Black-Out – Demain il sera trop tard : Marc Elsberg [LC avec Stelphique]

Black-Out-Demain-Il-Sera-Trop-Tard

Titre : Black-Out – Demain il sera trop tard

Auteur : Marc Elsberg
Édition : Piranha (2015) / Livre de Poche (2016)

Résumé :
Et si le monde que nous connaissons, dépendant de l’électricité, était sur le point de disparaître ? Thriller européen brillamment mené, Black-out plonge le lecteur dans une réalité qui pourrait être demain la nôtre.

Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités.

Un flic français d’Europol, Bollard, se décide enfin à l’écouter, mais piégé par des d’e-mails compromettants, Manzano devient le suspect n° 1.

Face à un adversaire aussi rusé qu’invisible, alors que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et que plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de millions d’êtres humains, commence pour Manzano une véritable course contre la montre.

AmericanBlackout_08Critique : 
« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé »… La preuve, s’il en est, c’est que lorsqu’on nous la coupe durant quelques heures ou quelques jours, nous retournons au Moyen-Âge jusqu’à ce que nous la retrouvions !

Qui ? Quoi ? Mais la fée électricité, bien sûr ! Sans elle, nous sommes perdus, pestant contre des interrupteurs sans vie et tout ce qui ne fonctionne plus une fois qu’elle disparait. Un jour de black-out, notre Jacquouille n’aurait jamais pu faire « Jour, nuit, jour, nuit ».

Dans ce roman scientifique qui a des relents d’anticipation – mais pas de science-fiction – toute l’Europe est plongée dans le noir. Toute ? Oui, personne ne résiste, hormis quelques citoyens lambdas qui possèdent un puits, se chauffent au bois ou ont un groupe électrogène. Sont pas légion, je vous le dis. Et là, ils ont des tas d’amis !

Si le début est un peu lourd à lire, c’est en raison de la présentation d’un tas de protagonistes qui vont nous faire vivre leur vie sans courant, de la présentation des personnages principaux, dont Pierro Manzano, l’ex-hacker italien du Net et de quelques notions techniques que l’auteur est obligé de nous envoyer, afin de nous mettre au jus.

Ensuite, le récit s’écoule libre comme du courant pour nous délivrer du 220 volts dans le corps et les gencives.

Leur mission la plus importante n’est donc pas l’approvisionnement optimal des populations et de l’industrie en énergie, mais la réalisation de profits.

Voilà ce qu’avaient montré les incidents des décennies passées : les experts les tenaient pour impossibles – puis, un jour, ils avaient eu lieu.

On découvre, horrifié, tout ce qui pourrait arriver en cas d’arrêt général de l’électricité suite à des sabotages et je vous jure que ça fait froid dans le dos parce que nous n’y sommes pas préparé, sauf si vous êtes minimaliste ou survivaliste !

Le confort matériel augmente. Le courant vient directement de la prise. Depuis des générations. Les gens n’y font même plus attention ! C’est normal pour eux.

L’homme est un animal et y retourne en quelques jours, dès qu’il n’a plus rien dans sa gamelle, en fait.

Une devise du MI5 anglais : “quatre repas avant l’anarchie”.

Un récit qu’on dévore les yeux grands ouverts, une bougie allumée à côté, parce qu’on ne sait jamais…

Des personnages attachants, des situations de panique décrites aux quatre coins de l’Europe – oui, on voyage ! – des émotions fortes, surtout à l’hôpital et des situations catastrophiques avec une centrale nucléaire et un rappel de très mauvais souvenirs d’il y a 30 ans (en moins grave).

C’est un récit plus tendu qu’une corde de tente ou que celle d’un string, avec du rythme, sans perte de vitesse, sans trop de voyeurisme non plus, glaçant, prenant, bourré de suspense et sans trop d’illogismes (et s’il y a, ils sont expliqués par l’auteur). Un récit tout de qu’il y a de plus réaliste, hélas !

Un scénario béton pour un thriller technologique de haut vol, des frissons de peur et la grosse question que je me suis posée « Qu’est-ce que je ferrais, moi, dans pareille situation ? Partage or not partage ? ».

Offre et demande n’ont rien à voir avec justice ni éthique. Et puis, surtout, il leur fallait cette essence.

