Duke– Tome 3 – Je suis une ombre : Yves H. et Hermann

Titre : Duke– Tome 3 – Je suis une ombre

Scénariste : Yves H.
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (2019)

Résumé :
Le riche et puissant Mullins a chargé Duke d’escorter un convoi transportant 100 000 dollars. Mais le voyage est de courte durée : des bandits dirigés par le frère de Duke attaquent la diligence et s’enfuient avec le butin. La mission de Duke a changé : il doit retrouver son frère, avant que les tueurs engagés par Mullins ne s’en chargent.

Critique :
Oui, je suis indulgente avec Duke, je lui ai encore donné une chance de me prouver que je perdais pas mon temps avec lui…

Bon, ce n’est pas encore Byzance niveau des dessins, les femmes ont des mentons proéminents à la cro-magnon, les tons sont trop clairs et avec les visages, on ne sait jamais trop de quelle couleur il est.

Je ne vous parle même pas des chevaux, on dirait tous des carnes aux culs décharnés.

Pourtant, nom d’une pipe, c’est Hermann au dessin et il m’a habitué à mieux, à beaucoup mieux.

Duke doit accomplir sa promesse faite à l’enfoiré de Mullins, l’exploitant sans scrupules de la mine d’or : assurer la sécurité d’un transfert en diligence. Un transfert de 100.000$ que l’on convoie à San Fransisco.

Entre nous, Duke est plus fort pour respecter ses promesses faites au méchant de l’histoire qu’à Peg, sa prostituée à qui il avait promis la Louisiane. Duke, tu es un empaffé de première et elle aurait le droit de te couper les roudoudous et de les monter en porte-clés.

Non mais allo quoi ? Est-ce qu’on envoie 100.000$ par la diligence, avec juste Duke en escorte et deux frangins sur le toit ? En moins de temps qu’il n’en faut à Lupin pour dérober un diamant sur une table, nos grands imbéciles se font braquer et l’argent leur file sous le nez…

Questions : pourquoi les bandits ne portaient-ils pas de masques ? (non, pas ceux pour le covid, mais pour pas qu’on les reconnaisse ??) Pourquoi le frangin de Duke est devenu braqueur ? Envie de pourrir la vie de son frère qui est déjà pourave à mort ?

Une fois de plus, le scénario est conventionnel mais additionné de petites touches qui lui aurait donné plus de prestance si elles avaient été plus nombreuses, mais nous sommes face à un pauvre cavalier solitaire, un tireur de talent, Duke (et non Lucky Luke) qui ne sait pas lutter contre sa vraie nature : c’est un tueur.

Dommage aussi que l’album s’étire parfois sur de nombreuses cases et qu’ailleurs, il prenne des raccourcis un peu trop vite expédiés.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°92] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Duke – Tome 2 – Celui qui tue : Yves H. et Hermann

Titre : Duke – Tome 2 – Celui qui tue

Scénariste : Yves H.
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (26/01/2018)

Résumé :
Suite à la multiplication des attaques de diligences, le Marshal Sharp doit réunir un groupe d’hommes capables d’arrêter les coupables.

Ceux-ci ont pour seule piste le témoignage de l’unique survivante à ces attaques : une petite fille plongée dans le mutisme, et dont la soif de vengeance semble intarissable.

Duke est ainsi tiré de sa retraite et doit reprendre les armes aux côtés de son frère.

Critique :
Et bien voilà, on a écouté le petit peuple des lecteurs et on a ajouté une pincée d’audace dans son scénario, même si on est toujours sur une histoire classique de chez classique.

Une diligence est attaquée, tout les occupants sont assassinés. Tous ? Non, une petite fille survit encore et toujours.

Fatalement, dans son errance à travers bois, elle tombera sur le repaire des bandits avant de s’échouer dans la cabane de l’épouse de Clem, le frère de Morgan « Duke » Finch.

Il y a des ellipses assez facile, des raccourcis qu’on n’a pas vu venir (notamment la manière dont on se débarrasse de l’homme qui va vous abattre alors qu’on est désarmé et les mains liées dans le dos) et le tout va vite, trop vite.

Au moins, je ne pourrai pas ma plaindre qu’on a fait durer l’histoire juste pour faire un tome de plus, comme ça c’est déjà vu dans d’autres séries.

Les aquarelles sont plus agréables à regarder que dans le tome 1, comme quoi, la persévérance, ça paie parfois, pour les lecteurs, les personnages ont perdu leurs points de petite vérole.

