[SÉRIES] Downton Abbey – Saison 1 – La série qui te down du British

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La première saison de Downton Abbey se déroule sur la période s’étendant du naufrage du Titanic, le 15 avril 1912, jusqu’à la déclaration de guerre du Royaume-Uni à l’Empire allemand, le 4 août 1914, et donc au début de la Première Guerre mondiale.

Comment ça commence ? Tout simplement par le naufrage du Titanic en avril 1912 – rassurez-vous, Céline Dion ne chante pas et vous ne reverrez pas le beau Jack couler, mort de froid – anybref, le comte de Grantham et son épouse Cora apprennent que les deux héritiers potentiels de la demeure de Downton, le cousin germain du comte et son fils Patrick, sont morts lors du naufrage du Titanic.

Les Crawley n’ont eu que trois filles, Lady Mary, Lady Edith et Lady Sybil, or seul un héritier mâle peut hériter du domaine, qui est soumis à un « entail fee tail male ».

Oui, pour l’égalité des sexes, vous repasserez, mesdames, nous avons peu de droits, sauf celui de fermer notre gueule et de se taire.

Le nouvel héritier est ainsi un arrière petit cousin, Matthew Crawley, un avocat vivant avec sa mère Isobel. Une sacrée bonne femme, sa mère ! Elle ne s’en laisse pas compter. On lui demande de ne rien dire, mais elle, elle ouvre sa gueule et n’a pas peur. Une femme avec des couilles….

Non mais franchement, t’imagines le brol avec ce putain d’entail fee tail male ? Si le comte de Grantham avait acheté le domaine avec son fric gagné personnellement, il aurait pu le donner en héritage à ses filles, mais puisqu’il est « tributaire » de ce domaine, qu’il l’a reçu en héritage de sa lignée d’ancêtres mâles, ça ne peut pas revenir à une de ses filles, mais à des lointains cousins, fortune comprise.

Oui, mais, sa fortune, elle lui vient de son épouse, américaine… Moi, ça me foutrait les boules que tout mon fric passe à un lointain cousin de mon Chouchou (même si je suis morte) alors que je n’aurais rien pu donner à mes propres filles.

Heureusement, je n’ai pas d’enfants et pas de fortune personnelle, hormis mes livres… Là, pas touche.

Alors, en partant de ce postulat qui veut que le comte de Grantham doive trouver un autre héritier dans ses petits cousins, la série nous fait découvrir les coulisses des cuisines d’une manoir, avec son lot de valet, de cuisinière, de bonnes, de larbins, ainsi que la vie « culs bordés de nouilles » d’une famille noble qui a du pognon grâce à l’épouse américaine.

Va pas croire que ça vole pas haut, les bisbrouilles sont hautement bien travaillées, les personnages aussi, et si tu en as pris certains en grippe, il peut se révéler plus sympa que tu ne le pensais et vice-versa.

Ah, que j’apprécie le valet personnel du comte, Bates, le majordome Carson, la bonne Anna, miss Hugues, la chef des femmes et même la cuisinière, Madame Patmore !

Et les deux méchants, les empêcheurs de tourner en rond, les jaloux, les comploteurs, ils sont odieux, détestables, surtout Thomas avec sa belle petite gueule. Quant à O’Brien, elle va commettre un acte odieux pour lequel sa conscience risque de la tourmenter.

Notre petite famille de noble a trois filles donc (Mary, Sybil et Edith), dont deux sont plus jolies que l’autre (Edith), toujours laissée un peu sur le côté… Et niveau saloperies, elles ne sont pas en reste non plus, notre Edith et notre Mary.

Surtout que Mary… Ouh, je ne dirai rien de plus, mais… Non, je ne dirai rien !

Niveaux décors et toilettes (je parle de fringues, pas de chiottes), tu en prends plein la vue et même si ce genre de chiffons ne m’irait pas, je bave tout de même devant leurs belles toilettes somptueuses.

Alors certes, ça n’a pas un rythme trépidant comme un 24h Chrono, mais on s’en moque parce que le rythme n’est pas important, c’est tout le reste qui est vecteur d’orgasmes :

  • Le scénario,
  • Les personnages travaillés,
  • Les intrigues,
  • Les chipoteries de Mary niveau mec à épouser,
  • Le côté so british,
  • La comtesse douairière Miss Minerva McGonagall (Maggie Smith), pardon, Violet Crawley – j’adore son rôle de vieille femme qui ne veut pas voir le progrès et qui a du mal à vivre avec son temps,
  • Les décors et les toilettes,
  • La société edwardienne qu’on passe au peigne fin,
  • La place de la femme dans la société de l’époque,
  • Les envies des uns à continuer de servir et celles des autres à monter dans  la société
  • La Grande Guerre qui va changer la donne
  • Les différentes positions des gens face à la guerre et face aux hommes qui n’y sont pas…

Bref, il y a tout un tas d’excellentes choses dans cette série que je regrette de ne pas avoir pris le temps de regarder plus vite !