Non, non, ceci n’est peut-être pas une fiction…

Allez, je vais aller me faire un stock de cierges et de nourriture lyophilisée qu’on réhydrate en faisant pipi dessus… Parce que demain, il sera peut-être trop tard !!

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Ça faisait longtemps qu’il me faisait de l’œil, un coup, sur les étalages de la librairie qui l’ont super bien mis en avant, d’autre part sur la blogosphère avec des avis enthousiastes. J’ai cédé (évidemment), mais je l’avais laissé de coté, et voilà ma chère binôme qui me lance cette idée de LC…. Et bien évidemment, que je fonce !!!!!!!

Synopsis :
Et si le monde que nous connaissons, dépendant de l’électricité et des nouvelles technologies, était sur le point de disparaître ? Par une froide soirée d’hiver, les lumières de Milan s’éteignent. Puis c’est au tour de la Suède, de l’Allemagne, de la France… : partout en Europe, le réseau électrique est en train de lâcher. Menace terroriste ou défaillance technique ? Tandis que l’Europe s’enfonce dans l’obscurité et cède à la panique, plusieurs centrales nucléaires menacent la vie de million d’êtres humains.

Une véritable course contre la montre commence alors pour Manzano, ex-hacker italien, croit savoir qui est responsable et cherche désespérément à en informer les autorités. Thriller européen brillamment mené, Black-out plonge le lecteur dans une réalité qui pourrait être demain la nôtre.

Les personnages :
Je crois que c’est le seul point que je vais un peu chipoter. Il m’a manqué cet attachement avec eux. Il est d’une part très difficile de se projeter dans chacun des protagonistes de part leur métier respectifs trainant dans les « hautes sphères », mais en plus, il m’a manqué un poil d’émotions humaines… À trop se concentrer sur l’action, on y perd en affection.

L’auteur a choisi de faire son principal personnage, un hacker. Idée originale, il tenait vraiment une idée à exploiter à fond, il aurait pu nous donner plus de détails sur leurs façons de « penser », la différence entre les White et les Black Hat, leurs agissements, leur passé…. J’aurai aimé qu’il se centre un peu plus sur Manzano, plutôt que sur cette multitude de personnages, même si bien sur, ils servent à la résolution du Problème.

Voilà, il m’a manqué ce rapprochement de lecteurs/personnages pour que ce livre soit un coup de cœur !

Ce que j’ai ressenti :… Une effrayante situation à vous glacer le sang !
Même s’il m’a manqué cette complicité avec les personnages, coté thriller, on est servi !  Difficile de lâcher ce livre, une fois qu’on l’a commencé ! Rythme soutenu, tension insoutenable… Tels sont les maitres mots de cette lecture.

L’angoisse d’une telle éventualité nous tenaille bien au delà du simple divertissement, l’auteur arrive à réveiller une de nos peurs les plus profondes: celle du Noir. Le Noir absolu, le Black-Out Total sur tout un continent, voire de la planète entière.

Et avec notre génération d’hyper-connexion, la Fée Électricité ne peut pas se permettre de disparaitre d’un coup de baguette magique ! Nous ne en relèverions pas de sitôt !

Suivre pas à pas, la lente mais déplorable conséquence d’un tel phénomène, nous emmène à de grandes réflexions.

Black-out, c’est un roman intelligent, précurseur, un savant mélange d’anticipation derrière la fiction.J’ai été charmée de ce point, l’auteur dit dans ses remerciements: « Si Blak-out, en plus de quelques heures captivantes, pouvait vous transmettre quelques connaissances ou n’être qu’une petite incitation à réfléchir, je m’en réjouirais ». 

Pari réussi, Monsieur Elsberg! Je pense que ce livre met en évidence certaines failles de systèmes, de grandes questions à débattre, et une effarante situation qu’on espère ne jamais voir se réaliser.

« L’argent régit le monde, comme on dit. » (…).
« La question est donc de savoir qui régit le monde quand il n’y a plus d’argent ? ».

— Peut-on croire sérieusement, intervint quelqu’un, que quelques jeunes gens, quelques geeks, soient capables de plonger la civilisation occidentale dans sa crise la plus grave, et le monde dans la situation de conflit la plus sensible depuis la seconde guerre mondiale ?