Par contre, les ressemblances avec des personnages des autres séries de Hermann continue, notamment avec l’adjoint Jim qui a des airs de Red Dust. Peg, la gentille prostituée (et qui est la compagne de Duke) a toujours quelques traits de Comanche.

Au moins, dans ce deuxième tome, les femmes ne font plus tapisserie, certaines auraient même des couilles… Et de la violence en elles.

Le personnage de Duke s’étoffe un petit peu et on apprend quelques détails sur sa jeunesse, même si on devra se contenter de ce que l’auteur nous donne comme grain à moudre car il n’est pas entré dans les détails…  Une fois de plus, ça reste fort léger pour les renseignements et la profondeur des personnages.

Comparé au premier tome, celui-ci a plus de punch, même s’il reste ultra classique. Les dessins sont mieux exécutés mais on est toujours dans une pauvreté au niveau des personnages qui semblent être là sans y être, comme si leur père littéraire ne leur avait pas donné assez d’étoffe pour avoir du réalisme et de l’épaisseur.

À voir si on continue de monter de niveau avec le tome 3… En tout cas, je l’espère, parce qu’il y avait moyen de faire bien mieux dans cette série, mais il aurait fallu prendre des risques et développer plus d’audace.

On en a ajouté un peu dans ce deuxième tome, c’est déjà ça…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°71] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

Duke – Tome 1 – La boue et le sang : Yves H. et Hermann

Titre : Duke – Tome 1 – La boue et le sang

Scénariste : Yves H.
Dessinateur : Hermann

Édition : Le Lombard (17/01/2017)

Résumé :
Duke est un homme tourmenté. Shérif adjoint d’une petite bourgade, convaincu par la dimension morale de sa mission, il est aussi un tireur d’élite habitué à la violence.

Quand un conflit se déclare entre mineurs et propriétaires terriens, Duke doit quitter sa neutralité. Et recourir à ce qu’il connaît le mieux et redoute le plus : ses armes.

Critique :
Danton disait « Il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée. »

Ma foi, avec de l’audace, le western serait sauvé et on aurait droit à quelque chose de neuf sous le soleil.

Parce que ici, rien de neuf, que du terriblement classique vu et revu cent fois et même pas mis en scène de manière à donner quelque chose de neuf.

Une bourgade de paumés, un patron d’une mine qui fait sa loi, ses hommes de main pur faire le sale boulot et le shérif qui lui lèche les pompes, ferme sa gueule alors que son adjoint grogne que ça doit finir.

Bon, ce n’est pas mauvais, loin de là, mais à force d’utiliser toujours les mêmes ingrédients sans faire varier le plat, pour les lecteurs fan de western, la soupe devient insipide et on baille d’ennui.

Les dessins d’Hermann m’ont toujours réjouis les yeux, que ce soit dans Comanche ou Bernard Prince. Si j’ai retrouvé son trait dans les visages, j’ai été horrifiée par le côté aquarelle délavée et par le trait de ses dessins.

On a l’impression que les personnages sont tous atteint de petite vérole à cause des espèces de points qu’il ajoute sur les visages. Les traits ne sont pas toujours très nets, certains personnages féminins ont des mentons carrés et des airs de néandertaliens.

C’est dommage que le grand Hermann nous présente des dessins d’une qualité aussi mauvaise.

Parfois, on ne sait même pas si les personnages sont Blancs, Noirs ou métis, tant ils semblent tous être passé à l’autobronzant de mauvaise qualité. Mais puisque je n’ai pas vu de traces de comportement raciste, je dirais que tout le monde est Blanc car à cette époque, les Noirs n’avaient, hélas, aucun droit (1866).

La prostituée Peg a, quant à elle, quelques airs de ressemblance avec le personnage de Comanche (une excellente série, celle-là)…

Les personnages sont légers, sans profondeur, quasi des caricatures. Les méchants sont de vrais bourrins, le shérif est sans couilles et les prostituées sympathiques. Seul Duke a un peu de profondeur dans la réflexion qu’il se fera en fin d’album.

Une bédé western classique où les auteurs ne se mouillent pas, ne renouvellent rien, ne prennent aucun risque. Au lieu de nous offrir du neuf ou au pire, du réchauffé mais servi avec intelligence, ils restent bien dans les clous.

Ce n’est pas mauvais, c’est juste un plat sans goût.

