Je suis Iron Man :‭ ‬Collectif

Titre : Je suis Iron Man 

Scénariste : Collectif
Dessinateur : Collectif

Édition : Panini Comics – Marvel Anthologie (2019)

Résumé :
Depuis que Robert Downey Jr l’incarne au cinéma, Tony Stark est plus populaire que jamais.

Découvrez toutes les facettes d’Iron Man mais aussi tout ce qu’il y a à savoir sur James Rhodes, Pepper Potts et Stark Industries au travers d’une sélection d’épisodes recouvrant six décennies.

Par les plus grands auteurs de la Maison des Idées d’hier et d’aujourd’hui.

Tony Stark est tout cela, et bien plus encore. Lorsqu’il endosse une armure high-tech conçue par ses soins, il devient l’invincible Iron Man et protège la Terre en solo ou au sein des Avengers.

À travers quatorze histoires marquantes et de nombreux articles explicatifs, ce volume revient sur la carrière du personnage créé par Stan Lee en 1959. dévoilant tout ce qu’il faut savoir sur le héros et ses incroyables inventions.

Critique :
J’adore Iron Man ! Oui, j’adore son côté prétentieux, hautain, sûr de lui, avec un égo surdimensionné… Tony Stark n’est pas pétri de qualités, comme un Captain America.

Ce que j’apprécie chez lui, c’est son évolution : de marchands d’armes sans scrupules qui ne pensait vendre des armes qu’aux « nations amies », a vu un jour ses propres inventions mortelles se retourner contre lui.

Ensuite, il a changé son fusil d’épaule.

D’antipathique, il devient sympathique et surtout, humain, puisque, contrairement aux autres héros de l’écurie Marvel, il ne doit sa puissance qu’à son génie qui a inventé une armure.

Ce gros volume commence par nous expliquer un peu la genèse d’Iron Man, afin que ceux qui ne savent rien n’aient pas l’impression d’arriver dans un univers inconnu.

La première histoire est celle de la création d’Iron Man. Nous sommes au temps de la guerre froide, de la guerre du Vietnam et Anthony Stark conçoit des armes.

Les dessins des permières aventures ne sont pas les meilleurs que j’ai vu, on sent bien qu’ils datent des tous débuts du personnage. Stark a un petit air de famille avec Errol Flynn. Nous découvrons l’origine de son armure. L’histoire de son kidnapping, c’est ce que j’avais vu dans le premier film Marvel (en plus long, dans le film).

Je ne vous résumerai pas toutes les histoires, sachez juste que nous aurons quelques bonds dans le temps, faisant changer les armures et notre Iron Man affrontera des méchants de tout poil qui veulent le détruire, dont son plus terrible ennemi : l’alcool et sa dépendance.

La lecture était amusante, mais la plupart des histoires ne sortaient pas du lot au niveau scénaristique. Certaines étaient basiques, d’autres un peu plus élaborées. Ce fut le cas aussi avec les dessins qui, au fil des histoires, sont devenus plus élaborés avant de redevenir au même niveau que les premiers.

Il faudra attendre l’histoire « The heart of the matter » pour avoir des dessins plus contemporains. Les autres histoires qui suivent sont plus récentes et les dessins plus sophistiqués.

Mes préférées sont celles où Stark se retrouve coincé dans un conflit avec le général Radanovich,Civil War – The Confession. La dernière image de cette aventure est terrible… Et les Invincible Iron Man.

L’avantage est qu’avant chaque nouveau récit, on a une page explicative. Cela aide à en savoir un peu plus, ce qui n’est pas si mal lorsqu’on est néophyte.

C’est un bon recueil pour découvrir les origines de Iron Man, mais je n’ai pas été vraiment conquise. Sans doute suis-je plus habituée aux films qu’à la version comics et, ayant découvert la version dessinée après la filmée, la transition est assez dure. Les fans de la première heure l’apprécieront sans doute plus que moi.

Bon, ma rencontre avec ce cher Iron Man ne s’est pas bien déroulée, malgré tout, je suis contente d’avoir découvert les origines, la genèse et d’avoir lu cette anthologie.

Cela m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le personnage et de savoir que maintenant, je dois faire une séparation entre le Iron Man du cinéma et celui des comics.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°52].

La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951) : Carl Barks

Titre : La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951)

Scénariste : Carl Barks
Dessinateur : Carl Barks

Édition : Glénat – Disney intégrale (2010)

Résumé :
Surnommé par ses fans « l’Homme des Canards », Carl Barks a inauguré tout un univers extraordinaire proposant rires et émotions à des millions de lecteurs.