Il arrive à nous offrir une vision d’ensemble d’une puissance anéantie, avec ce découpage de lecture par ville, la lumière d’espoir met un temps infini à revenir, et pendant ce temps les ténèbres envahissent nos chers compatriotes et leurs voisins. Je vous le dis, c’est saisissant, effrayant!!!

Demain, il sera trop tard pour lire ce livre, car demain arrive plus vite qu’on ne le pense, lisez le, il est d’utilité publique et vous rendra un tout petit moins naïf sur notre futur interconnecté à outrance… Je vais donc de ce pas, aller me faire un potager et installer une cheminée… Juste au cas où…. Je vous le dis, j’ai eu trop peur !!!!!^^

Ma note Plaisir de lecture fee clochette 7/10
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Revival : Stephen King [LC avec Stelphique]

Revival - Stephen King

Titre : Revival

Auteur : Stephen King
Édition : Albin Michel (Septembre 2015)

Résumé :
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaitre !

Revival - SKCritique : 
Entre le King et moi, ce ne fut pas toujours « Love me tender » mais comme une vieille histoire d’amour, je reviens souvent vers lui.

Le King, c’est un vieil amant qui me fit atteindre des sommets de plaisir littéraire avec sa plume.

« La vie est une roue et elle revient toujours à son point de départ ».

Là, je suis embêtée parce que en lisant ce King, mon cœur n’a pas fait Bong, ni même Boum.

Non pas que ce King soit de la daube, non, n’exagérons pas, ce serait mentir, mais il lui manque un petit je-ne-sais-quoi pour qu’il ait l’étoffe des Grands Romans du King.

C’est comme une praline que tu adores et là, tu as l’impression qu’elle n’est pas tout à fait comme d’habitude.  Y aurait-il quelques gouttes d’huile de palme cachée ?

Où c’est que le bât a blessé ? C’est là que les Romains s’empoignèrent, que les Athéniens s’atteignirent et que les Parthes partirent parce que je ne sais pas où. C’est fugace, mon petit Fougasse.

Le début du roman est assez lent mais cela ne m’a pas dérangée car le King plante ses personnages principaux et secondaires et arrose le tout afin de les faire grandir et évoluer.

J’ai aimé ces passages avec le petit Jamie Morton, 6 ans, petit garçon charmant, attachant, espiègle et jouant avec ses petits soldats début des années 60. Une famille américaine moyenne, des parents normaux. Une famille bien dépeinte, une fois encore.

Quant au révérend Charles Jacobs et bien, c’est un homme d’église comme je les apprécie alors que le résumé laissait présager un prédicateur zélé digne d’une secte puisqu’il était dit dans le 4ème de couverture qu’il avait « ensorcelé les habitants de Harlow (Maine) en quelques jours ».

Maudit 4ème de couverture qui nous fait interpréter des trucs qu’il ne faut pas !

Alors que Charles Jacobs est juste un homme charismatique avec une jolie épouse et un petit garçon qui sera la coqueluche des autres enfants. Bref, rien d’un zinzin ou d’une grenouille de bénitier, le révérend ! J’avais même pas envie de le bouffer, c’est dire comme j’appréciais le personnage.

Le Terrible Sermon qu’il prononça un jour était bien écrit, il reflétait bien le discours d’un homme qui doute, qui souffre, qui perd la Foi, mais le problème est qu’il n’y avait personne dans l’assemblée pour lui répondre et réfuter une partie de ses paroles.

— Qu’elle ait été à jeun ou pleine comme une barrique, ça ne change rien. Mario Andretti lui-même n’aurait pas pu éviter cette collision. Le révérend Jacobs a eu raison sur un point : les gens veulent toujours trouver une raison aux malheurs de la vie. Des fois, il n’y en a pas. 

J’aurais aimé une joute verbale entre un qui croyait toujours et lui qui ne croyait plus. Là, c’est trop facile d’accuser son chien d’avoir la rage parce qu’on veut le noyer. Le coupable de son ire était mal choisi. Anybref !

