Sang maudit : Dashiell Hammett

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Titre : Sang maudit

Auteur : Dashiell Hammett
Édition : Folio Policier – Gallimard (2011)
Édition Originale : The Dain Curse (1929)

Résumé :
San Francisco, fin des années 20. Le détective de la Continental Op, le héros sans nom d’Hammett, vient enquêter sur un vol de diamant pour le compte des assurances et va interroger les victimes du vol, la famille Legget.

Il remarque quelques faits insolites comme le comportement erratique de la fille, Gabrielle, dont il découvre rapidement la dépendance à la morphine.

Notre détective met alors le pied dans une histoire dont il ne sortira pas indemne…

hammett-the-dain-curse-consulCritique :
Je me faisais une joie de retrouver le détective sans nom de l’agence Continental Op, celui qui avait si bien su tirer son épingle du jeu dans « Moisson Rouge » lorsqu’il devait s’attaquer à une ville gangrenée par la corruption et les bandits, celui qui avait regardé les cadavres s’empiler sous ses yeux…

Si ce fut une joie de suivre une de ses nouvelles enquêtes, je dois dire qu’après la première partie, l’intrigue est devenue tellement touffue que sa solution en est devenue alambiquée au possible.

Déjà que la résolution de l’énigme du vol des diamants n’était pas simple tant il y avait des contre-vérités ou des non-dits, mais bon, on s’en sortait sans tube d’aspirines.

On pense que tout est terminé, que notre détective va passer à une autre enquête, et bien non, on revient sur la première car il y a des faits nouveaux qui se produisent sous nos yeux ébahis.

Bon, notre brillant détective résout la seconde enquête et la migraine me guette parce que les éléments nouveaux intercèdent avec les anciens, ceux de la solution de la première enquête.

Troisième partie… et là je dis « non, faut arrêter de tout compliquer de la sorte et de remettre sans cesse en compte les résolutions des énigmes précédentes » !

— Pas maintenant, plaida-t-il. Plus tard, quand tu auras achevé ton récit, tu pourras l’agrémenter de tes « si » et de tes « mais », le déformer et le remodeler, le rendre aussi opaque, confus et incohérent que tu le voudras. Mais de grâce, achève-le d’abord pour que je me le représente au moins une fois dans son état d’origine avant que tu entreprennes de lui apporter des améliorations.

Dommage, parce que les personnages étaient bien travaillés, la Gabrielle était une jeune femme tourmentée, en proie à un passé sombre, trouble, et son caractère versatile en faisait un personnage qu’on aurait aimé baffer de temps en temps, surtout lorsqu’elle se croit victime de la malédiction du sang de sa famille.

« Tu es la fille de ma sœur lui jeta-t-elle, et tu portes la malédiction de cette âme noire et de ce sang corrompu dont elle, moi, et tous les Dain avons hérité ; tu es maudite par le sang de ta mère que tu as répandu sur tes mains alors que tu étais enfant ; et par cet esprit pervers et cette soif de drogues dont je t’ai fait cadeau ; ta vie sera aussi noire que l’ont été celle de ta mère et la mienne ; les vies de tous ceux que tu approcheras seront aussi noires que celle de Maurice l’a été (…). »

Il y avait tout pour faire un excellent roman noir, des énigmes, un vol mystérieux, le passé qui ressurgit, des mensonges, des non-dits, des demi-vérités, des personnages haut en couleur, mon détective sans nom, du sang, une secte, des spectres, mais au final, cela donne un truc trop lourd, trop gros, où les réponses sont sans cesse remise en question et où au final, on n’y comprend plus grand-chose.

Un bon départ, une bonne première partie et puis j’ai commencé à décrocher doucement avant de dévisser complètement dans la troisième partie et d’ouvrir grand mes yeux à LA révélation finale. Heu ???

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (326 pages).

Fables – Tome 23 – Adieu : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 23 – Adieu

Scénariste : Bill Willingham
Dessianteurs : Mark Buckingham / Collectif

Édition : Urban Comics Éditions (15/01/2016) – Vertigo Classiques

Résumé :
Plus de dix ans après la sortie de son premier numéro, l’incroyable saga de Bill Willingham touche à sa fin !

À cette occasion, pléthore d’artistes se sont réunis pour offrir à ces personnages fantastiques un dernier tour de piste : Mark Schultz (Xenozoic Tales), Gene Ha (TOP 10), Neal Adams (Green Lantern/Green Arrow), Andrew Pepoy (Superman) et bien d’autres. Un rendez-vous à ne pas manquer !

fables-23-2Critique :
Oh putain, c’est fini ! 6 mois que je suis entrée de plein pied dans la série Fables et je sens déjà un grand vide se former dans mon ventre à l’idée que je viens de lire le dernier tome de cette fabuleuse saga…

Grosse déprime en sachant que tout est terminé… Et je me demande comment ils ont survécu, ceux qui avaient commencé à la suivre dès ses débuts, il y a 13 ans.