Parmi les très nombreuses planches nées de son imagination, nous trouvons de véritables chefs-d’œuvre intemporels.

Pour la première fois en France avec l’Intrégrale Carl Barks, les trésors de cet auteur exceptionnel sont ici réunis de manière chronologique et complète en 24 tomes.

Critique :
Pour ceux ou celles qui ont biberonné au Journal de Mickey et autres Trésors de Picsou, Carl Barks est connu, tout aussi connu que Don Rosa.

Carl Barks, c’est celui qui a tout inventé : Oncle Picsou, les neveux de Donald, Gontran, les Rapetou, Flairsou, Gripsou… Tout l’univers de Donaldville, c’est à lui qu’on lui doit.

Gamine, j’ai toujours préféré Donald à Mickey, trouvant ce dernier trop lisse, tandis que Donald était bourré de défauts, dont celui d’être colérique.

Même ses neveux, au départ, n’étaient pas des petits anges, quant à Picsou, je l’adore pour sa pingrerie, son avarice et cette fausse impression qu’il donne de ne porter aucun intérêt à son neveu et aux neveux de celui-ci.

Agissant comme une véritable cure de jouvence, la lecture de ses histoires datant des années 50 fut un plaisir de fin gourmet. Les dessins sont comme je les aime, en ligne claire, sans surcharge, avec des couleurs simples, comme je les ai le plus souvent connu.

Les personnages sont tels que nous les connaissons : Picsou est exigeant et avare, Donald accumule les emmerdes, la malchance et son cousin Gontran accumule la chance qui lui fait toujours trouver des diamants, des rubis, des colliers de perles… Heureusement que de temps en temps, la chance sourit aussi à Donald.

Ce sont des petites histoires amusantes, drôles, bourrée d’action, d’aventure, d’enquêtes, de mission à accomplir. Avant chaque nouvelle histoire, il y a une note explicative. En début d’album, il y avait aussi des explications et des dessins de Barks, c’est pour cela que j’apprécie les intégrales : les notes explicatives en bonus !

Évidemment, ce genre de collection ne s’adresse qu’aux fans (vu le prix de chaque tome, vaut mieux les emprunter) des aventures de Donald et compagnie, ce qui est mon cas puisque j’achetais dans les années 2000, alors que j’étais adulte, les albums « Les trésors de Picsou » vendus en librairie (j’en possède 13).

Une super intégrale pour ceux et celles qui aiment l’univers de Carl Barks et qui voudraient se faire une madeleine de Picsou, heu, de Proust ou bien les faire découvrir à leurs enfants (pas trop jeunes, hein, l’album est magnifique et ce serait dommage de se retrouver avec des scraboutchas de mômes dedans !).

PS : La publication chronologique des histoires est une bonne idée, mais j’ai remarqué qu’au tome 19, on repartait dans les années 1942-1944 (alors qu’avec le 18, on était entre les années 1969/2008). Apparemment, après, nous aurions les histoires scénarisées par Carl Barks mais pas forcément dessinées par lui-même.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°45].

Loveday & Ryder – Tome 4 – Le secret de Briar’s Hall : Faith Martin [LC avec Bianca]

Titre : Loveday & Ryder – 04 – Le secret de Briar’s Hall

Auteur : Faith Martin
Édition : HarperCollins Noir (02/06/2021)
Édition Originale : A Fatal Secret (2020)
Traduction : Hanna Chahchoub et Alexandra Herscovici-Schiller

Résumé :
Oxford, Pâques 1961.
A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village.

Eddie, 11 ans, disparaît. Son corps est retrouvé dans un puits. Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes.

Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire.

C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Critique :
Que ça fait du bien de retrouver mes Sherlock Holmes & John Watson en version Dr Clement Ryder & Trudy Loveday.

Attention, Holmes reste en tête du classement des meilleurs détectives et dira même, ironiquement, que Ryder n’a pas observé !

Quant à Poirot, il lui rétorquerait que s’il avait utilisé ses petites cellules grises, il aurait trouvé la solution de ce meurtre crapuleux…

Balancer un gamin de 11 ans dans un puits après lui avoir brisé la nuque, c’est crapuleux. Mais, est-ce bien un crime ou tout simplement un accident dû à de la négligence ??

Une fois de plus, Faith Martin va disséquer la société oxfordienne de 1961, celle où les femmes avaient juste le droit de se taire, de faire des gosses, de cuisiner et de s’occuper de leurs maris (dans l’ordre que vous voulez).

