’enregistrer on live ! Et on descend dans l’Amérique profonde, celle du Sud et des rednecks.

Les dessins sont magnifiques, les couleurs chaudes et profondes, mais je trouve qu’Arleston donne le sentiment de survoler un peu différent sujet sans vraiment l’approfondir.

Que ce soit avec les espèces d’illuminés de la foi, les groupuscules religieux, les gens qui voudraient nous faire revenir en arrière, le viol, tout est survolé en peu de temps et on passe vite à autre chose, comme si nous étions encore à l’époque de la censure et qu’il ne fallait pas trop s’attarder sur certains sujets sensibles.

Certes, nous sommes dans de la bédé humoristique, mais malgré tout, il n’y a pas de mal à shooter là où ça fait mal puisque l’on aborde certains travers de nos sociétés.

Une fois de plus, Fourmille va prendre l’âme d’un mort et devenir lui, parlant comme lui, ce qui était assez chiant à cause de tous les « fuck’n » utilisés.

Un tome aux paysages somptueux, avec des Preshaun bien présent mais un tome en deçà de ce que j’ai connu. De plus, fallait pas être grand clerc pour deviner le truc avec le révérend Fox, ça m’a sauté aux yeux tellement le truc est éculé de chez éculé.

Malgré tout, on passe un bon moment de lecture, mais je trouve que l’on joue moins avec les sauts de personnalité de Fourmille, que son enquête sur le révérend Fox est  trop rapide et que le secret de Soledad, on s’en doutait un peu.

Notre Yuri est peu présent puisqu’il s’est éloigné de Fourmille et tente, tout seul de son côté, de monter un truc avec des petits oiseaux bleus permettant de transmettre des messages : Touïte.

Un album en demi-teinte par rapport aux précédents qui avaient placé la barre très haute.

Cela ne n’empêchera pas de découvrir avec plaisir la suite des aventures thaumique de Fourmille et Yuri et de voir si Sigisbert va trouver matière à son étude…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et le Mois Américain chez Titine (Septembre 2018).

 

Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Diogo Saito

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer.

Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…

Critique :
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d’un Orc ? Parce qu’un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu’il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?

En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !

Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c’est vraiment XIII en version fantasy.

Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s’attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.

Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…

Une autre référence à l’univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c’est le même monde. Élémentaire.

L’amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu’il n’est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu’il n’est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.

Va falloir se serrer les coudes pour s’évader.

Turuk, c’est l’Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c’est l’immonde salaud qu’on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.

Dans ce premier tome, c’est de l’action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d’échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d’eux un peu partout.

On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un « n » mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l’Elfe afin d’atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.

— Cours, Forest, cours !

Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !

Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !

Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri’im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa’ar le gobelin, Dirty Dozen d’Ayraak, sans oublier l’orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série « Elfes ».

Sans être un chef-d’œuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l’idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Ekhö Monde miroir – Tome 3 – Hollywood Boulevard : Christophe Arleston & Alessandro Barbucci

Ekhö - Tome 3 - Hollywood Boulevard

Titre : Ekhö – Tome 3 – Hollywood Boulevard

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2014)

Résumé :
On peut faire du cinéma sans électricité ! C’est ce que découvrent Fourmille Gratule et Yuri, de passage à Hollywood pour signer dans leur agence l’immense star Norma-Jean. Mais cette dernière est retrouvée morte. Meurtre ? Suicide ?

Dans la peau de Norma-Jean, Fourmille ne peut faire autrement que résoudre l’énigme…

Une enquête sur Ekhö où des Preshauns sont les derniers nababs des studios, dans laquelle Arleston et Barbucci s’amusent à revisiter des classiques du cinéma de toutes les époques, avec bien sûr la vraie explication sur la mort de Marilyn, celle que personne ne vous a jamais donnée…

Ekhö tt-9782302042469_1_75Critique :
♫ California loveeee… ♪ California… knows how to party ♫ California… knows how to partyIn the city of L. A. ♫ In the city of good ol’ Watts ♪ In the city, the city of Compton ♫ We keep it rockin ♫ (2Pac)

Bienvenue à Hollywood, là où tout est permis, là où toutes les plus grandes actrices sont présentes, là où tous les grands films se tournent, sans électricité !!