Là, je viens de quitter quelques amis qui m’étaient chers, les laissant continuer leur route sans moi, sans nous…

J’avais déjà parlé des personnages qui n’étaient pas figés dans un rôle, qui pouvait évoluer, passant parfois de statut de tapisserie, de pleutre à celui de héros, de tombeur à celui d’homme de la situation, de chieuse à sympa, de louche à sauveuse ou d’immature dans l’ombre de sa soeur à personne qui prend ses responsabilités, tout en sachant que le pouvoir absolu corrompt absolument.

Et bien, les auteurs ont réussi aussi, durant toute cette saga, à faire en sorte de bouleverser mes certitudes sur tel ou tel personnage et à les faire évoluer de manière à ce que parfois, je ne sache plus à quel saint me vouer.

Gros suspense pour le combat final qui est résolu de la manière la plus correcte qu’il soit, tout en restant logique avec la malédiction et les faits, tout en nous offrant une solution qui reste des plus logique (oui, je me répète) vu la situation impossible dans laquelle se trouvait les deux sœurs, prête à l’affrontement final et ayant rassemblé leurs armées.

Je me doute que certains ont dû crier au scandale, surtout que la tension montait depuis plusieurs tomes et que l’une des protagoniste avait vu sa sœur immature commencer à faire des projets, à rassembler de plus en plus de pouvoir, à devenir son égale et à avoir l’ambition d’éradiquer tout ce qui pourrait contrecarrer ses projets ou continuer de lui faire de l’ombre…

Mais moi, je crierai au génie car l’auteur sans sort brillamment sans avoir recours à un deus ex machina, loin de là. C’est une issue logique puisque Rose était attachée à certains membres de la meute et que c’étaient eux qui l’avaient stabilisée.

Détruire cela aurait été une hérésie et aurait conforté Rose dans la piètre opinion qu’elle avait d’elle à un moment donné.

Moralité ?? Il vaut mieux des discussions que des batailles ! Mais si elles avaient moins trainé dans leur mise au point, deux autres personnages importants (et que j’adorais), auraient pu éviter un affrontement monstre.

Pour ce combat entre deux autres Fables importantes, l’auteur ne montre pas d’éclairs, pas de grands trucs rempli de fumée, juste un affrontement avec des mots, pendant que les sorts se déroulent sans que personne ne les voit, sauf lors de l’issue qui fera crouler une partie du château.

Pas de deus ex machina non plus dans l’issue finale du combat entre Gobe-Mouche et cet enculé de Prince Brandish sans cœur (au sens propre et figuré du terme) puisqu’il met en avant un petit personnage qui avait été grand en taille et qui est resté grand en courage.

De plus, je suis hyper contente ! L’auteur a eu peur de mes menaces proférées suite à un événement inadmissible survenu dans le tome « Blanche-Neige » et il a fait suite à mes doléances, je l’en remercie !

Le scénario est donc une fois de plus au poil et les dessins aussi, surtout ceux de Mark Buckingham, mes préférés d’entre tous. Ils sont riches en images, en couleurs, en détails et c’est un vrai plaisir orgasmique pour les yeux que d’admirer ses dessins.

Une fois la dernière page tournée, on se dit que tout est en ordre : les auteurs nous ont offert une conclusion à l’intrigue principale et à de nombreuses intrigues secondaires, le tout de manière des plus satisfaisante et s’il nous reste des zones d’ombres, à nous de les combler ou de poursuivre l’histoire nous-même, sinon, on pouvait encore écrire 50 tomes de Fables.

Une saga que je relirai avec plaisir afin de ne manquer aucun petit détail et une série que je recommanderai autour de moi pour son univers riche, son scénario logique, ses personnages de Fables détournés tout en restant cohérents, ses complots, les amitiés, les personnages bien typés et le fait que rien n’est jamais sûr pour aucun personnage, un peu comme dans GOT.

♫ Et maintenant, que vais-je lire ? Maintenant, que Fables est terminé… ♪

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (160 pages).

Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux : Bill Willingham & Mark Buckingham

 

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Titre : Fables – Tome 22 – Et ils vécurent heureux 

(EDIT : Tome 24 dans  l’ancienne collection !!)

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Éditions (20/11/2015)

Résumé :
Si Blanche Neige connu un jour l’harmonie au sein de sa famille, force est de constater que cette époque est depuis bien longtemps révolue.

Après avoir affronté et triomphé de nombreux adversaires, c’est aujourd’hui au sein même de leur communauté que les fables doivent choisir leur camp.