Ce cosy-mystery n’est pas fait pour les lecteurs qui souhaitent du trépidant car il ne se passe pas grand-chose durant cette enquête, si ce n’est des secrets de famille qui ne sentent pas bon en 1961… C’était il y a 60 ans et pourtant, quels progrès avons-nous fait depuis ?! Beaucoup et peu, en même temps.

Une fois de plus, j’ai pris plaisir à suivre ce duo d’enquêteurs atypiques dont on sent l’amitié naissante, le respect l’un pour l’autre, malgré les petits secrets que l’un cache à l’autre, et vice-versa. Il est difficile pour un homme d’âge mûr d’avouer sa maladie et il est difficile pour une jeune fille de parler de sa dispute avec ses parents.

Entrant par la grande porte dans une famille anglaise traditionnelle, nos deux amis auront bien du mal à ne pas se faire refouler par le dragon qui garde la porte et aurait préféré qu’ils passent par la porte de service, comme du temps de la reine Victoria. Dragon qui veille sur la famille et sur ses petits secrets.

L’enquête policière n’est pas trépidante, mais je ne me suis pas ennuyée à la suivre, dévorant ce 4ème épisode avec le même appétit que d’habitude tant j’apprécie découvrir la vie des années 60 en Angleterre (même si nous étions sans droit, nous les femmes), qu’elle soit du côté des prolétaires que des nantis.

Pour une fois, Loveday & Ryder n’ont pas été plus perspicaces que moi et ça me soulage, parce que moi non plus je n’avais rien vu venir !

Sans révolutionner le monde du polar, sans révolutionner les romans sociétaux, sans approfondir un sujet de société important (dont j’aurais aimé en apprendre plus), ce polar reste dans la lignée des premiers : un duo qui marche, qui évolue, des enquêtes lentes sans être ennuyantes, une immersion dans la société d’Oxford, des petits mystères ajoutés au récit.

Le genre de policier à lire sans prise de tête, l’esprit délivré de toute contrainte, les doigts de pieds en éventail et un mojito à côté de vous (ou tout autre boisson). C’est une lecture détente, sans pour autant qu’elle soit simpliste ou neuneu.

Une LC réussie, cette fois-ci, avec ma copinaute Bianca. Son avis rejoint le mien.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°19] et Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°72].

Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01 : S.J. Bennett

Titre : Bal tragique à Windsor – Sa Majesté mène l’enquête 01

Auteur : S.J. Bennett
Édition : Presses de la cité (06/05/2021)
Édition Originale : The Windsor Knot (2021)
Traduction : Mickey Gaboriaud

Résumé :
Windsor, printemps 2016. La reine Elizabeth II s’apprête à célébrer ses 90 ans et attend avec impatience la visite du couple Obama.

Mais au lendemain d’une soirée dansante au château, un pianiste russe est découvert pendu dans le placard de sa chambre, quasiment nu.

Shocking ! Quel scandale si la presse l’apprenait ! Lorsque les enquêteurs commencent à soupçonner son fidèle personnel d’être impliqué dans cette sordide affaire, Sa Majesté, persuadée qu’ils font fausse route, décide de prendre les choses en main. Mais être reine a ses inconvénients, et notamment celui de ne pas passer inaperçue.

C’est donc Rozie Oshodi, sa secrétaire particulière adjointe, une brillante jeune femme d’origine nigériane, qui va l’aider à démêler ce sac de noeuds en toute discrétion…
God save the Queen du cosy crime !

Critique :
Ce roman ne faisait pas partie de mes envies de lecture, d’ailleurs, j’avais passé outre en librairie.

C’est mon père qui, le voyant dans une brocante, me l’a acheté pour une bouchée de pain et me l’a ensuite offert, se disant que j’apprécierais le cadeau.

Bon, ce n’est pas ma came, ni mon genre de prédilection, mais ma foi, puisqu’il avait osé prendre le risque de m’offrir un livre, je l’ai ouvert et c’est avec une pointe de regret que je l’ai terminé, laissait Sa Majesté à Windsor.

Comme quoi, mon père ne s’était pas si trompé que ça : j’ai apprécié ma lecture.

M’attendant à une lecture légère et frivole, j’ai été fortement étonnée lorsque l’on a parlé de politique, d’espionnage, de Poutine et de ses exécutions de dissidents.

M’attendant à une enquête simpliste où je ne croiserai que peu de fois la reine Elizabeth, puisque qu’il était dit que c’était Rozie Oshodi, sa secrétaire particulière, qui enquêtait, j’ai été scotchée par les ramifications que ce décès prenait et par le fait que Lilibeth était très présente !