Oui, ne l’oublions pas, bien que Ekhö soit un monde miroir, ici, les technologies ne passent pas !

Pour le moment, Fourmille et Yuri sont à Hollywood pour rencontrer l’actrice Norma Jean et si vous avez écouté la version originale de « Candle in the wind », vous savez que c’est le véritable nom de Marilyn Monroe !

Une fois de plus, le scénariste qu’est Arleston passe en revue et au détail les plus grands films du cinéma américain et si vous êtes attentifs, vous apercevrez Alien, E.T, Dark Vador, un T-Rex, Harry Potter et ses potes et j’en passe.

Comme toujours, une mort violente, non résolue et le fantôme du mort qui vient prendre possession de cette pauvre Fourmille (car il ne sait pas qu’il est mort, l’esprit du mort, un peu comme les cons qui ne savent pas qu’ils sont cons) qui ici va se retrouvée habitée par l’esprit de Norma Jean et faire frotti-frotta avec un Yuri qui ne pourra pas résister.

Tout en essayant de gérer sa partenaire instable qui ne sais pas contrôler les esprits qui l’habitent (mdr), notre pauvre Yuri va enquêter avec elle et Sigisbert, notre Preshaun préféré et grand buveur de thé dès qu’il est un peu nerveux, sinon… C’est la catastrophe.

Les références à notre monde sont nombreuses et le plaisir est de découvrir comment, sur ce monde miroir, ils réalisent des films sans la moindre once de fée électricité, tout en cherchant durant notre lecture des références à des films ou des acteurs connus.

De l’humour, du suspense, une enquête, la mort mystérieuse de Norma Jean expliquée, des complots, des hectolitres de thé et toujours le plaisir de voir nos deux amis se taper dessus, d’engueuler et menacer à tout moment de rompre l’équilibre thaumique, sauf quand ils… Vous voyez, quoi… Crac boum hue !

Les dessins sont toujours superbes, même si les femmes sont toutes plantureuses et que Norma Jean ressemble un peu trop à Fourmille, il me semble. Les couleurs sont lumineuses et on le reprend encore une fois pour en profiter un peu plus.

C’est drôle, décalé, rempli d’humour et de calembours (je fais des vers sans en avoir l’air) et les personnages sont attachants, sympathiques et puis j’aime quand Yuri se prend des baffes.

Juste un bémol c’est que dans ce tome, nous n’avons pas avancé sur les mystères entourant les Preshauns, mais on a résolu la mort mystérieuse de Norma Jean, quand au gouverneur, il a de furieux airs de JFK…

Une fois de plus un bon moment de détente dans le monde miroir qu’est Ekhö.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys coucher soleil

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
I’d be safe and warm if I was in L. A.
Je serais en sécurité et au chaud si j’étais à L. A.
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

Stopped into a church I passed along the way
Arrêté à l’église que j’ai longée sur mon chemin
Well I got down on my knees and I pretend to pray
Bon je me suis agenouillé et j’ai fait semblant de prier
You know the preacher like the cold
Tu sais que le prêtre aime le froid
He knows I’m gonna stay
Il sait que je vais rester
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

All the leaves are brown and the sky is gray
Toutes les feuilles sont brunes et le ciel est gris
I’ve been for a walk on a winter’s day
Je suis allé marcher par un jour d’hiver
If I didn’t tell her I could leave today
Si je ne lui avais pas dit que je pouvais partir aujourd’hui
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci
California dreamin’ on such a winter’s day
Rêver de la Californie par un jour d’hiver comme celui-ci

Ekhö Monde miroir – Tome 2 – Paris Empire : Arleston & Barbucci

Ekhö - Tome 2 - Paris empire

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 2 – Paris Empire

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Fourmille Gratule est à présent installée à New York, dans le monde d’Ekhö, un monde miroir de la Terre où les technologies modernes n’existent pas.

À la tête de l’agence artistique Gratule, héritée de sa tante Odelalie elle se rend à Paris, accompagnée de Yuri et de Grâce, pour un juteux contrat avec le Poulain Rouge.

