Les fleurs ne saignent pas : Alexis Ravelo

Titre : Les fleurs ne saignent pas

Auteur : Alexis Ravelo
Édition : Mirobole Horizons Noirs (06/10/2016)
Édition Originale : Las flores no sangran (2015)
Traducteur : Amandine Py

Résumé :
Dans la liste des crimes les plus idiots au monde, le kidnapping contre rançon de la fille d’un parrain de la mafia figurerait en deuxième ligne, juste après le cambriolage d’un commissariat de police.

C’est pourtant le gros coup absurde qu’ont décidé de monter Lola, Diego le Marquis, Paco le Sauvage et le Foncedé, une bande de petits escrocs.

Bienvenue aux Grandes Canaries, une île paradisiaque où, derrière les plages magnifiques, se livre un duel inégal entre deux mondes : les apprentis-bandits vivant de larcins contre les barons en col blanc baignant dans la corruption et la politique.

Les fleurs ne saignent pas est un roman choral superbe, rythmé, qui fait le portrait d’une culture insulaire haute en couleurs et d’une société perdue dans le naufrage du capitalisme.

Critique :
Après avoir arpenté l’Inlandsis du Groenland, il me fallait une destination un peu plus chaleureuse, donc, cap sur les Grandes Canaries.

Là vous vous dites que le programme sera farniente sur la plage, boites de nuit mojitos, tapas, paella et tutti quanti.

On arrête de suite, l’auteur ne nous propose pas une carte postale de l’ile mais plutôt la réalité telle qu’elle est : crue, nue, pas belle à voir.

Rangez votre maillot et votre paréo et sortez votre débrouillardise en magouilles et compagnie afin de ne pas crever de faim puisque vous n’avez pas de boulot.

Ou alors, vous vous trouvez dans la catégorie sociale de ceux qui ont réussi, qui ont une grosse entreprise qu’ils font tourner, avec des milliers de gens à leur ordre, mais qui, pour gagner plus de fric et survivre, trempent aussi dans la magouille, les marchés publics, le blanchiment d’argent ou autres embrouilles.

Les Balkany n’ont pas le monopole et ils font mêmes petits joueurs face à deux entrepreneurs de l’ile, Isidro Padrón Alfonso et Marcos Perera, surnommés L’Enclume et Le Marteau.

L’auteur met en scène l’ile de Grande Canarie dans ce qu’elle a de plus sordide, ce décor que le touriste ne voit pas, celui des gens qui vivotent grâce à de petites combines et ceux qui s’enrichissent grâce à de grosses combines et des trafics en tout genre.

Ce sont les petits magouilleurs qui sont les plus sympathiques, même s’ils vous piquent vos valises à l’hôtel car nos amis restent encore avec une certaine morale, même lorsqu’ils décident de suivre un autre ami, Eusebio Le Gaucher, qui leur propose de kidnapper la fille de L’Enclume.

La connerie du siècle quand on est juste un petit voleur à la semaine. Encore plus con que de braquer une banque du sperme (et se faire payer en liquide), plus débile que braquer Madame Chirac avec ses pièces jaunes ou ceux du Télévie avec leurs pièces rouges. Le truc débile qui mériterait de figurer dans les « idées les plus connes du siècle ».

— Plus la mécanique est complexe, plus on a de chance qu’un ressort nous pète à la gueule. Et une simple vis peut tout foutre en l’air.

Ce roman noir n’a pas à proprement parler un rythme trépident, il prend son temps, se met en place, explore les portraits des différents personnages dont les psychés sont bien développées, que ce soit nos petits escrocs, nos deux bandits en cols blancs ou d’autres personnages qui y gravitent, telle des satellites.

La palette était copieuse niveaux personnages différents, on a eu des points de vue de chacun, on a suivi tout le monde à un moment donné, la chorale n’a jamais chanté faux et des tons rouge sang sont venus colorer les pages au fur et à mesure que tout partait en sucette. Quand on vous disait que c’était la connerie du siècle !

Lola, Diego le Marquis, Paco le Sauvage et Felo le Foncedé m’ont fait sourire, crisper les doigts sur les pages, exploser de rire à un moment donné, trembler. Oui ce sont des escrocs, mais des escrocs comme je les aime.

Il a du suspense dans ces 408 pages, même si on commence en douceur, mais à partir du moment où ça partira en vrille, plus un seul moment de répit à soi et les questions vont se bousculer, surtout celle de savoir comment ce kidnapping avec demande de rançon va se terminer.

Un roman noir bien écrit, qui met en scène des anti-héros, des bouffons, des escrocs du dimanche, mais qui parle aussi d’amitié, de fidélité, d’amour, de conditions sociales, de fric et de gens qui ne veulent pas toujours savoir l’origine de l’argent qu’on leur verse dans le portefeuille.

