Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire : Pierre Veys et Nicolas Barral

Titre : Les Aventures de Philip et Francis – Tome 1 – Menaces sur l’empire

Scénariste : Pierre Veys
Dessinateur : Nicolas Barral

Édition : Dargaud (01/04/2005)

Résumé :
Depuis quelques semaines, d’étranges phénomènes secouent le cœur de l’empire britannique. Londres vit des heures tragiques : les femmes se rebellent et entreprennent des actions spectaculaires et délirantes pour se libérer du joug de la domination masculine…

On s’aperçoit ainsi que la stabilité de la société anglaise dépend entièrement de la discipline stricte qu’elles respectaient jusqu’alors. Ce changement de comportement annonce-t-il une catastrophe sans précédent ? D’où vient cette terrible menace ?

Qui a intérêt à saper les fondements de cette brillante civilisation ? La mission de nos sémillants héros, Philip et Francis, sera d’apporter toutes les réponses à ces terrifiantes questions.

Critique :
Parodier, c’est facile, ce qui est plus compliqué, c’est de ne pas sombrer dans l’humour gras et lourd.

Il faut connaître sur le bout des doigts le mythe que l’on va parodier, connaître ses codes et jouer avec, sans que cela ne tourne à la caricature grossière.

Les lecteurs doivent rire, sourire, pouffer de rire et s’esclaffer devant les personnages archi connus et présentés sous un autre angle.

Le pari est réussi avec Blake et Mortimer, comme il l’était avec Baker Street et Hercule Potiron.

Blake et Mortimer, personnages d’Edgar P. Jacobs, sont ultra coincés, ne jurent jamais comme un capitaine Haddock, ne s’énervent pas comme un Joe Dalton. De tout temps et en toutes circonstances, le flegme britannique est affiché.

Alors, les découvrir totalement relâchés, décoincés, drôles, pas toujours des plus intelligents, ça fait un bien fou ! Ici, pas de bâton de chaise coincé dans les fessiers flegmatiques. Attention, ils restent raides, nos deux britanniques, mais d’une autre manière que leur alter ego officiels.

Philip Mortimer est obsédé sexuel, possède des magazines avec des femmes nues au milieu (et dans toutes les autres pages), c’est aussi un obsédé de la bouffe qui ne pense qu’a remplir son estomac et un savant raté.

Francis Blake est macho sur les bords, s’envoie en l’air avec une femme, vit chez sa môman et joue au petit train (le coquin !). Quant à Olrik, le découvrir en méchant raté m’a fait hurler de rire.

Dans ce premier album, les mâles anglais du M.I.5 (ou est-ce le 6 ?) se posent des questions : un vent de révolte gronde chez les femmes. Le thé n’est plus servi à l’heure, le service n’est plus impeccable, des femmes ont retirés leur soutien-gorge, d’autres l’ont brûlé…

Les ménagères de plus et moins de 50 ans et les épouses ne feraient plus ce pourquoi elles sont là ?? Je veux dire par là s’occuper de leurs maris, patrons, employeurs… Shocking !

Philip et Francis vont enquêter et ça ne manquera pas de piquant, d’humour, de drôlerie, de cocasseries, de clins d’œil à des choses connues (Kill Bill, Le Corniaud,…) ou tout simplement à la société anglaise.

On est dans la moquerie, dans le détournements des codes de la série originale, dans l’utilisation des clichés (à bon escient) tout en restant dans la finesse de l’humour anglais et pas dans le gras bon marché des films d’humour bas de gamme.

Sous le couvert de l’humour, il y a tout de même la dénonciation d’une société patriarcale qui considère que les femmes doivent rester à leur place, c’est-à-dire à la cuisine, dans le ménage, les tâches subalternes et aux ordres de ces messieurs (c’est ce que les personnages masculins dans cet album pensent, ceci n’est pas ma pensée, ni celles de tous les hommes – précision pour les gens qui prennent tout au premier degré).

C’est une parodie réussie, une fois de plus, un détournement des codes de Blake et Mortimer réalisé avec brio, humour et finesse. Une réussite.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°308], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°61], Le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 56 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S. : Yves Sente et André Juillard (Edgar P. Jacobs)

Titre : Blake et Mortimer – Tome 24 – Le testament de William S.

Scénariste : Yves Sente
Dessinateur : André Juillard

Édition : Blake et Mortimer (2016)

Résumé :
Nos héros les plus british mènent l’enquête sur le plus british des dramaturges : William Shakespeare of course ! Mais qui est-il vraiment ?

Entre l’Angleterre et l’Italie, Philip Mortimer et Elizabeth, la fille de Sarah Summertown, résolvent des énigmes plus ardues les unes que les autres.

Entre-temps, Francis Blake enquête sur une bande organisée de Hyde Park. Une course contre la montre et des révélations en série : un très grand Blake et Mortimer signé Yves Sente et André Juillard !