Ensuite, dans la seconde partie, ça se corse, on prend de la vitesse avant de ralentir un peu pour ensuite relancer la machine, telle une fusée propulsée par un ouragan rempli d’éclairs et pas au chocolat.

Malgré le style du King, malgré ses personnages travaillés, malgré ses piques traditionnelles contre les citoyens des États-Unis, malgré son fil conducteur, malgré sa charge contre la bêtise des gens qui, quand la médecine ne sait plus rien faire, sont prêt à se tourner vers le grand n’importe quoi (mais je peux les comprendre), malgré ce beau portrait musical des Sixties, malgré le final terrible et terrifiant de par ses conséquences (pas par ce que le King décrit), le tout manquait de sel et de piment.

Outre le fait d’être réservés par nature et par éducation, les Yankees ont aussi tendance à se complaire dans les préjugés de race et de religion. Trois ans plus tard, au collège de Gates Falls, j’ai entendu un de mes professeurs dire à un autre sur un ton d’incompréhension indignée : « Mais enfin, pourquoi être allé assassiner ce révérend King ? Pour l’amour du ciel, c’était un bon nègre ! »

Qui a dit « un bouquin branché sur courant alternatif » ? Lehane-Fan, merci ! C’est ce que je cherchait et tu as mis les doigts dans la prise afin de m’éclairer !

Le pire, c’est que JAMAIS la lecture ne m’a ennuyée, jamais je n’ai décroché, j’ai lu le roman avec passion, je me suis attachée à Jamie Morton, j’ai eu mal pour lui quand il était enfoncé dans sa merde, j’ai aimé le suivre, je me suis attachée au révérend Jacobs, j’ai aimé l’histoire, le scénario, la plume, la charge contre ces religieux qui n’ont de religieux que le nom, ces marchands du Temple qu’un jour, un certain Jésus foutu dehors à grand renforts de coup de pieds au cul…

Malgré tout ça, il manque un truc (et je suis incapable de vous dire quoi précisément) pour que ce roman aille trôner avec les autres au Panthéon des romans du King.

J’ai dû faire un court-circuit quelque part parce que je n’ai pas joui avec lui comme d’habitude.

Trois étoiles quand même parce qu’il ne manquait pas grand-chose pour en faire un Grand, mais sans ce petit truc qui manque, ÇA le fait un peu moins !

La curiosité est une terrible chose, mais c’est une chose humaine. Tellement humaine.

— Ils ne viennent pas ici pour voir la réalité, Jamie, ils veulent du fantastique.

Étoile 3

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016) et Le « Challenge US » chez Noctembule.

index LC

Pourquoi je l’ai choisi (par Stelphique) :
Ce mois ci, on a décidé de se faire le King sur le grill !!!!! Revival nous paraissait tout indiqué vu qu’il a déjà le conducteur !!!!!

Synopsis :
La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?

Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.

Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens… Et qu’il y a bien des façons de renaître !

Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie.

Les personnages :
Jamie et le révérend Charles Jacobs ont un destin lié, mieux connecté, on dirait ! Une sorte d’attraction qui va au delà de la raison, du raisonnable et de la religion. Un môme avec des yeux fascinés, le révérend en avait de la chance, mais la foudre s’en est mêlée, et leur histoire en a souffert….

Ce que j’ai ressenti :…Un roman au courant contagieux !
Le coup de foudre vous y croyez, vous ???!!!! Et la foudre plus puissante que Dieu ? Stephen King nous emmène entre les deux, dans un entre-deux électrique et électrisant, préparez vous à voir des éclairs partout !!!

« Vous pouvez faire confiance au Rev’. »

Il n’y a que le King pour créer une histoire teintée de religion communicatrice, d’électricité conductrice, de fanatisme magique, d’expériences au delà du réel…. Il n’y a que lui aussi pour nous emporter dans son monde, dans une lenteur calculée, dans son Amérique Rock’n’roll, avec des personnages charismatiques.

Il n’y a que lui également pour rendre hommage comme personne à ses auteurs qui ont révolutionner la littérature d’un doux frisson de frayeur.

Alors, oui ce livre est un exemple révélateur de son immense talent, bien sur qu’il y avait tous les ingrédients qui font tout son succès, et que je suis super heureuse de posséder ce nouvel opus avec cette couverture si magnifique !!!

