Nains – Tome 8 – Sriza du Temple : Nicolas Jarry & Paolo Deplano

Titre : Nains – Tome 8 – Sriza du Temple

Scénariste : Nicolas Jarry
Dessinateur : Paolo Deplano

Édition : Soleil (23/08/2017)

Résumé :
Sriza est un exorciste du temple, un cognar ayant fait voeu de combattre les démons et de protéger ses paroissiens.

Mais alors qu’une terrible tempête de neige recouvre la vallée, l’isolant ainsi du reste du monde, une horde de possédés attaque les villages enclavés. Sriza doit découvrir ce que cherchent les démons pour avoir une chance de les arrêter.

Critique :
— Ta mère suce des bites en enfer !

Non, non, rassurez-vous, je n’insulte pas votre mère et je n’insinue rien, mais vu que notre Sriza est un exorciste, il aurait pu tomber une fois dans sa longue vie sur ce genre de démon hurlant des insanités sur sa pauvre mère !

Mais au fait, je connais, moi, Sriza ! Bon sang, mais c’est bien sûr : on avait croisé sa route dans le tome 17 des Elfes ! Quelle bonne surprise.

Après avoir chassé les Démons, notre ami a une vie un peu plus calme en tant que prêtre dans la cité d’Ark’öm. Un prêtre qui n’hésite pas à foutre son poing dans la gueule de ses ouailles qui ne respecteraient pas les règles.

Sriza ne sera pas le seul nain dont j’ai déjà croisé la route avant, car nous retrouverons aussi Aral, celui du tome 3, déclaré Grand Traître de sa Race, et à qui on va faire la chasse car sur son chemin, on retrouve des villages entiers décimés !

Qui a fait ça ? Vous le saurez en lisant cette bédé et en chassant le Démon avec Sriza et sa team de guerriers plus fermiers que combattants, et pas toujours des Sherlock Holmes !

Heureusement que Sriza a un cerveau et un passé qui fait de lui en homme compétent dans la chasse au serial-killer de masse.

Mêlant habillement les moments du présent avec ceux de l’enfance de Sriza, ce tome ne vous laisse que peu de temps pour respirer et vous entraine dans une chasse à l’Homme (au Nain ? Au Démon ?) endiablée où il faudra être le plus rapide si on ne veut pas crever comme une bête dans les montagnes enneigées.

Dans ce tome, il y a l’histoire de deux jeunes enfants, au destin semblable, mais l’un est allé vers la lumière et l’autre vers l’obscurité, l’un sera Yoda et l’autre Dark Vador, jusqu’à l’ultime affrontement.

Les dessins ne sont pas aussi superbes que certains autres albums, mais ils se défendent bien et les décors sont d’une majesté qui donne envie d’aller s’y recueillir, s’il n’y faisait pas aussi froid.

Le final est dantesque, perfide, démoniaque. Bref, j’ai adoré !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

 

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Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk : Jean-Luc Istin & Diogo Saito

Titre : Orcs et Gobelins – Tome 1 – Turuk

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Diogo Saito

Édition : Soleil (25/10/2017)

Résumé :
L’orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d’une cité abandonnée. A l’exception d’un mystérieux archer cherchant à l’épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer.

Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu’est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s’éterniser, la nuit arrive et la mort avec…

Critique :
Le sexy XIII serait-il revenu sous les traits imposants d’un Orc ? Parce qu’un mec qui se réveille sans savoir qui il est, ni ce qu’il fait là, ça ressemble vachement à la saga XIII, non ?

En plus, tout comme le plus célèbre amnésique de la bédé, Turuk est plutôt beau gosse pour un Orc !

Tiens, à lui aussi on veut lui faire la peau. Décidément, c’est vraiment XIII en version fantasy.

Nouvelle série pour cette saga qui, après les Elfes et les Nains, s’attaque maintenant aux Orcs et aux Gobelins, tout en faisant tenir leurs histoires dans un Grand Ensemble scénaristique, puisque certains Nains vont chez les Elfes et certains Gobelins des Elfes auront leur Histoire dans cette nouvelle série.

Vous suivez toujours ? Non ? Retenez juste que tout le monde se mélange avec tout le monde et que tout cela reste foutrement cohérent ! Mais pas sexuel…

Une autre référence à l’univers des Elfes, ce sont les zombies, les goules, les morts-vivants qui veulent toujours vous faire des gros poutous puants. Ben oui, ils ont envahi le monde des Elfes, des Nains et des Orcs, puisque c’est le même monde. Élémentaire.

