Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 3 – Sherlock Holmes et l’Énigme du Jodhpur

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (02/08/2016)

Résumé :
Port-Saïd, avril 1892. Le paquebot Jodhpur est en route pour Bombay, avec à son bord Irène Adler et Sherlock Holmes, qui retrouve peu à peu la mémoire après les événements de Retrouvailles à Strasbourg.

Le mari d’Irène a disparu aux Indes depuis de longs mois, et le célèbre détective lui a promis de l’aider à le retrouver. Dans le sillage de Sherlock Holmes, le crime et l’aventure ne sont jamais loin…

Critique :
Hop, on quitte Strasbourg pour aller chercher un peu d’exotisme à Bombay, toujours en charmante compagnie puisque Irene Adler voyage avec Sherlock Holmes que tout le monde croit mort dans les chutes.

Depuis le temps, tout le monde devrait savoir qu’il n’y est pas vraiment tombé… Mdr

Anybref, cette fois-ci, c’est Sherlock qui renvoie l’ascenseur à Irene puisque c’était le deal : elle l’aidait pour son enquête à Strasbourg et lui, il l’aiderait pour tenter de résoudre la mystérieuse disparition de son mari, aux Indes.

Non, Sherlock ne se tape pas les Indes pour rapporter du curry à madame Hudson ! Il enquête, messieurs, dames ! Avec Irene Adler, en plus ! Disons-le de suite, elle a des atouts que Watson ne possède pas…

Et bien oui, nos deux petits coquins se font passer pour mari et femme : les Hansson (♫ Mmmbop ♪). Mais je rassure les puritains qui passeraient dans le coin, ils ont réservé une confortable suite de deux cabines !

Damned, ils font chambre à part ! Mais Irene dort avec une jolie nuisette qui ne cache pas grand-chose de son corps. Je dis ça et je dis rien, Holmes n’avouera jamais ce qu’ils font de leurs nuits car c’est un gentleman. Les paris sont ouverts quand à savoir si oui ou non ils… Ou si l’un(e) voudrait et pas l’autre.

— J’ai une question à vous poser. Quelles sont exactement vos relations avec Irene ? Êtes-vous intimes ?
— Vous êtes sérieux ? Vous penser qu’un gentleman va répondre à une telle question ?

Cette fois-ci, le dessin de Sherlock Holmes m’a plu, avec ses cheveux plus court, il fait plus gentleman qu’avec ses cheveux longs et bouclés. Quant aux couleurs, elles sont chatoyantes et c’est un plaisir de les regarder.

Niveau scénario, ce n’est pas un branquignol qui est aux commandes : comme dans le tome 2, il se tient, on poursuit le mystère de la disparition du mari d’Irene aux Indes et on sent qu’on vient de mettre la main dans un nid de vipères avec ces compagnies du chemin de fer qui veulent être les seules à posséder l’affaire, quitte à magouiller en coulisses, ou plus, si possibilités.

— Tenez Irene. Le bijou est pour vous.
— Mais… Mais je ne peux pas accepter. Ce bracelet a bien trop de valeur !
— Pour vous remercier de m’avoir aidé à redevenir Sherlock Holmes et en témoignage du plaisir que me procure votre compagnie.
— Un plaisir partagé, soyez-en assuré, Sherlock !

L’affaire de la disparition de monsieur Norton ne sera pas résolue dans ce tome-ci, mais pas de panique, on ne glandouillera pas car nous aurons aussi une enquête sur un vol avec violence qui a eu lieu sur le bateau et des retrouvailles avec le Méchant de service qui ne rêve que d’une chose : tuer Lucky Luke !

Pardon, je voulais dire « qui ne rêve que d’une chose : tuer Sherlock Holmes ! ». Autant Jo Dalton était hilarant et plus bête que méchant, autant John Clay est un salopard de première.

Les auteurs nous offrent donc un album avec leur version personnelle du Grand Hiatus, version personnelle qui se tient.

Par ailleurs, nous avons droit à un récit où l’on ne s’embête pas, c’est rempli de mystères, de magouilles, de rebondissements, de situations dangereuse, de déductions et moi je dis « Vivement le prochain épisode » !

— Puis-je vous aider ? [Irene Adler]
— Vous le proposez de remplacer Watson ?… Je vous promets d’y réfléchir.

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg : Manunta & Seiter

Titre : Sherlock Holmes – Tome 2 – Retrouvailles à Strasbourg

Scénariste : Roger Seiter
Dessinateur : Giuseppe Manunta

Édition : Le Verger (06/10/2014)

Résumé :
Bruxelles, 28 avril 1891. Un télégramme informe Sherlock Holmes que le professeur Moriarty a lancé à ses trousses tous les criminels d’Europe.

Pour brouiller leur piste, le détective entraîne le docteur Watson dans le premier train en partance. C’est celui de Strasbourg.

Ce démarrage est authentique : il est dans le « Dernier problème » de sir Arthur Conan Doyle, qui ne fait passer à ses héros qu’une nuit à Strasbourg, avant de repartir pour la Suisse. Mais quelle nuit !

Critique :
Vous connaissez mes vices et Sherlock Holmes en fait partie ! Comment résister à une autre bande dessinée sur mon détective préféré ? Impossible !

Pourtant, j’avais l’impasse sur cette série, le premier album étant la mise en bédé d’un roman que je n’avais pas fort apprécié.

Éliminons d’entrée de jeu ce qui fâche : je  n’ai pas aimé la représentation physique que Manunta a faite de Sherlock Holmes, lui dessinant des longs cheveux pas coiffés. Par contre, à la fin de cet album, avec les cheveux recoupés, là j’aime bien !