Pas besoin d’avoir eu un abonnement à Point De Vue Images Du Monde pour s’immerger dans la vie à la cour anglaise et se rendre compte que le personnage de Elizabeth II était plus que conforme à la réalité, bien que je n’aie jamais été convié à un Dine-and-sleep chez elle, encore moins à boire du thé.

Sans vouloir être plus royaliste que la reine elle-même, j’ai apprécié cette immersion dans le château de Windsor et dans la vie de la reine. L’auteure met très bien en scène The Queen et, sans jamais parler des multiples scandales, elle est arrivée à lui donner de l’épaisseur, une présence certaine et à donner l’impression que cette affaire avait réellement lieu.

Si vous cherchez du rythme trépidant, faudra aller voir ailleurs, le récit va à son rythme, adoptant un train de sénateur qui ne m’a pas déplu puisque je n’ai jamais baillé une seule fois et que j’ai même dévoré ce roman.

Pas moyen de savoir qui avait fait le coup, même si j’avais un léger soupçon, je me posais encore bien trop de questions. L’auteure est allée plus loin qu’un simple colonel Moutarde avec la corde, dans la chambre . Sans pour autant révolutionner le policier, elle a au moins pris la peine d’aller plus loin que le classique habituel et déjà trop vu.

Une lecture rafraichissante, agréable, so british au possible. Je n’attendais rien de cette lecture, si ce n’est de l’ennui ou des futilités et tout compte fait, j’ai été agréablement surprise et c’est un bon moment de lecture sans prise de tête que j’ai passé, même si j’ai fait tourner mes petites cellules grises afin de défaire ce foutu nœud de Windsor !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°11], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°74], Le Challenge Animaux du monde 2020 chez Sharon [Lecture N°69] et Le challenge « British Mysteries 2021 » chez MyLouBook.

 

Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire : Pierre Veys et Nicolas Barral

Titre : Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Dargaud (01/04/2005)

Résumé :
Depuis quelques semaines, d’étranges phénomènes secouent le cœur de l’empire britannique. Londres vit des heures tragiques : les femmes se rebellent et entreprennent des actions spectaculaires et délirantes pour se libérer du joug de la domination masculine…

On s’aperçoit ainsi que la stabilité de la société anglaise dépend entièrement de la discipline stricte qu’elles respectaient jusqu’alors. Ce changement de comportement annonce-t-il une catastrophe sans précédent ? D’où vient cette terrible menace ?

Qui a intérêt à saper les fondements de cette brillante civilisation ? La mission de nos sémillants héros, Philip et Francis, sera d’apporter toutes les réponses à ces terrifiantes questions.

Critique :
Parodier, c’est facile, ce qui est plus compliqué, c’est de ne pas sombrer dans l’humour gras et lourd.

Il faut connaître sur le bout des doigts le mythe que l’on va parodier, connaître ses codes et jouer avec, sans que cela ne tourne à la caricature grossière.

Les lecteurs doivent rire, sourire, pouffer de rire et s’esclaffer devant les personnages archi connus et présentés sous un autre angle.

Le pari est réussi avec Blake et Mortimer, comme il l’était avec Baker Street et Hercule Potiron.

Blake et Mortimer, personnages d’Edgar P. Jacobs, sont ultra coincés, ne jurent jamais comme un capitaine Haddock, ne s’énervent pas comme un Joe Dalton. De tout temps et en toutes circonstances, le flegme britannique est affiché.

Alors, les découvrir totalement relâchés, décoincés, drôles, pas toujours des plus intelligents, ça fait un bien fou ! Ici, pas de bâton de chaise coincé dans les fessiers flegmatiques. Attention, ils restent raides, nos deux britanniques, mais d’une autre manière que leur alter ego officiels.

Philip Mortimer est obsédé sexuel, possède des magazines avec des femmes nues au milieu (et dans toutes les autres pages), c’est aussi un obsédé de la bouffe qui ne pense qu’a remplir son estomac et un savant raté.

Francis Blake est macho sur les bords, s’envoie en l’air avec une femme, vit chez sa môman et joue au petit train (le coquin !). Quant à Olrik, le découvrir en méchant raté m’a fait hurler de rire.

Dans ce premier album, les mâles anglais du M.I.5 (ou est-ce le 6 ?) se posent des questions : un vent de révolte gronde chez les femmes. Le thé n’est plus servi à l’heure, le service n’est plus impeccable, des femmes ont retirés leur soutien-gorge, d’autres l’ont brûlé…

Les ménagères de plus et moins de 50 ans et les épouses ne feraient plus ce pourquoi elles sont là ?? Je veux dire par là s’occuper de leurs maris, patrons, employeurs… Shocking !