L’amnésie de notre géant vert sera de courte durée et principalement utilisée pour nous présenter la vie et le passé du beau Turuk, comment il est arrivé là, dans ce trou paumé et pendant que le scénariste nous présente son passé, Turuk se rend compte qu’il n’est pas seul dans ce village peuplé de zombies et qu’il n’est pas LE seul non plus à ne pas être infesté.

Va falloir se serrer les coudes pour s’évader.

Turuk, c’est l’Orc dont on aimerait avoir pour ami, un type qui ne vous lâche pas, sauf si sa vie est en danger, alors là, vous irez vous faire pendre ailleurs car Turuk partira sans vous. Turuk, c’est l’immonde salaud qu’on arrive pas à détester vraiment car en nous racontant sa vie et sa survie, il nous rend complice de ses exactions.

Dans ce premier tome, c’est de l’action pure et dure, mêlée à des mystères, une quête, une enquête et une fuite endiablée de nos amis pour tenter d’échapper aux bisous horribles de ces créatures en putréfaction qui sèment des morceaux d’eux un peu partout.

On pourrait croire le scénario éculé (rajoutez pas un « n » mal placé), mais non, car le scénariste arrive à insuffler du mystère et une tension énorme durant le périple des Orcs et de l’Elfe afin d’atteindre une zone où ils ne seront plus mis en danger.

— Cours, Forest, cours !

Sans oublier que, selon le célèbre Docteur House, tout le monde ment !

Le scénario est déjà bien travaillé, mais en plus, les dessins sont à tomber par terre tant ils sont superbes !

Alors, que demander de plus ? La suite, bien entendu ! Se sera avec Myth le voleur, puis avec Gri’im le vieux guerrier Orc en quête de vengeance, Sa’ar le gobelin, Dirty Dozen d’Ayraak, sans oublier l’orkelin La Poisse croisé dans le tome 18 de la série « Elfes ».

Sans être un chef-d’œuvre au niveau scénario, cet album tient toutes ses promesses et je me réjouis à l’idée de découvrir les aventures des Orcs et Gobelins !

3,9/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Elfes – Tome 11 – Kastennroc : Jean-Luc Istin, Héban & Kyko Duarte

Titre : Elfes – Tome 11 – Kastennroc                                                big_4

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte
Couleurs : Héban
Édition : Soleil (2015)

Résumé :
Kastennroc est une forteresse légendaire et imprenable. Les Elfes bleus et les Yrlanais tentent d’y piéger l’Elfe noire Lah’saa qui cherche, forte d’une armée de goules de cent mille têtes, à envahir les terres d’Arran.

L’armée des Elfes bénéficie du pouvoir du crystal bleu et d’un des plus puissants guerriers d’Arran : Redwin le nain. La guerre embrase Kastennroc et nul ne sait qui en sortira vainqueur.

Critique :
On sent maintenant que la série Elfes est bien lancée car on est loin du postulat de départ qui demandait aux différents scénaristes de la série d’éviter les fins ouvertes tout en se gardant la possibilité de faire une suite si le public répondait présent.

Maintenant, ils n’ont pas peur de vous dire que la suite, vous l’aurez au prochain épisode, et c’est tant mieux parce que la série est de qualité, tant au niveau des scénarios que des graphismes.

Avantages de la série c’est que, puisque l’on a des scénaristes et des dessinateurs différents pour les 5 races d’Elfes, les lecteurs ne doivent pas attendre un siècle entre deux albums.

Et ce 11ème tome, qu’est-ce qu’il vaut ? Niveau rigolade, faudra aller voir ailleurs parce que dans Elfes, on ne se marre pas beaucoup, c’est sombre mais foutrement jouissif parce que l’on retrouve tous les travers des humains chez nos amis les Elfes, dont celui de la soif de pouvoir.

Les dialogues sont souvent émaillé de petites piques sur l’Homme et notre société en prend pour son grade aux travers des aventures qui se passent chez les êtres aux longues oreilles.