Autre chose qui me fait froncer les sourcils, c’est la couverture qui reprend une scène qui n’existe pas dans l’album car l’homme avec le manteau brun qui tourne le dos ne menacera pas Holmes d’un révolver mais d’un piolet, cela ne se passera pas sur la place de Strasbourg et Irene Adler ne sera pas présente durant l’affrontement de ces deux hommes puisque ce sera aux chutes de Reichenbach.

Mais revenons à tout ce qui m’a plu dans cette bédé qui commence au moment où Holmes a quitté Londres pour Strasbourg, dans « The Final Problem ». Dans le canon holmésien, nos deux amis n’y restaient que le temps d’une nuit, ici, le scénariste reprend cette nuitée à l’hôtel et extrapole de manière convaincante.

Non, que les fans de yaoi se calment, pas de scènes de cul dans la chambre entre les deux hommes, on se calme, ils ne mangent pas de ce pain là, par contre, Holmes va devoir enquêter pour retrouver son ami et il recevra l’aide de LA femme, Irene Adler en personne.

Canoniquement parlant, le scénario se tient, il est plausible, l’enquête et le relevé des indices sont dignes de Sherlock Holmes et sans l’aide d’Irene Adler, il aurait eu plus de mal à s’en sortir.

Les dialogues entre eux sont savoureux, très corrects, et l’amateur de belles courbes aura même droit à la vision d’Irene Adler se déshabillant derrière son paravent, nous faisant l’honneur de nous montrer les courbes de son corps, de ses fesses et d’un morceau de son opulente poitrine…

— Bonsoir, monsieur Sherlock Holmes !
— Vous ?! Vous ici ?
— Je vois que vous vous souvenez de moi.
— Comment aurais-je pu oublier Irene Adler ?
— À vrai dire, depuis que j’ai épousé Godfrey il y a trois ans à Londres, mon nom est Irene Norton. Dois-je vous rappeler, très cher, que vous avez servi de témoin à cette union ?
— Non, rassurez-vous ! Cela non plus, je ne l’ai point oublié !

Mais revenons à des choses moins opulente pour parler du final de l’album qui est réussi, lui aussi, nous offrant une autre vision du duel Moriarty-Holmes qui reste tout aussi plausible que la version racontée par Watson à son agent littéraire Conan Doyle…

Une bédé qu’on lit d’une traite, un scénario sans temps mort, on bouge et on prend énormément de plaisir à suivre Holmes aidé de LA femme, tentant de retrouver ce pauvre Watson, enlevé par les sbires d’un sbire à Moriarty (oui, le petit personnel) et dont on ne sait pas où il est détenu.

Mais pourquoi ne l’avais-je pas acheté plus tôt, cet album ??

— Je… Je ne m’attendais pas à ce que vous m’offriez un portrait de vous.
— Ce n’est pourtant pas la première fois !
— Que !… Que voulez-vous dire ?
— Je fais allusion à une photographie que vous avez demandée à un monarque de notre connaissance, il y a trois ans… Bien que je doute que vous l’ayez apportée dans vos bagages !

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017),  le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « Polar Historique » de Sharon et le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.

Black Butler – Tome 23 : Yana Toboso

black-butler-tome-23-yana-toboso

Titre : Black Butler – Tome 23

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (03/02/2017)

Résumé :
Certains signes laissent à penser qu’un music-hall abrite une secte. Ciel, qui s’est mêlé aux autres visiteurs, y découvre ceux qui furent les quatre préfets du Weston College, maintenant devenus adeptes de la secte.

Dans les yeux du devin, qui a détecté la vraie nature du majordome, deux trous noirs se reflètent…

black-butler-tome-23-planchea_297363Critique :
J’avais trouvé qu’il ne se passait pas grand-chose dans le tome 22, tome de transition entre la fin d’une enquête et le début d’une autre, et bien, l’auteur m’a entendu car dans celui-ci, ça bouge !

Ciel, en tant que chien de garde de la Reine est chargé d’aller enquêter sur des étranges soirées qui se déroulent dans un music-hall.

Qu’est-ce qui s’y passe de bizarre et d’étrange ? Et bien, les classes sociales se mélangent entre elles !

Non mais allo quoi ? Les bourgeois et les riches qui côtoient des gueux, des pauvres, des ouvriers ?

Des oisifs qui se mélangent avec des pauvres damnés de la terre qui doivent suer sang et eau pour se payer un taudis et bouffer de la merde tandis que les autres sont assis le cul dans du beurre bordé de nouilles avec la cuillère en or dans la bouche ? Nan, pas possible au temps de la reine Victoria !

Ben si c’est possible et c’est même très louche ! Surtout que Lizzy, la fiancé de Ciel, s’est faite révéler son destin par un devin et que maintenant, elle ne veut plus rentrer chez elle.

Alors là, pour bouger, ça bouge ! On pourrait que l’enquête de Ciel est de tout repos, allongé dans un transat avec de la musique douce entonnée par un espèce de boys-band victorien, mais il n’en est rien.

Une fois de plus, ça cache de sombre secret… Surtout que le devin – qui est un homme mais qui a une tronche de femme – a deviné la véritable nature de Sebastian, le diable de majordome et l’à foutu en dehors du music-hall.

Marrant comme une enquête dans un Manga peut aussi rejoindre l’actualité… Juste après avoir lu ce tome 23, je lisais, dans le Canard Enchainé (N°5025 du 15/02/2017), dans leur rubrique « La boîte aux images » qui parlait d’un reportage sur ARTE, diffusé le 21/02… Et on parlait du même liquide !

OK, aux states, ils étaient payés pour le donner, pas dans le manga puisque cela se déroule à l’insu de leur plein gré !