Blanche et sa soeur Rose sont sur le point d’engager une guerre sans précédent dont le Royaume risque de ne pas se relever.

fables-tome-24-plancheCritique :
Avec pareil titre, j’avais lieu d’espérer que nos Fables en avaient fini avec les jours sombres et qu’ils allaient tous aller à la Costa Del Sol, siroter des mojitos et mettre leurs doigts de pieds en éventail…

C’est vrai, quoi ! L’Adversaire est défait, vaincu, les Royaumes ont retrouvés leur liberté, ont aurait déjà pu penser qu’ils allaient tous se la couler douce…

Que nenni ! Le scénariste, crapuleux, leur a sorti un Mister Dark bien sombre, un Méchant bien typé qui allait les empêcher de piquer une sieste au bord de la piscine.

Bon, on le remballe d’où il vient et ensuite on peut commencer à aller pilonner des citrons verts pour les mojitos ? Non, on ne peut pas… L’ex-mari de Blanche-Neige est revenu et a foutu le bordel. Et pas que lui…

Maintenant, c’est pire et c’est rappé pour les cocktails au bord de la piscine car le danger vient de l’intérieur et c’est pas aujourd’hui qu’on pourra se la couler douce dans cette série.

Je vous avais déjà parlé des personnages, bien travaillés et susceptible d’évoluer, de mourir, de passer de pleutre ou chiant à courageux et intéressant, d’avoir un grand rôle à jouer alors qu’on ne le pensait pas, et surtout, de passer de sympa à salope perfide.

Pourtant, ce tome est l’avant-dernier de la série et dans le suivant, la messe sera dite et je pourrai reprendre une vie normale, si tant est que cela est possible après avoir découvert une série aussi excellente que celle-là !

Originalité de l’album, chaque chapitre se termine par une histoire courte intitulée « la dernière histoire de… » et nous avons trois intrigues qui se mettent en branle dans cet avant-dernier opus : Brandish qui la joue salaud, comme d’habitude, un monstre qui rôde dans les rues de New-York et la découverte, bouche bée, de l’héritage maudit de Rose Rouge et de sa soeur, Blanche-Neige.

Je tremble à l’idée d’entamer le dernier chapitre, celui qui parlera sans doute de la lutte finale, de la lutte filiale (et pas Fillon) car ici, personne n’est payée à rien foutre et à pas être là, même si je pense que certains aimeraient se trouver à des lieues de l’affrontement final.

Quant au reste, la mise en scénario des personnages des Fables est toujours au top, réaliste et les auteurs nous offrent aussi des tas de clins d’œil à d’autres contes, comme un oiseau tournant autour d’une jeune fille qui n’est pas celle coincée avec des nains lubriques, un criquet qui n’est pas avec son Pinocchio et une sorte d’ogre s’apprêtant à découper un enfant sans défense.

Je tremble d’impatience de lire le dernier et je tremble de peur à l’idée de qui les auteurs pourraient encore nous dézinguer, car à l’instar de G.R.R Martin, ils n’hésitent pas à renvoyer aux pays du sommeil définitif certains Fables adorés.

Il va sans dire qu’ils me manqueront tous et que j’aurai du mal à me remettre de la fin de cette série qui m’a enchanté du début jusqu’à maintenant…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule, Le Mois du polar 2017 chez Sharon et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (200 pages).

 

Les infâmes : Jax Miller [LC avec Stelphique]

infames-les-jax-millerTitre : Les infâmes

Auteur : Jax Miller
Édition : Ombres Noires (2015)

Résumé :
Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère.

En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

SKULL - Game OverCritique :
Quand noir c’est noir et qu’il te reste même plus l’espoir, moi j’ai du mal à croire au gris de l’ennui…

Ami lecteur, si tu veux du bonheur, n’ouvre pas ce roman, il est rempli de noir, de désespoir, de violence et d’alcool pour aider à oublier le gris de la vie, de vies de merde et tout ce qui fait que la vie est vraiment pourrie pour certains.

Freedom Olivier à décroché le gros lot à la loterie merdique de la vie : de jeune fille bien qui a terminé ses études major de sa promotion, là voilà serveuse dans un bouge infâme pour motards roulant les mécaniques et éclusant l’alcool comme d’autres boivent de la flotte.

Freddom, tu t’en doutes, ce n’est pas son vrai nom. Le programme de protection des témoins lui a changé et elle a choisi celui-là, tu sauras plus tard pourquoi. Mais quand je te dis que sa vie est pourrie de misère, d’envie de suicide et d’alcool, je suis encore gentille. Sa vie est une horreur depuis de nombreuses années.

D’entrée de jeu, Freedom frappe fort puisqu’elle se présente et qu’elle t’envoie dans les gencives un uppercut maousse kosto « J’ai tué ma fille ».

Comment tu veux arriver à apprécier un personnage principal qui te balance ça dans les incisives ? Et bien, en vérité je te le dis, Freedom Oliver, tu vas l’apprécier, même dans ses délires de femme bourrée, même dans son côté borderline, dans tout, tu vas apprécier cette bonne femme qui a été brisée par la vie, mais surtout, par des êtres humains et des mauvais choix.