— Vous voulez tuer vos ennemis, annexer d’autres territoires, vous désirez régner. Rien de plus que ne voulait le dernier tyran. Rien ne change, il en a toujours été ainsi. Une saison de paix est toujours suivie par une saison de guerre. Vous êtes la guerre. Vous pouvez me tuer, vous pouvez me torturer, il reste que vous ne me faites pas peur. Il n’y a qu’une chose qui me motive !
— Je suis impatiente de connaître cette chose, cher philosophe de la vie.
— L’or !

— Vous allez perdre et disparaître. Tous les tyrans finissent par succomber, c’est ce que nous apprend l’Histoire.

Dans cet opus, nous retrouvons nos amis les zombies, goules, morts-vivants que nous avions quitté dans un autre tome et force est de constater que le zombie, ça survit ! Cette armée va obliger les Elfes à s’associer avec les Humains pour tenter de stopper la progression de Lah’Saa, la dominatrice de ce troupeau de zombies qui aiment vous faire des bisous partout afin de vous bouffer ou de vous transformer.

Une nuit noire quand souffle le blizzard, bien trop tard il court sans espoir. S’en vient la mort froide comme la glace qui moissonne encore et encore. Quand il se relève la vie l’a quitté, la mort est en lui. Il erre et moissonne, il erre et moissonne la vie.

Vous vous souvenez de la bataille du gouffre de Helm ? Et bien, celle de Kastennroc lui ressemble fort avec des hordes qui montent à l’assaut des hautes murailles et d’un Elfe associé sur les remparts à un Nain, les deux se battant en harmonie…

Kastennroc l’inébranlable forteresse ! On dit qu’elle fut bâtie par les géants d’Ourann à la demande du roi Rekk. Une légende parmi les Yrlanais puisqu’il fut le seul à régner sur tous les clans. La forteresse fut créée pour protéger le nord du royaume des invasions orks. A ce jour, Kastennroc n’avait jamais été envahi.

Pas de temps mort, un Méchant qui n’a pas dit son dernier mot, des futurs cross-over que l’on sent venir avec les autres peuplades Elfes, des vieilles connaissances telles le Nain Redwin de la Forge et des allusions à des événements ayant eu lieu dans les autres tomes… C’est chaud bouillant durant toute l’histoire et on peste lorsqu’on arrive à la fin parce qu’on aurait pas craché sur 60 pages de plus, tellement c’est bon.

C’est tout ça et bien plus encore ce onzième tome.

Ajoutez du suspense, un traître à trouver, une défense à organiser, des dessins et des couleurs soignées, des personnages travaillés dont certains m’ont fait trembler de peur, tant je les apprécie, moi qui les suit depuis un certain temps.

Bref, une super saga qui ne m’a pas encore déçue et dont je suis in love <3. Une vraie love story entre nous, comme entre Scrat et sa noisette.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2015-2016).

Le sang des pierres : Johan Theorin

Sang des pierres - Johan Theorin
Titre : Le sang des pierres                                  big_2-5

Auteur : Johan Theorin
Édition : Le Livre de Poche (2013)

Résumé :
À la fonte des neiges, les gens du continent regagnent l’île d’Öland. Peter Mörner s’est installé dans la maison familiale, pour trouver la paix, loin de son père.

De sa luxueuse villa, Vendela Larsson regarde cette lande dont elle connaît tous les secrets. Gerloff, vieux loup de mer, a voulu revoir, peut-être pour la dernière fois, le soleil de son enfance…

Mais la mort rôde en cette nuit de Walpurgis qui célèbre traditionnellement la fin de l’hiver, et les drames du passé, dont témoigne la couleur rouge sang de la falaise entre la carrière et la lande, resurgissent…

Petit plus : Après le brouillard d’automne de « L’Heure trouble », l’hiver, saison du deuil, de « L’Echo des morts », Johan Theorin tresse ici un suspense virtuose où se mêlent présent et passé sur fond de réveil printanier des forces de la nature.

L’intrigue balance entre le présent de l’île et son passé pauvre et ténébreux, peuplé de noyés, de fantômes, d’elfes et de trolls. Pourtant, l’histoire parvient à se maintenir jusqu’au bout à la lisière du surnaturel sans jamais la franchir tout à fait.

Sang des pierres - ThéorinCritique : 
Deux suédois enfilés l’un après l’autre, c’est un peu indigeste… Je parle, bien entendu, de lire deux polars suédois l’un après l’autre ! Surtout que ce roman, comparé au précédent, n’est pas un foudre de guerre niveau rapidité de l’action.