Une enquête qui promet d’être palpitante et qui a déjà éveillé ma curiosité quand à ce devin qui, contrairement à celui dans Astérix, devine vraiment les choses…

Ajoutons à cela des espèces de chants repris par une partie de Londres, un boys-band constitué des anciens P4 (préfets de discipline) du Weston Collège où Ciel avait déjà enquêté, des morts bizarres, un majordome qui ne peut plus entrer dans le music-hall, des bracelets étranges et la disparition de la fiancée de Ciel…

Je sens que je vais encore passer un bon moment avec Ciel et son diable de majordome qui n’a qu’une seule faiblesse : les chats, qu’il adore caresser et prendre dans ses bras !

3,85/5…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon,  le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, Le Mois du polar 2017 chez Sharon (Février 2017) et le RAT a Week Winter Edition Saison 2 chez Chroniques Littéraires (178 pages).

Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand & David Etien

quatre-de-baker-street-tome-7-laffaire-moran-jean-blaise-djian-olivier-legrand-david-etien

Titre :Les Quatre de Baker Street – Tome 7 – L’Affaire Moran

Scénariste : Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand
Dessinateur : David Etien

Édition : Vents d’Ouest (2016)

Résumé :
1894. Après trois ans de guerre secrète contre les anciens associés de Moriarty, il est temps pour Sherlock Holmes de sortir de l’ombre et de retrouver Baker Street…

Mais avant cela, il lui faut mettre échec et mat le dernier et le plus dangereux des lieutenants du défunt professeur : le Colonel Moran, tireur d’élite et tueur aux nerfs d’acier. La chasse est lancée mais qui est le chasseur et qui est le gibier ?

Pendant que Holmes avance ses pions, Moran lâche ses chiens : une meute d’assassins, menée par le sinistre Deadeye…

Avec ce tome 7, les auteurs concluent leur « trilogie » consacrée à l’affrontement entre Sherlock Holmes et le colonel Moran.

quatre_baker_t7_p02Critique :
L’affaire Moran correspond à la nouvelle « The Empty House » (La Maison Vide), dans laquelle Sherlock Holmes revient à la vie, trois ans après sa « mort », conformément aux Écritures.

Et on clôt cette trilogie consacrée à l’affrontement entre Holmes et le colonel Moran, qui avait débutée avec la mort du professeur Moriarty et la « disparition » de Holmes.

Si les albums précédents étaient éloignés des aventures canoniques du Grand Détective – les héros étant ces 3 gamins et leur chat Watson – celui-ci est plus proche des écrits canoniques, bien que réinterprété. Brillamment interprété, même, suivant la logique des précédents albums, ajoutant quelques clins d’œil au Canon holmésien.

En tout cas, l’essentiel – qui n’est pas dans Lactel – se trouve dans cet album : du suspense, de l’amitié, des salopards, les bas-fonds de Londres, des gamins débrouillards, un combat entre Holmes – qui jouera à la chèvre – et le tigre Moran, des pièges, des trahisons, du mystère, des enquêtes, des doutes, des  peurs…

L’action est au rendez-vous, nos gamins ont grandi, évolué, Charlie se pose des questions, Billy est heureux d’héberger le détective et Black Tom se retrouve au centre de tout ça, gardant le secret de Charlie et en ayant marre d’entendre Holmes tourner en rond.

Au fil des tomes, on a appris à mieux connaître la petite bande des Francs-Tireurs de Baker Street, on s’est attachée de suite à eux, on les a vu évoluer, prendre des risques, on a découvert des pans entier de la société victorienne grâce à eux, ce sont des amis, des vieilles connaissances et on craint toujours de les voir s’arrêter là.

Le dessin a évolué, il est plus fin et plus détaillé qu’au premier tome, quand aux couleurs, elles sont, selon les événements, sobres, lumineuses ou sombres.

Sherlock Holmes est bien présent, on prend plaisir à retrouver un Watson assez mordant et pas mouton, on a un Colonel Moran en vrai fils de pute qu’il est, plus un sinistre individu qui lui sert de chef pour sa petite bande d’assassins et un autre gamin des rues qui aimerait être Calife à la place du Calife et qu’on aurait tort de sous-estimer.

Bref, depuis le début, on a une série de qualité, des personnages attachants, des aventures palpitantes sans virer à Indiana Jones, de la société victorienne engluée dans ses vices et ses séparations de castes et des bas-fonds plus vrais que nature.

Tout reste logique dans leurs histoires et c’est Sherlock Holmes qui vient s’incruster dans ces aventures et non le contraire, puisque ce sont nos gamins (et le chat Watson) qui sont les héros de ces pages.

J’espère que cette saga n’est pas terminée et que d’autres aventures viendront pour nos trois gamins débrouillards (sans oublier le chat Watson !) qui viennent de passer un autre cap.

Un septième album réussi, une saga qui ne m’a jamais déçue, certains albums qui m’ont fait frémir, qui m’ont donné beaucoup d’émotions et des gamins que j’ai toujours pris plaisir à lire et à relire.

Étoile 4

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN LECTURE - Veux la suite

Enregistrer

Black Butler – Tome 22 : Yana Toboso

black-butler-22-kana

Titre : Black Butler – Tome 22

Scénariste : Yana Toboso
Dessinateur : Yana Toboso

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Ciel, Sebastian et Sarivan, alias la Sorcière Verte, s’échappent de la vallée des loups-garous pour trouver refuge chez Dietrich qui leur est venu en aide.

La mission du « chien de garde de la Reine » est désormais achevée, mais Ciel doit intégrer sa nouvelle invitée et son majordome à l’aristocratie anglaise, en vue d’une rencontre prochaine avec la Reine…

01Critique :
La sorcière verte est défaite, la malédiction est résolue, nos amis rentrent au manoir de Phantomhive en compagnie de Sarivan et de son majordome Wolfram. Cette enquête est terminée.

Volume de transition, cet opus ne nous apprendra pas grand-chose si ce n’est quelques petits développements autour du personnage de la jeune Sarivan, son amour pour Wolfram, son protecteur et sa manière de découvrir les nouvelles mœurs qui l’entourent.

