Les Aventures de Philip et Francis – Tome 3 – S.O.S. Météo : Nicolas Barral et Pierre Veys

Titre : Les Aventures de Philip et Francis – Tome 3 – S.O.S. Météo

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Dargaud (2014)

Résumé :
Tout le monde le sait : le professeur Mortimer est gentil. Très gentil. Un peu trop, même. Ce qui fait que beaucoup de ses proches en abusent largement. Le capitaine Blake s’impose chez Mortimer avec un sans-gêne assumé.

Nasir, le fidèle serviteur, tient tête à son maître, et ose même évoquer le hideux concept d’augmentation de ses gages. Les commerçants indélicats le traitent avec mépris. Les voyous du quartier le martyrisent et l’humilient depuis des années…

Mais cela a assez duré ! Grâce à une terrible invention scientifique, notre charmant professeur va se transformer en une créature monstrueuse ! Prisonnier de ses instincts criminels incontrôlables, Mortimer va-t-il devenir l’ennemi public numéro un ?

Critique :
Ayant envie de rire un coup, j’ai attrapé le dernier album des Aventures désopilantes de Philip et Francis, pastiche de Blake et Mortimer où les deux personnages sont moins guindés que dans l’original. Quoique…

Le pauvre Francis Blake s’est disputé avec sa maman et il débarque pour dormir la nuit chez son vieil ami Philip Mortimer, qui voit son ami s’imposer chez lui et y foutre le bordel. Et même pire !

Le problème de Mortimer, c’est qu’il n’a pas d’autorité et qu’on lui dirait bien d’aller s’en acheter une paire au magasin du coin, en essayant de ne pas se faire voler les courses par les voyous du quartier.

L’art du pastiche est difficile, il faut faire rire en détournant les codes des personnages appartenant à une série connue, le tout sans en faire trop, en gardant un subtil équilibre avec le burlesque afin d’éviter d’en mettre de trop.

Le premier tome m’avait conquise, le deuxième était moins bon, par contre, le troisième, il est réussi aussi ! J’ai souri et j’ai ri de voir les détournements que les auteurs avaient fait avec les clichés anglais, sans pour autant en faire trop.

C’est bien mis en scène, c’est drôle, amusant et voir Mortimer devenir un méchant autoritaire était jubilatoire. Les autres personnages ne sont pas en reste et c’est tout l’album qui est un plaisir à lire, tant le burlesque était bien utilisé.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°243], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le choix du Roi – T02 – Manipulation de boudoir : Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière

Titre : Le choix du Roi – T02 – Manipulation de boudoir

Scénariste : Jean-Claude Bartoll
Dessinateur : Aurélien Morinière

Édition : Glénat Grafica (06/02/2019)

Résumé :
La suite de ce thriller d’espionnage qui dévoile les coulisses de l’histoire d’Edouard, le fils de George V d’Angleterre, grâce au personnage de Nadège, une domestique au service de Wallis Simpson, l’épouse du prince pour l’amour de laquelle il renonçât au trône.

1936. Édouard, prince de Galles, devient roi d’Angleterre. 8 mois plus tard, il abdique pour épouser sa maîtresse, Wallis Simpson, laissant derrière lui le règne le plus court et le plus controversé de l’histoire du trône d’Angleterre.

Que cache cette abdication soudaine ? À travers les yeux de la jeune Nadège, domestique au service de Wallis Simpson, Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière nous plongent dans les coulisses du pouvoir, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.

Un thriller d’espionnage, historique et politique, qui nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire et révèle l’intimité du roi Édouard VIII, oncle de l’actuelle reine d’Angleterre.

Critique :
Tout le monde a encore en tête la belle histoire d’amûûûr entre Édourad VIII, abdiquant par amour pour Wallis Simpson, que les télés et le magazine « Point de Vue Images du Monde » nous avaient vendu, faisant presque pleurer de joie dans les chaumières, faisant rêver la ménagère de moins (et de plus) de 50 ans.

Toutes les femmes se demandant si leur futurs époux auraient été capable d’abdiquer par amour pour elles… Et se disant sans doute que non, en voyant leur Jules devant un match de foot qu’il n’aurait raté pour rien au monde, même pas les beaux yeux de leur amoureuse.

Ben on a rêvé pour rien, mesdames ! Cette guimauve était de la merde en boîte que l’on nous a vendu et nous l’avons gobée.

Ni la Wallis, ni l’Édouard ne sortiront grandis de cette adaptation bédé d’une partie de leur vie et notamment de leurs choix discutables, en 1936, lorsque l’Allemagne remilitarisé la Rhénanie.

Non, je ne jugerai pas, l’Histoire et nos descendants se chargeront de nous juger, nous… Nous sommes restés silencieux bien des fois aussi (je parle de nos gouvernements).

Ici, le roi d’Angleterre, Édouard VIII, a demandé aux Français de ne pas bouger lorsque Hitler a remilitarisé la Rhénanie. Et le moustachu aimerait que la Wallis continue de leur fournir des renseignements, vu qu’elle est dans les petits papiers du roi, qui se comporte comme un enfant, face à elle. Glauque, comme relation.