Critique :
Être ou ne pas être, telle est la question… L’autre grosse question concerne la paternité des textes de William Shakespeare.

Est-ce bien lui qui les a écrit ou était-ce un autre ? Comment ce petit campagnard a-t-il pu avoir accès à la culture nécessaire pour écrire toutes ses œuvres ? Mystère !

Cet album portant sur Shakespeare va tenter de résoudre cette énigme au plus vite car le chrono tourne et le délai de 100 ans touche à sa fin.

Le chrono tourne peut-être, mais nos amis n’ont pas l’air d’être speedés plus que ça. Ils auraient plutôt tendance à appliquer le Keep Calm et à rester zen en toutes circonstances…

C’est bien, mais pour le lecteur, l’impression de course contre la montre est loupée, le tout manque de dynamisme, c’est mou, fort mou et pour donner un peu d’action, on ajoute des agressions dans le parc et un évitement d’accident avec un camion. Mouais, peu mieux faire, non ?

Autre problème : la présence d’Olrik ! Nom de Zeus, on ne pouvait pas le laisser à la niche, celui-là ?? Il est en prison mais ce méchant éternel et increvable arrive encore à tirer les ficelles et franchement, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase car il ne sert à rien, il n’apporte rien à l’histoire qui aurait pu se suffire à elle-même sans lui mais avec des nouveaux méchants, comme ceux qui se trouvent déjà dans le récit.

En plus de ne pas servir à grand-chose (si ce n’est nous montrer sa tronche), au niveau de ses expressions, elles sont fades, notamment celle où il est en colère… Tout en retenu, sa colère, on est loin de celles de Joe Dalton.

Les grandes perdantes de cet album sont les femmes. Où sont les femmes ? (comme le chantait si bien Patrick Juvet). Oui, elles sont présentes, mais pas vraiment mises en valeur comme elles auraient pu l’être (même si, à l’époque où est sensé se dérouler l’action, elles n’avaient pas vraiment de visibilité).

L’érudite en Shakespeare se tord la cheville, se déchirant un ligament à Hyde Park et hop, on remplace la vioque de 50 ans par sa fille qui ne servira pas à grand-chose non plus, si ce n’est à accompagner Mortimer dans son enquête.

Oui, elle sert juste l’accompagner. J’ai eu l’impression durant ma lecture que le barbu aurait pu se démerder tout seul comme un grand garçon. Ah pardon, j’allais oublier qu’elle lui servira de moteur de recherche sur Shakespeare ! Google avant l’heure ou Siri (au choix).

Les dessins sont toujours en lignes claires, comme les anciens dessins de Edgar P. Jacobs et les couleurs sont fort claires, elles manquent de peps (je me plaignais dernièrement des couleurs trop criardes de « L’inconnue de Tower Bridge).

À propos de Tower Bridge, il y a un bel anachronisme dans le récit : on voit Tower Bridge, dont le début de la construction date du 21 juin 1886 (et dure 8 ans) pour illustrer le récit qu’un personnage fait de la Grande puanteur de Londres de juillet 1858. Oups.

L’autre chose qui m’ennuie toujours dans les récits, ce sont les méchants qui arrivent à s’introduire partout et à écouter aux portes ou derrière des panneaux amovibles. C’est d’un lassant ! Nos amis racontent tout et les autres écoutent, tranquillement. Vieux comme le monde et trop souvent usité.

Anybref, cet album a tout de même des bons côtés : l’explication du pourquoi du comment William Shake, petit provincial sans culture, a réussi à écrire des pièces aussi brillantes, des textes aussi éclairés. Ne connaissant rien de l’histoire du dramaturge, je ne saurais me prononcer quand à la pertinence des explications présentées, mais vu ainsi, elles me plaisent bien.

L’enquête a l’air assez compliquée, lorsqu’on lit les énigmes, mais nos protagonistes arrivent toujours à tout trouver et ce, assez facilement.

Hélas, le récit manque de dynamisme et peut-être d’un chrono au-dessus de certaines cases afin de mieux illustrer le temps qui passe et l’échéance qui se rapproche afin de ne pas donner cette impression de fausse tranquillité.

Un album qui aurait pu être beaucoup mieux avec plus de rythme, plus de femmes fortes avec un vrai rôle et pas celui d’accompagnatrices. Un album où Blake est fort en retrait puisque c’est Mortimer qui a le beau rôle, où les méchants sont discrets comme un coup de poing dans la gueule (on les repère de suite dans les cases) et manquent de charisme.

Bref, pas le meilleur album, mais pas le pire non plus… À lire sans prise de tête.

PS : notons au passage un petit hommage au capitaine Haddock (qui lui au moins avec de la verve, des colères monumentales et plus qu’une seule expression sur le visage, bref, moins raide que nos Blake & Mortimer).