Ben oui, elle sort vraiment du bois, Sarivan et n’a jamais rien connue d’autre que son bled paumé où les personnes étrangères au patelin étaient très mal vues !

Et c’est là que je soupire un peu car j’ai trouvé cette conclusion de l’arc sur la sorcière verte trainait un peu trop et que l’auteur meublait avec quelques scènes se déroulant au manoir.

Habituellement, j’adore ça, mais ici, je n’ai pas retrouvé la dynamique habituelle entre nos personnages et le personnel étrange du manoir.

Là où je suis devenue plus intéressée, c’est avec le petit passage évoquant une visite mystérieuse d’Untertaker, un personnage que j’adorais et qui est rempli de mystères.

Voilà ce qui a titillé mon intérêt dans ce volume 22 alors que, a contrario, l’intrigue avance peu pour ne pas dire pas du tout puisque nous n’avons pas le commencement de l’enquête suivante, comme habituellement à la fin d’un arc.

Et pour piquer encore plus la curiosité de ses lecteurs et ne pas les perdre en cours de route avec ce volume, Yana Toboso développe un peu plus le concept des Shinigami et leurs origines. Les Shinigami allemands étant un peu différents de leurs homologue anglais.

Dommage que le tout aille si doucement, parfois.

Le dernier chapitre est aussi spécial, original mais meuble les dernières pages, une fois de plus…

Les résultats du concours de popularité des personnages étant tombés, Yana Toboso nous offre une histoire parallèle à partir de ce résultat du concours de popularité.

C’est décalé, amusant, ça se lit avec un sourire aux lèvres, mais tout ça ne fait pas avancer le shimilimili… le shbilibili… le Schmilblick !

J’eusse préféré qu’une enquête commence et que ces amusements nous soient proposés en bonus parce que là, j’ai l’impression d’avoir fait du sur-place en lisant ce 22ème tome.

Ou alors c’est moi qui en demande trop…

Étoile 2,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon, le Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

British Mysteries 2016-2017

CHALLENGE - Sherlock___Running_Wallpaper_by_draft624 Corrigé

 

Enregistrer

Enregistrer

[Sherlock Holmes] The Boscombe Valley Mystery : Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 31/52]

the-boscombe-valley-mystery

Retour à du Sherlock Holmes qui vaut la peine d’être découvert, vu ou revu ! Je poursuis mon visionnage de la série de 1968 avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes et de Nigel Stock dans celui du Dr Watson.

The Boscombe Valley Mystery : Le Mystère du Val Boscombe (Épisode 6)

Résumé : Bill McCarthy est trouvé mort et son fils James est suspecté. Sherlock Holmes, contacté par la fiancée de James, va découvrir que tout cela a un rapport avec la ruée vers l’or qui avait eu lieu des années auparavant en Australie…

250px-1968-sh-cushing-bosc-title

Ce que j’en ai pensé : Si vous avez lu la nouvelle, vous trouverez que l’épisode lui est fidèle en tout point, hormis quelques détails : le tué se nomme Billy alors que dans le canon, c’est Charles.

Toujours dans la nouvelle, Holmes explique beaucoup de choses à Watson sur les origines du tué et de son ami, dans la version filmés, ils ne l’apprendront qu’au fil de l’enquête…

Mais ils sont fidèles avec notre Sherlock Holmes qui transforme ses journaux en boule et fait un panier trois points en les lançant dans les filets porte-bagage au-dessus de la tête de Watson, ou dans le fait qu’il porte le deerstalker et le macfarlane…

Mis à part l’immense brassée de journaux qu’Holmes emporta avec lui, nous eûmes tout le compartiment pour nous seuls. Jusqu’à ce que nous ayons dépassé Reading, il tourna, retourna et lut les quotidiens, ne s’interrompant que pour prendre des notes et pour réfléchir. Puis, d’un geste soudain, il fit du tout un énorme ballot qu’il jeta dans le filet. [Extrait canonique]

the-boscombe-valley-mystery-sherlock-holmes-1968-serietv-boscombe-valley-mystery-02-g

Non, ici ce n’est pas une hérésie, il est à la campagne, ce sont des habits fait pour la campagne et Sidney Paget l’avait représenté de la sorte.

illus-bosc-paget-07

J’avais déjà grandement apprécié la nouvelle, en son temps, et elle n’a jamais baissé dans mon estime car elle avait son lot de mystère, de brume du passé, de sordide affaire d’un fils James qui aurait, dit-on, tué son père (Bill McCarthy), une homme brutal et rustre, le tout avec une jeune fille z’amoureuse, son père pas d’accord et des tas de trucs louches et pas nets.

Cet épisode a aussi des ramifications en Australie puisque l’homme mort et son meilleur ami et voisin (John Turner) ont tout deux fait carrière en Australie lors de la ruée vers l’or.

ACD aimait souvent parler de l’Amérique, mais il l’a aussi fait avec l’Australie.

Bon, soyons honnête, ça n’a pas super bien vieilli…

Le fils James accusé du crime est un peu en demi-teinte dans son rôle de jeune homme qui ne veut pas corrompre une jeune fille, comparé à son père grimaçant, brutal et surtout comparé au vieux voisin et ami qui est presque cloué dans son lit (John Turner).

the-boscombe-valley-mystery-handbed2

Lui, il est plus que convainquant dans son rôle de vieil infirme qui commence à perdre la boule et à avoir des visions.