Mais à peine arrivée dans la capitale française, elle est habitée par le fantôme du Prince Antone, fils de Napoléon VII, mort dans un accident de fiacre. Elle devra résoudre le mystère de sa mort pour redevenir elle-même…

c3df1a053b834b571e5ba489f5189f49Critique : 
Le premier tome nous présentait un New-York miroir du nôtre, avec la fée électricité en moins, les dessins étaient super (ici, ils ont encore évolués), les parallèles entre notre monde et Ekhö amusants, alors, qu’allait-il être du suivant ?

Et bien, Paris restera toujours Paris et son tunnel de l’Alma aussi… on ne change pas un paparazzi, qu’il soit de notre monde ou de celui d’Ekhö…

Ici, c’est une fricassée de prince qui nous attend, enfin, qui attend Fourmille (et Yuri), débarquée de New-York afin d’aller présenter un spectacle au Poulain Rouge et non, je ne me suis pas trompée de touche sur le clavier !

De l’humour, de l’excitation sexuelle refroidie avec une tête dans le seau, l’esprit du prince mort qui s’incruste dans notre Fourmille (et oui, il n’y avait pas que celui de sa tante) qui va devoir résoudre le mystère que le prince allait dénoncer si elle veut qu’il arrête de squatter son corps et son esprit !

Notre Sigisbert le Preshaun est toujours rempli de mystère et leur enquête les mènera dans des lieux bien connus de nous, mais revisités pour l’album.

Frais, amusant, rempli de clins d’œil à notre monde, de petites piques, de ballotage entre Fourmille et Yuri, oscillant sans cesse entre la romance et l’animosité et le fait qu’elle doit toujours non loin de Yuri afin de ne pas foutre en l’air les équilibres du monde d’Ekhö ajoute du piment.

Bref, une chouette petite enquête qui n’a de dommageable que sa brièveté. 49 pages, c’est peu, alors qu’on a un univers riche et dense.

Un bon moment de rigolade en compagnie de nos deux amis, qui, bien que catapultés dans un autre monde ont l’air de bien s’y accommoder.

Reste plus qu’à conclure… dans le foin ou dans un lit, mais là, elle veut toujours pas !

— Je suis désolée, je ne peux pas faire l’amour avec quelqu’un qui agit par obligation, pas par vrai désir.
— Mais… Je ne me force pas ! Je vous assure ! J’ai très envie de vous !
— C’est gentil, vous dites ça pour me faire plaisir… Mais je sais que ce n’est pas vrai.
— Pourtant, là…
— Ça, c’est juste mécanique !

Pourtant, Sigisbert voudrait bien qu’ils fusionnent leurs énergies intimement, charnellement, afin de pallier au dérèglement thaumique que la présence de Yuri implique vu qu’il n’était pas prévu dans le voyage de Fourmille sur Ekhö…

— Mes coreligionnaires, les Preshauns de Paris, souhaitent éliminer monsieur Podrov afin de pallier au dérèglement que sa présence implique.
— Quoi ? Me tuer ? Mais… Je… Je ne suis pas d’accord !
— Il y aurait cependant un autre moyen de rétablir l’équilibre thaumique. Il faudrait que vous vous unissiez. Intimement. Charnellement.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016), Challenge « Totem » par Liligalipette (dragons) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (49 pages – 778 pages déjà lues pour le Challenge).

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Ekhö monde miroir – Tome 1 – New York : Arleston & Barbucci

Ekhö - Tome 1 - New-York

Titre : Ekhö monde miroir – Tome 1 – New York

Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Dans l’avion qui la transporte vers New York, Fourmille Gratule se voit apostrophée par un curieux personnage mandaté par une étude notariale. Ce dernier l’informe que sa tante Odalie est décédée, qu’elle est l’unique héritière de celle-ci et qu’elle se doit de se présenter à l’office.

Cette rencontre aurait pu en quelque sorte être normale si ce n’est que le messager n’est autre qu’un petit écureuil parlant et qu’elle donne lieu à un basculement dans un autre univers, celui d’Ekhö.

Ayant entraîné dans sa tourmente son voisin de voyage, Yuri Podrov, Fourmille découvre bientôt sa nouvelle dimension, une dimension incroyable peuplée de Preshauns et autres bestioles.

