♫ Ce soir il lui vient des idées, ce soir il lui vient des idées ♪

Je ne vous dirai rien de plus, à vous de supputer, de chercher, de proposer ce qui se trame… Drôle de trame, en tout cas (PTDR).

Que signifie tout ceci, une fois de plus ?? Certaines déductions sont assez facile à réaliser, même pour ceux ou celles qui voient mais n’observent pas.

En passant, je fais mes excuses auprès de Michel Sardou pour l’emploi de ses paroles, que j’ai un peu changées (paroles extraites de la chanson « Les vieux mariés » que ma frangine déteste) afin d’illustrer le titre de cet article ô combien mystérieux !

Allez, faites chauffer vos petites cellules grises et sans demander à Watson !

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[Sherlock Holmes] The Boscombe Valley Mystery : Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 31/52]

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Retour à du Sherlock Holmes qui vaut la peine d’être découvert, vu ou revu ! Je poursuis mon visionnage de la série de 1968 avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes et de Nigel Stock dans celui du Dr Watson.

The Boscombe Valley Mystery : Le Mystère du Val Boscombe (Épisode 6)

Résumé : Bill McCarthy est trouvé mort et son fils James est suspecté. Sherlock Holmes, contacté par la fiancée de James, va découvrir que tout cela a un rapport avec la ruée vers l’or qui avait eu lieu des années auparavant en Australie…

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Ce que j’en ai pensé : Si vous avez lu la nouvelle, vous trouverez que l’épisode lui est fidèle en tout point, hormis quelques détails : le tué se nomme Billy alors que dans le canon, c’est Charles.

Toujours dans la nouvelle, Holmes explique beaucoup de choses à Watson sur les origines du tué et de son ami, dans la version filmés, ils ne l’apprendront qu’au fil de l’enquête…

Mais ils sont fidèles avec notre Sherlock Holmes qui transforme ses journaux en boule et fait un panier trois points en les lançant dans les filets porte-bagage au-dessus de la tête de Watson, ou dans le fait qu’il porte le deerstalker et le macfarlane…

Mis à part l’immense brassée de journaux qu’Holmes emporta avec lui, nous eûmes tout le compartiment pour nous seuls. Jusqu’à ce que nous ayons dépassé Reading, il tourna, retourna et lut les quotidiens, ne s’interrompant que pour prendre des notes et pour réfléchir. Puis, d’un geste soudain, il fit du tout un énorme ballot qu’il jeta dans le filet. [Extrait canonique]

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Non, ici ce n’est pas une hérésie, il est à la campagne, ce sont des habits fait pour la campagne et Sidney Paget l’avait représenté de la sorte.

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J’avais déjà grandement apprécié la nouvelle, en son temps, et elle n’a jamais baissé dans mon estime car elle avait son lot de mystère, de brume du passé, de sordide affaire d’un fils James qui aurait, dit-on, tué son père (Bill McCarthy), une homme brutal et rustre, le tout avec une jeune fille z’amoureuse, son père pas d’accord et des tas de trucs louches et pas nets.

Cet épisode a aussi des ramifications en Australie puisque l’homme mort et son meilleur ami et voisin (John Turner) ont tout deux fait carrière en Australie lors de la ruée vers l’or.

ACD aimait souvent parler de l’Amérique, mais il l’a aussi fait avec l’Australie.

Bon, soyons honnête, ça n’a pas super bien vieilli…

Le fils James accusé du crime est un peu en demi-teinte dans son rôle de jeune homme qui ne veut pas corrompre une jeune fille, comparé à son père grimaçant, brutal et surtout comparé au vieux voisin et ami qui est presque cloué dans son lit (John Turner).

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Lui, il est plus que convainquant dans son rôle de vieil infirme qui commence à perdre la boule et à avoir des visions.

Peter Cushing est égal à lui-même dans cet épisode, il est mince, le visage fin, émacié, il se déplace avec grâce, légèreté, fait de bonnes déductions et parle peu.

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L’enquête de Holmes sera minutieuse, il se mettra par terre pour ramasser des cendres de cigare (ou de cigarette, il ne nous le dira pas de suite), sous l’œil éberlué de Watson.