Philip et Francis vont enquêter et ça ne manquera pas de piquant, d’humour, de drôlerie, de cocasseries, de clins d’œil à des choses connues (Kill Bill, Le Corniaud,…) ou tout simplement à la société anglaise.

On est dans la moquerie, dans le détournements des codes de la série originale, dans l’utilisation des clichés (à bon escient) tout en restant dans la finesse de l’humour anglais et pas dans le gras bon marché des films d’humour bas de gamme.

Sous le couvert de l’humour, il y a tout de même la dénonciation d’une société patriarcale qui considère que les femmes doivent rester à leur place, c’est-à-dire à la cuisine, dans le ménage, les tâches subalternes et aux ordres de ces messieurs (c’est ce que les personnages masculins dans cet album pensent, ceci n’est pas ma pensée, ni celles de tous les hommes – précision pour les gens qui prennent tout au premier degré).

C’est une parodie réussie, une fois de plus, un détournement des codes de Blake et Mortimer réalisé avec brio, humour et finesse. Une réussite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°308], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°61], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S. : Yves Sente et André Juillard (Edgar P. Jacobs)

Titre : Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S.

Scénariste : Yves Sente
Dessinateur : André Juillard

Édition : Blake et Mortimer (2016)

Résumé :
Nos héros les plus british mènent l’enquête sur le plus british des dramaturges : William Shakespeare of course ! Mais qui est-il vraiment ?

Entre l’Angleterre et l’Italie, Philip Mortimer et Elizabeth, la fille de Sarah Summertown, résolvent des énigmes plus ardues les unes que les autres.

Entre-temps, Francis Blake enquête sur une bande organisée de Hyde Park. Une course contre la montre et des révélations en série : un très grand Blake et Mortimer signé Yves Sente et André Juillard !

Critique :
Être ou ne pas être, telle est la question… L’autre grosse question concerne la paternité des textes de William Shakespeare.

Est-ce bien lui qui les a écrit ou était-ce un autre ? Comment ce petit campagnard a-t-il pu avoir accès à la culture nécessaire pour écrire toutes ses œuvres ? Mystère !

Cet album portant sur Shakespeare va tenter de résoudre cette énigme au plus vite car le chrono tourne et le délai de 100 ans touche à sa fin.

Le chrono tourne peut-être, mais nos amis n’ont pas l’air d’être speedés plus que ça. Ils auraient plutôt tendance à appliquer le Keep Calm et à rester zen en toutes circonstances…

C’est bien, mais pour le lecteur, l’impression de course contre la montre est loupée, le tout manque de dynamisme, c’est mou, fort mou et pour donner un peu d’action, on ajoute des agressions dans le parc et un évitement d’accident avec un camion. Mouais, peu mieux faire, non ?

Autre problème : la présence d’Olrik ! Nom de Zeus, on ne pouvait pas le laisser à la niche, celui-là ?? Il est en prison mais ce méchant éternel et increvable arrive encore à tirer les ficelles et franchement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase car il ne sert à rien, il n’apporte rien à l’histoire qui aurait pu se suffire à elle-même sans lui mais avec des nouveaux méchants, comme ceux qui se trouvent déjà dans le récit.

En plus de ne pas servir à grand-chose (si ce n’est nous montrer sa tronche), au niveau de ses expressions, elles sont fades, notamment celle où il est en colère… Tout en retenu, sa colère, on est loin de celles de Joe Dalton.

Les grandes perdantes de cet album sont les femmes. Où sont les femmes ? (comme le chantait si bien Patrick Juvet). Oui, elles sont présentes, mais pas vraiment mises en valeur comme elles auraient pu l’être (même si, à l’époque où est sensé se dérouler l’action, elles n’avaient pas vraiment de visibilité).

L’érudite en Shakespeare se tord la cheville, se déchirant un ligament à Hyde Park et hop, on remplace la vioque de 50 ans par sa fille qui ne servira pas à grand-chose non plus, si ce n’est à accompagner Mortimer dans son enquête.

Oui, elle sert juste l’accompagner. J’ai eu l’impression durant ma lecture que le barbu aurait pu se démerder tout seul comme un grand garçon. Ah pardon, j’allais oublier qu’elle lui servira de moteur de recherche sur Shakespeare ! Google avant l’heure ou Siri (au choix).

Les dessins sont toujours en lignes claires, comme les anciens dessins de Edgar P. Jacobs et les couleurs sont fort claires, elles manquent de peps (je me plaignais dernièrement des couleurs trop criardes de « L’inconnue de Tower Bridge).

