Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 6

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (08/06/2018)

Résumé :
A bord de l’Arcadia, le chef mécanicien Maji se retrouve face à Zoll, guerrier tokarguien envoyé par les Sylvidres et qui s’est introduit dans le vaisseau !

Alors qu’un violent combat éclate, l’Arcadia se retrouve soudainement prisonnier de l’attraction de la planète Derazer située dans les Sargasses de l’univers.

Mais, fort heureusement, Queen Emeraldas n’est pas loin !

Critique :
♫ Goldorak go, rétrolasers en action
♪ Goldorak go, va accomplir ta mission
♪ Dans l’infini des galaxies
♫ Poursuit ta lutte infernale, du bien contre le mal ♪

Zut, j’ai mis le mauvais disque…

♫ Capitaine Flam tu n’es pas
♪ De notre voie lactée
♫Mais tu as traversé (Capitaine Flam)
♪ Cent mille millions d’années
♫ Pour sauver de ton bras Les gens de Mégara ♪

Mille excuses, ce n’est pas encore le bon générique…

♪ Albator, Albator, capitaine au cœur d’or
Albator, Albator, bien plus fort que la mort
Tu es toujours au rendez-vous n’importe quand, n’importe où
Tu es toujours au rendez-vous, toujours avec nous ♫

Parfait, ceci était enfin le bon. Maintenant que je vous ai collé ces génériques de notre enfance dans la tête pour toute la journée, je peux commencer ma chronique.

Albator, c’est une partie de mon enfance, comme Goldorak, Capitaine Flam et bien d’autres. Lire cette série manga (Capitaine Albator – Dimension Voyage), c’est revenir aux sources puisque ça ressemble à une version d’Albator 78 (de ce que je me souviens du dessin animé).

Une fois de plus, j’ai l’impression qu’on est face à un tome de transition, les histoires commencées dans les tomes précédents se poursuivent, notamment l’enquête de Daiba sur les Sylvidres (aidé par Zéro et Maya), les élections doivent avoir lieu sur Terre, les Sylvidres continuent de foutre le bordel partout et on a la suite de la tentative de sabotage de la part d’un Tokarguien nommé Zoll.

Zoll est un saboteur, il met tout l’équipage dans la merde et on le soigne quand même et l’auteur pousse le pathos jusqu’à en faire un saboteur sympathique qui n’a pas eu le choix, victime qu’il est, ainsi que sa famille et son peuple, du joug des Sylvidres.

Malgré tout, on a de l’action et du suspense avec l’Arcadia qui n’arrive pas à éviter une planète à la force gravitationnelle énorme qui l’attire comme un aimant le fait avec un morceau de fer.

Notre capitaine sexy s’en sort toujours, vous le savez, Queen Emeraldas est comme Zorro, elle arrive au galop, mais j’ai dû faire fumer mon cerveau pour la rattacher à des souvenirs de la série animée.

L’univers de Leiji Matsumoto est grand et le manga manque parfois de précision, comme si ses lecteurs devaient avoir révisés leur « Albator Sans Peine » avant d’entamer la série manga…

Même si ce que je lis suffit à ma compréhension générale, j’aurais aimé avoir plus de détails dans le manga afin de pouvoir appréhender cet univers dans ses moindres détails et savoir d’où les personnages viennent et comment ils en sont arrivés là, sans devoir me refaire tout l’univers de Leiji Matsumoto et de son capitaine Harlock (vrai nom d’Albator, qui fait moins sexy et très capitaine Haddock).

Hors cela fait des années que je n’ai plus vu les épisodes de l’animé Albator, et déjà, à l’époque, je trouvais qu’il n’y avait pas toujours de logique entre l’Albator 78 et le 84 et pour finir, j’en étais arrivée au fait que les deux séries devaient se regarder tranquillement, sans se donner mal au crâne en tentant de faire des liens.

Malgré les quelques bémols, ce tome 6 est loin d’être mauvais, il a de l’action, du suspense et on a droit à des révélations sur notre sexy baby Albator… Non les filles, ce n’est pas la taille de son engin… Juste qu’on se demande s’il est bien humain, le capitaine…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°28].