L’auteur prend vraiment son temps pour nous amener là où il veut nous conduire et ça n’a tenu qu’à un cheveu de fées si je n’ai pas lâché ce roman après 100 pages, tant j’attendais – en vain – un cadavre !

« On peut mener un cheval à l’abreuvoir, mais on ne peut pas le forcer à boire » dit le dicton… mais puisque j’étais à l’abreuvoir, je me suis dit qu’il serait bête de ne pas continuer afin de voir ce qui lui valait l’étiquette rouge « Prix des lecteurs – Sélection 2013 ».

Rien de neuf sous le soleil de minuit avec ce polar qui se déroule sur l’île d’Öland, mais je ne regrette pas de m’être accrochée parce que le final est plus trépidant que tout le reste et niveau action, ça bougeait plus que le postérieur d’une danseuse de samba quadragénaire. Ce qui n’est déjà pas si mal, comparé au départ !

Les deux premiers crimes, ici, seront dû à un incendie criminel et c’est Peter Mörner, personnage principal, qui va mener sa petite enquête, plus pour en apprendre sur son père que pour en découvrir l’auteur. Il faut dire qu’il connait peu son père qui avait des activités un peu… Non, non, je ne dirai rien de ses activités, z’avez qu’à lire le livre, tiens !

Tiens, un autre crime ! Ah, il était temps !

Niveau personnages et contrairement au revêtement Téfal, ils sont très attachants, c’est d’ailleurs une des choses qui m’avait incité à poursuivre ma lecture.

Nous avons plusieurs personnages qui sont récurrents, sur cette île d’Öland, et j’ai apprécié que, durant la narration, nous fassions des petits crochets dans le temps, lorsque l’un ou l’autre des protagonistes se souvient de son jeune temps.

L’écriture est « simple », autrement dit, sans chichis, sans phrases alambiquées et les références aux fées et aux trolls sont légion, dans cette partie de la lande de l’île.

Bref, un roman agréable, aux atmosphères creusées (mais j’ai déjà lu des atmosphères plus mieux), assez lent, même si, a contrario, je l’ai lu en peu de temps. Par contre, je ne lui accorderai pas le « prix des lecteurs ».

Lu et passé un bon moment, mais sera oublié d’ici peu. Et puisque la légende raconte que sur cette île d’Öland, il suffit de faire un vœu en déposant une offrande pour les fées dans le creux d’une table en pierre, et bien, j’ai fait le vœu d’avoir une lecture « coup de cœur » pour le prochain livre.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), Lire « À Tous Prix » chez Asphodèle (prix des lecteurs 2013 – sélection)  et  « Un hiver en Suède » de Mes chroniques Littéraires (plus au Marathon Lecture organisé par elle-même le 22 & 23 mars 2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)Winter on the island IICHALLENGE - À tous prix

Elfes – Tome 1 : Le Crystal des Elfes bleus

4fa7b-preview_page-phpTitre : Elfes – Tome 1 : Le Crystal des Elfes bleus            big_3-5

Scénariste : Jean-Luc Istin
Dessinateur : Kyko Duarte

Édition : Soleil (2013)

Résumé :
Les Elfes bleus d’Ennlya, une petite ville portuaire du Nordrenn, ont tous été massacrés !

L’Elfe bleue Lanawyn et Turin, un homme réputé, enquêtent alors que toutes les pistes mènent vers un clan d’Yrlanais, ces Hommes du nord qui haïssent les Elfes.

Dans la cité île Elsemur, Vaalan une jeune Elfe bleue passe l’épreuve de l’eau des sens. La mère prophétesse voit son avenir proche, un avenir lié au crystal sacré.

« Celui qui contrôle le crystal, contrôle l’océan ».

Cette annonce fait grand bruit et il se murmure que Vaalann pourrait être le messie que les Elfes bleus attendent depuis plusieurs générations…

Entre enquête et initiation, cette histoire nous mène dans un monde de faux-semblants, de rêves et de désillusions !

Critique :
C’est grâce au magazine « Lanfeust » que j’avais découvert l’album 5 des Elfes.

Ayant pris mes renseignements sur la série, j’ai découvert avec ravissement que les éditions Soleil avaient lancé ce concept : faire une série de 5 albums sur un même univers – Elfes – mais en changeant à chaque album de scénaristes et de dessinateurs. Original ! Ce premier tome est consacré aux Elfes bleus.