Glauque, comme relation. Le roi se comporte comme un gamin, il est sous l’emprise de Wallis qui en fait ce qu’elle veut, comme s’il était sa marionnette. Ce qu’il est, d’ailleurs. Et il boit, il boit, pire qu’un vieux moteur, à tel point que Churchill fait sobre, à ses côtés.

Dans la bédé, la Wallis Simpson est la maîtresse de Joaquim von Ribbentrop (le roi ne passe plus les portes), qui est un proche du moustachu allemand et le roi est entouré de types qui adhèrent aux idées du national-socialisme. Hormis Churchill… que personne n’écoute.

Le graphisme est toujours bien fait, dans un style très réaliste et les couleurs sont dans des tons gris, pour les cases se déroulant en extérieur et dans des tons plus chauds pour certaines scènes se déroulant à l’intérieur. Sinon, c’est la pluie qui tombe…

Intéressant, cette adaptation bédé d’une partie de la vie et du court règne d’Édouard VIII ! Édifiant, même.

Nous avons beau connaître la fin de l’histoire (il quitte le trône pour l’épouser), avec cet éclairage, l’abdication prend un autre sens et on est heureux qu’elle ait eu lieu. Oublions la guimauve qu’on nous a servi durant des années, nous en sommes loin.

Un diptyque que je suis contente d’avoir découverte !

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°222], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois Anglais – Juin 2022 (Chez Titine et My Lou Book).

Le choix du Roi – T01 – Première trahison : Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière

Titre : Le choix du Roi – T01 – Première trahison

Scénariste : Jean-Claude Bartoll 🇪🇸
Dessinateur : Aurélien Morinière

Édition : Glénat (2017)

Résumé :
Janvier 1936. Alors que Georges V vient de mourir, son fils Édouard, prince de Galles, s’apprête à devenir le prochain roi d’Angleterre.

Le premier réflexe, inattendu, du futur souverain est d’appeler sa maîtresse : Wallis Simpson, une nord-américaine à la réputation sulfureuse qui ne cache pas sa sympathie pour le régime nazi en Allemagne…

Après seulement 8 mois, Édouard abdiquera pour épouser Wallis, laissant derrière lui le règne le plus court et le plus controversé de l’histoire du trône d’Angleterre.

Wallis Simpson était-elle une espionne à la solde des Allemands ? Édouard VIII a-t-il trahi des secrets d’état ? Que cache cette abdication soudaine ?

À travers les yeux de la jeune Nadège, domestique au service de Wallis Simpson, Jean-Claude Bartoll et Aurélien Morinière nous plongent dans les coulisses du pouvoir, à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale.

Un thriller d’espionnage, historique et politique, qui nous fait découvrir un pan méconnu de l’histoire et révèle l’intimité du roi Édouard VIII, oncle de l’actuelle reine d’Angleterre.

Critique :
Édouard VIII qui abdiqua pour épouser la femme qu’il aime, Wallis Simpson…

Bon sang, lorsque j’étais gamine, je trouvais ça tellement beau. Magnifique !

Une bêêêlle histoire d’amoûûûr, en quelques sorte. Allez, laissons couler une larmiche d’émotion.

Il faut dire que, comme pour JFK, les émissions de télés des années 80 avaient l’art et la manière de nous présenter la chose sous le côté glamour, sans jamais parler des squelettes dans les placards ou des casseroles au cul.

Ben non, fallait faire rêver les ménagères de moins de 50 ans (et celle de plus de 50 ans) dans le magazine Point de Vue, ainsi que les petites filles rêveuses devant l’écran bombé de la téloche (durant ma jeunesse, pas d’écran plat !). Vite, des sels pour réanimer les plus jeunes !

Les temps changent, on sort les poubelles, on fouille dedans, on creuse pour chercher les cadavres enterrés sous les tapis et une fois que la merde est de sortie, fini les présentations sous les plus beaux atours : on nous balance l’horrible vérité et terminé les rêves d’amûûûr pur et dur.

Ayant envie d’en savoir un peu plus sur ce couple détonnant, et à mon rythme (dans les émissions de télés, ça va trop vite), j’ai attaqué ce diptyque. Bien sûr, nous ne savons pas tout sur cette affaire, on ne nous a pas tout dit, on ne nous dit pas tout, donc, la bédé pouvait prendre certaines libertés avec le récit.

Premières impressions ? Les dessins ne sont pas géniaux, les traits sont épais, les regards un peu bizarre. Les couleurs, dans des tons sombres, vont bien avec les ambiances de cet album.

Les squelettes sont sortis des placards et tout ce que je pourrai vous dire, sans rien divulgâcher, c’est qu’il y a beaucoup de casseroles dans la famille de Saxe-Cobourg-Gotha (la reine Victoria avait épousée Albert et portait donc son nom).

Août 1945… Deux espions anglais interrogent un officier SS, qui n’est rien de moins qu’un petit-fils de la reine Victoria : Charles-Édouard qui avait un duché en Bavière.

Flash-back sur la vie d’Édouard, le Prince de Galles… 10 ans auparavant, lorsque son père décède et qu’il peut accéder au trône.

Édouard VIII était germanophile. Non, non, ce n’est pas une pratique sexuelle douteuse, mais dans les années 30, on peut dire que c’est une maladie grave.