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 5

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition Originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 5 (2016)

Résumé :
Albator arrive sur Vénus, la base de première ligne des Sylvidres, où il va devoir affronter la reine Sylvidra !

Pendant ce temps, Tadashi Daiba, qui s’est rendu sur Terre pour percer le mystère des Sylvidres, va se retrouver face à un arbre géant qui semble exister depuis la nuit des temps…

Critique :
Les Hommes viennent de Mars et les Sylvidres de Vénus…

Le face-à-face entre Jojibel, la reine des Sylvidres et Albator est repli d’action, de tension, de suspense et de mystère.

Que veut-elle dire par « les graines que nous avons semées » ? Est-ce que ça signifie ce que je crois ?

Si oui, que les amateurs de la théorie du créationnisme passent leur chemin car la théorie émise par ce cinquième tome ne va pas leur plaire.

Ce qui suit ne devrait pas plaire aux Humains non plus puisque Tadashi Daiba découvre que les Sylvidres avaient mis leurs pieds sur Terre bien avant l’Homme. Mais alors, elles ne sont pas les envahisseuses, si elles étaient là avant nous ??

Si le tome 4 avait des airs foutraque, le tome 5 est bien agencé et apporte des réponses sous forme de théories même si on a l’impression de ne pas avoir beaucoup avancé depuis le premier tome, malgré tout, ça bouge doucement.

Le graphisme est toujours excellent, l’Albator du manga étant plus stylisé que l’Albator de la série animée.

Un tome 5 bien meilleur que le précédent, moins foutraque, avec de l’action, des révélations et un cliffhanger pour nous donner encore plus envie de lire le suivant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°25].

Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4 : Leiji Matsumoto et Kouiti Shimaboshi

Titre : Capitaine Albator Dimension Voyage – Tome 4

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana Shônen (2017)
Édition originale : Captain Harlock – Jagen Kôkai, book 4 (2016)

Résumé :
Afin d’en apprendre plus sur les mystérieuses Sylvidres, Daiba se rend sur Terre et va être confronté à une bien choquante révélation !

Pendant ce temps, la menace du gouvernement terrien se rapproche dangereusement de Mayu, la fille de Tochirô.

Quant à Albator, il met le cap sur Vénus où se trouve la base de première ligne des Sylvidres.

Critique :
Ce tome de transition fait intervenir bien des personnages qu’il n’est pas toujours aisé de différencier, vu que les visages sont similaires, tout en finesses dans les traits.

Alors que pour d’autres visages, ceux de la foule par exemple, c’est tout à l’opposé puisqu’ils sont ronds.

Tadashi Daiba, quant à lui, cherche à percer les secrets des Sylvidres et se rend compte qu’elles étaient déjà sur Terre depuis très longtemps.

La tension monte partout, autant sur Terre entre les entres humains et androïdes que dans l’espace entre les Sylvidres et Albator.

Les envahisseuses sont perturbées par ce qu’elles lisent dans les pensées des membres de l’équipage de l’Arcadia et Albator, lui, met le cap sur Vénus.

C’est assez confus, on part dans tous les sens et cette relecture m’a permis de me remettre les événements dans la mémoire avant d’entamer la lecture des tomes suivants.

Ce tome 4 n’est pas mon préféré car il donne un sentiment de confusion vu qu’il part dans plusieurs directions.

Par contre, il nous permet d’en apprendre plus sur les Sylvidres (sauf pour les fans de la série animée qui savent déjà de quelle matière elles sont faites) et sur d’autres personnages qui faisaient partie de l’univers d’Albator.

Je m’en vais relire le tome 5 avant de poursuivre la découverte des autres tomes que je n’avais pas encore acquis.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°23].

Voyage lunaire – Tome 2 – Autour de la lune : Jules Verne [LC avec Rachel]

Titre : Voyage lunaire – Tome 2 – Autour de la lune

Auteur : Jules Verne
Édition : Le Livre de Poche Classiques (2001)
Édition Originale : 1869

Résumé :
Après trois mois d’intenses préparatifs, l’énorme boulet-wagon tiré par un gigantesque canon construit a même le sol de la Floride est enfin lancé vers la lune.