Une seule chose reste à faire, celle de se rendre à l’adresse de l’office notarial à New York pour tenter de comprendre ce qui lui arrive.

Ne serait-elle pas en train de rêver ?

PlancheA_184627Critique : 
Toujours un plaisir de relire la série Ekhö que j’avais découverte en lisant le magazine « Lanfeust Mag » et dont j’ai suivi les aventures suivantes avec un sourire béat.

Là, je viens de replonger dans un New-York totalement décalé ou le métro est posé sur une créature style mille-patte, où les avions sont des dragons car ici, l’électricité n’existe pas.

C’est comme sur terre, mais c’est pas sur terre ! Un monde miroir, sans la fée électricité !

— Ekhö n’est pas un univers parallèle, Monsieur ! C’est une extension philoplasmique d’une a-réalité alternative construite et entretenue grâce à un patient travail d’énergie thaumique ! Un peu de respect !

Fourmille se trouvait dans un avion, en direction de New-york, le vol 747 n’avait aucun problème… il n’allait pas à Sydney et n’avait pas l’intention de disparaître des écrans radars du tout.

— On va mourir !
— Mademoiselle, l’avion est le moyen de transport le plus sur du monde…
— Pas aujourd’hui !

Au milieu du vol, voilà que notre donzelle est abordée par une étrange créature ressemblant à un accouplement entre un écureuil et un lapin (pour les dents).

Cette étrange créature digne d’un soir de délirium tremens carabiné lui demande si elle accepte l’héritage d’une tante disparue depuis 20 ans.

Qui refuserait, hein ?? Elle a dit « Oui » !

Bardaf, un éclair (pas au chocolat), voilà le 747 touché (mais pas coulé) par la grâce et c’est à bord d’un dragon que Fourmille atterrit à New-York, en compagnie du pauvre gars – Yuri – qui se trouvait sur le siège à côté d’elle.

Le Manhattan qu’ils découvrent est un Manhattan digne d’une aventure d’heroic fantasy. Punaise, c’est plus fort que « Voyage en terre inconnue » ce truc !

Au cœur de l’intrigue, une race étrange, les Preshauns, qui semblent dominer cet univers parallèle.

Sigisbert, le Preshaus… C’est la bestiole issue de l’accouplement de l’écureuil et du lapin… Enfin, ça y ressemble, moi, je n’étais pas là le jour de la conception, alors, vous parler des parents, hein !

C’est drôle, aéré, amusant et la découverte de ce monde parallèle et étrange est très vivifiant.

Les personnages sont bien travaillés et on sent bien qu’il y a une intrigue en plus sous tout cela.

La tante est-elle bien morte d’un accident ? Mystère mystère et enquêtons ! Ce que Fourmille et Yuri vont faire, enfin, Fourmille surtout ! Le pauvre Yuri se contente de suivre…

Et les Preshauns, sont-ils aussi clean qu’ils le laissent voir ?

Lors de ma première lecture, je me posais des questions, après 4 tomes lus, je peux vous dire que vous n’êtes pas au bout de vos surprises avec ces petites créatures adepte de thé dans des moments de grand stress ! Yuri en a fait les frais dans Manhattan.

Une histoire qui était à suivre et dont je ne me suis pas lassée, tant l’univers créé par le prolifique scénariste Arleston est diversifié, rempli de clins d’œil à notre monde et bourré d’humour.

— J’ai pas de pièces d’or, mais je vous donne ma montre. Elle vaut très cher.
— C’est quoi ce truc ?

— Ben, une montre, ça donne l’heure.
— Qu’est ce que vous voulez que j’en fasse, de l’heure ? Ça change tout le temps !

Et puis, on dirait que ça veut flirter entre Fourmille et Yuri, mais non, ça veut pas ! Enfin, si, lui voudrait bien… mais elle ne veut point ! C’est pas commode !

[Fourmille]— Vous… vous n’en avez pas profité, hein ? Je veux dire, on n’a pas…
[Yuri]— Euh, non, pas pour autant que je me souvienne !
— Parfait ! De toute façon, si ça avait été le cas, vous n’auriez pas pu l’oublier ! L’amour avec moi, on s’en souvient toute la vie ! Et puis, j’ai pas l’habitude de me taper des vieux beaux.
— Comment ça, vieux?! J’ai même pas encore quarante ans !