Un roman noir drôle, bourré de piments et d’une couleur qu’on ne voit pas tous les jours. Des comme lui, on en redemande car c’est une parenthèse agréable dans la littérature habituelle.

3,80/5

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le moi espagnol 2019 chez Sharon (Mai 2019).

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Au revoir là-haut : Pierre Lemaitre [LC avec Bianca]

Titre : Au revoir là-haut

Auteur : Pierre Lemaitre
Édition : Albin Michel (21/08/2013)

Résumé :
Sur les ruines du plus grand carnage du XX° siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec Ses morts…

Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.

Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

Critique :
Gavrilo Princip avait-il la moindre idée en assassinant François-Ferdinand de Habsbourg-Este de ce que son geste allait déclencher dans l’Europe et dans le Monde ?

Si oui, il mériterait qu’on le ressuscite afin de lui faire subir tous les outrages connus et imaginables, car son coup de feu à mis le feu aux poudres, poussant des pays à se faire la guerre, même si on se doute qu’ils n’attendaient tous que ça : le truc qui allaient leur permettre de se rentrer tous dedans.

Mais qui pâtit le plus d’un conflit ? Les soldats, qui ont plus à craindre de leur hiérarchie que de l’ennemi, tapis dans des tranchées insalubres ainsi que les civils qui perdent tous un père, un frère, un fils…

Par contre, pour les crapules, les arrivistes, les magouilleurs, un conflit, c’est du pain béni pour faire du commerce en stoemelings (en noir) et s’en foutre plein les fouilles pendant que d’autres chient dans leur froc de peur car on leur demande d’aller au casse-pipe pour récupérer 2 mètres de terrain.

Mais une fois la guerre terminée, peut-on encore profiter d’un bon plan pour se remplir les poches puisqu’on étaient dans les tranchées et que tout ce qu’on a gagné, ces des trous partout, des blessures violentes ou un traumatisme à vie ? Ou des galons non mérités…

Nous donnant à suivre Henry d’Aulnay-Pradelle, salaud flamboyant, digne des meilleurs fils de pute de la littérature.

Disons le de suite, le surnom qui irait comme un gant à d’Aulnay-Pradelle c’est « sale enculé » et n »y voyez pas dans son cas une passion pour la sodomie, juste un triste constat : c’est un enculé !

Possédant du cran (ce n’est pas un Joffrey Barathéon), du sadisme (mais pas au point d’un Ramsey Snow-Bolton), il a tout d’un Euron Greyjoy, surtout vu son comportement à quelques jours de l’armistice, afin de motiver ses troupes à attaquer la cote 113 et d’y gagner son grade de capitaine.

Face à lui, un couillon de soldat, le pauvre Albert Maillard, doté d’une conscience, lui, mais de peu de courage, toujours à réfléchir, à ne pas oser, à ne pas prendre de décision, castré aussi par une mère qui lui répète sans cesse qu’il est un pleurnichard, pire qu’une fille.

Il va souffrir encore après la guerre, notre Albert, comme s’il n’avait pas déjà assez souffert avant , lui qui a embrassé la Mort à pleine bouche, respirant son souffle fétide.

Ajoutons un troisième larron à ces deux personnages principaux déjà bien esquissés : Édouard Péricourt qui paiera cher son acte d’héroïsme, comme quoi, les bonnes actions ne sont pas toujours récompensées.

De joyeux il deviendra apathique, pourtant, notre homme aura une brillante idée, niveau magouille, même si au niveau éthique elle est des plus discutable.

Le talent de Pierre Lemaitre est de nous présenter 3 personnages dont aucun n’est tout à fait aimable, même si certains, au départ, donneraient à penser qu’ils sont des gentils et l’autre un charognard d’enculé. Bon, le salaud restera un salaud…

La plume de Pierre Lemaitre m’a emporté dans les tranchées de novembre 1918, dans la France d’après-guerre, celle qui a préféré célébrer ses morts plutôt que ses vivants, me plongeant dans le quotidien de deux hommes qui tirent le diable par la queue pendant que d’autres pètent dans la soie.

Les 100 premières pages décrivent bien l’atmosphère des tranchées, sans trop en faire, sans sombrer dans le pathos, ensuite, on découvre l’envers du décor avec les hôpitaux militaires, où il ne fait pas bon vivre non plus.

Ensuite, on découvre l’imbécilité du gouvernement, le rapatriement des soldats qui se déroule dans le plus grand bordel possible, les soldats démobilisés longtemps après la guerre, l’imbécilité des officiers, les bilans horribles du nombre de morts par jour, tout ça pour rien, pour gagner quelques mètres.

Boucherie, c’est le terme qui convient, abattoir aussi.

La duperie de certains pour gagner des galons, la duplicité de ces mêmes pour gagner du fric sur le dos des pauvres gens. Bien que certaines duplicités soient plus pires que d’autres, je trouve.