Il emmène a son bord trois hardis voyageurs : l’honorable président du Gun-Club, Impey Barbicane, le capitaine Nicholl et Michel Ardan, un français aventureux Ces trois hommes entendent bien être les premiers à poser le pied sur la lune.

Nos héros risqueront plus d’une fois leur vie. Arriveront t’ils jusqu’à l’astre de la nuit ? Et reviendront t-ils sur terre ?

Ceci est la suite du roman « De la Terre à la Lune » paru en 1865.

Critique :
Bardaf, c’est l’embardée ! Je pense qu’entre Jules Verne et moi, il n’y aura que le Tour du Monde en 80 jours et Michel Strogof pour nous rassembler car pour le reste, je suis une fois de plus passée à côté de ce roman !

Les personnages m’ont amusés au départ, leurs dialogues aussi.

L’aventure était belle et prometteuse : pensez-vous, nous allions vers la lune avant Tintin, un siècle avant Buzz Aldrin et Armstrong, le trompettiste de talent qui gagna aussi 7 Tour de France !

Mais à un moment donné, les détails techniques m’ont soûlé ! Bon sang, qu’est-ce que j’en avais marre de toutes les descriptions de chaque morceau de Lune, de ses reliefs…. Mais putain, on s’en fout !

Là, ça m’a achevé et j’ai eu envie de boire pour oublier ma déconvenue.

Si le départ était encore plaisant, ensuite, cette lecture fut laborieuse et sans ces sauts dans le récit, elle aurait pu être aussi longue que si j’avais pédalé entre la Terre et la Lune.

Alors, comme dans l’île mystérieuse, j’ai sauté, j’ai fait des bons comme j’en aurais fait sur une planète où la gravité est moins importante que sur la Terre et j’ai tracé ma route jusqu’à la fin…

Je ne me permettrai pas de me gausser pas sur invraisemblances techniques, à l’époque de sa parution, nous étions à 100 ans du premier pas sur la Lune et il faut tout de même saluer le talent visionnaire de Verne.

Bon, ce n’est pas encore avec ce roman que Rachel et moi allons nous trouver un coup de cœur livresque en commun autre que ceux que nous avons déjà. Va encore falloir creuser un peu pour en trouver d’autres.

Justement, Rachel m’a parlé d’un certain capitaine Hatteras et de ses aventures… Qui sait, ça pourrait marcher ?

Pour aller au lit moins bête : En dépit de ses invraisemblances et de ses erreurs (lancement par un canon, pesanteur présente sauf au « point neutre », etc.), le roman s’est avéré étonnamment prémonitoire par rapport à la mission Apollo 8 : l’initiative du voyage dans la Lune a bien été prise par les Américains, le départ de la mission américaine a eu lieu à Cap Canaveral, à quelques centaines de kilomètres seulement de l’endroit choisi par Verne en Floride, non pour les raisons qu’offre l’auteur, mais parce que la vitesse supérieure de rotation de la terre à cet endroit y est plus favorable.

Il y a bien eu trois astronautes à bord de la capsule et la mission a duré un peu moins d’une semaine, comme celle de Michel Ardan et ses amis.

Enfin, au retour, l’engin se retrouve dans l’océan après avoir effectué un contournement lunaire.

Challenge de l’épouvante Edition Autumn, Witches and Pumpkin chez Chronique Littéraire (Menu Petit Frisson – La PAL de l’enfer –  livres qui vous font sortir de votre zone de confort : classique).


Mycroft Inquisitor – Tome 3 – Neiges Sanglantes : Christophe Arleston, Dominique Latil et Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 3 – Neiges Sanglantes

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1998)

Résumé :
Lorsqu’il rejoint la mission archéologique qui parcourt les étendues glacées d’Ottyle 3, Mycroft pense en terminer avec une enquête commencée à l’autre bout de la galaxie.

Mais son arrivée contrarie de nombreux intérêts.

Victime d’un attentat, son principal suspect assassiné, l’inquisiteur doit enquêter au milieu des ruines d’une civilisation oubliée, sous la surveillance d’une fantomatique créature.

Plus que jamais épaulé par Morgane, Mycroft se plonge dans un mystère qui dépasse de loin les enjeux premiers. La fédération elle-même pourrait être impliquée dans la recherche d’un ancien secret qui bouleverserait la galaxie…

Critique :
— C’qui compte, c’est l’planté de bâton !