Ouverture et feuilletage de l’album : un dessin maîtrisé, des couleurs pâles qui côtoient des couleurs plus chatoyantes, des Orks, des cadavres. Un début plus que prometteur.

Le scénario ? On se croirait dans une bonne vieille enquête : Turin, un homme, voyage avec la belle Lanawynles, Elfe de son état. Ils se rendent dans la ville portuaire d’Ennlya.

Là, c’est la stupeur additionnée de puanteur : tous les Elfes d’Ennlya ont été massacrés et tout porte à croire que le forfait a été perpétré par les Yrlanais, une tribu humaine qui entretient des relations houleuses avec ces voisins immortels.

Des problèmes entre les peuples, les races : on se croirait sur la Terre…

Lanawyn, aidée de Turin, va entreprendre la délicate mission d’élucider le mystère.Tout en faisant gaffe de ne pas se laisser mener par des indices de culpabilité trop gros que pour être vrai. Faudrait faire gaffe aussi de ne pas heurter certaines sensibilités, parce que dans l’ombre, ça complote ! Une étincelle et tout peut s’embraser.

L’album n’est pas uniquement centré sur l’enquête car « ailleurs », une prêtresse dévoile à la jeune Vaalann son destin : elle est l’Élue, celle qui sera digne de contrôler le crystal qui permet de se faire obéir de l’océan.

Avantage du format one-shot : on sait qu’à la fin, tout sera joué, pas de « suite » directe, le prochain album étant consacré à une autre race elfique (les Sylvains). Donc, pas de tirage en longueur.

Des inconvénients ? Oui et un fameux : le format du one-shot  n’autorise pas le développement des caractéristiques du peuple des « longues oreilles ». Pas assez de place que pour développer plus, ce qui n’aurait pas fait de mal… À mon avis, deux tomes auraient été nécessaires pour donner plus de corps à l’histoire et aux protagonistes. Comme quoi, quand c’est trop court, c’est pas assez long !

Ce que j’ai apprécié, en plus du graphisme, c’est l’alternance entre l’enquête de Lanawyn et Turin sur le massacre des villageois d’Ennlya  et le parcours de Vaalan pour devenir la guide de son peuple puisqu’elle est l’Élue. Le tout est habillement agencé et parfaitement imbriqué puisque tout se dévoile au fur et à mesure de l’histoire.

Suspense, pas de temps mort dans la narration, du mystère, une enquête « policière », de la nécromancie, de la lâcheté pour certains et du courage pour d’autre, une attaque « surprise », des gens qui veulent devenir Calife à la place du Calife, de la vengeance, de la haine, de la rancœur, de la xénophobie entre les différents peuples, de l’amitié, aussi… Bref, un cocktail des plus agréable.

Quant aux personnages, malgré le manque d’espace pour mieux les développer, ils sont intéressants, certains sont attachants et le tout est bien présenté, compte tenu des 52 pages pour pouvoir tout faire.

Ce récit, pour les habitués de la fantaisy, pourrait paraître « trop classique », mais il n’en reste pas moins « plaisant » et comme je vous l’ai déjà dit, les dessins sont superbes : que ce soit sur les gros plans des personnages ou des grandes cases montrant les décors majestueux du royaume marins des petits êtres bleus… Enfin, pas si petits, on n’est pas chez les Schtroumpfs non plus.

Le dessinateur a utilisé une technique que j’aime beaucoup : une grande image et des petites cases dessus. Ça varie et apporte beaucoup à l’originalité.

On ne lui reprochera que le fait d’être un one-shot et de ne pas avoir de tome 2 ainsi qu’un air de déjà-vu. Il me semble que le monde des Elfes pouvait donner plus d’idées moins  basique.

Attention, j’ai tout de même passé un très un bon moment d’évasion !

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014).

CHALLENGE - Thrillers polars 2013-2014 (2)

Happy Birthday for me (dable)

Oui, aujourd’hui, je prenais un an de plus… et aussi des livres en plus ! Non, je ne veux pas dire par là que j’ai pris du poids, je ne suis pas en train de vous parler d’une unité de mesure, mais bien de littérature !