Un roman magnifique, dont je comprends qu’il a gagné le Goncourt tant son atmosphère est prégnante, ses personnages forts, cyniques, qui m’ont fait rire, souffrir et donner des envies de meurtre, le tout servi par une écriture magnifique qui joue avec les mots et nos maux.

Lemaître manie sa plume de main de maître (oui, je sais, elle était facile), cette plume qui te titille là où ça fait le plus de bien et procure instantanément une jouissance littéraire.

Une lecture intense qui me fera regarder les cimetières militaires et les monuments aux morts d’une autre manière.

Merci à Bianca pour cette LC car sans elle, ce roman serait toujours sur mes étagères (lien vers sa chronique dans son nom).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2017-2018).

Élémentaire Mes Chers Parents – Le Théâtre de Sherlock Holmes : François Pardeilhan

Titre : Élémentaire Mes Chers Parents – Le Théâtre de Sherlock Holmes

Auteur : François Pardeilhan
Édition : Patient Résidant (2013)

Résumé :
L’arrivée inopinée d’un parent dans la maison des Holmes va amener un grand bouleversement. Enjôleur mais aussi homme d’affaires, ce dernier mûrit un projet audacieux.

Ajoutez à cela l’apparition de vieilles connaissances aux intentions douteuses, dans une petite ville pourtant si paisible, il n’en fallait pas davantage pour déclencher un tourbillon d’événements étranges.

Le commissaire Laborde, malgré sa réticence, vient quérir quelques avis auprès du jeune Sherlock.

Violet et Siger Holmes voient leur salon envahi par une population mondaine et insolite, ne sachant plus à quel saint se vouer sinon à leur phénomène de fils.

Dans une confusion de faits, tout est sous nos yeux. Alors comme disait le maître des détectives : « Vous voyez mais vous n’observez pas ! »

Cet ouvrage renoue avec la tradition chère à Arthur Conan Doyle qui consiste à écrire un texte pour le théâtre avec la richesse de détails d’une nouvelle, comme il le fit avec « Le diamant de la couronne » qui deviendra « La pierre de Mazarin ».

Critique : 
Un Sherlock Holmes en pièce de théâtre, pourquoi pas ? Bien que j’ai eu un peu de mal au départ à lire les dialogues repris sous leur forme théatrale.

Malgré tout, c’est 154 pages pétillantes et savoureuses à lire, surtout grâce aux répliques acides du père de Sherlock envers son beau-frère. Et vous savez tout comme moi que « ♫ on choisit ses copains, mais rarement sa famille ♪ ».

On découvre dans ces pages un Sherlock de 18 ans, en compagnie de ses parents, Sieger et Violet. Il est à noter que canoniquement parlant, nous en savons peu sur les parents de Holmes : ils sont des petits propriétaires terriens et la grand-mère maternelle de Sherlock était la sœur du peintre Vernet.

Les prénoms des parents sont issu du fruit des déductions holmésiennes.

Notre jeune détective en herbe a déjà commencé à enquêter sur des petits mystères et fait le désespoir de ses parents car, à force de dévoiler à voix haute ses déductions sur leurs invités, il les a fait tous fuir.

— La semaine dernière encore, notre ami Lord Barthon se trouva bien embarrassé lorsqu’il dut justifier devant son épouse de la magnifique blague à tabac qu’il arborait fièrement. Ton fils [Sherlock] venait de l’en féliciter en disant qu’elle portait les mêmes armes que la comtesse Astrid avec qui il partage ses chevaux de course. Je pourrais te citer plusieurs cas où depuis la rencontre avec ton fils, nombre de nos connaissances ne sont plus revenues à la maison.

— Depuis maintenant plus de deux ans, c’est devenu une tradition que mon fils se livre systématiquement à une analyse détaillée de chaque visiteurs de cette maison. Je ne te ferai pas la liste de tous ceux que tu as contrariés avec tes remarques mal à propos sur leurs agissements, leurs fréquentations, leur passe-temps et tant d’autres choses.

L’arrivée du frère de madame Holmes bouleverse monsieur Holmes car il n’aime pas cet espèce de pique-assiette, et encore moins depuis que ce dernier a séjourné à la prison de New Gate.

— Oh ! Je suis contente de te voir. Londres ne te réussit pas, tu es bien pâle ! [Violet Holmes à son frère, Barnett]
— C’est ce que j’ai dit à ton frère, c’est vrai que le manque de soleil ajouté à l’humidité des murs de certaines pensions, cela n’arrange pas les choses. [Siger parlant à son épouse et lançant une pique à son beauf’]

— Cher Siger ! Quel plaisir de vous revoir. Je vous trouve une mine superbe. [Barnett, frère de Violet Holmes]
— Je ne dirais pas la même chose de vous !
— C’est vrai que Londres n’est pas conseillé pour son climat et ce n’est pas non plus l’endroit idéal pour prendre de belles couleurs.
— Tout dépend où l’on s’exhibe. L’intérieur de la très célèbre prison de New Gate est moins exposé au soleil que la fontaine de Trafalgar Square.
— Allons chez Siger, vous n’allez pas me reprocher quelques erreurs de jeunesse. Tout cela est du passé, aujourd’hui les choses ont bien changé pour moi.