Je vais vérifier si les albums suivants sont meilleurs et si les auteurs ont osé prendre des risques et jouer la carte de l’audace.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°48] et le Mois Américain – Septembre 2020 chez Titine et sur Fesse Bouc.

 

L’histoire en Bandes Dessinées – T1 – L’épopée sanglante du Far West * Face aux Peaux-Rouge et aux hors-la-loi : Joly

Titre : L’histoire en Bandes Dessinées – T1 – L’épopée sanglante du Far West * Face aux Peaux-Rouge et aux hors-la-loi

Scénariste : Octave Joly
Dessinateurs : Cicuendez & Hardy

Édition : Dupuis (1974)

Résumé :
Sous-titré « Face aux peaux-rouges et aux hors-la-loi », cet album est le premier d’une magnifique série consacrée aux petites et grandes histoires de l’Histoire.

Ce premier opus est consacré au Far-West en huit histoires :

« Maha contre le cheval de feu ». Les guerres indiennes contre le chemin de fer qui traversent leurs territoires…

« L’indienne mystérieuse ». L’expédition de Lewis, qui traversera les Etats-Unis, de la côte Atlantique à celle du Pacifique en 1804.

« Sous la menace du colt ». La vie de Samuel Colt, l’inventeur du révolver qui allait révolutionner les armes de poing.

« La momie au chameau ». Des chameaux au Texas. Les indiens en parlent encore…

« Le shérif intrépide ». La vie de Wyatt Earp, shérif de Dodge City.

« Duel à O.K. corral ». Ce titre veut tout dire…

« La diligence de la mort ». Tombée dans un précipice, oubliée, une vieille diligence, retrouvée par Buffalo Bill, sera le clou de son spectacle en Europe.

« Astor fonde Astoria ». La vie de John Astor qui, parti de rien, réalisera une immense fortune et une célèbre dynastie.

Critique :
Ceux qui me suivent depuis un certain temps savent que j’ai été biberonné aux bandes dessinées et que j’ai tété les mamelles de l’hebdomadaire Spirou que possédait mon père.

Chez nous, l’Oncle Paul, c’est un sacré personnage et c’était toujours un plaisir de lire ces belles histoires, ces petites histoires qui éclairaient la grande.

On s’instruisait en se divertissant, on apprenait des choses, on engraissait sa culture générale et on découvrait des tas de choses dont on ne soupçonnait même pas l’existence !

Servi par des dessins réalistes et réalisés par les plus grands auteurs de cette génération (Jijé, Piroton, Malik, Sirius, Hubinon) des années 60-70, les plus belles histoires de l’Oncle Paul ont régalé toute une génération de lecteurs de Spirou, dont moi, qui découvrait les vieux magazines conservés précieusement par mon paternel.

Cet album est donc une compilation, une anthologie de ces célèbres « Histoires de l’Oncle Paul » qui paraissaient dans l’hebdomadaire Spirou.

Ici, pas de chose gentillettes, même si nous étions dans un hebdo jeunesse, on n’est pas non plus dans le monde des Bisounours, et bien qu’on ne voit pas de sang dégouliner, on voit tout de même des morts, de l’esclavage, des gens riches donner des ordres à des plus pauvres ou des Blancs s’enfonçant de plus en plus dans les territoires des Indiens.

Ici, la version du duel à O.K Corral est moins tendre que celle parue dans un Lucky Luke, l’histoire des dromadaires est moins drôle que dans Les Tuniques Bleues et la construction du chemin de fer se fit dans le sang et non l’humour comme dans Lucky Luke.

Nous sommes dans de la bédé réaliste, avec des dessins loin des gros nez, et des scénarios qui doivent coller à l’Histoire, même si on la romance et que l’on ne sait jamais tout.

Ce fut un véritable plaisir de remettre la main dessus et de le relire. En plus, les pages sont plus épaisses que dans une bédé traditionnelle, ce qui donne la sensation d’avoir plus que 44 pages.

Mais hélas, on arrive au bout de l’aventure et il nous faut refermer le livre, avec un soupir de tristesse, mais avec la sensation que l’on vient de vire une folle épopée !