Une chose ressort de ce premier tome : la personnalité d’Édouard n’est pas jolie jolie. On dirait plus un gamin capricieux qui fait la gueule parce qu’il n’a pas eu son camion de pognon au décès de son père, alors qu’il a des revenus de ses différents duchés, plus tous les domaines…

Purée, on pourrait vivre plus que décemment avec le simple revenu du duché de Cornouailles, même à l’heure actuelle. Le nouveau roi est capricieux, ne pense qu’à sa Wallis, bref, il semble plus guidé par son zob que par son cerveau.

Le portrait de Wallis n’est guère flatteur non plus : caractère exécrable, odieuse, sans éducation et, en plus de cocufier son mari, monsieur Simpson, à l’insu de son plein gré (avec son consentement, donc), elle ne se prive pas de faire pousser les cornes à son Édouard en s’envoyant en l’air avec Joachim Von Ribbentrop, un bon à rien, heu, un bon aryen (un S.A, l’ambassadeur d’Allemagne au Royaume-Uni).

Oufti, on est loin du glamour que l’on nous lançait à la gueule, dans les années 80. Très très loin ! Un type pareil à la tête du pays et vous me verrez crier vive la république !

Ça manipule sec, dans les boudoirs et les nursery, quand les lumières s’éteignent… La Wallis devient une agent du renseignements allemand et le Édouard se fait entuber purement et simplement, sans avoir le moindre soupçon à l’égard de celle qu’il culbute.

Nadège de Pontlevoy, la dame de compagnie de Wallis va devenir, quant à elle, agent de renseignement pour la couronne.

C’est instructif, cette bédé, mais je ne sais pas si tout ce que j’y ai lu et vu, était la vérité vraie, ou romancée, imaginée… Il y a sans doute eu des libertés prises avec l’Histoire.

Pour certains faits, il y a des certitudes, mais pour d’autres… Je ne le sais pas. Il ne faudra donc pas pour argent comptant tout ce qui est raconté dans ce premier tome.

Adios le glamour de ce couple mythique, de ce roi qui abdiqua par amour (mon cul, oui!) pour sa belle divorcée (dont son mari, Simpson, était juif, ce qu’elle n’hésitera pas à confirmer à l’ambassadeur Joachim, celui qui joue à la bête à deux dos avec elle).

Instructif, cette bédé et je m’en vais lire la suite, afin de me coucher moins bête.

#MoisAnglais2022

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°216], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 46 pages), Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°40) et Le Mois Anglais – Juin 2022.

Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca : Laurent Moënard et Nicolas Otéro

Titre : Le sixième soleil – Tome 1 – Tezcatlipoca

Scénariste : Laurent Moënard
Dessinateur : Nicolas Otéro

Édition : Glénat – Vécu (2008)

Résumé :
Janvier 1917. Pendant que l’Europe se déchire en boucheries guerrières, le Mexique (🇲🇽) entame sa huitième année de révolution, organismes de défense des paysans, comités de soutien aux grands propriétaires terriens, milices pro ou anti-américaines : toutes les sensibilités s’expriment avec violence dans ce pays troublé.

Et c’est cet instant que choisit justement l’État-Major allemand pour débarquer dans le plus grand secret au Mexique afin de proposer à son président une alliance militaire contre la restitution des territoires annexés par les Américains.

Menés par de bas intérêts humains et politiques, les dirigeants des deux pays vont sans le savoir réveiller la lutte millénaire entre Quetzalcoatl, le dieu serpent à plumes, et son ennemi juré Tezcatlipoca…

Critique :
En 1917, en Europe, la Première Guerre Mondiale fait rage. Au même moment, un sous-marin allemand débarque 4 hommes en toute discrétion, non loin de Vera Cruz, au Mexique.

Les Allemands ne veulent pas que les américains entrent en guerre et ils magouillent en schmet pour que le Mexique se rallie à la cause allemande et attaque les États-Unis si ceux-ci font mine de vouloir s’engager dans la guerre.

La récompense ? Que le Mexique puisse annexer le Texas, le Nouveau Mexique et l’Arizona…

Pas de bol, la première chose qui foire, dans un plan de bataille, c’est le plan de bataille lui-même ! Voilà nos émissaires prisonniers d’un un groupe de révolutionnaires mexicains. Au Mexique, cela fait 8 ans que la révolution dure.

Pour les dessins, je ne deviendrai pas fan de ceux de Nicolas Otéro. Les traits des visages sont anguleux, moches et peu expressifs.

Si le scénario commence avec des faits historiques comme le Télégramme Zimmermann (*) et la révolution Mexicaine, il y a aussi un autre élément important : la mythologie aztèque. Les dieux Quetzalcóatl et Tezcatlipoca sont ennemis depuis toujours et se sont déjà battus.

Hélas, on a l’impression qu’on force le raccord entre les révolutionnaires mexicains, qui ont fait appel à la cavalerie américaine pour prendre en charge les prisonniers (contre des armes et du fric) et l’arrivée de la grande prêtresse qui voit dans un prisonnier allemand la réincarnation de Quetzalcóatl.

Tout est brutal, violent (oui, je sais, ce n’est pas l’époque des Bisounours) et arrive un peu trop précipitamment, alors que nous ne savons que peu de choses sur les différents protagonistes de l’histoire.