Hé oui, puisque notre Inquisiteur Mycroft et son assistante sexy se trouvent sur une planète remplie de neige, dans des températures négatives, à l’autre bout de la galaxie, le plus important, c’est le planté du bâton !

Arrivé sur place pour arrêter le professuer Igniel, un détourneur de fonds, Mycroft va se retrouver au milieu d’une enquête imprévue, sans compter une immobilisation contre son gré.

Ajoutons à cela un meurtre en huis-clos, puisque seuls sont présent sur cette étendue de glace, l’équipe archéologique qui fouille pour trouver les traces d’une ancienne civilisation.

À moins que le coupable soit le Migou, sorte de Yéti à la Tintin, mais en version plus grande et nommé Sqeshsquash, sorte de légende dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vraiment vu, sauf Morgane qui a aperçu une ombre.

Un guide qui sacre comme Céline Dion, un professeur archéologue qui a piqué dans la caisse, une journaliste qui n’aime pas voir du sang, un responsable de la sécurité, un docteur Eyspre qui a l’air de bien connaître Mycroft et des fouilles archéologiques qui vont mettre à jour des choses étranges, voilà ce qui a au menu de ce troisième et dernier album de Mycroft Inquisitor.

Beaucoup de mystères, de suspense, de retournements de situations et tant que notre détective inquisiteur n’aura pas tout expliqué, après avoir rassemblé tout le monde, le lecteur ne verra pas la solution de l’affaire.

Une série que j’ai pris plaisir à découvrir, il y a quelques années et que j’ai pris plaisir à relire puisque je venais – enfin – de mettre la main sur le tome 3.

Même s’il y a moins d’humour que dans les autres séries scénarisées par Arleston, on a toujours quelques belles répliques cyniques de Mycroft et les enquêtes proposées sont recherchées, fouillées et ne sont jamais simplistes car présentées de manière à éveiller la curiosité du lecteur et à distiller le suspense goutte à goutte.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Mycroft Inquisitor – Tome 2 – La Bête d’écume : Christophe Arleston, Dominique Latil & Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 2 – La Bête d’écume

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1997)

Résumé :
Mycroft d’Aquilée est inquisiteur privé. Bien qu’il n’en ait pas l’allure, ce Sherlock Holmes des étoiles est un redoutable adversaire pour les criminels. On ne se méfie pas assez des petits vieux !

Évidemment, ses tarifs sont assez élevés. Mais ne raconte-t-on pas que certains de nos plus éminents gouvernants ont parfois recours à ses services ? Surtout lorsqu’il s’agit des Mondes des Confins…

Depuis bientôt mille ans, l’homme est maître des étoiles et de la galaxie. Des millions de vaisseaux de ligne relient chaque jour entre eux les innombrables mondes connus : planètes de la Fédération, colonies indépendantes, mondes laissés aux indigènes intelligents.

Mais si la technologie évolue régulièrement et de façon spectaculaire, ce n’est pas le cas de l’homme.

Depuis la plus haute antiquité, il se livre toujours aux mêmes activités : le commerce, l’étude, la recherche des plaisirs, et parfois le crime…

Écume est un véritable paradis : un océan magnifique, une luxuriante forêt primitive… C’est là que se bâtit un complexe touristique destiné à devenir le havre des plus fortunés de la Galaxie.

Pourtant, tout se passe mal : un ingénieur disparaît, des traces d’une bête étrange apparaissent… Mycroft se retrouve mêlé à une des affaires les plus intrigantes de sa longue carrière d’inquisiteur privé…

Critique :
Nouvelle enquête et donc, nouvelle planète pour notre duo de choc : l’inquisiteur Mycroft d’Aquilée et sa bombasse d’assistante, Morgane.

Dans les Confins, sur une nouvelle planète, on construit un complexe hôtelier de luxe et un ingénieur à disparu alors qu’il prenait un bain dans un lagon qui invite au barbotage.

Mycroft est partant, de toute façon, tant qu’on le paie grassement, lui, il y va.