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°282], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°35], le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B – 64 pages) et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

La Survie de Molly Southbourne : Tade Thompson

Titre : La Survie de Molly Southbourne

Auteur : Tade Thompson
Édition : Le Bélial’ Une Heure Lumière (11/06/2020)
Édition Originale : The Survival of Molly Southbourne (2019)
Traduction : Jean-Daniel Brèque

Résumé :
Qui est Molly ? Une jeune femme frappée de la pire des malédictions, morte dans l’incendie de son domicile… Et pourtant là. Semblable mais différente.

Qui est cette Molly ? Certains veulent la voir disparaître. D’autres brûlent de la capturer, de percer à jour les secrets de sa nature étrange.

L’objet d’enjeux qui la dépassent, voilà ce qu’est Molly. Condamnée à fuir, à tenter de survivre. Avant de peut-être, enfin, apprendre à vivre…

Critique :
Comment arriver à faire une suite à la novella « Les Meurtres de Molly Southbourne » sans se prendre les pieds dans le tapis ou écrire un récit insipide qui ne serait qu’un prolongement fade du premier opus ?

L’auteur a été intelligent ! S’il a repris les codes de sa première novella, il en a changé l’ingrédient principal, nous montrant une copie plus que réussie.

Non, pas une copie de son texte, mais une copie d’autre chose (no spolier).

Si le premier récit était intimiste puisque nous suivions Molly dans sa vie, dans la gestion de sa malédiction, le second tome nous emporte dans la foule, dans la ville, dans le monde et notre molly va devoir apprendre à gérer sa paranoïa et sa violence.

C’est une novella qui se lit d’une traite, elle est courte mais elle est bonne, même si je lui préférerai le premier tome. Plus de personnages, plus d’action dehors, plus de psychologie et plus de rencontres qui permettront à molly de faire un travail sur elle et d’en apprendre plus sur les origines de sa malédiction.

Il y a une évolution fulgurante du personnage de molly avec la malédiction qui n’est plus et une sorte d’acceptation de son état et de ce qui en découle. Une belle rédemption de la part de molly, un fameux travail sur elle-même !

Une novella que je conseille, surtout que vous pourrez lire les deux l’une à la suite de l’autre et ne pas rester sur le cliffhanger de la première.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°266], Le Challenge A Year in England pour les 10 ans du Mois anglais [Lecture N°15]  et Le Mois anglais (Juin 2021 – Season 10) chez Lou, Cryssilda et Titine.

Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra ! : Nick Spencer, Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Titre : Captain America : Steve Rogers – T01 – Heil Hydra !

Scénariste : Nick Spencer
Dessinateurs : Miguel Sepúlveda, Javier Piña et Jesús Saiz

Édition : Panini Marvel Now! (2018)
Édition Originale : Captain America: Steve Rogers, book 1: Hail Hydra (2016)
Traduction : Jérémy Manesse

Résumé :
Steve Rogers, redevenu jeune, a repris le costume de Captain America. Mais derrière ce retour tant attendu, se dissimule un secret qui va secouer l’univers Marvel.

(Contient un prologue de 10 planches publié initialement dans Free Comic Book Day: Captain America (2016) et Captain America: Steve Rogers (2016) #1-6)

Critique :
Captain America, je ne le connais que par les films de la Marvel. Steve Rogers, pour moi, c’est le bô gosse (Chris Evans) avec qui j’irais bien m’encanailler !

Ne connaissant pas l’ordre de lecture de la saga des Captain America, j’ai sans doute commencé par là où il ne fallait pas…

Le scénario est assez riche, comportant des flash-back dans les années 20 sur la jeunesse de Steve Rogers.

Le dessinateur utilisera alors des tons bruns/gris pour nous plonger dans l’atmosphère des années 20, utilisant du rouge lorsqu’il y a danger.

Une partie des personnages de l’écurie Marvel sont présent aussi et j’y ai croisé Iron Man, Doctor Strange, Deadpol, Captain Marvel, Thor, un Spiderman gamin et bien d’autres.

Grâce aux flash-back sur la jeunesse de Steve, le récit n’est en rien linéaire, mais les auteurs se sont permis aussi de faire des bons dans le temps afin de nous montrer les évènements qui ont eu lieu auparavant et éclairer ainsi notre lanterne. Bon, il ne faut pas s’y perdre.

L’intrigue est assez bien fournie, les réparties fusent et notre Captain America n’est pas le Gentil tout bon, tout lisse que l’on pourrait penser. Les scénaristes sont allés plus loin avec lui et je gage que cela a dû faire grincer des dents.