La mise en page de certaines cases rend le récit brouillon et confus à certains moments.

En terminant cette bédé, je me demande bien si je vais poursuivre le carnage ou abandonner pour désintérêt de la chose.

(*) Le télégramme Zimmermann est un télégramme diplomatique qui a été envoyé le 16 janvier 1917 par le ministre des Affaires étrangères de l’Empire allemand, Arthur Zimmermann, à l’ambassadeur allemand au Mexique, Heinrich von Eckardt, au plus fort de la Première Guerre mondiale. Il donnait l’instruction à l’ambassadeur de se mettre en contact avec le gouvernement mexicain pour lui proposer une alliance contre les États-Unis. Intercepté et déchiffré par le Royaume-Uni puis rendu public, son contenu a accéléré l’entrée en guerre des États-Unis.

Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 44 pages), et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°28).

bande dessinée, historique, western, uchronie, espionnage, croyances, religions, guerre civile, mythologie, mexicains, Mexique

Captain America – Steve Rogers – T02 – Le procès de Maria Hill : Nick Spencer, Jesús Saiz, Javier Piña et Szymon Kudranski

Titre : Captain America – Steve Rogers – T02 – Le procès de Maria Hill

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Jesús Saiz 🇪🇸, Javier Piña 🇪🇸 et Szymon Kudranski

Édition : Panini Comics Marvel Now ! (2018)

Résumé :
Steve Rogers est un agent de l’Hydra au service de Crâne Rouge. Aucun héros ne se doute que Captain America agit dans l’ombre pour prendre le pouvoir.

Contient Captain America: Steve Rogers (2016) #7-11 et Civil War II: The Oath (2017). En fin de recueil, galerie de couvertures de 9 pages.

Critique :
Cela faisait 1 an que j’avais lu le tome 1 de cette série et que depuis, les autres albums dormaient dans une biblio.

Je comble aujourd’hui mon retard et le manque de temps qui m’a fait reporter à demain ce que j’aurais pu faire il y a 1 an : lire la suite !

Le Cap est un héros gentil, assez lisse, contrairement à d’autres dans l’univers Marvel et ici, nous le retrouvons à l’opposé de ce que nous avions l’habitude, puisque notre Captain est un agent de l’Hydra.

L’espionnage n’est pas mon genre de prédilection, pourtant, j’ai apprécié le double-jeu que Captain America joue avec les autres. Il y a beaucoup de mensonges entre les personnages, chacun tentant de tirer la couverture à soi et de manipuler tout le monde, quitte à laisser gagner son ennemi pour mieux piéger le SHIELD ensuite.

Dans ce deuxième album, personne n’est tout à fait blanc ou tout à fait noir, tout est en nuance de gris et il y en beaucoup ! D’ailleurs, je me demandais si certains personnages ne jouaient pas triple jeu ou juste un jeu afin de servir leurs intérêts propres.

Le captain est à la fois agent d’Hydra, mais aussi au service du Red Skull et il poursuit ses propres objectifs…

Finalement, je ne savais pas si je me faisais manipuler par les auteurs ou si tout l’arc narratif était « véridique » et tel qu’on me le montrait. Cela a ajouté du piment à ma lecture de ne pas savoir qui baisait qui et de me douter que je me faisais avoir aussi). En littérature, j’adore, dans la vie réelle, je déteste !

Une partie des dessins sont bien exécutés, vraiment très beaux à regarder, tandis que d’autres semblent avoir été un peu bâclé, comme si le dessinateur avait dû aller vite et ne pas fignoler les détails des visages. Dans un autre épisode, ce sont les coloriages qui rendent les personnages figés.

Ce n’est pas un album facile à suivre, il vaut mieux être concentré sur ce que l’on fait. De nombreux flash-back sur la jeunesse de Steve Rogers sont présents, ainsi que quelques retours en arrière dans le fil narratif, lorsque le scénariste revient sur un épisode dont nous n’avons pas connaissance.

En fouinant un peu afin d’en apprendre plus sur cette saga, j’ai appris que l’auteur Nick Spencer devait mettre en place les pièces nécessaires pour le crossover Marvel.

Si je ne l’avais pas lu dans une chronique (merci à Presence, membre sur Babelio), il m’aurait été impossible de la comprendre en lisant cet album.

Le récit n’est pas dénué de profondeur, le scénario est réfléchi, retors, travaillé, comprenant des retournements et pas manichéen du tout. On a de quoi lire pour occuper nos longues soirées de printemps.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°208] et Le Mois Espagnol (et Sud-Américain) chez Sharon – Mai 2022 (Fiche N°14).

Dressé pour tuer ‭–‬ 02 ‭–‬ Une enquête de Drongo, ex-agent du KGB : Tchinguiz Abdoullaïev

Titre : Dressé pour tuer ‭–‬ 02 ‭–‬ Une enquête de Drongo, ex-agent du KGB

Auteur : Tchinguiz Abdoullaïev
Édition : De l’Aube – Noire (2015)
Édition Originale : День гнева (1999)
Traduction : Robert Giraud

Résumé :
Une mystérieuse série d’attentats vise un ­ministre du gouvernement russe. Le contre-espionnage hésite à faire appel au fameux privé Drongo, ex-agent du KGB, car ce serait reconnaître qu’il ne maîtrise pas la situation.