Avantage, c’est que je peux m’enquiller toute la série sans devoir attendre, et puisque je n’ai pas été lire les forums qui en parlaient, je suis vierge de tout ! Y’a plus que de ça que je suis vierge, quasi.

Alors, si vous ne l’avez pas encore vue, faites comme moi, il n’est jamais trop tard pour bien faire et pour découvrir une série qui n’a plus à faire ses preuves et qui a été encensée par la critiques et les blogs.

PS : Non, Dorothée, je te jure que je n’ai pas oublié de me faire les 12 saisons de la série Supernatural… J’ai tout pompé, c’est déjà un grand point…

Étoile 5

BILAN LECTURE - Veux la suite t'excites pas

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Club Vesuvius – Une aventure de Lucifer Box : Mark Gatiss

Titre : Club Vesuvius – Une aventure de Lucifer Box

Auteur : Mark Gatiss
Édition : Bragelonne (Février 2015)

Résumé :
Une immersion étourdissante dans le monde fascinant de la haute société edwardienne – et de ses bas-fonds. Plongez dans cette aventure de Lucifer Box, portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Où il découvre qui s’amuse à assassiner les meilleurs scientifiques du royaume – tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière.

Critique :
Le 4ème de couverture nous donnait un aperçu de quelques critiques dont celle du « Times » qui disait « plié de rire à la lecture de ce petit chef-d’œuvre ».

Bon, c’est un tantinet exagéré ! « Nombreux sourires » serait plus juste et bien que le roman soit très plaisant et divertissant, je ne le qualifierais pas de chef-d’œuvre pour autant.

Hormis pour la couverture, la tranche dorée et les illustrations intérieures. Oui, de ce côté là, le roman en jette visuellement.

Lucifer Box est un dandy, peintre à ses heures perdues et notre bellâtre mène une double vie : il est aussi une sorte d’agent secret doublé d’un tueur à gages pour sa Très Gracieuse Majesté, le Roi Edward… heu… numéro 7 !

Notre homme se fait le narrateur de ses aventures et il est plaisant à lire car il n’hésite pas à ajouter quelques traits d’humour à son récit. De plus, notre bel espion a tendance à user de son révolver très souvent, que vous soyez une belle femme ou un bel homme. Là, je parle bien entendu de la Chose qui se trouve dans son pantalon !

D’ailleurs, il n’hésitera jamais à faire sa petite affaire aux dames dans des ruelles ou dans des buissons de rhododendrons ! Ramoner un homme ne le dérange pas non plus, faut juste faire gaffe parce qu’à son époque, c’est punissable ! Oui, Lucifer aime faire la Chose, même seul dans son bain s’il le faut. Après tout, sa main droite est là pour ça aussi…

Durant 300 pages trépidantes, j’ai suivi ce diable d’agent — mi-James Bond et mi-SAS — j’ai flingué des hommes après le repas, failli me faire tuer dans des bains turcs, participé à une course-poursuite en fiacre, descendu dans une morgue pour examiner un cadavre…

Ensuite, j’ai pris un vapeur pour aller à Naples et j’ai failli y mourir, j’ai enquêté un peu partout, esquivé et enjambé des corps de partouzeurs qui s’emmanchaient joyeusement dans un club louche, j’ai joué à Sodome sans Gomorrhe, monté au sommet du Vésuve (pas de connotation sexuelle, ici) et pris du bon temps tout en foutant en l’air des tas de costumes hors de prix à force de jouer à Indiana Jones un peu partout.

Lucifer Box, c’est un gros grain de fantastique  dans une enquête policière, saupoudrée de James Bond (sans les gadgets, sans Q mais avec du cul), mélangée à un peu de SAS pour les situations inextricables qui-semblent-perdues-mais-dont-le-héros-s’en-sortira-toujours-vainqueur, avec de la gouaille d’un San-Antonio, l’argot en moins.

À noter les noms et prénoms de autres personnages secondaires : ils sont, heu, comment dire… pittoresques ? Totalement surréaliste de se trouver face à des gens prénommés « Crétacé » ou dont le nom de famille est « Miracle » ou « Jackpot ». PTDR.

Lucifer, ça se lit sans prise de tête, on sourit, on passe un bon moment et ensuite, on passe à autre chose. Divertissant, pétillant et amusant.

Challenge « Thrillers et polars » de Canel (2014-2015) et le Challenge « Polar Historique » de Sharon.