En tout cas, c’est audacieux et cela change de la vision que nous avons de lui, bien que, même ainsi, en quelque sorte, il reste un patriote, vu les discours que certains tiennent dans ce récit. Vérités ou manipulations ? Ça semble tout beau à les entendre mais je reste méfiante des beaux discours.

Mélangeant habillement l’espionnage, le double jeu (ou le triple ?), le S.H.I.E.L.D qui veut prendre des mesures plus coercitives suite à la montée en puissance des suprématistes de l’Hydra, la démocratie qui pourrait être mise à mal puisque certains mesures de surveillance donneraient à penser que la NSA a pris des amphètes !

Un comics très dense, avec beaucoup de détails dans les dessins ou les dialogues. Anybref, pas un comics qu’on lit en vitesse ! J’ai pris le temps de le découvrir (vierge de l’univers, quasi) et j’ai l’intention de poursuivre ma découverte des aventures du Cap et de voir comment ça va tourner dans la suite !

Le Mois Espagnol chez Sharon – Mai 2021.

M.O.R.I.A.R.T.Y – T03 – Le voleur aux cent visages (1/2) : Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Gess

Titre : M.O.R.I.A.R.T.Y – Tome 3 – Le voleur aux cent visages

Scénaristes : Jean-Pierre Pécau & Fred Duval
Dessinateur : Gess

Édition : Delcourt Néopolis (24/06/2020)

Résumé :
La grande course autour du monde en ballon fait étape à Paris. C’est l’occasion pour Sherlock de capturer le voleur qui, à chacune de ces étapes, commet un vol extravagant.

Il découvre alors avec surprise que le malfrat, si brillant soit-il, souffre de troubles dissociatifs de la personnalité et abrite en lui de nombreux avatars. Alors que le jeune Freud s’apprête à le diagnostiquer, le voleur s’échappe.

Critique :
Je ne suis pas une mordue des aventures de Sherlock Holmes version steampunk et en plus, j’avais dit que je ne lirais plus cette saga puisqu’elle m’avait déçue…

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! J’étais curieuse et puisque l’on me prêtait l’album, en cas de déception, ce ne serait pas trop grave.

Si les dessins des dirigeables, des bâtiments sont bien exécutés, il n’en est rien de celui des visages de différents protagonistes. C’est une histoire de goût, mais ils n’étaient pas au mien, surtout en ce qui concernait les yeux, les bouches ou les expressions faciales.

On commence avec une enquête presque traditionnelle : des vols ont eu lieu à chaque escale de la course de dirigeables. Holmes et Watson mènent donc l’enquête, déguisé en pilotes. Le mystère concerne l’identité du voleur : d’après les témoignages, ce n’est jamais le même !

Bien que je n’ai pas aimé les dessins de Sherlock Holmes, en ce qui concerne les déductions, il était toujours très bon et notre pauvre Watson, tout comme moi, n’avons rien vu venir. C’est l’une des choses appréciables de ce troisième tome.

Le scénario est correct, l’enquête est bonne, on a de l’action, du rythme et des mystères. Je n’ai pas baillé durant ma lecture, même si j’ai soupiré devant ces personnages qui peuvent se déguiser avec tellement de brio que jamais personne ne remarque de supercherie.

Oui, je sais, Patrick Sébastien a un jour bluffé tout le monde, mais il lui était impossible de changer toute la morphologie de son visage comme y arrive deux personnages de ce roman.

Comme le scénario m’a emballé et que j’ai passé un bon moment de lecture malgré les dessins des visages qui étaient brouillons, mal exécutés, je laisserai tout de même une bonne note à ce tome 3 et je serai au rendez-vous pour la suite.

En espérant que ce ne soit pas comme pour les deux premiers tomes de la saga où le premier avait un scénario intéressant (et déjà des dessins de visages brouillons) qui m’avait donné envie d’aller lire le deuxième qui lui m’avait déçu avec son grand méchant qui voulait dominer le monde, la ville, le pays…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°239] et le Challenge « Les textes courts » chez Mes Promenades Culturelles II (Lydia B) – 64 pages.

9 – Tome 2 – Le crépuscule des fauves : Marc Levy

Titre : Le crépuscule des fauves – 9 – Tome 02

Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont Versilio (02/03/2021)

Résumé :
Maya a disparu.

Une course contre la montre s’engage sur le terrain pour les hackeurs du Groupe 9 qui cherchent à déjouer la conspiration des fauves.

Les fauves, une poignée de puissants qui s’attaquent à nos libertés.

Leur plan : créer le chaos, s’approprier toutes les richesses et régner sans limites. Mais qui est 9 ?

Ce nouveau thriller de Marc Levy est la suite passionnante de l’aventure des 9 héros intrépides et attachants rencontrés dans « C’est arrivé la nuit ».

9 Robins des Bois d’aujourd’hui, 9 hors la loi qui œuvrent pour le bien au péril de leur vie. Un roman d’espionnage engagé qui dévoile de manière éblouissante les dérives de notre époque.