Si les paysages sont de rêves, le reste l’est un peu moins : disparitions inquiétantes, tentatives d’élimination ou juste pour faire peur à nos deux enquêteurs et on parle en plus d’une créature monstrueuse qui hanterait les lieux.

Aucun humains ne l’a vue, mais les autochtones, les Indoles, l’ont vue, eux. Les Indoles sont des créatures bleues qui aiment les couleurs vives et qui sont utilisées comme main d’œuvre bon marché par les constructeurs du futur complexe. Hé oui, on a beau aller à l’autre bout de l’univers, l’Homme reste toujours le même.

Dans ce deuxième tome, la qualité de l’enquête et son originalité sont toujours bien présentes, nos deux amis vont avoir fort à faire pour dépatouiller toute cette affaire qui pue le souffre.

Notre belle Morgane va même se trouver un beau mec pour jouer à la bête à deux dos avec et là, je n’ai qu’une chose à dire « quelle souplesse ».

Mycroft est toujours aussi cynique, toujours aussi fouille-merde et son jeu préféré est toujours d’étudier les relations entre les invités lors d’un dîner mondain. Effectivement, ça gâche souvent les petits-fours de son associée qui elle, aimerait manger en paix.

Une fois de plus, l’enquête et sa résolution finale sont bien troussées, on ne la voit pas venir, même si on devine quelques pistes. Le tout est de relier tous ces petits détails insignifiants entre eux.

Mycroft est champion là-dedans, c’est pour cela qu’il coûte aussi cher.

Une relecture toujours aussi agréable puisque, une fois de plus, j’avais tout oublié.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

Mycroft Inquisitor – Tome 1 – Une fragrance de cadavre : Christophe Arleston, Dominique Latil & Jack Manini

Titre : Mycroft Inquisitor – Tome 1 – Une fragrance de cadavre

Scénaristes : Christophe Arleston & Dominique Latil
Dessinateur : Jack Manini

Édition : Soleil Productions (1995)

Résumé :
Depuis bientôt mille ans, l’homme est maître des étoiles et de la Galaxie. Des millions de vaisseaux de ligne relient chaque jour entre eux les innombrables mondes connus : planètes de la Fédération, colonies indépendantes, mondes laissés aux indigènes intelligents.

Mais si la technologie évolue régulièrement et de façon spectaculaire, ce n’es pas le cas de l’homme. Depuis la plus haute antiquité, il se livre toujours aux mêmes activités : le commerce, l’étude, la recherche des plaisirs, et parfois le crime…

Mycroft d’Aquilée est inquisiteur privé. Bien qu’il n’en ait pas l’allure, ce Sherlock Holmes des étoiles est un redoutable adversaire pour les criminels. On ne se méfie pas assez des petits vieux !

Évidemment, ses tarifs sont assez élevés. Mais ne raconte-t-on pas que certains de nos plus éminents gouvernants ont parfois recours à ses services ? Surtout lorsqu’il s’agit des Mondes des Confins…

Accompagné de Morgane, sa délicieuse collaboratrice, Mycroft se rend à Caprale pour résoudre une énigme sur la contrefaçon d’inestimables flacons de vins de fleurs.

Mais sur l’île du Maître Floraliste, ce sont des cadavres qui l’attendent…

Critique :
Mycroft, en inquisiteur et dans qui enquête dans l’espace ! Oui, ça risque d’en effrayer certain(e)s pourtant, c’est tout de même assez bien foutu dans l’ensemble.

Mon seul bémol sera pour le manque d’humour auquel Arleston nous a habitué dans ses autres séries, mais si on n’a pas son quota de jeux de mots, on aura tout de même quelques belles réparties car Mycroft ne manque pas de cynisme et d’ironie.

— Mycroft !   Ce que vous venez de faire est proprement immoral !
— Je sais, mon petit. Mais j’ai des frais, vous comprenez !

On a beau se trouver face à une enquête à 100% SF, pour moi, ça reste une enquête et même s’il n’est noté nulle part que nous avons affaire au grand frère de Sherlock, Mycroft d’Aquilée a tout de ceux qui l’ont sans aucun doute inspiré.

— Je dois vous avouer que lorsque j’ai répondu à l’annonce je ne vous imaginais pas comme ça !!
— Ma chère Morgane, peu importe le physique, un bon inquisiteur se fie avant tout à son cerveau et à sa logique.