Le laissera-t-on ­remonter la filière du complot jusqu’au sommet ? Et où se situe ce sommet, dans un État miné par les intrigues et la corruption et où, par conséquent, tout le monde a tendance à soupçonner tout le monde ?

Critique :
Russie, dans les années 90… Un attentat est perpétré contre le ministre des finances. Ce sont des pros et celui qui est à la tête de ses assassins est un ancien liquidateur que l’on a fait évader de prison.

Dans ce polar, les liquidateurs sont les hommes dressés à tuer les cibles qu’on leur désignait. Pas le genre qui laisse des traces, pas le genre de type à se laisser prendre facilement.

L’intrigue de ce polar noir est concentrée sur trois journées, mais quelles journées ! Elles seront longues, pour les personnages. Hautement stressante et super dangereuses. Certains ont intérêt à ce que le ministre des finances ne présente pas le budget au vote. Il est l’homme à abattre.

Il a fallu attendre le tiers du roman avant de voir débouler ce bon vieux Drongo. Dans la ligne du temps, on fait appel à lui le soir du premier jour, mais il y avait tellement de choses à dire pour ce premier jour, que ça a mis plus de 130 pages.

Si, comme moi, cela ne vous dérange pas d’apprendre des choses sur la politique Russe des années 90, alors le temps passera agréablement.

Par contre, si vous y être réfractaire, vaut mieux aller voir ailleurs car de la politique, il va en être question à tous les étages et vous en boufferez à tous les râteliers !

Amoureuse de la Russie comme de l’Angleterre (pas de leurs travers, je vous rassure), appréciant la politique lorsqu’elle est bien décrite dans les livres, je n’ai pas trouvé le temps long, même si Drongo me manquait. Son esprit, son intelligence, son amour des livres, ses déductions… Bref, tout ce qui fait son charme, m’a manqué durant le premier tiers.

Une fois qu’il entre dans la dance, le rythme augmente un peu, sans jamais devenir 24h chrono, bien que, vu les détails des journées, on s’en approchait un peu. Avec le côté Die Hard pour les bombes et autres attentats.

Sans jamais aller trop loin, l’auteur est resté du côté du réalisme. J’ai apprécié ce voyage dans le temps, dans la Russie des années 90, sans Internet et avec peu de téléphones portables. Les personnages ne sombrent jamais dans le manichéisme et sont tous très réalistes.

Une enquête qui ne va pas à cent à l’heure, qui prend le temps de poser les bases, de parler de la politique, de la situation de la Russie dans les années 90, de son passé trouble et pas brillant, de ses cadavres dans les placards, de corruption…

Un polar à réserver aux lecteurs/lectrices qui aiment qu’une enquête prenne son temps, même si elle ne dure que 3 jours et qui ne sont pas réfractaires à la politique.

Drongo est un ex-agent du KGB qui mériterait d’être mieux connu car c’est un personnage très intéressant.

PS : je viens de me rendre compte que ce billet était le 3.000ème de posté sur le blog depuis septembre 2012. Waw, ça en fait des conneries d’écrites par moi, tout ça ! PTDR

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°153], Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°35] et Le Challenge « Le tour du monde en 80 livres chez Bidb » (Azerbaïdjan).

Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 1 – Black Program (1/2) : Laurent-Frédéric Bollée et Philippe Aymond

Titre : Les nouvelles aventures de Bruno Brazil – Tome 1 – Black Program (1/2)

Scénariste : Laurent-Frédéric Bollée
Dessinateur : Philippe Aymond

Édition : Le Lombard (2019)

Résumé :
Bruno Brazil et son commando caïman ont mené avec succès les missions les plus périlleuses. Mais la dernière a mal tourné et plusieurs membres de l’équipe ont été tués ou gravement mutilés.

Quelques mois plus tard, Brazil n’est pas entièrement remis de la tragédie. Mais une nouvelle menace vient d’apparaître. Un criminel insaisissable assassine tous les anciens ennemis du commando.

Et ce nouvel adversaire semble préparer une opération d’envergure liée à la conquête spatiale. L’heure n’est plus au chagrin et aux plaies que l’on panse. Les survivants du commando caïman doivent se réunir à nouveau.

Critique :
Bruno Brazil, je connais bien, ayant lu tous les albums de la série, celle de Greg au scénario et William Vance aux dessins.

C’était une série que j’appréciais, même si cela fait longtemps que je ne l’ai plus passée au filtre de la relecture (relecture du Tome 1 en août 2012 et aussi le 14/02/2019, puis relecture du tome 2 en mars 2019).

Comme pour la nouvelle série avec Ric Hochet, je voulais voir si les repreneurs ont continués dans la même veine ou s’ils ont modernisé la série, qui, je le rappelle, se déroule dans les années 70.

Les traits de Bruno Brazil ont changés, je préférais les dessins de Vance. Notre Bruno ne va pas bien (cfr le dernier album de l’ancienne série « Quitte ou double pour Alak 6 »), le voici allongé sur le divan d’une psy.