Critique :
Ce roman m’a épuisé ! Jamais je n’avais autant voyagé : Londres, Berlin, Kiev, Rome, l’île de Jersey, Istanbul et même la Syrie en guerre.

Le gouvernement a fait de nous des confit-nés et Marc Levy nous transforme en voyageur, nous faisant passer d’une ville à l’autre d’un simple coup de chapitre, se foutant pas mal de notre jet-lag.

Une fois de plus, ce techno-thriller est aussi jouissif que le premier volume ! Les chapitres sont assez courts, il y a de l’action, on bouge, on ne reste jamais longtemps statiques, les personnages du groupe 9 nous faisant sans cesse nous déplacer à leurs côtés, nous faisant passer d’un narrateur à l’autre, ce qui donne la sensation d’avancer à grande vitesse, sans jamais peindre la girafe.

Si, dans le premier, je découvrait les personnages composant le groupe de Grey Hat (hackers Robin des Bois, pas dans la légalité mais ne cherchant pas à foutre en l’air votre PC si vous n’avez rien fait de mal) et que je regrettais de ne pas en savoir plus sur eux, ce deuxième tome m’a permis de mieux faire connaissance avec eux, de découvrir leurs caractères, leurs défauts, qualités…

Ce techno-thriller, en plus d’être prenant, addictif, est aussi hautement glaçant ! Parce que même si c’est un roman, autrement dit, de la fiction, on sait, au fond de nous même que « Ceci n’est peut-être pas une fiction » (intitulé d’un faux documentaire de la chaîne publique Belge, la RTBF, qui avait glacé la Belgique entière, enfin, surtout le Sud).

Les noms des personnages réels ont beau avoir été changé, en cherchant un peu ou en ayant suivi l’actualité, on arrive à traduire leurs noms, le plus facile étant celui du canard peroxydé…

On sait que ce qui nous glace dans ce roman n’est que la simple et horrible réalité de notre Monde, de ce qui se passe en coulisse, chez les puissants et que leurs décisions, magouilles… bouleverseront les écosystèmes, nos vies, celle des autres, la santé,…

Ce deuxième volet de la saga 9 est dans la lignée du premier opus : addictif, hautement documenté, avec des personnages attachants (sauf les salopards amateurs de fric et de pouvoir) dans le cadre de nos hackers et un scénario qui nous laisse peu de temps libre car se battre dans l’ombre exige du temps et un investissement total !

L’écriture de l’auteur n’est pas simpliste, sans pour autant que l’on soit inondé de mots inconnus. Loin d’un récit neuneu, le texte est bourré de faits d’actualités qui vous fera aller au lit moins bête.

Vivement le troisième tome !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°227].

Thrillers polars 04

Champignac – Tome 2 – Le patient « A » : David Etien et Béka

Titre : Champignac – Tome 2 – Le patient « A »

Scénariste : Béka
Dessinateur : David Etien

Édition : Dupuis (05/02/2021)

Résumé :
Mai 1941, le village de Bletchley, dans la banlieue de Londres. Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas, comte de Champignac, est amoureux de la charmante Blair McKenzie.

Recrutés tous deux pour aider Alan Turing à décrypter la machine Enigma (voir tome 1), les deux jeunes gens surdoués et incompris de leur famille se sont rapprochés jusqu’à l’idylle.

Mais la romance est de courte durée car Pacôme reçoit un message codé de scientifiques forcés de participer au programme de recherches des nazis. Une fois le message décrypté, l’identité des malheureux est révélée : il s’agit de Schwartz, un chimiste, et Bruynseelke, un biologiste… Deux amis proches de Champignac !

La décision est vite prise de partir sauver leurs amis à Berlin. Un voyage à haut risque où ils croiseront Göring en grand ordonnateur de fêtes décadentes, Wernher von Braun, qui tentera de séduire Blair, et même un certain patient « A », drogué, comme tous les soldats de son peuple, à la Pervitine.

Critique :
Lire l’hebdo Spirou donne toujours droit à découvrir des séries en avant-première et pour moi, ça n’a pas de prix car grâce à lui, j’ai toujours enrichi mon univers bédé.

Dans les albums de Spirou et Fantasio, si j’adore l’écureuil Spip et le marsupilami, il est un autre personnage que j’adore car tellement fantasque, c’est le comte de Champignac (Pacôme Hégésippe Adélard Ladislas).

Deuxième tome de la jeunesse du comte Champignac et sabre de bois (son injure préférée), c’est une fois de plus bien foutu (oui, je manque parfois cruellement de vocabulaire pour vous expliquer mes sentiments ressentis).

Les dessins de David Etien me sont familiers puisque c’est lui qui dessine la série des Quatre de Baker Street. Je retrouve donc souvent des traits particuliers de nos jeunes détectives dans ceux de cette nouvelle série.