À propos de Tower Bridge, il y a un bel anachronisme dans le récit : on voit Tower Bridge, dont le début de la construction date du 21 juin 1886 (et dure 8 ans) pour illustrer le récit qu’un personnage fait de la Grande puanteur de Londres de juillet 1858. Oups.

L’autre chose qui m’ennuie toujours dans les récits, ce sont les méchants qui arrivent à s’introduire partout et à écouter aux portes ou derrière des panneaux amovibles. C’est d’un lassant ! Nos amis racontent tout et les autres écoutent, tranquillement. Vieux comme le monde et trop souvent usité.

Anybref, cet album a tout de même des bons côtés : l’explication du pourquoi du comment William Shake, petit provincial sans culture, a réussi à écrire des pièces aussi brillantes, des textes aussi éclairés. Ne connaissant rien de l’histoire du dramaturge, je ne saurais me prononcer quand à la pertinence des explications présentées, mais vu ainsi, elles me plaisent bien.

L’enquête a l’air assez compliquée, lorsqu’on lit les énigmes, mais nos protagonistes arrivent toujours à tout trouver et ce, assez facilement.

Hélas, le récit manque de dynamisme et peut-être d’un chrono au-dessus de certaines cases afin de mieux illustrer le temps qui passe et l’échéance qui se rapproche afin de ne pas donner cette impression de fausse tranquillité.

Un album qui aurait pu être beaucoup mieux avec plus de rythme, plus de femmes fortes avec un vrai rôle et pas celui d’accompagnatrices. Un album où Blake est fort en retrait puisque c’est Mortimer qui a le beau rôle, où les méchants sont discrets comme un coup de poing dans la gueule (on les repère de suite dans les cases) et manquent de charisme.

Bref, pas le meilleur album, mais pas le pire non plus… À lire sans prise de tête.

PS : notons au passage un petit hommage au capitaine Haddock (qui lui au moins avec de la verve, des colères monumentales et plus qu’une seule expression sur le visage, bref, moins raide que nos Blake & Mortimer).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°282], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°35], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

La Survie de Molly Southbourne : Tade Thompson

Titre : La Survie de Molly Southbourne

Auteur : Tade Thompson
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (11/06/2020)
Édition Originale : The Survival of Molly Southbourne (2019)
Traduction : Jean-Daniel Brèque

Résumé :
Qui est Molly ? Une jeune femme frappée de la pire des malédictions, morte dans l’incendie de son domicile… Et pourtant là. Semblable mais différente.

Qui est cette Molly ? Certains veulent la voir disparaître. D’autres brûlent de la capturer, de percer à jour les secrets de sa nature étrange.

L’objet d’enjeux qui la dépassent, voilà ce qu’est Molly. Condamnée à fuir, à tenter de survivre. Avant de peut-être, enfin, apprendre à vivre…

Critique :
Comment arriver à faire une suite à la novella « Les Meurtres de Molly Southbourne » sans se prendre les pieds dans le tapis ou écrire un récit insipide qui ne serait qu’un prolongement fade du premier opus ?

L’auteur a été intelligent ! S’il a repris les codes de sa première novella, il en a changé l’ingrédient principal, nous montrant une copie plus que réussie.

Non, pas une copie de son texte, mais une copie d’autre chose (no spolier).

Si le premier récit était intimiste puisque nous suivions Molly dans sa vie, dans la gestion de sa malédiction, le second tome nous emporte dans la foule, dans la ville, dans le monde et notre molly va devoir apprendre à gérer sa paranoïa et sa violence.

C’est une novella qui se lit d’une traite, elle est courte mais elle est bonne, même si je lui préférerai le premier tome. Plus de personnages, plus d’action dehors, plus de psychologie et plus de rencontres qui permettront à molly de faire un travail sur elle et d’en apprendre plus sur les origines de sa malédiction.

Il y a une évolution fulgurante du personnage de molly avec la malédiction qui n’est plus et une sorte d’acceptation de son état et de ce qui en découle. Une belle rédemption de la part de molly, un fameux travail sur elle-même !

Une novella que je conseille, surtout que vous pourrez lire les deux l’une à la suite de l’autre et ne pas rester sur le cliffhanger de la première.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°266], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°15]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra ! : Nick Spencer, Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Titre : Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra !

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Édition : Panini Marvel Now! (2018)
Édition Originale : Captain America: Steve Rogers, book 1: Hail Hydra (2016)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Steve Rogers, redevenu jeune, a repris le costume de Captain America. Mais derrière ce retour tant attendu, se dissimule un secret qui va secouer l’univers Marvel.