Après, pour elle, tout est parti en couille.

De toute façon, quand tu vois les personnages qui hantent ces pages, tu te dis que Freedom Oliver, c’est un ange, un agneau, comparée à certains, dont ses beaux-frères qui  n’ont de beaux et de frères que le nom. Quant à la mère de ces bâtards, l’espèce de grosse truie de 300 kg, on se surprend à avoir envie qu’elle s’étrangle avec son cubi de vin.

Que du sombre dans ces pages, que du désespoir, des vies de merde, et pourtant, dans le fond de ce putain de tunnel sans fin, tout au bout, brille une loupiote : l’espoir qui a réussi à se faufiler dans toute cette noircitude (néologisme offert en cadeau).

Un roman noir, très noir, où trainent en effet des paumés magnifiques, des flics indélicats et véreux, des dégénérés de mecs et, pire que tout ça, un dangereux fanatique religieux qui a tourné les Écritures dans son sens… À se demander si le plus pire ce n’est pas Virgil Paul, le prédicateur qui dit que Dieu lui parle.

Freedom va devoir accomplir un putain de dangereux périple pour retrouver ses enfants qui sont adultes… Ses enfants qu’elle a dû abandonner. Une véritable odyssée sans véritables héros pour l’aider..

Et toi, pauvre lecteur, tu la suivras dans son périple fou, dans son odyssée flamboyante, dans sa quête, dans son envie de rédemption, dans sa rage de mère qui ne veut que la vengeance.

Tu la suivras dans ses combats, tu prieras pour qu’elle y arrive, tu remercieras l’auteur d’avoir pensé à lui envoyer des gens pour l’aider dans sa tâche et à la fin, tu poseras le livre, secoué, laminé, mais avec cette lueur d’espoir qui brillera aux fonds de tes yeux.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

Pourquoi je l’ai choisi :
Ce livre nous tentait depuis sa sortie avec ma chère binôme, mais faute de temps, et toujours plus de tentations livresques chaque jour passant, on ne lui a pas trouvé une place avant, dans notre planning….Réparation faite… 😉

Synopsis :
Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère.

En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger.

Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.

Ce que j’ai ressenti :… Une fureur contagieuse…
Freedom… Sentez un peu ce brin de liberté dans votre face… Ah, mais vous allez me dire qu’il y a un certain relent de vapeur nauséabonde, et je vous répondrai « mais à quoi tu t’attendais avec un titre pareil ??!!!!

Exit la féérie, bienvenue au Kentucky ! Une plongée spectaculaire dans les bas-fond de la nature humaine, et prends toi un bon verre pour accompagner le tout, c’est un sacré rodéo d’émotions fortes qui t’attend en ouvrant ses pages….

– Est-ce qu’il y a encore des gens normaux ?

Les infâmes : mais que de promesses tenues avec ce titre évocateur… Ils ont tous un grain, sont tous difficilement appréciables et forcement tous un peu bourrés, voire sacrement barrés…. Pas vraiment une ballade calme en ces lieux perdus de l’Oregon, ni de rencontres charmantes sont au programme…

Infamies, affamés, fin fanatique, forme fatale de folie : un bien sombre panorama de l’Amérique profonde… Jax Miller nous fait un tour d’horizon sociétal américain avec une certaine fureur, un grand talent, et une belle dose d’humour noir, et on comprend ce titre gagné pour ce premier roman dynamique et déjanté !

– Je bois pas d’eau . Les poissons baisent dedans.

S’il est évident qu’on ne se prend pas beaucoup d’affection de prime abord avec cette dame (cf, le prologue bien frappé ), avec le temps, j’ai été souvent fan de ses répliques, et je me suis attachée à ce bout de femme, qui décide d’avancer coûte que coûte, au mépris des lois, du danger, ou de la raison…

L’auteure ne prend pas le parti de créer une simple intrigue policière avec un enquêteur plus ou moins lisse, non, elle envoie une mère folle furieuse, complètement désaxée, et avec cet instinct presque animal de protéger sa progéniture dans un road-trip qui vous retourne à peu près chaque particule de votre corps et de votre esprit !

Et avec sa détermination, on la suit dans ses dangereuses péripéties, sur sa moto, bravant même l’univers pour retrouver sa fille, et même si le voyage est une horreur de tension et d’angoisse pour Freedom, nous, pauvres lecteurs, on se laisse prendre par ce roman d’une noirceur infamante, avec cette plume impertinente…

Un régal à lire !!!

« Tout ce que je sais, c’est qu’il faut que je reste en mouvement; que je bouge. Sinon, je sauterai. Je m’écraserai. Je mourrai. »

Ma note Plaisir de Lecture fee clochette 9/10

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Fables – Tome 21 – Camelot : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 21 – Camelot

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Steve Leialoha

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après le tragique affrontement qui opposa Bigby au Prince Brandish, premier mari de Blanche Neige, et causa la perte du puissant loup de Fableville, Rose Rouge décide d’endosser la cape de Paladin pour rallier les membres les plus robustes de la ville autour d’une nouvelle Table Ronde.

