Durango – Tome 9 – L’or de Duncan : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 9 – L’or de Duncan

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : Alpen Publishers (1990) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Lucy Steelgrave et Durango suivent les dernières volontés de Duncan, qui voulait mettre sa fille à l’abri du besoin. Il a indiqué la cachette d’un trésor dans la région où il était autrefois shérif.

Dans le même temps, un condamné nommé Ryan s’évade et part lui aussi à la recherche du trésor : il s’agit de l’ancien adjoint de Duncan, qui avait rassemblé le trésor en magouillant au cours de son mandat.

Arrivés à destination, Durango et Lucy se font dérober la carte par la bande de Dragon Lily, une femme desperado.

durango09pl_3690Critique :
♫ Regarder devant soi ♪ Sans jamais baisser les bras, je sais…♪ C’est pas le remède à tout, ♫ Mais ‘faut se forcer parfois… ♫ Lucy, Lucy dépêche toi, on vit, ♫ On ne meurt qu’une fois… ♪ Et on n’a le temps de rien, Que c’est déjà la fin mais… ♫

Non, non, je vous rassure de suite, Durango ne s’est pas à mis à pousser la chansonnette pour Lucy l’ex-madame Steelgrave dont il devait jouer au bodyguard lors d’une partie de chasse (voir le tome 8).

Là, ils auraient tout deux envie de chanter « Elles sont où les pépètes à Duncan ?? ».

Allez, c’est parti pour une chasse au magot, plus violente que celle de Fort Boyard, parce que à côté de Dragon Lilly, les tigres du Fort ont l’air de minous inoffensifs.

Cet album est la suite du précédent « Une raison pour mourir » et même si on pourrait lire les deux indépendamment, il est conseillé de se faire le diptyque.

Ici, tous les codes de la chasse au magot enterré sont respectés, de la carte dessinée qu’on se fait chouraver, de l’emplacement exact qu’il faut demander à une autre personne qui n’a rien trouvé de mieux que de casser sa pipe (c’est bête, hein ??), du cheminement dans la montagne, en passant par d’autres gens qui veulent le magot aussi, qui vous suivent, vous kidnappent, vous font boire la tasse…

— Toutes les tombes ne sont pas aussi muettes qu’on le dit…

Sans oublier le bon vieux cimetière et les coups de feu pour la possession du magot.

Les dialogues sont piquants, violents, avec une pointe d’humour noir que j’ai adoré.

— SALOPERIE !! ASSASSIN ! C’ÉTAIT MON DERNIER NEVEU !
— Il fallait en faire des pasteurs ou des chefs de gare, si tu y tenais tant que ça, à tes neveux !

Le scénario est maitrisé, on n’est plus dans des villes aux prises avec des bandits sans foi ni loi, même si cet album possède son lot de serpents à sonnettes, dont une femme, Dragon Lilly.

Notre tireur au Mauser et aux yeux d’émeraudes devra encore se tirer d’un sale guêpier, mais on le connait bien, l’animal, il cause pas beaucoup, mais il agit vite et bien.

— Ce voyage est interminable… surtout en compagnie d’un oiseau sinistre qui ne dit pas trois mots par jour.

Encore un album que j’ai pris plaisir à relire pour la 36ème fois au moins.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

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CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - Cow-Boys

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Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir : Yves Swolfs

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Titre : Durango – Tome 8 – Une raison pour mourir

Scénariste : Yves Swolfs
Dessinateur : Yves Swolfs

Édition : des Archers (1988) / Dargaud (1988) / Alpen Publishers (1991) / Les Humanoïdes Associés (2006) / Soleil (2007)

Résumé :
Durango est engagé par M. Steelgrave afin de le protéger ainsi que sa femme lors d’une partie de chasse. Cependant Lucy Steelgrave a d’autres projets : elle souhaite assassiner son mari avec la complicité d’une bande de desperados dont elle connaît bien le chef.

Durango, séduit par Lucy, est assommé et Steelgrave est tué, tout comme ses employés. Un vieux cow-boy, Duncan, aide alors Durango à retrouver la bande de Lucy, qui commet de nombreux meurtres, au désespoir de cette dernière.

Après un braquage conçu et mis en œuvre par Lucy et ses complices, Durango et Duncan anéantissent la bande, Lucy exceptée.

Critique :
Chienne de vie pour Durango, tout de même ! À peine entré dans la rue principale et boueuse d’une petite ville que déjà, on lui tombe sur le râble !

On se calme les mecs ! Laissez-lui au moins le temps d’attacher son cheval avant de lui sortir cette vieille affiche ou le beau visage de notre Blondin s’étalait sous un « Reward ».

Il est amnistié, notre bellâtre qui tire plus vite que l’ombre de Lucky Luke… Mais on ne l’écoute jamais, alors, ben, pour les trois gogos, ce sera « Bardaf, c’est l’embardée » et  » un allez simple pour le terminus des prétentieux ».

Dans ma tête, Whitney Houston est en train de chanter « I will always love you » car notre Durango vient d’être engagé par le riche maire de la ville à servir de garde du corps à son épouse, une top biche qui aimerait aller chasser alors que ce n’est pas vraiment la saison… Bodyguard le retour ?

Intraitable qu’il est notre Durango, avec la jolie blonde qui se rend compte que son mari a engagé un homme qui est incorruptible, dangereux et têtu et qui, ayant passé un contrat avec le mari, ira jusqu’au bout, même si elle surenchérit.

Retour dans les plaines plus chaudes des États-Unis, exit la neige de Loneville, exit la ville sans foi ni loi, mais bien des mystères avec cette épouse qui veut tout d’un coup aller chasser le gros gibier alors que ce n’est pas la saison et que pour cela, il faut aller assez loin.

Une fois de plus, on tire, dans tous les sens, et surtout dans des bandits, on se fait taper dessus, on se fait avoir, on piste des méchants et on finit tout ça avec une nouvelle inattendue et une suite au prochain épisode.

Certes, ça ressemble à du convenu au niveau de certaines situations, mais lorsqu’on est plongée dans un Durango, tout le reste s’efface et il ne reste que l’homme aux mitaines de cuir…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « Il était une fois dans l’Ouest » chez The Cannibal Lecteur,  le RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires et « Le Mois Américain 2016 » chez Titine.

CHALLENGE AMÉRICAIN 2016 - The magnificent seven