Peter Cushing est égal à lui-même dans cet épisode, il est mince, le visage fin, émacié, il se déplace avec grâce, légèreté, fait de bonnes déductions et parle peu.

the_boscombe_valley_mystery_1968-_one_of_only_five_surviving_episodes_from_the_68_bbc_series

L’enquête de Holmes sera minutieuse, il se mettra par terre pour ramasser des cendres de cigare (ou de cigarette, il ne nous le dira pas de suite), sous l’œil éberlué de Watson.

the-boscombe-valley-mystery-thisw

Si dans Le Chien, Watson avait un grand rôle, ici, il  n’a même pas celui d’un faire-valoir, juste d’un type qui est aux côtés de Holmes, à la limite, on aurait mis un chat ou un chien que cela serait revenu au même…

the-boscombe-valley-mystery-window331

Dommage que les producteurs de l’époque n’aient jamais donné à leurs Watson l’étoffe qu’il méritait. Très stupide d’en avoir fait des clowns ou des imbéciles, donnant l’impression aux gens qui ne connaissent pas le canon holmésien que le Boswell de Holmes était un benêt incapable de réfléchir.

Certes, face à l’intelligence de Holmes, personne ne fait le poids, mais Watson était là pour que le public s’identifie à lui ! Il est l’homme qui s’extasie devant les déductions de Holmes et puis qui les trouve simple une fois expliquées, un peu comme nous…

Il est l’homme qui se pose des questions, comme nous, lecteurs, il est le lien entre nous et Holmes, en plus d’être son garde-fou et ami.

Anybref… Ça se regarde avec plaisir, c’est un peu suranné, vieillot, mais cela reste fidèle au canon holmésien et Peter Cushing avec son visage émacié fait un excellent Holmes qui ne gesticule pas trop, ne grimace pas de trop, mais qui – a contrario – possède moins de présence physique à l’antenne qu’un Jeremy Brett.

Étoile 3,5

Challenge « Victorien » chez Camille, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge #LeFilmDeLaSemaine2016 et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

The Hound of the Baskervilles Part One & Part Two – Peter Cushing (1968) [#LeFilmDeLaSemaine2016 – 29/52]

peter-cushing-serie-51dm4s617cl-_sy445_

Là vous vous dites que la Belette elle déraille en nous parlant encore du « Chien des Baskerville » avec Peter Cushing… Du moins, ceux qui suivent au premier rang ou ceux qui ne sont pas encore Alzheimerisé !

Oui j’ai déjà fait une fiche sur le film « The Hound of the Baskervilles » avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes, mais ici, ce n’est pas la même chose !

Non, je n’ai pas abusé de la baignoire remplie de mojitos chez Anne-Ju (voir son article sur le nouveau MacGyver) et oui il existe bel et bien deux versions du Toutou des Baskerville avec Peter Cushing dans le rôle de Sherlock Holmes !

La dernière fois, je vous parlais du film de la Hammer, réalisé par Terence Fisher, avec Christopher Lee dans le rôle de Henry Baskerville et André Morell dans celui du docteur Watson.

Le film de Terence Fisher

Le film datait de 1959 et c’était un film ! Ici, je vous parle de la série Sherlock Holmes avec Peter Cushing dans le rôle titre, succédant à Douglas Wilmer.

Wiki et moi on va vous rafraichir la mémoire et vous donner la minute de culture : Quelques années plus tard, le réalisateur Terence Fisher dirigea une nouvelle aventure du détective, cette fois-ci interprété par Christopher Lee, dans « Sherlock Holmes et le collier de la mort » (1962).

Quant à Peter Cushing, il reprendra son personnage en 1968 dans une série télévisée britannique « Sherlock Holmes » débutée en 1964-1965, ainsi qu’en 1984 dans le téléfilm « Les Masques de la mort ». [Fin de la parenthèse culturelle]

Le Sherlock Holmes dont je vous cause ce jour est celui de la série télévisée britannique, composée de 29 épisodes de 50 minutes, inspirée de l’œuvre d’Arthur Conan Doyle.

Une première saison de 13 épisodes a été diffusée en 1964-1965 sur la BBC avec Douglas Wilmer dans le rôle principal.

peter-cushing-serie-wilmer

La série avec Douglas Wilmer

La seconde saison de 16 épisodes n’a été diffusée que quatre ans plus tard, Peter Cushing reprenant le rôle de Sherlock Holmes.

Plusieurs épisodes de la série sont actuellement considérés comme perdus ou partiellement perdus, notamment au sein de la seconde saison avec Peter Cushing.

Et donc, comme toute bonne série sur Sherlock Holmes qui se respecte, on a droit à un épisode consacré au Chien, le tout en deux partie, ce qui nous donne la longueur d’un film ! Vu le nombre de fois que je l’ai vu, je le connais pas cœur, le Chien.

peter-cushing-serie-the-sherlock-holmes-collection-bbc-3-dvd

Ce que j’en ai pensé : L’intro avec la malédiction est plus sobre que chez la Hammer, bien entendu. Ensuite, la scène dans l’appart du 221b Baker Street est celle du canon holmésien avec l’étude de la canne et les déductions erronées de Watson.

Nigel Stock n’est pas un super Watson, il a l’air un peu benêt et de ne pas être à l’origine de l’invention du fil à couper le beurre. Hélas, c’était l’époque des Watson crétin comme pas deux, de faire-valoir de Holmes, épicétou.

Un genre de crétinus congénitus qui sera à son apogée dans la série avec Basil Rathbone dans le rôle de Holmes et de Nigel Bruce dans le rôle de Watson (un autre Nigel).

peter-cushing-serie-982full-nigel-stock

Le docteur Mortimer (David Leland) est toujours un type bondissant, et j’ai apprécié l’acteur qui joue Sir Henry Baskerville (Gary Raymond) car il était minouche et avait la prestance d’un gentleman.

peter-cushing-serie-gary-raymond

Et puis, alléluia, à Londres, Sherlock Holmes ne se déplace pas avec l’horrible macfarlane et la deerstalker ! Il est habillé en gentleman, comme il l’était toujours (sauf quand il se déguisait).

peter-cushing-serie-sherlock-holmes-1968-serietv-chien-des-baskerville-03-g

Peter Cushing fait un bon Sherlock Holmes, il est mince, de corps et de visage, il a de la prestance, il présente bien, n’en fait pas trop, ne grimace pas comme un personnage comique. Bref, c’est un Sherlock Holmes que j’aime.