Ces chevaliers modernes sont désormais prêts à embrasser la quête qui, ils l’espèrent, rassemblera les morceaux brisés de leur communauté et leur redonnera foi en un avenir meilleur.

fables-21-3Critique :
♫ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À toujours tourner d’vant son bois ♪ Mais qu’est-ce qu’il a, mais qu’est-ce qu’il a ce Geppetto, À avoir toujours sa rancune dans la gorge ♪

Geppetto est un sournois et je me doutais bien qu’il avait encore des sales idées derrière  la tête… Nous verrons dans les derniers épisodes si ce qu’il magouille va servir à quelque chose ou sera tué dans l’œuf.

Ce tome est bourré d’émotions suite aux événements tragiques qui ont eu lieu dans le tome précédent et l’auteur n’a pas eu peur de mes menaces de mort… Hélas.

Émotions qui auront lieu surtout durant l’Interlude, dans un décor fait de forêts et ensuite de tons blancs, sans décors, avec deux personnages centraux en avant-plan. Les dialogues seront rempli de tendresse, de tristesse, de questionnements…

Mais avant d’arriver à la séquence émotions, nous aurons quelques chapitres un peu plus joyeux (est-ce possible d’être encore joyeuse après le tome où… ??) avec les tribulations dans les couloirs du château de la petite Junebug, la fille de Rodney et June, anciens bonhommes de bois devenus humains.

C’est un récit qui mettra cette gamine en première ligne face à des créatures gigantesques, comme celle du roman de James Herbert… C’est amusant, mais la question que je me pose est « Pourquoi consacrer toutes ces pages à ce personnage somme toute secondaire » ?

Sa rencontre avec les rats géants donnera-t-elle naissance à un autre arc narratif ou était-ce juste pour nous distraire ? Jusqu’à présent, l’auteur avait toujours des idées bien précises qu’il développait ultérieurement, alors qu’on était souvent parti de choses banales. À voir.

Encore beaucoup d’émotions et de tension entre Blanche et Rose Rouge, depuis qu’elle a choisi de restaurer la Table Ronde de Camelot et de se baser sur le fait de donner une seconde chance à certains… Et là, Blanche ne sera pas d’accord sur tout… ça va pas être triste au prochain repas de famille entre elles deux… Zut, il n’y aura plus de repas entre elles deux !

Bill Willingham, l’auteur, continue de faire avancer son intrigue principale en reliant de nombreux fils narratifs laissés à l’abandon depuis un certain temps. Contente de voir évoluer ces intrigues et de voir que ce n’était pas juste pour meubler des dernières pages que l’auteur les avait commencées.

La construction de Camelot est amusante, on retrouve des anciens personnages qui avaient fauté, on a une réunion entre Rose Rouge et les oiseaux messagers sur une table ronde de camping, on a des chevaliers qui se font dégommer par des pouilleux, un ancien prince qui creuse des fondations pour le nouveau château, des envies de couler des personnages sous du béton et une Geste arthurienne différente de l’originale en ce ses que les rôles sont intervertis !

Le dernier épisode mettra en scène d’autres personnages, sous la plume de Steve Leialoha dont je n’ai pas aimé les dessins un peu mal fichus, sans aucune grâce, épais et vraiment pas plaisant à regarder. Heureusement que le scénario n’était pas aussi bancal que les dessins.

Une fois de plus, encore un excellent tome qui nous pousse tout doucement vers la fin et je me demande bien de quoi elle sera faite… Mon coeur saigne déjà à l’idée de terminer cette super série…

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 20 – Blanche Neige : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 20 – Blanche Neige

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham / Shawn McManus

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Après la chute de Mister Dark, les Fables prirent possession du château de ce dernier, laissant présager le retour au calme tant espéré. Mais ce qui aurait pu être le début d’un agréable conte de fée pour Blanche Neige et sa famille se transforme rapidement en cauchemar lorsque deux de ses louveteaux sont kidnappés.

Pour ajouter à cette pénible épreuve, un secret longtemps dissimulé refait surface et pourrait bien sonner le glas de son mariage avec Bigby.

fables-tome-20-planche-1Critique :
Nous avions laissé notre ami Bufkin en très mauvaise posture et il me tardait de savoir ce que l’auteur avait fait de mon petit singe bleu.

Là, on s’éloigne complétement de Fableville puisque nous aurons droit à un résumé de toutes les aventures de Bufkin, au pays d’Oz et ailleurs.

Si le dictateur qui tenait le pays d’Oz sous sa coupe était d’un ridicule, ses effets sur le peuple étaient plus que néfastes et le taux de mortalité avait fait un grand bon sous son règne.

