Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La Trame : Cordurié & Laci

Titre : Sherlock Holmes et les voyageurs du temps T01 – La Trame

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Laci
Édition : Soleil (2014)                                                 big_2-5

Résumé :
Janvier 1894. Un an et demi s’est écoulé depuis la victoire de Sherlock Holmes sur James Moriarty et Taher Emara. Éprouvé par ce combat et ses conséquences, Holmes se fait discret et tient une modeste librairie au coeur de Londres.

Une nouvelle vie qui lui convient parfaitement, mais que la reine Victoria vient étonnamment troubler en lui demandant de se mettre à son service. Aaron McBride, un savant à l’esprit perturbé qui n’avait plus fait parler de lui depuis vingt ans, est de retour. Et tout porte à croire qu’il prépare un attentat dans la capitale.

Commence alors une enquête décisive pour Sherlock Holmes. Une enquête qui changera à jamais sa vision du monde ?

Critique : 
Sherlock Holmes à la sauce fantastique, ça passe ou ça casse… Pour certains, c’est pire qu’une hérésie. Bien que je le préfère dans des enquêtes plus classiques, je n’ai contre de petites incursions dans le milieu fantastique.

Après les diptyques sur les vampires et celui sur le Nécronomicon, nous passons aux voyages dans le temps, sans « Doc » Emmett Brown, sans Marty McFly et sans l’aide de la DeLorean DMC-12, mais avec un étrange bracelet muni de trois cadrans.

Holmes, encore éprouvé par sa dernière aventure, s’est fait discret. Il n’exerce plus la profession de détective, mais celle de bouquiniste, toujours à Londres.

Il lui faudra un ordre de la reine pour lui faire reprendre les affaires, suite au retour, 20 ans après, du savant Aaron McBride, qui est apparu soudainement dans un grand magasin de Londres.

– Malgré vos défauts, tous s’accordent à vous reconnaître un immense talent de limier.
– Si même mes détracteurs en conviennent, il y a sans doute une part de vérité là-dedans.
– La suffisance… Une autre de vos spécialités, j’oubliais.
– Je parlerai plutôt d’un mélange d’assurance et d’impatience. J’admets que la confusion est possible.
– C’est à se demander ce qui les irrite chez vous…
– Vous ne m’avez pas convoqué pour le vérifier par vous-même, je suppose.
– Non, monsieur Holmes.

(Sherlock Holmes convoqué chez la reine Victoria)

Les dessins sont toujours fort sombres et mes reproches n’ont pas changé : Holmes est quasi dépourvu d’expression ! Le dessinateur l’a représenté avec un visage lourd et empâté, ce qui ne correspond guère à l’homme.

John Watson me manque aussi… autant qu’il manque à Holmes, lui qui aurait aimé l’avoir à ses côtés pour partager ses réflexions.

Niveau action, ça bouge bien, c’est correct et on se demande ce qu’il va bien pouvoir se passer et comment toute cette aventure se terminera dans le tome suivant.

Il faut juste espérer que la réalisation de deux tomes ne desservira pas l’histoire, obligeant l’auteur à sabrer dans le déroulement de l’aventure  ou à s’en sortir par une pirouette littéraire de mauvais goût.

À force aussi de mettre Holmes dans des récits fantastiques, ça pourrait devenir lassant…

Une bédé réservée aux amateurs de récits fantastiques.

Livre participant au Challenge « Thrillers et polars » de Liliba (2013-2014), au Challenge « Polar Historique » de Samlor (repris par Sharon), au Challenge « Sherlock Holmes » de Lavinia sur Livraddict, au Challenge « I Love London II » de Maggie et Titine, au Challenge « Victorien » chez Arieste et au Challenge « XIXème siècle » chez Netherfield Park.