Le scénario de BeKa est écrit par deux auteurs en fait (Bertrand Escaich et Caroline Roque) et ils n’ont pas laissé les choses au hasard car leur bédé est étoffée historique et scientifiquement, sans pour autant que cela devienne rébarbatif pour les allergiques aux deux genres.

Mélangeant le mystère, le suspense, des enlèvements de scientifiques par les allemands, la drogue utilisée par les allemands (Pervitine, les anglais utilisaient de la benzédrine) afin de tenir le coup, les auteurs ont lancé le comte de Champignac et son amie intime Blair McKenzie dans une mission d’infiltration en territoire ennemi.

Notre cher comte se trouvera même face à un choix difficile à faire… Piquer un être fourbe afin qu’il meure ou ne pas s’abaisser au niveau des nazis ? Un choix éthique difficile et j’ai apprécié que les auteurs mettent en scène ce personnage détestable mais sans jamais le montrer en train de haranguer la foule, mais plus comme une espèce de larve amorphe attendant sa piquouse.

Après une aventure folle, du suspense, des prises de risque inouïes afin de sauver des scientifiques amis, la dernière image nous laisse sur un truc énorme que seul le lecteur est capable d’interpréter correctement.

Je me réjouis de lire la suite !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°177] et le Mois du Polar – Février 2021 – chez Sharon [Fiche N°03].

MotherCloud : Rob Hart

Titre : MotherCloud

Auteur : Rob Hart
Édition : Belfond (05/03/2020)
Édition Originale : The Warehouse (2019)
Traduction :

Résumé :
Ex-petit patron désormais ruiné, Paxton n’aurait jamais pensé devoir intégrer une unité MotherCloud, cette superstructure de l’e-commerce qui a dévoré la moitié de l’économie mondiale. Pourtant, dans une société n’ayant plus rien à offrir, comment peut refuser un job qui propose non seulement un salaire, mais aussi un toit et à manger ?

La jeune Zinnia non plus n’aurait jamais pensé rejoindre MotherCloud, mais sa mission est tout autre : une révolution est en marche dont elle est le bras armé. Devenir salariée n’est qu’un premier pas pour infiltrer le système, en percer les secrets. Le détruire.

Dans cet univers où tout est calculé, paramétré, surveillé, où l’humain disparaît au profit de la rentabilité, où l’individu n’est qu’un algorithme, Zinnia et Paxton réalisent bientôt qu’il est impossible de dévier. À moins d’être prêt à se sacrifier ?

Car derrière sa façade d’entreprise idéale, MotherCloud est une machine à broyer, impitoyable à l’égard de ceux qui oseraient se rebeller.

Critique :
Imagine… Imagine un monde où les gens n’oseraient plus sortir de chez eux et commanderaient tout sur la plateforme Cloud.

Imagine un monde où une partie de l’humanité crève de faim, de soif, de chaud sous un soleil implacable et où la seule solution pour s’en sortir soit d’entrer bosser chez Cloud.

Plus d’écoles, plus de petits magasins, plus de librairies, des gouvernements à la ramasse.

Imagine une super société géante où les travailleurs vivent, travaillent, dorment, mangent sur le site même… Sans jamais en sortir, sauf si virés.

Où ils portent une montre qui les aide dans leur recherche des produits à envoyer aux clients… Produits envoyés par drones, le plus rapidement possible. On dirait un peu l’autre grosse boîte qui ne paie pas ses impôts, Ha ma zone…

Oui, cette dystopie est ultra réaliste, glace les sangs car cette forme d’esclavagisme est déjà là, n’a jamais totalement disparu, c’est juste modernisé. Les chaînes ne sont plus en métal, mais électroniques et encore plus difficile à enlever car elles ont été mises à l’insu de notre plein gré.

Les patrons, les gouvernements, les sociétés, inventent des gadgets pour nous faciliter la vie, le travail, la tâche, les courses, pour nous distraire, pour notre sécurité, mais c’est toujours à sens unique car le produit, c’est nous ! Le cobaye, c’est nous ! Celui que l’on suit à la trace, c’est nous ! Celui qu’on enchaîne, c’est vous, moi, toi, nous.

Opposant différents récits : d’une part, celui du concepteur, qui pense qu’il a créé le modèle de société idéale, que tout le monde est content et de l’autre, des travailleurs de cette même société qui bossent non stop, à des cadences infernales, suivant leur montre qui leur indique tout et qui les trace partout. Bref, le jour et la nuit !