Du tout bon. Rien à jeter.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

Lucky Luke – Tome 12 – Les Cousins Dalton : Morris & René Goscinny

Titre : Lucky Luke – Tome 12 – Les Cousins Dalton

Scénariste : René Goscinny
Dessinateur : Morris

Édition : Dupuis (1958)

Résumé :
Les frères Bob, Grat, Bill et Emmet Dalton sont morts. Leurs cousins Joe, Wiliam, Jack et Averell Dalton sont bien vivants et veulent venger la mort de leurs cousins en tuant Lucky Luke. Malheureusement pour eux, ils sont de très mauvais bandits.

Après plusieurs semaines de pratique, ils deviennent de terribles desperados. Ils réussissent à capturer Lucky Luke et vont le convaincre de devenir un criminel.

Critique :
♫ Tagada tagada voilà les Dalton ♪ Y font peur à personne ♪ C’est pas les vrais frères Dalton ♪

Ben non, les cousins Dalton, ils ne font peur à personne !

Leur têtes sont mises à prix pour 5 ou 2,5$, Averell n’est même pas recherché, c’est vous dire leur cote de popularité quand on sait que la tête de Bob Dalton culminait à 50.000$.

De plus, ils sont pitoyables au tir, nullissimes dans l’attaque des diligences et niveau boxe, ce sont des gros loosers !

Ils font sourire tout le monde, sauf Lucky Luke qui comprend, à un moment donné, que les Dalton ont évolués après s’être soumis à un entrainement drastique !

Ici on sent bien la patte de Goscinny dans le festival de gags qui nous est offert à chaque page !

Si Morris s’était tiré une balle dans le pied en faisant mourir les véritables frères Dalton, en créant les cousins Dalton, c’est une mine d’or qu’il a trouvé ! Mine d’or en gags, en humour, en situation cocasse, en personnages hauts en couleur et en rentabilité…

De plus, si l’humour est archi présent et les bons mots aussi, si le scénario est au top, on peut dire aussi que Morris nous sert un album avec des dessins moins grossiers car dans les premiers tomes, c’était pas vraiment la gloire.

Goscinny est aussi un scénariste futé car même s’il ne donnera de la profondeur qu’à seulement deux des Dalton dans tous les albums suivants (Joe et Averell), il a eu aussi la bonne idée d’en faire des types plus bêtes que méchants, des forts en gueule mais rien de plus, des bandits qui, malgré leur défaut, plairont aux lecteurs, à tel point que nous sommes toujours heureux de les voir entrer en scène.

Pire, dans cet album, on dirait même que Lucky Luke est un peu en retrait par rapport à la fratrie Dalton, même s’il leur jouera des tours pendables très drôles.

Notons que pour la première fois, Lucky Luke boit du coca en bouteille, avec une paille et qu’il cite nommément la marque.

Internet me signale que cette habitude ne constitue pas un anachronisme car la boisson gazeuse est apparue en 1886 et les méfaits des frères Dalton datent du début des années 1890, ceux de leurs cousins ne pouvant donc qu’être postérieurs.

Cela permettra aussi au duo de nous démontrer une fois de plus la rapidité au tir de Lucky Luke qui, sans lâcher sa bouteille de coca, dégaine, tire, et reprend sa bouteille qui est toujours au même niveau…

Graphiquement, l’album est une réussite, scénaristiquement aussi, avec une profusion de jolis petits gags, de situations très drôles, avec des Dalton qu’on aime déjà pour leur bêtises, leur méchanceté drôle et leur côté gros looser.

Anybref, je ne me lasse pas de lire et relire les anciens albums de Lucky Luke, ceux publiés chez Dupuis et j’avoue ne pas retrouver cette magie, cette nostalgie, cette ambiance, dans ceux publiés chez Dargaud (que je viens de découvrir mais pas encore chroniqué).
Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le « Mois Américain – Septembre 2017 » chez Titine.

PeaceMaker – Tome 3 : Ryoji Minagawa

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Titre : PeacrMaker – Tome 3

Auteur : Ryoji Minagawa
Édition : Glénat (18/01/2012)

Résumé :
Toujours à la recherche de son frère, Hope Emerson se retrouve pris avec ses compagnons dans le piège d’Iconoclast, la ville champ de bataille.

Parviendront-ils à sortir vivants de cet enfer où tous les coups sont permis ?

peacemaker-tome-3-tome-3Critique :
Continuerais-je cette série ou pas ? Oui, sans doute encore un tome pour voir si ça me plait toujours et si non, je l’abandonnerai sans un remords, mais avec des regrets car j’aurais aimé suivre les aventures de nos amis les flingueurs (qui ne sont pas des Tontons).