On ne déroge pas au roman, Watson accompagne le beau Sir Henry à Baskerville Hall et Holmes reste à Londres… Enfin, je ne la fais plus à vous !

Certes, les ambiances sont un peu surannées, la série a mal vieilli, elle ne possède pas d’effets spéciaux et quand nos amis marchent la nuit dans le fog, on voit briller le soleil !

Mais au moins, eux, ils ne montrent que très peu le chien, qui ressemble de loin à un Rottweiller. Ok, niveau hurlement, c’est mal fichu, on dirait plus un chien qui hurle après ses croquettes qu’un chien maudit.

Pour le nom du coupable, Holmes le donne juste après que Watson ait retrouvé sa cachette clandestine, quand on entend le chien hurler à la lune et un homme hurler à la mort (genre « Tarzan s’est coincée une couille en sautant sur sa liane) et que nos amis découvre le cadavre de….

Au final, une série qui a tout d’un film, une 36ème adaptation du Chien, fidèle à l’originale, hormis quelques points qui n’entravent pas le bon déroulement de l’enquête et, ma foi, savoir plus vite qui est le coupable et pourquoi n’est pas gênant.

C’est à voir avec un plat de popcorn sur les jambes, sous un plaid, durant ces jours sombres d’automne, en écoutant la pluie frapper les carreaux. Sans oublier la cup of tea, bien entendu !

On ne révolutionne rien, ça ne cassera jamais trois pattes à un canard, mais c’est plaisant à voir et vu que je n’avais pas encore regardé la série télé avec Peter Cushing… Il était temps que je rattrape mon retard !

Bon, je n’ai jamais vu les épisodes avec Basil Rathbone non plus !

Étoile 3

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Code 1879 – Les enquêtes du généalogiste : Dan Waddel

code-1879-dan-waddel-rouergue-noir

Titre : Code 1879 – Les enquêtes du généalogiste

Auteur : Dan Waddell
Édition : Actes Sud Babel Noir (2012) / Rouergue Noir

Résumé :
Le cadavre d’un homme poignardé et amputé des deux mains vient d’être découvert, abandonné dans un cimetière de l’ouest londonien.

Lors de l’autopsie, l’inspecteur Grant Foster remarque, gravée au couteau dans la peau de la victime, une inscription énigmatique pour l’interprétation de laquelle il fait appel à Nigel Barnes, généalogiste professionnel.

Alors qu’un deuxième corps est identifié comme étant l’œuvre du même assassin, leurs recherches vont les plonger dans les bas-fonds du Londres victorien et les conduire dans les méandres obscurs d’une affaire criminelle de la fin du XIXe siècle qui semble liée aux meurtres. Si leur intuition se confirme, d’autres victimes sont à redouter…

Atmosphère brumeuse, suspense et humour assurent la réussite de ce premier volet d’une série originale qui interroge le passé pour mieux démasquer les monstres de notre temps.

code-1879-dan-waddel-babel-noirCritique :
Qui suis-je ? Où vais-je ? D’où viens-je ?

Certes, on vient tous et toutes du ventre de notre mère, mais si nous voulons en savoir plus sur nous-même, nous devrons peut-être nous pencher sur nos ancêtres et de ce fait, s’intéresser à la généalogie.

La généalogie est un passe-temps très populaire. Le troisième sur Internet. Après le porno et les placements privés.

Mais qui aurait pu croire que pour résoudre des meurtres, il allait falloir s’y plonger de très près ?

Sûrement pas l’inspecteur Grant Foster ! Et pourtant, s’il veut résoudre ses meurtres du présent, il va devoir plonger dans le passé et remonter, sans la DeLorean, en 1879.

Si le départ est un peu lent, ensuite, on attrape sa vitesse de croisière et on alterne les chapitres avec les policiers chargés de l’enquête (Foster et sa jolie collègue Heather Jenkins) ou avec le généalogiste Nigel Barnes, chargé par Foster de trouver la signification de l’inscription gravée au couteau dans la peau des cadavres retrouvés.

Pénétrer à pas feutrés dans l’univers des généalogistes est très intéressant, même si vous ne devez pas faire de bruit dans la grande salle des recherches et manipuler certaines anciennes éditions avec prudence, sans mouiller le bout de vos doigts (manie que je ne possède pas, ouf).

Une fois dans la salle de lecture, Nigel fut assailli par l’odeur familière, riche, presque écœurante, du papier fatigué et vieillissant. S’immerger dans les recueils des journaux lui donnait l’impression d’emprunter un passage vers le passé.

L’écriture est classique, rien de neuf sous le soleil, mais l’enquête qui a un pied dans le présent et dans le passé est remplie de mystère et de suspense, sans oublier de vieilles ruelles des bas-fonds londoniens pleines de fog.

Il avait emprunté les escaliers de Baker Street, la peur au ventre. L’arrivée et le rugissement du train, le fracas de la vapeur lorsqu’il s’était arrêté, tout cela avait failli lui faire remonter les marches à toutes jambes ; mais il avait résisté.

Bien avant l’ami Jack, il y avait eu un autre qui maniait le couteau à la sortie des pubs et vous le suivrez avec prudence lors de ses maraudes sanglantes… Qui était-il et qui le copie de nos jours, ça, faudra attendre un petit peu…

En plus de passer du bon temps avec des personnages intéressants et travaillés, d’avoir une enquête qui chevauche deux époques, un scénario qui se tient, on apprend des petites choses sur la généalogie et sur l’origine de certains noms de familles.