Dans ce fameux tome 9 qu’était « Quitte ou double pour Alak 6 », les auteurs nous avaient montré que les personnages du Commando Caïman n’étaient pas à l’abri de la mort ou des blessures graves. À l’époque, ça m’avait coupé les jambes de découvrir que ces personnages pouvaient mourir.

Nous avons beau être en 1977, l’univers dans lequel évolue Bruno Brazil ressemble un peu à celui de James Bond : méchants tout puissants, bien vilains, on évite les gadgets de voitures, pas les stockage de données et l’univers un peu futuriste. Quasi SF dans le fait révélé en dernière case de ce premier album.

Le côté rythmé de l’album est coupé avec les scènes de vie de ménage de Bruno Brazil, la rébellion de son fils adoptif, sa femme qui l’engueule parce qu’il fait passer son job avant le reste… Bon, ça donne un côté plus humain à Bruno, pourtant, on aurait pu s’en passer sans soucis.

Le plus gros inconvénient de cette reprise, c’est qu’elle ne propose pas de résumé succinct des anciens albums, ce qui est dommageable pour ceux ou celles qui découvrent la série avec ce nouveau tome.

Contrairement aux nouvelles enquêtes de Ric Hochet, ce premier tome est une suite direct du tome 9, « Quitte ou double pour Alak 6 » et si vous ne l’avez pas lu, vous aurez l’impression de tomber au milieu du film.

Verdict ? Cette suite n’est pas mal : elle respecte les codes de l’ancienne, elle reprend les caractéristiques essentielles des différents personnages, elle a du rythme, du suspense, des mystères, un grand Méchant qui tire les ficelles dans le dos de tout le monde.

Pas de quoi sauter au plafond devant le scénario qui semble conventionnel. Ma foi, vu que je m’attendais à pire, je ne suis pas trop déçue. Pas conquise à 100% non plus.

Les anciens amateurs de la série apprécieront de retrouver les personnages et les nouveaux trouveront du plaisir à découvrir cette reprise et, qui sait, auront peut-être la curiosité d’aller lire les albums du tandem d’origine.

Moi, suis partante pour lire le deuxième tome. Sa chronique se trouve justement en lien un peu plus bas (publication Babelio uniquement) et si vous la lisez, vous comprendrez ce qui s’est passé à la lecture du tome 2…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°135], Le Mois du polar chez Sharon – Février 2022 [Lecture N°17] et Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 54 pages).

Alienés : Fabrice Papillon

Titre : Alienés

Auteur : Fabrice Papillon
Édition : Plon (14/10/2021)

Résumé :
Mai 2022. À 400 kilomètres de la terre, la station spatiale internationale sombre dans la nuit artificielle. Tandis que l’équipage dort, le cadavre éventré d’un astronaute américain flotte en impesanteur dans l’un des modules de recherche.

Le même jour, à Lyon, le corps éviscéré d’un biologiste américain est retrouvé à 30 mètres de profondeur, dans un mystérieux réseau de galeries souterraines baptisé les  » arêtes de poisson « .

S’engage une double enquête, d’abord internationale avec la NASA, aux États-Unis, pour tenter d’élucider un meurtre inédit dans l’histoire : celui d’un astronaute dans l’espace.

À Lyon, Louise Vernay, commandant de la brigade criminelle, fait rapidement le rapprochement entre les deux assassinats, très semblables et synchrones, l’un dans l’espace, l’autre sous terre… Qu’est-ce qui les relie ? Pour quelle raison ces deux Américains ont-ils été visés ? Comment ont-ils pu être éliminés au même moment, à une telle distance ?

Louise fait rapidement la rencontre d’un étonnant moine jésuite, astrophysicien et directeur de l’observatoire du Vatican, de passage à Lyon et qui avait rendez-vous avec la victime. Ce personnage troublant lui laisse entendre que des signes d’une présence extraterrestre se multiplient, et qu’ils pourraient bien être à l’origine de ces deux meurtres…

Critique :
Dans l’espace infini, la station ISS et à l’intérieur, le cadavre éventré d’un des astronautes, flotte, éventré ! Éventré ? ALIEN est à bord ???

Putain, exfiltrez de suite le chat et faite péter le vaisseau avant que le monstre ne revienne encore pour plusieurs films.

Voilà un meurtre en chambre super close que Hercule Poirot n’aura jamais eu à résoudre.

Et dans ce roman qui mêle l’univers de Da Vinci Code (en moins poussé) et de James Bond (sans les gadgets et les filles en maillot), ce ne sera pas Thomas Pesquet qui mènera l’enquête.

Le point de départ est intéressant, déroutant, même, car sur Terre, un autre cadavre est retrouvé, lui aussi avec les tripes à l’air. On nage dans le mystère, dans la SF et longtemps je me suis demandée si une sorte de poulpe n’était pas sortit de leur ventre.

J’ai apprécié l’aventure menée tambour battant et qui nous entraînera ailleurs qu’en France et ailleurs que sur Terre et qui nous fera croiser la route de personnages connus, ainsi que d’entités terrestres dangereuses (ça commence par GA et se termine par FAM et ça te bouffe les données).