[Sigisbert] — Ces choses sont trop complexes pour votre compréhension. Montez coucher ensemble.
[Yuri] — Coucher ensemble ?!
[Sigisbert] — Je voulais dire : ne vous séparez pas et allez dormir !
[Fourmille] — Couchez ensemble ! N’y songez même pas! De toute façon, vous me trouvez trop grosse, vous l’avez dit !
[Yuri] — Mais pas du tout !
[Fourmille] — Vous avez envie de coucher avec moi, alors ?
[Yuri] — Mais non ! Enfin si ! Mais je veux dire… c’est pas la question.
[Fourmille] — Pff ! Vous ne savez même pas ce que vous voulez !

PS : Petit clin d’œil au leprechaun (irlandais : leipreachán) qui est une créature humanoïde imaginaire issue du folklore irlandais.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016), Le « Challenge US » chez Noctembule, Le Mois du Polar chez Sharon (Février 2016), Challenge « Totem » par Liligalipette (dragons) et Le « RAT a Week, Winter Édition » chez Chroniques Littéraires (49 pages – 729 pages déjà lues pour le Challenge).

CHALLENGE TOTEM DRAGONMois du polar - sharon-pour-logo-polar21

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Nains – Tome 2 – Ordo du Talion : Nicolas Jarry, Pierre-Denis Goux & Stéphane Créty

Titre : Nains – Tome 2 – Ordo du Talion                                    big_3-5

Auteur : Nicolas Jarry
Dessinateur : Stéphane Créty
Designer : Pierre-Denis Goux
Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Ordo est maudit… Né le sixième jour de la sixième lune, il est le sixième enfant d’une fratrie de l’ordre du Talion. Le jour de ses six ans, son père l’abandonne aux instructeurs de la Loge noire, une branche secrète de l’ordre qui forme des assassins destinés à éliminer tous ceux qui s’opposent au dessein du Talion.

Trente ans plus tard, Ordo est devenu un maître de l’ombre. Le moment est venu pour lui de se venger de tous ceux qui l’ont trahi et qui l’ont fait tant souffrir.

Pour cela, il doit pénétrer au cœur de la forteresse imprenable de Draz, afin d’y dérober le plus secret et le plus grand des trésors de l’ordre…

Critique :
Être né le le sixième jour de la sixième lune tout en étant le sixième enfant d’une fratrie de l’ordre du Talion n’est pas des plus réjouissant.

Déjà que ça vous fait un triple 6 (666 pour les incultes en math, chiffre de la Bête pour les incultes tout court), mais en plus, cerise sur votre sixième gâteau d’anniversaire, vous n’aurez pas vos cadeaux parce qu’on viendra vous cherchez pour vous faire entrer dans la Loge Noire.

Ordo l’a découvert le jour de son putain de sixième anniversaire et il a eu la rage que son père n’ait rien fait pour l’y soustraire.

Mais au fait, c’est quoi la Loge Noire ? Bon, tout d’abord nous avons l’Ordre du Talion, confrérie puissante, composée de commerçants et de négociants, qui fait la pluie et le beau temps. Les Maîtres Assassins de la Loge Noire sont leur bras armé.

Quand un maitre veut le pouvoir, il corrompt, il assassine jusqu’à ce qu’il calanche ou qu’il arrive à ses fins… C’est un jeu simple. Il n’y a aucune règle. Car les règles protègent les faibles et dans mon monde, seuls les forts doivent survivre!

Les examens sont sélectifs, c’est la jungle et il faut tuer pour ne pas être tué. Après 30 ans de contrats à exécuter, Ordo a envie de réaliser le casse du millénaire dans la citadelle de Draz…

Un maître assassin n’attend pas la mort, il va au devant d’elle, l’effleure, la caresse jusqu’à l’apprivoiser, la chérir et l’aimer. Au cœur des ténèbres, elle est sa seule amante, sa seule confidente, sa seule complice…

Ordo est un personnage qui marque, un nain qui a réussi à garder une parcelle d’humanité en lui afin de ne pas plonger dans l’abîme. Dommage qu’il souffre de ne pas avoir de personnages secondaires de sa trempe.