Chouchou, dans sa grande bonté m’achète des livres pour mes fêtes (il sait jamais quoi m’offrir), suivant scrupuleusement la liste que j’établis et que je laisse traîner de manière discrète sur la table.

Le pauvre n’étant pas un amateur de littérature, se trouvait fort dépourvu dans l’univers formidable des polars de la FN**. Problème résolu puisque je lui liste des titres de bédé que je ne possède pas, imprimant même la couverture pour lui faciliter la tâche.

Cette année, j’avais ajouté quelques romans policiers, poches ou belles éditions, afin d’avoir une surprise plus grande. Je ne le crus pas lorsqu’il me dit que la FN** n’avait aucun des romans listé.

Connaissant l’animal, je soupçonnais une ruse de sa part. Et bien non ! Aucun des romans listés n’était présent dans le rayonnage de la FN**, employé modèle aidant mon pauvre chou à s’en sortir. Tout sur commande, rien d’autre.

Ah, si, un s’y trouvait tout de même… Mais je vais faire durer le suspense et vous parler des bédés reçues !

InterspaceELFES : 5 races dans un même monde, 5 scénaristes & 5 dessinateurs pour 5 histoires ! 

Série découverte dans le « Lanfeust Mag » avec le nouveau tome, le 5, pas encore sorti. J’ai donc décidé de découvrir toute la série.

1. Le Crystal des elfes bleus
2. L’Honneur des Elfes sylvains
3. Elfes Blanc, Cœur noir
4. L’Élu des semi-elfes
5. La dynastie des elfes noirs (Pas encore paru)

Interspace

Les Naufragés d’Ythaq, Tome 11 : L’Haleine de l’Ogre

« Dans un univers où les êtres humains ont appris à voyager dans l’espace et ont colonisé de nombreux mondes, le Brume-de-Comète, un luxueux vaisseau spatial de croisière de la compagnie SilverStar Lines, subit une mystérieuse avarie causée par une force inconnue et s’écrase sur une planète non répertoriée des cartes spatiales. »

Ils sont revenus, mais d’autres convoitent la fameuse clé de ce monde qui n’existe sur aucune carte et sur lequel ils s’étaient crashés. J’ai toujours plaisir à retrouver les personnages et l’humour d’Arleston.

Interspace

Les forêts d’Opale – Tome 8 : Les hordes de la nuit
Darko est l’élu de la prophétie, celui qui doit libérer le monde de l’emprise maléfique des prêtres de la lumière et du nécromant Kamphre D’Yrkhone.

Il devait retrouver les titans, mais ceux-ci sont morts et son ancêtre Cohars a basculé, victime de la puissance d’une pierre noire. Pourtant, Sleilo semble parvenir à contrôler la puissance de cette pierre.

Ici, il affronte les cercles des enfers…

Interspace« Des boutres de Port Pourpre au grand désert du Delpont, la route est longue pour les guerrières Lynche et Raya, mercenaires au service d’une caravane humanitaire. Leur objectif : sauver des malheureux de la famine. Si Raya, la rousse au coeur d’artichaut suit avec une dévotion sans faille le charismatique Yquem, il n’en est pas de même pour l’intransigeante Lynche.

Quel lien y a-t’il entre les signes qu’elle porte sur le corps et les maîtres de l’expédition ? Les deux guerrières sont bientôt rejointes par Yssam, une troisième mercenaire à la personnalité troublante. Sur les routes de Troy, une aventure qui les mènera loin de leurs combats habituels à la découverte d’une abomination insoupçonnée. »


Les guerrières de Troy
1. Yquem le généreux
2. L’or des profondeurs

Avec Dany au dessin, il était évident qu’entre tous les mercenaires qui sévissent sur le monde de Troy, Arleston choisirait de suivre le chemin de donzelles court vêtues plutôt que de mâles pouilleux. Lu dans « Lanfeust Mag » : drôle et léger.

InterspaceEt le seul roman qui se trouvait à la FN** était… je vous le donne en mille ! « Yeruldelgger » de Ian Manook.

« Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l’inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l’obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole.

La découverte du cadavre d’une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments.

Dans un pays à l’histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d’argent et de pouvoir s’est déclarée autour d’une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète.

Pour lutter contre les puissances qui veulent s’accaparer son pays, Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d’investigation, et dans la force de ses poings.

Parce qu’un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir. Peu à peu, sans pitié ni pardon…