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Si dans Le Chien, Watson avait un grand rôle, ici, il  n’a même pas celui d’un faire-valoir, juste d’un type qui est aux côtés de Holmes, à la limite, on aurait mis un chat ou un chien que cela serait revenu au même…

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Dommage que les producteurs de l’époque n’aient jamais donné à leurs Watson l’étoffe qu’il méritait. Très stupide d’en avoir fait des clowns ou des imbéciles, donnant l’impression aux gens qui ne connaissent pas le canon holmésien que le Boswell de Holmes était un benêt incapable de réfléchir.

Certes, face à l’intelligence de Holmes, personne ne fait le poids, mais Watson était là pour que le public s’identifie à lui ! Il est l’homme qui s’extasie devant les déductions de Holmes et puis qui les trouve simple une fois expliquées, un peu comme nous…

Il est l’homme qui se pose des questions, comme nous, lecteurs, il est le lien entre nous et Holmes, en plus d’être son garde-fou et ami.

Anybref… Ça se regarde avec plaisir, c’est un peu suranné, vieillot, mais cela reste fidèle au canon holmésien et Peter Cushing avec son visage émacié fait un excellent Holmes qui ne gesticule pas trop, ne grimace pas de trop, mais qui – a contrario – possède moins de présence physique à l’antenne qu’un Jeremy Brett.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

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Jack The Ripper : Intro

POLAR VIC - JackLondres… 1888. Vous arpentez les ruelles sombres, évitez les soulards qui vomissent tripes et boyaux dans ce qui sert de caniveau…

Le temps est humide, vous relevez un peu les pans de votre robe qui a pris l’humidité et vous faites tourner votre sac à main dans les airs. Si on peut appeler ça un sac à main, déjà.

Il y a de l’animation, mais peu de clients… Hormis ceux qui veulent que vous leur fassiez tout le programme pour un farthing (pièce en bronze valant 1/4 de penny, soit 1/48 de shilling ou 1/960 livre).

À ceux là, vaut mieux leur conseiller grivoisement d’aller se la tirer tout seul derrière un pub. Déjà que deux pences, c’est pas cher payé pour tirer son coup. Deux fois moins cher qu’un pain.

— Non, mais, y’s’prennent pour qui, eux ? Écarter mes cuisses pour un demi-pain, ça va pas la tête ?

Il fait de plus en plus sombre et le seul client de la soirée est bien loin, déjà. Vous sentez encore sur vos lèvres le goût de son zob qui n’avait plus été lavé depuis des lustres et qui avait des choses pas nettes sous la peau de son prépuce. Mais le foutre a eu largement le temps de sécher entre vos jambes.

Le client est rare ce soir, ils sont tous agglutinés sur les rives de la Tamise pour regarder le feu dévorer les entrepôts de la compagnie des Indes, à Chadwell. Vu les produits inflammables qui y étaient entreposés (gin, alcool), sont pas prêt de l’éteindre, ce feu de joie !

Au hasard d’une ruelle plus sombre, celle de Buck’s Row, alors que vos pas résonnent sur les pavés inégaux de la ville, vous entendez un souffle.

— Tu viens, chéri ? lui demandez-vous avec votre voix la plus sensuelle, ce qui n’est pas facile avec quelques dents en moins.

Il hésite, se retourne quelques fois – encore un timide ou un qui ne veut pas se faire surprendre – et s’approche de vous.

Un noble, sans aucun doute… Il porte un haut-de-forme et une longue cape noire de belle facture. Un sourire montre une rangée de dents bien blanches et soignées.

Voulant gagner plus, vous lui faites :

— Pour toi, ce sera deux shillings (1 shilling égale 12 pence ou 1/20 de livre). Si tu veux, je te le ferai avec les deux mains et la langue…

— Je vous préviens, fait-il d’une voix saccadée, j’en ai une longue.

— J’adore ça ! répondez-vous en faisant semblant d’être intéressée.

À vous, on ne la fait plus. Tous les hommes disent qu’ils en ont une grande et au final, vous vous retrouvez avec une p’tite saucisse Zwan version « Plateau Télé » dans la main et quand ils la mettent là où il faut, vous ne sentez rien.

Aucune de vos collègues arpenteuses n’est jamais tombée sur un Rocco Siffredi.

— Tu m’la montre ? lui faites vous en vous approchant de l’homme, la démarche aguicheuse, fermant votre bouche pour cacher vos dents noires.

Collée contre lui, vous ondulez un peu du bassin contre son pelvis et vous le sentez fouiller sous sa cape… à la recherche de sa petite bite, sans aucun doute, et intérieurement, vous soupirez parce que ça va encore aller très très vite.