C’est léger sans l’être, amusant tout en étant sérieux si on analyse le fond et la seule chose qui m’ait dérangée, ce sont les illustrations de Shawn McManus. Je n’ai pas aimé son interprétation de Bufkin qui perdait, sous sa plume, ses traits les plus importants de sa silhouette.

Maintenant que nous sommes rassurés et fixés sur la vie de notre Bufkin, passons aux choses sérieuses et revenons à Fableville où Blanche et Bigby sont toujours à la recherche de leurs deux enfants disparus…

Pendant que Bigby sillonne les différents monde dans une voiture magique avec Fétide, tentant de repérer l’odeur de ses enfants, notre Blanche Neige est reste à Fableville… La Belle et la Bête sont toujours à Haeven en train de régler le problème entre la Fée Bleue et l’Adversaire, dont elle veut la mort (et on ne peut que l’approuver).

Tout aurait pu aller comme sur des roulettes mais non…

Le putain d’ex promis de Blanche Neige est de retour, celui que nous avions découvert dans l’album « Rose Rouge », celui qui voulait épouser Blanche mais dont son père, roi, ne voulait pas. Tu penses bien, un Prince qui voulait épouser une souillon qui vivait au fond des bois !

Prince Brandish !! Le genre de mec qu’on aurait envie de tuer sois-même s’il n’était pas protégé par des sorts puissants. Dans le genre gentleman, on a déjà vu mieux. Mais dans le genre macho phallocrate « je garde ma femme enfermée, elle me fera des enfants », j’ai rarement vu pire.

Prince Charmant et Jack étaient déjà de sacrés numéros qu’on avait envie de passer à la moulinette… Charmant m’a prouvé qu’il était un homme plus que brave sur le champ de bataille, Jack m’a juste prouvé qu’il était un enfant gâté à baffer, mais Brandish, lui, il dépasse tout ! Sa mauvaise foi, son manque de discernement, de mea culpa, d’ouverture d’esprit peuvent aller rivaliser avec ceux de l’ancien Adversaire.

Allez Bigby, vient lui raboter le nez à ce phallocrate qui veut tuer vos louveteaux et purifier Blanche de s’être faite couvrir par un Loup… Vas-y, BOUFFE-LE !!

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Et là, là, je hurle à la lune toute ma hargne envers l’auteur !! Non, il n’a quand même pas osé faire ÇA ??? C’est une blague ?? Un poisson d’Avril ?? Mais je vais aller le tuer, moi, ce scénariste qui a osé faire ne chose pareille ! Lui faire écouter du Fabian/Dion plein pot, moi ! Et lui enfoncer des tas de trucs dans tous ses orifices pour le punir d’avoir osé…

Un album qui laisse présager que le final ne se fera pas tranquillement dans des charentaises, tout en sirotant des mojitos… Mais avec une boite de kleenex !

Vite le suivant pour voir si le scénariste a eu peur de mes menaces !

Mon cœur survivra-t-il à la fin de cette série ???

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 19 – Au pays des jouets : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 19 – Au pays des jouets

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2014)

Résumé :
Lorsque Thérèse, jeune louve de Blanche Neige et Bigby, reçoit pour cadeau de Noël un curieux bateau en plastique rouge, commence alors pour elle une aventure étonnante au coeur du Royaume de Toyland.

Trop occupée à former l’héritier du Vent du Nord, la meute ne se rend compte que bien tard de sa disparition…

fables-19-review-3Critique :
♫ Au pays, des jouets, comme dans tous les pays, on s’amuse pas, on pleure, on crie ♪ Il y a des méchants et des pas gentils ♫ (sur l’air de Candy, bien entendu).

Moi aussi j’aurais aimé me retrouver au pays des jouets, lorsque j’étais gosse, mais après ce que je viens de voir, j’ai plus envie du tout !

Pour ceux qui ont suivi la série, dans l’album « Rose Rouge » (Tome 16), Thérèse, la plus jolie des filles de Bigby et de Blanche, celle qui s’habillait comme une princesse, avait reçu un bateau comme cadeau au Père Noël.

J’avais pensé que c’était une erreur du vieux bonhomme en barbe blanche, et bien non ! Ce n’était pas une erreur mais une horreur et ce bateau va entrainer Thérèse dans une aventure qui fout les jetons et qui donnera des sueurs froides à toute sa famille.

Franchement, je me demande si Bill Willingham n’est pas un petit peu parent avec George R.R. Martin… Parce que lui non plus n’hésite pas à malmener ses personnages et à les faire mourir, la salaud.

Dans cet album, la prédiction qu’Ozma avait faite à Ambrose, un des louveteaux, va se réaliser, plongeant la famille Wolf dans la plus pure panique : Thérèse a disparu ! Puis ce sera au tour de Darien, l’aîné de la fratrie.