Où le bât a-t-il blessé ? Dans le fait que j’ai l’impression que ce tome n’est là que pour nous promener dans une grosse baston entre tireurs en tout genre et de nous remplir un numéro sans devoir trop se casser le cul pour le scénario et son avancée.

Nos amis, tout juste échappés de la ville Tarkus étaient en train de souffler un brin et les voici surpris et emprisonnés par Conny, une Crimson Executer des plus charognes, des plus infâmes, des plus difficile à vaincre car capable de dissimuler son « aura » aux autres, mais capable de sentir sur des autres.

Elle aurait pu les flinguer sur place, mais préfère les faire entre dans la ville d’Iconoclast, une ville en ruine, une ville qui ni plus rien d’autre qu’un vaste champ de bataille où s’affrontent et s’entretuent des duellistes, des mercenaires, des ninjas, des terroristes, des snipers, des bandits…

Celui qui survit est proclamé le vainqueur. Bien entendu, il n’y a pas de règles, hormis celle de tirer plus vite que les autres et tous les coups vaches sont permis !

Ma foi, ce genre de scènes dans une ville en ruine aurait été balaise pour un tome final, mais pas vraiment pour un tome 3 car on n’a pas l’impression d’avancer d’un poil dans leur affaire…

Les dessins de la ville en ruine sont super, nos amis vont devoir se sortir les tripes pour vaincre Conny la maîtresse des lieux, celle qui n’a jamais été battue sur son terrain de jeu et Hope va nous montrer qu’il est capable de développer un aura puissant. Oui, nous flirtons souvent avec le fantastique.

Pas de temps mort, certes, des tas de morts, of course, des combats en veux-tu en voilà, du sang, des tripes – ah ben non, ça reste propre quand même – et des duels sans la musique enivrante d’Ennio Morricone.

Niveau action, j’ai été servie, mais niveau avancée de leur enquête, je me sus sentie frustrée.

C’est pour cela que j’hésite à poursuivre cette série… Ma foi, si je trouve les suivants en seconde main, je risquerai le coup, parfois, on a un tome un peu fourre-tout et ensuite, ça repart.

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Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, Challenge « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur et Le Mois du polar 2017 chez Sharon.

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Peace Maker – Tome 2 : Ryoji Minagawa

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Titre : Peace Maker – Tome 2

Scénariste : Ryoji Minagawa
Dessinateur : Ryoji Minagawa

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
Peace Emerson et ses compagnons franchissent la mer vers une terre inconnue, à la recherche de son frère.

Mais la traversée ne sera pas de tout repos : ils sont toujours la proie des tentatives d’assassinat des Crimson Executers, et ce ne sont là que les préliminaires des nouveaux dangers et des révélations qui les attendent sur le nouveau monde de Tarkus.

peace-maker-9782723480413_pgCritique :
Avec beaucoup de retard je viens de découvrir la suite des aventures de Hope Emerson, un tireur émérite et de ses deux compagnons de route : Kyle Palmer, l’intello et Beat Gabriel, un tireur tout aussi excellent que Hope.

Sans oublier la petite Nicola Crimson, fille du chef des Crimson Executer, recherchée par les membres de sa « famille » depuis qu’elle a pris la fuite et qu’elle est protégée par Hope Emerson et ses deux amis.

On commence par un voyage mouvementé à bord de ce qui ressemble furieusement à un transatlantique (et je ne sais pas vraiment en quelle époque nous sommes) en direction de Tarkus.

Pas le temps de se reposer, ça fuse de partout avec le Crimson Executer qui veut faire sauter le paquebot. Va falloir toute l’ingéniosité de Kyle et l’adresse au tir de Hope et de Beat pour en venir à bout et terminer façon croisière s’amuse, enfin !

Le pays de tarkus a tout du Moyen-Orient de par la physionomie de ses habitants et de leur habillements. Et si on pensait se reposer un peu, c’est rappé de nouveau !

Ce deuxième tome met en avant du suspense et des tirs de fous, réalisés à pleine vitesse dans une des premières voitures Ford ou sur une motocycle qui commence par « Harley »…

Bon, on va me la faire à moi, c’est tout bonnement impossible de ne jamais rater ses cibles quand on fonce à toute berzingue, mais on n’est pas ici pour le réalisme des choses mais plus pour le fun et passer un bon moment en faisant parler la poudre.