— Allez, montre-moi ton grand bazar, que j’ai l’impression d’accoucher quand tu l’enlèveras d’entre mes jambes, lui proposez-vous grivoisement afin d’accélérer les choses et de rentrer vous réchauffer.

— Il est très très grand, murmure-t-il en se mouvant afin de se tenir dans votre dos.

Allons bon, pensez-vous, encore un adepte de l’entrée des artistes…

Ses mains remontent le long de votre corps et vous caresse la gorge. Ses mains refouillent la cape… Vous pensez qu’il va enfin vous sortir son petit engin… mais c’est un foulard rouge qu’il met à jour…

Un adepte du bondage ? Non, ce foulard, il le passe à votre cou, fait jouer l’étoffe contre votre gorge et soudain, il enserre votre cou. Vous mettez instinctivement vos mains à votre gorge, tentant de desserrer le foulard maudit qui vous coupe la respiration et vous écrase la trachée.

Vos pieds s’agitent, l’un tape dans le mollet de votre agresseur, lui arrache un léger cri de douleur, mais son étreinte mortelle ne se desserre pas d’un millimètre.

Vous suffoquez… plus vous vous débattez et plus vous gaspillez votre précieux air. Il s’épuise, cet oxygène, carburant de votre vie.

Au lieu d’enfoncer son sexe dur dans votre intimité comme vous le pensiez, l’homme que vous avez croisé plongera ensuite sauvagement une lame de 30 cm dans votre ventre. Puis, il s’acharnera sur votre pauvre corps.

Mais cette suite du programme, vous ne saurez pas la raconter parce que vous êtes déjà morte depuis quelques secondes, étouffée… étranglée. La vie vous a déjà quittée…

Vous étiez Mary Ann Nichols et ce le 31 août 1888, on vous a retrouvée égorgée et éventrée à Whitechapel.

 

Hé oui, si je vous parlais de la saison de « Ripper Street » hier, ce n’était pas en toute innocence. J’avais envie depuis longtemps de me pencher sur Jack The Ripper et la tenue du « Mois Anglais » m’a fait sortir mes vieux dossiers pour l’occasion.

Mon reportage consacré à Jack The Ripper sera divisé en plusieurs épisodes afin de ne pas vous scier avec un texte énoorme.

Ceci était l’intro et ensuite, on commencera avec un article sur l’East End et puis nous passerons à la première victime que je viens de citer : Mary Ann Nichols.

Mes sources sont essentiellement :

– Hors Série Science & Vie N°263 – « 10 crimes historiques élucidés par la science ».
– Wiki pour les dates de naissance et pour avoir une vision globale de l’affaire.
– « Les grands crimes de l’histoire » de Bellemare en version numérique.
– Le reportage de France 5 « Qui est vraiment Jack L’Éventreur »(dossier Shepper).
– Le reportage de France 3 « L’ombre d’un doute : Jack L’Éventreur, son vrai visage ».

Je ne me suis pas appuyée sur mes futures lectures que seront « Jack l’éventreur démasqué : L’enquête définitive » de Sophie Herfort, ni sur « Le livre rouge de Jack L’éventreur » de Stéphane Bourgoin car je n’aurais jamais eu le temps de faire ces articles !

Pas de panique, ces deux auteurs étaient invités sur l’émission « L’ombre d’un doute : Jack L’Éventreur, son vrai visage », je sais donc QUI Herfort a sorti de son chapeau comme nom.

PS : Titine, pour ton challenge, considère tous les articles comme étant un seul élément… ou compte les séparément. C’est toi le chef, de toute façon ! 😉

PS 2 : Ceci n’est pas une étude réalisée en vue d’une publication universitaire ! Juste un « amusement » de ma part à rassembler un peu tout ce que j’ai lu, vu, entendu, sur l’affaire de Whitechapel. Je rédige le tout en vitesse pour avoir tout présenté pour le 30 juin.

Il existe de nombreuses informations sur l’Éventreur et elles sont souvent différentes, divergentes et contradictoires en ce qui concerne les suspects, les faits, ou le déroulement. À la fin, ayant entendu tout et son contraire, je ne savais plus trop à quel saint ma vouer, surtout dans les identités des gens qui avaient découverts les corps.

Il se peut que vous ayez lu ou vu « autre chose »… La vérité est de toute façon ailleurs.