Vous le savez, j’adore Blanche et son Méchant Loup, Bigby, ainsi que leurs six – sept – louveteaux. Alors, en voir deux mis à l’honneur dans une aventure était un plaisir, mais là, j’ai souffert avec eux.

Thérèse aura une bonne leçon de vie, elle qui était toujours exigeante et précieuse, elle tombera bien bas avant de se relever tandis que son frère Darien, le fanfaron de la fratrie, celui qui est le chef, assumera vraiment son rôle de chef de meute.

Comme toujours, les personnages évoluent, les fanfarons font preuve de courage et de sacrifice, les petites filles gâtées apprennent une leçon, un tigre qui perdait ses rouages deviendra un élément important de l’histoire et un frère un peu gras deviendra la voix de la raison.

Un album magnifique avec une histoire bien triste.

Tous les dessins sont de Mark Buckingham (chouette), hormis ceux de la dernière partie, « En ce temps là » (épisode 122 – qui est de Gene Ha) et qui raconte une histoire du passé, une rencontre qui se passa dans le véritable monde des Fables, celle de la rencontre entre le Grand Méchant Loup et une femme à la peau verte qui lui révèlera un destin qui ne lui plaira pas du tout.

Encore un album qui m’a emporté ailleurs, m’a fait souffrir, frémir, et dont je sors avec les yeux qui piquent. Et je sens que je n’ai pas terminé avec les yeux rouges !

Vivement la suite et en espérant que mes préférés arrêtent de trépasser !

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 18 – L’Héritier du vent

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Le redoutable et terrifiant Mister Dark est mort, éliminé par la seule entité plus glaciale que lui, tous Royaumes confondus : le Vent du Nord. Son fils Bigby, en refusant de prendre la succession de son père sur le trône, transmet cette responsabilité à l’un de ses jeunes louveteaux.

Une série de tests et d’épreuves les attendent afin de déterminer lequel d’entre eux accèdera au règne suprême.

fables-tome-18-2Critique :
Ce tome poursuit plusieurs arcs et alterne entre les aventures de Bufkin et celle des louveteaux de Blanche et Bigby qui passent des test pour savoir qui sera l’héritier du Vent du Nord.

Pour une fois, les louveteaux vont être mis plus en avant, chacun ayant développé sa personnalité propre, certains voulant plus que d’autres être désigné comme le nouveau Vent du Nord.

L’auteur en profitera aussi pour nous présenter les trois autres vents cardinaux qui voudraient bien placer un pion sur le trône vacant.

Ah, les jeux de trône…

Par contre, vivement la suite parce que j’ai laissé mon Bufkin en très très mauvaise posture et je me demande comment il va s’en sortir, et surtout, s’il s’en sort, parce que là, c’était plus que merdique comme situation.

Les épisodes mettent aussi en avant Rose Rouge qui a repris ses fonctions de chef de la Ferme des Fables et qui, en tant que telle, ira en reconnaissance afin de vérifier qu’il n’y a pas de sortilèges cachés par Mister Dark dans la Ferme et que les autres peuvent revenir.

Après toutes ces aventures épiques et dangereuses, place à un peu de calme, si je puis dire, avec les derniers récits qui sont en fait des histoires courtes.

Celle de la tortue qui porte une tasse de thé sur son dos éclaire un peu ce que j’avais vu dans le tome 16 « Rose Rouge », celle du porc-épic qui va draguer toutes les filles est amusante, celle où le père Noël emmène Rose Rouge est mystérieuse, et celle du sorcier qui protégea, sans le savoir, les Fables de Fableville de l’Adversaire, et ce, durant des siècles, est la plus intéressante.

Et comme toujours « vivement la suite !! ».

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 17 – Super Team : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 17 – Super Team

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham

Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Nourri par la peur et guidé par les Ténèbres, les pouvoirs de Mister Dark ne cessent de croître. Ce n’est qu’une question de temps avant que les derniers remparts de Fableville ne cède devant l’agresseur.

Mais… regardez ! Les F-Men !

Réunie par la puissance Ozma, l’équipe des Super-Fables est fin prête à combiner ses forces et ainsi triompher de l’ennemi.

fables-17-plancheCritique :
Retour dans le bureau des affaires courantes avec notre singé préféré, Bufkin, qui a perdu ses ailes en combattant la sorcière Babayaga…

Devant le miroir magique et la tête de son ami Frankie (la créature du dr Frankenstein), il s’interroge sur ce qu’il va bien pouvoir faire ensuite…

Notre ami ne sait pas que Mister Dark a pris possession de Fableville et il ne sait rien de la menace qui pèse sur les Fables réunies dans la Ferme.

Comme je l’ai souvent dit, dans la série Fables, les personnages évolues et certains cachaient bien leur jeu. On les croyait pleutres, trouillards, crétins, mais le jour dit, ils prouvèrent leur bravoure, même Bufkin, le préposé au rangement des livres de la grande bibliothèque.