Niveau déductions, il ne nous les sort pas comme Sherlock – dommage – mais il reste tout de même un enquêteur de pointe et très intelligent. D’ailleurs, il le sait.

Mycroft a beau avoir de l’âge, porter un kilt, une casquette ridicule et fumer un narguilé directement relié à une espèce de bourse pendant devant les siennes, il n’en reste pas moins un homme attaché aux détails et aimant pousser les gens dans leurs retranchements afin d’arriver à la vérité.

Se rendant à Caprale (là où on fabrique des vins exquis à partir de fleur) pour une simple enquête à propos de faussaires, voilà notre Mycroft et son assistante, la pulpeuse Morgane, face à un crime atroce : un décapité qu’on a jeté ensuite dans la cuve de nectar.

Mais que fait l’agence fédérale pour la sécurité alimentaire ?? Le vin va avoir un goût.

Minutieusement, notre Mycroft va enquêter, ne pas tout dévoiler à sa sexy assistante, regarder tout de monde de travers, leurs sortir leurs quatre vérités afin de démasquer le coupable et de tenter de savoir qui en veut ainsi à sa vie et à celle de Morgane.

Comme dans un bon Hercule Poirot, notre Inquisiteur Enquêteur rassemblera tout le monde à la fin pour tout nous expliquer et confondre l’assassin.

Et c’est là que l’on rajoute la chantilly sur une pâtisserie qui était déjà exquise car les auteurs ont tout de même fait en sorte de nous offrir une résolution à laquelle on ne s’attend absolument pas.

Ils auraient pu faire dans du basique, mais non, ils se sont creusés les neurones pour nous étonner et ils ont bien fait.

Je m’étais bien amusée à découvrir cette bédé il y a 1 an et la relecture n’a rien entamé de ce plaisir car, en plus, j’avais tout oublié de l’identité du coupable.

Comme quoi, avec des bons scénaristes aux commandes, on peut envoyer une sorte de Mycroft Holmes dans l’espace sans que cela nuise au personnage car il est là-dedans comme un poisson dans l’eau.

— Morgane, voulez-vous coucher avec moi ?
— Pardon ??
— Oh, je me suis peut-être mal exprimé… Je voulais dire qu’on a déjà attenté à notre vie, et que la prudence élémentaire voudrait que nous ne nous séparions pas. Vous prendrez mon lit, je dormirai dans le fauteuil.
— Ahhh ! Oui, bien sûr.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (2018-2019) et Le mois du Polar Chez Sharon (Février 2019).

[FILMS] Les Gardiens de la Galaxie II – Guardians of the Galaxy Vol. 2 : James Gunn (2017)

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 (Guardians of the Galaxy Vol. 2) est un film de super-héros américain réalisé par James Gunn, sorti en 2017.

Ce film, adapté de la série de comic books du même nom, est le quinzième de l’univers cinématographique Marvel et le troisième de la phase III. Il fait suite au film Les Gardiens de la Galaxie sorti en 2014.

Synopsis : 
Les Gardiens de la Galaxie poursuivent leurs aventures en traversant les confins du cosmos. Ils doivent se battre pour que leur nouvelle famille reste ensemble tandis qu’ils cherchent à percer le mystère de la véritable filiation de Star-Lord.

Fiche technique :

  • Titre original : Guardians of the Galaxy Vol. 2
  • Titre français : Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2
  • Réalisation : James Gunn
  • Scénario : James Gunn, d’après la série de comics Gardiens de la Galaxie

Distribution :

  • Chris Pratt : Peter Jason Quill / Star-Lord
  • Zoe Saldana : Gamora
  • David Bautista : Drax le Destructeur
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Bradley Cooper : Rocket (voix)
  • Kurt Russell : Ego
  • Michael Rooker : Yondu Udonta
  • Karen Gillan : Nébula

Ce que j’en ai pensé :
Bon, d’accord, on n’est pas dans du cinéma d’auteur, mais dans un film d’action, et à ce niveau-là, on est servi dès la première scène !

Ça castagne, ça se bat, ça tire dans tous les sens et on se marre en voyant Baby Groot qui danse sur la musique de « Mr. Blue Sky » de  Electric Light Orchestra.