Gibson, le gentil créateur de MotherCloud avait pourtant une idée de génie, mais à la fin, c’est un peu comme moi quand je me mets au bricolage : dans ma tête, c’est magnifique, génial, la vision de rêve et quand j’ai terminé, ce que j’ai sous les yeux ne ressemble en rien à ce que je voyais dans ma tête. Comme les hamburgers des fast-food, super apetissant et gonflé sur les affiches mais une fois dans l’assiette, oups…

Malheureusement, il y a des longueurs, j’ai eu du mal à m’attacher à Paxton et Zinnia, les deux travailleurs. Bref, j’ai peiné à lire ce roman, à tel point que j’ai pensé arrêter tout à la moitié… J’ai arrêté en fait et pris un autre roman, pour avancer. Puis j’y suis revenue et là, tout s’est débloqué !

L’auteur nous démontre bien aussi que nous nous résignons facilement, trop facilement, alors que nous sans doute toujours juré que « non jamais », que ça ne passerait pas par vous… Et hop, vous voilà parfait petit toutou, remerciant la main qui le soigne et qui lui offre un toit, parce que tout compte fait, c’est mieux que dehors…

Une fois installé dans notre petit confort, dans notre routine, même chiante, même abrutissante, on baisse les bras, on ne se révolte pas, pire, on trouve que tout compte fait, c’est pas si mal que ça… Les résolutions vont aux orties pendant que le reste du monde vous fait bosser comme un esclave pour avoir ses commandes toujours plus vite.

Par contre, j’aurais apprécié d’en apprendre un peu plus sur le monde d’après, sur tous ces gens qui commandent à MotherCloud… Entendre des voix différentes auraient été intéressantes, aurait donné une autre dimension au roman et l’aurait rendu moins orienté.

Malgré le fait que je ne me sois pas attachée plus que ça aux personnages principaux, que j’ai trouvé des longueurs dans le texte et qu’un autre point de vue n’aurait pas été du luxe, cette dystopie est glaçante car elle n’est pas éloignée de notre Monde (hormis le contexte climatique).

MotherCloud pourrait être Ha Ma Zone ou l’autre avec ses 40 voleurs qui niquent les règles du travail, se comportent comme des esclavagistes, ne paient pas d’impôts (ou si peu) et contrôlent une partie du Monde comme des dictateurs, dictant aux gouvernements leur règles à eux qui leur permettent, avec notre accord, de devenir de plus en plus riche.

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°161].

La proie – Benny Griessel 06 : Deon Meyer

Titre : La proie – Benny Griessel 06

Auteur : Deon Meyer
Édition : Gallimard Série noire (13/08/2020)
Édition Originale : The Last Hunt (2018)
Traduction : Georges Lory

Résumé :
Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d’un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde.

Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu’ils lâchent l’enquête.

À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l’ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Vœu pieux : par une belle journée d’août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service.

La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contre cœur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu’on lui ait jamais confiée.

Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant…

Critique :
Lire un roman Noir, c’est plonger de plein pieds dans une atmosphère particulière et choisir un roman Noir sud africain apportera une ambiance qu’on ne retrouvera nulle part ailleurs.

Chaque « nationalité » de roman noir a sa propre saveur et ce que je trouve chez Deon Meyer, je ne le croiserai jamais dans un roman Noir américain, anglais, ni même russe.

Pas besoin d’avoir lu les précédents romans mettant en scène Benny Griessel, l’auteur nous le présente en quelques mots, son enquête achèvera le portrait que l’on se fait de l’homme et assurément, c’est un enquêteur avec ses fêlures, ses blessures, ses doutes, ses démons et s’il a laissé tomber l’alcool, les tentations sont parfois encore là.

Un meurtre a eu lieu dans un train de luxe, le Rovos. Niveau luxe, il vaut bien l’Orient-Express mais ici, point d’Hercule Poirot, ni de neige bloquant le train : Benny Grisel et son acolyte Vaughn Cupido, tous deux de la brigade des Hawks, vont avoir bien du mal à résoudre cette enquête car il semblerait que des certaines personne ne veulent pas que ce meurtre en soit un…

Bref, on aurait retrouvé le corps de Johnson Johnson (oui, des parents méritent un procès) lardé de douze coups de couteau différents dans le dos que certains déclareraient tout de même un suicide.

Cette enquête de plus de 500 pages ne se concentre pas uniquement sur la mort bizarre du gars dans le train, mais nous entraînera aussi à Bordeaux, auprès de Daniel Darret. Au départ, on ne comprend pas très bien le rapport mais on se laisse porter par l’histoire, par le personnage, sympathique, agréable, avec ses secrets bien enfouis.

Ce ne sera que sur le final que les deux histoires se suivront sans temps mort, vous faisant faire un grand écart en l’Afrique du Sud post Mandela et la France, dans un rythme endiablé qui vous interdira de respirer.

Le scénario a l’air simple, au départ, mais l’auteur est un homme qui connait son affaire, son pays, ses problèmes et sous le couvert d’une enquête policière, il en profitera pour nous en parler de son pays qui a connu l’apartheid et qui, maintenant connait les magouilles qui, comme ailleurs, minent le pays.