D’Héba, l’autre Maître Assassin, son ancienne collègue d’apprentissage, on ne sait pas grand-chose et Panham aurait pu être un peu plus développé et soigné pour faire un complice digne de ce nom.

Les dessins du premier tome étaient plus aboutis et ceux-ci souffrent même d’un petit bâclage dans les dernières cases.

Hormis cela, le scénario est au poil, malgré le fait qu’il s’agisse d’une histoire de vengeance, de rédemption, le tout mêlé à des mensonges, de l’amitié et une envie de changer la donne.

Ordo aurait aimé changé la vie mais les riches et les puissants resteront toujours à la tête du pouvoir, que l’on soit chez les Nains, les Elfes, les Orcs, ou les humains…

L’Âge de Feu – Tome 3 : Dragon Banni : E.E. Knight

Titre : L’Âge de Feu – Tome 3 : Dragon Banni

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2009)

Résumé :

« Je suis désolée, dragonnet. Tu es banni. Tu devras apprendre à survivre seul. »

Tel est l’accueil réservé au jeune dragon cuivré à peine sorti de l’œuf.

Privé de nom, estropié tandis qu’il combat son frère pour devenir le champion de leur nichée, le voici abandonné par ses parents.

Sous la menace de nains appâtés par l’or, il sauve sa propre vie en trahissant ceux qui l’ont rejeté… et paiera pour cela un prix qu’il n’aurait jamais pu imaginer.

Exilé, il entreprend un incroyable périple pour découvrir la retraite des derniers dragons encore en liberté et trouver une nouvelle famille au sein de cette civilisation secrète.

Lui aussi sera confronté à des choix qui impliqueront la survie de son espèce et il devra alors faire preuve de force, de ruse et de courage.

Critique :

Ce livre traînait depuis quatre ans sur mes étagères et je ne me décidais pas à le lire, n’ayant pas envie de suivre les tribulations du dragonnet banni.

Bien que selon la dure loi des dragons il ait été estropié en combattant son frère pour devenir le champion de leur nichée, abandonné par ses parents et privé de nom, je n’avais aucune sympathie pour ce jeune dragonnet..

Pourquoi ?

Parce qu’il avait trahi les siens en donnant l’adresse de leur grotte aux nains, contre de l’or, entrainant la mort de ses parents ainsi qu’une de ses soeurs et l’exil de des deux autres dragonnets.

Tout cela parce qu’il avait été banni du nid, son frère Auron ayant gagné le combat, mais, le cuivré ayant survécu et étant personna non grata dans le nid, il avait la rage sur ce frère qu’il avait nomme le Rat Gris… Non mais !

Erreur fatale de l’avoir laissé traîner autant dans ma PAL !

Dans le tome un l’auteur nous racontait la vie de Auron, dragonnet gris sans écailles, sa naissance, sa victoire sur ses deux frères, l’estropiage du cuivré, la mort de ses parents suite à la trahison du frère banni et la manière dont il avait survécu dans le monde d’En Haut.

Lors de cette lecture, je dois avouer que j’avais la haine du cuivré banni.

Dans le tome deux, qui reprenait le tout mais du point de vue de la dragonnelle Wistala, mon point de vue sur le cuivré avait un peu évolué, ayant droit à des révélations dans ce tome qui ne se trouvaient pas dans le premier.

Raconté par la soeur, on en apprenait un peu plus puisqu’elle ne le pourchassait pas pour le tuer, elle.

Ici, c’est la version racontée par le cuivré et j’avoue que je bat ma coulpe.

Chassé, blessé, obligé de survivre seul, il fut fait prisonnier par les nains qui le torturèrent durant des jours.

Là où apparaît toute la « vicioserie » (néologisme de mon cru) de l’humain, c’est quand, après vous avoir battu à mort, on sort du chapeau le coup du « gentil » qui vous cajole et vous sort les vers hors du nez sans même que vous vous en rendiez compte.

Non, le cuivré n’est pas coupable, Votre Honneur, on l’a honteusement torturé, cassé en deux, sans que les droits du dragon aient été respectés.