(Contient un prologue de 10 planches publié initialement dans Free Comic Book Day: Captain America (2016) et Captain America: Steve Rogers (2016) #1-6)

Critique :
Captain America, je ne le connais que par les films de la Marvel. Steve Rogers, pour moi, c’est le bô gosse (Chris Evans) avec qui j’irais bien m’encanailler !

Ne connaissant pas l’ordre de lecture de la saga des Captain America, j’ai sans doute commencé par là où il ne fallait pas…

Le scénario est assez riche, comportant des flash-back dans les années 20 sur la jeunesse de Steve Rogers.

Le dessinateur utilisera alors des tons bruns/gris pour nous plonger dans l’atmosphère des années 20, utilisant du rouge lorsqu’il y a danger.

Une partie des personnages de l’écurie Marvel sont présent aussi et j’y ai croisé Iron Man, Doctor Strange, Deadpol, Captain Marvel, Thor, un Spiderman gamin et bien d’autres.

Grâce aux flash-back sur la jeunesse de Steve, le récit n’est en rien linéaire, mais les auteurs se sont permis aussi de faire des bons dans le temps afin de nous montrer les évènements qui ont eu lieu auparavant et éclairer ainsi notre lanterne. Bon, il ne faut pas s’y perdre.

L’intrigue est assez bien fournie, les réparties fusent et notre Captain America n’est pas le Gentil tout bon, tout lisse que l’on pourrait penser. Les scénaristes sont allés plus loin avec lui et je gage que cela a dû faire grincer des dents.

En tout cas, c’est audacieux et cela change de la vision que nous avons de lui, bien que, même ainsi, en quelque sorte, il reste un patriote, vu les discours que certains tiennent dans ce récit. Vérités ou manipulations ? Ça semble tout beau à les entendre mais je reste méfiante des beaux discours.

Mélangeant habillement l’espionnage, le double jeu (ou le triple ?), le S.H.I.E.L.D qui veut prendre des mesures plus coercitives suite à la montée en puissance des suprématistes de l’Hydra, la démocratie qui pourrait être mise à mal puisque certains mesures de surveillance donneraient à penser que la NSA a pris des amphètes !

Un comics très dense, avec beaucoup de détails dans les dessins ou les dialogues. Anybref, pas un comics qu’on lit en vitesse ! J’ai pris le temps de le découvrir (vierge de l’univers, quasi) et j’ai l’intention de poursuivre ma découverte des aventures du Cap et de voir comment ça va tourner dans la suite !

Le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

M.O.R.I.A.R.T.Y – T03 – Le voleur aux cent visages (1/2) : Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Gess

Titre : M.O.R.I.A.R.T.Y – Tome 3 – Le voleur aux cent visages

Scénaristes : Jean-Pierre Pécau & Fred Duval
Dessinateur : Gess

Édition : Delcourt Néopolis (24/06/2020)

Résumé :
La grande course autour du monde en ballon fait étape à Paris. C’est l’occasion pour Sherlock de capturer le voleur qui, à chacune de ces étapes, commet un vol extravagant.

Il découvre alors avec surprise que le malfrat, si brillant soit-il, souffre de troubles dissociatifs de la personnalité et abrite en lui de nombreux avatars. Alors que le jeune Freud s’apprête à le diagnostiquer, le voleur s’échappe.

Critique :
Je ne suis pas une mordue des aventures de Sherlock Holmes version steampunk et en plus, j’avais dit que je ne lirais plus cette saga puisqu’elle m’avait déçue…

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! J’étais curieuse et puisque l’on me prêtait l’album, en cas de déception, ce ne serait pas trop grave.

Si les dessins des dirigeables, des bâtiments sont bien exécutés, il n’en est rien de celui des visages de différents protagonistes. C’est une histoire de goût, mais ils n’étaient pas au mien, surtout en ce qui concernait les yeux, les bouches ou les expressions faciales.

On commence avec une enquête presque traditionnelle : des vols ont eu lieu à chaque escale de la course de dirigeables. Holmes et Watson mènent donc l’enquête, déguisé en pilotes. Le mystère concerne l’identité du voleur : d’après les témoignages, ce n’est jamais le même !

Bien que je n’ai pas aimé les dessins de Sherlock Holmes, en ce qui concerne les déductions, il était toujours très bon et notre pauvre Watson, tout comme moi, n’avons rien vu venir. C’est l’une des choses appréciables de ce troisième tome.