Et dans ce tome qui regroupe les épisodes 101 à 107, notre singe va tenter d’accomplir sa quête.

Pendant ce temps là, Pinocchio tente de monter une F-Men, à l’instar des X-Men et bien que l’heure soit grave et que Mister Dark soit à leurs portes, il y a beaucoup de drôlerie quand notre vieux petit garçon fait passer des auditions pour intégrer les F-Men.

Très second degré, mais sans caricaturer les X-Men, ces pages donneront de la couleur au récit assez sombre, surtout lorsque Pinocchio expliquera à Ozma le pourquoi du comment il se déplace en chaise roulante avec un grand F sur les couvertures des roues.

Dans Fables, il y a aussi des personnages dont on ne sait pas trop quoi penser d’eux, sont-ils des salauds déguisés en gentils ou des gentils déguisés en salaud parce qu’il doit en être ainsi ?

Depuis ma rencontre avec Mister North, le puisssant vent du Nord, j’oscillais entre les deux, partagée que j’étais devant ce « dieu » qui aimait ses petits-enfants mais qui avait abandonné son fils… Maintenant, je suis fixée, Mister North avait tout d’un Grand Homme, enfin, d’un Grand Dieu…

Dans ce tome, la quête d’un non-héros côtoie celle d’un garçon qui se voudrait homme, d’un petit garçon qui ne sait pas se battre mais qui a déjà prouvé sa valeur et son attachement aux autres, d’un côté nous avons des Fables qui possèdent une virilité à toute épreuve (Bigby et la Bête, Grinder) et une femme qui collectionne les doudous pour son futur enfant…

Un tome où la beauté de Heaven fait face à l’horreur de New-York devenue citée noire, la bestialité de Mister Dark s’opposant à la gentillesse de Gobe-Mouche, un tome où un grand-père doit se mettre en chasse de son petit-enfant fantôme pour l’éliminer…

Super team est un super tome et on se demande bien ce que l’auteur nous réserve comme surprise ensuite !

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017) et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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Fables – Tome 16 – Rose rouge : Bill Willingham & Mark Buckingham

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Titre : Fables – Tome 16 – Rose rouge

Scénariste : Bill Willingham
Dessinateur : Mark Buckingham
Édition : Urban Comics Editions (2013)

Résumé :
Tandis que M. Dark apporte les dernières touches au projet qui lui conférera le pouvoir suffisant pour anéantir les Fables à jamais, Gepetto, l’ex-Adversaire, dispute à la communauté des sorcières le droit de mener la bataille qui s’annonce.

Rose Rouge quant à elle, sortie de sa léthargie, pourrait bien se montrer la digne héritière du courage du légendaire Boy Blue.

fables-16-plancheCritique :
Rose Rouge est avachie au lit depuis des lustres, elle a une gueule à faire peur et la tête de cochon coupée n’est jamais arrivée à la faire sortir de son plumard où elle déprime sévère grave.

Pourtant, elle va avoir un électrochoc et nous, nous aurons droit à des informations complémentaires sur sa vie en tant que petite sœur de Blanche Neige.

Oubliez les gentils 7 nains, ici, on n’est pas chez Disney et c’est assez glauque, si on lit entre les lignes.

Dans le dessin animé, les 7 nains restent sages avec Blanche, jamais de pensées cochonnes ou lubriques, mais vous m’avouerez que c’était peu plausible, sauf s’ils étaient tous homo ! Mon dieu, on ne parle pas de ça non plus dans les Disney !!

Au retour de Blanche de son exil et de sa tournante avec des nains lubriques, Rose Rouge s’est comportée comme une vraie peste, poussant souvent le bouchon un peu trop loin.

Certes, on peut la comprendre; on ne lui avait pas tout dit, on lui avait caché des choses, mais son comportement était tout de même plus qu’odieux, mesquin et irresponsable !

Tout en nous fournissant des informations sur deux personnages centraux de Fables, le scénariste nous met aussi en appétit avec les préparatifs du grand Méchant Mister Dark.

Là, on ne pourra jamais dire qu’ils ont foiré leur Méchant, eux, car il est réussi et bougrement méchant, sadique, horrible,… Qui que vous soyez, il décèle vos Peurs et vous rend fou, méchant, agressif, meurtrier.

Sous le regard du chat noir Médée, nous découvrirons ses projets pour les Fables et les Communs, c’est-à-dire, nous… C’est pas glorieux ce qu’il veut faire de notre Monde.

J’ai adoré aussi l’entretien que Mister Dark aura avec Mister North… Grandiose !

Le combat entre M. Dark et frau Totenkinder sera épique, donnant encore plus envie de tourner les pages car ici, pas de dessinateurs que je n’aime pas ! Ouf.

Petit bonus à la fin, des dessins pour répondre à des questions posées par de lecteurs célèbres.

Étoile 4,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017)et Le « Challenge US 2016-2017 » chez Noctembule.

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