De plus, la contrat était bancal vu qu’il est entaché de tromperies visant à inciter le cuivré à passer contrat. C’est un dol, Votre Horreur. Les nains n’ont pas respecté leur parole, il n’en avait pas l’intention, d’ailleurs, voulant juste tuer les dragons.

C’est sous la menace de nains qui étaient appâtés par l’or du dragon AuRel que le cuivré a, pour sauver sa propre vie et celle de sa soeur Jizara, trahi ceux qui l’avaient rejeté… et il paiera pour cela un prix qu’il n’aurait jamais pu imaginer même dans ses pires cauchemars.

Mais avant de parler, il a souffert, Votre Grandeur ! Une sii (patte avant) brisée à la naissance, une queue martyrisée par les coups incessants occasionnés par les nains de jardin, et ce, durant une semaine !

Ajoutons aussi un oeil rendu aveugle suite à cette séance de bastonnade reçue par des types tellement petits que, quand ils se mettent un suppositoire dans le c**, ça leur fait mal à la tête…

Sans oublier la suite des maltraitances avec une future aile foutue en l’air par un dragonneur sans scrupules.

Innocent, Votre Glandeur ! Nous ne pouvons pas lui en vouloir. De plus, son père avait lui même entubé les nains en ne respectant pas sa parole. La vengeance étant un plat qui se mange froid… les nains se vengèrent.

Le cuivré banni ne fut que leur instrument.

Ah, durant ma lecture, j’ai souffert pour lui, surtout lorsqu’il découvre qu’il a été berné et que sa soeur préféré, celle qu’il voulait protéger, est tuée par les nains.

La lecture m’a encore plus entraînée que celle avec Auron.

Suivre le cuivré dans sa lutte pour survivre, dans sa fuite, sa rencontre avec des chauve-souris et ensuite son arrivée dans le Lavandôme, antre des dragons, était des plus palpitantes.

Il a dû lutter pour survivre et s’imposer, ce qui n’était pas facile vu son handicap.

Là, j’avoue, j’ai un gros faible pour le cuivré et j’attends de suivre ses aventures, surtout sa rencontre avec son frère AuRon et sa soeur Wistala.

Ma seule critique ira au combat qui a lieu en fin d’ouvrage et qui fut trop bref et pas assez détaillé à mon goût.

En ce qui concerne les intrigues de cour, j’aurais aimé avoir quelques éclaircissements sur la mort du Premier, si sa compagne était de mèche ou si mort naturelle…

Et le traître, jouait-il un jeu quand il faisait le crétin juste intéressé par se mirer et s’admirer ?

J’aurais bien aimé aussi quelques explications sur le fait que celle qui disait aimer le cuivré se rétracte subitement alors que lui avait refusé l’alliance avec une petite-fille du Tyr (Ze big boss). Elle dit qu’elle l’aime pas puis revirement ensuite… Pourquoi ? Est-elle droite dans ses bottes ?

Hormis ces quelques détails, c’était une lecture très agréable et une découverte sur le cuivré qui a remonté tellement haut dans mon estime qu’il est haut dans le ciel.

Lu dans le cadre du challenge « Totem » de Lili Galipette, dans le cadre de l’objectif « PAL Noire à Zéro » de George et de « Vingt mille lieues sous mes étagères » de moi-même.

L’Âge du feu – Tome 2 : La vengeance du dragon : E.E. Knight

Titre : L’Âge du feu – Tome 2 : La vengeance du dragon

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2009) 

Résumé :

« Je suis Wistala, la dragonelle chasseuse, la vengeresse verte et silencieuse fendant les cieux… »

Ainsi parle sitôt libérée de son œuf la jeune Wistala, l’un des quatre dragons nés au plus haut des montagnes.

Dernière née d’une espèce à l’agonie, la fratrie apprendra tout de l’héritage qui lui revient grâce à une mère dévouée et un père protecteur.

Jusqu’au jour funeste où leur sanctuaire est pris d’assaut par une horde de nains. Leur mère les pousse alors vers la liberté tout en se sacrifiant pour sauver leurs vies.

Wistala se retrouve dans le monde d’En-Haut seule avec Auron, son frère gris et dépourvu d’écailles.