Si le père de Holmes a la tête sur les épaules, la mère est un peu bêbête en présence de son frère, refusant de le voir tel qu’il est : un escroc doublé d’un coureur de jupons.

Bête au point de faire abstraction du fait que c’est son époux qui a dû éponger la dette de 5.000£ contractée par le frère, en leur nom à eux ! Rien que pour ça, avec moi, il valserait par la fenêtre ou serait accueilli avec du plomb !

Mais le frangin est accueilli par sa sœur et prend ses aises dans la maison des Holmes, soutenu par sa sœur, aveuglée par l’amour fraternel.

— Oh Siger ! Comme me le faisait remarquer mon frère, ce salon de jardin n’allait pas du tout avec notre intérieur, tandis que ce bureau convient parfaitement avec le style que tu as toujours voulu donner à cette maison.
— Bien sûr, cela ne fait que trois mois que M. Barnett est ici et déjà il s’est immiscé dans notre vie à tel point que c’est lui qui décide de ce qui va ou ne va pas dans notre maison.

Le frangin, lui, c’est un charmeur, sans doute à la Arsène Lupin, parce que toutes les dames tombent en pâmoison devient lui, même la bonne ! En sa présence, tout le beau sexe devient bête à manger du foin.

Quant à Sherlock, il a déjà une partie de ses futures manies, mais pas encore cette distance avec les gens. Bref, je l’aime aussi ainsi.

— Il y a d’autres manies qui j’espère lui passeront aussi mais j’en doute. [Siger Holmes]
— À quoi fais-tu allusion ? [Violet Holmes]
— Oh, à pas grand-chose ! À ses promenades solitaires qui le mènent on ne sait où, à ses expériences qu’il poursuit dans sa chambre avec le microscope du Lycée que lui a prêté un professeur. Jeannette a refusé à plusieurs reprises d’aller nettoyer sa chambre à cause des odeurs dues aux objets insolites qu’il examine. Je ne parle pas des articles de journaux, français ou anglais qu’il collectionne sous forme de piles, pas plus que les tenues de toutes sorte dont il s’affuble parfois, prétextant faire une surprise à un ami alors que je ne lui connais pas d’amis.

Le roman est agréable et se lit tout seul. L’enquête est sympathique et j’ai vu venir les escrocs de loin, tout comme Sherlock. Les autres n’avaient rien vu venir.

Sherlock, lui, il observe et il déduit ! Mais il ne « devine » jamais.

— Oh ! Monsieur Sherlock, comment faites-vous pour tout deviner ?
— Je ne devine pas, Jeannette, j’observe et je déduis.
— Mais il ne s’est rien passé et je n’ai encore rien dit.
— Certes Jeannette mais il y a des silences qui en disent d’avantage que des longs discours.

 Et niveau déductions, il était déjà bien rôdé !

— Père, il me semble que tu as égaré ton pince-nez et cela te pose quelques problèmes pour lire ton journal. Humm ! Raisonnons. Tu le poses toujours sur la table basse, là où Jeanette met les journaux. Comme à ton habitude, tu as dû prendre le Times que tu as commencé à lire, puis Jeanette a apporté le courrier que vous vous êtes partagés. Tu as lu le tien, c’est alors que mère t’as sans doute parlé d’un sujet qui t’a interpellé. Après un échange quelque peu tendu, tu t’es levé, toujours ton courrier en main, tu as marché dans la pièce tout en t’agitant, puis sur un geste d’agacement tu as enlevé ton pince-nez, tu es revenu vers le canapé avant de jeter ces lettres sur la table.

Dommage que cela n’ait pas été plus « caché », mais le fait que ce soit une pièce explique peut-être cela : le public est mis dans la confidence, voit tout, mais les protagonistes, eux, ne voient rien.

Comme par hasard, le chef de la police est toujours fourré chez Sherlock pour demander assistance, mais une fois l’affaire résolue et tous les honneurs pris, il rabroue Sherlock comme s’il n’était qu’un gamin, alors que sans lui, son enquête, il ne l’aurait jamais résolue !

Une bouffé d’air frais après un roman fort sombre qu’était mon précédent.

Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Sharon, au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au « Mois anglais III » chez Titine et Lou, au Challenge « Victorien » chez Arieste, au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park et au « Challenge Ma PAL fond au soleil – 2ème édition » chez Metaphore.

CHALLENGE - Ma PAL Fond au soleil