Le scénario est correct, l’enquête est bonne, on a de l’action, du rythme et des mystères. Je n’ai pas baillé durant ma lecture, même si j’ai soupiré devant ces personnages qui peuvent se déguiser avec tellement de brio que jamais personne ne remarque de supercherie.

Oui, je sais, Patrick Sébastien a un jour bluffé tout le monde, mais il lui était impossible de changer toute la morphologie de son visage comme y arrive deux personnages de ce roman.

Comme le scénario m’a emballé et que j’ai passé un bon moment de lecture malgré les dessins des visages qui étaient brouillons, mal exécutés, je laisserai tout de même une bonne note à ce tome 3 et je serai au rendez-vous pour la suite.

En espérant que ce ne soit pas comme pour les deux premiers tomes de la saga où le premier avait un scénario intéressant (et déjà des dessins de visages brouillons) qui m’avait donné envie d’aller lire le deuxième qui lui m’avait déçu avec son grand méchant qui voulait dominer le monde, la ville, le pays…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°239] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Levy

Titre : Le crépuscule des fauves – 9 – Tome 02

Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont Versilio (02/03/2021)

Résumé :
Maya a disparu.

Une course contre la montre s’engage sur le terrain pour les hackeurs du Groupe 9 qui cherchent à déjouer la conspiration des fauves.

Les fauves, une poignée de puissants qui s’attaquent à nos libertés.

Leur plan : créer le chaos, s’approprier toutes les richesses et régner sans limites. Mais qui est 9 ?

Ce nouveau thriller de Marc Levy est la suite passionnante de l’aventure des 9 héros intrépides et attachants rencontrés dans « C’est arrivé la nuit ».

9 Robins des Bois d’aujourd’hui, 9 hors la loi qui œuvrent pour le bien au péril de leur vie. Un roman d’espionnage engagé qui dévoile de manière éblouissante les dérives de notre époque.

Critique :
Ce roman m’a épuisé ! Jamais je n’avais autant voyagé : Londres, Berlin, Kiev, Rome, l’île de Jersey, Istanbul et même la Syrie en guerre.

Le gouvernement a fait de nous des confit-nés et Marc Levy nous transforme en voyageur, nous faisant passer d’une ville à l’autre d’un simple coup de chapitre, se foutant pas mal de notre jet-lag.

Une fois de plus, ce techno-thriller est aussi jouissif que le premier volume ! Les chapitres sont assez courts, il y a de l’action, on bouge, on ne reste jamais longtemps statiques, les personnages du groupe 9 nous faisant sans cesse nous déplacer à leurs côtés, nous faisant passer d’un narrateur à l’autre, ce qui donne la sensation d’avancer à grande vitesse, sans jamais peindre la girafe.

Si, dans le premier, je découvrait les personnages composant le groupe de Grey Hat (hackers Robin des Bois, pas dans la légalité mais ne cherchant pas à foutre en l’air votre PC si vous n’avez rien fait de mal) et que je regrettais de ne pas en savoir plus sur eux, ce deuxième tome m’a permis de mieux faire connaissance avec eux, de découvrir leurs caractères, leurs défauts, qualités…

Ce techno-thriller, en plus d’être prenant, addictif, est aussi hautement glaçant ! Parce que même si c’est un roman, autrement dit, de la fiction, on sait, au fond de nous même que « Ceci n’est peut-être pas une fiction » (intitulé d’un faux documentaire de la chaîne publique Belge, la RTBF, qui avait glacé la Belgique entière, enfin, surtout le Sud).

Les noms des personnages réels ont beau avoir été changé, en cherchant un peu ou en ayant suivi l’actualité, on arrive à traduire leurs noms, le plus facile étant celui du canard peroxydé…

On sait que ce qui nous glace dans ce roman n’est que la simple et horrible réalité de notre Monde, de ce qui se passe en coulisse, chez les puissants et que leurs décisions, magouilles… bouleverseront les écosystèmes, nos vies, celle des autres, la santé,…

Ce deuxième volet de la saga 9 est dans la lignée du premier opus : addictif, hautement documenté, avec des personnages attachants (sauf les salopards amateurs de fric et de pouvoir) dans le cadre de nos hackers et un scénario qui nous laisse peu de temps libre car se battre dans l’ombre exige du temps et un investissement total !

L’écriture de l’auteur n’est pas simpliste, sans pour autant que l’on soit inondé de mots inconnus. Loin d’un récit neuneu, le texte est bourré de faits d’actualités qui vous fera aller au lit moins bête.

Vivement le troisième tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°227].

Thrillers polars 04