Bientôt livrée à elle-même, Wistala doit surmonter sa terreur, son chagrin pour se lancer à la recherche de ses semblables… et abattre sa fureur sur ceux qui s’emploient à les exterminer.

Critique :

Nouvelle surprise dans ce tome, puisque, ayant acheté les deux premiers tomes ensemble, je n’avais pas lu le quatrième de couverture du deuxième tome.

Donc, croyant poursuivre la quête d’AuRon, quelle ne fut pas ma surprise de recommencer avec la naissance des dragonneaux !!

Oh, y aurait-il une erreur lors de l’impression ? me suis-je demandée. Les types à l’imprimerie avaient-ils forcé sur l’alcool ??

Non, mais si j’avais pas fait ma feignasse, j’aurais lu le résumé et compris que le deuxième tome concernait les aventures de Wistala, la sœur d’AuRon.

Beaucoup de différences entre elle et son frère. Déjà, elle retrouvera leur père, blessé à mort, avant de poursuivre son aventure.

Contrairement à son frère, elle se liera d’amitié avec un être humain, donnant ainsi plus de dialogues. Elle apprendra à lire, aussi et deviendra plus littéraire que son frère.

Histoire différente, quelques temps morts aussi, mais je n’ai sauté aucune pages.

Style d’écriture simple, facile à lire et aventures aux antipodes de celles de son frangin.

Bon, maintenant je sais que le tome trois concernera son frère banni, le cuivré qui fut blessé par AuRon et qui avait une patte blessée.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Dragon ».

L’Âge du feu – Tome 1 : Dragon : E.E. Knight

Titre : L’Âge du feu – Tome 1 : Dragon

Auteur : E.E. Knight
Édition: Milady (2008)
Résumé :

Au plus profond d’une caverne, dans les montagnes, naît une couvée de dragons.

Les quatre petits appartiennent à une espèce en voie d’extinction : ils sont le dernier espoir de survie de leur peuple. Mais des nains font irruption et sèment la mort dans la caverne.

Seul le jeune Auron parvient à s’échapper. Spécimen rare de dragon gris sans écailles, uniquement armé de son esprit, de ses griffes et d’un instinct de survie sans limite, il décide de partir en quête de ses semblables.

C’est le début d’un long périple dans un monde dangereux, peuplé d’elfes mercenaires et d’humains violents, où il rencontrera des alliés improbables et découvrira sa véritable nature.

Critique :

Surprise pour ce livre qui nous raconte la vie d’un dragonnet nommé AuRon, un sans écaille, en plus !

Le livre commence par la naissance des dragonnets sous l’œil attentif de leur mère.

Cinq œufs qui doivent éclore… le premier sort, c’est un mâle, un rouge… qui sera tué par AuRon dès sa sortie de l’oeuf.

Ensuite, il s’occupera de son autre frère, un cuivré, qu’il ne parviendra pas à tuer et qui sera banni du nid, devant rester dehors, sous la pluie, crevant de faim tandis qu’AuRon mange à sa faim, avec ses deux soeurs.

J’entends déjà les lecteurs s’écrier « comme c’est cruel ». Non, c’est comme ça chez les dragons, un seul mâle dois survivre et les autres sont tués.

Tout fou l’camp lorsque les nains envahissent la grotte, tue maman dragon, une des jeunes dragonnes et blesse le père, AuRel.

Voilà donc le jeune dragon en compagnie de sa soeur, Wistala dans le monde d’En-Haut. Ensuite, ils devront se séparer et chacun suivra sa route.

Ce qui est surprenant, dans ce livre, c’est que le héros est un animal et qu’il y a peu de dialogues, juste des pensées.

Jamais je n’aurais cru possible de réaliser un roman avec juste un dragonnet comme héros, même si dans sa quête il croisera la route de loups, d’humains et d’autres dragons.

AuRon voudrait que les dragons retrouvent leur place dans le monde, comme avant, quand ils étaient les rois.

Le livre a parfois quelques temps morts, pourtant, je ne me suis pas embêtée en le lisant, l’aventure de AuRon étant très instructive à suivre.

Titre participant au Challenge « Totem » organisé par Lili Galipette, catégorie « Dragon ».