Sans doute pas le roman de l’année, mais un bon moment de lecture, du plaisir, du fog, du sang, des cadavres et du mystère. What’else ?

Ce n’est pas le premier Dan Waddel que je lis et « La moisson des innocents », avec l’inspecteur Foster, était un roman noir profond.

Ici, nous sommes face à du roman noir aussi en raison du contexte social du Londres de 1879 dans ce qu’il avait de plus misérable comme quartiers. Mais la profondeur en moins.

Une très agréable lecture et un final qui m’a fait serrer les dents, les fesses et tout ce que je pouvais serrer !

« Quiconque essaie d’oublier le passé a un cadavre enterré à la cave ».

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Sherlock Holmes (« Шерлок Холмс ») – La série qui ne donne pas envie de crier « Za vache zdorovie »

serie-russe-sherlock_holmes

Une série russe ? La Belette elle cause russe ?? Minute, une question à la fois.

— Oui, lorsqu’il s’agit de mon Sherlock, je vais même chercher des séries à l’Ouest, rien que pour le voir car je suis une Cannibal ! Et pour tester aussi… Ben oui, faut tout goûter.

— Non, je ne parle pas le russe, mais j’ai fait un tour sur le Net et cela m’a permis de me rendre compte de la faute que nous faisions en ne mettant pas le « vache » dans la formule de « À votre santé ».

Apparemment, on doit dire « za vache zdorovie ». C’était la minute culturelle pour les buveuses de mojitos.

De toute façon, j’avais les sous-titres en français en-dessous…

Commençons pas les sujets qui fâchent… : Watson ! Je ne sais pas vous, mais moi, à le voir ainsi, j’ai comme l’impression qu’il est parent avec un certain maître du Kremlin… L’autre, là, le Vladimir Poupoutitine…

serie-russe-1476042_421693611287026_794032556_n

Mon docteur préféré à la charisme d’une huître pas fraiche, le visage tellement blanc que je l’enverrais bien de suite consulter un de ses confrères et une telle gueule que si je le croisais au coin d’un bois à midi, je n’oserais même pas lui demander l’heure !

Niveau expressions faciales, ma foi, on a vu mieux ! Certes, l’acteur Tommy Lee Jones – que j’adore – donne toujours l’impression de faire la gueule dans ses films, mais il a de la présence. Ce Watson ci, non ! Zéro présence, zéro expressions.

Merde, je viens de comprendre ! C’est un cyborg ! Une statue de cire animée !

serie-russe-354px-sh-petrenko-s01e04-watson

Et si t’arraches les poils de la moustache, tu vas te dérider ?

Ensuite, je vais vous parler de ce que j’ai bien aimé, avant de continuer à ronchonner…

La manière dont Holmes et Watson se rencontrent a été changée, dans cette série et de ce côté là, je ne me plaindrai pas.

Ce qui semble être un accident entre un fiacre et un piéton à eu lieu et un drôle de bonhomme est penché sur le cadavre, donnant des ordres, des instructions aux flics et prenant Watson à témoin.

Watson, lui, reste impavide, se demandant juste comme ce type a su qu’il était médecin militaire et qu’il revenait de la guerre, démobilisé, retraité.

serie-russe-tumblr_n8rj87pdzf1ql2w65o1_500

Vu la manière dont Holmes s’agite, il a un peu du RDJ en lui, surtout dans le côté un peu cracra !!

Au début, ça allait, je trouvais qu’il se trémoussait dans le juste milieu, qu’il était énergique, excité, qu’il parlait de ses déductions avec justesse devant un connard de Lestrade super mal embouché (oui, dans la série, c’est pas l’inventeur de la  lumière).

serie-russe-tumblr_lvnbwycfnq1qilrgh

Lestrade à gauche, Watson à droite

Mais ensuite…. et c’est là que je vais me remettre à ronchonner parce que je l’ai trouvé à côté de ses pompes !

serie-russe-1461814_421693741287013_187586364_n

Mais tu vas bouger ou sourire, oui ou merde ???

Il en faisait trop, se tenait comme s’il jouait le rôle de Quasimodo dans Notre-Dame de Paris, attendant que Fiori et Garou se mettent à bêler « Bêêêêêllllle ».

J’aime pas dire ça, mais il donnait l’impression d’être un attardé mental dans sa manière de se tenir.

Mon mari, qui n’est pas très Sherlock Holmes (et non, ce n’est pas une cause de divorce, il fait trop bien la cuisine) et qui avait levé le nez de son PC, intrigué par les sonorités étranges qui sortaient du mien, en fut lui-même étonné de voir cet homme (qui ne fait pas son mètre 80) se tenir comme un idiot de village.

— Tu es sûre que c’est ton Sherlock ??? On dirait un bossu. C’est quoi la langue ?
— *Marmonne dans ses dents* Oui, c’est Sherlock Holmes mais il m’énerve ! *Ronchonne et grogne* C’est une série russe…

Si lui-même le remarque, alors, c’est un signe !

Niveau série holmésienne russe, je préfère de loin « Приключения Шерлока Холмса и доктора Ватсона » ou, pour ceux qui ne maitrisent pas le cyrillique : « Les Aventures de Sherlock Holmes et du docteur Watson » qui fut produite entre 1979 et 1986 avec Vassili Livanov (Sherlock Holmes) et Vitali Solomin (Docteur Watson).

serie-russe-0067c4cs

Là au moins le docteur Watson avait de la présence et leur Holmes ne se trémoussait pas comme un qui aurait la danse Saint-Guy dans le pantalon ou tout le corps.