On a des mystères, de l’action, de la morve de gamine qui coule de partout, des magouilles, un assassinat qui a tout de politique et sans doute une injustice quand au coupable présumé.

Ma foi, je passe un bon moment avec nos tireurs professionnels, j’apprécie les personnages principaux, leurs côtés sombre héros et j’ai bien envie de savoir ce qui va leur arriver dans l’avenir.

Verdict ? Je continue la série !

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017).

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Peace Maker – Tome 1 : Ryoji Minagawa

Peace Maker - Tome 1 - Ryoji Minagawa

Titre : Peace Maker – Tome 1

Scénariste : Ryoji Minagawa
Dessinateur : Ryoji Minagawa

Édition : Glénat (2011)

Résumé :
L’Ouest sauvage version manga.

Hope Emerson, fils du célèbre Peace Emerson, a hérité de son père l’étrange technique du Spot Burst, un tir multiple qui fait de lui le gunner le plus redoutable de l’Ouest des États-Unis.

Un talent qui finalement le transforme en cible pour tous les mercenaires désireux de se faire un nom… ou mandatés par un riche millionnaire du nom de Philip Crimson qui semble étrangement déterminé à l’abattre.

peace-maker-blog_mCritique :
La critique disait que c’était un seinen musclé absolument jouissif et, bien qu’il me faille plus pour me faire jouir (on parle bien de littérature, je vous jure), j’ai tout de même passé un agréable moment avec ce manga à la sauce western.

Pour ceux qui ne sont pas amateurs de mangas dans l’âme, un seinen est un manga pour jeune homme de 15 à 30 ans.

Hope Emerson est une jeune homme affamé, avec un air un peu bête, et transportant dans son sac un magnifique Colt Single Action Army, appelé aussi un « pacificateur » mais qui refuse de s’en servir pour tuer des innocents.

À première vue, tout le monde prend Hope Emerson pour un guignol, un mec qui ne sait pas se servir d’une arme, mais si, il peut le faire ! Yes, he can ! Par contre, par dans des duels pour gagner de l’argent, mais pour tuer des bandits et des salopards.

Un Lucky Luke sans cheval, sans cigarette, sans Rantanplan et sans les Dalton, mais Hope tire aussi vite que lui, bien que pas plus vite que son ombre.

Si l’auteur reprend les codes du western spaghetti, il les mets à sa sauce et sans les pâtes, je dirais car bien que nous ayons des gens qui voyagent dans des attelages tirés par des chevaux (y aurait-il un magaka qui sache dessiner les chevaux correctement et les traits d’attelage aussi ??), les villes sont construites en dur et nous n’avons donc pas le charme des maisons en planches de nos bons vieux western.

Exit aussi les cow-boys juchés sur leurs selle, montant leurs fidèles destrier. Par contre, nous avons des bandits, les « Crimson Executers » au look assez étrange : un géant maniant avec aisance une mitrailleuse, qu’on vient de l’inventer, apparemment puisque Hope Emerson n’en avait jamais vue (Gatling en inventa une en 1862, mais a la taille d’un petit canon et il y avait aussi les Nordenfeldt et Gardner en 1880, en autre, mais pas aussi épurée que celle du manga), ou un grand type aux yeux qui font peur et entièrement recouvert d’une protection contre les balles.

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Autre bizarrerie, il ne semble pas y avoir de shérif ou de police dans les villes car je n’ai pas vu l’ombre d’une étoile. Étrange…

Les dessins sont corrects, hormis les chevaux et certains visages qui laissent à désirer et à chaque méthode de tir nouvelle, on nous explique son nom et la manière dont elle est exécutée, ce qui donne plus de réalisme à la chose.

Les dialogues sont assez drôles, avec, notés en tout petit sous le dialogues, comme si on les avait ajouté après.

On a du mystère avec la tuerie entière dans le village de Faden, dont Nicola, petite fille, semble être l’unique survivante (on en apprendra plus sur elle au fil des pages), le souffle de la future grande aventure à la fin de ce premier tome, de l’humour, un personnage principal qui a tout du looser qui ne sait pas garder 1$ sur lui, ni jouer au cartes, qui ne donne pas non plus l’impression que c’est un excellent tireur car il ne la ramène pas.

Une belle découverte que je compte poursuivre avec les tomes suivants, ne devant pas attendre deux mois pour lire la suite.

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur, le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

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CHALLENGE - Il était une fois dans l'ouest - BY Cannibal Lecteur