Que les allergiques aux sciences se rassurent, on bouffe de la science mais jamais ad nauseam, les explications faisant partie d’un tout, vulgarisées pour que nous comprenions et que la commissaire Louise Vernay capte tout aussi. Cela reste compréhensible et une fois de plus, on va se coucher moins bête.

Là où je n’ai pas accroché du tout, c’est dans le choix du personnage de Louise Vernay, véritable bulldozer sans freins, sans éducation, qui jure comme plusieurs charretiers, parle argot mieux que les Tontons Flingueurs, considère souvent les autres avec condescendance, leur répondant sur un ton moqueur et cynique (sans arriver à la cheville d’un docteur House).

Elle est totalement barje, se moque des règles, grogne comme un dogue enragé et ensuite, elle fond en larme dans un parc avec quelques souvenirs. Même si elle est inspirée d’une personne qui existe, dans le récit, elle frôle la caricature et l’arrivée d’Ethan, le bogosse, n’aidera pas à la sortie de cette caricature. Là, elle sombrera dans l’imbécilité digne d’une collégienne en chaleur.

Anybref, hormis ce point de détail important sur le personnage principal, pour le reste, je me suis amusée durant ma lecture, sans jamais savoir où l’auteur allait finir : les pieds sur terre avec du rationnel ou avec du rationnel fictionnel (SF) ?

Les deux solutions étaient valables car dans ce roman, ce n’est pas de la fiction à la M.I.B (film que j’adore) : on est dans la science et l’épisode covid a renforcé certaines choses, les ancrant dans la réalité.

Mêlant les scènes d’action digne des blockbusters, des films de SF, du Da Vinci Code (pape et jésuites), de James Bond, l’auteur fait en sorte de toujours rester à la limite de la sacro sainte ligne rouge à ne pas franchir, sous peine de perdre ses lecteurs dans le grand n’importe quoi.

Malgré tout, nous sommes dans la fiction : on se doute que jamais il n’arriverait une aventure pareille à une policière. Enfin, je l’espère !

Au moins, c’est un récit qui n’a pas des airs de déjà-lu ! Il est innovant, addictif, scientifique, oscillant sur le fil entre le réel et l’extra-terrestres, sans que jamais cela ne devienne exagéré.

C’est un récit imaginatif, brillant, bien pensé, bien écrit, intelligent, même si, pour ma part, je lui préfère « Régressions ».

Et comme toujours, derrière l’histoire un peu folle et à cent à l’heure (ou plus), il y a aussi un message que tout le monde lira, comprendra. Pas dit que les gens laisseront tomber les réseaux sociaux et tous les outils mis en place par les GAFAM et les NATU pour nous faciliter la vie et nous pomper notre temps de cerveau.

Un roman brillant qui nous fait aller au lit moins bête qu’avant.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°82].

Je suis Iron Man :‭ ‬Collectif

Titre : Je suis Iron Man 

Scénariste : Collectif
Dessinateur : Collectif

Édition : Panini Comics – Marvel Anthologie (2019)

Résumé :
Depuis que Robert Downey Jr l’incarne au cinéma, Tony Stark est plus populaire que jamais.

Découvrez toutes les facettes d’Iron Man mais aussi tout ce qu’il y a à savoir sur James Rhodes, Pepper Potts et Stark Industries au travers d’une sélection d’épisodes recouvrant six décennies.

Par les plus grands auteurs de la Maison des Idées d’hier et d’aujourd’hui.

Tony Stark est tout cela, et bien plus encore. Lorsqu’il endosse une armure high-tech conçue par ses soins, il devient l’invincible Iron Man et protège la Terre en solo ou au sein des Avengers.

À travers quatorze histoires marquantes et de nombreux articles explicatifs, ce volume revient sur la carrière du personnage créé par Stan Lee en 1959. dévoilant tout ce qu’il faut savoir sur le héros et ses incroyables inventions.

Critique :
J’adore Iron Man ! Oui, j’adore son côté prétentieux, hautain, sûr de lui, avec un égo surdimensionné… Tony Stark n’est pas pétri de qualités, comme un Captain America.

Ce que j’apprécie chez lui, c’est son évolution : de marchands d’armes sans scrupules qui ne pensait vendre des armes qu’aux « nations amies », a vu un jour ses propres inventions mortelles se retourner contre lui.

Ensuite, il a changé son fusil d’épaule.

D’antipathique, il devient sympathique et surtout, humain, puisque, contrairement aux autres héros de l’écurie Marvel, il ne doit sa puissance qu’à son génie qui a inventé une armure.

Ce gros volume commence par nous expliquer un peu la genèse d’Iron Man, afin que ceux qui ne savent rien n’aient pas l’impression d’arriver dans un univers inconnu.

La première histoire est celle de la création d’Iron Man. Nous sommes au temps de la guerre froide, de la guerre du Vietnam et Anthony Stark conçoit des armes.

Les dessins des permières aventures ne sont pas les meilleurs que j’ai vu, on sent bien qu’ils datent des tous débuts du personnage. Stark a un petit air de famille avec Errol Flynn. Nous découvrons l’origine de son armure. L’histoire de son kidnapping, c’est ce que j’avais vu dans le premier film Marvel (en plus long, dans le film).