Je me plaindrai aussi des sous-titres qui n’étaient pas du français correct, mais là, la série n’est en rien responsable…

Sinon, niveau décors, ça ne sentais pas trop le russe, mais bien le Londres de la reine Victoria, avec des tas de fiacres qui roulaient du bon côté de la voie, des crottins partout, des piétons qui ne savent pas où traverser à cause des déjections chevalines (et on se plaint des crottes de chiens) et qui ne savent pas encore que ça porte bonheur de marcher dedans !

Les cafés dans les bas-fonds sont bien fichus aussi, les gens habillés comme ils doivent l’être, il y avait une enquête, des déductions, de l’ambiance victorienne…

Anybref, pour finir, ça m’emmerdait tellement de voir leur Sherlock Holmes se trémousser dans tous les sens et en faire des tonnes que j’ai arrêté le visionnage de la série au premier épisode.

Dommage, on était presque bien parti…

serie-russe-1450926_421693537953700_1917548687_n

Couché, Cannibal, pas morde !!

Étoile 2

Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Victorien » chez Camille, le « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017) et le Challenge British Mysteries chez My Lou Book.

BILAN - Minion M'attendais à mieux

Enregistrer

Un flair infaillible pour le crime : Ann Granger

un-flair-infaillible-pour-le-crime-ann-granger

Titre : Un flair infaillible pour le crime

Auteur : Ann Granger
Édition : 10-18 (2015)

Résumé :
Quand Thomas Tapley, un des voisins de Benjamin Ross, est retrouvé mort dans son salon, l’inspecteur de Scotland Yard se rue sur la scène de crime. Tapley est revenu récemment de l’étranger et peu de choses sont connues à son sujet.

Quand son cousin, Jonathan Tapley, conseiller de la Reine, se présente, la vérité au sujet de son passé tragique remonte doucement à la surface. Benjamin et Lizzie découvrent que plus d’une personne pourrait tirer bénéfices de sa mort.

lizzie-martin-tome-4-un-flair-infaillible-pour-le-crime-676237-250-400Critique :
Lire les enquêtes de Lizzie Martin et de son policier de mari Ben Ross est toujours un plaisir, même si ce couple anglais a des airs de famille avec celui formé par Charlotte et Thomas Pitt !

Ici, nous sommes plus tôt dans la ligne du temps et à 20 ans des méfaits de Jack The Ripper, mais Londres est toujours Londres et elle est régulièrement sous smog, fog ou odeurs horribles flottant au-dessus de la Tamise.

Niveau ambiance, on est dans le top ! Manque plus que les odeurs, tiens, et ce serait plus que parfait. Enfin non, épargnez-nous les romans victoriens en odorama…

Thomas Tapley, voisin du couple Ross est un petit homme insignifiant qui fait sa petite ballade tous les matins. Il vit chichement, pourtant, sa quakeresse de logeuse n’a jamais eu à se plaindre d’un loyer en retard ou d’une demande de prêt d’argent.

Mais alors, pourquoi a-t-on tué cet homme insignifiant ? On ne lui a rien volé ! Il n’avait pas d’objets de valeur, en plus… Mystère et boule de gomme ! C’est à notre inspecteur Ben Ross d’enquêter, avec l’aide de sa femme, pour le plus grand énervement du Superintendant Dunn.

Ce 4ème opus est excellent ! J’ai aimé les ambiances, les dialogues, les petites choses apprises sur la ville de Londres, ses habitants, les mœurs et les places de chacun dans la société, le scandale ne devant pas éclabousser les gens importants, très chèèère.

La narration alternée entre Lizzie et son mari donne plus de peps au roman, puisque nous suivons chacun des deux personnages principaux aux travers de leurs pérégrinations, de leur enquêtes, de leur petite vie.

Bien souvent, quand on change de narrateur, l’auteur revient un court moment en arrière pour présenter ce que l’autre a fait pendant le premier vaquait à ses occupations, ce qui fait qu’on ratisse assez large et nous donne une lecture agréable, légère, une petite douceur pour l’heure du thé, dans ce monde de brute.

Si on pourrait avoir quelques soupçons sur l’identité du meurtrier, l’auteur s’amuse ensuite à brouiller les cartes et à rajouter du mystère dans le mystère, afin de nous tenir en haleine jusqu’au dernier moment.

Les personnages principaux sont travaillés, ils évoluent, les différents protagonistes concerné par l’enquête aussi, mais j’aurais aimé qu’on développe aussi un peu plus les autres policiers ou le chef de l’inspecteur Ross. Leur portrait est trop vite esquissé et j’aimerais en savoir plus sur eux.

Un roman policier historique qui se dévore en une journée, une enquête plaisante à suivre, des pistes que l’on se plait à explorer, des personnages attachants, du mystère, de la condition sociale, des secrets bien cachés que l’on se plait à déterrer…

Oui, j’ai vraiment pris mon pied avec ce 4ème opus ! Un peu de légèreté après une lecture sombre (Un cœur sombre de Ellory) et une autre qui le sera aussi.

Lire un roman de Ann Granger, c’est se plonger dans l’Angleterre victorienne. On le savoure avec a cup of tea, des scones, du cake, des muffins, des crumpets…

PS : et là se pose le problème de la cotation soulevé par Yvan : c’était super, mais bon, ce n’est pas un chef-d’œuvre littéraire non plus, donc, pas de 4 étoiles, mais un 3,5 étoiles avec un coup de cœur ! ♥♥♥♥

PS 2 : Dionysos, je vais faire gaver ce qu’on a parlé l’autre jour…

Étoile 3,5

Challenge « Thrillers et polars » de Sharon (2016-2017), le Challenge « Polar Historique » de Sharon; « A year in England » chez Titine (Juillet 2016 – Mai 2017), le Challenge British Mysteries chez My Lou Book, le Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park, le Challenge « Victorien » chez Camille et le RAT a Week, le marathon de l’épouvante Édition 2016 chez Chroniques Littéraires.

Enregistrer

Enregistrer