Intelligent de mettre la scène de castagne en arrière-plan et de se concentrer sur notre brindille qui danse de manière candide sur une chanson qui nous donne envie d’aller nous trémousser avec lui.

On retrouvera cet humour décalé dans le piège tendu par le raton-laveur Rocket, où la scène des explosions a tout du bon vieux cartoonesque, dans les recherches infructueuses de Baby Groot, ainsi que lorsque Yondu nous montrera un superbe aperçu de ce que sa flèche rouge lumineuse est capable d’accomplir.

Les personnages qui composent de cette drôle de bande de mercenaires sont toujours aussi chouettes, avec leurs défauts, leur sales caractères, leur égo, leurs envies, leurs blessures secrètes et Groot qui dans le premier volet avait un caractère de merde, en version « baby », il est touchant et on aurait envie de l’avoir chez soi, même si ses conversations ne sont pas compréhensibles pour tout le monde…

Par contre, je l’ai trouvé sous-exploité, notre Groot ! Il est touchant, amitieux, en recherche de câlins, mais niveau scènes importantes, il n’en a pas des masses… Ce que je trouve dommage alors qu’ils ont donné à certains personnages une plus grande dimension.

Comme par exemple avec les méchants, qui ont vraiment des sales gueules de méchants, mais les scénaristes n’ont pas oubliés de montrer que tous les méchants ne sont pas toujours des salauds et que les gentils ne sont pas toujours ce qu’ils montrent au départ.

Autrement dit, le second volet se concentrant plus sur les personnages, nous donne des belles évolutions pour certains et même s’ils ont un côté badass, ils n’en restent pas moins touchants, même s’ils ne veulent pas montrer leur sentiments ou leur sensibilité. C’est ce qui les rend encore plus touchant, je trouve.

Mais, a contrario, si on développe certains personnages, d’autres restent un peu creux, comme notre Baby Groot, entre autre; Gamora tout pareil, et une des méchante du film, la dorée Ayesha, aurait pu être un peu plus exploitée.

Nous avons un film de 2h10, ce qui fait qu’ils auraient eu largement le temps de les étoffer un peu plus au lieu de faire de l’humour toutes les 30 secondes, avec toujours les mêmes choses qui reviennent sans cesse (ça va, on a compris), rendant cet humour lourd à la fin.

Sans compter que la scène de baston finale est assez vite expédiée.

Niveau scénario, peu de temps mort, pas le temps de s’endormir sur son mojito car on apprendra enfin QUI est le père de Peter Quill et, malheureusement, là, on arrive dans du connu depuis la nuit des temps, mis en scène par tous les grands dramaturges, même que Freud nous en a parlé en long et en large dans une de ses théories (je ne parle pas du stade anal et du stade phallique)…

Je ne vous dirai rien de plus, mais si certains veulent en savoir plus, via MP, je leur dirai tout !

Un peu bête parce que malheureusement, on voit venir le truc d’assez loin… Pas besoin de sortir de l’ENA ou d’avoir ingénieur… Qui n’a pas vu « Star Wars », déjà ?? Même Lucas n’avait rien inventé…

Par contre, au niveau la bande-son, je ne vous dirai qu’une chose : super !

Bon, au final, ce n’est pas du grand film, ils auraient pu faire mieux pour le second volet et approfondir un peu tout le monde, donner plus d’envergues à certains méchants, éviter les redondance dans l’humour et certaines scènes marrantes, éviter le drame freudien connu de tout le monde et nous donner une scène de baston finale un peu plus badass.

Sinon, dans les toutes dernières scènes, on a un grand moment d’émotion, même si c’est du déjà-vu et déjà-vécu car tout le monde a cherché ailleurs ce qu’il avait sous les yeux…

Malgré tout, ça se regarde avec plaisir, ça vous change les idées, ça vous fait passer un bon moment devant votre écran car les effets spéciaux sont de grandes envergues et le temps du film, vous oublierez les soucis ou les emmerdes de la vie quotidienne !

Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3 : Leiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

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Titre : Capitaine Albator – Dimension voyage – Tome 3

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (20/01/2017)

Résumé :
Afin d’enquêter sur la source d’un étrange phénomène, Albator et Tadashi Daiba se rendent sur Terre, dans les Bermudes, et pénètrent dans une mystérieuse pyramide sous-marine.

Ils vont alors découvrir qu’une Sylvidre repose à l’intérieur de celle-ci.

Les Sylvidres seraient-elles déjà sur la Terre depuis la nuit des temps ?

Cette fois, le combat entre Albator et les Sylvidres va enfin commencer pour de bon !

chap-10-pyramide-du-fonds-des-mersCritique :
Si le tome précédent était un peu « mou du genou » à mon goût, ici, ça bouge un peu plus avec, dans les dernières pages, la déclaration de guerre des Sylvidres au capitaine Albator, qui lui réciproque ses bons vœux lui aussi.

M’est avis que dans le tome 4, ça va bastonner entre les Sylvidres (qui veulent l’anéantissement du vaisseau Arcadia) et notre corsaire sexy qui veut dézinguer l’armada des Sylvidres.

Sur Terre, c’est toujours le gros n’importe quoi, le Gouvernement ne veut même pas voir que la planète est menacée et on considère toujours notre corsaire balafré comme un pirate anarchiste et autres noms d’oiseaux.

Notre capitaine au grand cœur est fidèle à lui-même, à ses convictions, il a du respect pour les autres, même pour les sépultures des Sylvidres et on peut dire que c’est un gentleman qu’on apprécierait croiser au détour d’un anneau de Saturne…

Pas de temps mort dans ce troisième tome, quelques mystères de plus, et une confrontation entre Albator et Kirita, le chef de la flotte Gaïa, le seul qui ait envie de se battre pour la Terre, mais qui n’a pas encore capté qu’Albator était de son côté, l’imbécile.

Anybref, un tome bien sympa qui me replonge dans mon enfance et cette série que je dévorais des yeux et que j’adore toujours.

Vivement la suite.

Étoile 3,5

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Capitaine Albator – Dimension Voyage – Tome 2 : Reiji Matsumoto & Kouiti Shimaboshi

Capitaine Albator - Dimension Voyage - T2

Titre : Capitaine Albator – Dimension Voyage – Tome 2

Scénariste : Leiji Matsumoto
Dessinateur : Kouiti Shimaboshi

Édition : Kana (2016)

Résumé :
Plus que jamais décidé à combattre les Sylvidres, Tadashi Daiba rejoint l’équipage de l’Arcadia. Au cours des nombreuses batailles qui l’attendent, il va apprendre à devenir un homme, un vrai !

capitaine Albator plancheCritique :
Le début du chapitre 5 m’a bien plu car nous avons fait un saut dans le temps pour assister à la rencontre de Toshiro Ôyama, Albator/Harlock, Esmeralda et de l’oiseau bizarre qui sera souvent perché sur l’épaule d’Albator…

Le tout dans le trou du cul du cosmos avec un Albator jeune, sans cicatrice et avec ses deux yeux.

De suite les deux hommes s’entendent et on découvre l’Arcadia, futur vaisseau d’Albator.

Retour dans le présent avec Tadashi Daiba qui vient de comprendre un fait important au sujet de l’équipage de l’Arcadia : s’il a l’air composé d’ivrognes et de tarés, c’est en fait un équipage soudé qui, à la moindre alerte, se retrouve aux postes de combats.

Notre jeune recrue sera mise aussi à l’épreuve afin de voir s’il fera ou non l’affaire.

Le dessin est toujours aussi superbe, mais hélas, ce tome brille plus par ses inactions que par des combats et on à l’impression de faire du sur-place et de ne pas avancer dans l’histoire.

Sans doute un tome de transition qui place tout le monde à son poste, déroule la genèse, montre les incompétents sur terre et le vice-commandant Isora qui comprend que la flotte abandonne Gaïa et que c’est ce traître d’Albator qui doive la protéger…

Quant aux Sylvidres, elles préfèrent non pas l’amour en mer, mais se faire exploser plutôt que de rester prisonnières.

En espérant que le troisième tome bouge un peu plus !

Étoile 2,5

RAT A Week Estival, Summer Edition chez Chroniques Littéraires.