Je ne peux quasiment rien reprocher à cette histoire, mais je ne sais pas, il m’a manqué le « petit quelque chose » pour que ce soit le coup de cœur, avant de faire naitre le coup de foudre. J’ai trop attendu cette fameuse fin, 400 pages avant d’atteindre le dénouement pour le fameux « Il s’est passé quelque chose »…

C’est ce temps d’attente que je regrette, j’ai l’habitude que le King prenne son temps, ce n’est pas cela qui m’a dérangée, mais d’habitude, il nous le fait languir en nous appâtant avec cette touche personnelle dont il a le secret, et là, je suis restée frustrée malgré cette super fin!

Peut être, de n’avoir pas eu de réelle explication sur cette électricité justement, oui peut être, que ça vient de là, elle arrive trop de nulle part, on ne sait pas d’où le Rev’ la prend sa source, cette fascination dévorante…..

« Ils ne viennent pas ici pour voir la réalité, Jamie, ils veulent du fantastique. »

Tout de même, ce tour d’horizon de la religion et ses dérives est à faire avec notre auteur chouchou ! Il connait tellement les tours et détours de certains prédicateurs qu’il arrive à nous éclairer sur les failles et gouffres dont certains arrivent à faire naitre à l’ombre de leurs obscures palabres.

Le Sermon a quelque chose de fascinant, moi je vous le dis !!!. Le rock’n’roll (et son packaging !) a aussi une place de choix au sein de ses pages, comme musique de fond en MI,  il accompagne à merveille!

On se plait vraiment à se perdre dans ses lieux guidé par le Maitre, on veut toucher de près cette énergie guérisseuse, on se laisse prendre au jeu de cette électricité bienfaitrice!

Revival est à lire, forcement, pour tout fan, même s’il faut s’armer de patience avant de voir où veut nous emmener le Roi de l’épouvante!

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 7/10

 

Revival : Stephen King [LC avec Stelphique – Intro]

♫ Mes biens chers frères, mes biens chères sœurs ♪ Reprenez avec moi tous en cœur ♪
♪ Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir
♪ Ne faites pas de boogie woogie ♪
♫ Avant de faire vos prières du soir
Maintenant l’amour est devenu péché mortel ♪
Ne provoquez votre Père Éternel ♫

— CANNIBAL, arrête de chanter, s’il te plait… tout les lecteurs sont partis en courant et Yvan a même battu le record du 400m haies ! Au fait, pourquoi tu chantes cette chanson d’Eddy Mitchell ? On doit parler du King, nous !
— Le King ?? Sérieusement ? De lui j’adore « In the ghetto ». Sa voix grave et chaude me rend toute chose. Je peux te le faire, si tu veux… ♫ As the snow flies ♫ On a cold and gray Chicago mornin’ ♫ A poor little baby child is born ♫
— Non, je voulais parler de STEPHEN KING, pas d’Elvis ! Pourquoi tu chantais du Eddy Mitchell, Canni ??
— Mais enfin, Stelphique, à cause de notre LC ! « Revival » que tu as proposé de lire. Babelio m’a dit que ça causait du charismatique Révérend Charles Jacobs qui ne mit que quelques jours pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine… Et tu sais, qui dit curé, dit Eddy Mitchell et son excellente chanson ! Donc, je chantais avant de partir bouffer du curé et du prédicateur zélé. Tu me connais, moi, je m’adresse directement au Big Boss, jamais à ses saints ou ses représentants !
— En effet, ses représentants, tu les bouffes, hormis quelques uns qui reçoivent ton respect. S’il te plait, Canni, tu arrêtes la chanson, merci. Ouvre ton roman à la page 1 et lis en silence, merci !
— [Longs soupirs] D’accord… Bon, vu les couvertures, on va parler aussi d’électricité, cette bonne fée qui nous apporte la lumière et sans laquelle notre café se ferait moins bien. [Enthousiaste] Allez, je vais réviser mon petit Tesla et Edison illustré pour pouvoir parler des dangers du courant continu à l’époque de l’inspecteur Murdoch !
— Totalement barrée, la Belette Cannibal, une fois de plus ! [Désespérée]