Un excellent roman Noir sud-africain à découvrir, si ce n’est pas encore fait !

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°127].

C’est arrivé la nuit : Marc Levy

Titre :9 – Tome 1 – C’est arrivé la nuit

Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont Versilio (29/09/2020)

Résumé :
Ils sont hors-la-loi. Mais ils œuvrent pour le bien
Ils sont amis et partagent leurs secrets
Pourtant ils ne se sont jamais rencontrés
Jusqu’au jour où…

C’est arrivé la nuit. Le premier tome de la série 9.

Critique :
Voilà, je l’ai enfin fait… Pourtant, j’avais juré que jamais de ma vie je ne ferais ça…

Pourquoi ? Parce que ce genre de truc ne me tentais absolument pas (j’étais même réfractaire) et que je laissais ça à ceux ou celles qui aimaient ce genre de chose. Moi c’était niet dans toutes les langues.

Mais maintenant, j’appartiens à ceux et celles qui ont franchi le pas. Et je suis contente d’avoir essayé. Même pas eu mal, tiens.

Hein ? What did you expect ? Mais enfin, bande d’obsédés, je ne parle pas de pratiques textuelles consistant à passer par la sortie ! Je parle d’avoir lu pour la première fois de ma vie un Marc Levy ! Non, je n’avais rien contre l’auteur, juste pas intéressée par le genre littéraire dans lequel il sévissait.

Mais un techo thriller qui parle de hacking et de scandales dévoilés par des lanceurs d’alertes qui naviguent dans l’illégalité tout en risquant plus que les criminels en cols blancs, moi, je demandais à voir. Ayant appris que l’auteur avait bossé dans la vallée de la Silicone, aux premières minutes de l’Internet, j’étais encore plus tentée.

Comme devant une piscine remplie d’eau froide, j’y suis allée doucement, trempant mon gros orteil pour tester si entre nous ça allait matcher et l’auteur m’a poussé dedans d’un grand coup d’épaule. Allez hop, à la la flotte !

Verdict ? Conquise de cette nage en eaux troubles ! Ce thriller est hyper addictif, il se lit tout seul, mais donne des sueurs froides. Je connaissais certains scandales de par mes lectures du « Canard Enchaîné » mais j’en ai découvert des autres qui font tout aussi froid dans le dos…

Surtout que les lanceurs d’alerte risquent beaucoup plus que les criminels qui augmentent le prix de l’insuline (ou autre médocs indispensables), qui manipulent des gens pour faire sortir un pays de l’Union Européenne ou de Fesse De Bouc qui collecte nos données et s’en fait des en or.

D’ailleurs, après avoir lu ce roman et s’être attaché aux différents personnages que composent ce Groupe 9, on a une envie folle de se tenir loin des réseaux sociaux !

On est manipulé non stop et le pire, c’est qu’on plonge car on nous demande de réagir de suite, sans avoir le temps de vérifier les infos ou de se poser pour analyser à tête reposée les infos que l’on vient de lire.

Avant de partager ou de s’offusquer et de lyncher à tour de bras, la plupart des utilisateurs des réseaux sociaux devraient tourner 7 fois leur clavier avant de poster une réponse incendiaire. Des vies peuvent être détruite à tout jamais pour rien.

Mon léger bémol sera pour le fait que l’on n’a pas toujours le temps de bien s’imprégner des différents personnages que compose ce Groupe 9. On nous apprend l’essentiel, le strict minimum.

Cela ne m’a pas empêché de m’attacher à ces Grey Hat (des hackeurs qui agissent avec éthique ou pas, tout dépend) qui se battent dans l’ombre afin de dénoncer des scandales alors qu’ils risquent beaucoup, eux.

Un techno thriller addictif, des personnages attachants, sympathiques, le genre de groupe qui ressemble à des Avengers dont les pouvoirs magiques sont concentrés dans leurs doigts qui pianotent des claviers de PC afin de jouer les Robin des Bois dans ce Monde gouverné par le pouvoir et l’argent.

Une série que je ne manquerai pas de suivre (mais ne me demandez pas de lire les autres romans de l’auteur, ils ne sont pas pour moi) et que je conseille de lire.

Mais après, éteignez votre PC, votre smartphone, vos réseaux sociaux et reprenez une vie normale ! FB sait plus de choses sur vous que votre conjoint ou vos parents et FB a plus de données sur vous que la C.I.A et le F.B.I réunis. Sans compter qu’il s’en fait des « kloten en or » sur votre dos en revendant vos données. Je ne vous parle même pas des sondages débiles qui n’ont pour but que de mieux vous cibler…

Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 11 Juillet 2020 au 11 Juillet 2021) [Lecture N°116].