Je ne vous résumerai pas toutes les histoires, sachez juste que nous aurons quelques bonds dans le temps, faisant changer les armures et notre Iron Man affrontera des méchants de tout poil qui veulent le détruire, dont son plus terrible ennemi : l’alcool et sa dépendance.

La lecture était amusante, mais la plupart des histoires ne sortaient pas du lot au niveau scénaristique. Certaines étaient basiques, d’autres un peu plus élaborées. Ce fut le cas aussi avec les dessins qui, au fil des histoires, sont devenus plus élaborés avant de redevenir au même niveau que les premiers.

Il faudra attendre l’histoire « The heart of the matter » pour avoir des dessins plus contemporains. Les autres histoires qui suivent sont plus récentes et les dessins plus sophistiqués.

Mes préférées sont celles où Stark se retrouve coincé dans un conflit avec le général Radanovich,Civil War – The Confession. La dernière image de cette aventure est terrible… Et les Invincible Iron Man.

L’avantage est qu’avant chaque nouveau récit, on a une page explicative. Cela aide à en savoir un peu plus, ce qui n’est pas si mal lorsqu’on est néophyte.

C’est un bon recueil pour découvrir les origines de Iron Man, mais je n’ai pas été vraiment conquise. Sans doute suis-je plus habituée aux films qu’à la version comics et, ayant découvert la version dessinée après la filmée, la transition est assez dure. Les fans de la première heure l’apprécieront sans doute plus que moi.

Bon, ma rencontre avec ce cher Iron Man ne s’est pas bien déroulée, malgré tout, je suis contente d’avoir découvert les origines, la genèse et d’avoir lu cette anthologie.

Cela m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le personnage et de savoir que maintenant, je dois faire une séparation entre le Iron Man du cinéma et celui des comics.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°52].

La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951) : Carl Barks

Titre : La Dynastie Donald Duck – Tome 1- Sur les traces de la licorne et autres histoires (1950-1951)

Scénariste : Carl Barks
Dessinateur : Carl Barks

Édition : Glénat – Disney intégrale (2010)

Résumé :
Surnommé par ses fans « l’Homme des Canards », Carl Barks a inauguré tout un univers extraordinaire proposant rires et émotions à des millions de lecteurs.

Parmi les très nombreuses planches nées de son imagination, nous trouvons de véritables chefs-d’œuvre intemporels.

Pour la première fois en France avec l’Intrégrale Carl Barks, les trésors de cet auteur exceptionnel sont ici réunis de manière chronologique et complète en 24 tomes.

Critique :
Pour ceux ou celles qui ont biberonné au Journal de Mickey et autres Trésors de Picsou, Carl Barks est connu, tout aussi connu que Don Rosa.

Carl Barks, c’est celui qui a tout inventé : Oncle Picsou, les neveux de Donald, Gontran, les Rapetou, Flairsou, Gripsou… Tout l’univers de Donaldville, c’est à lui qu’on lui doit.

Gamine, j’ai toujours préféré Donald à Mickey, trouvant ce dernier trop lisse, tandis que Donald était bourré de défauts, dont celui d’être colérique.

Même ses neveux, au départ, n’étaient pas des petits anges, quant à Picsou, je l’adore pour sa pingrerie, son avarice et cette fausse impression qu’il donne de ne porter aucun intérêt à son neveu et aux neveux de celui-ci.

Agissant comme une véritable cure de jouvence, la lecture de ses histoires datant des années 50 fut un plaisir de fin gourmet. Les dessins sont comme je les aime, en ligne claire, sans surcharge, avec des couleurs simples, comme je les ai le plus souvent connu.

Les personnages sont tels que nous les connaissons : Picsou est exigeant et avare, Donald accumule les emmerdes, la malchance et son cousin Gontran accumule la chance qui lui fait toujours trouver des diamants, des rubis, des colliers de perles… Heureusement que de temps en temps, la chance sourit aussi à Donald.

Ce sont des petites histoires amusantes, drôles, bourrée d’action, d’aventure, d’enquêtes, de mission à accomplir. Avant chaque nouvelle histoire, il y a une note explicative. En début d’album, il y avait aussi des explications et des dessins de Barks, c’est pour cela que j’apprécie les intégrales : les notes explicatives en bonus !

Évidemment, ce genre de collection ne s’adresse qu’aux fans (vu le prix de chaque tome, vaut mieux les emprunter) des aventures de Donald et compagnie, ce qui est mon cas puisque j’achetais dans les années 2000, alors que j’étais adulte, les albums « Les trésors de Picsou » vendus en librairie (j’en possède 13).

Une super intégrale pour ceux et celles qui aiment l’univers de Carl Barks et qui voudraient se faire une madeleine de Picsou, heu, de Proust ou bien les faire découvrir à leurs enfants (pas trop jeunes, hein, l’album est magnifique et ce serait dommage de se retrouver avec des scraboutchas de mômes dedans !).

PS : La publication chronologique des histoires est une bonne idée, mais j’ai remarqué qu’au tome 19, on repartait dans les années 1942-1944 (alors qu’avec le 18, on était entre les années 1969/2008). Apparemment, après, nous aurions les histoires scénarisées par Carl Barks mais pas forcément dessinées par lui-même.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 Juillet 2021 au 11 Juillet 2022) [Lecture N°45].